L’hibernation créative (le copain positive-attitude de l’art block)

J’ai croisé le mot il y a pas si longtemps que ça sur Tumblr et j’me suis rendue compte que ce fameux « creative hibernation » (hibernation créative pour les anglophobes), je l’effectue déjà de façon régulière, que ce soit en me bloquant des journées ou une semaine.

Même si ce n’est que mettre un mot sur quelque chose qui existe déjà, j’suis contente de vous le présenter ce fameux mot. P’tet que comme moi ça vous aidera à mieux vous comprendre et mieux gérer votre vie créative.

C’est quoi la différence entre ce « creative hibernation » et un « art block »

Pour celleux qui avaient manqué, j’avais fait il y a quelque temps un article décrivant l’art block, justement, donc je reviendrais pas sur sa définition.

L’hibernation créative n’a pas de définition précise que j’ai pu trouver, mais on semble toustes d’accord pour dire qu’il s’agit de la période où notre énergie créative et notre flux d’idée sont au ralenti.

Pas tout à fait à l’arrêt donc et c’est ce qui le différencie de l’art block.
L’hibernation créative a aussi un côté beaucoup moins négatif et rappelle le roulement des saisons, donnant l’idée que ça fait totalement partie du processus créatif. Ce n’est pas quelque chose d’assez définitif à moins de faire quelque chose contre comme l’art block.

Le terme « block » sonne le stop et donne l’idée qu’on doit se battre contre pour passer de l’autre côté.

Le terme « hibernation » sonne comme quelque chose qui arrive de temps à autre, de façon organique et que ça s’en ira par lui-même naturellement quand le moment sera venu.

C’est une étape du processus créatif où on va rassembler de l’inspiration et de l’énergie pour reprendre tout aussi fort (si ce n’est plus) son parcours créatif.

Tous les créatifs vous parleront d’étape où ielles sont moins éparpillés dans leur multiples projets.
En tout cas, moi je sais que j’ai des périodes où je fourmille moins d’idée, en alternance avec des périodes où j’ai trop d’idée et pas assez de temps.
C’est important de le savoir, pour ne pas se flageller quand notre productivité redescend. Ça remontera.
Certains artistes le forcent même en prenant des jours ou des semaines pour se poser et se focaliser sur autre chose que leur travail créatif, que ce soit prévu ou non. Ces petites retraites font du bien à tout le monde, on peut pas être à 100% tout le temps.

C’est le moment pour se recharger les batteries, lire, se relaxer, se former et tester d’autres choses, bref, s’éloigner de son poste de travail habituel.

La cyclicité de la production créative

S’il y a une hibernation créative, cela signifie qu’il y a aussi un printemps créatif ! Où nos idées fleurissent, nos créations éclosent, bref notre pratique créative fait un bond en avant plein de joie, de couleurs et de sensation renouvelées.

Cela signifie sans doute qu’il y a des étés et automnes créatifs, mais je saurais mal les définir. L’idée reste sympa à garder en tête.

Un synonyme de cette cyclicité créative se retrouve dans les termes « Input et output » (entrée et sortie). C’est plutôt utilisé dans le domaine de la musique, je l’ai déjà croisé et j’ai lu que ça pouvait venir de Sting (bassiste et chanteur du groupe The police), mais j’ai pas retrouvé de source, donc prenez cette info avec des pincettes.
On retrouve l’idée d’avoir des périodes où l’on relâche plein de créations (Output/Sortie) et une autre où on prend le temps d’absorber ce que l’on reçoit des autres et de se recharger (Input/Entrée).

Dans tous les cas, il faut se rappeler que pour des jours créatifs il faut des jours sans.

À quoi ça peut ressembler une hibernation créative ?

On a toustes une façon de faire différente, mais l’esprit créatif que je connais le mieux c’est le mien. Donc je vais vous parler de comment je vis mes propres hibernations créatives.

Déjà, au quotidien pour la repousser un peu (j’aime être productive, j’ai du mal à me rappeler que j’ai pas à être à 100% tout le temps), j’ai mon vendredi après-midi (parfois le matin) que j’ai bloqué pour me former et expérimenter. C’est mon temps de travail à moi où j’amasse de l’inspiration, apprends de nouvelles techniques, regarde comment font les autres ou tente des trucs que j’ai envie de tester, juste histoire de voir ce que c’est. De manière générale, je me déconnecte des réseaux sociaux, je mets mon casque et je reste dans mon petit monde, seule avec ma muse à faire des trucs rien que pour moi comme une grosse égoïste.
Indirectement, cela me permet de progresser et la semaine de rester motivée sur les projets pour des clients, parce que je sais que j’aurais au moins vendredi pour avancer sur des projets personnels et bidouiller dans mon coin sans pression.
C’est un temps personnel plus relaxé que les soirs de semaines ou les week-ends où je n’ai pas de pression d’être « productive », respecter un planning ou avoir de l’anxiété parce que je suis pas en train d’avancer sur un projet pro.

Tout au long de l’année, ça me suffit et ça me fait du bien, mais ça ne suffit pas en soi. À peu près 1 ou 2 fois par an, j’ai un moment où j’en ai trop dans la tête et ai besoin de temps rien que pour moi. Je le sens venir quand je commence à ne plus avoir d’idée intéressante ou de motivation de manière générale. C’est difficile à expliquer, mais c’est juste mon envie d’être productive qui ralentit. C’est comme ça que je sais que dans quelques jours, je vais être à plat.

Avant que ça n’arrive, je m’arrange pour déplacer autant de projets client que je le peux pour après et avoir une semaine sans rendez-vous où je pourrais faire mes journées à mon propre rythme.
Cela ne m’empêche pas le matin de répondre aux mails, mais la journée je suis injoignable et je fais mes choses dans mon coin.
Je ne me donne pas de projets ou de planning et j’explore mes journées comme elles viennent, à mon rythme tant qu’à 21h je suis au lit comme d’habitude (histoire de ne pas me fatiguer et garder un rythme normal).

Ce que je fais pendant ces jours ? Je lis (enfin) tous les livres et ebooks que j’ai achetés et mis de côté jusque-là, je rattrape mon retard sur les chaines créatives de Youtube, je regarde enfin les vidéos tutoriels que j’avais mises de côté, je réalise sans pression et sans les montrer des projets perso secrets, bref, je bidouille et je dessine très peu.
C’est aussi les moments où je fais des marathons le soir de film ou série avec mon chéri.
Et même si je tente de rester dans de la création, je ne me mets pas de pression si je fais juste lire des trucs sans aucun rapport (je lis beaucoup de fanfiction pendant ces périodes). Ce sont des genres de mini-vacances, mais sans masse-gratinée et en restant au bureau toute la journée.

En sortant de ces périodes d’hibernations, je fourmille de nouveau d’idées, mon Trello déborde de liens, images, croquis et idées que j’ai mis de côté et ça repart !

Fearless Self-expression with Rebecca Sugar

Alors j’ai l’air de sortir ça de mon chapeau magique sans raison, mais en fait non.

« Expression de soi sans peur avec Rebecca Sugar » en français, est un programme de cinq semaines mis au point par Rebecca Sugar (la créatrice de Steven Universe) en partenariat avec Cartoon Network pour arrêter le harcèlement.
Vous pouvez voir les différentes vidéos sur Youtube : Fearless self-expression with Rebecca Sugar | Stop bullying : Speak up.

Pourquoi j’en parle dans un article sur l’hibernation créative ?
Parce que je trouve ce programme idéal pour justement une hibernation créative !

Semaine 1 : Imaginez que vous êtes une éponge qui absorbe tout ce que vous voyiez/ressentez. C’est une semaine où on va tout donner et tout faire ce qu’on veut faire, sans montrer à qui que ce soit, on doit se presser pour évacuer tout ce qu’on a à donner (que ce soit par la dance, l’écriture, le dessin, tout).
Semaine 2 : On est désormais une éponge vide. C’est le temps d’étudier, sans émotion. Juste absorber de nouvelles informations. Regardez ce que font les autres, suivez ce qui vous plait. Juste, apprendre, toujours sans rien partager.
Semaine 3 : On va maintenant faire des bouteilles de ce qu’on aime. Collectez ce qui vous plait, vous procures de bonnes émotions, que ce soit des dessins, photos, musique, ce que vous voulez et rassemblez ça à un endroit. Il faut absorber tout ce qu’on aime dans notre éponge.
Semaine 4 : Maintenant que notre éponge est pleine d’amour, il est temps de s’exprimer de nouveau. Dessinez votre chose favorite. Faites votre chose favorite. La seule condition est que cela doit vous faire vous sentir bien.
Semaine 5 : Vous l’avez fait ! Regardez tout ce que vous avez fait ! Que ce soit en études ou projet personnel. Montrez au monde ce qu’est votre collection d’amour !
Souvenez-vous que votre expression est vraie. Vous êtes une personne et vous pouvez vous exprimer comme vous le voulez.

Bon, c’est un gros résumé rapide, je vous conseille de regarder les vidéos originales, mais c’est tellement un bon programme pour retrouver sa propre voie et prendre le temps d’absorber au lieu de produire comme en temps normal.
Pas besoin de faire ça en 5 semaines, on peut aussi faire tout ça en 5 jours.


StreamAvatars – Attaque de poney sur Twitch

Vous vous demandez ce que sont ces poneys en bas de mon écran lorsque je réalise un live sur Twitch ? Eh bien ce sont vos avatars avec lesquels vous pouvez personnaliser, faire interagir et participer à votre manière aux lives avec moi ! 

Détail(s) et inspiration(s) :

En étant sur le live de quelqu’un, je me suis longuement amusée à découvrir StreamAvatars et son utilisation avec des Kirbys. Et les Kirby c’est peut-être mignon, mais je voulais la même chose sur mon live AVEC DES PONEYS.
Parce qu’on sait bien que je suis pas du tout obsédé par le sujet.

J’ai donc acheté le logiciel, continué quelques tests avant de prendre finalement un après-midi pour me créer mes propres pixels art, animations, fonds pour OBS et robes.

Je ne pourrais pas faire une liste étape par étape, parce que je débute autant en animation qu’en pixel art, ce qui a donné pas mal d’essais et d’erreur.

Globalement, j’ai créée un damier que voilà pour bien avoir tous mes pixel arts de la même taille.
J’ai créée quelques animations en key-frame pour voir ce que je devais faire et ensuite ait intercalé d’autres frames entre.

Sur StreamAvatars j’ai pu indiquer les FPS de chaque animation, si l’animation retournait en idle après avoir joué, si je devais maintenir la dernière frame (et combien de secondes), si l’animation faisait un loop … Bref plein d’info.
Sachant que la plupart des animations existent de base dans le logiciel et génèrent un tracé particulier et/ou des particules.
Les versions que j’ai générées en gif pour mon blog sont donc des pâles copies qui manque de punch ou de rythme, parce que je n’ai pas les mêmes options sous Photoshop à mon grand regret et les refaire à l’identique aurait prit trop de temps.

J’avais pas fait d’animation depuis bien 2 ans et pas fait de pixel art depuis pratiquement 5.
Ce fut un bon retour dans le temps et j’ai pu constater que j’ai progressé sans le savoir entre temps. Ce qui fait toujours plaisir.

En plus animer des poneys, c’est mon dada !

Animations

Ces animations n’ont pas été générées de la même façon que dans StreamAvatar et manquent cruellement de détails … Pour les voir réellement s’animer, n’hésitez donc pas à me rejoindre en live !

Idle animation

Walk animation

Sit animation

Stand animation

Jump animation

Hug animation

Dance animation

Attack animation

Fart animation

Robes disponible

En plus d’avoir des animations personnalisées sur StreamAvatars, je me suis amusée à mettre à disposition plein de robes ! Ainsi que des marquages et des accessoires.
La collection s’agrandira sûrement avec le temps, mais en attendant, les voilà tous avec leur prix (en gold) ou la façon dont vous pouvez les débloquer.

Robes uni

Alekiss
Cadeau

Alezan

Alezan flaxen

Alezan sooty

Blanc

Cremello
50

Gris

Gris rose

Noir

Palomino

Shadowmere
200

Smoky black
50

Robes avec extrémités d’une autre couleur

Bai

Bai clair

Bai seal brown

Bai silver
50

Bai sooty

Gris souris

Isabelle

Noir silver
50

Perlino
20

Marquages

Belle face

Dun
50

Rouan
25

Accessoires

Corne
200

Corne noire
200

Stream Avatar

Le nom est relativement clair, ce logiciel (que vous retrouverez sur streamavatars.com) sert à mettre à disposition de toustes un avatar sur vos lives Twitch, Mixer ou même Youtube.

Vos spectateurices auront la possibilité de les faire bouger, interagir avec les autres avatars, des jeux ou le décor et surtout, de les personnaliser !

Vous pouvez l’acheter sur Steam.

Il est super simple d’utilisation et de personnalisation, même du côté de sa mise en place pour le propriétaire du live ! Je m’attendais à quelque chose de plus complexe, mais en fait, non, c’est juste simple.
Pis bon, je trouve ça super classe de voir galoper des poneys sur mon live !

Rejoins le troupeau

C’est simple comme tout, mais voilà un petit guide rapide.

Déjà, assure-toi que tu me suis sur Twitch : Scotis.fr.

Descends sur ma page et tu devrais voir cette extension :
Il te suffit de l’autoriser et hop !
Tu n’auras plus qu’à personnaliser ton avatar et commencer à jouer avec !

Commandes disponible pendant que je live

Les commandes sont visibles dans la documentation, mais en anglais. Voilà donc une traduction pour les anglophobes. Je n’ai mis que celles que vous pouvez utiliser.

!help — Affiche une liste des commandes de base.

!random — Force votre avatar à équiper une apparence aléatoire. (avatar, couleur, équipement)

!avatars — Affiche une liste des avatars disponibles.
!avatars  [choice] — Force votre avatar à changer pour l’avatar choisi.

!gear — Affiche une liste des équipements disponibles pour l’avatar choisi.
!gear [choice] — Affiche une liste des équipements disponibles.
![choice] [choice] — Force l’avatar actuel à équiper l’équipement choisi.

!colors — Affiche une liste des couleurs disponibles pour l’avatar actuel.
!colors [choice] — Force l’avatar actuel à équiper la couleur choisie.

!nametags — Affiche une liste des nametags disponibles.
!nametags [choice] — Équipe le nametag choisi.

!actions — Affiche une liste des actions disponibles pour l’avatar actuel.
![choice] — Force l’avatar à effectuer l’action choisie.
![choice] [target]  — Force l’avatar à effectuer l’action choisie sur l’utilisateur cible choisi.

!show — Affiche une liste contenant l’avatar, la couleur, l’équipement et le nametag qui est actuellement équipé.

!shop — Affiche une liste pour parcourir les options de la boutique.
!buy avatar — Affiche une liste d’avatars pouvant être achetés.
!buy colors — Affiche une liste de couleurs pouvant être achetées pour l’avatar actuel.
!buy actions — Affiche une liste d’actions pouvant être achetées pour l’avatar actuel.
!buy gear — Affiche une liste d’équipement pouvant être achetées pour l’avatar actuel.
!buy nametags — Affiche une liste de nametag pouvant être achetées pour l’avatar actuel.

!bet — Affiche les instructions pour utiliser le jeu de roulette.
!bet [amount] [bet-type] — Place un pari sur le type de pari pour le jeu de roulette.
(type de pari : red/black, odd/even, 0-36, 1st12, 2nd12, ou 3rd12.

!duel [target] [amount]  — Défiez l’utilisateur cible en duel pour un certain montant, le gagnant prend tout.

!slots [amount]  — Pariez un montant sur la machine à sous.
(les montants des paris sont limités entre 5 et 500 par défaut).

!currency — Affiche combien de monnaie vous avez.
![currency name] give [target] [amount]  — Donnez à l’utilisateur cible un montant de votre devise.

Par défaut j’ai laissé la monnaie comme étant le Gold.


Faire de belles photos de ses dessins et peintures

Pas de scanner ? Pas de soucis !
Certes le scanner a des avantages certains, mais les photos aussi !

C’est toujours plus agréable de regarder une belle photo d’une illustration où on peut admirer les détails qu’une photo prise rapidement, sans focus, pleine de grains et avec des couleurs tirants sur le jaune où on a perdu les couleurs et la quasi-totalité des détails …

Bien sûr, les photos remplaceront jamais le fait de voir en vrai une oeuvre, on est d’accord, mais ça fait une vraie différence de voir une petite photo toute naze qu’un beau cliché en ligne.

Ce petit article est là pour vous aider, j’suis pas photographe, bien sûr, mais la plupart de mes conseils sont assez connus pour que vous puissiez les relire ailleurs et/ou les vérifier par vous-même.

Petit chien à l'encre par Scotis

Scanner VS Photographie

Je scanne toujours mes illustrations par défauts, parce que j’ai un scanner et j’aime garder une version numérique de tous mes travaux qui est en 300dpi et où tout est parfait. C’est une façon de les préserver dans le temps, même si je vends l’original ou qu’il lui arrive quelque chose (c’est encore jamais arrivé et je croise les doigts pour que rien n’arrive à mes originaux que je compte garder chez moi).

Les scannes bien propre, bien cadré, c’est très bien pour les portfolios. Pour faire des tirages, aussi. Dès que ça a un but un peu pro quoi.

Le souci du scannage c’est qu’on perd un peu du contexte et de la spontanéité de la chose. Si je veux présenter un dessin en cours, un scan va le rendre plus froid et moins attrayant à l’oeil … En prime, pour les WIP (work in progress) ça retire l’atmosphère autour de l’illustration (des fois c’est bien, souvent, pas vraiment).
Même pour un dessin finalisé, c’est bien souvent plus sympathique de le partager avec en fond son bureau, quelques crayons et du contexte qui raconte une histoire. Ça donne envie d’interagir, c’est moins froid.
Enfin, je sais que je préfère regarder les WIPs des autres gens quand c’est une jolie photo (même bien cadré) que juste un scan. C’est mon avis, mais je sais que je suis pas la seule. Pensez-y : vous préférez quoi comme image sur vos réseaux sociaux ? 

Les photos c’est bien quand il s’agit de partager, surtout sur les réseaux sociaux.

Matériel pour photographier

La réponse rapide c’est : ce que vous avez sous la main. Que ce soit un smartphone qui fait photo ou un appareil photo. Le tout est que ça fasse une photo d’une qualité correcte, même si elle ne dépasse pas les 1000px de larges.

Investir dans du matériel pro si vous prenez qu’une photo tous les trois jours de votre carnet, ça vaut pas trop le coup. Surtout qu’il y a de grandes chances que vous avez déjà un smartphone qui prend des photos d’une qualité très correcte.
Bien sûr, votre confort est à prendre à compte, donc peut-être qu’un autre matériel sera plus adapté, plus rapide à sortir, plus facile à installer, et caetera, mais si vous pouvez faire des photos de bonnes qualités à faible coût (de temps et d’argent), préférer cette option.

L’option téléphone est ma préférée.
Je prends mon téléphone qui traîne près de moi, je vais dans un endroit éclairé (souvent je bouge pas de mon bureau, merci les lampes blanches), je prends quelques clichés, je sélectionne celui que je préfère, si besoin est je retouche sur une application ou directement sur la galerie de mon téléphone et TADA. Emballer c’est pesé, j’peux partager.
Et le résultat me convient, alors que j’ai un téléphone pas très cher (<200€). Je l’avais choisi parce qu’il avait une caméra de bonne qualité. Si vous voulez faire des macros, je sais qu’il existe des objectifs à monter sur vos téléphones portables (j’me suis toujours dit qu’un jour j’en aurais, mais comme je peins pas souvent en traditionnel, j’ai pas encore investie).

Je sais que des gens utilisent un trépied, mais c’est souvent des gens avec des grandes oeuvres/peintures qui demandent en effet de ne pas pouvoir stabiliser leur coude sur leur table/bureau.
Donc si vous en avez besoin, vous pouvez investir, il en existe des petits pas trop chers.

L’essentiel de votre matériel et le plus important c’est : une bonne lumière et un beau fond.

Avoir un bon appareil photo c’est cool, mais si vous savez pas vous en servir et qu’il est relou à mettre en place … vous allez pas l’utilisez longtemps.
Lire un manuel d’utilisation c’est pas drôle, mais c’est la base pour maîtriser son appareil (photo ou smartphone) et combiné à la lecture de tutoriels, c’est un investissement (de temps) qui vaut de l’or.

Prendre une bonne photo

La lumière

C’est le plus important, donc j’vais tâcher d’être la plus précise sur le sujet sans être trop rébarbative.

Déjà, le flash : éteint. Toujours.
Le flash ça cause plein de soucis tel que la colorimétrie qui part aux fraises, des réflexions, des zones où l’image est cramée pour pas dire blanche … Plein de soucis dont on peut aisément se passer quoi.
Si vous êtes dans la pénombre, trouvez une source de lumière ou attendez, ça vaudra mieux.

L’éclairage c’est ce qui donne toute la différence entre une bonne et une mauvaise photo.
Si trop peu de lumière entre dans le capteur, vous aurez une photo floue, pleine des grains/bruits et les couleurs se mélangeront entre elles. Pas du plus bel effet quoi.
Si vous avez une lumière suffisante, la photo sera nette et si avez un éclairage naturel, les couleurs seront plus vrais et ressemblante à l’oeuvre originale. Vous avez tout à y gagner puisque vous vous retirez le temps de retouche couleur.

La lumière naturelle (du soleil quoi) est à privilégier aux lumières artificielles (qui viennent d’une lampe).
Les ampoules sont rarement d’une couleur « neutre », généralement elles tirent soient vers le bleu ou le jaune, ce qui fausse la balance des blancs et donc les couleurs de votre photo. Vous pouvez bien sûr retoucher la colorimétrie pour contrebalancer, mais il vaut mieux directement avoir la lumière naturelle et les véritables couleurs.

Avoir une bonne lumière naturelle s’obtient facilement en se plaçant près d’une fenêtre la journée. Même si le ciel est couvert, la lumière vous parviendra diffusée, ce qui adoucira les ombres.
Ou dehors. Dehors c’est bien aussi si vous avez un endroit sympathique où faire vos photos.

Si vraiment vous pouvez pas obtenir un beau soleil, tentez d’avoir une lampe avec une couleur  » neutre  » (comme dit plus haut, pas trop jaune, pas trop bleu quoi).

L’angle de prise de vue

Il y a pas mal d’angles qui sont sympathiques visuellement et permettent de bien voir les détails de son illustration.
Il n’y a pas d’angle magique ceci dit, tout dépend de l’illustration et il faut souvent en tester quelques-uns avant de trouver le bon.

Voilà les plus classiques qui marchent presque toujours :
– une vue du dessus bien perpendiculaire
– un angle assez bas (mais pas trop pour pas déformer l’image) venant de la droite
Le tout avec un peu d’espace vide autour, avec ou sans outils en vue. Le but est de laisser l’illustration respirer un peu et ne pas trop centrer (sauf si vous voulez montrer un détail en particulier, là, allez-y en macro et collez votre détail).

Si vous faites votre photo en intérieur et que votre surface réfléchit (je pense au vernis par exemple, ou au verre du cadre), tentez un angle de 45°, c’est celui qui vous permettra de limiter les réflexions.
Bien sûr, prenez l’angle de 45°, mais n’oubliez pas de garder l’illustration et l’appareil photo parallèle au sol pour éviter les distorsions. C’est là que les tripodes sont utiles.
Si vous n’en avez pas, calez vos coudes contre votre corps, cela limitera vos tremblements.

Le fond et la mise en scène

Idéalement, vous prendrez vos photos sur le vif, sur la table/le bureau sur lequel vous peignez/dessinez et avec vos outils disposez comme vous les avez utilisés. De façon à ce que vos photos reflètent votre méthode de travail dans la vraie vie de la réalité véritable.

Mais comme vous avez besoin d’une bonne lumière sur votre illustration, bah, c’est pas toujours possible de prendre la photo sur place si la luminosité est pas idéale.

Dans ce cas, n’hésitez pas à bouger votre illustration dans votre maison à la recherche d’un coin sympa et bien illuminé (ou même hors de votre maison, vous limitez pas si vous en avez la possibilité).

Rappelez-vous que votre fond (votre bureau à priori) ne doit pas attirer l’attention plus que votre dessin. Votre photo doit mettre en valeur votre illustration, pas votre table (même si elle est très jolie, votre table). N’hésitez pas à cadrer plus proche ou à retirer des outils si besoin est.
Dans la même idée, retirez les objets qui peuvent distraire ou qui n’ont pas de rapport avec votre illustration (emballage de gâteau, sopalin ou autres).

Si vraiment votre table est pas jolie ou prend trop d’attention par rapport à votre illustration, vous pouvez acheter de grandes feuilles de papiers neutres non réfléchissants (quand je dis neutre, je parle de couleurs, privilégiez du blanc, du beige, du noir ou du gris).
Vous pouvez aussi utiliser une couleur vive ou pastel, bref, une couleur qui contraste avec l’illustration, parce que c’est plus fun ou sympa, mais pensez quand même à ce que ça n’accapare pas toute l’attention (c’est toujours le même souci).

Vous pouvez vous amuser pour les objets qui entourent votre illustration : disposez autrement vos outils, rajoutez une carte de visite bien en évidence comme signature temporaire, un objet qui vous est cher … Amusez-vous, mais n’en rajoutez pas trop. Si ça fait fabriqué, ça donne pas envie de regarder de trop près et (vous me sentez venir) ça distraie de l’illustration.

Réglage de colorimétrie

Vous avez pris votre photo, mais vos couleurs sont pas vraiment fidèles à la réalité …
Soit vous avez mal fait votre réglage de balance de blanc, soit il faudra retoucher.

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, il vaut mieux faire votre balance des blancs avant de prendre votre photo (je reparlerais plus tard d’une retouche après avoir pris la photo).

La plupart des appareils ont une correction de balance des blancs automatiques.
Si ce n’est pas le cas (ou que l’appareil fait mal son travail), vous pouvez le faire facilement en prenant un bout de papier blanc et en ajustant le réglage (regardez dans votre manuel, l’option est différente pour chaque appareil) jusqu’à ce que ça ne tire plus vers le bleu ou l’orange, vous chercher à avoir un blanc pur.

Les trombones et pinces

Ce sont deux outils indispensables si vous prenez des photos de votre carnet.
Les pages ne tiennent souvent pas en places et si vous ne les tenez pas, le carnet se referme.

Pour éviter ça, vous pouvez utiliser des pinces (de chaque côté, sur un seul côté ou en haut des pages, selon la position de votre illustration) pour forcer le carnet et les pages à rester en place, ouverte.

Il existe plein de taille différente de pinces à papier, certaines plus grosses que d’autres. Prenez en une qui correspond à l’épaisseur de votre carnet.

Vous pouvez aussi utilisez du washi-tape, mais si votre carnet est épais cela ne maintiendra pas vraiment en place les pages et surtout, cela risque d’arracher le papier (selon la qualité du carnet et du washi-tape).

La photo en premier, l’encadrement après

Pour les peintures, pensez à prendre vos photos avant de vernir.

Le vernis (et le verre si vous comptez encadrer) crée des réflexions pas toujours gracieuses et qui empêchent de voir correctement votre peinture.
Si vous en avez la possibilité, prenez donc une bonne photo avant de passer le vernis.

Mes quatre premier jours de l'Inktober

Quelques spécificités du téléphone Android

(notez que je n’ai pas accès à un autre type de smartphone, mais que le fonctionnement doit être similaire, donc je ne ferais pas de paragraphe pour)

Il existe de nombreuses applications de retouches photo dans le store.
Si les options de bases sont disponibles dans vos options de capture de photos, des fois on a besoin d’un peu plus d’option ou de précisions.
C’est là que les applications sont utiles.

Certaines vont très loin avec la possibilité de rajouter des stickers, effets ou filtres, voir même de l’animation !
Mais il en existe aussi des très basiques qui font très bien l’affaire.
N’hésitez donc pas à en tester plusieurs pour voir celle qui vous convient.
Personnellement quand les options de retouches de mon téléphone ne me conviennent pas, j’utilise PicsArt. C’est simple et rapide, surtout il a plein d’options pour éliminer l’acné (oui, je m’en sers principalement pour mes selfies, du coup).

Si vous n’avez pas de scanner, je sais que le store regorge d’application pour scanner des documents. C’est l’occasion d’en trouver un remplaçant adéquat.

Retouche photo

Vous avez votre cliché. Il est beau. Il est bio. Mais il est vraiment pas très fidèle à la réalité … Ou mal cadré.

En toute logique, à moins que les réglages automatiques de votre appareil soient fantastiques, il ne prendra pas votre illustration telle qu’elle apparaît dans la vraie vie.

Pas de panique, ça arrive.
Il faut juste le retoucher un peu.

Pour cela, on utilise un logiciel (ou application) de retouches photo !
Il en existe plein ! Genre, PLEIN.
Sur votre ordinateur, il existe des logiciels en ligne ou à installer. Dans ce que je connais, il y a Photoshop, Gimp, PicMonkey et Pixlr. En fouillant un peu, vous en trouverez sans aucun doute un qui vous convienne.

Maintenant que vous avez un logiciel (et lu un peu de sa doc, idéalement). Qu’est-ce que vous allez retoucher ?

D’abord, le cadrage s’il était pas idéal de base. Vous voulez retirer les éléments disgracieux qui entrent dans le cadre, ou recentrer sur l’illustration.

Ensuite, sans aucun doute, la balance des blancs pour avoir vos couleurs justes. Peut-être un peu votre contraste pour que vos blancs soient bien blancs et vos noirs bien noirs.

Après vous pouvez entrer dans le détail : retirez un peu de poussière sur le bureau avec un outil de clonage, rajoutez une signature sur l’image, rajoutez un texte … Les possibilités sont pas mal infinies.

Sachez quand vous arrêtez.
Comme on dit « Less is more » (c’est la version anglophone de notre « Le mieux est l’ennemi du bien », mais voulant plutôt dire « en en mettant moins, on en a plus »). Cela veut pas dire que vous devez chercher à avoir une photo très épurée et pleine de vide (sauf si ça vous plait), juste qu’il faut savoir ne pas trop en rajouter ou en modifier.
Il n’y a pas de bons repères pour savoir quand arrêter, sinon notre instinct. Quand une photo vous plait, arrêtez-là. Il vaut mieux retoucher le moins possible vos photos et montrer fièrement ces imperfections.


Scraps du mois de Septembre 2019

Hey tout le monde !

J’ai pas mal de trucs intéressants visuellement à vous montrer ce mois-ci !

Je continue de me forcer à m’échauffer tous les jours et pas directement foncer sur une commande ou un gros projet perso. Du coup, je me force à peindre des paysages et des chevaux (pour changer) et j’apprends.
J’ai continué sur ma lancée du mois dernier de peindre en noir et blanc des chevaux pour me familiariser avec les muscles des chevaux. Et ça marche ? Je pense que c’est le fait de me forcer à être en noir et blanc qui fait que je me focalise sur les valeurs et au final me force à apprendre. C’est super intéressant comme exercice !

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de septembre

Conclusion du mois

Je m’amuse et j’apprends à mieux peindre des chevaux. Je suis assez monofocus sur les chevaux et de l’extérieur je dois avoir l’air de toujours dessiner les mêmes sujets, mais en fait j’ai encore plein de choses à apprendre et explorer. Quand je pense maîtriser à peu près quelque chose, je me rends compte qu’en fait non. Est-ce qu’un jour je saurais vraiment dessiner un cheval ? Non, mais ça m’empêche pas de vouloir m’améliorer. J’aime le trajet vers une maîtrise que j’aurais jamais.


L’heure de la sieste

Quel bonheur de se poser, en profitant des bruits distants de la nature imperturbable. Le vent dans les feuilles, les animaux se répondant, l’eau ruisselant au loin … Et ta présence à mes côtés me rappelle que je suis chez moi.

Un cheval alezan et un rat allongé dans des coussins sous un rayon de soleil, dans leur maison-arbre. Peinture par Scotis (Charlotte Leclère)

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
4h45

Détail(s) et inspiration(s) :

En juin 2018 j’avais eu l’envie de dessiner Encre et Alekiss se détendant, tranquillement dans leur maison. Cela venait aussi d’une envie d’expérimenter avec mes paysages et la perspective, vu que je venais de découvrir une méthode pour porter un plan en 3D (que j’avais déjà expérimenté dans mon illustration Jeux indulgents).

1. Voici donc le croquis initial de juin 2018.
C’était pas horrible, mais c’est pas du tout ce que j’avais en tête et j’ai rage-quit.

Enfin, plus précisément, j’ai laissé le croquis de côté pour continuer d’apprendre sur d’autres dessins.

2. En juillet 2019, un an plus tard, j’ai enfin repris ce croquis avec en tête l’idée d’en faire quelque chose enfin.
Entre temps j’ai appris à manier un peu mieux les décors complexes et LazyNezumi. Et déjà ce décor me plait beaucoup plus !
On y voit qu’un mur, le début d’une porte ronde et un autre pan de mur, mais déjà le croquis est mieux.

3. J’ai galéré sur les pots. Au final, la méthode qui a marché c’est de faire un cercle sur le quadrillage du sol, avec des points à intervalle régulier, le dupliquer, monter le dupliquat à la hauteur finale du pot, redupliquer pour faire les bords extérieurs et dupliquer une dernière fois pour faire les bords du haut. Mes points m’aidant à créer des lignes de couleurs (parce que juste faire un dégradé donné des pots plats).
Bref, ce fut galère comme pas possible. J’suis contente du résultat final au vu de ma galère ceci dit.

J’ai aussi appliqué quelques effets de lumière rapidement pour me rappeler de l’emplacement de la fenêtre.

4. J’ai appliqué sur les sols et murs quelques dégradés pour les ombres, histoire qu’on voit un peu mieux la profondeur.
J’ai appliqué des lignes sur la porte pour créer des planches, dessiner rapidement une poignée de porte et mis une texture de bois sur le sol avec un brush.

J’ai aussi repris le croquis, parce qu’en un an, j’avais une tout autre compréhension de l’anatomie des rats et des chevaux, donc bon tant qu’à faire autant reprendre de 0.

5. J’ai ensuite peint en blanc les divers coussins et peint les aplats de mes personnages.

Avec des brush de textures, j’ai fait des ombres au sol, ainsi que sur les murs et la porte.
J’en ai profité pour passer un calque de réglage parce que ça me semblait trop jaune globalement.

6. J’ai enfin lissé les couleurs des pots pour faire disparaître mes stries de couleurs. J’ai aussi utilisé plusieurs brushs de végétation pour les remplir. Ce sont des genres de pot-pourri, en fait.

J’ai refait mes lumières provenant de la fenêtre (non visible). Il est censé y avoir un arbre devant la fenêtre donc j’en profite pour créer des raies éparses et pas juste un gros puits de lumière.

7. La prochaine étape ça a été de faire les aplats des motifs des coussins, en noir et blanc parce que c’était mes plans initiales pour la maison, mais dans le futur ça ne sera pas le cas parce que si j’aime les motifs, j’aime pas les couleurs.

J’ai aussi mis les ombres et volumes sur les coussins et les personnages.

8. J’ai aussi revu quelques détails ici et là, ainsi que modifié une nouvelle fois la colorimétrie globale de l’illustration.

Comme j’ai rien à montrer, voici plutôt un zoom sur Encre (et Alekiss) !

Un cheval alezan et un rat allongé dans des coussins sous un rayon de soleil, dans leur maison-arbre. Peinture par Scotis (Charlotte Leclère)

Et tada !

Les décors en 3D

J’expérimente encore masse, mais entre ce que je lis comme livre sur le sujet, vidéo sur youtube ou ce que j’expérimente, je commence à avoir un arsenal d’outil pour arriver globalement à ce que je veux. Tant que c’est des formes simples, ça va, mais dès que je cherche à faire des choses complexes, ou détaillées, je suis encore en galère.

Pour le moment, ma méthode globale est de faire un croquis de ce que j’ai en tête sans trop me soucier de la perspective.
Sur ce croquis, j’ai crééé un quadrillage de perspective à l’aide de LazyNezumi.
À l’aide de ce quadrillage, je refais un maximum de forme. Je n’hésite pas de partir de forme au sol pour monter ce que je peux ou dessiner à part les objets pour utiliser les outils de distorsion de Photoshop pour les placer.

C’est totalement brouillon comme méthode, pas mal d’essais peu concluants avant d’arriver à ce que je veux, mais c’est l’apprentissage qui veut ça.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !