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Nitescence

Est-ce l’obscurité ou la lumière qui nous guide ? Est-ce un chemin que nous traçons ou un chemin qui nous est tracé par d’autres ? Est-ce que nos errances ont-elles vraiment un but ? Ce n’est pas toujours clair, mais nous allons certainement continuer d’errer entre rêves et réalité, façonnant nos décisions selon un but arbitraire que l’on se fixe.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
6h
Inspiration(s) musicale(s) : Kevin MacLeod – Sugar Plum Breakdown

Détail(s) et inspiration(s) :

Je suis tombée sur plusieurs photos du Japon avec des îlots reliés entre eux par des énormes cordes et d’autres photos de pierre taillée traversant des étendues d’eau. Il en a pas fallu beaucoup pour que mon cerveau extrapole quelques croquis.
Je savais que je voulais qu’on voie ses fameuses îles reliées entre elles et aux centres de tout ça, un chemin d’hexagone. J’ai mis un peu de temps pour trouver l’équilibre entre le ciel, l’eau et les rochers, par contre, avant de trouver quelque chose qui me convient.
Je cherchais à avoir quelque chose qui invite à parcourir le chemin, tout en restant un peu inquiétant : on ne sait pas où le chemin mène et marcher sur ses étranges plateformes n’est pas forcément la chose la plus naturelle du monde.
Je parle plus longuement de la technique du thumbnailing dans cet article si le cœur vous en dit.

1. Après avoir choisi un croquis, j’ai commencé à mettre des couleurs : un ciel bleu-violet, des étoiles en multitude, mais peu visibles, une eau sombre inquiétante et les cailloux gris. J’ai placé Sodas et Alekiss, cherchant à le guider. 

J’ai détesté assez brutalement ce croquis. Il ne rendait pas comme je le voulais et j’étais incapable de dire pourquoi. J’ai donc pensé à le supprimer et laisser tomber, histoire de partir sur une autre illustration.
C’était sans compter que je suis un peu trop têtue pour mon propre bien.

2. Après avoir laissé de côté une bonne semaine le dessin, je suis revenue dessus et ai appliqué de façon assez radicale des calques de réglages un peu partout.
On se retrouve avec des roches plus marron, presque noires et une eau dont les reflets étranges ressortent beaucoup plus.
J’ai rajouté quelques vagues très colorées dans l’eau et globalement, le résultat me convient de nouveau. On reste dans quelque d’inquiétant dans ses teintes, mais aussi très doux et invitant. Les couleurs de ce ciel étoilé sont fantastiques je trouve.

3. Le croquis me plaisant, j’introduis un peu plus de détails et surtout, la végétation. De l’herbe et des sapins, que je voulais depuis le début, mais n’avez pas encore peint.

Avec un brush blanc très grunge je suis aussi venu peindre la bordure de l’étendue d’eau et quelques vagues. J’étais pas très sûre de moi, donc j’ai fait ça de façon assez légère, mais ça rends pas trop mal, même si c’est carrément améliorable.

4. Le gros du décor étant peint en aplat, il étant temps de faire de même avec Sodas et Alekiss, les deux chevaux.

5. Et enfin, la touche finale de mes divers aplats : j’ai enfin fait mes cordages qui partent des arbres et pas des rochers comme prévu au début, parce que je trouvais que cela faisait plus de sens.
Plutôt que des gros noeuds, j’ai peint sur les cordages des lampions en papier. Je trouve que ça apporte toujours une certaine ambiance … Je saurais pas trouver les mots.

6. J’ai revu un peu les couleurs atmosphériques pour les îlots lointains qui tourné vers le noir alors qu’ils devaient tourner vers le bleu violet du ciel. Faire ce changement change toute l’atmosphère de l’illustration, c’était donc important de le faire avant de peindre plus.

J’ai aussi pris plusieurs modèles de photos de plages pour repeindre un peu mieux les vagues et l’écume se jetant sur la plage.
C’est pas encore instinctif pour moi d’en peindre, mais avec un peu d’aide visuelle j’suis certaine que j’apprendrais vite.

7. Avec des brushs texturés j’ai peint les divers reliefs et ombres des rochers.

Avec un brush d’herbe, j’ai fait de même pour l’herbe et avec un brush d’épine de pin, fait de même avec les sapins.

8. Après avoir peint sections des lampions, est venu le moment un peu long de créer tous les effets de lumière.
D’abord du orange j’ai peint le reflet des lampions sur la végétation et le décor, puis j’ai utilisé l’outil de dégradé arrondi pour créer un halo de lumière autour de chaque lampion.

9. Afin de créer une fausse flamme à l’intérieur des lampions, avec l’outil dégradé arrondi j’ai mis un point de lumière jaune à l’intérieur de chaque lampion.

10. J’ai enfin peint mes personnages avec ma technique habituelle : sur les aplats je pose un calque en mode produit pour toutes les ombres, puis sur un nouveau calque je peints les détails et revois certaines zones comme je le sens, jusqu’à avoir un résultat qui me convient.

11. J’ai écrasé tous mes calques, avant d’en recréer un nouveau pour peindre les détails que je trouvais qui manquait. J’ai revu certains contours des arbres ou des rochers, peint quelques feuilles, peints d’autres herbes, repeint certaines textures un peu partout et passé un peu de temps pour repeindre certaines zones d’eaux qui me plaisaient pas encore.

12. J’ai passé pas mal de temps à reprendre les zones d’eaux pour avoir plus d’embruns et refaire quelques zones de rapides ou juste de vague s’effondrant.

J’ai continué à revoir des détails jusqu’à avoir un résultat qui me plaisait.

Et voilà le résultat !

Alekiss invitant Sodas à la suivre sur ce chemin étrange que peu de chevaux ont pris avant eux, en direction d’étrange lumière bleue, caché par des rochers, la végétation et des lampions rouges inquiétant.
Alekiss est sûre d’elle et de sa destination.
Sodas hésite : des lampions allumés en l’air, dans une zone désertée de l’homme, est-ce vraiment naturelle ?

Le croquis que je trouve horrible

Cela ne m’arrive pas souvent, mais des fois j’aime une idée, j’aime le croquis sur le papier, mais une fois que je commence à mettre les couleurs, je déteste simplement ce que je fais.
C’est très frustrant, car je sais que ça peut donner un truc qui me plait, mais je sais pas à quelle étape de ma réflexion je me suis plantée et je sais pas comment repartir du bon pied.

Souvent, repartir de zéro est la solution idéale et ça me donne un résultat que j’adore encore plus que l’idée initiale.

Pas là.
Je sais pas pourquoi, mais je trouvais pas d’idée analogue pour obtenir ce que j’avais en tête. Il m’a fallu délaisser cette illustration pendant une semaine avant que je capte ce qui ne me convenait pas : les couleurs.

Je voulais quelque chose d’étrange, mais coloré et je suis partie sur des couleurs sombres et grises. Ce qui était clairement pas une bonne façon de commencer.
Heureusement, les calques de réglages de colorimétrie existent et m’ont permis de repartir dans la bonne direction !

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


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