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Introspection

Rappelle-moi mon histoire, que je ne devienne pas folle. Dis-moi pourquoi c’est toujours pareille. Explique-moi pourquoi je suis autant en peine.
Il est temps de faire les choses correctement.
Un jour, nous changerons le monde.

Cheval sur les genoux, pleurant des larmes acides. Peinture numérique par Charlotte dans les tons framboises et vert.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Temps : 2h30
Inspiration(s) musicale(s) : Infected Mushroom

Détail(s) et inspiration(s) :

1. En février dernier, je finissais Réflexion. Une illustration très personnelle (pas que mes autres illustrations personnelles ne le sont pas, elles sont juste moins relative à mon état émotionnelle et donc moins personnelle, je trouve).
Dans la foulée, j’avais fait un croquis rapide d’une possible suite, mais je m’étais arrêté là, parce que je trouvais pas de message à fournir. Yep, j’avais besoin d’extérioriser ce que je ressentais, mais j’voulais pas que ça soit juste ça. Les larmes, l’obscurité, il en faut, mais pour ressentir le bonheur ensuite.
Bref, le croquis était resté dans les cartons que sont mes cartes Trello.

2. Et puis soudainement, l’inspiration m’est revenu. J’ai ressorti mon croquis, ma tablette graphique et ai réalisé un autre croquis que vous verrez la semaine prochaine pour en faire une série d’illustration (tant qu’à faire).
J’ai revu un peu la teinte globale de l’illustration, pour la faire plus tirer vers le rose sur le cheval et vers le vert sur le sol. J’ai ensuite revu la lumière verte autour de la flaque en en mettant plus sur le cheval, mais aussi autour du sol. J’ai rajouté un peu de texture sur les murs et le sol avec un brush éponge, avant d’écrire un message avec le vert des larmes.
Petit fait rigolo, pour une fois je n’ai pas utilisé de calque, je peins au fur et à mesure sur ce que j’ai déjà fait … D’habitude j’utilise plein de calque, ça faisait un challenge intéressant.

3. Après avoir finalisé le fonds, il était temps que je m’attaque au cheval et à faire disparaître le croquis.
Pour le cheval en lui-même, je me suis armée de la pipette et de mon brush. Je pose mes couleurs jusqu’à avoir un résultat opaque, je lisse avec le doigt et un brush texturé et avec mon pinceau je rajoute doucement les détails jusqu’à avoir un résultat qui me plaît. S’il reste des traits qui dépasse, j’ai utilisé l’outil tampon sur le fonds.

4. Une fois le cheval fini, je me suis attaquée aux crins, puis enfin aux larmes. Et encore, je suis toujours sur mon calque unique !

Un seul calque ? Es-tu sérieuse ?

Oui ?

À la base, c’était juste le temps de reprendre un peu le croquis. Et je me suis rendu compte que j’adorais la texture de mon fonds et ma flaque de larme, je voulais pas les perdre … J’avais tout sur un seul unique calque et comme j’avais pas envie de perdre du temps à détourer le fond, je suis partie tête baisser à peindre sur un seul calque. Je le fais rarement, mais j’le fais de temps à autre, de peindre comme si c’était une véritable toile, ça change et si on prévoit les couches de peinture dans le bon ordre, pas beaucoup plus compliqué. Parfois, ça fait du bien de le faire comme ça.

Voir le reste de ma série « Les pensées blessent »

Introspection


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