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S’organiser pour dessiner

On aimerait toustes dessiner mieux, plus souvent, dans de bonnes conditions … Ou au moins avoir tout le loisir de s’amuser dans notre pratique artistique.

Je suis pareille que vous : j’suis souvent en galère, mais au fil des années, j’ai pris quelques habitudes pour m’écouter et m’améliorer. Le but n’est pas d’essayer plus fort de s’organiser, c’est pas la solution. Le but est de trouver comment vous fonctionnez et ce dont vous avez vraiment besoin pour dessiner plus souvent ou mieux.
Voilà donc quelques conseils qui, je l’espère, vous aideront.

Comprenez votre fonctionnement

D’abord, voyez comment vous êtes organisé et listez votre façon de faire globale (chaque dessin est unique, mais vous avez sans doute vos propres petits rituels).
Est-ce que vous avez besoin d’un espace bien défini ? De musique ? De silence ? D’outils particuliers ?
En connaissant votre manière de faire et de bien fonctionner vous pourrez vous organiser.

Maintenant que vous savez comment et qui vous êtes, il est temps de faire en sorte que ça soit plus simple pour vous d’obtenir vos conditions de dessin idéales.
Déclarez cette espace votre espace de dessin et placez-y vos outils (même s’il s’agit concrètement d’un plateau avec vos feutres que vous placez sur votre bureau pour dessiner et ranger dans votre bibliothèque le reste du temps).
Besoin d’une musique ? Faites une playlist d’au moins une heure que vous pouvez écouter sans avoir à lever les yeux de votre dessin toutes les chansons.
Peut-être que vous dessinez mieux le soir, faites en sorte d’avoir une plage horaire de libre à ce moment-là.
Besoin d’une date limite où vous devez avoir fini votre illustration ? Donnez-vous en une.
Vous avez besoin que quelqu’un vous demande sans cesse où vous en êtes ? Demandez de l’aide à quelqu’un en expliquant clairement vos besoins pour être motivé. N’hésitez pas à faire de même pour élui s’iel en a besoin en retour.

Bref, voyez pour obtenir le plus facilement du monde votre situation idéale pour dessiner dans de bonnes conditions.

Un espace de travail

Même si vous devez le ranger tous les jours pour faire place aux autres activités de votre vie, il doit être facilement accessible et surtout, non dangereux (oui, vous voulez pouvoir aérer votre pièce si vous utilisez des peintures toxiques).

Devoir chercher pendant 30min vos outils pour vous installer c’est frustrant. Essayez de pouvoir les avoir à portée de main facilement quand vous voulez dessiner.
À défaut d’un bureau dédié, peut-être qu’une boite que vous pouvez déplacer dans votre maison avec des séparations pour vos différents outils serait simple et sympa à avoir.

Dans tous les cas, essayez d’avoir un espace où vous ne vous sentez pas coincé et surtout, une bonne chaise (sérieusement, vous allez y passer du temps sur votre chaise, faites en sorte qu’elle ne soit pas inconfortable).

Préparez en amont

Si souvent les croquis sont plus expressifs que le dessin final et même si vous avez peut-être déjà une bonne bibliothèque visuelle dans votre tête, pensez que vous ne saurez jamais tout dessiner.

C’est là que les recherches (croquis par exemple) et les références sont utiles.
Pensez donc à avoir vos propres catalogues de références et tutoriels sous la main, que ce soit sous la forme d’une bibliothèque pleine de livres et découpage dans des magazines ou sous la forme d’un dossier sur votre bureau (Pinterest est bien pour faire ce genre de catalogue de référence, d’ailleurs).

Jouons au jeu du "trouvons le chaton"

Un peu de discipline

Si vous voulez dessiner sérieusement ou de façon régulière, il vous faudra vous forcer un peu. C’est-à-dire définir un nombre de croquis ou de minutes que vous voulez passer à dessiner chaque semaine/mois et faire en sorte d’y parvenir.

Si vous dessinez pour votre propre plaisir, ce n’est pas la peine de vous forcer. Il n’y a vraiment rien de mal de ne dessiner qu’une fois l’an. Le dessin si ce n’est pas votre métier doit rester quelque chose de fun (et même si c’est votre métier c’est mieux si c’est fun, hein).

Dans tous les cas, si vous comptez vous forcer, rappelez-vous que même 5% c’est mieux que 0% si votre but est 100%. C’est-à-dire que même si c’est juste faire un rond pendant 5min c’est mieux que de ne pas dessiner du tout ce jour. Cela empêche les jours à 0 et vous force doucement à former une habitude.
J’ai appris avec le temps que la motivation est fluctuante (selon ma santé mentale et physique et pleins de choses que je contrôle pas), mais la discipline est toujours-là. Motivation ou non, je sais que je dessinerais tous les jours de la semaine, parce que j’en ai pris l’habitude, que j’ai ce temps destiné à ma pratique du dessin tous les jours.

Prenez soin de vous

Je pourrais vous donner tous les conseils du monde pour vous forcer à dessiner … mais au final, le conseil le plus important dans tout ça c’est FAITES ATTENTION À VOUS.

Vous êtes votre outil le plus important. Que ce soit votre corps ou votre mentale.

Qu’est-ce que j’entends par prenez soin de vous ?

  • Faites des pauses régulières (et arrêtez dès que vous êtes fatigués)
  • Étirez-vous (particulièrement les mains, poignets, bras, épaules et dos, voir tête)
  • Pensez à boire et manger correctement régulièrement
  • Dormez bien (une bonne nuit de sommeil fait des miracles sur la créativité)
  • N’oubliez pas de faire autre chose (du sport, une autre pratique artistique sans rapport avec l’illustration, lisez, bref aérer votre tête)
  • Soyez gentil avec vous-même (soyez votre meilleur fan)

Dans la même veine, peut-être qu’être entouré d’autres artistes (amateur ou non) pour parler de vos frustrations, partager vos dernières trouvailles et parler illustration vous fera du bien. Hésitez pas à rejoindre un forum, conversation sur les réseaux sociaux ou tout autre forme de groupe où vous sentez à l’aise pour échanger avec d’autres gens.

Eddy, mon collègue qui adore autant que moi mon bureau.

Et vous, c’est quoi vos astuces pour vous organiser ?


Vers 2023 et au delà !

Je suis tombée sur ce meme de Kamaniki (retrouvable ici) en novembre dernier et je me suis dit, pourquoi pas poster ça en janvier ? C’est intéressant de voir comment j’ai évolué depuis mes débuts « sérieux » dans le dessin, malgrès de nombreuses longues pauses.

J’ai passé de nombreuses heures à farfouiller internet à la recherche de vieux dessins de moi que j’ai pu oublier d’effacer (oui, j’ai très rapidement honte de moi-même). Ce fut l’occasion de pas mal rire. J’aime beaucoup mon moi du passé.

Avant mon entreprise
Illustration de 2007 à 2017

C’est l’année où j’ai découvert via Equideo que des gens dessinait et pire, coloriait sur leur ordinateur. Genre, c’était possible quoi. Et je m’en doutais même pas. J’ai donc télécharger photofiltre et en avant ! C’était long, j’avais des crampes autour de ma souris, mais ça m’amusait et j’y passais de longues heures. J’étais plus qu’inspirait par mes artistes préférés.

Une amie de ma mère m’avait offert ma première version de Photoshop. J’ai découvert avec joie les calques et brushs.

Je ne me rappelle pas avoir tellement dessinait ces deux années-là. Mais j’ai vers fin 2010 découvert HARPG et découvert que je pouvais sans aucune honte élever des tonnes de chevaux et réaliser du hoarding virtuel. Vous pouvez d’ailleurs remarquer ma yulequine que j’ai toujours six ans plus tard. Je suis fidèle à mes pixels.

Mes années HARPG sur DeviantArt, mais aussi mes débuts du « je dessine partout » qui se traduit par  » je dessine sur mon téléphone » très souvent dans le bus. Peu d’observation, mais je m’amusais comme une petite folle.

Pas beaucoup de dessin, pas mal de changement dans ma vie et de baisse de moral. Je remercie mon amoureux d’avoir été là pour moi, parce que c’était pas toujours drôle dans ma tête. mais j’ai commencé à faire du croquis d’après modèle et ça m’a beaucoup aidé..

C’est l’année où j’ai vraiment arrêter de dessiner pour les autres et où j’ai commencé à me faire plaisir. Oui, c’est possiblement débile, mais c’est vraiment là que j’ai compris qu’avant de vouloir montrer des beaux trucs aux autres, il fallait que j’apprenne à dessiner ce que moi j’aimais ou voulais faire. Les dessins étaient pas toujours super technique, ne partait pas toujours d’un sujet alambiquer, mais c’était des sujets qui me tenaient à coeur ou que j’avais envie d’exprimer. Au final, c’est à partir de là, que j’aime mes dessins (même mes moches).

Niveau illustration, encore une bonne année. Plus de feuilles volantes et de WIP ou croquis que je ne pourrais jamais en garder. Beaucoup d’apprentissage et d’essais (souvent loupé), mais là encore, une de mes meilleures années. J’ai appris à dessiner des humains, j’arrive quasi sans soucis à représenter ce que j’ai en tête, je n’ai quasi plus honte de montrer mes dessins (même mes moches). Bref, je suis épanouis et heureuse.

Scotis, l'entreprise
Illustration de 2017 à 2023

Parcours de Scotis en illustration

C’était l’année où je me souhaitais plus de dessin finis … et je l’ai fait ! Je n’ai pas ralentis mes croquis, j’ai donc beaucoup appris en parralèle, mais j’ai prit le temps de réaliser autrement mes croquis et thumbnails pour finir plur rapidement et sans perdre mon idée de base mes illustrations. J’ai aussi enfin commencé à peindre sérieusement des fonds et … ça m’a fait faire un sacré bond en avant ? Rajoutons à ça ma reprise de l’aquarelle et ça a été une année bien heureuse pour moi, 2017 (au moins côté dessin).

Parcours de Scotis en illustration

L’année où j’me suis donnée à fonds sur mes illustrations persos, que ce soit en aquarelle, en composition, en couleurs, en fonds, en tout. J’ai relevé de sacré défis (comme enfin me mettre à la perspective) et ça a donné ! Encore un bond saut en avant dont je suis fière !

Pas mal de saut en avant niveau décor et composition, un peu de stagnation niveau chevaux, mais beaucoup de fun et toujours plus de défis relevé ! J’me suis encore donnée à fond et je pense que ça se voit. Je tâche aussi de plus réfléchir à mes symboliques quand je peins, ce qui donne des illus qui me plaisent d’autant plus.

L’année 2020 on s’en souviendra toustes je pense … Ma créativité a un peu fui, ainsi que ma motivation, j’ai peu dessiné, mais ! Oui, il y a un mais positif : techniquement parlant je me suis concentré à expérimenté pas mal d’angle, de nouvelles façons de faire mes textures et mieux utilisé mes brush. Techniquement, j’ai donc beaucoup progresser, même si je sais pas si les gens peuvent le voir ? Enfin, moi je le sais, donc je suis contente. J’ai aussi fait pas mal de progrès niveau gestion de ma perspective.

J’ai presque pas produits d’illustration perso cette année huhu. Pour plein de raisons persos, même si j’ai commencé à reprendre du vent dans mes voiles vers la fin de l’année.

Cette année, j’ai fait plus de charadesign que d’illustration plus classique. Ce qui est très bien pour moi, mais fait que la compilation de cette année semble manquer un peu d’illustration finalisée ahah. Ce fut une année très fun niveau illustration ! Fini juste les chevaux alezan ou noir, je varie et vais doucement vers des designs plus complexe qui me plaisent beaucoup et que je sais refaire plusieurs fois.

En avant vers 2023+ !

Nouvelle année et j’espère qu’elle sera mieux émotionnellement pour moi que ces trois dernières ! J’y travaille dans ma vie privée en tout cas.
Je nous souhaite tellement de paillettes et de choses positives cette année que ça rattrape un peu (et plein de poneys si possible).

Pour 2023 ?

J’espère que je continuerais de m’amuser avec mes projets de charadesign, même si je désire retravailler un peu plus les fonds et compositions de mes illustrations.
Je me souhaite encore de retrouver un rythme agréable pour peindre. J’aimerais expérimenter avec plus de thème équin dans des décors urbains, à voir comment je m’en tirerais. Et continuer d’expérimenter avec différents logiciels et brushs sur photoshop pour avoir un résultat qui me plait.

En vous souhaitant une bonne année 2023 pleine de bonheur <3 !


Portrait de Nori

 » Au-delà des montagnes embrumées
Loin des sombres cavernes du passée
Les pins rugissaient vers le ciel haut et fier
Les vents gémissaient dans la nuit d’hiver
Rouge le feux sur mille lieues
Flambaient les arbres torche de lumière. « 

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7×29,7 cm (3508 x 3508 px), 300dpi
Temps :
2h

Détail(s) et inspiration(s) :

Je voulais juste me détendre et peindre d’après modèle, cela faisait très longtemps que je ne l’avais pas fait. J’ai choisis de prendre un humain pour changer et ait prit mon nain préféré de la série de film The Hobbit, Nori, joué par Jed Brophy.

1. Premier jet : un croquis rapide, puis des couleurs tout aussi rapide. J’ai fait un aplat, puis ait placé rapidement quelques ombres et reflets. Je suis un modèle, donc ce fut une étape rapide.
J’ai tenté d’utiliser le moins possible la pipette, mais pour avoir la bonne couleur de peau et de cheveux j’avoue que j’ai pipeté une teinte de base.

2. Je peint en alternant croquis visible et invisible, le temps de poser suffisament de détail pour le faire disparraitre. On voit apparaitre plus de détail de la tenue, mais aussi des cheveux et du visage.
Doucement on commence à reconnaitre le nain.

3. Maintenant sans croquis, j’attaque les détails de couture de la tenue et je finis le visage jusqu’à ce qu’il me conviennent, surtout au niveau des yeux.

4. La versions finale, après pas mal de travail sur la barbe et les cheveux.


Soigner

Je ne prête pas attention à la fin du monde. Pour moi le monde a déjà fini de multiples fois et recommencer à nouveau au petit matin.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (2480 x 3508 px), 300dpi
Temps :
1h30
Inspiration(s) musicale(s) : The correspondents – Fear & Delight

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais la chanson Fear & Delight coincé dans ma tête et envie de faire un portrait en jouant avec mes brushs en mode mixe de couleur. J’ai donc décidé de faire un portrait de cheval dans l’humeur de la chanson : fond rouge, mais jument semblant inoffensive, mais un brin sensuel (oui, penser un cheval sensuel est dérangeant, c’était pas ma partie préféré non plus). Le tout pour un résultat géniale à la fin, mais qui est censé mettre mal à l’aise.

1. Premièrement j’ai fait le croquis. Pour la tête j’ai dû prendre en référence des chevaux baillant. Je sais pourquoi je galère autant à ouvrir les bouches de mes chevaux : j’en ai pas assez peint et dessiner avec référence, il faudra que je me fasse une session de rattrapage à l’occasion.
Croquis fait, j’ai ensuite posé une couleur rouge en fond, puis mit de l’alezan sur le cheval.
C’est là que le fun de la peinture a commencé avec un pinceau brun foncé, puis noir pour crée un bord noir autour du cheval qui semble éclairer l’illustration et les ombres sur la jument en elle-même.
Histoire de garder logique les couleurs et apporter un peu de nuance j’ai fait les crins plus foncé, la langue rose et ajouté une petite pelote blanche entre les naseaux. Le tout avec un brush peinture à l’huile très sec et donc texturé.

2. Je cache le croquis pour avoir une meilleure vision de cette première couche de peinture et avec un pinceau acrylique plus fin, je viens peindre des détails, revoir les contours si besoin est et de manière générale, lisser un peu quelques endroits qui me paraissait trop brut. L’idée n’est pas de tout lisser, j’aime les textures du premier brush et c’est pas pour rien que je l’ai utilisé, mais d’offrir de la douceur là où il y en a besoin (le visage, l’épaule et les flancs par ex) pour offrir une image globale plus douce et de la variété dans ce qu’on voit.

3. Ce second-layer fait, j’ai apporté un bout du nez plus gris avec un calque de colorimétrie, puis j’ai peint les dents, les cils et la langue.
Bref, c’est la dernière étape où je peints les derniers détails et lisse les derniers endroits que je désires lissés.

Et tada ~
Ça fait un portrait de jument !

… Sensuel

Oui, j’ai bien utiliser ce mot en parlant d’une jument. J’aime pas peindre des humains et c’est là que je me retrouve à aborder des sujets (la sensualité, les décors de villes, les robes à froufrou) qui ne sont PAS adapté DU TOUT aux chevaux. Généralement je le fais quand même, mais je crois que c’est la première peinture que je fais dont je suis fier-e (ça rends exactement comme ce que j’avais en tête) et aussi un brin dégouté-e/déçu-e de moi-même. Je note que ce sujet de sensualité lié aux chevaux me mets mal à l’aise et que je ne risque pas de le repeindre, donc.

C’était bon à savoir et tester.


Élisabeth (Lizzie)

Quand ça grince, c’est que ça ne sert pas. Sinon, ça brille ou ça tourne bien.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Temps :
1h
Inspiration(s) musicale(s) : Cécile Corbel – Arriety’s song

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais besoin d’un second cheval pour compléter l’équipage du Colvert avec le Capitaine Rod. Au début je ne savais pas ce que je ferais, jusqu’à ce que je tombe sur le prompt « Lizzie aux mains d’or, une maitresse de manœuvre d’un bateau pirate nommé ainsi car ‘elle tient si fort ses pièces entre ses mains qu’elles en font maintenant partie intégrante' ».
Bon, pas de monnaie sur le forum où elle allait faire office de PNJ, mais par contre, faire une jument haute en couleur de par son caractère et physique, mais aussi avec des bijoux, ça c’était possible !

1. Au début je suis partie sur une jument de selle assez basique, pour la coiffure je voulais des crins libres, mais aussi des crins attachés qui font sens pour une jument sur un bateau. Un peu par hasard le chignon est venu et, c’est une coiffure rapide, peu genré, c’était donc parfait pour Lizzie !

2. Je savais dès le début que je voulais lui faire porter des bijoux aux antérieurs, mais c’est juste mon envie de couleur qui fait que je lui ai littéralement fait les crins multicolore au lieu de la garder simplement bai sooty.
C’est surtout dans son histoire d’ancienne jument d’humain qui découvre son identité et les bienfaits des sociétés modernes de chevaux indépendants que ça se justifie : elle veut se démarquer.

3. Après avoir donc fait les aplats, est venu le temps de mettre tout ça en volume pour véritablement donner vie à Lizzie : des ombres, et quelques réhauts de couleurs pour la lumière et lui donner une teinte un peu plus jaune que brune à son bai, pour mieux aller avec son surnom, mais aussi ses crins.

Et voilà une belle jument pirate !

Une fausse pirate, comme Rod ?

Totalement !
Ce coup-ci pleinement assumé puisqu’elle n’a jamais connu autre chose qu’Equidae ou le monde Humain (notre monde) en tant que jument de club hippique.


Délicate floraison

Ô tendre fleur du champ et ô douce verdeur du fruit, ô fardeau sans moelle, qui ne fléchit pas les cœurs vers les crimes ! Ton corps un calice, son vin jamais drainé.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 21 cm (2480 x 2480 px), 300dpi
Temps :
1h30
Inspiration(s) musicale(s) : Blackbriar – You’re haunting me

Détail(s) et inspiration(s) :

Cassandra est seule dans un endroit qu’elle ne connait pas, elle qui a toujours été entourée de multiples chevaux et sur terre, de son support Hildegard von Blingin’ son ancienne amoureuse. Je voulais représenter son isolement émotionnelle, sous ses rires incessants et ses jeux.

1. Je savais déjà quel citation je voulais utilisé, mais voulais un fond noir pour représenter son esprit emplie de multiple pensée pas toujours joyeuse. 
J’ai fait un croquis de la long’ma, avant de faire sa robe en applat, puis rajouté quelques dégradés ou rehaut de couleur qui font entièrement partie d’elle. Le but était d’avoir une version juste sans ombre d’elle pour ensuite pouvoir me concentrer sur les ombres.

2. Là on peut voir que j’ai rajouté la citation de Hildegard von Bingen, de son poème  » O Jerusalem  » (sur l’image j’ai utilisé la traduction anglaise car c’est celle que je préfère, mais en introduction d’article je vous ait mit la traduction française).
C’est là que j’ai commencé à ajouté les ombres.
Je les voulais très franches, de façon à ce qu’on ne distingue pas clairement là où commence et là où finis Cassandra.

3. J’ai lissé un peu les couleurs et ombres, avant de repeindre par-dessus les détails manquant, où renforcer encore plus les ombres. J’en ai profité pour faire en sorte que l’ombre de Cassandra se reflète plus grand qu’elle sur la surface noire de l’image.

Ça change un peu de tes composition habituel

Totalement !
J’avais besoin d’un peu de changement et l’arc narratif de Cassandra, ma long’ma était une excuse parfaite pour m’essayer de peindre avec plus de noir que de couleur. Je ne suis pas 100% satisfait-e de l’effet, je pense que j’aurais dû utilisé plus d’ombre encore et faire plus briller les bijoux et écailles, mais j’aime beaucoup la composition.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas était content-e d’une peinture faite si rapidement (moins de 2h).