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Dernière étreinte

Et pourtant, malgré la distance, je sens encore ta présence à mes côtés. Le voile ne nous a pas totalement séparé.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
3h10
Inspiration(s) musicale(s) : Dan Avidan & Super Guitar Bros- Scarborough Fair

Détail(s) et inspiration(s) :

Le clip de la reprise de Scarborough Fair par Dan Avidan et les Super Guitar Bros m’a viscéralement collé à la peau pendant une semaine. J’en était à la chantonner n’importe où et … j’saurais pas expliquer, elle m’a vraiment collé. Elle dégage tellement d’amour et de tristesse ? Poignant.

J’avais besoin d’expulser un brin tout ce qu’elle me fait ressentir. Niveau sentiment que la musique m’évoque. Le clip et la musique se suffise, je voulais pas lui faire concurrence.
L’idée était un poulain ayant perdu sa mère et observant dans son reflet le souvenir de sa mère. Un moment qui n’existe plus que dans ses souvenirs.

1. Voilà le croquis initiale. Le violet étant les couleurs de l’esprit, le noir celle de la mort et le rose celui de l’amour, je dois dire que la palette de couleurs s’est imposée à moi plus que ça n’a été un choix conscient. J’ai mit quelques touches de bleu, parce que je voulais une surface d’eau, pas juste un miroir.
J’avais jamais vraiment dessiné de chevaux vu d’en dessous, ce fut … intéressant ? Un bon challenge en tout cas, que je referais pas trop souvent. Encore, que dessiner la jument de vue de dessous, ça allait, c’est faire le poulain en double qui fut laborieux (et encore, je l’ai refais par après).

2. J’ai ensuite peint la surface de l’eau correctement en lissant d’abord les couleurs entre elles, puis avec un brush vague en redéfinissant les vaguelettes. L’eau n’est pas tellement agité, juste un peu de vent.

3. J’ai décidé de faire le croquis plus détaillé du reflet en premier : j’ai moins de difficulté à dessiner des chevaux vu du dessus, donc si je dessinais le reflet, je pouvais plus facilement corrigé le poulain. L’inverse aurait été plus galère, je pense. 
Il y a pas mal d’endroit où je suis pas convaincue de l’anatomie de la chose, surtout au niveau des sabots et de l’épaule vu du dessous, mais j’ai fait de mon mieux.

4. Après avoir mit quelques ombres sur le reflet, j’ai refait le croquis du poulain, pour qu’il soit dans la même position que son reflet. C’était assez étrange à faire et même maintenant, je vois déjà des défauts dans la posture, mais honnêtement, je sais qu’un truc me dérange, mais je sais pas comment corriger.

5. Avec les postures et anatomies qui me plaisait pas trop mal, je me suis donc embarqué dans la peinture : j’ai revu certaines volumes, rajouté des détails, remit au propre certains contours et lissé certains traits.
C’était étrange de peindre sous cette angle, mais j’ai bien aimé, contre toute attente. L’entre-jambe de la jument aurait p’tet gagner à ce que je peigne les tétines et autres … mais j’étais pas trop d’humeur à observer des entre-jambe de juments trop longtemps …
J’ai aussi peint les vagues autour des sabots du poulain (j’avais juste posé un brush avant ça pour pas oublier de le faire).

6. Après avoir peint grossièrement le reflet, c’était au tour du poulain en lui-même !
Comme à l’étape précédente, j’ai redéfinis tout ce que j’ai pu, rajouté des détails et peint jusqu’à avoir un résultat qui me conviendrait.

7. J’ai fait une seconde passe sur le reflet pour relisser certains endroits et surtout, peindre plus en détail les visages. Le but était de finir une bonne fois pour toute la peinture des reflets.
J’ai aussi repeint un peu les vagues autour du poulain, pour qu’on voit bien qu’il flotte au-dessus de l’eau (c’est magique).

8. Petit zoom pour vous montrer le visage du poulain après peinture.

Et voilà ce que ça donne !

Changement d’angle

C’était un bon challenge que de peindre à l’envers des chevaux, ça change. Et ça me rassure, je connais suffisamment bien l’anatomie et suis suffisamment à l’aise pour pouvoir dessiner sous à peu près tous les angles les chevaux, pour peu que l’envie me prennent. C’est assez libérateur de pouvoir sortir de sa zone de confort et se dire, que je connais bien les chevaux.
Bon, oui, il y a encore des trucs que je suis pas sûr, des zones où c’est approximatif ou des zones où je savais pas comment peindre concrètement, mais franchement ? Peu de gens y feront attention et l’important de ce dessin c’était le ressentit. J’suis contente de ce que j’ai accomplis (en 3h en plus).


Gesture drawing, kézako ?

Le Gesture Drawing (ou dessin gestuel) vous allez en entendre parler, on va vous conseiller d’en faire, vous allez forcément en faire un jour ou l’autre (ne serait-ce que pour tenter), bref, ce mot, vous allez l’entendre (ou le pratiquer) au moins une fois dans votre vie d’artiste. Sauf que le définir prends un peu de temps, temps que je vais prendre ici pour expliquer autant que je le peux ce que c’est, comment en faire et pourquoi je conseille d’en faire.

C’est quoi ?

Il s’agit d’un dessin rapide, fait d’après modèle et qui se concentre principalement sur les lignes d’actions, la forme et la pose du modèle plus que sur l’anatomie ou la justesse. Cela aide bien sûr à apprendre l’anatomie, mais le but premier du Gesture Drawing est de s’entraîner à la gestuelle d’un sujet.
Une session de gesture drawing dure entre 1 à 3 heures, généralement.

Si c’est un exercice intéressant à faire pour s’échauffer, il est bon d’en faire régulièrement pour le fun de faire rapidement plein de sujets différents sur un thème et ainsi, inscrire dans sa mémoire visuelle des formes pour apprendre à dessiner plus justement (et plus rapidement, par extension).

En se focalisant sur la gestuelle, on apprend les mouvements possibles d’un corps, la façon dont les muscles forment un ensemble et bougent, la rotation possible des membres et les rapports de proportions, dans une foultitude de position, aidant à la compréhension anatomique du sujet que vous voulez étudiez.

En privilégiant la vitesse dans l’exercice (souvent en commençant en 10min, puis raccourcissant le temps au fur et à mesure), l’artiste peut s’échauffer les muscles, mais aussi l’esprit et doucement, arrêter d’être crispé sur son crayon et avoir un trait plus fluide et plus expressif.

Le modèle peut aussi bien être une photo qu’un sujet devant nous et par extension, c’est un exercice qui se prête très bien au dessin de rues ou d’animaux dans les parcs.
L’avantage de la photo, c’est qu’on est sûr que le sujet ne bouge pas … mais la photo crée aussi des distorsions et il est impossible de tourner autour du sujet pour mieux comprendre.

J’ai déjà vu des artistes considérés que si un gesture drawing dure plus de 5min, il ne s’agit plus de gesture drawing car on a le temps de planifier et on perd toute la gestuelle d’exécution rapide. Ce qui est pas faux, mais démarrer la journée par directement du gesture drawing de 2min c’est pas un truc que je recommande …
Par contre, se faire une session où on commence avec un long laps de temps et qu’on réduit au fur et à mesure, là je suis amplement d’accord que c’est bénéfique.

Il ne faut pas le confondre avec un sketch qui est un dessin rapide d’après mémoire.

Est-ce que c’est important de faire du gesture drawing ?

Oui.

Je n’en ai pas fait en apprenant à dessiner des chevaux, utilisant juste des modèles de temps à autre, et j’ai du coup des chevaux moins expressifs et avec une variation d’angle et de mouvements moins importants que le peu d’humains que je dessine. Je tente de réparer mon erreur, mais je fais toujours plus de gesture drawing d’humain que de chevaux et ça se vois.
Ne faites pas comme moi et faites-en régulièrement sur le sujet qui vous intéresse.

Le gesture drawing vous permet d’apprendre à dessiner rapidement une pose, une expression et une idée et donc de faire des dessins expressifs, de pouvoir moins galérer une fois sur un vrai dessin à faire une pose que vous avez en tête et à voir les soucis anatomiques de vos propres futurs dessins. 
Cela vous permet d’arrêtez de vous focaliser sur des détails que vous pensez importants, mais qui sont inutiles sur en dessous votre sujet n’est pas bon et que vous devez refaire vos poils trouze-mille fois parce que vous déplacez sans cesse le bras.

Après plusieurs sessions de gesture drawing, vous aurez votre sujet dans le sang et n’aurez plus de mal à le dessiner dans toutes les positions et vous verrez, cela fait super plaisir et permet de faire plus rapidement le dessin qu’on a en tête. 

Je veux dire, si vous faites une session de 3h de gesture drawing, vous allez dessiner environ 50/90 dessins d’un même sujet. Vous allez être forcé de retenir des formes et de vous améliorer plus rapidement qu’en faisant un dessin par semaine.

Bonus ? Vos sujets auront l’air d’être en mouvement et d’être plus vivant, quel que soit votre style, c’est toujours intéressant à avoir !

Comment faire du gesture drawing ?

Comment s’améliorer en gesture drawing
En se souvenant que ce que vous faites n’a aucune prétention à être parfait et que vous pouvez capturer un mouvement avec un minimum de trait : le bonhomme baton n’est jamais loin du gesture drawing de base (mais le monsieur bâton n’est composé que de ligne droite et en gesture drawing, vous voulez évitez tout ce qui est statique, rappelez-vous, on cherche le mouvement).
Bien sûr, c’est toujours mieux d’aller plus loin que la line d’action, un rond pour la tête et les autres membres qui ne font pas partie de la ligne d’action, mais si vous n’avez que 30secondes, ça peut suffire.

Toutes les poses racontent quelque chose, l’expressivité de l’humain n’est pas uniquement sur son visage, n’hésitez pas lors de vos sessions de gesture drawing à amplifier le mouvement et exagérer : pensez caricature !
Vous cherchez à retranscrire comment vous ressentez la pose, vous pourrez toujours rajouter du muscle autour après pour donner une véritable forme à votre sujet.

Gesture drawing pour les débutant-e-s

Prenez un peu de temps pour comprendre votre sujet, ne foncer pas directement dans des poses de 2mins, mais plutôt des poses de 10min et tenter dans un premier temps de faire vos dessins en un minimum de trait sans utilisez la gomme (que des traits et courbes, pas de formes).
Vous pourrez complexifier au fur et à mesure que vous vous sentez à l’aise et accélérer le mouvement.

Un bon exercice peut être de faire votre pose, puis plus rapidement de la refaire de tête ou de la simplifier pour mieux la comprendre.
Par exemple si avec le modèle vous avez pris 5min, en 2min tenter de refaire de tête la pose en un minimum de trait et en exagérant la pose pour la rendre plus claire et expressive.

Matériel

Vous devez pouvoir changer rapidement votre papier si vous en utilisez, ou crée rapidement un nouveau calque. Il n’y a pas de matériel pour en faire, du moment que vous avez un support et de quoi faire des marques, vous êtes bons : que ce soit au crayon dans votre carnet ou sur votre logiciel.

Des sites pour faire du gesture drawing de chez-sois

En site connu, il y a QuickPoses et SketchDaily, mais si vous voulez plus de sites, j’ai répertorié tous les sites que je connais dans mon article « Où trouver des références »


La texture de la musique

 » J’entends ton cœur battre au rythme de la batterie. Oublies les gens qui te regardes et danse au rythme de cette musique que personne d’autre que toi ne peut toucher. « 

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 21 cm (2480 x 2480 px), 300dpi
Temps :
1h15
Inspiration(s) musicale(s) : Kesha – Die young

Détail(s) et inspiration(s) :

Je suis retombée sur ma vieille illustration que j’avais fait en fanart à la musique Die young de Kesha et … J’me suis dit « j’ai genre progresser depuis 2017, je gère mieux mes couleurs maintenant, et si je retentais cette illus, mais genre, en mieux ? »

L’original a tellement des couleurs ternes, pas d’énergie et … Bref, j’ai fait ce que je pouvais avec mes connaissances et ma technicité de l’époque, mais déjà à l’époque, j’étais déçue que ça soit pas plus dynamique et donnait pas plus envie de danser.

1. J’avais pas envie de passer 15 ans sur l’illustration non plus, donc j’ai fait un croquis rapide et ai tenté de faire mieux en environ 1h. Challenge accepted.

Niveau position, on a pas encore l’impression qu’Alekiss danse, mais c’est déjà rudement plus dynamique ! Si j’me suis peut-être améliorer niveau couleur et anatomie, je dirais que mes personnages ont autant de personnalité et d’expressivité que mon mug de thé.

Niveau du fond, je suis juste partie en luciole en m’amusant, j’avais pas spécifiquement d’idée en tête juste « quelque chose de coloré » et ça a donné ça.

Rien qu’avec ce croquis fait en 35min on voit que oui, je gère carrément mieux mes couleurs, il y a pas à chipoter. J’en ai utilisé plein de différente qui devrait clasher entres elles, mais à aucun moment je retombe dans le marron terne de ma version de 2017.
Je me suis améliorer.

2. Avec un sketch qui me plait, j’ai revu les contours d’Alekiss et je l’ai peinte (avec ma technique habituelle).
Au niveau du sol, j’ai décidé de garder les couleurs, mais de transformer ma brume sans texture en fumée un peu plus compacte.

En gros c’était l’étape où on perds le côté sketch pour avoir un truc plus propre !

3. Pour finir, j’ai nettoyé quelques contours, rajoutez ici et là quelques détails, mais surtout, j’ai peints l’oeil et le bout du nez correctement.

J’aurais pu nettoyer encore plus, mais je voulais une peinture rapide et passer plus d’une heure dessus ne m’intéressais pas beaucoup.

En tout cas, le résultat finale dépote !

Fière de ta progression ?

Complètement !
C’est facile de se dire qu’on stagne quand on regarde pas en arrière et comme beaucoup d’artiste, j’ai du mal à voir où je progresse. Bon, en regardant mes vieux trucs, bien sûr que je vois où je me suis améliorer, mais c’est encore plus visible quand je fais ce genre de truc.

J’le fais pas souvent, parce que sinon j’passerais mon temps à repeindre des vieux trucs et j’veux avancer, pas stagner, mais ça fait clairement plaisir à mon p’tit coeur de voir aussi clairement que oui, je m’améliore !


Queer horse flag

Des chevaux prêts à vous accompagner où que vous alliez pour afficher fièrement vos identités de genres et sexualités ! 

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 23,34 x 33,02 cm (2875 x 3900 px), 300dpi

Détail(s) et inspiration(s) :

À la base je cherchais des emotes pour mon serveur, mignon si possible et je suis tombée sur une dose énorme d’animaux en tout genre aux couleurs des drapeaux queer ou en portant … mais pas beaucoup de poney et encore moins de chevaux de trait !
Je me devais de proposer plus de choix ! Enfin, non, c’était pas vraiment un devoir, juste je voulais un cheval de trait pour moi pan et j’me suis dit que peut-être ça plairait à d’autres.

1. Comme toujours, avant un dessin, il faut un croquis ! Je voulais un cheval de trait, mais je savais pas si je voulais qu’il soit aux couleurs des drapeaux ou portants un drapeau … Finalement, il porte un drapeau ! C’est une décision totalement arbitraire.

2. J’ai ensuite fait le lineart et fait un cheval noir parce que c’est une couleur qui va avec tout et j’me suis rendue compte en faisant des mock ups que du coup ça se voyait pas sur le t-shirt noir que je voulais. Oops.
C’est comme ça qu’est née la version crème. 

J’aime me rajouter du travail.

Voilà les deux déclinaisons (et maintenant j’hésite à en faire une version avec d’autres robes ahah).

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


Scraps du mois de mai 2020

MERMAY !

Cela fait genre deux ou trois ans que tous les ans je vois les gens dédiés leur mois de mai aux sirènes et comme j’adore l’eau, tous les ans je me disais que c’est bien dommage que je participe pas. Puis l’an dernier je suis tombée sur le tag #kelpiemay, soit un dérivé de #mermay avec des poneys.
Devinez qui a participé au mermay en faisant des kelpies et poneys aquatiques ? Oui, c’est moi (bravo) !

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de mai

Mai ce fut le mois des humains niveau croquis ? Je suis la première surprise !

En vrai, il y a aussi eu des poneys en dehors du kelpiemay, mais plus des croquis pour de futures véritables peintures, dooonc, secret hush hush tout ça, vous verrez plus tard !

Mermay / Kelpiemay

Bon, c’est quoi mermay ? C’est le mois de mai réservé aux sirènes (mermaid). Le but est de chaque jour dessiner une sirène donc. Et Kelpiemay, c’est le pendant avec les kelpies. Vous me connaissez, je suis faible quand il s’agit de peindre de l’eau et des poneys, donc j’ai participé, un peu. Un jour sur deux quoi.

Pendant ce mois, je me suis principalement concentré à faire un charadesign chaque jour différent, histoire d’explorer autre chose que mes poneys marins habituels. Cela a donné des designs hyper convenus, d’autres rigolos, d’autres super intéressants, le tout dans plein de couleurs ! Franchement, je me suis éclatée. J’espère pouvoir reparticiper l’an prochain.


Dessiner les membres d’un cheval

Après avoir appris à dessiner le squelette d’un cheval, après avoir appris à dessiner le corps d’un cheval et après avoir appris à dessiner la tête d’un cheval, nous voilà prêts à … apprendre à dessiner les membres !

Enfin ! Me direz-vous. Oui. Enfin.
Ce sera le dernier article de la série, mais certainement pas la fin de mes articles pour vous apprendre à dessiner des chevaux ! Non, car après, on va apprendre plein d’autres choses utiles à savoir dessiner avec les chevaux, puis à peindre et bref, vous inquiétez pas, je continuerais de vous partager tout ce que je sais.

Un peu de lexiques

Il y a plein de noms un peu différents sur les membres qu’il est possible que vous connaissiez peu, bien que j’en avais déjà parlé lors du premier tuto. Pour vous aider, je vous remets le petit cours d’anatomie que je vous avais fait pour notre tout premier article sur comment dessiner facilement un cheval.
Avec ça, on parlera bien des mêmes parties des membres sans soucis.

Les antérieurs

Est-ce que vous vous souveniez de ce croquis ? Bon, si non, le revoilà, mais je vous avais expliquer que pour trouver l’antérieur, je partais de l’épaule, puis faisait mon fil de fer sur lequel je mettais un rond au milieu de la jambe et un autre rond au-dessus de l’emplacement du sabot ?
Bien, ça n’a pas bougé !

Le plus simple pour dessiner l’avant-bras de l’antérieur, c’est de faire un trait de chaque côté pour relier le genou au corps. L’épaisseur dépend d’une race à l’autre, mais la base est toujours la même.
Il ne faut pas oublier le coude qui se trouve à la jonction du membre avec l’épaule (on ne le voit habituellement presque pas quand le membre est sous le corps).

Sur cette base d’avant-bras, on ajoute un ovale bien écrasé pour l’un des muscles et tada, vous avez votre avant-bras !

Le canon de l’avant-bras part de la même logique : on relie d’un trait le boulet au genou. La seule subtilité vient du fait que sur l’avant du canon on arrondit un peu vers l’intérieur du membre.

Du côté du genou, il n’y a rien à faire, sauf si le membre est replié, dans ce cas, le genou apparaît carré et non plus rond.

Le sabot et le paturon est finalement la zone la plus complexe, donc j’en reparlerais une fois qu’on aura vu les deux membres, mais pour la continuité du membre, voilà comment je le ferais dans ce cas-ci : deux traits pour l’avant du paturon et la paroi la plus en avant du sabot, un autre trait un peu arqué pour la paroi au sol, ensuite on fini le sabot, un arrondis pour le glome sur le sabot et on rejoint le boulet !

Vu de face, le plus important à noter, c’est que l’intérieur du coude est droit, alors que l’extérieur du coude est arrondi. La seconde chose à noter, c’est que le canon est plus fin vu de face que vu de côté.

Sur le croquis ci-contre j’ai caricaturé en vert pour que vous voyiez bien ce dont je parle.

Niveau mouvement possible, j’ai retenu à force d’observation, mais c’est pas toujours clair pour tout le monde, donc j’ai tenté comme j’ai pu de montrer les différents joints de l’antérieur et leur mouvement possible ? Je dis bien tenté, parce que les croquis mécaniques c’est pas mon genre et après avoir passé 30 minutes à chercher sans succès les différents joints possibles pour tenter de faire une représentation j’ai pas trouvé, donc, heu, je vais expliquer hein.

Les joints ronds (coude et boulet) sont les articulations qui globalement peuvent aller dans toutes les directions (avant, arrière, diagonale et caetera) sans trop de restriction. En vrai, les mouvements de ces deux articulations sont limités de façon latérale, mais vous avez saisi l’idée : ça bouge dans tous les sens.

Les joints rectangulaires sont les articulations qui ne peuvent aller que d’avant en arrière. Il s’agit du genou et de l’épaule.

Comme rien ne vaut l’exemple, voici différentes positions que peut prendre l’antérieur. J’ai mis en vert les mouvements de l’épaule, pour qu’on voie bien qu’elle bouge avec l’antérieur, voir fait partie intégrante de l’antérieur en fait.
L’épaule offre une grande amplitude de mouvement !
L’antérieur peut aller pas mal vers l’avant, mais est bloqué vers l’arrière assez rapidement.

Niveau mouvement latéral, le cheval bouge peu l’épaule, mais est capable d’étendre vers la gauche et la droite à partir du coude.

Avec ses deux exemples (et mon essai de schéma d’articulation) j’espère que les mouvements de l’antérieur sont plus simple pour vous à visualiser.

Les postérieurs

Là encore, ma technique de base du fil de fer n’a pas changé depuis le premier article. Donc je vous le remets.

Je dirais que le postérieur est un brin plus complexe à représenter que l’antérieur. Pas de beaucoup, mais je sais que c’est lui qui m’a donné le plus de mal pendant pas mal de temps. C’est surtout au niveau du jarret que j’ai longtemps galéré je crois, jusqu’à avoir compris un peu mieux les volumes.

Le plus simple quand on a le membre en fil de fer, c’est de dessiner la croupe et le grasset.

En premier lieu, on trouve le haut de la croupe et la queue, puis on met un rond là où se trouve le grasset (c’est la pointe de la cuisse qui se trouve près du ventre). On peut relier le grasset à la hanche, histoire de faire un repère.

Ensuite, on trouve la pointe de la fesse, qui est généralement un peu au-dessus du milieu de la croupe et on relie la pointe de la fesse en dessous du grasset.

En créant un rond pour symboliser le jarret, on peut le relier au grasset d’un côté, et au milieu de la fesse de l’autre pour créer la cuisse.

Reste à créer un rond pour le boulet et le relier au jarret.

Bon, on a une jambe, mais le jarret est … pas bon anatomiquement. Déjà, la jonction entre l’avant du canon et l’avant de la cuisse n’est pas un angle droit, créer un genre de triangle au niveau du jarret dont la base relie justement le canon et la cuisse permet de créer facilement les volumes.
Relever l’arrière du jarret un peu permet aussi de régulariser la forme.

Ensuite, on dessine le paturon et le sabot (encore une fois, j’en reparle juste après).

Et hop, on a un postérieur tout à fait correct !

C’est le jarret qui m’a posé le plus de soucis pendant des années, alors je me permets un petit aparté.

Si je prévois sa position avec un rond, c’est une articulation qui n’a rien de rond et retenir que ce n’est qu’un rond risque de vous poser des soucis. Il s’agit plutôt d’un triangle !

Il y a deux écoles pour se souvenir qu’une partie du jarret remonte : faire un petit cercle au-dessus du jarret ou partir d’un triangle.
Je préfère la méthode du triangle, mais faites comme vous vous souviendrez et sera le plus pratique pour vous.

C’est vu de face et de dos que c’est un peu plus chaotique.
Au niveau du canon, c’est exactement comme pour l’antérieur … Et au niveau de la cuisse, vous vous souvenez dans l’article sur le corps que je vous parlais de crochets ?
Bon, bah là on le revoit !

Au niveau de la cuisse, c’est arrondi à l’intérieur de la cuisse, puis ça devient droit jusqu’au jarret, alors que vers l’extérieur, c’est plat, puis au niveau de la jambe ça crée un rebond.

De face, le jarret je le vois et dessine comme un losange. Ça aide de s’en souvenir comme ça.

De dos, là aussi je le vois comme un losange, mais je fais remonter un peu la pointe la plus en haut, cela retranscrit bien le volume de l’arrière du paturon.

C’est dur en 2D de retranscrire un volume, mais la pointe du jarret remonte jusque dans la cuisse, en fait.
C’est bon à garder en mémoire pour l’étape où l’on peint ou juste parfois pour montrer la profondeur du membre dans les dessins.

Niveau mouvement avant-arrière du postérieur … Eh bien, il n’y a pas tellement de limitation.
Le cheval peut se gratter l’oreille avec le postérieur et donner des coups de culs, après tout. Le postérieur peut aller bien sous son ventre tout comme s’étendre loin de lui, selon les besoins.

Le postérieur peut également remonter assez haut ! Cependant, il ne se plie pas en trois entièrement, il y a toujours un petit angle de vide au niveau du pli sous la fesse et celui du jarret. Ces petits triangles peuvent être très légers et peu perceptibles, mais ils existent toujours et il est bon de les garder en mémoire pour ne pas faire remonter le jarret dans la croupe.

Niveau côté … Le cheval peut faire venir le membre bien sous son ventre, bien qu’il dépasse rarement l’autre membre et en remontant bien la hanche, il arrive que le postérieur parte bien vers l’extérieur.

Et parce que ça me semblait une bonne représentation visuelle, je reprends mes schémas de joint pour vous montrer les articulations ! 

Au niveau de la hanche, la souplesse du cheval est sa limite, mais globalement, la hanche permet de bouger en tout sens le membre.

La cuisse de son côté se plie uniquement vers l’arrière.
Le jarret de son côté se plie uniquement vers l’avant.

Et le boulet ? Eh, bien, dans tous les sens, en fait.

Les sabots

À la fois le plus simple élément des membres à dessiner, mais aussi le plus galère dès qu’on change l’angle. Je sais de quoi je parle, je galère toujours à mort !

Le paturon part vers l’avant, le sabot part vers le sol, en continuant un peu le mouvement vers l’avant du paturon.
J’ai mis ça en avant avec les traits verts sur le croquis.
On aurait envie de faire un seul trait partant du boulet pour former l’avant du sabot, mais il y a bien deux directions distinctes.

Pour le talon du sabot, il faut noter qu’il a la même direction que l’avant.
Au-dessus du talon, il y a les glomes, il s’agit d’un petit rebond qui va ensuite dans le creux du paturon qui remonte ensuite sur le boulet.

Vu de l’arrière sur le talon du sabot, on note au passage que le sabot est plus fin à cet endroit-là, on voit bien l’arrondi des glomes et le creux du paturon.

Et le dessous du sabot dans tout ça ?
Il y a plein d’angles, c’est galère. Le plus simple pour s’en sortir, c’est de créer la forme du sabot (c’est un rond avec l’arrière affaissé), créer le contour intérieur qui fait la bordure du sabot, mettre la fourchette (c’est le triangle en plein milieu) et à partir de là, créer la profondeur de la bordure du sabot, le glome et tous les détails quoi !

J’apprends encore à représenter cette zone, donc pour le moment c’est assez dur de vous expliquez ma façon de faire et je préfère ne pas trop dire de bêtise.
Je reviens éditer cet article avec plus de détail quand je saurais mieux dessiner les sabots, promis !

Et avec cet article j’ai fini ma série sur comment savoir dessiner un cheval ! J’ai tenté de les faire aussi complets que je pouvais, j’espère vous avoir appris pas mal de choses !

Si la série est finie, ce n’est pas pour ça qu’on ira pas plus loin dans notre apprentissage des chevaux, je compte déjà revenir (après une pause bien méritée) avec d’autres articles complets sur des détails qu’on a pas vus tels que les coiffures possibles, les expressions, les différences entre les races et ce genre de détails que j’espère que vous adorerait autant que moi !