Skip to main content
Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Désolation

Vous n’avez aucune idée de ce que ça me demande de faire comme si rien ne m’atteignez, d’agir comme si ça ne m’ennuyez pas quand mon esprit se meurt et que je veux juste oublier. Des fois, les décisions les plus difficiles sont réalisées sous la lune.

Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
4h35
Inspiration(s) musicale(s) : Shaka Ponk – How we kill the stars

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais ce morceau de croquis avec deux formes d’île dans de l’eau. J’savais pas trop quoi en faire, alors j’ai rassemblé quelques photos sur Pinterest d’une forêt morte pleine de feuilles mortes au sol, un portail de Steven Universe de nuit et un screencap de la Planète au trésor. Les trois idées se mélangeaient pas trop dans ma tête, mais j’voulais le faire quand même. 
Au fur et à mesure, j’ai rajouté des détails, j’ai revu les couleurs qui collaient pas entre elles à la base et … le résultat me plait. J’ai laissé l’instinct faire, il m’a pas déçue.
L’illustration finale me laisse une impression étrange, entre la rage et l’illusion du désespoir, alors qu’en fait, ça m’évoque plus profondément la peur de l’inconnu. Ça faisait quelque temps que j’avais pas eu un dessin aussi personnel et représentatif de mon esprit. Vive la dépression, ma muse depuis bien trop longtemps.

1. Partant des deux formes que j’ai coloriées d’un vert terreux,  j’me suis éclatée sur le ciel avec un dégradé du bleu nuit presque noire vers un cyan bien pétant. Par-dessus j’ai collé des étoiles et une lune.
Pour le dégradé, j’ai tenté de le faire directement au pinceau plutôt qu’à l’outil dégradé, je voulais tester, mais au final pour un ciel je trouve que ça colle pas (mais j’aimais le résultat assez irréel, donc je l’ai gardé, ça collait avec l’ambiance que je voulais).
Les feuilles et les arbres morts sont divers brushs. J’arrive pas à dessiner des troncs et comme c’était un des sujets principales de la compo, je trouvais que ça rendait mieux de partir de brush après 30min de désastre où j’arrivais pas à dessiner un arbre.

2. J’ai lissé un peu le dégradé du ciel avant de modifier la couleur de l’eau. J’ai ensuite mis en volume l’île des feuilles mortes avec des ombres, avant de peindre correctement les arbres. Ils ont gagné des teintes de rouges et des taches blanches, ainsi qu’une couleur atmosphérique pour ceux plus éloignés.
J’ai ensuite fait une première version des réflexions des arbres et du ciel dans l’eau.

3. Ça manquait de poney. J’ai donc enfin rajouté un cercle de magique, que je voulais depuis le début, mais fallait que j’le fasse. Il s’agit d’un cercle que j’ai fait à plat, aplati avec un outil de transformation et adapté au terrain avec l’outil liquéfaction.

4. La composition globale de l’illustration ne me plaisait pas. J’ai donc rajouté une île en arrière-plan avec sa propre forêt-morte, ainsi qu’une troisième île en premier plan pour encadrer la scène. Tout ça pour forcer encore plus le regard vers le centre et rajouter de la profondeur. 
J’en ai profité pour refaire correctement les reflets dans l’eau.

5. Maintenant que j’avais globalement tous mes éléments, j’ai revu la colorimétrie de la scène, pour forcer plus sur le bleu et mettre en valeur le vert sans pour autant qu’il arrache la rétine.
J’ai aussi rajouté quelques ombres et reliefs sur les arbres, qu’ils soient moins plats.

6. Le reste de la scène me plaisant, je suis passée au sujet principal : le cheval et le cercle magique.
La scène est pleine de points blancs, je voulais des points noirs pour jouer avec les yeux. Cela fait un Yin et Yang intéressant je trouve.
J’ai mis des projections de vert un peu partout dans le décor afin de créer des reliefs intéressants et inclure mieux dans le décor les sujets.

7. J’ai joué avec les textures sur les arbres, pour garder leur aspect arrondi, mais j’ai aussi adouci le vert dans le décor un brin.
J’ai aussi peint un peu plus en détail le cheval afin qu’on voie mieux les détails de son visage, de ses crins et mieux l’intégrer dans l’illustration.

Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Et voilà !

Pas trop dur de mélanger du vert et du bleu ?

Si, j’ai galéré à trouver l’effet exact que je voulais. Je voulais un ciel étoilé pas trop noir et un vert rappelant un danger biologique.
Avoir les deux dans la même scène me semblait simple sur le papier, mais en vrai, j’me suis explosé les rétines plus d’une fois … En fin de compte, ça marche bien, mais j’crois que c’est plus du hasard que mes connaissances des couleurs.

C’était intéressant à travailler en tout cas !

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker, en poster ou en coussin !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.