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Parcours de Scotis en illustration

Vers 2022 et au delà !

Je suis tombée sur ce meme de Kamaniki (retrouvable ici) en novembre dernier et je me suis dit, pourquoi pas poster ça en janvier ? C’est intéressant de voir comment j’ai évolué depuis mes débuts « sérieux » dans le dessin, malgrès de nombreuses longues pauses.

J’ai passé de nombreuses heures à farfouiller internet à la recherche de vieux dessins de moi que j’ai pu oublier d’effacer (oui, j’ai très rapidement honte de moi-même). Ce fut l’occasion de pas mal rire. J’aime beaucoup mon moi du passé.

Avant mon entreprise
Illustration de 2007 à 2017

C’est l’année où j’ai découvert via Equideo que des gens dessinait et pire, coloriait sur leur ordinateur. Genre, c’était possible quoi. Et je m’en doutais même pas. J’ai donc télécharger photofiltre et en avant ! C’était long, j’avais des crampes autour de ma souris, mais ça m’amusait et j’y passais de longues heures. J’étais plus qu’inspirait par mes artistes préférés.

Une amie de ma mère m’avait offert ma première version de Photoshop. J’ai découvert avec joie les calques et brushs.

Je ne me rappelle pas avoir tellement dessinait ces deux années-là. Mais j’ai vers fin 2010 découvert HARPG et découvert que je pouvais sans aucune honte élever des tonnes de chevaux et réaliser du hoarding virtuel. Vous pouvez d’ailleurs remarquer ma yulequine que j’ai toujours six ans plus tard. Je suis fidèle à mes pixels.

Mes années HARPG sur DeviantArt, mais aussi mes débuts du « je dessine partout » qui se traduit par  » je dessine sur mon téléphone » très souvent dans le bus. Peu d’observation, mais je m’amusais comme une petite folle.

Pas beaucoup de dessin, pas mal de changement dans ma vie et de baisse de moral. Je remercie mon amoureux d’avoir été là pour moi, parce que c’était pas toujours drôle dans ma tête. mais j’ai commencé à faire du croquis d’après modèle et ça m’a beaucoup aidé..

C’est l’année où j’ai vraiment arrêter de dessiner pour les autres et où j’ai commencé à me faire plaisir. Oui, c’est possiblement débile, mais c’est vraiment là que j’ai compris qu’avant de vouloir montrer des beaux trucs aux autres, il fallait que j’apprenne à dessiner ce que moi j’aimais ou voulais faire. Les dessins étaient pas toujours super technique, ne partait pas toujours d’un sujet alambiquer, mais c’était des sujets qui me tenaient à coeur ou que j’avais envie d’exprimer. Au final, c’est à partir de là, que j’aime mes dessins (même mes moches).

Niveau illustration, encore une bonne année. Plus de feuilles volantes et de WIP ou croquis que je ne pourrais jamais en garder. Beaucoup d’apprentissage et d’essais (souvent loupé), mais là encore, une de mes meilleures années. J’ai appris à dessiner des humains, j’arrive quasi sans soucis à représenter ce que j’ai en tête, je n’ai quasi plus honte de montrer mes dessins (même mes moches). Bref, je suis épanouis et heureuse.

Scotis, l'entreprise
Illustration de 2017 à 2022

Parcours de Scotis en illustration

C’était l’année où je me souhaitais plus de dessin finis … et je l’ai fait ! Je n’ai pas ralentis mes croquis, j’ai donc beaucoup appris en parralèle, mais j’ai prit le temps de réaliser autrement mes croquis et thumbnails pour finir plur rapidement et sans perdre mon idée de base mes illustrations. J’ai aussi enfin commencé à peindre sérieusement des fonds et … ça m’a fait faire un sacré bond en avant ? Rajoutons à ça ma reprise de l’aquarelle et ça a été une année bien heureuse pour moi, 2017 (au moins côté dessin).

Parcours de Scotis en illustration

L’année où j’me suis donnée à fonds sur mes illustrations persos, que ce soit en aquarelle, en composition, en couleurs, en fonds, en tout. J’ai relevé de sacré défis (comme enfin me mettre à la perspective) et ça a donné ! Encore un bond saut en avant dont je suis fière !

Pas mal de saut en avant niveau décor et composition, un peu de stagnation niveau chevaux, mais beaucoup de fun et toujours plus de défis relevé ! J’me suis encore donnée à fond et je pense que ça se voit. Je tâche aussi de plus réfléchir à mes symboliques quand je peins, ce qui donne des illus qui me plaisent d’autant plus.

L’année 2020 on s’en souviendra toustes je pense … Ma créativité a un peu fui, ainsi que ma motivation, j’ai peu dessiné, mais ! Oui, il y a un mais positif : techniquement parlant je me suis concentré à expérimenté pas mal d’angle, de nouvelles façons de faire mes textures et mieux utilisé mes brush. Techniquement, j’ai donc beaucoup progresser, même si je sais pas si les gens peuvent le voir ? Enfin, moi je le sais, donc je suis contente. J’ai aussi fait pas mal de progrès niveau gestion de ma perspective.

J’ai presque pas produits d’illustration perso cette année huhu. Pour plein de raisons persos, même si j’ai commencé à reprendre du vent dans mes voiles vers la fin de l’année.

En avant vers 2022+ !

2021 hein ? Même combat que 2020.
Nouvel année cependant et j’espère qu’elle sera mieux émotionnellement pour moi que ces deux dernières !
Je nous souhaite tellement de paillettes et de choses positives cette année que ça rattrape un peu (et plein de poneys si possible). Mettons un Evergreen sur les mauvaises choses.

Pour 2022 ?

Je me souhaite de retrouver un rythme agréable pour peindre et plus de fun dans mes oeuvres. J’aimerais expérimenté avec plus de thème équin dans des décors urbains, à voir comment je m’en tirerais. Déjà si j’arrivais à avoir une illu perso par mois je serais heureuse.

En vous souhaitant une bonne année 2022 pleine de bonheur <3 !


Écrit ton histoire et bâtit ta nouvelle avec NaNoWriMo

Ah, Novembre … Le mois du NaNoWriMo où tous les auteurices se tapent la tête contre leur bureau et murmure des mots d’agonies à Twitter. Au premier jour de novembre, tout le monde était motivé et plein de conseils pour écrire fleurisse sur la toile. Au trente novembre, tout le monde est roulé dans un plaid, le cerveau au pied et tente de trouver les 50 (ou 5 000) mots qu’il manque.

Il y a pas à dire, NaNoWriMo c’est un bon mois.

C’est quoi NaNoWriMo ?

Un challenge pour les gens qui veulent écrire en un mois une nouvelle complète !
Du 1 au 30 novembre, les auteurices avancent au rythme d’environ 1666 mots par jour vers une nouvelle complète d’environ 50 000 mots.

L’acronyme lui, veut dire National Novel Writing Month, soit en français Mois national de l’écriture de nouvelle.

C’est un challenge qui a son site dédié qui permet de gagner des badges, voir sa progression et ses statistiques tout au long du mois et surtout, de rassembler les gens. C’est surtout ça qui aide à motiver : les badges !
Pas de gagnant (enfin, si, pleins de gagnants), le but est de participer avant tout et se dépasser. Celleux ayant réussis à atteindre les 50k tant désirés peuvent obtenir des réductions pour des logiciels dédiés aux écrivains, mais surtout la satisfaction d’avoir réussis et survécu au mois de Novembre.

Pourquoi 50 000 mots ?
C’est un chiffre qui semble aléatoire, mais qui est en fait un nombre de mots qui est difficile à atteindre, mais faisable pour les personnes ayant un emploi ET des enfants.
Pour ce qui est de la définition de nouvelle … C’est pour définir en un seul mot « une œuvre relativement longue de fiction ».

Certains profitent du mois pour explorer des styles scénaristiques peu explorer, avancer une histoire déjà entamée ou comme beaucoup : réaliser une nouvelle complète de A à Z en un mois.

Mon histoire avec NaNoWriMo

J’ai participé l’an dernier (2017) à NaNoWriMo en totale débutante et … j’ai écrit Par-delà le clavier.
Ce fut un évènement marquant de ma vie et oh mon chat que j’adore cette fanfiction. Je n’avais jamais fini quoi que ce soit niveau littérature avant ça et j’me suis donc découverte un amour pour les mots (et les maux qui vont avec). J’ai fait plein d’erreur et beaucoup apprit.

Cette année (2018) j’étais donc motivée à bloc pour participer encore une fois, ce coup-ci pour continuer l’écriture de Par-delà le voile (oui, le second tome de ma fanfiction).
50 000 mots plus tard, ce fut encore une réussite et malgré quelques difficultés, une joie.

Je suis fière de moi à chaque fois.

Quels sont donc mes 5 conseils pour y participer et réussir à écrire 50K ? (la seconde va vous étonner)

  1. Avoir des potos ça aide
  2. Ne pas se relire
  3. Autant que possible avoir une idée d’où on va
  4. Cocooning-party
  5. Se connaitre

Les ami-e-s

Par le pouvoir du crâne ancestral !

Je ne parle pas de béta-lecteur, qu’on soit bien clair (pour celleux ne le sachant pas, le but d’un béta-lecteur est de vous relire, vous critiquez et vous aider à vous relire avec un œil neuf repérant plot-holes, incohérences scénaristiques et autres erreurs), mais bien de gens avec qui papoter de tout et de rien, avec qui partager vos astuces et vous décoincer si jamais … bah ça coince.

Le but est pas de leur détailler votre histoire ou de leur faire lire, mais d’échanger librement et vous sortir un peu le nez de votre histoire. Changer d’air quoi et pourquoi pas, vous échangez vos bonnes adresses, vos aides et des gifs de Shia LaBeouf.

Et pis, voir vos amis parler de leur NaNoWriMo … ça aide à se dire « si ielle y arrive, je peux le faire » et s’y remettre dans son coin. Sans virer dans la compétition, comparer son avancée, c’est toujours plus motivant que de rester seul dans son coin.

Ne lis tes ratures pas

François Pérusse sort de ce corps.

NaNoWriMo c’est le mois où il faut avancer sévère. 1666 mots par jour, c’est environ une heure d’écriture. Vous avez une vie, vous avez pas une seconde heure dans votre journée à perdre à vous relire (si vous l’avez, continuer d’écrire, c’est bien d’avoir de l’avance sur le challenge en cas d’imprévu). C’est aussi long que c’est court, une heure.
Ce mois-ci, vous avez une nouvelle à sortir de votre magnifique tête et à faire parvenir au monde.
Concentrez-vous sur l’écriture. J’appelle ça du Freewriting : on écrit, on réfléchit pas trop.

C’est la version pas belle de votre histoire et en théorie, ça sera donc sa pire version. C’est pas de la belle littérature qu’on fait en Novembre.
Mais c’est le but !
En janvier ou plus tard, après une bonne pause, vous reviendrez sur ce que vous avez fait pour corriger et enfin, présenter au monde entier cette gemme que vous avez poli.
Cela vous semble nul pour le moment ? Vous inquiétez pas, j’vous promets que ça ira mieux. C’est un brouillon, mais on a tous besoin d’un brouillon avant de pondre une merveille. Vous aurez du temps pour vous relire plus tard, vous ralentissez pas, vous avez un mois entier à tenir et un rythme à garder. N’hésitez pas à avoir un document à côté de vous pour noter toutes les prochaines corrections. Vous ne pouvez pas écrire librement et re-écrire en même temps, votre cerveau est sois en mode créatif, sois en mode critique. Ayez donc un endroit pour annoter les corrections à faire, les plot-holes à réparer à la relecture et de manière générale, noter tous les changements que vous ferez dans une seconde phase : comme ça vous n’oublierez pas de le faire et vous pouvez retourner écrire sans vous en vouloir !

Garder le cap

Savoir où on va, c’est bien pour avancer.

Je dis pas d’avoir quarante pages words détaillant les futurs chapitres (ou alors, si, si ça vous aide, c’est ça que je vous conseille), ça peut être un post-it avec trois mots écrits au bic. Juste savoir ce que vous voulez de votre histoire et une idée, même vague de la route et de la fin, ça évite la page blanche.
Qu’est-ce que vous voulez écrire ? Qu’est-ce que vous voulez que les gens retiennent de votre histoire ? Quel est votre message ? Qu’est-ce que vous voulez nous faire ressentir ?

Même si vous savez juste le milieu, si vous savez votre fin, écrivez-là, le début viendra sans doute après.
Pas besoin d’une carte détaillé, juste une idée suffit. Si vous êtes motivé à écrire le chapitre final en premier, faites-le. Tout ne commence pas par le début.

Cocooning

Vous participez à un challenge. Oui, c’est dur, c’est le but. Ce qui n’est pas le but, c’est de devenir désagréable ou votre mauvaise place personnelle.
Si vous vous faites du mal, c’est que vous réalisez mal ce challenge.

La première étape, c’est d’écrire sur un support qui vous convient.
Certains rédigent sur des feuilles volantes, d’autres sur un cahier, d’autres sur un ordinateur. Quel que soit votre outil, vérifiez qu’il vous est confortable et que vous êtes à l’aise dessus. Si ce n’est pas le cas, demain, tester un autre outil. Peut-être que vous seriez plus à l’aise sur un autre logiciel d’écriture, ou peut-être plus à l’aise sur des feuilles quadrillés, qui sait ?

La seconde, c’est d’être à l’aise avec votre corps.
Êtes-vous installé confortablement pour écrire ? Pas de douleur articulaire ? Vous êtes à l’aise ?
Chacun sa méthode, mais faites attention à votre santé. C’est important et oui, ça joue beaucoup sur votre motivation.

Enfin, c’est de trouver son rythme avec sois.
Peut-être que vous trouverez plus simple d’avoir plusieurs sessions de vingt minutes dans la journée qu’une heure d’un coup d’écriture. Peut-être que mettre un timeur vous motivera plus. Une boisson, c’est toujours chouette d’avoir sous la main (que ce soit du thé, du café, du chocolat chaud ou au lait froid, ou du soda peut-être). Certains apprécient de grignoter (des fruits ou autres) en écrivant. Certains doivent écrire dans un silence religieux, d’autres écoutent du jazz ou des OSTs de jeu-vidéos (sérieux, ces deux styles là aident à rester concentrer, si jamais vous avez jamais tenté, de manière générale, privilégiez des musiques qui ne sont pas dans la langue que vous utilisez pour écrire).

Du moment que vous êtes à l’aise avec votre façon d’écrire, c’est ça qu’on cherche.

Et peut-être que 50k, c’est juste pas pour vous … Pourquoi ne pas tenter d’écrire simplement 25k ? Le but du challenge NaNoWriMo c’est avant tout de se dépasser, donc n’hésitez pas à adapter votre but selon ce vous avant tout.

Se connaître

C’est une suite du point précédant, mais un peu moins lifestyle et plus écriture.

On est toustes différents quand on approche de nos écrits. On a touste nos méthodes, nos astuces ; et ce qui est applicable pour moi ne sera pas forcément applicable pour vous.

Par exemple, moi j’ai besoin de savoir très en détail où je vais et comment j’y vais. J’ai plusieurs pages rien que pour mon plot, parce qu’avant de rédiger, j’ai besoin de faire un premier plan en acte des actions principales que je découpe en chapitre que je détaille avec une dizaine (ou une trentaine) de lignes où je liste des idées, les dialogues, les actions, les personnages présents, bref, ce qui se passe. À côté de ça, j’ai des documents où j’ai lister mes personnages, mes références de lieux et j’ai aussi un dossier complet avec des notes diverses et variées de sujets que je sais que je vais aborder et galérer (non, j’ai jamais fait de sport de combat, oui j’ai donc une fiche détaillant les parties d’une épée).

Est-ce que vous aurez besoin de tout ça ?
Peut-être pas. En vous connaissant, vous saurez quoi préparer en amont et quoi ignorer parce que vous l’utiliserez pas.
Beaucoup de gens écrivent au jour le jour. Je sais que c’est pas pour moi, je le tente pas, mais ce n’est pas pour autant que c’est une mauvaise méthode. Les méthodes, elles existent pour donner des idées et être adapté à sois. On fonctionne tous différemment et savoir ce qui marche pour sois, bah ça aide grave à avancer correctement.
D’ailleurs, si vous comptez refaire le challenge une prochaine fois n’hésitez pas à prévoir de modifier les méthodes qui n’ont pas marché pour vous pour que votre prochain NaNoWriMo soit plus confortable pour vous.

NaNoWriMo, plus qu’un soucis de motivation, c’est une affaire de focus : pendant un mois vous allez bûcher sur le même projet. Et très vite, votre cerveau va hurler qu’il a besoin d’une distraction. C’est là que c’est important de savoir quand faire une pause et quand reprendre, sans se laisser distraire outre  mesure. Il faut connaître son inconscient pour le maitriser et éviter de regarder plus qu’une vidéo youtube lors de votre pause (bien mérité, il en faut, c’est important).
On peut définir le focus en deux parties : prévenir les possibilités d’interruptions et batailler contre les distractions quand elles arrivent. Si vous faites correctement la première partie, vous aurez moins de la seconde. Par exemple, si vous pouvez vous isoler dans une pièce avec un casque réducteur de bruit extérieur en prévenant qu’il ne faut pas vous déranger, vous serez moins distrait par les bruits dans le reste de votre foyer et personne ne viendra frapper à votre porte. Cela peut aussi être le fait de couper internet pour n’avoir accès qu’à votre logiciel d’écriture ou carnet. À vous de voir quelles sont vos distractions les plus fréquentes et les retirer de vos moments d’écriture autant que faire se peut.

Dernier conseil pour la route : se souvenir qu’on écrit aussi pour sois avant le succès (même si yep, les bons retours sur ce qu’on fait nous nourris tous et nous aide à avancer, on est d’accord, mais ça doit pas devenir notre fuel) est aussi important.


Âme numérique

Querencia (n., espagnol) : un endroit où quelqu’un puise sa force ; où l’on se sent chez soi, l’endroit où l’on est le plus authentique

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
1h30
Inspiration(s) musicale(s) : Billie Eilish – Therefore I am

Détail(s) et inspiration(s) :

J’étais tombé il y a quelques mois sur un maquillage/costume supra classe (que je retrouve pas bien sûr, donc ne peux pas linké …) en bleu et violet qui était super stylé, je l’avais gardé quelque part dans ma mémoire et j’ai vu il y a quelques jours un collage aesthetic sur tumblr orienté digital-punk/wave et j’ai eut un coup de « il faut que je peigne ça ! »

1. Du coup voilà le croquis que ça a produit, je me suis éclaté sur la position du cheval et comme j’adore le bleu et ait une passion depuis deux ans pour le violet, j’adore ces couleurs. L’idée est que le bleu est un écran et le cheval s’étends pour l’atteindre, tout en cherchant à s’élever.

Dans mon cerveau, c’est un auto-portrait (enfin, métaphoriquement c’est un autoportrait) de ma vie sur Internet : j’adore y être, apprendre dessus, m’améliorer en tant qu’être humain et artiste dessus, mais je sais aussi que c’est dur de communiquer qui je suis réellement (l’écran retire pas mal vu que vous pouvez pas lire mes intonations ou mes expressions faciales, malgré les émotes et la ponctuation).

2. J’ai directement commencé à peindre sur le croquis après avoir écrasé le cheval pour qu’il soit plus que sur un seul calque, comme il est globalement monocolor, c’est plus simple du coup à peindre qu’avec un calque d’aplat et un d’ombre/lumière.
Je rajoute un peu plus de détails avec un brush plus petit, je revois des dégradés à la va-vite, j’ai tendance à peindre grossièrement en opacité-réduite et lissé plus tard ce qui a besoin d’être lissé.

3. En cours de route, j’ai peint des lignes noires sur le bleu, pour qu’on voit mieux qu’il s’agit de la lumière d’un écran et pas juste de la lumière bleue. J’ai aucune idée de si cet effet est réaliste, je sais que je le vois régulièrement dans la synthwave, mais ça s’arrête là.
Enfin, je l’aime esthétiquement.

4. J’ai commencé un peu à lissé là où il y en avait besoin, repeint des détails ici et là, rajouté du flou et peint de la brillance sur le blanc pour renforcer le fait que la lumière est diffuse et forte. J’aime bien cet effet de lumière, c’est dommage que j’ai pas moyen d’en peindre plus souvent.

J’ai aussi peint des nuances un peu partout.

Là, petit calque sans le violet du cheval pour qu’on voit mieux mes nuances : il y a du bleu de l’écran, bien sûr, majoritairement, mais aussi on voit qu’il y a du rouge, du jaune et du vert un peu planqué. On ne voit pas l’écran, donc je me suis faites plaisir sur ce qui peu être un reflet de l’écran (ou juste moi qui voulait plein de couleur partout, comme souvent).

5. Et après avoir fini de peindre, ça donne ceci !

Autoportrait avec un cheval et pas Alekiss ?

Normalement, Alekiss c’est moi, ma version poney : on a les cheveux chocolats (même si Alekiss est plus rousse, j’ai foncé avec l’âge, comme sa robe maintenant, même si j’ai pas bougé sa crinière), on est de taille moyenne et arrondis, avec du pwals au patoune, ainsi que la crinière jamais coiffé (même si je les ais aux genoux et qu’Alekiss a la crinière courte). Mais avec les années, Alekiss est devenu son propre personnage, une facette de moi figé dans l’adolescence qui a désormais son propre univers, ses propres relations et une vie à part entière. Du coup, c’est de plus en plus compliqué pour moi de continuer de penser qu’Alekiss soit mon autoportrait, du coup, un cheval un peu random fait très bien l’affaire vu que c’est un autoportrait d’un sentiment, pas de moi directement.


La motivation de dessiner, où la trouver

Les muses des artistes c’est capricieux … Et assez volatile. Il y a des jours où on déborde d’énergie et de motivation, le pouvoir de l’artiste tout puissant est avec nous. Et des jours où, non, on l’a pas du tout la motivation.

Le manque de motivation, ça me connait bien ! J’ai un peu appris à mes dépens que la motivation ça se remplace bien par de la discipline et des routines qui me permettent de dessiner tous les jours.

Voilà quelques conseils pour trouver sa motivation et si possible, la garder !

Trouver votre motivation

Votre raison de dessiner

C’est pas si aléatoire que ça comme question. J’l’ai pas tiré de mon chapeau magique pour rien et j’l’ai surtout pas placé aussi haut dans ma liste de conseil juste pour mon bon plaisir.

Savoir POURQUOI je dessine, c’est ce qui m’a motivée et me remotive. C’est pas juste parce que ça me fait du bien (même si c’est une raison). Mon but dans la vie c’est de mettre du poney dans la vie des gens. J’suis pas la fille de Crésus, je peux pas acheter des poneys et des pâtures à gogo pour les offrir aux gens. Donc je me suis tournée vers l’illustration pour offrir des dessins de poneys aux gens (c’est mieux que les colliers de nouilles).

Certains dessinent pour informer les gens de sujets tels que la grossophobie ou la vie d’une personne transgenre. Certains dessinent pour communiquer leur amour des chats ou des femmes. Certains dessinent juste pour apprendre à dessiner, pour leur plaisir personnel.

Il y a pas de « bonne » raison de dessiner, mais le savoir ça permet de se souvenir des raisons qui nous ont fait commencer et reprendre son crayon/stylet/pinceau.

Alors, quel est votre but dans votre vie créative ?

Savoir quoi dessiner

Des fois, c’est pas tant la motivation en soi le souci, mais plutôt l’inspiration. 
C’est là qu’entre en jeux les prompts, les études, les gestures drawings, les challenges ou autres jeux. J’en ai fait un article complet avec plein d’astuces pour trouver le sujet de son prochain dessin, ainsi que des sites pour s’inspirer et apprendre.

Visualiser votre motivation

Pourquoi est-ce que vous ne vous feriez pas un endroit devant lequel vous passez souvent avec vos illustrations en cours ou un collage d’image qui vous donne envie de dessiner ?
Si vous passer devant, il y a de forte chance que votre cerveau en le voyant se dise « tient, j’irais bien dessiner ! ». Cela peu être vos propres illustrations, mais aussi simplement des choses que vous aimerez bien dessiner dans le futur, des croquis d’idées, des illustrations de gens qui vous inspire … L’idée, c’est que ça soit visuellement quelque chose qui vous donne envie et que vous n’allez pas oublier dans un coin sans jamais le revisiter.

Garder votre motivation

Rendez les choses plus accessibles

Vous voulez dessiner … mais ça implique d’abord de dégager une plage horaire entre votre série télévisée et votre vaisselle, pendant ce créneau chèrement acquis il vous faudra ranger votre table … Déjà d’ici j’ai la flemme pour vous.
Si c’est galère de juste commencer à dessiner, toute l’énergie descend à 0 avant même le premier trait.
Plus c’est simple, plus souvent vous ferez !

Il vaut mieux tenter d’avoir le moins d’étapes possible avant de s’installer devant son plan de travail. Ce qui implique d’avoir un espace dédié (même minuscule) pour dessiner ou facilement dégageable et se réserver du temps.  J’en parle plus longuement dans un article complet parlant de comment s’organiser pour dessiner.

Autant que possible, si vous voyez que vous n’arrivez pas à mettre en place une habitude ou à faire quelque chose, demandez-vous pourquoi est-ce qu’il y a de la résistance. Une fois que vous l’avez trouver, chercher ce qui cause cette résistance et ensuite, travailler à plusieurs solutions pour l’accommoder (des fois, la première solution marche, mais réalistiquement, il faut souvent plusieurs itérations d’une idée ou mettre plusieurs choses en place pour faire disparaitre une résistance).
Faites tout changement étape par étape pour déjà vous y habiter, mais aussi pour pouvoir voir si ça vous convient vraiment et vous adapter (ou adapter le changement à vous).

Et à l’inverse, si vous voyez que quelque chose vous empêche trop de faire ce que vous aimeriez faire, rendez ça moins accessible.
Par exemple, si vous pouvez vous isoler dans une pièce avec un casque réducteur de bruit extérieur en prévenant qu’il ne faut pas vous déranger, vous serez moins distrait par les bruits dans le reste de votre foyer et personne ne viendra frapper à votre porte. Cela peut aussi être le fait de couper internet pour n’avoir accès qu’à votre logiciel de dessin ou carnet. À vous de voir quelles sont vos distractions les plus fréquentes et les retirer de vos moments autant que faire se peut.

Juste 5 minutes

(ou un cercle)

Là. Effort minimal. Résultat garanti.

C’est comme ça que je fais mon premier trait souvent, en me disant  » je gribouille 5 min sur ce dessin sur un calque pour noter mes idées  » et bien souvent (pour pas dire 95% du temps), je finis par passer une heure ou plus sur mon dessin.

Le plus dur c’est le plus souvent de commencer et affronter sa page blanche ou le fait de s’installer. Une fois qu’on a commencé à gribouiller, le cerveau suit tout seul et sait enfin retrouver la motivation qu’il avait perdue on ne sait où. C’est fourbe un cerveau … mais on est capable de l’être encore plus, non mais !

Formuler un plan réaliste

Des fois, la motivation on en a besoin sur le long terme et pas juste sur un seul dessin. C’est souvent là qu’écrire sur papier un plan qui permet de visualiser ce qu’on va devoir accomplir ça aide. Surtout si on laisse des espaces pour cocher ce qui est fait, parce qu’on aura envie de gagner et finir notre plan.

Comment faire un plan alors ?
Déjà, il faut que ça soit réalisable. Quitte à commencer avec un petit but pour se mettre en jambe (si votre but à terme c’est de dessiner 8h/jour, commencez peut-être par 30min/jour et augmentez au fur et à mesure des semaines).
Évitez d’avoir 36 buts en même temps. Un gros et un petit, c’est déjà énorme (toutes catégories confondues, pas qu’en illustration).
Votre but doit être quantifiable et spécifique. Dessiner plus, c’est vague. Si votre but devient  » Dessiner 1h par semaine  » vous pouvez voir où vous en êtes super facilement. Idem si votre but c’est  » apprendre à dessiner des chevaux « , c’est pas quantifiable et pas motivant, par contre  » dessiner 100 chevaux avec modèle  » là, c’faisable !

Et la citation de la fin qui m’aide beaucoup :
Un rêve écrit avec une date devient un but.
Un but découpé en étapes devient un plan.
Un plan mis en action devient une réalité.

Trouver l’énergie (physique)

Avoir la motivation, c’est génial. Si l’énergie suit.

Si vous êtes fatigués, affamés ou juste sans énergie … ça risque pas d’aller loin.
Une grande part de la motivation c’est d’aller bien, autant mentalement que physiquement. C’est important de prendre soin de vous.

Si vous n’avez aucune énergie, motivation ou inspiration, demandez-vous si vous avez mangé correctement, dans de bonnes quantités adaptées à vous, si vous êtes bien reposés ou si vous allez bien moralement. C’est dur de dessiner quand on est en pleine crise d’anxiété.

C’est un paragraphe super vague et n’étant ni médecin ni psychologue je vais pas en parler longtemps, mais si vous n’avez pas d’énergie physique, morale ou souffrez de quoi que ce soit, plutôt que de courir après votre motivation, prenez le temps de vous occupez de vous ou de consulter un professionnel de santé. Ce sera plus efficace sur le court et long terme que de lire je ne sais combien de livre ou blog sur comment trouver votre motivation (même si j’vous conseille d’en lire plusieurs, chaque personne étant différente).

Trouver sa motivation c’est super vague comme sujet … mais j’ai tenté de regrouper tout ce qui a pu m’aider par le passé ou marche sur moi, en espérant que ça vous aide autant que moi ça m’aide !


Scraps du mois de juillet 2021

Je trouvais que mes peintures manquaient de couleurs, du coup j’me suis pris 1h chaque matin pour pourvoir expérimenté plusieurs nouvelles techniques, pour voir si ça me plaisait, si ça rendait comme je l’espérais et m’approprié les techniques qui m’ont le plus plut.
C’était un mois super intéressant pour moi du coup !

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de juillet

Conclusion du mois

Il y a eut des résultat super-dégueu, d’autres mitigé, mais trois dont je suis méga fière ! Bref, c’était une super semaine de test pour moi !


En noir et améthyste

C’est dans l’ombre que l’on est capable de briller pour ce que l’on est réellement, sans le jugement d’autrui pour nous porter préjudice.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
1h45
Inspiration(s) musicale(s) : Muse – Explorers

Détail(s) et inspiration(s) :

Après avoir fini de peindre En noir et or, je me suis dit que je ferais bien une série de ces chevaux incrustés de métaux précieux ou pierres précieuse. C’est donc le second de la série ! J’espère en peindre au moins un troisième dans le futur, mais comme j’ai pas encore de croquis, je sais pas quand ça sera.

1. En tout cas, voilà le croquis initial : un cheval alezan qui tire sur le rouge à certains endroit, avec des paillettes partout et des inclusions d’améthystes sur la croupe et le flanc. J’ai rapidement fait les ombres et lumières les plus importantes, même si c’est qu’un croquis on voit déjà pas mal l’aspect final je trouve.

2. Seconde passe de peinture, où j’ai principalement lissé mes traits, mais j’en ai quand même reprononcé certains, ainsi que corrigé un peu le chanfrein qui ne me plaisait pas.

3. Et après 1h30, voilà ce que ça donne !

Rapide cette série de portrait, non ?

Totalement ! Déjà le fait de pas avoir les chevaux de plein pied ça aide pas mal à aller vite, on rajoute à ça le fond qui est juste un fond noir avec vaguement un dégradé et paf, ça fait des peintures super rapide !
Le but de cette série est plus de me faire plaisir que d’avoir des chevaux super détaillés, mais visuellement, ce style un peu simplifié me va très bien.