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11 conseils à garder en mémoire quand on dessine

L’illustration, c’est une suite de conseil qu’on lit, qu’on apprend, qu’on relit, qu’on réapprend parce qu’on a appris tellement de trucs entre temps qu’on avait un peu oubliés, on apprend d’autres trucs et on revient aux bases parce qu’on a encore oublié des conseils pourtant basiques.
Bref, dessiner c’est passer son temps à revenir aux bases et les reapprendre, à chaque fois en les voyant sous un nouveau jour.

J’étais en train de me faire ma liste dans mon coin pour l’insérer dans mon Bullet Journal … Quand j’me suis dit que j’dois pas être la seule à en avoir besoin.
Donc voilà une liste, avec une description rapide de ce que j’ai voulu dire. J’ai sans doute oublié des trucs, parce que eh, j’oublie régulièrement mes bases. Donc hésitez pas à me dire ce que j’ai oublié !

Faites un croquis dès que vous avez une idée

Déjà, comme ça vous n’oublieras pas votre idée géniale.
Ensuite, si vous faites ça dès que vous en avait une (d’idée), vous aurais toujours un puits d’inspiration pour quand vous ne saurez pas quoi dessiner.
N’oubliez pas de faire plusieurs thumbnails, recherche de couleurs et de valeurs dans le même temps, pour vraiment fixer votre idée.

Apprécier le processus

L’illustration (et l’art de manière générale) doit être quelque chose d’agréable à créer.
Oui, il y aura plein de moments de frustrations, mais globalement, vous devez pouvoir vous poser et vous dire  » j’adore ce que je fais « . Et après avoir galéré sur une illustration, le sentiment de se dire  » je l’ai fait  » doit être quelque chose de motivant. Vous l’avez fait. VOUS. Pas quelqu’un d’autre. C’est pas génial ?

Utilisez des références

Non, ne décalquer pas et ne copier pas, mais quand vous dessinez ou peignez, n’ayez pas peur de tutoriels ou d’aller chercher dans vos livres ou sur internets des photos qui vous serviront à mieux réaliser ce que vous avez dans votre esprit.
Avec le temps vous vous créerez un catalogue mental de vos sujets préférés, mais c’est toujours sympa de retourner de temps à autre à l’observation.

Sauvegarder

Ce conseil s’applique surtout aux artistes utilisant des outils numériques, mais pensez à sauvegarder vos illustrations régulièrement pour ne pas perdre votre avancé.

Retourner votre dessin

Notre œil s’habitue à ce qu’il voit et au bout d’un moment, on ne voit plus les défauts.
C’est à ce moment là que basculé horizontalement ou verticalement notre dessin permet de voir votre dessin sous un autre angle et voir tous les défauts qui avait échappé. 
Pour les artistes traditionnels, vous pouvez regarder votre dessin dans un miroir … ou utilisez votre téléphone : prenez une photo aussi droit que vous pouvez, utilisez votre retoucheur de photos (je crois pas dire de bêtise en disant que par défaut tous les smartphones en ont un) et trouvez l’outil qui permettra de retourner votre photo. Tada !

Faites des pauses

Pour vous étirer bien entendu pour éviter toutes douleurs inconfortables, mais aussi pour boire, manger, dormir et vous occuper de vous.
Faire des pauses permet aussi de revenir avec un œil neuf sur son illustration et voir des défauts qu’on ne voyait pas. C’est donc une étape importante du processus, même si ça en a clairement pas l’air.

Dansez la macarena

Ajustez votre calque d’opacité 22% à 25%, puis retournez à 22%, pour finalement décider de choisir l’opacité 23%.

Réchauffer votre boisson (thé, café, chocolat chaud) que vous avez (encore) laissez refroidir.

Manger la pomme que vous avez posé à côté de vous il y a une demi-heure.

Lancer un concours d’insulte envers votre illustration pour décompresser avec un autre ami créateur.

Amusez-vous.
C’est surtout ça l’essentiel à retenir.
Se mettre des objectifs et un peu de pression, c’est bien si ça vous intéresse, mais même si c’est votre métier, l’illustration doit rester quelque chose de fun.

Dessinez vite

Peut-être que ça ressemblera pas à grand-chose pendant un long moment, mais dessiner vite veut dire progresser vite.
On apprend plus en faisant quatre dessins en une heure, car on fait quatre fois plus d’erreur et de corrections qu’en en faisant qu’un par heure.

Ça veut pas dire de jamais vous poser sur une illustration pendant plusieurs heures. Juste que si vous voulez apprendre quelque chose ou vous améliorer sur un point, faire rapidement plein d’illustration vous apprendra plus vite à maitriser le sujet que vous voulez.

Essayez

Que ce soit un nouveau médium ou une nouvelle technique ou juste suivre un tutoriel, expérimenter sans chercher à maitriser quelque chose, pour le fun de le faire.
Vous apprendrez sans aucun doute plein de choses au passage et ça vous aidera sans aucun doute sur votre technique habituel, avec vos outils habituels.

Il n’y a pas de BONNE manière de faire

Oui, il y a bien peut-être des méthodes plus adaptées pour ce que vous voulez faire … mais clairement, il y a pas qu’une seule et unique façon de faire les choses.

Le conseil de la fin

Il y a plein d’autres conseils qui traînent sur les internets … Pensez aussi à trier ce qui marche pour vous.
Si 90% des artistes disent quelque chose, l’intelligence de la foule doit vous faire douter qu’il y ait une raison derrière ça, mais ça veut pas dire que c’est une règle immuable que vous devez obéir aveuglément.


Peindre de l’eau

L’eau ça semble complexe à peindre … Alors qu’en fait, c’est hyper simple une fois qu’on a compris comment ça marche ! En tout cas, pour moi. J’adore peindre de l’eau, ça me détend …

Niveau inspiration, j’ai principalement appris avec Bob Ross en tentant de copier le style graphique de Steven Universe. Je suis en amour avec le style de cette série, je l’adore vraiment.
Pour celleux qui ne voit pas en quoi c’est beau parce qu’ielles ont juste jamais vu la série (que je conseille fortement, au passage), voilà quelques fonds avec de l’eau directement de l’équipe ayant créée la série : dans l’épisode Giant Woman (les crédits sont dans l’article) et dans l’épisode Island Adventure (idem, crédit dans l’article). Vous voyez comment ça brille ? Ça vous donne pas envie de vous baigner ? Ça irradie de fraîcheur, d’été et de paillettes …
Pour les anglophones, voilà deux vidéos de Bob Ross où il peint beaucoup d’eau :  Reflection of calm et River and Forest.

Mon tuto va principalement s’attarder sur Photoshop, vu que c’est le logiciel principal que j’utilise, mais pour peu que votre logiciel vous laisse utiliser les calques, vous devriez facilement réussir à faire comme moi ! Je vais tâcher de donner une technique globale plus que rentrer dans le détail pour que vous pussiez adapter sans trop de soucis.

Peindre de l’eau

Il y a sans doute plus rapide et plus efficace, mais ma méthode consiste à faire en couches comme si je coulais de la résine, en fait.

1. D’abord, je peins le fond avec diverses couches de marrons/beige pour imiter le sable/la boue/la terre. Je barbouille sans trop faire attention, vu que ça va être recouvert d’eau et presque pas visible (sauf si le niveau d’eau est bas, là le fond sera visible, mais généralement c’est pas mon cas).

2. Sur un nouveau calque, je prends alors un bleu foncé, un brush à bord flou et peins ma zone d’eau profonde. C’est-à-dire que je tapisse le fond de ma future zone d’eau sans trop remonter sur les berges, je laisse donc une zone vide près de ma future bordure entre l’eau et la terre.
Ce calque je le mets à environ 50% d’opacité.

3. Sur un troisième calque, avec un pinceau à bord dur et ma teinte finale d’eau (du cyan généralement) je peins la couche supérieure de l’eau qui touche les berges.
Ce sera un calque qui sera mis à 20% d’opacité, environ.

Notes : si l’eau est peu profonde (aka on voit le fond) je ne fais que le troisième calque, si l’eau est profonde au contraire je réalise lors de l’étape 2 plusieurs calques ayant du noir au bleu, j’adapte selon la profondeur quoi.

4. Si je veux un effet moins uni, je barbouille sur un nouveau calque diverses teintes de bleu-cyan (selon d’hypothétiques nuages ou l’envie). Calque que je mets en mode teinte ou couleurs (selon l’effet que ça fait). Le but est juste de faire un effet moins uniforme.

5. Par-dessus tout ça sur un nouveau calque, je prends un brush vague (j’en ai plusieurs selon l’effet que je veux donner à l’eau, mais en soit il s’agit d’un brush formant un trait horizontal plus ou moins déformé, je vous montre plus loin dans l’article) et avec du blanc je fais des inclusions sur la surface de l’eau.
Généralement je baisse l’opacité de ce calque jusqu’à ce que le résultat me plaise. Faut laisser l’instinct faire.

On peut alors rajoutez du blanc sur les bords de l’eau qui touche des objets, des vagues, des reflets, des plantes … bref, de la vie selon l’envie. J’adore rajouter des paillettes pour que ça brille encore plus.

Quelques astuces supplémentaires

Vous pensiez qu’on en avait fini ? Eh bah non ! Ce tutoriel n’est pas encore fini, mais c’est des astuces randoms ou annotations qui rentraient pas dans le tuto en lui-même que voilà.

Pour celleux qui aiment avoir sous la main les couleurs pour directement aller les pipeter (comme moi), voilà les couleurs que j’utilise presque à tous les coups comme base.

Et voilà une image des brushs que j’utilise sur Photoshop. Selon votre logiciel vous devriez avoir au moins une forme allongée comme la première de disponible. Elle fait très bien l’affaire.

Si vous voulez créer votre propre brush, j’avais fait un tutoriel sur le sujet il y a quelque temps déjà.

Pour celleux sur Photoshop, voici une petite sélection de brushs que vous pouvez aller télécharger : Water brush par El-Chupacabrasdes bulles pour sous l’eau par MorganBW et divers brush pour peindre l’eau par Pixelstains.

Au passage, AquaSixio a réalisé un très bon tutoriel abordant l’eau : la neige, les vagues, les bulles, les reflets, les plongées et les dilutions. Il est très clair et c’est un artiste que j’aime beaucoup, donc hésitez pas à le lire.


Dessin d'OC de Scotis.

L’illustration numérique et moi

Je fais aussi de l’illustration traditionnelle, mais quiconque me suit sait que mon médium favori  reste l‘illustration numérique. Aussi appelé digital painting ou illustration digitale.

J’avais envie d’en parler plus en détail, avec mon parcours et mon avis sur plusieurs sujets, donc en voiture Simone, c’est moi qui conduit, c’est toi klaxonne.

Qu’est-ce que c’est l’illustration numérique

Aussi appelé peinture numérique ou digital painting c’est une façon de peindre en utilisant des outils numériques (communément un ordinateur et une tablette graphique, mais de plus en plus on peut aussi utiliser une tablette ou son téléphone).
C’est l’inverse de la peinture traditionnelle où on utilise de la peinture ou des feutres/crayons sur un support telle que du papier ou une toile.
Ça peut aussi être directement une forme d’art généré par un ordinateur, sans trop d’interaction de la part de l’artiste en dehors des commandes de bases.

Le pixel art c’est par exemple une forme d’illustration numérique. Certains disent que le pop-art en est aussi, j’saurais pas me placer sur la question.

L’avantage de l’illustration numérique ?
Numéro un : LES CALQUES.
Ou, le fait de pouvoir peindre en différente couche qu’on peut modifier à tout moment sans que ça altère les autres couches directement.
Numéro deux : le CTRL+Z. Ou le fait de pouvoir annuler une action.

Il y a des limites à l’illustration numérique, mais aussi pas mal d’avantages.
Bref, c’est un médium/outil comme un autre.

Dessin d'OC de Scotis.

Mes débuts

En 2007, j’avais 12/13 ans et je jouais à ZeCheval et Equideo. Et sur ces sites, j’ai découvert que des gens dessinaient sur leur ordinateur. Me demandez pas comment j’ai pu ignorer cette information pendant aussi longtemps, j’étais jeune et naïve, maintenant que je suis grande j’arrive pas à comprendre comment je suis passée à côté de ça et comment je pensais qu’étais fait les différents médias que je consommais (livre, dessin animé ou autre).
Et si des gens dessinaient des chevaux sur leur PC, moi aussi je voulais en être. Armée de Photofiltre et de ma souris, hop, je me jetais dans le grand bain. À moi les crampes aux mains.

Ma mère a vite eu pitié de moi et m’a acheté ma première tablette. Une petite Trust sans pression.
Relativement en même temps une amie de ma mère m’a offert une version CD de Photoshop (vous vous rappelez l’époque où on acheté une licence 2 000 euros et quelques sur CD ? Où on louait pas le logiciel ?)
J’naviguais encore entre dessins dans mon carnet, dessins que je scannais pour colorier ça sur mon ordi et dessins entièrement réalisé sur Photoshop.

Vers 2010, j’ai déboulé sur DeviantArt et commencé vraiment à suivre des communautés d’artiste, lire des tutos et les suivre.

Vers 2012 (mes 17 ans environ), j’ai eu mon premier smartphone et j’ai un peu délaissé mon carnet pour dessiner dessus.
Le fait d’avoir dans ma poche un logiciel de dessin m’a beaucoup plu. Je crois que c’est ça qui m’a définitivement accrochée à l’illustration numérique, le fait d’avoir en un seul endroit une multitude de brush et de couleurs sans avoir à me trimbaler une caisse à outils.
J’ai aussi vers cette époque eu ma première tablette graphique avec sensibilité (une Wacom Intuos).

Jusqu’en 2017 j’avais pratiquement laissé tomber l’illustration traditionnelle. Jusqu’à ce qu’à mes 22ans, je décide de me remettre à l’aquarelle doucement. J’ai aussi changé de tablette pour une Huion et commencé à jouer sur Krita en parallèle de Photoshop.

Si vous voulez voir mon parcours en image (parce que ça parle plus), j’ai retracé mon parcours dans le grand bain de l’illustration dans un article que je mets à jour tous les ans.

Si je devais recommencer

Maintenant que je suis grande, que je sais mieux ce que je fais, qu’est-ce que je conseillerais à mon moi du passé qui veut débuter ?

La petite tablette pas plus grande que du A5 c’est très bien, mais un stylet qui marche sans pile et qui gère la pression c’est mieux.

J’ai jamais vraiment lâché l’illustration classique, mais j’aurais dû me forcer un peu plus à utiliser de la couleur.

En dehors de ça ?
Je pense que partir un peu dans tous les sens et explorer fait partie du processus d’apprentissage et est très bon. Donc je changerais pas ça pour rien au monde.
Peut-être me forcer un peu à être plus régulière aurait pu aider, mais je pense que l’illustration doit être un parcours très personnel et pas régler par les horloges ou un calendrier. Aucun regret d’avoir suivi ma muse et ma motivation, donc.

Je me suis pas mis particulièrement de pression pour progresser.
Mes proches m’ont pas mis de pression, mes profs m’ont pas mis de pression particulière.
Je pense que c’est ça qui m’a permis de conserver ma passion et ma motivation au travers des âges.

Je changerais pas grand-chose à mon parcours quoi, mais pour celleux qui veulent commencer, voici quelques conseils dans le désordre pour débuter :
achète une tablette bas-prix, du moment que le stylet gère la pression, t’as pas besoin d’une tablette à écran forcément et tu veux pas débuter à la souris
tu vas galérer ! C’est normal. Surtout si ta tablette graphique a pas d’écran. Ta coordination œil-main viendra avec le temps, t’en fais pas. En attendant, fais des bulles (ou peint l’espace)
– même si ton but c’est de devenir un artiste connecté à ton ordinateur, continue d’étudier ou d’explorer les techniques traditionnels, c’est les mêmes bases et t’apprends plein de trucs que tu réutiliseras sur ton logiciel, c’est formateur.
lis et suit des tutos sur ton logiciel pour le prendre en main. Il y a souvent plein d’outils cachés qui sont pourtant pratiques

Est-ce que la peinture numérique c’est plus simple que celle traditionnelle ?

La question à deux mille francs.

Certains disent que peindre sur ton ordinateur c’est de la triche car « le PC fait tout, c’pas de l’art ».

La véritable question c’est : est-ce que la peinture à l’huile c’est plus simple que l’aquarelle ?
Non, parce que la question est pareille.

Déjà « illustration traditionnelle » c’est vaste. Ensuite, c’est … vague comme question.

Est-ce que les calques et le CTRL+Z fait que c’est plus simple de recommencer ou éditer une zone de l’image ? Oui.
Est-ce que les logiciels permettent d’émuler des effets de peintures et brouiller les limites entre réel/imaginaire ? Oui, mais ça reste plus galère à émuler comme effet.
Est-ce que passer sur un ordinateur fera de toi un meilleur dessinateur ? Non. Tu devras bosser autant tes bases sur ordi que sur papier.
Est-ce que tu pourras faire trouze-mille couche de peinture sans que ton écran gondole ? … Oui. (si tu te posais vraiment la question : sérieusement ?)

En vrai, c’est pas plus simple ou plus dur. C’est différent.
C’est un médium différent, avec des courants artistiques différents, des techniques différentes.

Quel logiciel pour l’illustration numérique

Je sais pas.
Non, vraiment, c’est ma réponse.

Déjà, parce qu’il y a pas de bon ou mauvais logiciel, je pense. Du moment que le logiciel possède une zone de dessin et un pinceau (et une gomme, peut-être) … MS Paint et Oekaki sont des bons logiciels de dessin, en soi.

J’ai vraiment utilisé quatre logiciels, donc je vais en parler si jamais ça vous intéresse.

Photofiltre
C’est sur lui que j’ai fait mes premiers pas. La version gratuite, sans calque. C’était pas phénoménal et j’en ai pas de super souvenir, mais pour un débutant ça suffisait. Je le conseillerais pas, par contre. Il y a d’autres logiciels gratuits bien mieux fichus pour dessiner. (pour la retouche photo, par contre, là j’le conseillerais)

Photoshop
C’est lui que j’utilise depuis que je suis ado, quasiment tous les jours. Je suis à l’aise dessus, je le maîtrise et il répond à mes besoins. Donc, d’une certaine façon, je le conseille, forcément.
Il est payant et Adobe est pas connu pour son côté morale, par contre …

TheGimp
Je l’appelle l’équivalent gratuit de Photoshop, parce que globalement, en dehors de sa prise en main un peu bancale quand on est habitué à l’environnement Adobe, il a les mêmes outils ou presque. J’aurais tendance à le conseiller sans l’ombre d’un doute, même s’il est plus adapté à la retouche photo que l’illustration.

Krita
C’est gratuit, c’est beau, c’est simple. Que demande le peuple ? Il est même dit qu’il imite bien pas mal de techniques traditionnels. Perso, je l’utilise pas mal pour créer des motifs et mandalas, donc je saurais pas dire pour le côté tradi’, mais l’interface est simple et les outils sont bien cool.
Plus que TheGimp, si je dois conseiller un logiciel gratuit, j’vous dirai bien de foncer sur Krita.

Et bien sûr, il y a plein de logiciels que j’ai jamais testé, mais que les Internets en disent pleins de bien, donc hésitez pas à les explorer.
Dans ceux gratuits on a : Inkscape et Sketchbook Pro.
Dans ceux payants on a : Procreate et Corel Paint Shop.
Je sais que j’en oublie. Déjà parce que j’ai une mémoire de poulpe et aussi parce qu’il en existe trois tonnes.
Hésitez pas à regarder des vidéos/articles de critiques de différents logiciels pour trouver celui qui a l’air de mieux vous correspondre.

Tablette graphique ou souris

La souris te promet de belles crampes, surtout si tu comptes faire plus que des aplats.

La tablette graphique, il t’en faut une, fonce. Hésites pas.
Surtout qu’il en existe des petiotes à une trentaine d’euros avec un stylet sensible.

Après, si les petites à 30€ sont peut-être très bien pour débuter, si tu peux te le permettre, met un peu plus. Pour avoir une tablette un peu plus grande (entre le A5 et le A4 comme surface active par exemple), avec un stylet confortable, un touché confortable et bref, avoir quelque chose qui sera sympa à utiliser et durera.

Niveau marque, j’en ai eut que trois dans ma vie des tablettes, donc je doute d’être bien placé pour en parler, mais que tu sois team Wacom ou team Huion, les deux sont bien (même si je suis plus du genre à conseiller Huion, parce que moins de soucis de driver).
Avant d’acheter, lis les critiques, ça aide pas mal.

Niveau budget … Tu peux rester en dessous des 100euros si tu veux pas un écran dans ta tablette.

Où donner de la tête

Tu t’es armé d’un logiciel et d’une tablette, prêt à sauter dans la bataille ?

Avant que tu t’en ailles, quelques liens que j’aie utilisés par le passé :
La section tutoriel de Deviantart
La section ressource pour logiciel de DeviantArt
Les tutoriels de Jazza sur les logiciels de dessins


Ma palette aquarelle finale.

Crée sa propre palette d’aquarelle

Quand j’ai commencé l’aquarelle je me suis vite retrouvée limitée par ma palette … Il me manquait des nuances, je me retrouvais de façon constante à refaire certains mélanges … Bref, c’était faisable, mais clairement pas confortable.

Je voulais racheter une autre palette, une qui me conviendrait à 100% … avant de me rendre compte que la faire moi-même serait moins cher et surtout, plus simple.

Vous m’avez demandé un tuto sur le sujet. Je m’y connais pas encore assez sur le sujet pour faire quelque chose de complet, mais déjà vous montrer comment j’ai crée ma propre palette devrez vous intéresser !

Swatch des couleurs de ma palette Lefranc Bourgeois.
Swatch des couleurs de ma palette Lefranc Bourgeois.

Ma palette de base

Lors de mes études j’avais acheté une palette de 12 godets de chez Lefranc Bourgeois chez Cultura.
En fait, c’est 11 couleurs plus du blanc (qu’est opaque type acrylique et pas vraiment de l’aquarelle donc). C’est une palette qui tient dans la main et qui est bien variée, franchement, pour débuter elle est top.

Notes : l’aquarelle s’achète sous deux formes, en tube liquide et en godet sec. C’est les mêmes compositions, grosso-modo et si vous faites sécher de l’aquarelle liquide, ça peut se stocker en godet pour utilisation ultérieure.

Pourquoi est-ce qu’elle ne me plaisait pas ? Déjà, je me retrouvais tout le temps à refaire des teintes de bleus pour arriver à un cyan qui me plaisait, de manière générale je trouvais les teintes trop brutes et … je passais mon temps à créer une teinte peau. C’est des détails, mais j’me sentais limitée et je voulais arrêter de passer mon temps à mélanger les couleurs. (appelez-moi flemmarde si vous voulez, moi je dis optimisatrice et organisée)

Mes recherches

Avant d’acheter, j’ai donc parcouru pas mal de sites (que j’ai malheureusement pas gardé sous la main) pour lire un maximum de conseil pour créer ma propre palette, faire mes mélanges de couleurs, ce genre de chose.

Au départ, c’était pour en acheter une toute faite … et j’me suis vite rendu compte qu’il y avait trop de choix et rarement comme je le voulais, ou alors pour un énorme prix. Je voulais une palette avec des couleurs pour peindre des chevaux (donc du brun et du crème, principalement), mais aussi peindre la nature ET peindre des trucs de couleurs pastel.
Sachant que je voulais un minimum de qualité, mais pas trop, parce que je fais pas non plus 36 aquarelles par mois.

J’ai notamment trouvé la palette du musée Ghibli qui est une base superbe.

Swatch des couleurs de ma palette sans-marque.
Swatch des couleurs de ma palette sans-marque.
Swatch des couleurs de ma palette Foir-fouille.
Swatch des couleurs de ma palette Foir-fouille.

Mes achats

Bref, avec une idée relativement précise en tête … il fut temps de délier le compte en banque !

J’ai d’abord commandé sur un site une palette pour enfant.
Pourquoi ? Couleurs pastels et vives dans des teintes attirantes et qualité bof, donc couleurs doublement pastel. C’est une sans-marque donc, mais elle contient ce que je voulais de couleurs vibrantes.

Je comptais limiter mes achats à cette palette au départ.
Et dans mon Foir’fouille je suis tombée sur des tubes qualité étude d’aquarelle et mon cerveau a hurlé « CHAIR » (non, je me suis pas transformée en zombie, je parlais bien entendu du mélange de couleurs ressemblantes niveau teintes à de la peau).
Encore une fois, sans marque donc, mais la qualité est vraiment sympa pour le prix (autour de 5euros si mes souvenirs sont bons).

Création de ma palette

J’ai d’abord fait sur papier des Swatchs, c’est-à-dire que j’ai fait des tâches avec chacune de mes couleurs que j’ai numérotées pour m’y retrouver. Avec tout ça sous les yeux, j’ai pu choisir celle que j’aimais, celle que j’aimais pas et ainsi de suite.

Par commodité, j’ai décidé de re-utiliser la palette sans marque que j’avais achetée : les compartiments étaient relativement solides (ça reste du plastique de pas top qualité) et j’avais 24 emplacements possibles, plus de la place pour un pinceau !

J’ai d’abord retiré toutes les teintes que j’aimais pas ou de qualité vraiment naze. Ensuite rajouté les teintes de ma palette Lefranc Bourgeois que je voulais garder, avant de faire mes mélanges avec mes tubes Foir-fouille.

Ma palette aquarelle finale.
Ma palette aquarelle finale.

Ça donne quoi ?

Voilà une liste plus précise, si jamais vous voulez en refaire une similaire :

  1. Noir LeFranc & Bourgeois
  2. Violet SansMarque
  3. Rose SansMarque
  4. Vermillon SansMarque
  5. Pourpre LeFranc & Bourgeois
  6. Orange LeFranc & Bourgeois
  7. Chair (mélange 1 Vermillon, 2 Sienne brûlé et 3 Jaune citron marque Toucan Foir-Fouille)
  8. Ocre LeFranc & Bourgeois
  9. Orange SansMarque
  10. Jaune SansMarque
  11. Emplacement libre
  12. Emplacement libre
  13. Noir SansMarque
  14. Violet SansMarque
  15. Bleu marine SansMarque
  16. Bleu SansMarque
  17. Bleu SansMarque
  18. Emplacement libre
  19. Cyan SansMarque
  20. Vert émeraude LeFranc & Bourgeois
  21. Vert SansMarque
  22. Vert SansMarque
  23. Ombre brulée LeFranc & Bourgeois
  24. Marron LeFranc & Bourgeois

Notes : j’ai gardé le noir sans pigment sans marque pour pouvoir rapidement faire des ombres noires sans avoir à diluer le noir bien pigmenté héhé. #procastinatrice-en-puissance

Les emplacements vides sont juste des endroits où j’avais pas de couleurs à mettre. Si un jour je veux rajouter une nouvelle teinte, sait-on jamais.

Et maintenant ?

J’utilise cette palette depuis un peu plus d’un an maintenant, la boite a été transportée des Vosges à la Picardie, elle a donc souffert et je l’ai bien utilisée, donc j’en ai un avis assez précis.

Elle me correspond, donc elle est top pour moi. Son seul défaut actuel est de ne pas avoir un cyan bien flashy comme je voudrais, ni de teintes à paillettes.
Je ne compte pas remédier à ses soucis.

Depuis sa création, j’ai augmenté ma dose de paillettes (j’avais que 6 gelpens métalliques ou à paillettes à l’époque, j’en ai désormais une vingtaine si ce n’est plus) et j’ai commencé à utiliser de l’encre colorée et de l’aquarelle liquide. Autant dire que quand je voyage pas, j’ai mon cyan pétant et mes paillettes.

Et quand je voyage pas ? Elle est géniale.

Cheval dansant à l'aquarelle avec des cloches

Quelques conseils

Si vous aussi vous voulez créer votre palette, voilà quelques conseils pour la route :

  • Une teinte trop pigmentée si vous passez votre temps à la diluer, ça vaut p’tet le coup pour chercher une teinte similaire en moins pigmenté
  • Vous trouvez pas la teinte que vous voulez ? Faites des mélanges.
  • L’aquarelle de mauvaise qualité fera des paquets, de la poudre et sera pas sympa à travailler, même si vous chercher pas à acheter une teinte à 200euros, ça vaut le coup d’y mettre un peu de sous
  • Vous pouvez mélanger les marques, pas de soucis !
  • Le blanc dans les palettes d’aquarelle c’est toujours du caca. Utilisez le blanc du papier ou des gelpens/de l’acrylique blanche appliqué au pinceau.

S’organiser pour dessiner

On aimerait toustes dessiner mieux, plus souvent, dans de bonnes conditions … Ou au moins avoir tout le loisir de s’amuser dans notre pratique artistique.

Je suis pareille que vous : j’suis souvent en galère, mais au fil des années, j’ai pris quelques habitudes pour m’écouter et m’améliorer. Voilà donc quelques conseils qui, je l’espère, vous aideront.

Comprenez votre fonctionnement

D’abord, voyez comment vous êtes organisé et listez votre façon de faire globale (chaque dessin est unique, mais vous avez sans doute vos propres petits rituels).
Est-ce que vous avez besoin d’un espace bien défini ? De musique ? De silence ? D’outils particuliers ?
En connaissant votre manière de faire et de bien fonctionner vous pourrez vous organiser.

Maintenant que vous savez comment vous êtes, il est temps de faire en sorte que ça soit plus simple pour vous d’obtenir vos conditions idéales.
Déclarez cette espace votre espace de dessin et placez-y vos outils (même s’il s’agit concrètement d’un plateau avec vos feutres que vous placez sur votre bureau pour dessiner et ranger dans votre bibliothèque le reste du temps).
Besoin d’une musique ? Faites une playlist d’au moins une heure que vous pouvez écouter sans avoir à lever les yeux de votre dessin toutes les chansons.
Peut-être que vous dessinez mieux le soir, faites en sorte d’avoir une plage horaire de libre à ce moment-là.

Bref, voyez pour obtenir le plus facilement du monde votre situation idéale pour dessiner dans de bonnes conditions.

Un espace de travail

Même si vous devez le ranger tous les jours pour faire place aux autres activités de votre vie, il doit être facilement accessible et surtout, non dangereux (oui, vous voulez pouvoir aérer votre pièce si vous utilisez des peintures toxiques).

Devoir chercher pendant 30min vos outils pour vous installer c’est frustrant. Essayez de pouvoir les avoir à portée de main facilement quand vous voulez dessiner.
À défaut d’un bureau dédié, peut-être qu’une boite que vous pouvez déplacer dans votre maison avec des séparations pour vos différents outils serait simple et sympa à avoir.

Dans tous les cas, essayez d’avoir un espace où vous ne vous sentez pas coincé et surtout, une bonne chaise (sérieusement, vous allez y passer du temps sur votre chaise, faites en sorte qu’elle ne soit pas inconfortable).

Préparez en amont

Si souvent les croquis sont plus expressifs que le dessin final et même si vous avez peut-être déjà une bonne bibliothèque visuelle dans votre tête, pensez que vous ne saurez jamais tout dessiner.

C’est là que les recherches (croquis par exemple) et les références sont utiles.
Pensez donc à avoir vos propres catalogues de références et tutoriels sous la main, que ce soit sous la forme d’une bibliothèque pleine de livres et découpage dans des magazines ou sous la forme d’un dossier sur votre bureau (Pinterest est bien pour faire ce genre de catalogue de référence, d’ailleurs).

Jouons au jeu du "trouvons le chaton"

Un peu de discipline

Si vous voulez dessiner sérieusement ou de façon régulière, il vous faudra vous forcer un peu. C’est-à-dire définir un nombre de croquis ou de minutes que vous voulez passer à dessiner chaque semaine/mois et faire en sorte d’y parvenir.

Si vous dessinez pour votre propre plaisir, ce n’est pas la peine de vous forcer. Il n’y a vraiment rien de mal de ne dessiner qu’une fois l’an. Le dessin si ce n’est pas votre métier doit rester quelque chose de fun (et même si c’est votre métier c’est mieux si c’est fun, hein).

Dans tous les cas, si vous comptez vous forcer, rappelez-vous que même 5% c’est mieux que 0% si votre but est 100%. C’est-à-dire que même si c’est juste faire un rond pendant 5min c’est mieux que de ne pas dessiner du tout ce jour. Cela empêche les jours à 0 et vous force doucement à former une habitude.
J’ai appris avec le temps que la motivation est fluctuante (selon ma santé mentale et physique et pleins de choses que je contrôle pas), mais la discipline est toujours-là. Motivation ou non, je sais que je dessinerais tous les jours de la semaine, parce que j’en ai pris l’habitude, que j’ai ce temps destiné à ma pratique du dessin tous les jours.

Prenez soin de vous

Je pourrais vous donner tous les conseils du monde pour vous forcer à dessiner … mais au final, le conseil le plus important dans tout ça c’est FAITES ATTENTION À VOUS.

Vous êtes votre outil le plus important. Que ce soit votre corps ou votre mentale.

Qu’est-ce que j’entends par prenez soin de vous ?

  • Faites des pauses régulières (et arrêtez dès que vous êtes fatigués)
  • Étirez-vous (particulièrement les mains, poignets, bras, épaules et dos, voir tête)
  • Pensez à boire et manger correctement régulièrement
  • Dormez bien (une bonne nuit de sommeil fait des miracles sur la créativité)
  • N’oubliez pas de faire autre chose (du sport, une autre pratique artistique sans rapport avec l’illustration, lisez, bref aérer votre tête)
  • Soyez gentil avec vous-même (soyez votre meilleur fan)

Dans la même veine, peut-être qu’être entouré d’autres artistes (amateur ou non) pour parler de vos frustrations, partager vos dernières trouvailles et parler illustration vous fera du bien. Hésitez pas à rejoindre un forum, conversation sur les réseaux sociaux ou tout autre forme de groupe où vous sentez à l’aise pour échanger avec d’autres gens.

Eddy, mon collègue qui adore autant que moi mon bureau.

Et vous, c’est quoi vos astuces pour vous organiser ?


Réaliser des dessins impressionnant

On a tous eu ce moment où on a eu l’idée trop géniale du siècle qui va être l’oeuvre où on connaitra la gloire et le succès. On se jette à corps perdu dans a réalisation de notre chef-d’oeuvre et … une fois finie, ça ne ressemble pas du tout à ce qu’on avait en tête. C’est pas moche, mais c’est passable. Rien à voir avec notre grandiose idée.

Comment éviter qu’une bonne idée finisse dans une réalisation bof

En très bref : la technique du thumbnailing.

En quoi consiste cette technique ?
Quand on a une idée, plutôt que de plonger directement dans le format final, il faut passer par une étape de croquis pour savoir exactement ce que vous voulez et comment vous allez parvenir au résultat que vous voulez.

La technique du Thumnailing permet d’explorer rapidement toutes les opportunités de votre idée pour choisir celle qui sera la plus impressionnante. Savoir à l’avance exactement ce que vous ferez vous permettra de rechercher des tutos si vous savez que vous ne savez pas faire tel ou tel élément, vous pourrez repérer rapidement les erreurs et les corriger avant même d’avoir commencé à dessiner ou peindre. Cette technique vous aidera à garder votre objectif en tête et de continuer à avancer, même si vous faites de nombreuses pauses, ce qui vous permettra de faire attention à vous et gagner du temps.

Au final, cette technique ne sera peut-être pas aussi magique qu’on le désire touste, parce qu’on est touste limités par notre propre créativité et notre savoir-faire, mais elle permet d’avoir plus souvent des illustrations dont on est fière. Et rien que pour ça, ça vaut le coup de prendre quelques minutes à faire des thumbnails, croquis et étude avant de commencer à dessiner.

Que faire avec les Thumbnails

Tester la composition de son dessin

Le personnage serait peut-être mieux dans une pose dynamique. Ou alors dans un tout autre angle. Oh, ça rend mieux comme ça !

Avec des croquis rapides et des traits jetés vous verrez vite si la pose, l’anatomie de votre personnage convient. C’est le moment de rendre l’illustration plus dynamique ou de travailler l’expression.
C’est aussi le moment de voir si le personnage n’est pas trop perdu dans son environnement ou si en bougeant un élément, on aurait pas moyen de faire focaliser l’oeil vers le cœur de la scène que vous chercher à représenter.

Tester la couleur

Vous vouliez une scène dans des tons froids, mais est-ce qu’en plaçant le personnage dans la lumière jaune que vous avez prévu ça ne le mettrait pas plus en valeur ? Ou peut-être que finalement, une palette de couleur pastel vous plait plus ?

Soyez créatif, en trois coups de pinceau l’ambiance entière du croquis change et c’est le moment de prévoir les lumières, la saturation, les valeurs et donner du caractère, de l’émotion à votre illustration.

Le secret du Thumbnail ?

Ne pas avoir peur d’explorer.

Ces petits croquis doivent être rapides et peu détailler, le but est d’aller vite à l’essentiel pour voir rapidement ce qui marche ou non et trouver une meilleure idée sans y passer des heures.

Il faut aussi se rappeler qu’il n’y a pas de mauvaise façon de faire.
Quel que soit le sujet de votre illustration, vous n’arriverez sans doute pas du premier coup à l’idée du siècle, mais en faisant plusieurs croquis sur le même sujet à la suite, vous trouverez celui qui fait BOOM dans votre cœur et sera agréable à travailler et à admirer une fois fini.