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Comment je peints mes personnages

À chaque article où je vous présente mes illustrations, il arrive un moment où je dis en peu de mots  » je peins mon personnage « . C’est bien beau, mais à chaque fois je ne vous en dis pas plus.
Parce que je le dis à chaque fois et que j’ai pas trop envie de me répéter, mais aussi parce que ça prendrait pas mal de place que de lister tout ce que je fais lors de cette étape.

Il était cependant temps que je vous en parle en long, en large et en travers !

Ma technique est sensiblement la même depuis quelques années, ce qui change ce sont seulement mes connaissances pour le faire de façon plus efficace. Je vais tout vous expliquer ! Vous verrez, en fait, c’est méga simple.

Comment peindre des chevaux, étape par étape

1/ Le croquis

Sans trop de surprise, en premier lieu, il faut faire le croquis. Il sert à définir toutes les formes et volumes du cheval, cela me servira de repère plus tard.
Généralement, je le réalise sur mon fil de fer, directement et aussi proprement que je le peux. Ce n’est pas parfait (c’est pas un lineart), mais je repère immédiatement tous les détails de mon cheval.

De manière générale, j’utilise plusieurs couleurs pour différencier les éléments. Par exemple une couleur pour le corps, une seconde pour les crins et une troisième pour les accessoires (il n’y en a pas dans mon exemple).

Si vous voulez savoir dessiner un cheval comme moi, ça tombe bien, j’ai réalisé un article sur comment dessiner facilement un cheval.
J’y explique aussi ce qu’est un croquis en fil de fer.

2/ Les aplats

Je prends ensuite un brush à bord dur, généralement le brush rond de base de Photoshop et je prends mon temps pour poser les aplats. Il s’agit d’une couleur uniforme qui définit les bords de chaque objet, avec sa couleur globale de fonds.
Par exemple Alekiss est alezan, donc mes aplats sont en deux teintes de bruns. Mon cheval aurait été tout noir, mes aplats auraient été de cette couleur.
Ce sont les véritables couleurs qui se trouvent sur la feuille de référence (aussi appelée couleurs locale), puisque j’applique plus tard les teintes d’ambiances.

Le but est d’avoir ma forme finale et mes contours propres.

3/ Les teintes analogues

Sur chaque élément réalisé lors de l’étape des aplats, je vais appliquer les différentes teintes du personnage. Les personnages sont rarement aussi uniformes qu’on cherche à nous faire croire et un peu de variation ne fait jamais de tort.

Chaque nouvelle couleur introduite est sur un calque d’écrêtage à part, cela me permet de ne pas dépasser des aplats réalisés précédemment, mais aussi de pouvoir modifier à tout moment tant que je n’aime pas le résultat.

Dans le cas d’Alekiss, lors de l’étape de teintes, je lui peints bien entendu ses diverses taches blanches qui la rendent unique. J’introduis des teintes de roux dans ses crins, des teintes de bruns dans sa robe (on ne le voit pas souvent, mais elle a la robe pommelée, surtout au niveau du ventre) et du rose au niveau du visage.
Toutes ses différentes teintes aident à la rendre plus réaliste, puisque rien n’est jamais uniforme à 100%, surtout chez les animaux.

Si on réalisais un humain, j’ajouterais des teintes de rouges/bronze sur la peau, par exemple. On peut rajouter du bleu dans les verts, du violet dans les rouges, du bleu dans les gris et caetera et autant qu’on veut, juste pour avoir des dégradés et de la variation dans les teintes.

Après avoir fini mes différentes teintes, je peins les détails que j’ai omis jusque-là.

Généralement, il s’agit de la bouche, du nez et des yeux. Parfois il y a des cicatrices à rajouter ou d’autres détails, c’est là que je les peints.

Pour l’oeil, je le réalise sur un calque à part et mets directement les ombres et lumières. Je pourrais faire ça plus tard, mais en règle générale, je le fais à ce moment de ma coloration.

Voici un exemple de ce à quoi ressemblent mes calques à cette étape de la peinture sur mon personnage.

Chaque élément est dans son calque et possède plusieurs calques d’écrêtage.

Tant que je n’ai pas jugé les couleurs correctes je peux donc les modifiers sans influencer les autres.
Je ne les nomme pas habituellement, en dehors des calques principaux, mais pour que ça soit lisible pour vous je l’ai fait exceptionnellement.

Quand le résultat me va, je fusionne les masques d’écrêtages avec leur calque.

4/ Les ombres et lumières

Après avoir tout bien écrasé mes différents calques pour qu’il m’en reste un minimum, je prends la teinte de mes ombres (qui dépends de ma peinture, mais généralement il s’agit d’un bleu ou d’un violet), crée un nouveau calque d’écrêtage que je mets en mode produits et avec un brush à bord doux, généralement à texture craie, je place toutes mes ombres en faisant attention aux volumes des muscles et à la direction du soleil.
Le but est de donner du volume au cheval.

Sur un autre calque en écrêtage, je prends un jaune (ou la couleur de ma source lumineuse) et avec le même brush je crée des rehauts de lumière.

À chaque couleur, j’ai tendance à partir d’un gros brush en opacité réduite pour créer les grosses zones d’ombres et au fur et à mesure, réduire la taille du brush et appuyer plus sur mon stylet pour créer des ombres plus franches et créer du détail.
Je pars de la globalité de la forme pour aller vers les détails, quoi, cela permet d’avoir rapidement une vision d’ensemble de la direction de la lumière et garder une certaine cohérence dans l’ensemble.

Comme on peut le voir ici, on voit que pour mes ombres (le calque Mode produit), j’ai rempli au pot de peinture de ma couleur d’ombre et j’ai retiré la couleur avec un brush de l’outil gomme pour faire apparaître la lumière.

J’alterne la méthode par ajout ou retrait d’ombre sans vraiment de logique, je fais juste généralement à ce qui me semble le plus rapide sur le moment.

J’en ai parlé plus haut, mais je ne l’ai pas utilisé dans cet exemple, mais entre le calque des couleurs locales et les calques d’ombres et de lumière, il est de bon ton de rajouter un calque de couleurs d’ambiances.
Ce que c’est ? Il s’agit des couleurs de la scène, mais aussi des couleurs pouvant être réfléchies. Par exemple, de nuit il va s’agir d’un calque bleu pour bleuter le sujet et l’intégrer à la scène, devant de l’eau, ce sera des zones de reflets de l’eau … Bref, c’est un calque pour adapter les couleurs du cheval à son environnement. Il s’agit de reflection de la lumière. Un calque de couleur en mode teinte fait très bien l’affaire la plupart du temps. Je vous montre ça avec des balles :

Les couleurs autour du sujet influent toujours au moins un peu les couleurs  » réelles  » de celui-ci. C’est donc toujours bon après avoir fait les aplats d’ajouter un calque pour régler tout ça par réglage de colorimétrie.

5/ Dernier détail

Quand tout me semble bon, j’ai tendance à rajouter un calque au-dessus de tout mon perso pour y peindre quelques derniers détails ou rajoutez de la texture.
Le faire sur un calque tout neuf me permet de peindre en voyant tous mes calques d’un coup et sans passer mon temps à farfouiller dans les calques en dessous : le résultat est immédiat et je peux corriger les derniers trucs qui me chipotent.

Rajoutez une ride, un pli, un crin, peindre plus en détail la narine … bref, tout ce que je trouvais disgracieux jusque-là.

Et pour peindre des humains ou tout autre animal ?

On passe par exactement les mêmes étapes !

C’est parfois un peu plus long avec les humains parce qu’il faut peindre chaque élément de son habillement avec les mêmes étapes, mais en dehors de ça, la technique est exactement la même. Je ne change pas ma méthode.

Voilà, avec ça, vous savez tout de ma technique, classique, mais efficace.


Brushs Photoshop (utilisations, conseils et mes chouchous)

De temps à autre, on me demande quels brushs j’utilise … ou encore qu’est-ce que c’est ! J’me suis dit qu’un petit article sur le sujet vous ferez plaisir ! Tada :p.

Attention, bien que les brushs sont un outil pratique pour obtenir des effets ou textures particuliers, ce ne sera jamais ça qui fera de moi (ou vous) le plus grand illustrateur de tous les temps.
De même, ceci est un article de mon blog et donc, pas une bible, mais clairement un condensé de mes connaissances, de mes préférences et donc de mes besoins. Il se peut que je survole des choses ou que mon ressentis et mon expérience personnelle ne soit pas le vôtre.

Quelques zoom sur des effets obtenus grâce à des brushs
Quelques zoom sur des effets obtenus grâce à des brushs

Un brush kézako ? Qu'est-ce que c'est ?

Alors, déjà, on dit fréquemment brush, mais en fait, Photoshop appelle ça un  » preset brush  » soit un pinceau prédéfinis.
La traduction officielle d’Adobe est Formes prédéfinies, mais la traduction de brush étant pinceau, étant habituée et trouvant ça logique, je continuerais d’appeler ça un pinceau dans cet article (ou brush quand j’oublierais de traduire).

Il s’agit d’un pinceau dont les caractéristiques sont définies. Cela englobe sa taille, sa forme, si ses bords sont dur, si la couleur se diffuse … Bref, plein de choses qui vous évitera de devoir modifier votre pinceau à chaque fois que vous voulez retrouver un pinceau particulier.

Il y a bien entendu ceux contenu dans le logiciel de base, qui sont déjà très bien et variés, par ailleurs. Et il y a tout ceux qui sont disponible sur internet et qui étends considérablement le champ des possibles.

Comme l’aide de Photoshop sera toujours plus complète que moi, voilà directement le lien vers l’aide d’Adobe concernant les brushs.

C’est quoi leur utilité, alors à ces pinceaux ?
Rajouter de la texture, faire rapidement de la végétation ou des éléments, imiter un effet qu’on peut obtenir dans la vraie vie avec un medium donné, faire rapidement des traits de constructions … faire rapidement et sans trop d’effort plein de truc quoi !

Barre d’option de l’outil pinceau

Image de présentation de la barre d'option des pinceaux dans Photoshop

1. Cette icône sert aussi bien à voir d’un clin d’œil quel pinceau on utilise actuellement, mais également si l’on clique dessus à afficher le menu des pinceaux prédéfinis. C’est sans doute le menu que l’on utilise le plus.

2. Ce bouton ouvre la fenêtre des personnalisations du pinceau que l’on utilise. Il y a toute une panoplie d’option que je vous conseille de fouiller à l’occasion, on apprends jamais mieux qu’en mettant la main à la pâte. Et si le brush que vous avez crée est sensationnel et que vous voulez le garder, n’oubliez pas de l’enregistrer en cliquant sur le bouton  » Créer une forme  » tout en bas à droite de la fenêtre (le bouton qui ressemble à  » créer un nouveau calque « ).

3. Le mode qu’utilise votre pinceau. Il possède les mêmes options que celle des calques et est bien pratique à utiliser pour certains effet. Il y en a 25, ici aussi vous avez de quoi jouer.
Couleur/teinte/incrustation peut servir à changer la couleur de façon ponctuelle.
Densité couleur – permet de « brûler » (illuminé) une zone avec une couleur précise (jaune pour éclairer un personnage le matin par exemple, bleue pour les réverbérations de la glace …).
Produit permet de rajouter une couleur sans changer les couleurs sombre.

4. C’est ici qu’on gère l’opacité de notre pinceau. A 100% il est opaque et ne laisse rien entrevoir en dessous. A 0% il ne fait rien. A 50% il laisse entrevoir au travers à moitié. Il est pratique pour fondre les couleurs.

5. Ce petit bouton une fois enfoncé permet à l’opacité précédemment définis de dépendre de votre stylet de votre tablette et plus particulièrement de votre pression dessus : plus vous appuyez, plus c’est opaque. Il n’ira pas au dessus de la valeur que vous avez indiquer, cependant.
Le désactiver vous permettra de faire des linearts et des aplats faciles, puisqu’il ne prendra pas en compte la pression de votre stylet.

6. Là, on gère le flux. Le flux de quoi ? Techniquement, c’est un outil fait pour ressembler à un aérographe, donc je dirais flux d’air à tout hasard (non, vraiment, je sais pas). Il sert à gérer la consistance de votre pinceau. Plus ce pourcentage est bas, plus votre pinceau est inconsistant, laisse des marques ou des trous. Plus le pourcentage est élevé, plus le pinceau est telle que vous l’avez conçu, unifié et sans trou.

7. Ce petit bouton-là sert lui-aussi à faire dépendre votre flux de la pression de votre stylet.

8. Ce dernier bouton sert à ce que la taille de votre pinceau dépende de la pression de votre stylet : plus vous appuyez, plus votre trait est gros.

Mes brushs

Ceux que j’utilise le plus

En vert, une création de KyleBrush, le Mr Natural Brush.
J’a-dore sa texture ! Je l’utilise quasi toujours dès que je fais un croquis. J’ai l’impression qu’il rend mon trait plus vivant. À l’occasion je l’utilise également pour réaliser des linearts, tout dépends de mes besoins.
Vous le voyez très régulièrement dans mes Scraps of the month.

En violet, l’indémodable pinceau à bord dur. Indétrônable. Un must-have. Je pense que tout le monde l’a dans ses presets.

En rouge, un pinceau texture craie que j’utilise principalement pour mes recherches de couleurs et pour mes premiers aplats de couleurs. Je l’ai depuis environs 2012 et je le quitte pas. Je m’en sers aussi avec l’outil doigt. Il a un peu de texture, mais douce et permet de bien mixer les couleurs quand utiliser avec une opacité réduite. C’est pratique pour donner un effet bien fini et lisse à de la peau par exemple alors qu’en fait je me contente de mettre des traits partout où j’en veux sans faire attention au lissage.

Où je trouve mes brushs

La plupart du temps, simplement sur DeviantArt. Parfois sur Twitter ou Tumblr.
La plupart du temps c’est du p’tit bonheur la chance, en fait. J’utilise Photoshop depuis longtemps et enregistre régulièrement mon setting de brush sur un coin de disque-dur externe, de ce fait, je les garde très longtemps et à force, j’ai à peu près ce que mon coeur a envie.
Cependant, si j’en manque d’un spécifique, mon premier réflexe est toujours de regarder sur DeviantArt. Il y a 99% de chance que j’y trouve mon bonheur. Et si jamais je ne trouve pas ? Je m’arrange pour en créer un en mélangeant deux presets, j’en crée un nouveau ou je dessine manuellement ce que je cherche (et parfois, le système D marche mieux que ce que j’avais en tête).

En cadeau, voilà certains liens vers des brushs que j’utilise :

Comment je les organise

Cet article a été rédigé en 2018 quand on ne pouvait pas encore créer de groupe de brush, j’ai édité pour vous montrer mes groupes, mais j’ai laissé mon ancienne façon d’organiser mes brush parce que je me doute que ça en intéressera sans doute.

Depuis Photoshop 2019 on peut ranger ses brush en groupe, faire des groupes dans les groupes et bref, organiser tout ce ramdam ! Cela m’a permit d’avoir plein de brush bien utile sans perdre en vitesse de navigation puisque je peux rétracter les groupes que je n’utilise pas et trouver plus rapidement mes brushs puisque je n’ai plus de mal à lire mes catégories !

Je vous conseille de lire ma façon d’organiser de Photoshop 2018 (dans les onglets juste au-dessus de ce paragraphe), parce que finalement, j’utilise toujours la même méthode de rangement. J’ai tendance à trier mes brushs tous les 3 mois pour supprimer ceux dont je ne me sers pas, refaire ceux que je ne trouve plus à mon goût et bref, ranger tout ça. J’essaye que mes groupes ne soient pas trop long, parce que je n’aime pas scroller et je referme les groupes dès que je m’en sers plus. Cela m’aide à avoir une navigation simple même si quand on déroule tout, on se rends compte que j’ai trouze-mille catégories …

J’ai fait une liste de tous mes groupes dans les onglets au dessus de ce paragraphe. Je sais pas exactement à qui ça servira, mais je me dit que ça peut donner des idées pour vous organiser ? Qui sait.

Je suis quasi-toujours in-ca-pable de reconnaître mes pinceaux entre eux. Même si de formes ils ne se ressemblent pas. Au final, à force de les confondre entre eux, j’en utilise qu’un et c’est un peu triste. Pour résoudre ce souci de cervelle de moineau, j’ai pris l’habitude de faire des catégories. Et hop ! Tout le monde dans sa case, bien au chaud et j’arrive enfin à m’y retrouver.

Comment je fais ?

  1. Déjà, j’importe tous mes pinceaux, pour les avoir tous sous la main.
  2. Ensuite, je les teste pour voir à quoi ils correspondent.
  3. Quand je sais, je crée un nouveau preset de brush qui est simplement le nom de la catégorie écrit sur une image de 500px/500px (pour voir comment créer un pinceau, rendez-vous ici)
  4. Grâce au Gestionnaire des paramètres prédéfinis, je déplace mes brushs un à un pour les organiser. En premier le brush avec le nom de la catégorie, ensuite les brushs qui correspondent.
  5. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que chacun soit rangé.

Du coup, j’ai quoi comme catégories de brushs ?

  • En premier j’ai les deux brushs de départ, un à bord dur et un à bord doux. Je m’en sers peu, mais j’aime bien les garder sous la main.
  • Ensuite, mon brush de lineart. Il me sert à tracer mes traits finaux, c’est un simple brush à bord dur, mais à une taille bien définis.
  • Flat. Ici, ce sont mes pinceaux d’aplats, certains ont plus de texture que les autres.
  • Watercolor, mes pinceaux répliquant (comme ils peuvent) un effet aquarelle.
  • Smudge, les pinceaux dont je me sers quand j’utilise l’outil doigt, cela évite un effet trop lisse.
  • Crins et fur, respectivement crins/crinière et fourrure
  • Ecorce, foliage, herbe, nuage, cailloux/sable et eau, respectivement écorce, feuillage, herbe, nuage, caillou/sable et eau
  • Particule, dedans je range tous les p’tits effets que je peux rajouter une fois une illustration finie (pluie, nuage de poussière, paillette par exemple)
  • Autre. Là je range tous les brushs que j’aime, mais dont j’ai pas d’utilisation spécifique ou encore ceux que je suis en train de modifier à ma convenance ou de tester.
  • Le p’tit dernier, c’est ma signature. C’est pratique de l’avoir directement en pinceau plutôt que de devoir accoler une image, modifier la couleur pour faire une watermark.
 
  • Sans groupe – Brush de base à bord dur et bord doux
  • Sketch
  • Lineart
  • Flats
    • Random color
  • Tradi
    • Watercolor
    • Craie – Peinture
    • Marqueur
    • Eponge
    • Eclaboussure
  • Smudge
  • Character
    • Horse
    • Crins
    • Fur
    • Peau – Cuir
    • Ecaille
    • Plumes
  • Vêtement – Bijou
    • Texture tissus
    • Dentelle
    • Broderie
    • Motifs
    • Chainmail and armor
    • Metal
  • Flore
    • Ecorce
    • Pin et sapin
    • Tronc
    • Foliage
    • Herbe
    • Plantes
    • Fleurs
    • Sous-marins
    • Dead ou volant
  • Ciel – Météo
    • Nuage
    • Lune
    • Etoile
    • Pluie – Neige
    • Lighning strike
  • Caillou – Sable
    • Caillou
    • Sable
    • Sol
  • Eau
    • Ripple
  • Particules
    • Glitter – Sparkle
    • Smoke
    • Fog
    • Lumière
    • Magie
  • Textures
    • Textures grunges
    • Shattered glass
  • Halftone
  • Paintbox
  • Sans groupe – ma signature
Toute la végétation et les plumes ont été fait avec des brushs : et hop, 20min de gagnée !

La création de brushs

Quelques conseils si vous désirez crée vos propre brush

Faites-les gros.
Faites en sortent qu’ils soient suffisamment gros pour l’utilisation que vous en ferez. Quand vous l’utiliserez, vous pourrez réduire la taille de votre pinceau sans soucis et avoir un pinceau propre et net. Si vous devez l’agrandir, photoshop créera virtuellement de la matière et cela vous fera un pinceau plein de pixel disgracieux.

Pensez en noir et blanc.
Votre pinceau définira l’opacité de votre trait via les valeurs de gris. Le blanc n’existera pas pour lui, le noir sera une opacité de 100% et les différentes teintes de gris que vous utiliserez seront donc un large panel d’opacité plus ou moins réduite dépendant de la teinte de gris.

Pensez à les enregistrer.
Surtout si il dérive d’un brush déjà enregistré. Ce serait dommage de perdre du temps régulièrement à le recréer manuellement alors que vous pouvez l’enregistrer et l’avoir facilement à portée de clique.

Dans la fenêtre  » Forme  »  (second bouton de votre barre d’option de l’outil pinceau) il y a pas mal d’option, voici les plus importantes en survol :

  • Forme de la pointe > pas ; permet d’espacer chaque apparition de votre pinceau, pensez à une ligne en pointillé, plus le pas est bas plus la ligne est continu
  • Dynamique de la forme > Variation de la taille ; si cela n’est pas à 0, la taille de votre pinceau ne sera pas fixe et sera légèrement aléatoire
  • Dynamique de la forme > contrôle de la variation de l’angle ; direction définis que la forme de votre pinceau suivra le déplacement de votre souris/stylet, pratique pour faire des chaines
  • Diffusion ; permet d’avoir un trait plus aléatoire (pratique quand on fait des tâches aléatoires ou des feuillages par exemple)
  • Dynamique de la couleur ; permet d’avoir une teinte, saturation ou luminosité plus ou moins aléatoire, mais dépendante de la couleur de base de votre pinceau

Bien régler vos pinceaux mélangeurs
Aussi appelé Smudge ou Blender ou tout simplement Outil Doigt.
Pour un résultat optimal, pensez à rajouter de la diffusion au pinceau et à l’utiliser en intensité réduite (à titre personnel, j’oscille entre 30% et 5% selon le brush en question et l’effet désirez).
Notez que l’outil n’a pas de raccourcis clavier … mais vous pouvez lui en attribuer un en ouvrant le panneau de Raccourcis clavier et menu, en choisissant dans le menu déroulant  » Raccourcis pour Outils « , trouver l’outils et lui attribuer une touche (pour vous faciliter la vie, je vous conseille K et N puisque ces touches sont pas déjà prise).

Quelques tutos utiles sur les brushs Photoshop

De manière générale, je conseille l’aide d’Adobe qui est complète sur le sujet et la référence.
Je vous conseille de lire celui qui concerne la création et modification de brush en détail, il est génial. Et pour ajouter de la variété facilement à vos brushs, comprendre les dynamiques c’est cool.

Voilà aussi quelques-uns de mes tutorials favoris car très pratique, mais malheureusement en anglais : comment utiliser les brushs au maximum de leur capacité, comment faire une chaine (genre plusieurs maillons de fer relier entre eux) et un qui ne touche pas directement les brushs, mais qui a quand même un lien pour faire des tatouages facilement.

Dans tous les cas :

prenez le temps de comprendre comment les brush marchent pour ensuite les forcer à faire ce que vous avez en tête.


L’outil doigt de Photoshop – Comment lisser les couleurs entres elles

« N’utilise pas le doigt sur Photoshop, c’est le MAAAL ! »
Je crois que c’est un des sujets tabou du monde de Photoshop. Pas mal de mauvaises langues vous diront qu’il ne faut surtout pas l’utiliser, que cet outil n’a aucune utilité et qu’il rend tout flou et sans intérêt.

Bon, bah moi j’adore cet outil et je vais tenter de lui rendre quelques lettres de noblesse avec quelques bonnes pratiques pour l’utiliser au mieux.

Comment utiliser l’outil doigt

Si vous survolez l’outil dans le logiciel, Photoshop vous dit que l’Outil doigt sert à adoucir ou étaler des couleurs dans une image.

Il peut donc créer très facilement du flou et c’est ce flou trop présent qui a fait dire à de nombreuses personnes pendant des années que c’était l’outil à oublier.
Pourtant de plus en plus de personnes le conseillent quand il s’agit d’émuler des techniques traditionnelles comme la peinture à l’huile.

Sur la barre d’outil Doigt, il y a quelques options que j’aimerais présenter.

Dans l’ordre on a :

  1. Les presets de l’outil (si vous en avez fait/téléchargé)
  2. Le brush que vous utilisez pour l’outil doigt et sa taille
  3. Les paramètres de brush
  4. Les modes de votre outil doigt (en théorie leur utilisation est simple, mais au cas où, voilà une explication rapide : normal est le comportement normal de l’outil, obscurcir ignorera les couleurs les plus claires, éclaircir ignorera les couleurs les plus foncées, teintes n’étalera que les teintes et non pas les couleurs, saturation n’étalera que la saturation, couleurs n’étalera que la saturation et enfin luminosité étalera la luminosité)
  5. Intensité permet de régler la quantité de couleurs que vous tirez. À 100% vous déplacerez une couleur opaque, à 20% vous déplacerez une  quantité réduite de couleurs et donc une couleur presque transparente qui mélangera la couleur que vous tirez avec celle déjà présente.
  6. Échantillonner tous les calques vous permettra d’utiliser l’outil doigt sur tous les calques visibles et pas seulement celui où vous travailler
  7. Peinture au doigt vous permet de peindre avec l’outil sans avoir à retrouver les réglages sur votre outil brush
  8. Option de pression de votre stylet

Les options les plus pratiques et que vous utiliserez sans cesse sont sans doute les presets de brush et l’intensité. Ces deux options feront 90% de ce que vous voulez.

L’option mode a par contre parfois son utilité et c’est pour ça que je tenais à en parler rapidement.
Imaginez vous avez deux couleurs côtes à côtes, mais l’une parait terne en comparaison … Plutôt que d’intercaler une troisième couleur pour faire la transition entre les deux premières, pourquoi ne pas étaler la saturation d’une des couleurs sur l’autre ?

Éviter l’effet flou et son utilisation lors d’une peinture numérique

C’est l’effet que personne ne veut voir. On ne distingue rien niveau muscle et on a l’impression de voir floue tellement les couleurs sont lisses. Cela donne une teinte boueuse aux couleurs déjà existantes.
Bref, on veut éviter. 

C’est un zoom  de ça, si jamais vous voulez voir en entier.

Une des solutions est de ne pas utiliser l’outil doigt à tout bout de champ.
Pour fondre les couleurs entres elles, il y a d’autres solutions qu’on peut alterner : jouer avec l’opacité de son brush pour mélanger par superposition, faire en sorte d’avoir plus que trois teintes différentes sur sa zone (plus qu’une couleur neutre, son ombre et sa lumière) ou simplement utiliser le doigt avec une opacité plus faible. Il y a aussi l’outil goutte d’eau pour flouter, mais on essaye d’éviter ça et je ne pourrais pas vous conseiller sur cet outil vu que je ne l’utilise pas.

Il ne faut pas avoir peur des bords durs. Lissez c’est bien en milieu de zone, mais parfois, avoir des zones non lissés permet de renforcer les délimitations entre certains muscles ou mettre en avant certains détails.

Il y a aussi possibilité de poser globalement ses couleurs et teintes, faire un premier lissage au doigt et revenir avec d’autre brush pour rajouter des nuances, textures et détails qui casseront le côté tout lisse.

Pratiquez permet de trouver le bon dosage entre la juste dose de doigt ou la surutilisation du doigt.

Voilà quelques exemples avec la même base de couleurs (n’hésitez pas à cliquer sur les images pour zoomer) :

Base de couleurs

Base + doigt

Base + brush en opacité réduite

Base + pose d’autres couleurs intermédiaires + doigt

Base + brush en opacité réduite d’autres couleurs + doigt custom

Les couleurs de transitions

Un des risques d’utiliser uniquement le doigt entre deux couleurs pour les lisser, c’est que le résultat final paraisse plat, boueux et perdre l’éclat des couleurs originales, rendant l’illustration terne.

Créer une bonne palette dès le début pour éviter le noir et le blanc (j’en parle plus en détail dans mon article sur la couleur des ombres) peut grandement aider à diversifier les couleurs et donc éviter les couleurs ternes, ainsi que d’utiliser des effets de calques.

On peut arriver à des résultats tops rien qu’avec trois couleurs bien choisies, mais pour certaines couleurs ou juste pour apporter du peps, on peut glisser une couleur intermédiaire qui fera la transition voir fera un rehaut de couleurs, voir introduire une couleur qui n’était pas présente à la base et donne une teinte globale tout autre à l’illustration. Cela peut même aider à créer une transition entre deux couleurs qui clash entre elles et serait non-lissable autrement.

Bref, il ne faut pas hésiter avant de lisser à créer plus de couleurs de transition et pas seulement dans la teinte initiale.

Créer son propre outil doigt

Je trouve que les meilleurs outils doigt sont ceux possédant une texture.
Par exemple, celui que j’utilise partout est un brush imitant une texture de pastel que j’ai modifié.
C’est le Chunky Chalk Brush par MarWinters et c’est mon brush favori pour plein de choses. J’le conseille vivement.

À mon sens, créer son propre outil doigt permet de l’adapter aux autres brush qu’on utilise pour peindre et donc créer plus facilement un lissage entre les couleurs.

Pour optimiser un résultat peu uniforme et donc un résultat où on ne voit pas qu’on a utilisé le doigt, j’ai tendance à utiliser une intensité entre 3% et 20%. Je monte rarement au-dessus, si j’ai besoin de lisser plus fort, j’ai tendance à reprendre mon pinceau en opacité réduite et rajoutez des couleurs.

Un autre truc c’est d’utiliser la dynamique de forme et la diffusion dans les paramètres de formes.

Avec le même brush, on peut obtenir un résultat totalement différent !

Raccourcis clavier

Quand je peins j’ai toujours les doigts sur mon clavier, notamment sur les touches E et B respectivement la gomme et les pinceaux. Cela me permet d’effacer un trait ou aller chercher un autre outil sans lever mon stylet de la tablette, donc de peindre beaucoup, beaucoup plus vite car j’ai moins de mouvement inutile à faire. Et j’utilise beaucoup l’outil doigt.
Soucis ? Il n’a pas de raccourcis clavier !

Sauf que Photoshop, c’est bien fichu et on peut attribuer (voire même changé) les raccourcis aux outils qu’on utilise !
Je vous conseille de lire l’aide d’Adobe sur le sujet.

Voilà comment on se retrouve avec un nouvel outil avec un accès rapide, ce qui augmente encore plus votre facilité à peindre !
Personnellement, j’ai attribué l’outil à la touche N. Parce que c’est une touche non utilisée par les autres outils et qu’elle est proche de mon pinceau. C’est toujours pratique.

Où télécharger des presets

Bien qu’on peut se créer sois même un outil doigt performant à partir de n’importe quel brush, j’ai rassemblé quelques preset de l’outil doigt que j’aime bien :

Alors ? Est-ce que je vous ai convaincu d’essayer d’utiliser cet outil ? J’espère que oui ! L’illustration ça doit être fun et les interdit, braver, donc la prochaine fois qu’on vous interdit d’utiliser un outil, demandez-vous pourquoi.


L’hibernation créative (le copain positive-attitude de l’art block)

J’ai croisé le mot il y a pas si longtemps que ça sur Tumblr et j’me suis rendue compte que ce fameux « creative hibernation » (hibernation créative pour les anglophobes), je l’effectuée déjà de façon régulière, que ce soit en me bloquant des journées ou une semaine.

Même si ce n’est que mettre un mot sur quelque chose qui existe déjà, j’suis contente de vous le présenter ce fameux mot. P’tet que comme moi ça vous aidera à mieux vous comprendre et mieux gérer votre vie créative.

C’est quoi la différence entre ce « creative hibernation » et un « art block »

Pour celleux qui avaient manqué, j’avais fait il y a quelque temps un article décrivant l’art block, justement, donc je reviendrais pas sur sa définition.

L’hibernation créative n’a pas de définition précise que j’ai pu trouver, mais on semble toustes d’accord pour dire qu’il s’agit de la période où notre énergie créative et notre flux d’idée sont au ralenti.

Pas tout à fait à l’arrêt donc et c’est ce qui le différencie de l’art block.
L’hibernation créative a aussi un côté beaucoup moins négatif et rappelle le roulement des saisons, donnant l’idée que ça fait totalement partie du processus créatif. Ce n’est pas quelque chose d’assez définitif à moins de faire quelque chose contre comme l’art block.

Le terme « block » sonne le stop et donne l’idée qu’on doit se battre contre pour passer de l’autre côté.

Le terme « hibernation » sonne comme quelque chose qui arrive de temps à autre, de façon organique et que ça s’en ira par lui-même naturellement quand le moment sera venu.

C’est une étape du processus créatif où on va rassembler de l’inspiration et de l’énergie pour reprendre tout aussi fort (si ce n’est plus) son parcours créatif.

Tous les créatifs vous parleront d’étape où ielles sont moins éparpillés dans leur multiple projet.
En tout cas, moi je sais que j’ai des périodes où je fourmille moins d’idée, en alternance avec des périodes où j’ai trop d’idée et pas assez de temps.
C’est important de le savoir, pour ne pas se flageller quand notre productivité redescend. Ça remontera.
Certains artistes le forcent même en prenant des jours ou des semaines pour se poser et se focaliser sur autre chose que leur travail créatif, que ce soit prévu ou non. Ces petites retraites font du bien à tout le monde, on peut pas être à 100% tout le temps.

C’est le moment pour se recharger les batteries, lire, se relaxer, se former et tester d’autres choses, bref, s’éloigner de son poste de travail habituel.

La cyclicité de la production créative

S’il y a une hibernation créative, cela signifie qu’il y a aussi un printemps créatif ! Où nos idées fleurissent, nos créations éclosent, bref notre pratique créative fait un bond en avant plein de joie, de couleurs et de sensation renouvelées.

Cela signifie sans doute qu’il y a sans doute des étés et automnes créatifs, mais je saurais mal les définir. L’idée reste sympa à garder en tête.

Un synonyme de cette cyclicité créative se retrouve dans les termes  » Input et output  » (entrée et sortie). C’est plutôt utilisé dans le domaine de la musique, je l’ai déjà croisé et j’ai lu que ça pouvait venir de Sting (bassiste et chanteur du groupe The police), mais j’ai pas retrouvé de source, donc prenez cette info avec des pincettes.
On retrouve l’idée d’avoir des périodes où l’on relâche plein de créations (Output/Sortie) et une autre où on prend le temps d’absorber ce que l’on reçoit des autres et de se recharger (Input/Entrée).

Dans tous les cas, il faut se rappeler que pour des jours créatifs il faut des jours sans.

À quoi ça peut ressembler une hibernation créative ?

On a toustes une façon de faire différentes, mais l’esprit créatif que je connais le mieux c’est le mien. Donc je vais vous parler de comment je vis mes propres hibernations créatives.

Déjà, au quotidien pour la repousser un peu (j’aime être productive, j’ai du mal à me rappeler que j’ai pas à être à 100% tout le temps), j’ai mon vendredi après-midi (parfois le matin) que j’ai bloqué pour me former et expérimenter. C’est mon temps de travail à moi où j’amasse de l’inspiration, apprends de nouvelles techniques, regarde comment font les autres ou tente des trucs que j’ai envie de tester, juste histoire de voir ce que c’est. De manière générale, je me déconnecte des réseaux sociaux, je mets mon casque et je reste dans mon petit monde, seule avec ma muse à faire des trucs rien que pour moi comme une grosse égoïste.
Indirectement, cela me permet de progresser et la semaine de rester motivé sur les projets pour des clients, parce que je sais que j’aurais au moins vendredi pour avancer sur des projets personnels et bidouiller dans mon coin sans pression.
C’est un temps personnel plus relaxé que les soirs de semaines ou les week-ends où je n’ai pas de pression d’être « productive », respecter un planning ou avoir de l’anxiété parce que je suis pas en train d’avancer sur un projet pro.

Tout au long de l’année, ça me suffit et ça me fait du bien, mais ça ne suffit pas en soi. À peu près 1 ou 2 fois par an, j’ai un moment où j’en trop dans la tête et ai besoin de temps rien que pour moi. Je le sens venir quand je commence à ne plus avoir d’idée intéressante ou de motivation de manière générale. C’est difficile à expliquer, mais c’est juste mon envie d’être productive qui ralentit. C’est comme ça que je sais que dans quelques jours, je vais être à plat.

Avant que ça n’arrive, je m’arrange pour déplacer autant de projets client que je le peux pour après et avoir une semaine sans rendez-vous où je pourrais faire mes journées à mon propre rythme.
Cela ne m’empêche pas le matin de répondre aux mais, mais la journée je suis injoignable et je fais mes choses dans mon coin.
Je ne me donne pas de projets ou de planing et j’explore mes journées comme elles viennent, à mon rythme tant qu’à 21h je suis au lit comme d’habitude (histoire de ne pas me fatiguer et garder un rythme normal).

Ce que je fais pendant ses jours ? Je lis (enfin) tous les livres et ebooks que j’ai achetés et mit de côté jusque-là, je rattrape mon retard sur les chaines créatives de Youtube, je regarde enfin les vidéos tutoriels que j’avais mise de côté, je réalise sans pression et sans les montrer des projets perso secrets, bref, je bidouille et je dessine très peu.
C’est aussi les moments où je fais des marathons le soir de film ou série avec mon chéri.
Et même si je tente de rester dans de la création, je ne me mets pas de pression si je fais juste lire des trucs sans aucun rapport (je lis beaucoup de fanfiction pendant ses périodes). C’est des genres de mini-vacances, mais sans masse-gratinée et en restant au bureau toute la journée.

En sortant de ces périodes d’hibernations, je fourmille de nouveau d’idées, mon Trello déborde de liens, images, croquis et idées que j’ai mis de côté et ça repart !

Fearless Self-expression with Rebecca Sugar

Alors j’ai l’air de sortir ça de mon chapeau magique sans raison, mais en fait non.

 » Expression de sois sans peur avec Rebecca Sugar  » en français, est un programme de cinq semaines mis au point par Rebecca Sugar (la créatrice de Steven Universe) en partenariat avec Cartoon Network pour arrêter le harcèlement.
Vous pouvez voir les différentes vidéos sur Youtube : Fearless self-expression with Rebecca Sugar | Stop bullying : Speak up.

Pourquoi j’en parle dans un article sur l’hibernation créative ?
Parce que je trouve ce programme idéal pour justement une hibernation créative !

Semaine 1 : Imaginez que vous êtes une éponge qui absorbe tout ce que vous voyiez/ressentez. C’est une semaine où on va tout donner et tout faire ce qu’on veut faire, sans montrer à qui que ce soit, on doit se presser pour évacuer tout ce qu’on a à donner (que ce soit par la dance, l’écriture, le dessin, tout).
Semaine 2 : On est désormais une éponge vide. C’est le temps d’étudier, sans émotion. Juste absorber de nouvelles informations. Regardez ce que font les autres, suivez ce qui vous plait. Juste, apprendre, toujours sans rien partager.
Semaine 3 : On va maintenant faire des bouteilles de ce qu’on aime. Collectez ce qui vous plait, vous procurent de bonnes émotions, que ce soit des dessins, photos, musique, ce que vous voulez et rassemblez ça à un endroit. Il faut absorber tout ce qu’on aime dans notre éponge.
Semaine 4 : Maintenant que notre éponge est pleine d’amour, il est temps de s’exprimer de nouveau. Dessinez votre chose favorite. Faites votre chose favorite. La seule condition est que cela doit vous faire vous sentir bien.
Semaine 5 : Vous l’avez fait ! Regardez tout ce que vous avez fait ! Que ce soit en études ou projet personnel. Montrez au monde ce qu’est votre collection d’amour !
Souvenez-vous que votre expression est vraie. Vous êtes une personne et vous pouvez vous exprimer comme vous le voulez.

Bon, c’est un gros résumé rapide, je vous conseille de regarder les vidéos originales, mais c’est tellement un bon programme pour retrouver sa propre voie et prendre le temps d’absorber au lieu de produire comme en temps normal.
Pas besoin de faire ça en 5 semaines, on peut aussi faire tout ça en 5 jours.


Faire de belles photos de ses dessins et peintures

Pas de scanner ? Pas de soucis !
Certes le scanner a des avantages certains, mais les photos aussi !

C’est toujours plus agréable de regarder une belle photo d’une illustration où on peut admirer les détails qu’une photo prise rapidement, sans focus, pleine de grains et avec des couleurs tirants sur le jaune où on a perdu les couleurs et la quasi-totalité des détails …

Bien sûr, les photos remplaceront jamais le fait de voir en vrai une oeuvre, on est d’accord, mais ça fait une vraie différence de voir une petite photo toute naze qu’un beau cliché en ligne.

Ce petit article est là pour vous aider, j’suis pas photographe, bien sûr, mais la plupart de mes conseils sont assez connus pour que vous puissiez les relire ailleurs et/ou les vérifier par vous-même.

Petit chien à l'encre par Scotis

Scanner VS Photographie

Je scanne toujours mes illustrations par défauts, parce que j’ai un scanner et j’aime garder une version numérique de tous mes travaux qui est en 300dpi et où tout est parfait. C’est une façon de les préserver dans le temps, même si je vends l’original ou qu’il lui arrive quelque chose (c’est encore jamais arrivé et je croise les doigts pour que rien n’arrive à mes originaux que je compte garder chez moi).

Les scannes bien propre, bien cadré, c’est très bien pour les portfolios. Pour faire des tirages, aussi. Dès que ça a un but un peu pro quoi.

Le souci du scannage c’est qu’on perd un peu du contexte et de la spontanéité de la chose. Si je veux présenter un dessin en cours, un scan va le rendre plus froid et moins attrayant à l’oeil … En prime, pour les WIP (work in progress) ça retire l’atmosphère autour de l’illustration (des fois c’est bien, souvent, pas vraiment).
Même pour un dessin finalisé, c’est bien souvent plus sympathique de le partager avec en fond son bureau, quelques crayons et du contexte qui raconte une histoire. Ça donne envie d’interagir, c’est moins froid.
Enfin, je sais que je préfère regarder les WIPs des autres gens quand c’est une jolie photo (même bien cadré) que juste un scan. C’est mon avis, mais je sais que je suis pas la seule. Pensez-y : vous préférez quoi comme image sur vos réseaux sociaux ? 

Les photos c’est bien quand il s’agit de partager, surtout sur les réseaux sociaux.

Matériel pour photographier

La réponse rapide c’est : ce que vous avez sous la main. Que ce soit un smartphone qui fait photo ou un appareil photo. Le tout est que ça fasse une photo d’une qualité correcte, même si elle ne dépasse pas les 1000px de larges.

Investir dans du matériel pro si vous prenez qu’une photo tous les trois jours de votre carnet, ça vaut pas trop le coup. Surtout qu’il y a de grandes chances que vous avez déjà un smartphone qui prend des photos d’une qualité très correcte.
Bien sûr, votre confort est à prendre à compte, donc peut-être qu’un autre matériel sera plus adapté, plus rapide à sortir, plus facile à installer, et caetera, mais si vous pouvez faire des photos de bonnes qualités à faible coût (de temps et d’argent), préférer cette option.

L’option téléphone est ma préférée.
Je prends mon téléphone qui traîne près de moi, je vais dans un endroit éclairé (souvent je bouge pas de mon bureau, merci les lampes blanches), je prends quelques clichés, je sélectionne celui que je préfère, si besoin est je retouche sur une application ou directement sur la galerie de mon téléphone et TADA. Emballer c’est pesé, j’peux partager.
Et le résultat me convient, alors que j’ai un téléphone pas très cher (<200€). Je l’avais choisi parce qu’il avait une caméra de bonne qualité. Si vous voulez faire des macros, je sais qu’il existe des objectifs à monter sur vos téléphones portables (j’me suis toujours dit qu’un jour j’en aurais, mais comme je peins pas souvent en traditionnel, j’ai pas encore investie).

Je sais que des gens utilisent un trépied, mais c’est souvent des gens avec des grandes oeuvres/peintures qui demandent en effet de ne pas pouvoir stabiliser leur coude sur leur table/bureau.
Donc si vous en avez besoin, vous pouvez investir, il en existe des petits pas trop chers.

L’essentiel de votre matériel et le plus important c’est : une bonne lumière et un beau fond.

Avoir un bon appareil photo c’est cool, mais si vous savez pas vous en servir et qu’il est relou à mettre en place … vous allez pas l’utilisez longtemps.
Lire un manuel d’utilisation c’est pas drôle, mais c’est la base pour maîtriser son appareil (photo ou smartphone) et combiné à la lecture de tutoriels, c’est un investissement (de temps) qui vaut de l’or.

Prendre une bonne photo

La lumière

C’est le plus important, donc j’vais tâcher d’être la plus précise sur le sujet sans être trop rébarbative.

Déjà, le flash : éteint. Toujours.
Le flash ça cause plein de soucis tel que la colorimétrie qui part aux fraises, des réflexions, des zones où l’image est cramée pour pas dire blanche … Plein de soucis dont on peut aisément se passer quoi.
Si vous êtes dans la pénombre, trouvez une source de lumière ou attendez, ça vaudra mieux.

L’éclairage c’est ce qui donne toute la différence entre une bonne et une mauvaise photo.
Si trop peu de lumière entre dans le capteur, vous aurez une photo floue, pleine des grains/bruits et les couleurs se mélangeront entre elles. Pas du plus bel effet quoi.
Si vous avez une lumière suffisante, la photo sera nette et si avez un éclairage naturel, les couleurs seront plus vrais et ressemblante à l’oeuvre originale. Vous avez tout à y gagner puisque vous vous retirez le temps de retouche couleur.

La lumière naturelle (du soleil quoi) est à privilégier aux lumières artificielles (qui viennent d’une lampe).
Les ampoules sont rarement d’une couleur « neutre », généralement elles tirent soient vers le bleu ou le jaune, ce qui fausse la balance des blancs et donc les couleurs de votre photo. Vous pouvez bien sûr retoucher la colorimétrie pour contrebalancer, mais il vaut mieux directement avoir la lumière naturelle et les véritables couleurs.

Avoir une bonne lumière naturelle s’obtient facilement en se plaçant près d’une fenêtre la journée. Même si le ciel est couvert, la lumière vous parviendra diffusée, ce qui adoucira les ombres.
Ou dehors. Dehors c’est bien aussi si vous avez un endroit sympathique où faire vos photos.

Si vraiment vous pouvez pas obtenir un beau soleil, tentez d’avoir une lampe avec une couleur  » neutre  » (comme dit plus haut, pas trop jaune, pas trop bleu quoi).

L’angle de prise de vue

Il y a pas mal d’angles qui sont sympathiques visuellement et permettent de bien voir les détails de son illustration.
Il n’y a pas d’angle magique ceci dit, tout dépend de l’illustration et il faut souvent en tester quelques-uns avant de trouver le bon.

Voilà les plus classiques qui marchent presque toujours :
– une vue du dessus bien perpendiculaire
– un angle assez bas (mais pas trop pour pas déformer l’image) venant de la droite
Le tout avec un peu d’espace vide autour, avec ou sans outils en vue. Le but est de laisser l’illustration respirer un peu et ne pas trop centrer (sauf si vous voulez montrer un détail en particulier, là, allez-y en macro et collez votre détail).

Si vous faites votre photo en intérieur et que votre surface réfléchit (je pense au vernis par exemple, ou au verre du cadre), tentez un angle de 45°, c’est celui qui vous permettra de limiter les réflexions.
Bien sûr, prenez l’angle de 45°, mais n’oubliez pas de garder l’illustration et l’appareil photo parallèle au sol pour éviter les distorsions. C’est là que les tripodes sont utiles.
Si vous n’en avez pas, calez vos coudes contre votre corps, cela limitera vos tremblements.

Le fond et la mise en scène

Idéalement, vous prendrez vos photos sur le vif, sur la table/le bureau sur lequel vous peignez/dessinez et avec vos outils disposez comme vous les avez utilisés. De façon à ce que vos photos reflètent votre méthode de travail dans la vraie vie de la réalité véritable.

Mais comme vous avez besoin d’une bonne lumière sur votre illustration, bah, c’est pas toujours possible de prendre la photo sur place si la luminosité est pas idéale.

Dans ce cas, n’hésitez pas à bouger votre illustration dans votre maison à la recherche d’un coin sympa et bien illuminé (ou même hors de votre maison, vous limitez pas si vous en avez la possibilité).

Rappelez-vous que votre fond (votre bureau à priori) ne doit pas attirer l’attention plus que votre dessin. Votre photo doit mettre en valeur votre illustration, pas votre table (même si elle est très jolie, votre table). N’hésitez pas à cadrer plus proche ou à retirer des outils si besoin est.
Dans la même idée, retirez les objets qui peuvent distraire ou qui n’ont pas de rapport avec votre illustration (emballage de gâteau, sopalin ou autres).

Si vraiment votre table est pas jolie ou prend trop d’attention par rapport à votre illustration, vous pouvez acheter de grandes feuilles de papiers neutres non réfléchissants (quand je dis neutre, je parle de couleurs, privilégiez du blanc, du beige, du noir ou du gris).
Vous pouvez aussi utiliser une couleur vive ou pastel, bref, une couleur qui contraste avec l’illustration, parce que c’est plus fun ou sympa, mais pensez quand même à ce que ça n’accapare pas toute l’attention (c’est toujours le même souci).

Vous pouvez vous amuser pour les objets qui entourent votre illustration : disposez autrement vos outils, rajoutez une carte de visite bien en évidence comme signature temporaire, un objet qui vous est cher … Amusez-vous, mais n’en rajoutez pas trop. Si ça fait fabriqué, ça donne pas envie de regarder de trop près et (vous me sentez venir) ça distraie de l’illustration.

Réglage de colorimétrie

Vous avez pris votre photo, mais vos couleurs sont pas vraiment fidèles à la réalité …
Soit vous avez mal fait votre réglage de balance de blanc, soit il faudra retoucher.

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, il vaut mieux faire votre balance des blancs avant de prendre votre photo (je reparlerais plus tard d’une retouche après avoir pris la photo).

La plupart des appareils ont une correction de balance des blancs automatiques.
Si ce n’est pas le cas (ou que l’appareil fait mal son travail), vous pouvez le faire facilement en prenant un bout de papier blanc et en ajustant le réglage (regardez dans votre manuel, l’option est différente pour chaque appareil) jusqu’à ce que ça ne tire plus vers le bleu ou l’orange, vous chercher à avoir un blanc pur.

Les trombones et pinces

Ce sont deux outils indispensables si vous prenez des photos de votre carnet.
Les pages ne tiennent souvent pas en places et si vous ne les tenez pas, le carnet se referme.

Pour éviter ça, vous pouvez utiliser des pinces (de chaque côté, sur un seul côté ou en haut des pages, selon la position de votre illustration) pour forcer le carnet et les pages à rester en place, ouverte.

Il existe plein de taille différente de pinces à papier, certaines plus grosses que d’autres. Prenez en une qui correspond à l’épaisseur de votre carnet.

Vous pouvez aussi utilisez du washi-tape, mais si votre carnet est épais cela ne maintiendra pas vraiment en place les pages et surtout, cela risque d’arracher le papier (selon la qualité du carnet et du washi-tape).

La photo en premier, l’encadrement après

Pour les peintures, pensez à prendre vos photos avant de vernir.

Le vernis (et le verre si vous comptez encadrer) crée des réflexions pas toujours gracieuses et qui empêchent de voir correctement votre peinture.
Si vous en avez la possibilité, prenez donc une bonne photo avant de passer le vernis.

Mes quatre premier jours de l'Inktober

Quelques spécificités du téléphone Android

(notez que je n’ai pas accès à un autre type de smartphone, mais que le fonctionnement doit être similaire, donc je ne ferais pas de paragraphe pour)

Il existe de nombreuses applications de retouches photo dans le store.
Si les options de bases sont disponibles dans vos options de capture de photos, des fois on a besoin d’un peu plus d’option ou de précisions.
C’est là que les applications sont utiles.

Certaines vont très loin avec la possibilité de rajouter des stickers, effets ou filtres, voir même de l’animation !
Mais il en existe aussi des très basiques qui font très bien l’affaire.
N’hésitez donc pas à en tester plusieurs pour voir celle qui vous convient.
Personnellement quand les options de retouches de mon téléphone ne me conviennent pas, j’utilise PicsArt. C’est simple et rapide, surtout il a plein d’options pour éliminer l’acné (oui, je m’en sers principalement pour mes selfies, du coup).

Si vous n’avez pas de scanner, je sais que le store regorge d’application pour scanner des documents. C’est l’occasion d’en trouver un remplaçant adéquat.

Retouche photo

Vous avez votre cliché. Il est beau. Il est bio. Mais il est vraiment pas très fidèle à la réalité … Ou mal cadré.

En toute logique, à moins que les réglages automatiques de votre appareil soient fantastiques, il ne prendra pas votre illustration telle qu’elle apparaît dans la vraie vie.

Pas de panique, ça arrive.
Il faut juste le retoucher un peu.

Pour cela, on utilise un logiciel (ou application) de retouches photo !
Il en existe plein ! Genre, PLEIN.
Sur votre ordinateur, il existe des logiciels en ligne ou à installer. Dans ce que je connais, il y a Photoshop, Gimp, PicMonkey et Pixlr. En fouillant un peu, vous en trouverez sans aucun doute un qui vous convienne.

Maintenant que vous avez un logiciel (et lu un peu de sa doc, idéalement). Qu’est-ce que vous allez retoucher ?

D’abord, le cadrage s’il était pas idéal de base. Vous voulez retirer les éléments disgracieux qui entrent dans le cadre, ou recentrer sur l’illustration.

Ensuite, sans aucun doute, la balance des blancs pour avoir vos couleurs justes. Peut-être un peu votre contraste pour que vos blancs soient bien blancs et vos noirs bien noirs.

Après vous pouvez entrer dans le détail : retirez un peu de poussière sur le bureau avec un outil de clonage, rajoutez une signature sur l’image, rajoutez un texte … Les possibilités sont pas mal infinies.

Sachez quand vous arrêtez.
Comme on dit « Less is more » (c’est la version anglophone de notre « Le mieux est l’ennemi du bien », mais voulant plutôt dire « en en mettant moins, on en a plus »). Cela veut pas dire que vous devez chercher à avoir une photo très épurée et pleine de vide (sauf si ça vous plait), juste qu’il faut savoir ne pas trop en rajouter ou en modifier.
Il n’y a pas de bons repères pour savoir quand arrêter, sinon notre instinct. Quand une photo vous plait, arrêtez-là. Il vaut mieux retoucher le moins possible vos photos et montrer fièrement ces imperfections.


InkTober – Le challenge à l’encre du mois d’octobre

Tous les ans en octobre c’est le même refrain : les illustrateurices aiguisent leur pinceau, plume et armés d’encre se mettent frénétiquement à dessiner tous les jours, suivant une liste de mot sans queue ni tête.

Il y a un ordre à tout ça, même si quand on connait pas, c’est un bien étrange ballet qui s’étale sur les réseaux sociaux. Et il y a toujours plein de questions et c’est parfois un peu galère de rester motivé tout du long … Alors voilà de quoi vous aidez, j’espère !

Qu’est-ce qu’Inktober

InkTober c’est la contraction du mot Ink (encre) et du mot October (octobre), c’est donc le mois de l’encre !
Il s’agit d’un challenge durant un mois entier (celui d’octobre), créé par Jake Parker en 2009. Le but est de poster chaque jour durant un dessin réalisé à l’encre noire.

Cela force à être régulier et à progresser, puisque 31 dessins dans le même médium, ça force forcément à apprendre des trucs en passant, que ce soit sur l’encre elle-même, mais aussi la composition et bien d’autres choses.
Ces dessins sont souvent postés en ligne (souvent avec les hashtags #inktober et #inktober2019), que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram ou dans diverses communautés en ligne. 

Le challenge rassemble des illustrateurs, pro ou débutant, de multiples pays. C’est un grand rassemblement que beaucoup prépare en amont.
Il n’y a pas de lieu spécifique où s’organise l’événement. Tout le monde est invité à participer, c’est convivial (si on évite l’aspect compétition) !

Est-ce que je peux faire ça numériquement ?

Quoi qu’en disent certains puristes. Oui, on peut faire InkTober sur son PC ou sa tablette (ou ailleurs).

Certes, le challenge se focalise en priorité sur le travail de l’encre traditionnel, mais on peut apprendre beaucoup de faire un travail d’encrage numérique ! Il ne faut donc pas hésiter.

Preuve en est, en 2018, Jake Parker (le créateur même d’InkTober) et Adobe ont collaboré pour offrir une série de brushes pour Photoshop.

C’est obligé d’être une illustration ?

Non.
Cela peut être n’importe quel type d’oeuvre qui requière de l’encre (c’pas moi qui le dit, mais la FAQ officielle).

Si vous voulez réaliser de la calligraphie pour l’occasion, du lettrage, crée une typographie, rédiger un poème ou une histoire courte … vous pouvez !

Le matériel

Est-ce que je peux faire un croquis avant d’encrer ?
Bien sûr (perso, je le conseille même, mais partir directement à l’encre peut être intéressant pour apprendre à être sûr de son trait).

Encre
Que ce soit au stylo bic, à la plume, au pinceau ou au bambou, toutes les méthodes pour appliquer de l’encre sont autorisés.
De même que toutes les couleurs d’encre que vous pouvez imaginer. Vous n’êtes pas coincé en noir et blanc donc.

Marqueurs et aquarelle
Sont autorisés !
Que ce soient en valeur de gris ou en couleurs. De même, si vous voulez utilisez du gelpen blanc par-dessus votre encre, vous pouvez.

Couleurs
Le but premier d’InkTober est de limiter les options pour forcer les artistes à créer sur du papier blanc, seul face à l’encre noire. Donc tentez de limiter vos options à une seule couleur, mais faites selon vos propres conforts aussi.

Prompt

Tous les ans vous pouvez trouver la liste officielle sur le site officiel sur cette page.
Cependant, vous trouverez au détour des internets plein d’autres variations !
WitchTober, The journey home Inktober prompt list, Pony’nktober, Dinotober, Elite Dangerous Prompt list … Les choix sont infinis et vous pouvez mélanger les listes qui vous plaisent, créez la votre, bref, vous n’êtes absolument pas obligé de suivre la liste officielle.

Vous n’êtes pas obligé de suivre la liste dans l’ordre !

L’intérêt de suivre l’ordre et la liste officiel, c’est de voir la multiplicité d’idée à partir d’un même thème. C’est ça qui est magique !

Quelques conseils pour que ça se passe bien

1/ Faites un dessin par jour
Mais ne vous surmenez pas. Si pour vous, tous les jours c’est pas possible, tentez un dessin par semaine ou un tous les jours impaire. Faites selon ce que vous pouvez. Tentez juste d’être régulier avec votre propre but. Même avec un seul dessin pendant le mois, vous aurez validé votre participation, ne vous inquiétez pas.

2/ Ce n’est pas une compétition
Le risque de voir tous ces artistes en ligne, c’est de vous comparez ou vouloir faire mieux que les autres. Stop ! Le but c’est de s’amuser. Ne vous mettez aucune pression.

3/ Continuez
Vous avez loupé un jour ? Vous pouvez reprendre en cours de route. Les pauses c’est important aussi, mais remonter sur le cheval ça aide à ne plus avoir peur. Les échecs font partie du processus vers le succès. Gardez le cap !

4/ Prenez soin de vous
Une douleur ? Arrêtez, étirez-vous ou faites une pause (de quelques jours s’il le faut). Pensez à boire, manger et dormir. Participer à un challenge c’est toujours dur, mais le but c’est de progresser et s’amuser, certainement pas de se retrouver dans une mauvaise place personnelle (mentale ou physique).
Si ça ne va pas, changez de médium ou de façon de faire, écoutez-vous et trouvez votre rythme qui vous convient. Chaque artiste est différent et chaque artiste doit adapter le challenge à elleux.

Surtout, InkTober ne doit pas devenir un faux tremplin vers la reconnaissance, la gloire ou que sais-je. Les commentaires et mentions j’aime font toujours plaisir, mais dessinez en priorité pour vous, retirez l’épée de Damoclès au-dessus de votre tête qu’est l’attente de l’approbation des autres. 
Cela vous aidera à être plus zen et à l’aise dans ce challenge.
Faites-le pour vous.

Notez que certains artistes prennent InkTober pour leur mois de marketing et prépares des mois à l’avance leur oeuvre pour chaque jour postez quelque chose de magnifique. Si vous vous y prenez le jour J en plus d’un emploi du temps chargé, cela ne vous sera pas possible et vous comparez à elleux ne servira à rien.

Si cela ne vous suffit pas, j’ai également à vous proposer la lecture d’un de mes articles pour vous donner des idées pour vous organiser à dessiner dans de meilleure condition et plus souvent.