Ville calme sur les côtes

Entends-tu le murmure des vagues ? Le cri des mouettes ? Le chant du vent ? Le rythme de la vie ?

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29.7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 72dpi
Temps :
5h20
Inspiration(s) musicale(s) : Lacuna Coil – To myself I turned

Détail(s) et inspiration(s) :

Je voulais tester de peindre une ville de loin, sans être dedans. Du coup, une ville sur les côtes m’a paru une bonne idée !
Bon, c’était sans compter que j’me suis très vite rendu compte que j’aimais pas trop peindre autant de maison ahah.

1. Du coup, après avoir rapidement fait un ciel et placé un horizon, j’ai commencé à faire des cubes en m’aidant de ma grille de perspective, j’ai tenté d’avoir des formes cubiques sans faire des carrés pour autant, m’aidant d’un screen de Kiki la petite sorcière.
J’ai ensuite fait un croquis rapide de chevaux (je sais rien peindre sans y ajouter un cheval quelque part). J’aime bien ce croquis en lui-même.

2. J’ai peint quelques nuages dans le ciel, copié le calque et je les ai inclus dans l’eau, avant de peindre un peu d’écume le long du sable.

J’essaie de varier mes nuages pour varier mes ciels, c’est un exercice en cours d’acquisition (comprendre : j’apprends encore et je teste encore pas mal de choses).

3. A l’aide de brush que je test au passage, j’ai inclus des briques dans les murs près de la plage, ainsi que des rambardes.

4. Histoire de donner un peu de volume à mes maisons, j’ai rajouté les ombres sur les façades faisant dos au soleil, ainsi que quelques ombres portées des bâtiments.

5. Je teste toujours des brushs, ce coup-ci pour des fenêtres.
Alors, oui, ça permet de faire varier les formes plus rapidement, mais j’suis pas fan de l’incrustation … Sois il va falloir que je change ma manière de faire, sois abander ces brushs. Je sais pas encore.
C’était une peinture test, donc pas de regret !

6. J’avais besoin d’une pause sur le paysage en lui-même, donc j’ai peint rapidement le cheval qui s’est transformé en cheval marin dans le sens littéral du terme. J’ai été pas mal inspiré par ma série de Mermay.

7. Après peint le petit cheval sur la côte, j’ai peint des détails ici et là sur les bâtiments, comme des briques et des feuillages d’arbustes.
J’ai aussi ajouté des mouettes ! Parce que dans mon cœur ça manquait (j’ai grandit en Normandie, donc des fois, pas souvent, les mouettes me manquent).

8. La mer en premier plan faisait fade, donc j’ai ajouté des vagues un peu partout.

9. Et voilà le résultat final !

Alors, ces tests ?

Alors, ma nouvelle façon d’utiliser de façon moins précise ma grille de perspective : oui, j’approuve le résultat.
Mon nouveau set de brush pour faire des détails d’urbanisme plus vite, il y a des trucs sympas et beaucoup de trucs à revoir. Je sais pas encore si c’est ma façon de les utiliser ou autre chose, donc je referrais sans doute des testes, mais j’suis pas super satisfaites.

Ce qui m’empêche pas d’apprécier cette illustration, elle a quelque chose que j’aime bien, mais je saurais pas trop dire quoi.


En noir et or

De la totale obscurité anonyme à la brillance de la reconnaissance, il n’y a qu’un pas. Il faut l’embrasser et ne pas craindre l’avenir.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29.7 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
1h45
Inspiration(s) musicale(s) : Rabbit junk – Handlebars

Détail(s) et inspiration(s) :

Croyez-le ou non, mais à la base ce qui a inspiré cette illustration, c’est une photo sur fond noir de rose peinte en or. Où sont passé les fleurs ? Aucune idée, mais la palette de couleur est resté.

1. Le premier jet a été fait en une heure, mais globalement le cheminement a été sur un fond noir de peindre un cheval gris, puis d’ajouté autant d’ombre que nécessaire (et quelques lumières) pour avoir un cheval noir, puis par-dessus jouer avec différents brushs et texture pour apporter de l’or sur lui, ainsi que des craquelures. L’idée est que l’or émerge de sous sa peau et s’érode : le noir n’est qu’un déguisement pour cacher le fait que c’est un cheval en or.
J’ai peint sur le fond noir une aura grise, c’est littéralement l’éclat intérieur du cheval qui éclaire les alentours.

Pour cette illustration, j’aimais le contraste noir et dorée, donc je suis resté coincée avec, sans ajouter de teintes autres.

2. J’ai lissé les couleurs du cheval, avant de reprendre mes brushs pour ajouter encore plus de contraste et de détail, petit à petit.
J’ai redéfinis un peu les éclats dorées pour qu’ils soient moins … rond. J’ai aussi rajouté du contraste au niveau de l’or de façon à ce que ça soit moins jaune.

Bref, petit à petit en surcouche, je rajoute des détails et redéfinis les endroits encore flous.

3. A la fin, après je crois trois couches de peintures, on en arrive à ce résultat là.
Que j’aime beaucoup.
C’est simple à peindre (la preuve, ça m’a prit moins de 2h), mais je trouve le résultat fort sympathique.

Texture

Oui, je l’ai dit rapidement, mais je n’ai pas peint la texture dorée directement (sauf à deux ou trois endroits pour faire ressortir des trucs ou pour avoir un truc qui esthétiquement me plaisait plus). C’est rare que j’utilise directement une texture, mais pour avoir cette effet là, j’en avais besoin. 

Enfin, ce n’est pas la première fois que j’utilise une texture, en vrai j’en ai plein que j’ai peint au fil des ans et que j’utilise pour avancer plus rapidement dans mes illustrations, mais ça doit être une des rares fois où il s’agit d’une texture licence 0 qui n’est pas de moi. J’trouvais ça intéressant de le signaler, pour une fois.


Ielles peuvent partir

Ielles peuvent partir

« Les gens me quittent beaucoup. J’apprends à être d’accord avec ça. Ielles peuvent partir s’ielles le souhaitent. Mais je me souviendrai toujours d’elleux. Parce que je me souviens de toustes celleux qui partent. Parce que je me souviens de moi. »

Ielles peuvent partir

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29.7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
3h10
Inspiration(s) musicale(s) : Hildegard von Blingin’ – Jenny of Oldstones (cover of A Game of Thrones)

Détail(s) et inspiration(s) :

Alors, heu, le croquis initial a été réalisé en mai 2020, la peinture a été fini en décembre 2020, j’écris cet article en juillet 2021.
J’ai plus aucune idée de l’idée de base. Si j’en crois mes références et croquis, je pense qu’il s’agit d’une ode aux gens qui partent ou s’éloigne, dans une certaine forme d’acceptance de ce fait. Les gens, même les meilleures, ne sont pas fait pour rester coller à nous toutes notre vie. C’est pas pour ça qu’on les apprécie moins ou qu’on est moins appréciables. Ça fait juste partie des choses de la vie.
J’avais la quote d’introduction de cette peinture dans un coin, donc je suppose que j’ai eut de l’inspiration de Lilo & Stitch, peut-être.

Si je me souviens plus de l’inspiration, je me souviens par contre de comment j’ai peins !

1. Voici donc le croquis final.
Comme vous pouvez le voir, j’en ai deux versions, jusqu’à la fin j’étais pas sûre des couleurs que je voulais. D’un côté le bleu et rose donnait le ton de l’acceptance et j’aime la couleur bleus, mais de l’autre, c’est un brin trop joyeux pour le thème. Le violet/gris lui convient parfaitement au thème et c’est donc pour ça que je l’ai choisis au final.
Même si en plein milieu de la peinture j’ai rajouté des teintes de roses à gogo pour que ça sois moins terne ahah.

Les deux statues sont carrément une référence aux Argonath de LoTR. Et le soleil ? Le portail.
Entre ses deux statues, les esprits passent pour aller ailleurs.

2. La première étape a été de refaire au bon format et assez rapidement le croquis. Le ciel est fait avec l’outil dégradé, puis j’ai peins un horizon et rajouté des traits autours du soleil que j’ai lissé (juste pour renforcer le dégradé que j’avais fait et rajouter un peu d’aléatoire dans le ciel trop lisse).
La mer est faites également avec l’outil dégradé, de façon à se voir refléter le soleil. Pas de reflet des nuages, vu que c’est pas une vraie mer, mais l’idée d’une mer (si c’est clair, ça reflète pas la vraie réalité, il y a donc des différences).

Par facilité, les deux statues sont faites sur un calque en objet dynamique. Cela me permet de peindre d’un coup les deux.

Le personnage central et les îlots sont peint en silhouette, puis j’ai rapidement mit quelques lumières, mais alors vraiment rapidement, juste pour garder une idée de la composition.

3. Des esprits houuuouhouhou.
Rien de bien compliqué, c’est juste qu’ielles sont nombreux. J’ai fait les croquis des chevaux qui nageait, puis j’ai peint les silhouettes en blancs, avant de leur appliquer une opacité de 75%, puis j’ai peint leur réflexion dans l’eau et leur œil en blanc.

4. On retourne sur le décor maintenant que j’ai tous mes personnages.
J’ai rajouté des détails sur les nuages, ainsi que plus de nuages en profondeurs.
J’ai également peint avec une texture d’herbe les îlots.

5. Là, on arrive au moment où j’ai rajouté du rose et quelques teintes flash en teinte sur l’ensemble de l’illustration pour rappeler mon idée de base. Cela permet que l’ensemble soient moins terne, sans pour autant que ça sois trop coloré, j’aime l’effet que ça fait.

Niveau peinture, j’ai mit des ombres sur mes statues et commencés à leur peindre quelques détails de texture et de volume, les statues ont des yeux par exemple maintenant !

J’ai aussi peint des vaguelettes dans l’eau, ainsi que les bords où l’eau touche l’herbe.

6. Moment peinture du cheval, déjà en faisant les aplats de sa robe, puis en ajoutant des ombres et des lumières.

7. Comme l’étape juste avant, mais sur les statues ce coups-ci !

8. J’ai ensuite corrigé les derniers détails qui me plaisaient pas trop et surtout, j’ai rajouté des plantes sur l’île du premier plan.

Ielles peuvent partir

Et voilà !

Plus d’un an pour poster un article ?

Heu. Oui.
Il y a toujours un délais entre le moment où je finis une illustration et le moment où je la poste, pour diverse raison perso en plus du fait que ça prends un peu de temps à rédiger, mais c’est maximum deux mois d’habitude. Là, heu, pour rien vous cacher j’avais laissé le soin de monter la vidéo à quelqu’un qui ne l’a jamais fait, entre temps OVH a fait flambé mon serveur et mon serveur de secours, j’ai donc dû retourner à une vieille version de mon site et la mettre à jour (en plus de reinstaller tout mon serveur), ensuite j’ai dû organiser et faire mon déménagement, après m’être installé, il y a eut un orage qui a fait flambé mon alimentation et endomagé mon disque dur de travail, j’ai donc dû acheter un nouveau disque et j’en ai profiter pour reinstaller de zéro mon PC. Et je vous parle pas des soucis de santé de mes chatons.
Bref, la vie m’a fait me concentrer sur d’autres trucs que mes articles et j’ai monté la vidéo un an après.
Voilà, voilà.

Je crois que c’est le plus gros laps de temps que j’ai jamais eut entre la finition d’une œuvre et son poste ahah.


Indie

Je veux nager dans le ciel et m’y écrouler telle une majestueuse baleine.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
1h55

Détail(s) et inspiration(s) :

Shadkill avait un personnage que je voulais peindre … Alors dès que j’ai eut l’autorisation de peindre Indie, je l’ai fait !

1. Je voulais la peindre en train de voler dans les nuages. J’avais aussi envie de violet, dooonc j’ai commencé sur un ciel rose. J’ai fait un croquis rapide d’un pegase et derrière j’ai commencé à peindre un horizon avec un soleil et des nuages en diverses couches. Je savais pas trop ce que je voulais en bas comme paysage …  Du coup j’ai mit en aplat Indie.

2. Après quelques réflexion, je me suis dit « eh, on est dans le ciel, pourquoi pas encore plus de nuage ? »
Plus de nuage furent peint, donc !

J’ai eut un peu de mal à les disposer, mais en faisant des vagues du fond jusqu’au premier plan et en rajoutant du noir, ça le fait ? Bon, la perspective est pas fameuse, mais ça fait le job et c’est le principal. En tout cas, ça encadre bien la jument et j’aime la composition globale que ça crée.

3. Avec des aplats et un fond presque complet … restait à peindre joyeusement Indie !
J’ai utilisé pas mal d’orange pour que les lumières soient bien visible. Au début je voulais peindre en rose les lumières, mais ça rendait vraiment trop étrange.

4. Finalement, après l’ajout d’oiseau et quelques autres touches de couleurs voilà le rendu finale !
C’est techniquement pas une peinture complexe, mais je l’aime beaucoup. J’adore les couleurs utilisés particulièrement.

Période rose

Alors que j’aime pas spécialement la couleur rose, j’ai l’impression d’avoir glissé du bleu vers le violet, pour arriver vers le rose. Je sais pas, il y a quelque chose de très satisfaisant à peindre des teintes de roses. Je sais pas si la tendance continuera, mais c’est rigolo à noter.


Licorne flamboyante

Tel un fruit exotique, elle projette ses couleurs dans le ciel éclipsant le soleil. Si flamboyante qu’elle en embrase les cœurs.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 21 cm (2480 x 2480 px), 300dpi
Temps :
 1h30

Détail(s) et inspiration(s) :

Ce dessin a été réalisé pour Manass dans le cadre de l’Ami secret du Pot créatif. Il s’agit d’un événement semi-annuel où l’on tire au sort une personne et on lui réalise alors un cadeau.
Elle disait aimer les univers magiques, mystérieux, les licornes et la nature, ainsi que les poneys. Il y avait aussi la couleur verte, le métal (en genre musical) et les nouvelles technologies, mais je savais pas comment introduire ça. Pis bon, j’aime les poneys, vous me connaissez, donc j’ai sauté dessus.

1. Tel une Bob Ross j’ai commencé par un fond de ciel. L’avantage du numérique c’est que je peux repasser dessus si le résultat ne me convient pas trop.
Comme souvent j’ai d’abord fait divers couches de couleurs avec l’outil dégradé, puis j’ai prit un brush éponge pour rajouter d’autres couleurs, utiliser l’outils doigts pour redégradé des zones et de manière générale, fait ma tambouille pour changer des teintes ici et là jusqu’à avoir un ciel qui me plait.

Non-visible sur l’image, il y a l’étape où avec divers brush nuages (avec des tailles et textures différentes) noir, j’ai fait la grosse masse des nuages pour avoir une idée de ce que ça donnerait. Et sous ses nuages, j’ai continué à changer les diverses teintes.
Même si on ne voit pas directement le soleil, j’aime bien faire un endroit plus clair que le reste dans l’image comme si le soleil y était caché.

2. Là on voit mes nuages noirs dont je parlais, il s’agit des gros par devant, mais il n’y a pas qu’eux.

En fond avec un brush très peu texturé, j’ai fait les nuages-filaments blancs qui traverse le ciel, ils sont peint en gris et j’ai rajouté le blanc et du jaune qui ne se voit presque pas. Je voulais juste tenté plusieurs textures de nuages et ceux-là servent à donner du mouvement.

Au-loin j’ai peint en gris et rouge moins opaque des nuages, ils sont là pour donner du volume au ciel et donner un effet de perspective.

Et devant ? Mes gros nuages lourds noirs, bleus, orange et rouge ! Ils sont très colorés et plein de texture, parce que ce sont les plus proches, donc les plus détaillés.
Comme pour tous mes nuages j’ai d’abord prit un gros brush et fait la masse principale, puis avec un brush plus détaillée crée des échappés de nuages, des tâches et variés le volume du nuage.
Puis en bloquant la forme, j’ai rajouté les teintes et redécoupée les volumes.

Sur le ciel j’ai aussi rajouté du jaune par endroit.
En réalité le ciel et les nuages ont été peint en même temps, j’ai fait pas mal d’allée-retour entre les deux pour rajouter des détails ici et là jusqu’à avoir un truc qui me plait, c’est toute une tambouille, mais c’est la méthode qui me plait le plus et crée des résultats que j’aime.

3. Quand le ciel me plaisait, je suis passé à la mer. Je la voulais plate, mais avec des vagues assez visible. Histoire de tranché et avoir des reflets intéressants par derrière, je l’ai fait grise-foncé et non-plate. Avec un brush noir, j’ai fait des ombres, surtout à l’endroit où les vagues touches le sable humide.
Avec un brush gris clair avec une texture d’éponge, j’ai peint en opacité réduite les vagues et l’écumes, j’ai dégradé de plus en plus vers le blanc plus on allait vers la caméra et détaillé la texture (pour donner de la perspective, un peu).

J’aurais pu texturé le sable, mais je voulais peindre vite et j’ai pas prit ce temps, mais ça aide à savoir que c’est du sable si vous prenez un brush qui fait plein de points et que vous en faites sur le sable, au moins un peu.

4. La partie qui fait briller mon coeur (et l’eau et le sable) : on mets dans un dossier tout le ciel (ciel et nuage), on duplique le dossier et on écrase en un seul calque le duplicatat, on l’inverse verticalement, on le déforme un peu avec l’outil transformation par torsion et on l’applique en calque d’écrêtage à la mer.
On applique ensuite un masque de fusion à ce calque qu’on mets en gris (80% de noir ici), pour ensuite avec divers brush à bord doux et en forme de vagues crée des vagues noires, des zones d’ombres, puis des vagues blanches et des zones de lumières là où le soleil tape le plus.

En gros, le calque final ressemble à ça. Oui, c’est le bordel à décrire, mais en vrai c’est rapide à faire et c’est une de mes façons préférés de faire rapidement de l’eau qui réfléchis le ciel.
Par dessus je rajoute des vagues en jaune en mode incrustation pour relever un peu la luminosité, mais voilà ma méthode.

5. Pour finir ce magnifique paysage j’ai peint par dessus une licorne. Je l’ai fait crème parce que je voulais une couleur qui reflète les diverses couleurs du paysage et se détache bien.

La RacheTm

J’me maudis à chaque fois que j’me rappelle que personne fait trop attention aux détails et que si je veux, je peux aller vite. Bon, pas toujours aussi vite que cette peinture-là (1h30 au total), mais je veux dire, est-ce que quelqu’un va faire attention si le ciel est pas parfaitement lissé ? Non. Je me permets pas assez de faire rapidement les choses. Pas mal, juste, me laisser la possibilité de ne pas tout fignoler et faire parfaitement parfait. La nature c’est pas parfait, rien n’est parfait et des fois, la satisfaction d’avoir rapidement un résultat est plus important que la satisfaction d’avoir rager longuement sur un détail.

Je redécouvre ça tous les trimestres, j’trouve ça magique ce côté  » je redécouvre les bases de la peinture tous les quatre matins « .

Globalement, j’adore l’ambiance calme/déchainé de cette peinture et j’espère que ça plaira à Manass !

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


La gravité est juste un état d’esprit

La gravité n’est qu’un état d’esprit. Éloignes-toi : je vais voler. Je vais dépasser le mur de mon propre esprit qui semble infranchissable. Je ne veux plus continuer de tomber à genoux.
Je ne veux plus de la gravité.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
 11h
Inspiration(s) musicale(s) : Rabbit Junk – Gravity Hero

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai vu ce dessin de Sugarmints en même temps que la musique Gravity Hero de Rabbit Junk me passait dans les oreilles, et j’ai eut envie. Envie de quoi ? Dessiner pardi ! D’où l’angle qui est exactement le même. En dehors de la composition et du cheval qui saute, le reste est venu un peu au fur et à mesure.

1. Après avoir ouvert un fichier au bon format, j’ai repris uniquement le croquis du cheval et commencer à faire un quadrillage et des carrés (des bases d’immeubles). Je respecte une perspective, même si ça se voit pas trop-trop encore.

2. Après que le gros du quadrillage est fait, je colore rapidement mes cubes et mes lignes, puis je commence à mettre les couleurs principales des fenêtres/vitrines que je voulais absolument pas oublier les couleurs.

3. Et changement de perspective, même si pas de beaucoup (j’pensais que ça ferais plus dramatique, mais au final on voit pas que c’est avec deux perspectives, oh well) pour faire l’autre côtés de la rue ! Je ne voulais pas faire la rue principale trop large, mais en même temps si je montais trop l’immeuble juste sous le cheval, heu, on aurait un splash très rapide (oui, je me comprends). Donc, l’immeuble du milieu est très bas. C’était pas prévu du tout, mais c’est pas du tout embêtant. L’avantage des dessins persos, c’est que je peux adapter comme je l’entends pour faire un truc qui me plait (ou reprendre de 0 sans complexe).

4. Je me suis rendue compte à ce stade que je voulais pas d’un cheval noir. J’ai l’impression d’en peindre beaucoup en ce moment. Je suis partie sur du noir dun un peu au hasard, mais j’aime bien ce que ça donne comme robe et je trouve que ça va avec le fond.
J’ai aussi prit le temps de faire un vrai croquis et peindre les crins, ça me permettra plus tard de nettoyer les bords et peindre correctement le cheval.

5. Mes vitres pour le moment sont assez expérimentale. Je fais des carrés, je peins des couleurs dessus, je peins des stikers au besoin, puis sur un nouveau calque en masque d’écrêtage je peins des couleurs en mode incrustation pour finalement mettre un calque sur le tout en mode incrustation encore pour faire dépasser la lumière ?
J’ai pas encore vraiment de méthode, mais de loin ça passe pas trop mal.
Le bâtiment à l’arrière est un immeuble d’habitation tout simple, l’immeuble avec les vitre orange/rouge/jaune et plein de stickers publicitaires est un complexe de bureau et boutique inspiré plus des grandes-villes nippones que de New-York, mais tout du long j’ai slalomé entre les deux influences (j’ai fait mon propre San Fransokyo version NY quoi).

6. Toujours la même méthode, mais ce coup-ci sur ce qui est censé être une arcade de jeux (en bleu) et un café (en jaune dans l’angle).

7. Qui dit arcade, dit enseigne ! Grosse enseigne lumineuse même ! Je me suis faites plaisir et ait fait à peu près n’importe quoi au pifomètre, mais je trouve le résultat final convaincant (ou pas, vu que j’m’y connais pas en arcade de jeu si ça se trouve c’est du gros caca).

8. Alors, je sais qu’on voit rien derrière le cheval, mais en fait j’ai peint pas mal de trucs sur la place devant l’arcade !
Dans ce qu’on voit il y a les bancs/pots de fleurs, les pitits poteaux (j’appelle ça des bites, mais je sais pas si ça a un nom) et bien sûr, les marquages de la route. Je m’y connais pas en mobilier urbain, mais j’me suis rendu compte que j’m’y connaissais pas du tout et du coup c’est cet illustration qui m’a fait commencé plusieurs boards Pinterest dédié aux rues. C’est dingue tout ce qu’il y a dans une rue (et dont on fait pas attention).

9. Entre le café et l’arcade, il y a deux immeubles, dont un qui a à son rez-de-chaussé une boutique (de prêt à portée ? je sais pas). J’ai encore utilisé ma super technique pour les fenêtres.
Le mur sur le côté me semblait vide, mais j’osais pas mettre de fenêtre, du coup j’ai peints dessus une murale.

10. On prends un peu de recul, pour vous montrer où en est ce côté de la rue, mais aussi vous montrer l’immeuble du fond qui a gagné des fenêtres et l’immeubles au milieu. Sur le côté c’est censé être des balcons. Oui, en vrai on dirait juste des fenêtres étranges. Je galère un peu à peindre des paysages urbains ahah, j’assume.

11. Je suis ensuite passé de l’autre côté de la route pour l’immeuble de l’autre côté de la rue. Encore une fois, au rez-de-chaussée j’ai fait une boutique. Sur le toit, j’ai fait un genre de terrasse. J’avais envie d’une terrasse et d’un peu de verdure.

12. Après avoir fini la boutique du rez-de-chaussé, j’ai mit de la lumière dans la boutique de l’autre côté de la rue. Et j’ai ensuite décidé que c’était trop lisse et je voulais introduire plus de couleurs et de trucs étranges pour laisser ressentir l’idée que, non, ça va pas trop-trop. C’est suffisamment coloré pour mettre en avant le cheval noir, mais il y a plein de texture étranges, de couleurs qui tourne, d’explosion de tâches, bref, de quoi laisser penser que c’pas parce que c’est coloré et lumineux que ça va. J’espère que c’est suffisamment subtil pour que ça soit un second message (si on prends en compte que le premier c’est  » hey, osef de la gravité, je saute « )

13. J’me suis attaquée au toit du dernier immeuble : la terrasse d’un café !
Du coup on peut admirer ma méthode qui consiste à dessiner à plat le plan avant de monter les meubles. J’aime bien cette méthode qui me permet de bien visualiser l’espace et pas placer trop n’importe où les éléments.
J’ai fait un cube pour ce qui est l’arrivé de la cage d’escalier et ensuite fait la barrière pleine de led. J’ai mit de la (fausse) herbe pour contenter mon envie de verdure.

14. Il était grand-temps que je passe un peu au cheval. J’ai revu les contours, mit d’autres détails de couleurs, pour finalement peindre les ombres. La lumière qui vient sur le poitrail et le ventre fut un changement sympa de la lumière qui vient du dos d’habitude.

15. J’ai rajouté quelques textures sur les bâtiments en eux-même, mais surtout, j’ai rajouté des silhouettes de n’animaux un peu partout !
Dans l’étape 12 j’avais rajouté, plus pour rire qu’autre chose, un cheval à la fenêtre d’un immeuble. Puis je me suis dit, mais un cheval qui monte sur un immeuble, ça se serait remarqué ? Du coup, si je mets un cheval à une autre fenêtre, j’implique que les chevaux dans les immeubles c’est normal, du coup, je peux mettre plus de poney partout ! Au final, pas de poney, mais un cerf, une biche, un perroquet et un renard. C’est une ville cosmopolite.

16. J’avance ensuite la terrasse avec les meubles montés et une porte ! Bon, au départ je voulais faire des chaises et autres, mais comme entre-temps je suis partie sur l’idée d’une ville pour les animaux, je me suis dit que c’était pas trop-trop logique. Donc, il n’y a que des tables.

17. J’ai repeint un peu le cheval, pour lisser quelques endroits qui étaient pas super bien peint.
Et on ne le voit pas, mais j’ai repeins ici et là pas mal de détail qui me posait soucis.

18. Je savais depuis le début que la rue seraient humide pour laisser se réfléchir toutes les lumières, mais je voulais attendre d’avoir un peu avancé avant de le faire, mais enfin, je peux le faire ! Du coup, plein de couleurs et lumières sur la route (éclairé par les boutiques, entre-autres), des couleurs projetés sur les animaux dans la rue et sur les divers éléments du décors.

19. Après avoir fini tout le monde dans la rue, j’ai peint les gens sur la terrasse du bar ! Un serveur-ibis (qui a vu le cheval sauter, a lâché son plateau et cours chercher je ne sais pas qui), un client-ours et deux clients oiseaux. Je m’amuse bien, quoi.
J’ai aussi peint des plantes et un menu.

Et ça conclu mon illustration !

Pour le fun de la chose, voilà à quoi ressemble ma ville sans tous les flous.
Je peins toujours mes décors qui ont de la perspective sur un autre document, ça me permet d’avoir de la distance pour prévoir mon point de fuite et c’est plus simple. On peut du coup voir que pour la barrière tout à gauche de la terrasse du café j’ai eut une belle flemme ahah. L’envers du décor c’est toujours rigolo je trouve.
Et comme ça vous pouvez admirer les noms des boutiques ! Tous les noms sont tirés de la musique qui a inspiré ce dessin.

Et comme je sais qu’on voit pas toujours bien, quelques zooms sur mes endroits/animaux préférés de cette illustration :

20. Et voilà le résultat final !

COULEUR ! SURDOSE !

Est-ce que j’ai un peu craqué au niveau du nombre de couleurs ? Totalement. Au début je me suis dit que les bâtiments bleus compenseraient, mais vu qu’en cours de route j’ai rajouté par-dessus une explosion d’aquarelle multi-coloré … Oui, le résultat est très colorés. Je pense que d’avoir une base bleu uni aide pas mal à uniformisé le résultat final. Je trouve que ça va bien ensemble tout ça, je sais pas vous ?