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Comment dessiner facilement un cheval (avec une anatomie correcte)

Dessiner un cheval ça me parait tellement simple maintenant que ça fait … *compte* minimum 10 ans que j’en dessine. Sauf que j’ai pas débuté directement en sachant les dessiner parfaitement (d’ailleurs je sais toujours pas et j’apprends encore).

Comme tout le monde, j’ai appris au fil du temps à avoir une méthode qui donne des chevaux qui ressemblent pas à des chiens (ou tout autre animal) et surtout, qui s’adapte à la position du cheval quels que soient mes besoins.

Voilà donc une explication claire et aussi précise que j’en suis capable de ma méthode, avec mes annotations et conseils, pour que vous puissiez progresser aussi !

Pourquoi commencer par un croquis en fil de fer comme ça ?

Je pourrais en effet directement passé au croquis final où je définis grossièrement mes muscles et surfaces … mais passer directement à un cheval anatomiquement correct me fait perdre en action et donne parfois des poses très statiques …
C’est pour ça que je préfère faire un croquis très rapide avec 4 cercles et 6 traits qui me prennent moins d’une minute à faire pour avoir une position qui me convient (qu’elle soit dynamique ou statique).

Faire plusieurs petits croquis en fil de fer comme ça rapidement me permet de pivoter mon cheval, bouger une jambe ou autre très rapidement jusqu’à avoir LA position que je voulais dès le départ et que j’avais dans ma tête.
Cela rejoint la version du thumbnailing dont j’ai déjà parlé, mais centré uniquement sur un cheval.

Un autre avantage de ce genre de croquis, c’est de figer la position de mon cheval et d’avoir une idée claire en tête de ce que je veux pour l’illustration finale. C’est très incomplet, mais avec ça je sais où je vais et je me fais une idée de comment je vais arriver au résultat que je veux.
C’est un genre de plan, quoi.

Si on décompose visuellement un cheval, on remarque rapidement des formes. Vous pouvez faire ce travail vous-même et développer vos propres formes, d’ailleurs, vous n’êtes pas obligés de me suivre. Je sais que la technique que j’utilise est très répandue, je sais aussi qu’il y en a des variantes. Chacun a une façon de faire différente car on voit et perçois le monde différemment, ça n’invalide pas la méthode des autres gens, mais peut-être que ma méthode ne fonctionnera pas pour vous et trouver la votre sera sur le long terme plus productif.

Un peu de lexiques

Pour plus de clarté et pour me simplifier la vie, j’utilise les termes corrects (sauf quand je me plante huhu) pour parler des parties du corps du cheval.
Si vous n’êtes pas familier avec l’anatomie d’un cheval, vous risquez d’être perdu quand je vous décris ce que je dessine …

Donc, pour pallier à ce souci, voici un petit croquis vous montrant ce dont on va parler plus loin dans l’article !
J’ai pas noté les choses évidentes comme le dos, le ventre, les oreilles ou l’œil, j’avais pas envie de vous compliquer la visualisation des termes qui sont un peu plus précis ou des zones qui sont différentes de l’homme au niveau du positionnement.

Petit aparté de la méthode « avec des rectangles »

J’ai pas toujours fait avec des cercles, je suis passé par une étape où je partais de rectangle. C’est la méthode que j’avais lue plusieurs fois dans mes magazines et un de mes livres. J’ai donc pendant pas mal de temps utilisé cette méthode qui ne marchait … que de côté et pas de 3/4, ni de face.

Ça, c’est la méthode que j’ai apprise étant petite :
un rectangle pour le corps et la tête et du fil de fer pour le reste (j’ai mis des cercles pour aider à visualiser les articulations des membres).

Elle est peut-être bien pour vite comprendre, mais elle manque de souplesse. Pour les vues de face, les rectangles deviennent des carrés … Et pour les vues de 3/4 ? Où est l’épaule ? Où est la croupe ? On ne distingue pas grand-chose et je l’ai vite abandonné.

Cela ne veut pas dire que je déconseille cette méthode ou que je la trouve fausse. Je la trouve juste moins précise et moins souple.
Ceci dit j’en parle parce qu’elle est bonne à garder en mémoire pour quand on utilise la méthode « avec des ronds » pour se souvenir que les ronds que l’on fait doivent rentrer dans un rectangle.

La méthode « avec des ronds »

Voilà la méthode que j’utilise  : des cercles pour la tête, les épaules et la croupe et des fils de fer pour le reste (là encore j’ai mis des cercles pour visualiser les articulations).

L’avantage de cette méthode, c’est que quel que soit l’angle du cheval, on a toujours les outils pour visualiser ce que l’on désire.

La tête est donc composée de deux cercles et 2 traits. C’est simple, non ?
Bon, vous vous en doutez, c’est un peu plus complexe que ça, mais on va voir ça doucement.

Déjà, il y a le rond du haut de la tête, il contient l’implantation des oreilles, les yeux et les joues.

Et un peu plus petit il y a le rond contenant la mâchoire et les naseaux.

Il suffit de les relier avec un trait représentant le chanfrein et un second pour le reste de la mâchoire (celui-là je le relie en laissant un peu du cercle du bout du nez en dehors pour faire le menton).

Pour faire tourner la tête, il suffit de faire le cercle de la joue, puis celui du bout du nez.
Les deux cercles peuvent se superposer sans soucis et sans perte de formes. La seule chose qui changera sera la longueur des lignes.

Pour une vue où de 3/4 ou de dessus où on voit le chanfrein, je fais deux traits parallèles plutôt qu’un, parce que le chanfrein est une surface et non un trait, en réalité.

Le corps est composé de deux ronds également : un pour les épaules et un autre pour la croupe.

Ces deux-là sont de taille égale et de la même façon que pour la tête, les cercles peuvent se superposer pour faire pivoter le cheval dans diverses positions.

Il suffit de les relier pour faire apparaître le reste du torse et le dos.

Des fois, selon la position j’aime rajouter un troisième cercle qui m’aide à localiser les côtes. Je le place à cheval sur le premier, recouvrant à moitié le cercle, environ.
Cela me permet de mieux dessiner le bas du ventre, surtout dans le cas de jument enceinte (ou cheval ayant un peu trop profité des bienfaits de la nourriture).

Les membres sont … quatre traits. Deux pour chaque antérieurs, deux autres pour chaque postérieur.

Pas mal de gens ne mettent pas d’indications pour les joints (genou, jarret et boulet). J’aime bien les indiquer, ça me donne une idée plus précise de la position du membre. J’utilise un rond, mais certaines personnes utilisent aussi des losanges pour les jarrets.

Les antérieurs sont au repos des traits droits avec le genou et le boulet.
Généralement quand je le dessine, je réalise un trait de plus qui symbolise l’épaule. Cela aide à placer correctement les muscles plus tard et à trouver le coude.

Niveau proportion, le genou est au milieu de la jambe, le boulet est situé près du sol au-dessus de l’emplacement du sabot.
Il faut se souvenir que le canon (zone entre le genou et le boulet) est plus court que l’avant-bras.

Du côté du postérieur, il y a une légère courbe au niveau de la cuisse et de la jambe.
C’est léger, mais quand même bien visible.
Comme pour l’antérieur, j’aime bien marquer d’un trait le sens de la hanche. En plus ça aide à trouver le grasset !

Niveau proportion, le boulet se trouve au même endroit que sur l’antérieur, mais le jarret est un peu plus haut que le genou. Cela fait que sur le postérieur, la jambe et le canon sont de la même longueur.

Quelques notes anatomiques

J’en reparlerais beaucoup plus en détail à chaque article parlant de la partie que je décris, mais je voulais aborder quelques généralités ici avant de parler du reste. Surtout pour des reports de proportions (vu que je parle de l’ensemble du corps là).

Cela varie avec les races, mais c’est bien de connaitre les proportions les plus répandues.

Sur l’arrière-main, l’arrière du canon est aligné avec la pointe de la croupe.

Le creux au niveau de l’arrière de la jambe est généralement au même niveau du coude.

Le chanfrein est sensiblement de la même taille que le dessous de l’encolure.

Lorsque le cheval ouvre la bouche, cela ne bouge que la zone du bout du nez, pas de la joue.

Même très souple, le dos ne se plie pas, il peut se courber de façon peu-intense latéralement et verticalement, mais c’est tout.

Si le cheval pouvait rentrer dans un carré … le corps occuperait la partie haute et les membres la partie basse.
D’ailleurs, le corps est aussi long que la hauteur corps+membres.

Passer du squelette au vrai croquis

On a notre squelette de cheval avec nos traits et nos ronds. Bien, maintenant comment on passe à un cheval qui ressemble à un cheval ?

D’abord, on baisse l’opacité de notre squelette en jouant avec l’opacité du calque. Ou alors on crée ce squelette dans une couleur claire (en appuyant peu si on utilise du crayon de papier).

Sur un nouveau calque ou en appuyant plus fort, on peut maintenant peindre les détails sans soucis !

Et voilà !

C’était un article un peu long pour au final, montrer pas grand-chose, mais je voulais entrer en profondeur dans le sujet pour que tout le monde comprenne ma façon de faire et donner un maximum de conseils.

Bien sûr, cela ne fait pas un dessin de cheval bien réaliste. Manque pas mal de détail et c’est assez simpliste de dire qu’un cheval c’est juste 4 cercles et 6 traits.

Il me faudra un peu de temps, mais dans le futur d’autres articles viendront s’ajouter à celui-ci pour vous permettre de faire des chevaux plus détaillés. Je viendrais les relier ici. En espérant que cette suite d’articles vous plaise et vous aide.

Pour vous faire patienter, voici un pas-à-pas comme j’adorais étant plus jeune !

Pas à pas pour dessiner un cheval

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