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Les calques Photoshop

Les calques permettent des combinaisons et une organisation importante à connaitre pour les utiliser au mieux. Ils permettent de gérer différents groupes de formes/coups de pinceaux, mais aussi de gérer les plans et superpositions.

On dit toujours d’utiliser des calques quand on peint numériquement ou que ça aide, mais quand on débute, il y a TROP d’options de calques sur Photoshop tant et si bien qu’on les utilise peu ou pas de façon optimale. Cela prend du temps de prendre tous ses outils en mains, mais en prenant un peu de temps, ça se maîtrise facilement et ça finit par être naturel.

Les bases à connaitre

Rappel toujours utile, mais si vous ne savez pas ce que fait un effet/outils/une icône, vous pouvez survoler avec votre curseur l’icone et une bulle vous expliquant son utilité fera son apparition ! 

Voilà à quoi ressemble l’onglet calque, normalement il est toujours ouvert, mais si vous l’avez perdu vous pouvez le rouvrir avec F7 ou en allant dans Fenêtre > Calques.
J’ai pris un document un peu au pif pour vous présenter plus en détail les options de bases utiles à connaitre :

Position du calque
Plus un calque est vers le bas, plus il sera derrière, à l’inverse plus un calque est vers le haut, plus il sera devant. Leur ordre d’apparition sur l’image dépend donc de leur placement dans la hiérarchie des calques.

Nom du calque
En double-cliquant sur un nom de calque, vous pouvez le renommer.

Créer un nouveau calque
Il faut utiliser le petit bouton avec un + dans un carré et hop !

Supprimer un calque
Faites attention de bien sélectionner le bon calque et utilisez le bouton corbeille (la petite poubelle à côté de l’icône pour créer un nouveau calque)

Masquer ou visualiser un calque
Le petit oeil à côté de votre calque vous permet de voir si un calque est visible ou non et de masquer ou faire apparaître votre calque tout en le conservant.

Verrouiller un calque
Vous avez cinq formes de verrous disponibles (j’y reviendrais), mais en cliquant sur l’un des verrous, vous bloquerais la modification de votre calque et ferez apparaître une icone de verrou à droite de votre calque. En double cliquant sur l’icone sur le calque, vous débloquerez votre calque.

Vous pouvez sélectionner plusieurs calques en même temps en utilisant votre touche MAJ+clique (pour une sélection de calque se suivant) ou avec votre touche CTRL+clique (pour une sélection de plusieurs calques éparpillés).
Si vous avez des calques à rapidement supprimer, déplacer ou fusionner c’est utile à savoir.

L’intérêt de les nommer

Créer des calques c’est super simple, mais s’y retrouver quand on atteints le calque 140 … Un peu moins. Si on ne veut pas se perdre et passer 30min à retrouver un calque en particulier, il vaut mieux prendre l’habitude dès le début de nommer ses différents calques (ou au moins les groupes de calques).

Les groupes de calques

Placer juste à côté de l’icône pour créer un nouveau calque, cliquer dessus vous permet de créer un nouveau groupe. Vous pouvez placer dans ce groupe tout un tas de calques ou de sous-groupe, facilitant votre navigation puisque vous pouvez faire en sorte de ne plus voir le contenu du groupe en cliquant sur l’icone flèche à côté de l’icone et du nom du groupe.

Vous pouvez sélectionner avec votre souris et faire un glissé-déposé pour déplacer vos calques … Ou alors retenir ces deux raccourcis clavier :

Ctrl + cliquez sur tous les calques que vous voulez regrouper
puis
Ctrol + G pour les mettre dans un groupe

Calques de remplissages ou de réglages

Qu’est-ce que cette petite icône représentant un cercle à moitié-plein ? C’est un de vos nouveaux meilleurs amis !
Bon, peut-être pas, ça dépend en fait, mais le connaitre vous aidera beaucoup dans votre vie de peintre numérique. Cette option va vous permettre en quelques cliques de créer un nouveau calque d’ajustement (de luminosité, de contraste ou autre).

En théorie, les noms des calques de réglages sont assez clairs, mais au cas où, voilà quelques explications :

Les calques de remplissages :

  • Couleur unie
    Ajoute un calque d’une seule couleur
  • Dégradé
    Ajoute un calque avec un dégradé (il y a pas mal d’options, ce n’est pas qu’un dégradé linéaire)
  • Motif
    Ajoute un calque avec un motif (ou pattern, généralement une texture seamless)

Les calques de réglages de valeurs :

  • Luminosité/Contraste
    Permets de régler la luminosité et/ou le contraste
  • Niveaux
    Vous pouvez indiquer ce qui sera votre nouveau noir, votre nouveau blanc et différentes valeurs. Cela permet de régler l’intensité des noires et blanc, principalement.
  • Courbes
    Réglage de la courbe des niveaux et donc de régler les différentes profondeurs de vos valeurs.
  • Exposition
    Rajoute de la luminosité à votre image

Les calques de réglages de teintes et couleurs :

  • Vibrance
    Règle la vibrance de vos couleurs (et un peu de vos teintes)
  • Teinte/Saturation
    Règle les teintes de votre image et les saturations de vos couleurs
  • Balance des couleurs
    Permets de rajouter du bleu dans vos tons sombres par ex et de rajouter des teintes dans vos tons foncés et/ou moyens et/ou clairs
  • Noir et blanc
    Passe votre image en Noir et blanc
  • Filtre photo
    Ajoute un calque qui fera office de gélatine photo, pour rajouter un filtre coloré sur vos photos qui modifiera l’ambiance de vos images
  • Mélangeur de couches
    Vous permettra d’ajuster les couleurs de vos couches R, G et B (de façon individuelle)
  • Correspondance de couleur
    Change la teinte d’une couleur dans votre image

Les calques « j’ai pas trouvé de nom pour résumer » :

  • Inverser
    Inverse les couleurs (les blancs deviennent noirs, les rouges deviennent verts et caetera)
  • Isohélie
    Permets de revoir les valeurs/la profondeur des couleurs de façon individuelle
  • Seuil
    Passe votre image en noir et blanc (sans aucun gris) et vous permet de choisir à quelles teintes de gris le noir devient noir
  • Courbe de transfert de dégradé
    Un dégradé de couleur sera appliqué aux valeurs de votre illustration
  • Correction sélective
    Pour chaque couleur, vous pourrez définir une nouvelle nuance

Le mieux pour les maîtriser c’est de les tester individuellement, voir les possibilités qu’elles offrent et les re-explorer quand vous en maîtrisez quelques-unes jusqu’à savoir ce que font tous ces calques de réglages.

Masque vectoriel

C’est la petite icône représentant un cercle dans un rectangle gris clair.

Le principe de ce calque est qu’il vient se positionner sur le calque auquel il se lie et permet d’ajuster la visibilité des éléments. Vous n’êtes pas obligé de définir vos éléments avec l’outil plume, le nom porte à confusion, mais vous pouvez tout à faire utiliser vos brushs classiques dessus.
Le principe est que tout ce que vous peindrez en blanc sur ce calque laissera visible votre calque, ce que vous peindrez en noir fera devenir invisible la zone du calque et tout ce qui est en teinte de gris sera en opacité dépendant de la nuance de gris utilisé.

Il est donc utile pour supprimer des éléments d’un calque sans les perdre en cas de retouche future.

Style de calque

C’est la petite icône avec un Fx.
Sous cette icone magique se trouve pleiiiin d’options qui viendront se superposer à votre calque et lui apporter plein d’effet : biseautage & estampage, contour, lueur interne, satin, incrustation couleur, incrustation en dégradé, incrustation de motif et ombre portée.

Vous pouvez combiner ces options à l’infini pour obtenir une infinité de résultat différent, le mieux est d’en télécharger quelques-uns et mettre les mains dedans pour voir comment ça marche exactement.

Options de fusions du calque et opacité

Ces deux options-là sont celles que vous allez utiliser très régulièrement et qu’il faut connaitre.
La première est l’option de fusion, elle change la façon dont va apparaître le calque et permet de faire rapidement des effets particulier et/ou pratique.
La seconde est assez claire : il s’agit de l’opacité de votre calque : plus ce chiffre approche 100% plus votre image est visible, plus elle approche 0% moins votre calque est visible.

Il y a plein d’options de fusion pour un calque et à dire vrai, je suis pas sûre de comprendre toutes les subtilités de certaines … mais ça ne veut pas dire que je vais survoler le sujet ! Je vais juste vous parler de celle que j’utilise le plus et que vous pourrez utiliser dans vos propres oeuvres.

Mode produit :
Tout ce qui n’est pas blanc se superposera sur votre image en l’assombrissant.
Je l’utilise partout, surtout pour les croquis pour voir mes aplats en dessous.

Mode superposition :
Tout ce qui n’est pas noir se superposera à votre image en l’éclaircissant.

Mode incrustation :
Ajoute les couleurs du calque en les éclaircissant, un peu à la manière d’une lampe.

Mode lumière tamisée :
Comme le mode incrustation, mais avec des lumières … tamisées. Nickel pour des lumières d’ambiance.

Mode lumière vive :
Pareille que le mode incrustation, mais en cramant bien les couleurs, idéales pour les sources lumineuses.

Mode teinte : 
Ajoute uniquement la teinte aux calques inférieurs.

Mode couleur :
Change les couleurs des calques inférieurs.

Comme à chaque fois, il faut tester pour voir lesquelles vous conviennent et même quand vous saurez lequel vous voulez, ne pas hésiter à en tester 2/3 autres voir si ça ne correspondrait pas encore mieux.

Verouillage de calques

Il y a cinq types de verrous différents et c’est toujours pratique de les connaitre !

La première icône sert à verrouiller les pixels transparents : on ne peut peindre que sur les pixels colorés.

La seconde icône sert à verrouiller le calque de façon à ce qu’on ne puisse plus peindre dessus.

La troisième icône sert à verrouiller la position de l’image.

La quatrième à verrouiller la position de l’image par rapport à l’espace de travail.

Et la cinquième et dernière sert à tout verrouiller : impossible de peindre ou déplacer !

Calque d’écrétage

Un type de calques qui n’est pas assez connu alors qu’il est super utile !

Il s’agit du calque d’écrêtage, il se met sur un autre calque et est lié, on peut peindre ce que l’on veut dessus, rien ne débordera de la forme ou des coups de pinceau qu’on a mis sur le calque de base.

Pour créer un calque d’écrétage, créez un calque classique, placez-le sur votre calque qui servira de modèle et faites Clic-droit > Créer un calque d’écrêtage.

Objet dynamique

Un autre type de calque bien utile en de multiples occasions (peindre de multiples objets en même temps, créer un pattern … par exemple). L’objet dynamique permet d’avoir en un calque un fichier qui peut être aussi simple ou complexe que besoin, mais ne s’affichera sur le document que sous un seul calque.

En double-cliquant sur l’objet dynamique vous ouvrez un nouveau document Photoshop que vous pouvez modifier comme vous le voulez : créer d’autres calques, des groupes, bref, faites à votre guise.

En l’enregistrant et revenant sur votre document original, toutes les copies de cet objet dynamique auront changé !

Pour transformer un calque en objet dynamique, c’est simple : Clic-droit > Convertir en objet dynamique

Raccourcis clavier

Pour travailler plus vite, voilà quelques astuces bien senties !

Sélectionner un calque en un clic 
Pour retrouver un calque dans votre image, sélectionnez l’outil déplacement, puis cliquez sur l’endroit de votre image que vous voulez retrouver en calque en appuyant sur la touche CTRL. Tadaa ! Votre calque est retrouvé !

Ne voir qu’un seul calque
Sélectionner le calque en question, en maintenant la touche Alt cliquez sur l’icône de visibilité (le p’tit oeil là) : tous les autres calques tourneront invisible.
(recliquez avec alt pour les faire réapparaître)

Libérer le calque d’arrière-plan
À la création du document, votre arrière-plan est verouiller. Double-cliquer dessus pour le transformer en calque modifiable.

Organiser ses calques en couleurs
En faisant un clic-droit sur l’icône de visibilité (le p’tit n’oeil) de votre calque, vous pourrez choisir d’attribuer une couleur à votre calque : pratique pour le repérer plus facilement dans le futur ou pour vous organiser !

Et voilà ! Vous en connaissez autant que moi sur les calques de Photoshop ! J’espère que je vous aurais appris des choses au passage !


Paramétrer son nouveau document photoshop

Vos images paraissent toujours pixelisées ou trop petites ?
C’est sans doute que vous paramétrez mal vos fichiers !

Eh oui, le numérique permet bien des prouesses et modifications par rapport au traditionnel, mais encore faut-il partir avec de bonnes bases car si c’est facile de recadrer ou réduire la taille d’un fichier, on ne peut pas agrandir un fichier sans perdre en qualité.

Pour optimiser la qualité et le rendu de vos illustrations, il faut donc penser en amont à divers éléments : la taille, la résolution et le mode couleur !

Par chance, les nouvelles versions de Photoshop permettent pas mal de paramètre prédéfini qui vont plus loin que juste le format en pixel !
Vous pouvez donc sans y connaitre grand-chose sélectionner un paramétrage pour de la photo, de l’impression, de l’illustration, du web ou du mobile, avec dans chacune de ses catégories plusieurs documents vierges déjà tout configurés !

Et même si vous vous y connaissez, ça permet de partir d’une base que vous pouvez adapter très rapidement.

Pratique tout ça !

La taille

La première chose à définir, c’est le format final.
Est-ce que vous allez l’imprimer sur du papier A3 ? A4 ? Ou peut-être que ça sera une bannière qui fera 600px de large ? Que ce soit en pixel, millimètre, centimètre ou pouce.

Vous pouvez prévoir plus grand s’il le faut, mais pour un résultat plus net, il vaut mieux peindre directement sur le format final.

Pour l’impression, pensez bien à inclure dans votre format votre fond perdu : il s’agit généralement d’un bord de 3mm à 5mm autour de votre image finale pour permettre une coupe optimale de votre image lors de son impression et découpe, sans laisser de chance à de vilain bord blanc d’apparaitre.

Si vous n’étiez pas sûr de l’orientation de votre document (à la française/portrait ou à l’italienne/paysage), il est toujours temps de le définir une fois que vous avez la taille.

La résolution

Plus votre résolution sera élevée, plus vous aurez de pixels dans une zone d’un pouce sur un pouce … Et plus votre illustration sera détaillée !
Il s’agit de trouver un compromis entre la qualité de l’image que vous voulez et la taille de votre fichier. 

Petit aparté, mais les DPI aussi notés PPP est une unité utilisés pour définir la résolution. Plus le chiffre est élevé, plus il y a de pixels dans un même espace.
Wikipédia explique ça très bien.

72 dpi
C’est la résolution d’Internet ! 
La plupart des sites web utilisent ce format-là. C’est donc le minimum que vous pouvez utiliser et si vous voulez un fichier de bonne qualité et pas lourd, ce sera sans doute cette résolution que vous utiliserez pour vos sites internet et réseaux sociaux.
Les résolutions de nos écrans s’agrandissant de plus en plus, pas mal de gens considèrent que c’est désormais le 86 dpi la résolution minimum à utiliser.

220 dpi
Vous pouvez regarder les options de votre imprimante si vous comptez imprimer de chez vous, mais la plupart des imprimantes conseillent d’avoir une résolution d’au moins 220 dpi pour de bon résultat.
C’est une résolution idéale pour imprimer rapidement un fichier.

300 dpi
La qualité optimale pour une bonne résolution lors de travaux d’impression.
C’est la résolution que je vous conseille d’utiliser directement.

600 dpi
C’est le double de la qualité optimale d’impression et celle que l’on conseille pour des illustrations en demi-teinte (on considère que pour une résolution nette en demi-teinte il faut 1,5 ou 2 fois la résolution de base).
Pour les travaux en couleurs, avec une imprimante bien réglée, ça permet plus de profondeurs dans les détails et vos couleurs.

Au-delà de 600 dpi, c’est plutôt pour d’autres technologies d’impression que vous ne trouverez que chez les professionnelles. Demandez-leur conseil ou consultez la documentation de votre imprimante en cas de doute !
De manière générale, quelle que soit votre imprimante, lisez la documentation pour bien la régler et profiter au maximum de la qualité de votre illustration.

72 dpi

300 dpi

Le mode couleur

Pas mal de monde vous conseillerons de privilégié de travailler en RVB puis de convertir en CMJN pour l’impression.
Pourquoi ? Parce qu’avec un écran bien calibré, vos couleurs rendront exactement comme vous le vouliez !
C’est donc idéal quand on veut respecter une charte graphique ou avoir un résultat qui ne varie pas de la conception au produit final.

Mais le CMJN offre moins de possibilités de brillance et certains rendus, comme les textures métalliques rendront terne. De ce côté, le RVB offre plus de possibilités de couleurs et de profondeurs dans vos illustrations.
De ce fait, pas mal d’illustrateurices travaillent en RVB et convertissent à la fin en CMJN. 

Si vous travaillez en RVB, pensez à mettre votre format d’épreuve en CMJN pour apercevoir le rendu tel qu’il sera en passant en CMJN (Menu d’affichage > Format d’épreuve > Espace de travail CMJN)

Pour des résultats à la hauteur de vos attentes et qui ne varient pas d’un écran à un autre, il vaut mieux passer du temps à calibrer correctement vos écrans. Même sans sonde, il existe pas mal d’outils pour le faire au plus proche (Windows 10 a par exemple un outil de disponible pour ce faire). 
Par exemple, ce site vous permettra de tester (et régler) votre écran.

Pourquoi on ne peut pas augmenter la taille d’un document

Pour parler très grossièrement : votre image est composée d’informations. (j’avais prévenu que j’allais dire ça en gros, je vous aie dit que je vous expliquerais comment régler votre fichier Photoshop, pas comment votre ordinateur stock vos fichiers ahah)

Quand vous changer la taille de votre document, vous changer la quantité d’information : en réduisant la taille vous réduisez le nombre d’informations et en augmentant vous augmentez le nombre d’informations.

En réduisant, pas de soucis, vous supprimez de l’information. Si vous choisissez correctement la méthode d’interpolation le résultat reste parfait (ou aussi proche de parfait que possible).
On appelle ça le rééchantillonage.

Par contre, à l’inverse, si vous agrandissez, vous allez … créer de l’information. Et là, Photoshop (et n’importe quelle application, vraiment) va inventer et là, bah c’est la cata. Bonjoir pixellisation de votre image, création d’artefacts et qualité moindre. Vous allez perdre en détail et en netteté de façon assez sévère, même en utilisant certains filtres.

Bref, autant que possible, évitez d’augmenter la taille d’un document : il vaut mieux réduire qu’augmenter.

Quand vous voulez modifier la taille et la résolution d’un document, vous vous rendrez compte que vous pouvez modifier indépendamment la taille et la résolution. Pour garder autant que possible une qualité correcte à votre image si vous devez modifier les deux valeurs de façon asynchrone, modifier d’abord la taille et ensuite la résolution.

Notes sur le poids de votre image et le type de format

Le poids d’un fichier est souvent (pour pas dire toujours, en fait) en Ko (Kilo-octet), Mo (Mega-octet) ou Go (Giga-octet).
Plus vous avez choisi des dimensions élevées et une résolution élevée, plus votre image sera lourde. Bah oui, une grande image demande plus d’espace disque qu’une petite image ! Une image trop grande risque donc d’être lente à éditer et causer des microfreeze ou ralentissement de Photoshop.

Le format de fichier influence aussi sa qualité (et son poids).
Les formats les plus courants sont le GIF, le JPEG, le PNG et le TIFF.
Que choisir alors ?

Le gif, il vaut mieux le garder pour quand vos images bougent et le laisser tranquille le reste du temps. Sa palette est très limitée et dans le cas d’illustration, c’est dommage de l’utiliser. De plus, comme il a été créé avec l’animation en tête, il compressera beaucoup vos images pour utiliser un minimum de couleurs (256 au maximum, voir 256/calques pour certaines variantes) et offrir un fichier moins lourd.
Ceci dit, si vous cherchez à avoir un dessin monochrome très léger, il peut être fort sympathique.

Le JPEG de son côté est le format d’internet par excellence : il compresse fortement l’image pour qu’elle soit légère. 
Légère veut dire peu d’information et une faible qualité, cependant. Il faut dire que c’est une compression en six étapes. Eh oui, son but est d’obtenir une image très légère pour Internet. Donc niveau qualité, ça laisse à désirer puisqu’il est forcément destructif (en termes d’information et de qualité), même dans sa compression dite « non destructive » qui est très peu efficace.
Ah, et il ne gère pas la transparence.

Le PNG de son côté a été créée pour gérer la transparence, mais avec une compression moindre voir presque invisible ! C’est pour ça qu’il est recommandé en photo, parce qu’il ne perd presque aucune donnée et c’est donc lui qui est conseillé pour enregistrer vos illustrations.
Il peut remplacer entièrement le .gif avec le .mng (très peu utilisé et presque inconnu, parce que pas supporter par les navigateurs).

Le TIFF de son côté est super flexible, il a pas mal de types de compression (avec ou sans perte de donnée), gère pas mal de mode couleurs et a une gestion assez semblable au .zip de ses images (il peut par exemple enregistré l’image en bloc, donc un fichier TIFF peut avoir plusieurs images). Du coup, pas mal d’imprimerie le préfère.
Dans l’usage courant, vous le rencontrerez peu et surtout quasiment jamais sur Internet ou dans votre utilisation personnelle.
Alors cet article parle de Photoshop, donc de la suite adobe, donc je pars du principe que vous allez utilisez le .TIFF dans la suite adobe, mais faites attention : le format .TIFF n’a pas de standard officiel défini, du coup tout le monde à sa propre version plus ou moins interopérable.

En conclusion ? PNG all the way.
C’est lui que l’on utilise presque partout sur Internet, qui a le moins de compression et si on enregistre en .PNG24 c’est celui qui sera le plus léger pour une illustration complexe (ou une photographie).

.gif (62,5 Ko)

.jpg (123 Ko)

.png (145 Ko)

En conclusion

Vous créerez votre fichier a son format final, en 300 dpi et l’enregistrerez en PNG.

Fiuu, c’était long à rédiger et j’ai essayé au maximum de vulgariser pas mal de points techniques, mais j’espère que ça vous explique pourquoi vous choisissez certains formats/résolution/autres pour un résultat optimal de vos illustrations !


Parcours de Scotis en illustration

Vers 2021 et au delà !

Je suis tombée sur ce meme de Kamaniki (retrouvable ici) en novembre dernier et je me suis dit, pourquoi pas poster ça en janvier ? C’est intéressant de voir comment j’ai évolué depuis mes débuts « sérieux » dans le dessin, malgrès de nombreuses longues pauses.

J’ai passé de nombreuses heures à farfouiller internet à la recherche de vieux dessins de moi que j’ai pu oublier d’effacer (oui, j’ai très rapidement honte de moi-même). Ce fut l’occasion de pas mal rire. J’aime beaucoup mon moi du passé.

Scotis
Illustration de 2007 à 2021

C’est l’année où j’ai découvert via Equideo que des gens dessinait et pire, coloriait sur leur ordinateur. Genre, c’était possible quoi. Et je m’en doutais même pas. J’ai donc télécharger photofiltre et en avant ! C’était long, j’avais des crampes autour de ma souris, mais ça m’amusait et j’y passais de longues heures. J’étais plus qu’inspirait par mes artistes préférés.

Une amie de ma mère m’avait offert ma première version de Photoshop. J’ai découvert avec joie les calques et brushs.

Je ne me rappelle pas avoir tellement dessinait ces deux années-là. Mais j’ai vers fin 2010 découvert HARPG et découvert que je pouvais sans aucune honte élever des tonnes de chevaux et réaliser du hoarding virtuel. Vous pouvez d’ailleurs remarquer ma yulequine que j’ai toujours six ans plus tard. Je suis fidèle à mes pixels.

Mes années HARPG sur DeviantArt, mais aussi mes débuts du « je dessine partout » qui se traduit par  » je dessine sur mon téléphone » très souvent dans le bus. Peu d’observation, mais je m’amusais comme une petite folle.

Pas beaucoup de dessin, pas mal de changement dans ma vie et de baisse de moral. Je remercie mon amoureux d’avoir été là pour moi, parce que c’était pas toujours drôle dans ma tête. mais j’ai commencé à faire du croquis d’après modèle et ça m’a beaucoup aidé..

C’est l’année où j’ai vraiment arrêter de dessiner pour les autres et où j’ai commencé à me faire plaisir. Oui, c’est possiblement débile, mais c’est vraiment là que j’ai compris qu’avant de vouloir montrer des beaux trucs aux autres, il fallait que j’apprenne à dessiner ce que moi j’aimais ou voulais faire. Les dessins étaient pas toujours super technique, ne partait pas toujours d’un sujet alambiquer, mais c’était des sujets qui me tenaient à coeur ou que j’avais envie d’exprimer. Au final, c’est à partir de là, que j’aime mes dessins (même mes moches).

Niveau illustration, encore une bonne année. Plus de feuilles volantes et de WIP ou croquis que je ne pourrais jamais en garder. Beaucoup d’apprentissage et d’essais (souvent loupé), mais là encore, une de mes meilleures années. J’ai appris à dessiner des humains, j’arrive quasi sans soucis à représenter ce que j’ai en tête, je n’ai quasi plus honte de montrer mes dessins (même mes moches). Bref, je suis épanouis et heureuse.

Parcours de Scotis en illustration

C’était l’année où je me souhaitais plus de dessin finis … et je l’ai fait ! Je n’ai pas ralentis mes croquis, j’ai donc beaucoup appris en parralèle, mais j’ai prit le temps de réaliser autrement mes croquis et thumbnails pour finir plur rapidement et sans perdre mon idée de base mes illustrations. J’ai aussi enfin commencé à peindre sérieusement des fonds et … ça m’a fait faire un sacré bond en avant ? Rajoutons à ça ma reprise de l’aquarelle et ça a été une année bien heureuse pour moi, 2017 (au moins côté dessin).

Parcours de Scotis en illustration

L’année où j’me suis donnée à fonds sur mes illustrations persos, que ce soit en aquarelle, en composition, en couleurs, en fonds, en tout. J’ai relevé de sacré défis (comme enfin me mettre à la perspective) et ça a donné ! Encore un bond saut en avant dont je suis fière !

Pas mal de saut en avant niveau décor et composition, un peu de stagnation niveau chevaux, mais beaucoup de fun et toujours plus de défis relevé ! J’me suis encore donnée à fond et je pense que ça se voit. Je tâche aussi de plus réfléchir à mes symboliques quand je peins, ce qui donne des illus qui me plaisent d’autant plus.

L’année 2020 on s’en souviendra toustes je pense … Ma créativité a un peu fui, ainsi que ma motivation, j’ai peu dessiné, mais ! Oui, il y a un mais positif : techniquement parlant je me suis concentré à expérimenté pas mal d’angle, de nouvelles façons de faire mes textures et mieux utilisé mes brush. Techniquement, j’ai donc beaucoup progresser, même si je sais pas si les gens peuvent le voir ? Enfin, moi je le sais, donc je suis contente. J’ai aussi fait pas mal de progrès niveau gestion de ma perspective.

En avant vers 2021+ !

Cette année, je vais pas dire que je suis un peu triste que 2020 soit fini, parce que je pense que collectivement on est fin heureuxse que ça soit fini ahah. Bon, ceci dit, j’ai toujours un brin de nostalgie parce que quand même, une année de fini. Mais ça veut dire que 2021 sera encore mieux ! Remplie de croquis, de couleurs et de nouvelles choses !
En tout cas, c’est tout ce que je nous souhaite pour 2021 : plein de nouvelles choses (positive si possible cette année, les mutations de 2020 ça suffit bien).

Pour 2021 ?

Je me souhaite de retrouver un rythme agréable pour peindre et plus de fun dans mes oeuvres. J’aimerais expérimenté avec plus de thème équin dans des décors urbains, à voir comment je m’en tirerais.

En vous souhaitant une bonne année 2021 pleine de bonheur <3 !


Organiser ses illustrations sur son ordinateur

C’est le bordel sur votre bureau d’ordinateur ? Vous passez 30 ans à retrouver une illustration que vous avez faite dans le passé ? Ou celle en cours de création ? C’est pas pratique de ne pas avoir d’organisation.

Alors qu’avec quelques dossiers bien placés, tout devient beaucoup plus simple (à retrouver) !

L’intérêt d’avoir un système pour organiser ses fichiers

Il y a trois raisons principales au fait de prendre le temps de mettre en place et entretenir une façon d’organiser tous ses fichiers :

  1. Faciliter le rangement. Si c’est simple et rapide à faire, vous le ferez et ne remettrez pas à demain votre rangement.
  2. Facile à trouver. Avec un système de rangement, vous retrouvez très simplement le dessin que vous avez en tête, sans perdre du temps à chercher dans tous vos fichiers.
  3. Réutilisable. Si votre système est simple et efficace, vous pourrez le réutiliser pour tous vos prochains dessins/projets.

Que ce soit par la création de dossiers clairs, vos conventions de nommages de vos fichiers, un mélange des deux ou des raccourcis, quel que soit votre système d’exploitation, vous pouvez en finir avec votre labyrinthe de dessin et vous y retrouver plus facilement !

Quelques règles de bases

Ne mettez pas toutes vos illustrations sur votre bureau d’ordinateur.

Je conseillerais même de ne jamais en mettre, puisque pour moi un bureau c’est fait pour les icônes de jeu/logiciel peut utiliser, la corbeille et un joli fond d’écran. Mais si vous voulez enregistrer des dessins sur votre bureau d’ordinateur, n’y mettez que ceux en cours ou qui y seront de manière temporaire.
Vous voyez suffisamment peu votre bureau d’ordinateur pour y créer sans le vouloir un bordel sans nom. En limitant son utilisation, vous limitez votre bordel.

Limitez votre nombre de dossiers

Il est inutile d’en créer trouze-milles totalement différents. Si vous avez bien pensé à la hiérarchisation de vos dossiers, vous n’en aurez besoin que du nombre suffisant et vous ne vous perdrez plus (ou beaucoup moins) dans vos dossiers.
De manière générale, restez logique et simple, ne créer des sous-dossiers que quand vous en avez le besoin. Vous ne voulez pas passer quinze ans à plonger dans des sous-dossiers infinis ou à scroller frénétiquement pendant trente minutes pour trouver un dossier. 

Nommer vos fichiers et dossiers correctement

Non, dfghd.psd n’est pas simple à trouver.
Par contre, un fichier poneyblanc.psd dans un dossier Dessin en cours … Beaucoup plus !

Votre convention de nommage n’a pas à être compliqué du tout, au contraire, plus c’est simple plus ce sera facile à comprendre et retrouver.
Un bon nom vous permet d’identifier en un clin d’oeil son contenu sans avoir à l’ouvrir. Vous pouvez décrire son contenu, sa date ou le type de document par exemple.
Et si vous utilisez un nom simple, vous pouvez en prime utiliser votre clavier pour retrouver le fichier ou le dossier en un tour de main et naviguer encore plus vite !

Arborescence simple pour s’inspirer

Un modèle simple autant à mettre en place qu’à utiliser, qui peut vous servir de base avant de personnaliser selon vos besoins. C’est plus un exemple d’un système clair et pratique plus qu’autre chose, que vous pouvez adapter à votre guise.

Illustration –  Dossier séparé spécifiquement pour tout vos travaux

Client –  Pour les illustrations qui ne sont pas pour vous

Illustrations –  Pour toutes vos illustrations fini

2018 –  Pour les illustrations de 2018

2019 –  Pour les illustrations de 2019

Nom de l’illustration 01 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 01 –  le fichier original de l’illustration (le format dépendra de votre logiciel)

Nom de l’illustration 01 Croquis –  le(s) croquis et/ou référence (peut être en plusieurs fichiers)

Nom de l’illustration 01 WIP –  si vous voulez garder les étapes intermédiaires, faites-le dans le dossier

Nom de l’illustration 01 Final –  l’illustration dans toute sa gloire, en .png, facilement partageable et visible

Nom de l’illustration 02 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 03 –  Un dossier par dessin

OCs –  Toutes les fiches de vos OCs

Template –  Pour regrouper tous les modèles de fichiers que vous utilisez fréquemment

WIPs –  Pour toutes vos illustrations en cours

Ma propre organisation

La mienne diffère un poil de celle que je vous ai présentée en exemple juste au-dessus, mais vous le montrer vous permettra d’avoir deux exemples ! Et un exemple centré sur une illustratrice qui fait autant de projets perso, que de projets clients et qui au passage à un site web et une boutique d’impression à la demande, bref beaucoup de dossiers !
Rajoutons à ça des sous-dossiers et ça a l’air profond, mais en fait c’est très rapide et convénient de naviguer dedans (pour moi en tout cas).

ScotisFr –  Dossier que j’ai épinglé à mon accès rapide, où je cale tout ce qui concerne mon entreprise

Backup site –  Les anciennes versions de mon site (en cas de pépin)

Charte graphique –  Tout ce qui concerne graphiquement ma communication ou ma présence sur internet

Photos –  Les photos relié à mon entreprise qui ne sont pas reliés à une illustration en particulier

Logotype & style graphique –  Tout ce qui concerne le cœur de la charte graphique

Web-design –  Les éléments graphiques de mon site

Réseaux sociaux –  Les avatars, bannières, templates et tout ce qui est utile pour ma gestion des réseaux sociaux

Document légaux –  Tout ce qui concerne ma boite quoi

Illustration – Archive –  Les croquis, études, échauffement et bouts de dessins que je retoucherais jamais

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier

02 février –  Les croquis et autres du mois de février et vous avez saisis l’idée, je fais ça pour tous les mois de l’année

2018 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2018

2019 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2019

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier 2019 (et tutti fruitti)

Illustration – Couverture nouvelles –  Les couvertures que j’ai fait pour mes propres nouvelles

Nouvelle 01 

Illustration de la couverture

Croquis et recherche de la couverture

Couverture

Illustration – OC –  Les fiches de mes OCs

Cadeaux –  Les dessins de mes OCs qu’on m’a offert

Fiche 01

Illustration – Projet client –  Toutes les illustrations qui ne sont pas pour moi

Client 1

Projet 1

Projet 2

Client 2

Illustration – WIP –  Pour les croquis et dessins en cours

Templates – Les modèles que j’utilise pour certains types d’illustrations

WIP 1 

Produits –  Les formats finaux des illustrations perso et leurs dérivations pour mon RedBubble ou mes impressions de tirages

Produit 1 – Ce qui regroupe tous les fichiers d’un produits (fichier .psd, t-shirt et autres)

Avec tout ça, j’espère que vous arriverez à ranger tous vos dessins et à vous y retrouver plus facilement dans le futur !


Licorne flamboyante

Tel un fruit exotique, elle projette ses couleurs dans le ciel éclipsant le soleil. Si flamboyante qu’elle en embrase les cœurs.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 21 cm (2480 x 2480 px), 300dpi
Temps :
 1h30

Détail(s) et inspiration(s) :

Ce dessin a été réalisé pour Manass dans le cadre de l’Ami secret du Pot créatif. Il s’agit d’un événement semi-annuel où l’on tire au sort une personne et on lui réalise alors un cadeau.
Elle disait aimer les univers magiques, mystérieux, les licornes et la nature, ainsi que les poneys. Il y avait aussi la couleur verte, le métal (en genre musical) et les nouvelles technologies, mais je savais pas comment introduire ça. Pis bon, j’aime les poneys, vous me connaissez, donc j’ai sauté dessus.

1. Tel une Bob Ross j’ai commencé par un fond de ciel. L’avantage du numérique c’est que je peux repasser dessus si le résultat ne me convient pas trop.
Comme souvent j’ai d’abord fait divers couches de couleurs avec l’outil dégradé, puis j’ai prit un brush éponge pour rajouter d’autres couleurs, utiliser l’outils doigts pour redégradé des zones et de manière générale, fait ma tambouille pour changer des teintes ici et là jusqu’à avoir un ciel qui me plait.

Non-visible sur l’image, il y a l’étape où avec divers brush nuages (avec des tailles et textures différentes) noir, j’ai fait la grosse masse des nuages pour avoir une idée de ce que ça donnerait. Et sous ses nuages, j’ai continué à changer les diverses teintes.
Même si on ne voit pas directement le soleil, j’aime bien faire un endroit plus clair que le reste dans l’image comme si le soleil y était caché.

2. Là on voit mes nuages noirs dont je parlais, il s’agit des gros par devant, mais il n’y a pas qu’eux.

En fond avec un brush très peu texturé, j’ai fait les nuages-filaments blancs qui traverse le ciel, ils sont peint en gris et j’ai rajouté le blanc et du jaune qui ne se voit presque pas. Je voulais juste tenté plusieurs textures de nuages et ceux-là servent à donner du mouvement.

Au-loin j’ai peint en gris et rouge moins opaque des nuages, ils sont là pour donner du volume au ciel et donner un effet de perspective.

Et devant ? Mes gros nuages lourds noirs, bleus, orange et rouge ! Ils sont très colorés et plein de texture, parce que ce sont les plus proches, donc les plus détaillés.
Comme pour tous mes nuages j’ai d’abord prit un gros brush et fait la masse principale, puis avec un brush plus détaillée crée des échappés de nuages, des tâches et variés le volume du nuage.
Puis en bloquant la forme, j’ai rajouté les teintes et redécoupée les volumes.

Sur le ciel j’ai aussi rajouté du jaune par endroit.
En réalité le ciel et les nuages ont été peint en même temps, j’ai fait pas mal d’allée-retour entre les deux pour rajouter des détails ici et là jusqu’à avoir un truc qui me plait, c’est toute une tambouille, mais c’est la méthode qui me plait le plus et crée des résultats que j’aime.

3. Quand le ciel me plaisait, je suis passé à la mer. Je la voulais plate, mais avec des vagues assez visible. Histoire de tranché et avoir des reflets intéressants par derrière, je l’ai fait grise-foncé et non-plate. Avec un brush noir, j’ai fait des ombres, surtout à l’endroit où les vagues touches le sable humide.
Avec un brush gris clair avec une texture d’éponge, j’ai peint en opacité réduite les vagues et l’écumes, j’ai dégradé de plus en plus vers le blanc plus on allait vers la caméra et détaillé la texture (pour donner de la perspective, un peu).

J’aurais pu texturé le sable, mais je voulais peindre vite et j’ai pas prit ce temps, mais ça aide à savoir que c’est du sable si vous prenez un brush qui fait plein de points et que vous en faites sur le sable, au moins un peu.

4. La partie qui fait briller mon coeur (et l’eau et le sable) : on mets dans un dossier tout le ciel (ciel et nuage), on duplique le dossier et on écrase en un seul calque le duplicatat, on l’inverse verticalement, on le déforme un peu avec l’outil transformation par torsion et on l’applique en calque d’écrêtage à la mer.
On applique ensuite un masque de fusion à ce calque qu’on mets en gris (80% de noir ici), pour ensuite avec divers brush à bord doux et en forme de vagues crée des vagues noires, des zones d’ombres, puis des vagues blanches et des zones de lumières là où le soleil tape le plus.

En gros, le calque final ressemble à ça. Oui, c’est le bordel à décrire, mais en vrai c’est rapide à faire et c’est une de mes façons préférés de faire rapidement de l’eau qui réfléchis le ciel.
Par dessus je rajoute des vagues en jaune en mode incrustation pour relever un peu la luminosité, mais voilà ma méthode.

5. Pour finir ce magnifique paysage j’ai peint par dessus une licorne. Je l’ai fait crème parce que je voulais une couleur qui reflète les diverses couleurs du paysage et se détache bien.

La RacheTm

J’me maudis à chaque fois que j’me rappelle que personne fait trop attention aux détails et que si je veux, je peux aller vite. Bon, pas toujours aussi vite que cette peinture-là (1h30 au total), mais je veux dire, est-ce que quelqu’un va faire attention si le ciel est pas parfaitement lissé ? Non. Je me permets pas assez de faire rapidement les choses. Pas mal, juste, me laisser la possibilité de ne pas tout fignoler et faire parfaitement parfait. La nature c’est pas parfait, rien n’est parfait et des fois, la satisfaction d’avoir rapidement un résultat est plus important que la satisfaction d’avoir rager longuement sur un détail.

Je redécouvre ça tous les trimestres, j’trouve ça magique ce côté  » je redécouvre les bases de la peinture tous les quatre matins « .

Globalement, j’adore l’ambiance calme/déchainé de cette peinture et j’espère que ça plaira à Manass !

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


La gravité est juste un état d’esprit

La gravité n’est qu’un état d’esprit. Éloignes-toi : je vais voler. Je vais dépasser le mur de mon propre esprit qui semble infranchissable. Je ne veux plus continuer de tomber à genoux.
Je ne veux plus de la gravité.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
 11h
Inspiration(s) musicale(s) : Rabbit Junk – Gravity Hero

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai vu ce dessin de Sugarmints en même temps que la musique Gravity Hero de Rabbit Junk me passait dans les oreilles, et j’ai eut envie. Envie de quoi ? Dessiner pardi ! D’où l’angle qui est exactement le même. En dehors de la composition et du cheval qui saute, le reste est venu un peu au fur et à mesure.

1. Après avoir ouvert un fichier au bon format, j’ai repris uniquement le croquis du cheval et commencer à faire un quadrillage et des carrés (des bases d’immeubles). Je respecte une perspective, même si ça se voit pas trop-trop encore.

2. Après que le gros du quadrillage est fait, je colore rapidement mes cubes et mes lignes, puis je commence à mettre les couleurs principales des fenêtres/vitrines que je voulais absolument pas oublier les couleurs.

3. Et changement de perspective, même si pas de beaucoup (j’pensais que ça ferais plus dramatique, mais au final on voit pas que c’est avec deux perspectives, oh well) pour faire l’autre côtés de la rue ! Je ne voulais pas faire la rue principale trop large, mais en même temps si je montais trop l’immeuble juste sous le cheval, heu, on aurait un splash très rapide (oui, je me comprends). Donc, l’immeuble du milieu est très bas. C’était pas prévu du tout, mais c’est pas du tout embêtant. L’avantage des dessins persos, c’est que je peux adapter comme je l’entends pour faire un truc qui me plait (ou reprendre de 0 sans complexe).

4. Je me suis rendue compte à ce stade que je voulais pas d’un cheval noir. J’ai l’impression d’en peindre beaucoup en ce moment. Je suis partie sur du noir dun un peu au hasard, mais j’aime bien ce que ça donne comme robe et je trouve que ça va avec le fond.
J’ai aussi prit le temps de faire un vrai croquis et peindre les crins, ça me permettra plus tard de nettoyer les bords et peindre correctement le cheval.

5. Mes vitres pour le moment sont assez expérimentale. Je fais des carrés, je peins des couleurs dessus, je peins des stikers au besoin, puis sur un nouveau calque en masque d’écrêtage je peins des couleurs en mode incrustation pour finalement mettre un calque sur le tout en mode incrustation encore pour faire dépasser la lumière ?
J’ai pas encore vraiment de méthode, mais de loin ça passe pas trop mal.
Le bâtiment à l’arrière est un immeuble d’habitation tout simple, l’immeuble avec les vitre orange/rouge/jaune et plein de stickers publicitaires est un complexe de bureau et boutique inspiré plus des grandes-villes nippones que de New-York, mais tout du long j’ai slalomé entre les deux influences (j’ai fait mon propre San Fransokyo version NY quoi).

6. Toujours la même méthode, mais ce coup-ci sur ce qui est censé être une arcade de jeux (en bleu) et un café (en jaune dans l’angle).

7. Qui dit arcade, dit enseigne ! Grosse enseigne lumineuse même ! Je me suis faites plaisir et ait fait à peu près n’importe quoi au pifomètre, mais je trouve le résultat final convaincant (ou pas, vu que j’m’y connais pas en arcade de jeu si ça se trouve c’est du gros caca).

8. Alors, je sais qu’on voit rien derrière le cheval, mais en fait j’ai peint pas mal de trucs sur la place devant l’arcade !
Dans ce qu’on voit il y a les bancs/pots de fleurs, les pitits poteaux (j’appelle ça des bites, mais je sais pas si ça a un nom) et bien sûr, les marquages de la route. Je m’y connais pas en mobilier urbain, mais j’me suis rendu compte que j’m’y connaissais pas du tout et du coup c’est cet illustration qui m’a fait commencé plusieurs boards Pinterest dédié aux rues. C’est dingue tout ce qu’il y a dans une rue (et dont on fait pas attention).

9. Entre le café et l’arcade, il y a deux immeubles, dont un qui a à son rez-de-chaussé une boutique (de prêt à portée ? je sais pas). J’ai encore utilisé ma super technique pour les fenêtres.
Le mur sur le côté me semblait vide, mais j’osais pas mettre de fenêtre, du coup j’ai peints dessus une murale.

10. On prends un peu de recul, pour vous montrer où en est ce côté de la rue, mais aussi vous montrer l’immeuble du fond qui a gagné des fenêtres et l’immeubles au milieu. Sur le côté c’est censé être des balcons. Oui, en vrai on dirait juste des fenêtres étranges. Je galère un peu à peindre des paysages urbains ahah, j’assume.

11. Je suis ensuite passé de l’autre côté de la route pour l’immeuble de l’autre côté de la rue. Encore une fois, au rez-de-chaussée j’ai fait une boutique. Sur le toit, j’ai fait un genre de terrasse. J’avais envie d’une terrasse et d’un peu de verdure.

12. Après avoir fini la boutique du rez-de-chaussé, j’ai mit de la lumière dans la boutique de l’autre côté de la rue. Et j’ai ensuite décidé que c’était trop lisse et je voulais introduire plus de couleurs et de trucs étranges pour laisser ressentir l’idée que, non, ça va pas trop-trop. C’est suffisamment coloré pour mettre en avant le cheval noir, mais il y a plein de texture étranges, de couleurs qui tourne, d’explosion de tâches, bref, de quoi laisser penser que c’pas parce que c’est coloré et lumineux que ça va. J’espère que c’est suffisamment subtil pour que ça soit un second message (si on prends en compte que le premier c’est  » hey, osef de la gravité, je saute « )

13. J’me suis attaquée au toit du dernier immeuble : la terrasse d’un café !
Du coup on peut admirer ma méthode qui consiste à dessiner à plat le plan avant de monter les meubles. J’aime bien cette méthode qui me permet de bien visualiser l’espace et pas placer trop n’importe où les éléments.
J’ai fait un cube pour ce qui est l’arrivé de la cage d’escalier et ensuite fait la barrière pleine de led. J’ai mit de la (fausse) herbe pour contenter mon envie de verdure.

14. Il était grand-temps que je passe un peu au cheval. J’ai revu les contours, mit d’autres détails de couleurs, pour finalement peindre les ombres. La lumière qui vient sur le poitrail et le ventre fut un changement sympa de la lumière qui vient du dos d’habitude.

15. J’ai rajouté quelques textures sur les bâtiments en eux-même, mais surtout, j’ai rajouté des silhouettes de n’animaux un peu partout !
Dans l’étape 12 j’avais rajouté, plus pour rire qu’autre chose, un cheval à la fenêtre d’un immeuble. Puis je me suis dit, mais un cheval qui monte sur un immeuble, ça se serait remarqué ? Du coup, si je mets un cheval à une autre fenêtre, j’implique que les chevaux dans les immeubles c’est normal, du coup, je peux mettre plus de poney partout ! Au final, pas de poney, mais un cerf, une biche, un perroquet et un renard. C’est une ville cosmopolite.

16. J’avance ensuite la terrasse avec les meubles montés et une porte ! Bon, au départ je voulais faire des chaises et autres, mais comme entre-temps je suis partie sur l’idée d’une ville pour les animaux, je me suis dit que c’était pas trop-trop logique. Donc, il n’y a que des tables.

17. J’ai repeint un peu le cheval, pour lisser quelques endroits qui étaient pas super bien peint.
Et on ne le voit pas, mais j’ai repeins ici et là pas mal de détail qui me posait soucis.

18. Je savais depuis le début que la rue seraient humide pour laisser se réfléchir toutes les lumières, mais je voulais attendre d’avoir un peu avancé avant de le faire, mais enfin, je peux le faire ! Du coup, plein de couleurs et lumières sur la route (éclairé par les boutiques, entre-autres), des couleurs projetés sur les animaux dans la rue et sur les divers éléments du décors.

19. Après avoir fini tout le monde dans la rue, j’ai peint les gens sur la terrasse du bar ! Un serveur-ibis (qui a vu le cheval sauter, a lâché son plateau et cours chercher je ne sais pas qui), un client-ours et deux clients oiseaux. Je m’amuse bien, quoi.
J’ai aussi peint des plantes et un menu.

Et ça conclu mon illustration !

Pour le fun de la chose, voilà à quoi ressemble ma ville sans tous les flous.
Je peins toujours mes décors qui ont de la perspective sur un autre document, ça me permet d’avoir de la distance pour prévoir mon point de fuite et c’est plus simple. On peut du coup voir que pour la barrière tout à gauche de la terrasse du café j’ai eut une belle flemme ahah. L’envers du décor c’est toujours rigolo je trouve.
Et comme ça vous pouvez admirer les noms des boutiques ! Tous les noms sont tirés de la musique qui a inspiré ce dessin.

Et comme je sais qu’on voit pas toujours bien, quelques zooms sur mes endroits/animaux préférés de cette illustration :

20. Et voilà le résultat final !

COULEUR ! SURDOSE !

Est-ce que j’ai un peu craqué au niveau du nombre de couleurs ? Totalement. Au début je me suis dit que les bâtiments bleus compenseraient, mais vu qu’en cours de route j’ai rajouté par-dessus une explosion d’aquarelle multi-coloré … Oui, le résultat est très colorés. Je pense que d’avoir une base bleu uni aide pas mal à uniformisé le résultat final. Je trouve que ça va bien ensemble tout ça, je sais pas vous ?