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Par-delà le voile

(Il s’agit d’une suite de Par-delà le clavier)

Charlotte n’est plus avec la Compagnie de Thorïn. Voilà. Il va falloir s’y faire. De l’autre côté du voile, une certaine personne continue cependant de chercher sa place en Arda.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Temps : 4h
Inspiration(s) musicale(s) : Bande-sons Le Hobbit et LOTRO (Lord of the ring Online)

Détail(s) et inspiration(s) :

Je savais déjà ce que je voulais, puisque j’avais fait quelques thumbnails dans un coin et j’avais déjà décidé d’une composition.
La première étape que j’ai donc effectuée à été de faire un croquis relativement correct de chacun des personnages (on peut observer que j’suis encore pas mal en galère avec les humains niveaux anatomie ahah, même si on les reconnaît relativement par je ne sais pas encore quel miracle).

1. Une fois mon croquis fait, j’ai peint mon fonds. Il est simple au possible, parce que je voulais l’attention sur les personnages, mais aussi parce qu’il s’agit d’une couverture qui fera 200px de haut à la fin … donc les détails que j’aurais pu faire auraient été perdus, de toute façon.
Il s’agit d’un ciel de nuit, enfin, à la fin du couché de soleil. D’où le dégradé du orange vers le noir. J’aime bien cette palette de couleurs. J’ai ensuite fait les étoiles et la lune, avec un léger dégradé d’opacité (avec du recul, j’aurais dû juste mettre moins d’étoiles vers le bas où est le soleil … eh, heureusement que j’suis pas astronome ou en train d’illustrer un propos astronomique quelconque).
Sur ce ciel étoilé, j’ai peint des nuages bien cotonneux et noirs.
Niveau symbolique, le soleil se couche sur la vie que les trois protagonistes principaux ont connue jusque-là, mais comme le soleil n’est pas la dernière lumière du jour de Durin, la nuit n’est certainement pas la fin de leurs aventures. Bilbo se tourne désormais vers son anneau qu’il doit détruire avec l’aide de Gandalf et des conseils de Charlotte. Nori se tourne vers le futur, car il n’a plus que ça et il ne sait pas encore trop vers où se tourner, sa famille, ses anciens projets avant de s’embarquer vers Erebor ou … est-ce qu’autre chose serait la solution ? Et Charlotte bien que n’était plus là, continue de penser à eux et à vouloir le meilleur pour eux. Elle n’est plus là, mais toujours dans leur patte.

2. Charlotte étant un spectre dans ce tome (au cas où le fait qu’elle sache soudainement voler ne le laisse pas deviner), j’ai transformé le line-art du noir vers le blanc après avoir mis en aplat ses couleurs. J’ai ensuite dupliqué ce line-art et ai mit du flou sur ce duplicata, créant ainsi cet effet brillant spectrale.

3. J’arrive toujours pas à piger comment j’ai fait pour que Nori soit reconnaissable en faisant le line-art, mais une fois les aplats fait, je suis fière de moi. Je crois qu’avec le fonds, c’est l’élément le plus sympa de cette couverture ! Il a tellement de petit détail ! Et encore, là j’ai fait que les nombreuses tresses, j’ai pas encore commencé les textures …

4. Pour finir mes lineart, j’ai réalisé Bilbo Baggins, notre hobbit préféré. Je sais pas ce que j’ai fichu sur le ventre ? Genre l’anatomie du tronc est loupé et j’ai pas réussi à rattraper ça … Enfin, ça veut dire plus de session de nue pour moi, en me concentrant un peu sur les hommes que je sais pas dessiner (et même si je préfère dessiner des femmes, savoir dessiner les deux genres principaux me fera jamais de mal).
J’ai aussi réalisé quelques textures sur les vêtements de Nori. Comme avec toutes mes couvertures de fanfictions, la version finale fera 200px de hauteur, ainsi je n’ai pas cherché à m’appliquer spécifiquement ni n’ai cherché à trop en faire.

5. Enfin, l’étape où j’ai un peu corrigé les détails qui me gênaient. Les deux plus gros détails étant les yeux de Charlotte qui avec le lineart blanc rendait étrange et le ventre trop plat de Bilbo.


À tes côtés (je suis là)

Évangéline et sa maladresse. Une erreur de mail. George et son train-train quotidien. Un mail surprise. Une rencontre imprévue quand le destin s’en mêle, deux vies s’emmêlent.

Évangéline et sa maladresse. Une erreur de mail. George et son train-train quotidien. Un mail surprise. Une rencontre imprévue quand le destin s'en mêle, deux vies s'emmêlent.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop et Krita
Temps : 2h
Inspiration(s) musicale(s) : Tokyo Hotel – An deiner seite (ich bin da)

Détail(s) et inspiration(s) :

1. Cette illustration étant une couverture pour une de mes fictions (à la base une fanfiction, mais j’ai changé les personnages en cours de route, j’en reparlerais plus tard), il fallait que ça résume l’histoire, sans faire de spoiler, tout en étant attirant pour l’œil. Préférant les illustrations figuratives, j’ai sans surprise choisie de représenter l’héroïne de l’histoire, Evangéline. Je la voulais en train de se relever et d’aller toucher la musique (oui, on peut toucher les vibrations d’une musique et la ressentir à défaut de l’entendre). Il s’agissait de montrer qu’elle tente de se lever et de voir autre chose, un monde qu’elle ne connaît pas.
Pour comprendre exactement ce que je baragouine, je suis désolée, il faudra me lire …

2. Après avoir fini le croquis, j’me suis attaquée à  » comment que je représente graphiquement la musique « . Sur le croquis, j’avais dessiné une note de porté, entouré d’ondes. L’idée était pas trop mal, je trouvais. La musique, c’est des ondes après tout. Ondes après ondes, altération du sons après altération, on finit par la ressentir.
Je suis donc partie sur Krita et avec ses fonctions super utile, j’ai donc peint en noir sur blanc un zentangle concentrique de ce que je pensais qu’Eve ressentait pendant son histoire (personne ne captera ce détail et c’est pas le but, c’était juste pour me donner un guide visuel dans mes formes).
De retour sur Photoshop, j’ai retiré le fonds blanc du zentangle et l’ai placé correctement dans l’illustration.
J’ai choisi de mettre le zentangle rouge, mais au fur et à mesure de mes essais d’effets spéciaux sur la forme, ça a viré sur ces couleurs rouge-orange-jaune feu qui forme l’illustration finale. J’aimais bien ces couleurs et montre bien la beauté de ses couleurs, tout en évoquant un danger potentiel puisqu’on sort de la zone de confort du personnage.

3. Pour le fonds, j’ai choisi un dégradé du bleu vers le noir. Le noir, puisque l’héroïne ne connaît pas la musique, mais cela se révèle être sa sortie de son monde d’ombres, de doutes et sans support émotionnelle. Et le bleu ? J’aime bien le contraste et c’est pour moi une couleur chaude d’espoir. Après tout, le bleu du ciel au bout d’un tunnel annonce toujours de bonnes choses.

4. S’en est ensuite suivit la mise en aplat du personnage Evangéline.
Note que le haut à rayure a été une plaie à faire. Les femmes ça a des seins et donc du volume. Peindre des rayures sur des volumes, c’est horrible.

5. La couverture devait faire 200pixel de haut, du coup, j’suis restée très simple et n’ai pas fait de mise en volume, sinon un léger liseré de couleur pour donner un peu de volume au personnage. J’voulais pas noyer de détail l’illustration.

Tu nous parles de cette fanfiction ?

J’avais commencé il y a un an ou deux une fanfiction résolvant autour d’Evangéline et Gustav (du groupe Tokyo Hotel). En cours d’écriture, je l’avais abandonné pour manque de motivation.

Je l’ai reprise il y a deux mois, en me donnant pour objectif de finir toutes mes vieilles fictions commencées (parce que avant Par-delà le clavier j’avais jamais rien fini et si j’ai pu finir une fanfiction de 200 000 mots, j’peux bien finir ce que je veux).
Et pour me redonner la motivation, j’ai changé la localisation de l’histoire qui se passe uniquement en France au final et avec des personnages à moi (même si oui, ils sont plus qu’inspirés de Tokyo Hotel).

Choses dites, choses faites, en à peine deux semaines, j’avais finalisé et posté l’histoire !
Vous pouvez donc désormais lire A tes côtés (je suis là) !

Alors, oui, en tout j’ai mis deux ans à l’écrire, mais j’suis contente de m’être enfin motivée à en voir le bout. J’ai eut de bons retours dessus, en prime, ce qui m’a d’autant fait plaisir, même si elle est très peu lue par rapport à ma fanfiction du hobbit (100 lectures contre 10 000 au moment où j’écris cet article).

Mon conseil du jour sera : allez-y !
Reprenez ce vieux projet qui traîne dans vos placards et vous plaît, ça en vaux amplement le coup.


Par delà le clavier

« Charlotte était une femme normale, vivant dans le monde normale et jouant aux jeux-vidéos. Quand un jour en s’endormant devant Youtube, elle se réveille en Arda, dans la Terre du milieu sans trop savoir quoi faire avec elle-même. »

Début novembre, je me suis remise à LOTRO (Lord Of The Ring Online) après pratiquement 3 ans d’absence et avec ça, j’ai parlé à de nouvelles personnes. Chemin faisant, je suis genre, tombée dans le fandom (communauté de fan autour d’un livre/film/autre) ?
J’ai donc traîné mon conjoins devant les trois films du hobbit que je n’avais pas encore vue, version longue et lui ai emprunté son livre Le Hobbit. Chemin faisant … J’ai commencé à avoir envie d’écrire une fanfiction.

Pour les p’tits nouveaux dans le domaine des fandoms, une fanfiction c’est une histoire (une fiction) à propos des personnages d’un film/livre/autre écrit par un fan (et donc, sans autorisation de l’auteur original).
On parle parfois de fic’ ou fanfic’ en cours.

Devant le clavier

Cette fanfiction a commencé le 10 octobre.
Je l’ai écrit pour mon plaisir dans mon coin parce que j’arrivais pas à dessiner ou à me concentrer sur quoi que ce soit. C’était mon petit défouloir et à la base, j’avais aucun plan pour elle.

Début Novembre j’avais déjà dépassé les 50 000 mots et je me suis rendue compte que je m’étais attaché à mon personnage, à mon univers. Alors j’ai décidé de m’y consacré lors de mon NaNoWrimo, histoire de voir ce que je pouvais en faire de cette fanfiction (et voir si je pouvais la finir, aussi). Et le 23 novembre, j’avais fini mon histoire avec grand plaisir.
Faut dire que c’est pas mon premier essai de rédiger une nouvelle ou une fanfiction, mais jusque là, j’ai jamais rien fini, alors vous imaginez ma joie quand j’ai réussis à finir quelque chose !

C’est basé très largement sur le film, mais incorpore des éléments du livre, du jeu en ligne Lord Of The Ring Online et de l’univers de Tolkien en général. C’est un mélange de fanfiction écrit par une jeune ado’, tranche de vie et tout ce que j’aimerais pouvoir vivre si un jour j’avais la chance d’arriver dans l’univers.
Je me suis régalée à écrire et beaucoup amusé. Il y a eut beaucoup de retour en arrière pour éditer des scènes qui me semblaient faible, rajouter des choses qui me faisaient rire. Beaucoup de travail de recherche (j’avais JAMAIS lu le livre avant de commencer à écrire), beaucoup de délire et beaucoup de temps passé en général dessus.

J’y ai passé beaucoup de temps et même si je sais que je le sujet a déjà été traité des centaines de fois, j’ai passé trop de temps dessus pour juste le laisser croupir dans un bout de mon google drive.
Alors, petit à petit, à partir du 15 janvier et jusqu’au 29 mai, je publie un chapitre tous les deux jours.

Par delà le clavier

 

Et comme je dessine avant d’écrire, une fois mon histoire quasiment fini d’être rédigée, j’ai décidé de m’offrir une couverture. Parce que j’en avait la capacité et que ça me faisait plaisir.
Il y en a deux versions : une pour le site où je la poste et une pour moi. La première contient un fonds tiré du film (il s’agit de la façade d’Erebor). La seconde un motif dérivé de la ceinture de Nori et une fleur de lotus.

Quelques statistiques et fait divers

Cette fanfiction, c’est :
– 1 magicien
– 2 hobbits
– 8 actes
– 8h20 de lecture environs
– 13 nains
– 69 chapitres
– 157 146 mots (techniquement, c’est plus long que le Hobbit qui ne fait que 95 022 mots)
– 889 537 caractères

J’ai beaucoup apprit sur l’écriture, en plus d’avoir énormément prit du plaisir à écrire tout ça. Ce fut une expérience super fun, du coup, l’an prochain je compte déjà resigner pour le nanowrimo pour finir une oeuvre originale que j’ai commencé il y a déjà plus d’un an.

Mes fanarts de ma fanfiction

Oui, visiblement, faire des fanarts de ma fanfiction est mon nouveau dada maintenant que j’ai fini d’écrire. Dooonc … les voilà. La plupart sont fait de façon rapide, parce que je les fait pour mon plaisir personnel avant tout.

Bilbo prenant la température de Charlotte (Ch 3 Une elle en moins)
La robe offert par Bilbo (Ch 5 Où est-ce qu’on va ?)
Fan-art dérivé du chapitre  » Je me suis faites belle pour un lustre  » (ch. 31) Nori démêlant les cheveux de Charlotte

La vie palpitante d’Amewielle

Petit morceau de rôle-play réalisé dans et pour le jeu Dofus.

Une journée paisible à Amakna …

Ce matin-là, tout était calme dans les champs de Bonta, une petite ville du monde des douzes. C’était peut-être même un peu trop tranquille et la moiteur de Brâkmar manquait quelque peu à Amewielle, ancienne neutre. Mais voilà, elle était devenue Bontarienne pour des raisons pratiques et les Brâkmariens l’avaient jeté lorsqu’elle avait voulu y aller.

Allongé de tout son long dans le champs de malt, sur le dos et bras croisé derrière la tête, la jeune crâette observait les nuages. Avait-elle rêver où voyait-elle une dragodinde volante dans ses nuages informes ? Elle souffla doucement dans l’air du matin. Amewielle était jeune, pas très fougueuse et pas grande combattante, mais elle était assez mûre et ambitieuse. C’était sans doute ça qui l’avait mener à la tête d’une guilde. Elle était fière de sa guilde, qui lentement, mais sûrement, s’élevait vers les hauteurs. Certes, ce n’était pas encore tout à fait ça, la jeunette avait encore beaucoup à apprendre. Mais elle était épaulé et c’était le principal. Maintenant, si elle avait un soucis, elle le savait, ses compagnons seraient là pour elle.
Quand soudain, une dragodinde écarta doucement les brins de malt et commença à brouitter les cheveux pourtant bleu d’Ame’.

 » Eh Fidji, ma belle … Ce ne sont pas des manières.  » dit-elle en soulevant mollement une main fine pour caresser le museau de la dragodinde. Cette dernière était fine, svelte et bien en forme, avec des yeux pétillants de malice. C’était la compagne d’aventure de la crâette, mais aussi sa meilleure amie et celle qui veiller sur elle la nuit, quand Ame n’avait pas envie d’aller dans une auberge. Amewielle avait beau être très sociable, bavarde, curieuse et toujours prête à de nouvelle rencontre, elle évitait les auberges. Pourquoi ? Tout simplement à cause de tout ses hommes en rut qui y logé. Elle avait régulièrement des avances et ne supportait pas, ou très peu et son côté  » je dis tout  » avait tendance à causer de fâcheuse dispute.

Elle se redressa lentement, observant le champs de malt roux qui doré sous l’effet du soleil du matin alors que Fidji fit deux pas en arrière, observant quand à elle un champs plus loin. Ce jour-là, Amewielle devait débourrer deux dragodindes, s’occuper des autres et vérifier que l’une de ses femelles n’avaient pas mit bas. Elle s’étira lentement et vu une dragodinde pourpre filé ventre sous les pattes avec sur son dos un cavalier un peu trop pressé. Ame sourit à la vu de cette aventurier plus fougueux qu’elle.

Fidji poussa un cri et commenca à piaffer, ce qui eut pour effet de faire rire Amewielle.

 » Doucement fougueux destrier ! J’arrive ma belle, ne t’en fait pas.  » murmura-t-elle dans l’oreille de la dinde une fois debout. Elle sauta lestement en selle et fit pivoter la dinde en direction de la ville de Bonta. Docile, la dinde partit au trot, allongeant l’encolure et martelant le sol de ses pattes.

Arrivait devant les gardes, les deux eurent un instant d’hésitation devant les gardes, puis elles foncèrent vers les enclos publiques. Amewielle n’aimait pas être en enclos publique, mais elle n’avait pas encore tout les sous pour acheter un enclos privé. Au bout de quelques minutes dans une ambiance trop apprêté, surjoué et faite de toute pièce pour paraitre idyllique, elle arriva devant un enclos plein d’abreuvoir. Trois jeunes dindes lui foncèrent dessus en piallant et Fidji partit en cabriole vers elle, secouant l’encolure de joie. Amewielle caressa une à une chacune de ses jeunes en leur murmurant des paroles du haut de la grande. Elles étaient ici pour grandir et certaine allait bientôt être prête.

Elle avisa Epson et Brugnion, les deux plus vieux, respectivement un mâle amande et un mâle pourpre. Ils avaient tous les deux grandit à leur rythme et aujourd’hui, ils étaient prêt à connaitre un cavalier. Quand à Lilas, la femelle orchidée, elle semblait impatiente elle aussi. Fidji souffla doucement dans les naseaux de Brugnion qui partit fougueusement en saut de mouton, sous les rires d’Amewielle. Elle descendit du dos de l’orchidée dorée et donna du poisson à chacune des dragodindes. Elle fit le tour des enclos pour ramener tout le monde dans le même enclos pour observer chacun.

Kafran, le mâle roux semblait prêt à faire sa seconde reproduction et était plein d’entrain à courtiser Ino, la belle ébène déjà pleine qui devait mettre bas sous peu. Boutchou observa Epson, son jumeau et petit frère avec étonnement et chacun semblait bien aller. Elle nourrit chacun et partit débride et déseller Fidji. Non contente de sa liberté, elle partit gaiment jouer avec les plus jeunes dragodindes du troupeau, s’en donnant à coeur joie.

Amewielle s’approcha lentement d’Epson et lui fit renifler des affaires. Avec des gestes doux et avec beaucoup de mot doux, elle sella et brida le jeune. Puis elle se souleva en posant une main sur la fourchette, tenant les rênes et une main sur le trousseau, lentement et se posa en sac à patate sur le dos de la dinde. Stressé, Epson releva l’encolure et observa d’un drôle d’air sa cavalière. Lentement, elle passa sa jambe au dessus de la croupe et se mit enfin en selle, se redressant lentement. Bon élève, l’amande ne bougea pas, se contentent de mâcher son mord en secouant l’encolure. Sa cavalière lui flatta alors l’encolure et pressa ses talons contre ses flancs. Non content de partir, la monture partit au grand trot vers de nouveaux horizons.

Si au départ, elle eut du mal à le faire tourner et à lui montrer le chemin, le jeune comprit vite les codes de l’équitation et elle put relâcher les rênes afin de ne pas trop lui tirer dessus.

Arrivé au zaap de Bonta, tout se compliqua. Devant cette porte ouverte sur un autre lieu, Epson recula, s’agitant maladroitement. Pressant les talons, l’étalon s’ébranla vers l’avant, avant de tirer brusquement la tête vers le bas. C’était sans compter les années d’expériences d’Ame qui en bonne cavalière, desserra simplement les doigts pour laisser les rênes filer et ne pas être déséquilibré. Epson finit par se calmer sous les caresses et mot doux de sa cavalière avant de passer très lentement le zaap. 

Le béton et la lumière artificiel blanche de Bonta laissa la place à un sable jaune, un soleil vif et des couleurs chatoyantes. Un peu ébahis, Epson fut dur à contrôler sur quelque mètre avant de partir à la découverte de l’ile d’Otomai. S’en suivirent les premiers combats de la dinde et la découverte de son bon caractère. Il avait beaucoup à apprendre et beaucoup à donner.

Quelques heures plus tard, le retour à Bonta et à l’enclos se fit sans mauvaise passe et elle put alors faire le même premier entrainement à Brugnion, bien que celui ci lui fit plusieurs fois des écarts mémorable et de belle dérobades. Fonçant dans le tas, combattre avec lui ne fut pas une simple balade de santé. Mais Amewielle réussit tout de même à lui apprendre les rudiments de l’équitation.

Elle passa l’après-midi tranquille avec ses dindes en compagnie de Fidji, même si elle vu un détour vers les champs pour faucher quelques céréales pour faire du pain. Fidji avait un énorme faible pour les pains à bases de viandes et ne pu s’empêcher de montrer son mécontent quand elle vit que les seules pains à bases de viande était à base de chachas. Ronflant, elle tapa sa patte contre le sol et poussa un cri. Pour la consoler, Amewielle lui offrit alors du Goujon qui fut engloutit en moins de temps qu’il n’en faut pour dire  » Goultard « .

Et quand lentement le soleil commenca à décroitre, Amewielle remarqua qu’Ino s’éloignait du reste du troupeau. Suivant son instinct d’éleveuse, elle la suivit. Confiante, Ino la laissa venir avec elle dans un coin de l’enclos et se coucha, observant ses flancs. Ame posa sa main sur le flanc de la dragodinde et sentit alors les premières contraction. Confiante, elle sourit à la dragodinde et la caressa.

 » Tout va bien ma belle, je suis là, à deux, on va réussir.  » lui chuchota-t-elle à l’oreille. Et au bout d’une heure de travail éprouvant, un dragodindon ouvrait pour la première fois de sa vie les yeux sur une crâette au drôle de cheveux bleu et sur une dragodinde ébène. Le petit était le portrait craché de sa mère : d’un beau noir profond. Amewielle le noma Calcifer et bien qu’un peu triste que ce ne soit pas un émeraude tant voulu, elle était fière. Ino lécha son petit pour le réchauffer et bientôt tous les deux rejoignirent le troupeau.

Fidji s’approcha alors d’Ame et lui souffla dans les cheveux.

 » Désolé ma belle que tu ne puisse connaitre ça …  » lui dit-elle tristement. En effet, Fidji avait était stérilisé avant d’être vendu à Amewielle et jamais, elle ne connaitrait le bonheur d’être mère. Amewielle lui prit l’encolure dans ses bras et la câlina tendrement.

La soirée passa à travailler les dragodindes, à débourrer la trop docile Lilas. Finalement, Amewielle décida de partir rejoindre un ami dans une taverne. C’est ainsi que elle et Sacrileur-terror discutèrent de l’avenir de la guilde et de la postulation d’un nouveau. Le sacrieur était l’un des plus vieux de la guilde et un excellant guerrier, il était toujours agréable de discuter avec lui et de ne pas être seule à choisir. Ame apprécié beaucoup sa compagnie, bien qu’elle fut trop rare à son gouts.

Puis, la nuit tombante, après avoir quitté la compagnie du sacrieur et était tuer quelques monstres sur l’ile d’Otomai, Fidji et Amewielle partirent chercher un coin sous un palmier tranquille sur l’ile pour dormir. Fidji se coucha aux pieds de l’arbre, pattes soigneusement replier sous elle tandis que Ame se lova contre elle, lui caressant le chanfrein.

 » Demain sera une autre journée, différente d’aujourd’hui et qu’après demain, avec son lot de surprise. Bonne nuit ma belle.  » lui confia-t-elle avant de l’embrasser tendrement sur le bout du nez.

Le royaume d’Annwn (RP Minecraft)

Année 973, par delà la grande mer de Farrad, quelques part,
Nous sommes enfin arrivés sur des terres pleines de promesses.
Nous, Clan Shinoda avons embarqué sur le Bishamon aux côtés de deux autres peuples, les nordiques sur le Skidbladnir et les romains sur l’Europa. Si nous en sommes là, c’est que de graves évènements nous on poussé à quitter la terre de nos ancêtres. Ce continent si sûr qui nous avait nourri et élever depuis des générations est tombé aux mains d’un empire qui dépasse notre entendement : l’empire d’Annwn, comme ils aiment à s’appeler. Ces êtres ne sont ni vivant, ni mort et nos anciens amis sont devenus nos ennemis sans que nous ne puissions rien y faire. Nos mémoires n’ont jamais connu rien de tel et aucun écrits ne relate de massacre aussi grand que ceux que ce peuple sans pitié a pu perpétrer. Les combats n’étaient pas sanglant : ils étaient effrayants. Nos frères tombés au combat devenait des leurs et ne se rappelait plus de ceux qui avaient fait partie de leur famille. Leurs rangs grossissait ainsi, sans qu’une solution ne soit envisageable tant cela dépasse tout entendement. Jamais nous n’avions connu de tels ennemis qui enrôlaient ceux qui venaient se battre contre eux. C’est la mort dans le coeur que nous avons dû avouer que nous ne pouvions rien faire pour eux, comme pour nous et nos familles.
En secret, les survivants de ces massacres ce sont réuni dans le but de faire un choix pour la survie de nos peuples. Mon père, trop vieux et trop attaché à notre territoire m’a envoyé pour représenter le peuple asiatique. La conclusion de cette discussion fut que la situation était désastreuse et le seul moyen trouvé fut de fuir les terres d’Endal, loin, par delà la mer de Ferrad, vers l’ouest. Nos trois peuples rassemblèrent des vivres en grands nombres, nous nous sommes rassemblés sur trois grands bateaux et nous avons quitté notre terre, celle que nous avions toujours foulé. C’était la mort dans l’âme que nous faisions ça, mais il le fallait et nous le savions tous, au fond de nos coeurs.
Nos trois peuples sont finalement arrivés sur un territoire encore vierge de tout homme. La nature y était libre, l’eau et l’air pur, la nature avancée, il n’y avait pas de chemin. Un univers libre où nous pourrions nous épanouir. Nous avons mouillé nos ancre et avons fait quelques explorations. Les vaches, cochons et moutons gambadait librement, s’ébattant dans une paix qu’aucun de nous n’avions connu. Nous les terrifions, ils nous fuyaient, ils n’avaient jamais encore connu d’humain, mais nos russes pour les amadoués et leur ignorance face à nos méthodes furent une bonne source de nourriture. Ces terres nous paraissaient comme une promesse d’un avenir meilleur que ce que nous avions connu. Chaque peuple décida d’une direction à prendre pour s’installer et d’un nom.
Désormais, notre peuple s’appellera le Clan Shinoda, en l’honneur du village que nous partagions autrefois et ce continent s’appellera Akhenar.
Senshyn, chef du Clan Shinoda
Année 973, terre d’Akenar,
Le Clan Shinoda c’est installé sur une archipel. Le village se trouve sur l’île centrale, auprès d’un désert. L’eau y est clair, le vent frais, le soleil brillant et les esprits légers. Nous avons trouvé des lieux abandonnés, mais rien qui ne nous menace. Nous sommes enfin débarrassés de la terreur de l’empire d’Annwn. Nous construisons avec entrain ce qui sera le berceau de nos futurs générations, nous plaçons tous nos espoirs en ce lieu.
Pour symboliser ce nouveau départ, cette renaissance de notre peuple, nous avons peint un taijitu de seihoukei, il représente le mouvement d’alternance des qi yin (noir) et yang (blanc) inconcevables l’un sans l’autre et recélant chacun un germe de l’autre, ce sont deux catégories complémentaires, que l’on peut retrouver dans tous les aspects de la vie et de l’univers. Le yin représente entre autres, le noir, le féminin, la lune, le sombre, le froid, c’est la part féminine de la nature. Le Yang, quant à lui, représente entre autres le blanc, le masculin, le soleil, la clarté, la chaleur, c’est la part masculine de la nature. Nous avons connu des évènements qui font que nous ne croyons plus au taoïsme, nous avons besoin d’un nouveau départ, aussi bien mental que physique. Cette nouvelle représentation de la divisibilité infinis nous permet de nous rappeler d’où nous venons. Nous ne sommes que la continuité de notre ancienne terre, nous portons le germe de nos souvenirs et c’est à nous de transmettre le message à nos enfants pour faire en sorte qu’un tel évènement ne se répète pas.
Je m’inquiète cependant pour ceux que nous avons laissé derrière nous. Ma jeune soeur a bien grandit depuis notre départ et je la sais prêtre à suivre mon chemin de chef de clan. Je repars avec quelques-uns essayer de ramener mon père et d’autre. Nous savons où nous allons, ils seront moins retissent. J’espère qu’il n’est pas trop tard pour eux.
Senshyn, ancien chef du Clan Shinoda

Terre de Minecraft

Le sommeil de l’homme se décompose en quatre phases : la somnolence, le sommeil léger, le sommeil profond et le sommeil paradoxal. Il s’agit d’un état récurent de perte de conscience que l’on subit plus ou moins, les femmes le gérant moins bien que les hommes. Ce rythme est appelé rythme circadien, il s’agit de l’alternance veille/sommeil que subissent les animaux. Cet état est aussi le siège du rêve, une conscience dans l’inconscience qui peut amener dans de rare cas à des terreurs nocturnes ou encore à des rêves lucides.

Dans certains cas, plus rares, les rêves lucides donnent accès à un monde onirique lors de la phase de sommeil paradoxal. Contrairement aux autres formes de rêve, celui-ci est bien concret. Amener à vivre une seconde vie dans sa vie, le repos accordé est le même. Lors de son sommeil, ces phases sont déréglés afin de se caler sur celle de quelques autres, formant une communauté, pouvant ne pas être présente en même temps, se rejoignant dans cet empire que les autres ne connaîtrons peut-être jamais. Les rares personnes en parlant sont souvent traité de folle, d’anormal ou juste de bon rêveur, voir de benêt. Ne pas en parler à autrui reste la meilleure solution et ces rêveurs se retrouvent entre eux, profitant d’une mémoire collective exceptionnelle dû à leur double-vie, chacun apportant sa pierre à une bâtisse commune. Le but de ce rassemblement de souvenir n’est pas seulement dans un but de partage dans un premier temps, mais dans un but de conservation. En effet, ceux qui ne se prennent pas le temps de divulguer leur savoir et de le consigner leurs actions, se révèlent souffrir de trouble de la mémoire, qui se manifeste dans leur vie de tous les jours par des troubles de la mémoire et des distorsions de la perception du réel et dans le monde onirique, comme des disparitions d’éléments du passé. Cet exercice est donc fondamental, c’est pourquoi la phase du sommeil profond est si importante pour ces rêveurs. En effet, il semble que cette phase soit la plus propice à cette activité et c’est à ce stade du sommeil que la plupart des rêveurs écrivent leurs mémoires dans un lieu commun et impalpable auquel ils sont les seuls à avoir accès.

Lors de la découverte de ce monde onirique, le rêveur préfère parfois ne pas croire et ne pas comprendre. Une fois l’adaptation faite, ce monde se révèlent profond dans sa compréhension et offre une chose que la réalité ne permet pas : vivre son rêve. C’est pourquoi les rêveurs aiment tant ce monde qu’ils peuvent influencer. Assagit par une vie dans un univers plus tangible, ils sont capables dans leur sommeil paradoxal de mieux appréhender leurs expériences nocturnes. Ils souffrent de la faim, de la douleur et de divers symptômes, mais la disparition dans ce monde n’est que le chemin menant vers un autre rêve. En effet, la mort dans le monde onirique provoque un réveil terrible au rêveur qui se traduit en terreurs nocturnes, perturbant la phase de sommeil profond si capitale.

Cette communauté a été découverte par Alulyan, la première rêveuse. Elle ne sait pas trop comment elle s’y est prise pour le découvrir, ni comment les portes de ce monde se sont ouvertes aux autres, mais elle se révèle un pilier plus qu’important puisqu’elle est la seule à ne pas souffrir du réveil et est capable de faire des actions que les autres rêveurs ne peuvent effectuer. Les premiers arrivants ont donc appris avec elle, avant d’échanger et d’apprendre par eux-même. Alulyan n’a aucun contact avec le monde réel, coincé dans ce monde étrange,  » Les terres de Minecraft « .


Je ne comprends pas. Comment cela a-t-il pu arriver ? Ce n’est pas normal. Je dois rêver, mais quand je me frappe pour me montrer que je rêve, cela ne change rien. Remettons les choses dans l’ordre, ça m’aidera sans doute à comprendre le pourquoi du comment de cette chose sans queue ni tête. J’étais chez moi. Bien, ça, c’est normal. Devant mon ordinateur. Activité normale. J’ai fermé les yeux et pouf. Oui, voilà, pouf. Je me suis réveillée dans un monde digne d’une GameBoy, mais en 3D et pas sur écran. Non, je suis moi-même devenue carré. Au moins, au revoir mes rondeurs de femelles prête à être fécondée pour perpétuer la race. En temps normal, ça m’aurait arrangée, j’aime pas mes attributs féminins, surtout en haut, si vous voyez ce que je veux dire. Sauf que là, c’est pas NORMAL. Pantoute. A vrai dire, je me sens même mal à l’aise. J’ai jamais vraiment connu les consoles pleines de pixel, en dehors de Pokemon, je suis pas ce qu’on appelle une retro-gameuse, mais être soi-même un amas de pixel, croyez-moi ça me fait pas tellement rire.

Mon premier réflexe à était de me planquer derrière un arbre et de me prendre la tête. C’est irrationnel. Encore, ça aurait pu passer si un squelette, oui, un squelette ne m’avait pas tiré dessus avec un arc. Pourquoi pas un ours qui essaye de me tuer avec un flingue tant qu’on y est ? Hein ? J’ai donc couru et me suis cachée plus profond dans la forêt, là où il ne me trouverait pas. Je n’ai aucun instinct de survie. Des créatures vertes yamakakis et kamikaze qui explosent, des zombies qui cherchent à me manger le dessous du crâne et encore des squelettes, même des araignées, moi qui suis allergique à leur morsure ! Je ne comprends rien. Je suis dans un monde parallèle ? Dans tous les cas, je viens de filer à la lumière du jour où ils semblent me laisser tranquille. Une fois la nuit venue … qu’arrivera-t-il ? Je vais mourir, non ?

Je vois … des lettres flotter dans l’air ? Alulyan ? C’est quoi ça donc ?

 » Hola ? Du bateau ? J’ai peur …  » que je chuchote si bas que je doute d’avoir prononcé quoi que ce soit. Bon, la social autophobe, tu souffles par le nez, tu redresses ce qui te sert de torse et tu vas le voir. Grand sourire qui peut passer pour un sourire de psychokouak, allure malhabile tel un mouton cubique de ce monde étrange et mouvement de bras digne d’Animal Crossing.

 » Bonjour. Je suis Scotis, enchantement partagé qui que vous soyez, je suis perdue, en train de me parler à moi-même depuis dix minutes, je flippe, j’ai besoin de quelqu’un avant de disjoncter sérieusement, j’suis en train de m’imaginer le monde en cube et avec des créatures bizarres, ce serait possible qu’on m’interne dans un hôpital psychiatrique ?  » j’explique posément à la créature humaine en face de moi. Moment de solitude, elle ne me répond pas. Elle ne parle pas ?

 » Hello, je suis Alulyan. Bienvenue sur les Terres de Minecraft.  » me répond donc la créature dénommée Alulyan qui au vu de la voix est une femelle. Minecraft ? Ouf, j’ai un père allemand et c’est ma langue paternelle. Donc, mein ça veut dire mon ou ma. Kraft c’est en vertu de. Heu ? Mon en vertu de ? Même ça ça veut rien dire … En anglais peut-être, je suis nulle en anglais. Mine c’est mon. Craft c’est artisanat. Mon artisanat. Aucun sens.

 » Je comprend rien. J’suis fichus  » je pleurniche et me prostre à genoux au sol. J’ai dû prendre trop de chocolat, ça me donne mal au coeur, j’ai fait une intoxication, ma mère m’a emmenée à l’hôpital, on m’a fait des piqûres dans mes veines qui roulent et je délire. Oui, voilà, c’est ça, tout va bien. Calme. Respire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Là … Je vais mieux ? J’entrouvre un oeil. Non. Je ne vais pas mieux.

Par contre, elle me fixe fixement la bougresse. Elle pose une main sur mon épaule et me contemple, souriante et rassurante.

 » Minecraft, c’est le lieu où tu es. Le nom n’a que peu d’importance, ils ont une origine, mais peu de gens s’en souvient. Pourquoi la France s’appelle France ? A cause des Francs. Pourquoi France ? Pourquoi Francs ? Il ne faut pas que le nom t’effraie. Relève-toi, on va se mettre dans un endroit plus rassurant qu’une forêt.  » explique d’une voix douce Alulyan. Si rassurante que je me lève et la suis, main dans la main simplement, profitant de ne plus être seule pour observer le monde qui m’entoure. Ce n’est pas si effrayant que ça. Le ciel est bleu, le soleil carré, jaune et lointain, l’herbe verte, il y a des fleurs colorés jaune et rouges, des arbres droits et fier, à l’occasion, des animaux dont des moutons. Pas de quoi avoir peur du monde en lui-même quand on oublie les créatures étranges. Par contre, le fait que je ne sache pas comment j’ai atterrie-là, ça c’est stressant. Elle m’emmène à un delta, entouré de sable.

 » Je n’ai vu personne d’autre que toi ici, c’est normal ?  » je demande, poliment, ne souhaitant pas être dérangeante.

 » En effet, tu es la première que je vois. Je suis ici, seule, depuis très longtemps, à dire vrai, je n’ai pas compté les jours qui ont passé, les jours s’étendent, si cours et si long. Ils sont différents de ce que j’ai connu autrefois. Ici, tout est différent tout en étant semblable, mais la vie y est douce.  » explique-t-elle en regardant le soleil à travers ses paupières.

 » Sans soucis. C’est un paradis.  » souffle-t-elle à demi-mot.

Elle était confiante et son attitude assurée était rassurante. En l’absence de repère, je ne pouvais que la croire et rien que l’idée que ça peut être pire me calme. Je ferais un récapitulatif après lui avoir parlé calmement, après tout, si elle ne s’en fait pas, je n’ai pas à m’en faire. C’est vrai, à part mon PC, rien ne me manquera réellement. C’est un nouveau départ. Alulyan se tourne vers moi, me laissant admirer son visage de rousse. Elle est charmante.

 » Je t’aiderais si tu veux à te faire à ce lieu, on ne sera plus seule toutes les deux.  » propose-t-elle, tout sourire, face à moi, nos deux mains jointes.

 » Je veux bien, je commence à avoir un peu faim après toutes ses émotions. Quels sont les plats locales ?  » demande à ma place mon estomac à ma nouvelle complice. Après réflexion, les petits plats de ma grand-mère paternelle vont me manquer …

 » Tu … as faim ?  » s’étonne Alulyan, me regardant étrangement.

 » Bah … Heu, oui ? Enfin, oui, j’ai faim. Pourquoi, toi, non ?

– A vrai dire, je ne ressens rien ici. Tu ressens des choses toi ?

– J’ai le ventre qui papillonne entre le stress et la faim, je suis un peu fatigué, mais franchement, ça va. « 

Elle ne dit mot, me contemplant, perdue dans des pensées que j’ignore.

 » Je ne connais pas la faim, mais j’ai vu des vaches là-bas, que dis-tu d’un bon steak ?  » élude-t-elle en regardant plus loin, vers le haut du cour d’eau. Elle commence à s’éloigner du bord de l’eau et je la suis, rattrapant sa main et tentant de la serrer, ce qui n’est pas facile quand on a qu’un moignon cubique. C’est vrai qu’elle ne semble pas pareille, elle marche d’un pas plus assurée, parfois un peu flottant et cela ne doit pas être du à sa connaissance du lieu.

Soudain la fausse tranquillité du lieu envahit par des cubes verts fut rompu par un cri qui était une salutation un peu brusque.

 » Hey ! Au secours ! Je suis tout carré et y’a un truc qui m’est rentré dedans ! et j’ai perdu mon téléphone ! et j’ai peur… ! « 

C’était un jeune homme brun, carré comme Alulyan et moi qui nous courrait dessus, affolé. Je ne suis pas la seule ! On est pas seule. La jeune fille à mes côtés semble désarçonné. Si elle était seule auparavant, voir deux autres êtres devait en effet lui faire un drôle de choc. Comment réagir ? J’étais moi-même dix minutes auparavant totalement paniqué et je ne savais pas comment le calmer.

 » Hello, je suis Alulyan et voici une nouvelle comme toi, Scotis. N’ai pas peur, tu es en sécurité sur Les terres de Minecraft, vient avec nous et calme-toi.  » explique la rousse, paisiblement.

 » Coucou, je suis Scotis. Toi aussi tu viens de … Heu ?  » j’allais dire le monde réel, mais comment savoir ce qui était la réalité quand on a  aucun point de repère ?

 » Heu … Je sais pas d’où tu viens, moi je viens de France, pas d’ici, dans un monde où on a des doigts, où on est pas carré et où les squelettes ne nous tirent pas des flèches. D’ailleurs, les squelettes par chez moi, ça se trouve plutôt dans des cercueils et ça ne bouge pas …  » saluais-je.

 » Ah bah tiens !  » s’exclama-t-il éludant ma question. Donc, ça ne répondait pas à ma question et je ne comprenais pas sa réponse. Je répond quoi à ça moi ?

 » Non, mais les squelettes quoi ! J’avais pensé à des nains et des licornes.

– Hein ? Des … Licornes ? Après tout, ça parait tout aussi logique. D’où viens-tu ?  » demandais-je pendant qu’Alulyan nous observait, sans mot dire. Elle recommença à marcher, me tirant puisque je lui tenais encore la main et pendant que Kainushi me répondait, il nous emboita le pas.

 » Bah, pareil que toi. J’suis français aussi. Encore que tout ce qu’on vit là ouvre des perspectives aussi fantastique qu’impressionnante. Communication entre les mondes ? Wormholes ? Ca serait intéressant d’avoir un physicien qui nous rejoigne, dans les 15 minutes. Non parce que la théories des cordes bien que comme tout le monde, j’ai pas tout bien pigé, implique la multiplicité des univers. Certainement par division. Genre comme pour le pantalon du temps ! Mais j’vois pas ce qui aurait pu amener le monde à devenir tout cubique comme division de la réalité. Encore que, ca pourrait être des univers ou la division s’est effectuée très tôt. Par exemple dans les premiers instants de l’ère de Planck ! Il y a toutes les chances qu’une des quatre forces fondamentales ai un comportement tout à fait différent ! Vous savez que le sable reste en cube ? Si c’est bien du sable. Il est fortement possible que ce soit un amas ferreux ayant une mémoire de forme ou même une entité vivante. Dans tout les cas le comportement est étrange une fois arrivé au bout de sa résistance, le cube saute et se réduit … Ah oui ! J’ai un cube qui est rentré en moi, ca vous est arrivé ? Ca n’a même pas fait mal. J’veux dire, on a la même physiologie ou on est une forme de vie completement differente ? Peut-etre une sorte de … « 

Qu’est-ce qu’il avait la parlotte ! Quelqu’un de bavard et qui s’y connaissait de surcroîts en physique, que ce soit quantique ou non. Aucune de nous deux ne semblait prête à le couper, jusqu’à ce qu’Alulyan s’arrête et se tourne face à nous.

 » Voilà un bel endroit ou vous pouvez vous installer !  » déclara-t-elle souriante.

Je m’assis près de la joli source d’eau où nous étions, pied dans l’eau, suivit de près dans mon mouvement par le barbu. Alulyan prit alors comme Kainushi un long monologue afin de nous expliquer ce monde, les créatures étranges que nous pouvions rencontrer et les bases de la survie. De quoi commencer une nouvelle vie sereinement. Visiblement, il n’y avait pas de retour possible. En tout cas, même si elle ne le disait pas, c’est ce qui ressortait de son discours. Soudain, je me sentis mal. Je m’endormais sans le vouloir. Je bailla et me laissa couler au sol, me lovant sur moi-même, prise d’un étrange sentiment.

Soudain, plus rien.


Ma dernière visite avait été brève par rapport à la journée qui avait suivit. En effet, ma mère c’était inquiéter de ne pas me voir et m’avait ramené à la réalité. Il semblerait bien que j’ai accès aux Terres de Minecraft lors de mon sommeil. Un genre de rêve onirique ? Je ne sais pas. Pas encore peut-être. Je n’en suis pas sûr. Il faudra que j’en parle à Kainushi ou Alulyan. Je vis deux vie dans une.

D’ailleurs, tous les deux n’était pas là. Alulyan devait vaquer à ses occupations, Kainushi soit faire de même, soit être en France, loin d’ici.

Mais pas le temps de lambiner, j’ai une vie à faire ! Il fait beau, le soleil est haut. Si je coupais du bois ? Bon, bon, bon. J’ai mes mains comme seule armes. Pratique. Alulyan a dit que je ressentirais la douleur que si je mourrais. Entre nous, je n’ai pas trop envie de mourir, je préfère, et de loin, vivre. Je suis resté près de la source où elle nous avait emmener. A côtés il y a une forêt, je n’ai qu’à aller chercher du bois dedans. Voilà, ça me parait être un bon plan. Je coupe du bois, je construis une maison et bonheur ! Cela fait plein de vie possible en perspective. En tout cas, je veux qu’elle soit pleine de quiétude. J’espère que Kainushi est quelqu’un de sympa. En tout cas, il m’a l’air fort sympathique. Alulyan aussi. Tous les deux m’inspirent plein de bon sentiment, j’espère que nous deviendrons amis. Tout en réfléchissant, je tapais tel un karatéka dans des bouts de bois. Ici, la physique est bien différente. Les troncs partent par cubes et leur partie supérieur reste en l’air. Quand je coupe la totalité du tronc, les branches, ou en tout cas les feuilles, disparaissent laissant choir au sol des pommes ou des arbrisseaux que je replante, question d’écologie. Même si le lieu semble ne pas connaitre la pollution.

Je me retrouve donc avec une trentaine de bouts de tronc. De quoi commencer une petite cabanette. Je bricole donc avec les bouts de troncs des planches, comme on m’a montré, avec ces planches je fais une table de bricolage et avec elle et des planches un coffre. Voilà ! J’ai ma base de ma maison. J’en bave. Je me sens puissante et grande. La plaine m’appartient, avec toutes ces créatures dont ces biblops, même si Alulyan appelle ça des Slimes. Ces créatures semblent aimer l’eau. Il y en a plein immergé en aval comme en amont.

Avec mes planches, je dresse fièrement des murs. Mes murs. Ceux de ma maison. Une nouvelle vie. Le bonheur. Je suis toute émue en finissant avec soin les murs de ma maison. Je vais rechercher un peu de bois et toute fière me fait une épée. Avec ça, personne ne peut me résister. Ah ! Un truc vert qui fait un bruit de bombe sur le point d’exploser. BOUM. Ho, bah un mur de ma maison vient de voler et j’ai eut mal. On peu donc avoir mal ici … Cette bête verte est un creeper. Je m’en souviens maintenant. Cette créature supporte très bien le soleil, contrairement aux zombies et explosent lorsqu’elle a peur, n’hésitant pas à se kamikaser pour sauver sa famille. Je devrais aller chercher des minerais pour faire un feu, histoire d’avoir moins peur la nuit. Par là-bas, il parait qu’il y a une mine, je n’ai qu’à aller voir. Déjà, retourner au delta pour trouver le chemin. J’ai mal pour ma maison, mais je dois avoir une épée en pierre ou autre pour mieux la défendre. Tant que je suis vulnérable, je ne peux pas défendre ma maison. Je commence à repartir, un creeper me tue.

J’ai mal, maman. Je suis morte. Je ne veux pas mourir, je veux me réveiller. Tout ça n’est qu’un rêve, hein ? Pourtant non. Je me réveille de nouveau dans ce monde, en pleine nuit, entourée de zombie, squelette et creeper.

La nuit a été terrible. Je suis morte pas moins de quatre fois, perdant le contenu de mes poches quasi-sans-fond. J’aurais bien trembler de part en part si j’en avais été capable. Le jour c’était levé, j’avais réparé de manière très rudimentaire ma maison, prit une épée en bois et une pioche. Cette fois-ci, je devais réussir à aller à la mine, sans faire une énième mission suicide. Prenant mon courage à deux mains, ou plutôt à deux cubes, j’ouvris la porte et courut à travers la plaine après un cris sans courage et relativement bref. Je passais la rivière. En effet, de jour, il y a moins de monde vilain pas beau dehors. Revigoré par cette pensé et le doux soleil qui remonté mon esprit, je fonçais toujours plus vite vers le delta. Une fois arrivée, je reconnu mes nombreuses arrivées en ces terres. C’est donc ici que j’arrive à chaque fois. Près du delta, comme prévu par Alulyan, il y avait un chemin de nénuphar allant à une nouvelle île pleine de divers arbres. Alors que près de ma cabane il n’y a qu’un seul type d’arbre. Prudente, je sautais de nénuphar en nénuphar, telle une petite grenouille.

Je glissais le long de la côte, cherchant des yeux ce qui devait ressembler à un trou, puisque c’était ainsi que je m’imaginais une mine. Je vis soudain un bâtiment s’élever du sol, gris et de pierre entre les arbres. Je m’en approchais, le fond était sombre. Doucement, une main/cube contre le mur, je glissais dans les profondeurs de la terre.

Je finis dans une salle immense, avec des lits, des coffres, des fous, des tables de bricolages et plein de choses utiles. En face de moi se trouvait ce qui était la mine en elle-même : un trou dans un mur qui débouchait sur de la roche irrégulière. Prenant ma pioche à pleine main, je commença à miner la roche, afin de tenter de trouver charbon et minerais. Au bout de quelques minutes, j’avais déjà trouver du charbon. Je revins dans la grande salle afin de me fabriquer avec ce que j’avais emmener avec moi et ce que je venais de trouver des torches.

 » Que la lumière soit !  » et la lumière fut. J’étais Dyeu. J’étais puissante dans mon impuissance. Surtout, j’étais heureuse.

Après plusieurs dizaines de minutes, j’avais désormais quelques morceaux de fer à faire fondre, un peu d’or et un peu de charbon. De quoi faire une épée et deux ou trois bricoles pour commencer ma vie. D’ailleurs, avant de remonter, il vaut mieux que je bricole ici. Je laisse donc au four mes minerais (séparément, bien sûr) avec un peu de charbon histoire que ça fonde. Pas besoin d’allumette ici, ça s’allume tout seul. C’est magique, comme disait mon MJ lorsque je jouais encore à D&D. Avec les lingots de métaux que cela me fait, je me fais une épée en fer, des bottes en or, la classe quoi, un seau et des cisailles. J’vais tenter de me faire un petit lit !

Je remonte prudemment à l’air libre. Le soleil se couche. Flûte ! Je cours sans réfléchir vers le bord de l’ile, cours sur les nénuphars puis cours comme une folle vers ma maison, poursuivit par des squelettes, zombies, slimes et creeper. Que de monde ! Ils m’aiment vous pensez ? Une fois chez moi, je claque la porte et me laisse choir contre elle. Enfin à l’abris ! Je souffle un gros coup et range les choses pour le moment inutile dans mon coffre. Sur le chemin, j’ai ramassé des oeufs laissés là par les poules et des graines laissés par les mauvaises plantes que j’ai frappé dans ma précipitation. Si je me souviens bien des dires d’Alulyan, ces graines peuvent se planter près de l’eau après avoir préparé la terre et ça donne du blé. Et que fais-ton avec du blé ? Du pain, pardis ! C’est que je commence à avoir sacrément faim … J’ai une pomme dans le coffre, je la prend et la mange. Je vais faire du blé.

Je fabrique une bêche en attendant le retour du soleil. Même si le temps n’est pas le même que celui auquel je me suis habitué, les nuits me paraissent longue.

Une fois le soleil levé, je m’en vais m’occuper de la terre près de la source. J’y plante avec soin mes quelques graines. J’ai hâte de faire mon propre pain, ça me changera de mes plats réchauffés au micro-onde. Je remarque que les Slimes adorent dormirent dans l’eau. C’est vrai qu’elle est fraiche, mais ça ne me viendrait pas à l’idée de me baigner comme ça en publique et en groupe. Je retourne dans la forêt me refaire un stock et continuer ma petite maison. J’ai fait des ouvertures pour des fenêtres, mais les araignées passent quand même. Une maison doit être un lieu sûr, mais je ne veux pas obturer ses ouvertures. J’y place donc des barrières, cela empêchera le passage des mobs.

La nuit, je tente de tuer des animaux. Avec les fils des araignées, je fais des tissus qui font de la laine. La viande de zombie se trouve être une nourriture nourrissante, si on oublie sa provenance. Je repense à ce qu’avait dit Alulyan. Cette terre est un paradis, en effet, si on oublie les débuts difficiles. Je me demande comment je suis arrivée là, tout de même. Voilà trois jours que je suis ici, le temps me parait plus cours ici, plus rapide. Les journées passent vite. La zone est envahit de Slimes, j’ai plein de morceau d’eux dans mes coffres, mais je ne leur ai pas encore trouvé d’utilité. Les oeufs que je ramasse, j’ai découvert en en laissant tomber un par mégarde qu’ils peuvent à l’occasion faire naitre un poussin. Il y a donc moyen de faire un élevage de poulet, ce qui serait bon pour mon régime à base de pomme et de viande de zombie.

Avant que la nuit ne tombe, je vais jeter un coup d’oeil à ma plantation. Les biblops sont si nombreux dans la source qu’ils ont détruits mes cultures, il ne me reste qu’un seul plant. Je le récupère. Il faut que je le plante ailleurs, il faut que je fasse pousser mon pain, nom de non ! Je creuse un trou à la main sur un flanc de ma maison, prend un seau chez moi et puisse de l’eau dans la source, entre les Slimes. Je jette l’eau dans le trou et refais une culture. Avec le bois qu’il me reste, je fabrique des barrières et voilà ! Un petit champs dans un enclos. Je suis fière de moi ! Je me faufile chez moi, la lune se lève. J’aurais besoin d’une bonne nuit de sommeil, cela fait 4nuits que je ne dors pas.

Je regarde ce que j’ai dans les coffres et essayent d’allier sur la table de bricolage bois et laine afin de me faire un lit douillet. Après quelques essais infructueux, voilà que : Tada ! J’ai fait un lit ! Décidément, je progresse à grand pas ! Je me love dans mon lit, confiante, après un dernier regard vers ma plantation. Je suis fière de moi et de ce que je vis ici. C’est un paradis terrestre. Je souhaite que cela ne cesse jamais.

A mon réveil, je suis toujours dans ma maison au sein des Terres de Minecraft. Joie. Je jette un coup d’oeil à ma fenêtre. Mes plants ont poussé ! Je me rue dehors pour les regarder, passionnée telle une enfant découvrant la vie. Ce qui est presque le cas puisque ma vie ici est nouvelle. Je touche un plant, il est presque bon. D’ici quelques jours, j’aurais du bon pain à manger ! Je regarde au loin la plaine. Là-bas, il y a un genre de temple. Il faudrait que je songe à aller y jeter un coup d’oeil, voir ce que c’est. En attendant, j’ai une maison à finir ! Je me ferais bien un second étage, pour y entreposer les coffres et un jardin ! J’ai toujours rêvé d’avoir un jardin ! C’est l’occasion ! Même si techniquement, j’ai d’ors et déjà un jardin, puisque mon immeuble en a un et que nous avons tous un bout où nous pouvons planter ce que bon nous semble. En plus, faire un jardin m’évitera de tomber nez à nez avec un Slime dès mon réveil, il n’y a pas de café ici ou en tout cas, je n’ai pas encore trouvé comment en produire.

Bon, nous disions, un toit pour faire des combles. C’est ça ? Je pars en forêt ramasser du bois. Après plusieurs troncs et quelques pommes, je coupe des planches que j’arrange en escalier, mon seul moyen de faire quelques choses avec un plan incliné. Ce ne sera pas un vrai toit, mais ça en fera l’illusion et j’aurais une belle cabane en bois. C’était un rêve de gamine que d’avoir une cabane, voilà qu’il se réalise alors que j’ai dix-sept ans ! Mieux vaux tard que jamais, non ? D’abords, avant de faire des combles, il faut faire un escalier pour y accéder. Je déplace mon lit et le met donc dans un angle de ma maison/cabane. Une fois sur ce qui était précédemment mon toit, je commence à faire mon toit, escalier par escalier, montant de plus en plus, jusqu’à ce que tous les angles se rejoignent. Je descend prudemment en sautant en bas de ma maison et observe de loin. Cela manque de relief … Je décide de faire un pas de porte et de descendre le toit plus bas, histoire de faire un débord. Je trouve que cela rend bien. Je rajoute sur les côtés de la porte des torches et des fleurs, histoire d’éclairer et de rendre ma maison plus gai.

Avec tout ça, le temps à passer et le soleil se couche déjà ! Que le temps passe vite ! Je vais dans mon champs et observe avec joie que mon blé est mur ! Je récolte, je ressème et j’observe. Comment avec du blé, sans eau, sans levure, je peux faire du pain ? Je retourne chez moi penseuse et testes différentes choses. Four avec charbon ? Non. Les mélanger avec mes mains ? Oui. Voilà ! J’ai trouvé comment faire du pain ! J’ai hâte de montrer tout ce que j’ai appris à Kainushi ! Il n’est toujours pas venu, mais j’ai hâte de lui montrer. Je me couche alors, heureuse, car je n’ai plus à souffrir des nuits trop longue. Cette vie devient de plus en plus facile.

A mon réveil, je songe que ma maison est vide, mais que là-haut, j’ai de la place pour entasser des choses. J’y monte mon coffre, en fait un second et range là-haut mes petites affaires. J’ai fait des combles, autant qu’elles servent. J’y rajoute des torches pour mieux y voir. Je retourne dehors et décide de faire un jardin, histoire d’éloigner un peu les slimes. Avec quoi je peux faire un jardin ? Les fleurs ne bloquent pas les monstres, à mon grand regret. Je plante des torches sur une surface qui me semble convenir pour un jardin. Et si je prenais des branches d’arbres ? Oui, cela peut faire effet de buisson ! Il me suffira d’en mettre une hauteur suffisante pour les empêcher de sauter au-dessus. En voilà une idée qu’elle est bonne ! Ni une, ni deux, je choisis un arbre isolé et j’en coupe les branches. Enfin, je les détruits. Les prendre à la main les tuent … Je teste de les couper à l’épée, l’effet est le même … Peut-être au sécateur ? J’essaye, sans conviction, mais ça marche. Heureuse, je dépouille l’arbre de son feuillage. Il est nu et triste maintenant … Je ramasse donc son bois et décide de ramasser plus de branches sur d’autres arbres, je répète donc ma démarche sur plusieurs arbres.

Mon stock de branches dans les poches quasi-sans-fond, je commence à faire un premier étage de branche tout le long de ce qui sera mon jardin. Mes buissons m’arrivent à la hanche, ce n’est pas assez. Je retourne chercher des branches et monte cela au dessus de ma tête. Pendant que je bricole mes barrières en plantes, je croise une vache dans mon jardin. Les animaux passent ? Les monstres aussi alors … Je la suis et la regarde sortir nonchalamment par … la porte d’entrée. Ah … Oui … Logique … Je vais donc chez moi construire une porte de barrière que j’installe au niveau de l’entrée, j’en profite pour faire quelques choses de plus harmonieux avec les branches.

Je m’éloigne de la maison et contemple mon oeuvre. C’est que cela commence à être beau et habitable. Quand soudainement, je ressens une sensation étrange, comme la dernière fois. Je cours jusque chez moi, affolé. Je ne veux pas partir ! Non, j’ai fait tellement de choses ici ! Je ne peux pas … Partir … Je ne me contrôle pas, je glisse au sol et puis … plus rien.


Je me suis réveillée dans mon lit, dans ce monde tout cubique. Merci mon dieu ! Je regarde autour de moi. J’y suis de retour. Comme je suis heureuse. Tout est là. Ce n’était pas un rêve. Dieu, n’importe qui, je t’aime. Merci. Infiniment merci. J’en pleure de joie et me lève. Promis, dans cette vie-là, je serais la plus fidèle des brebis. Je vis un rêve éveillée, je serais pieuse et la plus gentille qui sois ici-bas. Merci pour cette seconde vie offerte. Qui que tu sois là-haut, tu seras fière de ce que je fais.

A mes fenêtres, un cochon renifle le sol. Je sors dehors à sa rencontre.

 » Bonjour toi.  » dis-je en le caressant. La bête n’est pas farouche du tout et se laisse gratouiller dans tous les sens. Je le laisse derrière ma maison et vais voir mes plantations. Cela pousse ! Je coupe les plans murs, replantes par derrière et vérifie que l’eau que j’ai placé à côté irrigue bien. Je suis presque autonome avec une production journalière de deux pains. C’est maigre, mais j’ai espoir que cela fournisse de plus en plus de nourriture. Déjà, je sais où me fournir de la viande, j’ai des pommes en petit nombre, ça commence à faire de la nourriture équilibré. En tout cas, je mange à ma faim, c’est le principal. Surtout, je suis en pleine forme et en bonne santé. Ici, c’est mon paradis terrestre, même si ça manque de gens. Je n’ai pas revu Kainushi. Que devient-il ?

Je relève la tête vers la plaine. Ho, bah tiens. Il y a une maison sans toit en face de moi. Kainushi qui s’est installé ? Je m’approche doucement et observe. C’est vide à l’intérieur. Aucun signe de vie. Je m’éloigne de la fenêtre et retourne dans la plaine. Quoi de mieux que le milieu de la journée pour aller donner des graines aux vaches et autres bestioles du coin ?

En arrivant au milieu d’eux, j’observe de nouveau bébés dans le lot. Comme quoi, avec de l’amour et des soins, les bêtes sauvages se reproduisent et devienne docile. Je tue les plus vieux, sans affoler le troupeau et ramasse viande, cuir et laine. Les bêtes sauvages ne s’éloignent pas pour autant de moi et je finis ma distribution de foin sans heurt. Je devrais peut-être sédentariser le troupeau en leur construisant des champs. Cela m’éviterait de m’éloigner de trop de la maison et inversement, les empêcherait de fuir de trop. Cela pourrait être utile d’avoir des bêtes près de la maison. Je vais y réfléchir de plus près.

Je retourne à ma maison en trottinant au milieu des slimes/biblops. Ils me font de moins en moins peur. Seul les gros font vraiment mal, mais ils sont si lent et bruyant qu’on les voit venir de loin. Je rentre dans ma maison, sereine et met les steaks au four. C’est le moment de cuisiner de délicieux steak cuit au charbon ! Enfin, délicieux, ça on va voir quand ce sera cuit. Je patiente devant mon four, regardant flamber le charbon. C’est beau à voir. Dire que chez ma mère je n’ai pas le droit de toucher au four, elle serait bien surprise de comment je me débrouille ici.

Une fois la cuisson finis, j’en mange un pour voir. C’est délicieux, ça vaux largement dix steak de mac-do ! C’est sublimissime. Qui aurait cru que je saurais cuisiner ? Pas moi déjà. La nuit tombe vite ici. Elle est déjà là et derrière les barrières de la maison, les monstres s’entassent. Furtivement, je sors dans le jardin et en sautant, les tapes par dessus la barrière, ni vu ni connu. Je me prend quelques coups de flèches, mais j’éloigne pas mal déjà les agresseurs. C’est pas cette nuit que je serais encerclé ! Même si j’étais assiégé, j’ai de quoi faire pousser mon blé dans mon jardin, pis j’ai mon ami le cochon. Il vient d’ailleurs voir ce que je fais.

 » Tu veux m’aider à leur botter le derrière ? « 

Bien entendu, il ne répond pas et m’ignore. Je retourne alors paisiblement après mon massacre dans mon petit lit douillet. Demain, j’irais faire un peu d’exploration.

Le lendemain comme prévus, je m’équipe pour voyager. Une épée, de la nourriture et hop, me voilà partit. Je longe la rivière et suis la rive vers la gauche. Il y a des îles au loin, dont une étrange avec des champignons géant : ça me rappelle un épisode de Tintin. Je pose mes affaires au sol et plonge dans l’eau tiédasse. C’est pas agréable, mais la distance est largement couvrable. En grenouille trisomique, je nage tranquillement. A peine vingt mètre plus loin, je me sens irrépréciblement couler. NON ! Je ne peux pas couler comme ça ! Pleine d’adrénaline et de stress, le coeur battant la chamade, je regagne la rive en toute hâte. Comment ça se fait que je ne puisse pas nager jusque là-bas ? Je vais bien pourtant. Grelottante de trouille, je me laisse tomber sur le dos sur la rive. Visiblement, une force extérieur nous empêche de nager jusqu’aux autres îles. Je n’ai plus qu’à attendre que des nénuphars me permettent d’aller voir ce qui se trame là-bas. Je demanderais à Alulyan, histoire de savoir ce qui se trame ici.

Je continue de longer les côtes et voit un temple. Je l’ai déjà aperçu, mais trop pressé pour m’installer, je ne l’ai pas encore visiter. Je pars donc en sa direction, épée en main. Je saute de nénuphar en nénuphar. Une fois sur l’île, je remarque qu’elle est pleine de fleur et de plante basse, ça sent très bon. Le temple est en parfaite harmonie, comme un Yin et un Yang, ils s’embrassent et s’emmêle. Très joli symbole. J’escalade sa pente et me glisse dedans. Il est vide. En son centre, autour du pilier central, quatre coffres. Je les ouvres doucement, rien. Vide. C’est un temple vide. Celui d’un dieu ? Etrange. Je ne vais pas profaner plus longtemps le lieu. Je me retire de l’île, espérant ne pas avoir profaner quelques dieux inconnus.

En rentrant, j’observe cette maison. Qui que ce soit, pourquoi ne pas lui souhaiter la bienvenue ? C’est toujours bien d’avoir des amis ! Fier de mon idée, je file construire un coffre. Je l’installerais devant la porte et y glisserait des cadeaux ! En voilà une idée qu’elle est bonne ! J’apporte donc le coffre que je viens de faire et le poste devant la porte de mon mystérieux voisin. Je retourne à la maison fabriquer des cadeaux qui l’aideront, vu que sa maison est vide. Je glisse donc dans le coffre un lit pour qu’il puisse dormir confortablement, une épée en pierre, qu’il se sente en sécurité, je met également trois pains et quatre steaks, ainsi que des graines. J’espère qu’on sera ami. J’en profite pour signer le cadeau sur une planche cloué au mur  » Bienvenue cher voisin. Soyons Ami :p ! Scotis. « 

Fière de moi, je m’éloigne. Je commence à me sentir étrange, mais j’ai déjà ressentit ça. C’est le signal que je vais bientôt retourner dans le monde classique. Je commence à comprendre comment j’atterris ici, même si je ne saisis pas tout. Je me laisse couler dans mon lit, tel une automate et m’endors.

Plus rien.