Maillot de bain

Tout ça m’est venu comme un rêve et m’a laissé me transformer en cauchemar.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
2h15
Inspiration(s) musicale(s) : The Birthday Massacre – Enter

Détail(s) et inspiration(s) :

À la base je voulais juste dessiner un peu Oli’, pour le fun. En cherchant une tenue sur Pinterest, je suis tombé-e sur plusieurs maillots de bain dont le design me plaisait bien et j’ai décidé de peindre Oli’ dans un mélange : le bas vient d’un ensemble deux pièces, le haut d’un autre ensemble.

1. L’idée de base était de peindre Oli sous une douche, dans mon idée juste avant d’aller dans une piscine. En cours de route, iel s’est retrouvé-e à genoux et j’aimais bien la pose, donc c’est resté (et j’ai eu la flemme de peindre de l’eau, donc tant mieux que je ne suis pas resté-e bloqué sur l’idée de la douche).
J’ai eu un peu de mal avec les proportions de la tête, autant de face on ne voit pas la longueur de la mâchoire, mais de face, j’ai l’impression que la tête est trop grosse, mais si je réduis j’ai l’impression que le crâne est trop petit … Je pense que j’ai sur cette illu un équilibre pas trop nul, mais même encore aujourd’hui j’suis pas à 100% convaincu.

2. Ayant un croquis qui me convenait, j’ai fait rapidement les aplats de couleurs et j’ai commencé ) peindre un fond.
Les couleurs sont simples : du gris pour Oli’ dans ses couleurs originales, du noir pour le maillot de bain et histoire de pas avoir quelque chose de trop monochrome, j’ai fait le fond en violet.
C’est très arbitraire, mais j’aime bien peindre Oli’ avec des teintes de rouges et violets, ça lui convient.

Petit aperçu du fond sans le flou.
C’est une pièce vide. Yep. pas blanche, mais pas loin. J’avais pas envie de peindre de meuble, donc j’ai tenté d’apporter des détails avec la texture du sol et les déformations de lumières de fenêtres, ainsi qu’un peu de végétation (enfin, les ombres de végétation).
Ce sont des détails qui sont peu visibles, mais permettent de donner l’illusion que la pièce n’est pas entièrement vide.

3. Ayant une composition simple qui me plait, j’entame mon étape préférée : prendre un pinceau et gribouiller des teintes en tout sens pour apporter des nuances et dégradés là où il y a besoin, mais aussi créer des volumes avec des ombres et des lumières. Je ne me focalise pas sur les textures du tout, je cherche juste à ce que les volumes soient corrects et qu’on puisse voir que oui, c’est un humain-loup, en sous-vêtement (ou maillot de bain).
Là où il y a besoin, je lisse les couleurs entre-elles histoire de pas avoir quelque chose de trop hachuré, mais globalement j’ai tendance à plus jouer sur l’opacité de mes pinceaux que d’utiliser le doigt.

4. Quand la peinture a des allures finies, je n’ai pas fini !
Non, il reste les textures à mettre et à peindre les derniers détails. C’est là que je peins les poils, les coutures du maillot, mais que je me suis aussi amusé-e avec le motif du haut.

Bref, c’est l’étape où je tente de finir tout ce que j’avais en cours jusqu’à avoir visuellement une peinture qui me plait (tout en sachant qu’elle ne sera pas parfaite : c’est pas une photo).

Et voilà !

Scène vide

Pour quelqu’un qui veut s’entrainer sur les décors, avoir un fond aussi vide c’est un peu un non-sens, mais j’avais besoin d’une peinture plus calme sur laquelle je pouvais me concentrer sur le perso. J’aurais pu aussi juste peindre Oli’ et ne pas faire de fond du tout, mais je trouvais l’exercice de faire un fond très minimaliste intéressant ? Je suis pas totalement convaincu-e du résultat final, mais j’arrive pas à m’imaginer un fond plus encombré. Peut-être que ça aurait gagné à avoir un mur qui ne soit pas parallèle au bord horizontaux de l’image, mais au moment où je l’ai pensé, j’avais la flemme de revoir ce détail.

Fait, pas parfait comme je dis souvent.


Olivia Amy Canmore (Oli)

« Trop sceptique pour croire une vérité : ielles vous vendent un vœu, un espoir à naître, une autre vie pour tout rendre neuf et on regarde du mauvais côté du monde brûler l’innocence. »

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (2480 x 3508 px), 300dpi
Temps :
4h30
Inspiration(s) musicale(s) : The Birthday Massacre – Parallel world

Détail(s) et inspiration(s) :

On m’avait invité à rejoindre un forum RP furry avec des loups et malgré mon envie de jouer un cheval ou un rat, j’me suis laissé tenter. C’est bien les loups aussi ! Je ne savais pas combien de temps le forum tiendrait (s’il ouvrirait ses portes un jour), donc je suis partie sur un personnage que je pourrais jouer également dans une campagne de JDR sur table dans l’espace (et j’ai bien fait vu que le forum n’a jamais ouvert et que je joue donc Oli’ dans l’espace).

Oli’ est un personnage très sportif qui est dans le métier d’avocat pour péter métaphoriquement le système et si possible, défendre l’orphelin : iel ne veut pas que les enfants soient laissés sans support et sans défense comme iel l’a pu l’être étant plus jeune.
C’est unae sportifve dans son temps libre : pour son portrait je voulais donc une tenue très décontractée, qui ne bloque pas les mouvements et qui soit un peu futuristique. Chez moi, des vêtements casuals spatiales ça donne donc des trucs à la fois très près du corps, mais aussi qui déforme franchement la silhouette.

1. Voici donc le croquis initial où on peut voir la pose très décontractée d’Oli’ et surtout, les vêtements : des chaussures de combats, un pantalon très prêt du corps, un genre de juste-au-corps pour ne pas montrer de ventre ou de torse, des manches en tulipe qui remonte au-dessus des épaules et un genre de cols méga étrange pour moi. J’adore ce contraste de forme sans queue ni tête, je trouve que ça va bien à Oli’ qui n’est pas un personnage très simple à suivre non plus.

Pour le furry, j’ai pas mal hésité à quelle forme donner parce que juste coller une tête d’animal à un humain me fait toujours étrange : je préfère quand les postérieurs ont des proportions très animales et quand un maximum de trait animal ressort. Sur ce forum ce n’était pas le cas, donc j’ai opté pur un design plus « humain », mais maintenant qu’elle a changé d’univers, je changerais bien ça au niveau de son design.

2. Sur ce croquis, j’ai posé rapidement les couleurs (et des cheveux).

J’ai eu un peu de mal pour les couleurs et motif d’Oli’. Je voulais unae loupve noir-e à la base, puis j’ai changé d’avis juste parce que je voulais avoir plein de motifs et des dégradés de couleurs. Oli’ est donc gris-e au final.

Pour continuer dans mon idée de base d’unae loupve noir-e, c’est donc sa tenue qui est devenue noire. Je voulais des rehauts de couleurs et suis partie sur du rouge à la base, avec un peu de blanc, mais c’était trop … monochrome ? Et j’aime pas trop l’association du noir avec le rouge, ça donne un côté trop vilain de Disney, alors qu’Oli’ est avant tout chaotique neutre. C’est un peu par hasard que le violet est venu et je trouve que ça rajoute un côté plus doux à la tenue, sans que j’aie à retirer le rouge. Ça donne un contraste intéressant supplémentaire, sans être trop tape-à-l’œil.

3. On peut voir que je fais des tests en fond, je savais pas quoi mettre en fond, même si on peut voir un peu que j’ai commencé à faire un tabouret pour poser Oli’ dessus : avec juste deux couleurs pour faire deux faces parce que j’aime pas me prendre la tête quand il s’agit de peindre des chaises.

J’ai à cette étape juste commencé à fondre les couleurs entre elles et prendre un pinceau de détail pour revoir les contours, rajouter de la texture de poils et peindre des détails pour qu’on distingue un peu mieux les plis et formes de la tenue.
Mon but est surtout de faire en sorte qu’on comprennent ce qui se passe sur le dessin sans avoir besoin du lineart, donc je passe plus de temps à définir les contours que les volumes, mais je n’hésite pas à en rajouter si je pense que ça aide mieux à comprendre ce qu’est la chose que je peins.

4. Je continue avec mon petit pinceau à peindre des formes, mais du coup si on compare cette étape à la précédente, on voit ce que je veux dire quand je parle de ne pas hésiter à rajouter du volume en plus de revoir les contours : j’ai revu les bords du col puisqu’on voit maintenant que le rouge fait partie de l’intérieur de la veste, mais d’avoir revu le contour et rajouté des plis, on voit aussi que c’est un genre de capuche et pas juste un tube sur un haut.

Je rajoute également des détails : des bijoux, des lacets aux chaussures, la texture du juste-au-corps, par exemple.

J’ai aussi peint rapidement des voilages avec des brushs de fumée pour le fond, réglant mon souci de « je sais pas quoi faire comme texture ».

5. Petit zoom pour montrer les mains, mais aussi vous permettre de mieux voir les détails du haut parce que je l’aime beaucoup.

6. Je continue toujours de revoir mes contours et formes, mais pour le pantalon et les chaussures !
Notons qu’il s’agit sans doute à ce jour des plus belles chaussures que j’ai pu peindre (pas au niveau du design, juste au niveau de leur construction : ça ressemble à des chaussures, c’pas juste une semelle et une chaussette).

Et voilà le résultat final !

J’aurais pu continuer de peindre, on voit encore pas mal de mes coups de pinceau, mais j’aime bien m’arrêter quand je pense avoir fini, pas quand c’est parfait (sinon j’aurais jamais fini).

Peindre des furrys ?

C’était la première fois que je peignais unae furry et … ça m’a fait un bien fou. Après ça, je suis partie sur toute une série de peinture de portrait de furry ! Principalement des loups, mais aussi un poney (oui, cette peinture d’Oli date de mars/avril, j’ai mis un peu de temps entre sa finition et son postage ici).

Ça me change, ça me permet de mélanger mon amour des animaux à mon amour de la gestuelle humaine et des décors plus humains. C’est un bon mixe que je pense revisiter plus souvent dans le futur. Je conseille aux gens d’en peindre un de temps en temps, c’est cool.