At Erebor

Have A Happy Hobbit Holiday 2020 for Kuiske

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
11h25

Détail(s) et inspiration(s) :

En 2020 j’avais décidé de reparticiper pour la 3ème année consécutive au Secret Santa de la communauté de The Hobbit : Have a Happy Hobbit Holiday.

En 2018 j’étais déjà tombé sur Kuiske qui aime aussi les chevaux, j’étais donc enchanté de pouvoir repeindre pour élui !
Sa liste de souhait n’avait pas beaucoup changé et j’avais grave envie de peindre Erebor dans toute sa splendeur verte et dorée !
Malheureusement pour moi, life happen comme on dit et je n’ai pas pu finir à temps, ni eut l’énergie pour retoucher à cette peinture avant mars 2022 pour la finir et l’offrir, non-finis, mais l’offrir tout de même.
Je m’excuse donc par avance si mes explications sont confuse, il y a 2 ans entre les débuts de cette peinture et la rédaction de cette article (et entre deux, une période perso pas fun qui a embrouillé pas mal de détail).

1. Voilà l’idée initiale : Dwalin et Thorin qui quittent les écuries d’Erebor, Thorin plein d’entrain et Dwalin déjà prêt à supporter les royales idioties de son meilleur ami de toujours. À ce jour je saurais plus vous dire si c’était censé représenté Erebor avant Smaug ou après.
J’ai juste poser rapidement des bâtons représentant les chevaux, les nains et un bouc. J’ai souvenir de vouloir peindre pas mal de bouc et de palefrenier en fond.
Les bâtiments sont des cubes avec des débuts d’ombres pour faire un peu de perspective, une texture de pierre représente le toit de la montagne et j’ai posé une texture au sol. Le tout est dans des teintes de vert parce que la pierre d’Erebor est verte.

2. Le premier truc que j’ai vraiment peint dut le côté de cet escalier, avec ces arches qui devaient accueillir du matos d’écurie (mais ça c’est jamais fait).
Pour me faciliter la vie comme souvent, le tout a été peint à plat sur un calque à part, puis déformé pour mettre au bon endroit et avec la bonne perspective, avant que je peigne l’intérieur des arches et le dessous de l’escalier. Pas mal de texture ont été utilisé pour me faire peindre plus rapidement plus de détails. Je me suis aidée de screen du film représentant Erebor sous le reigne de Thror. C’est pour ça qu’il y a beaucoup d’or partout. C’est une écurie naine.
Les briques plus beige sont un effort de ma part de ne pas trop cramer la rétine des gens avec ce surplus de vert et de jaune.

3. Si j’ai mit une texture de brique pour le premier étage de l’écurie, au-dessus j’ai mit des fenêtres ! Et continué avec le motif des rambardes dorées. Et je sais que ça ne se voit pas, mais les fenêtres sont texturées pour ressembler à des mini-vitraux. Mais comme j’ai dû mettre des ombres un peu partout ça ne se voit pas vraiment. C’est dommage, mais il y a tellement de détails dans cette peinture que j’ai pas l’impression que ça soit une trop grosse perte.

4. Histoire de faire une pause dans la peinture du fond, je me suis attaqué à faire des vrais croquis aux chevaux, faire une ébauche de leur équipement et faire leur aplat. J’ai prévu un équipement un peu plus détaillé pour Thorin.
On peut aussi apercevoir mes notes sur le fond : quand je fais une pause sur quelque chose, juste avant de ferme le document je prends le temps sur un calque vide de prendre quelques notes. Je ne le fais pas assez souvent à mon gout, mais c’est je crois la première fois que ça se voit sur un de mes screenshots que je prends en plein milieu de peinture.

5. Début de peinture pour l’équipement du cheval bai et surtout, croquis de Dwalin.
Je saurais pas dire pourquoi j’ai fait ce nain aussi FIN. J’ai jamais réussis à me convaincre de reprendre de 0 pour régler ce soucis, mais j’ai peint une baguette et ça me gâche une grosse partie de cette peinture (juste après l’absence d’ombre au sol).

6. Et voilà les aplats de Dwalin. Qu’on commence à peine à reconnaitre malgré son sous-poids et l’absence de tatouage.

7. Après ce petit arrêt sur les personnages, j’ai reprit l’écurie. Encore une fois j’ai peint à plat la façade, mit en perspective, puis fait les profondeurs de la façade et l’intérieur. En dehors des deux murs contre l’escalier, le reste était censé être des boxs avec des boucs, de la paille au sol, des palefreniers et beaucoup plus de vie que ce vide qu’on aura au final. 
J’avais de grand plans pour cette écurie. C’est dommage.

8. Je parlais juste avant du fait que les deux arches derrières l’ecaliers ne sont pas des boxs, mais des murs.
Sauf que ça ne se voyait pas je trouvais et ça me semblait bizarre que les nains d’Erebor laisse deux aussi belles surfaces vides.
J’y ait donc mit des entrelacs. Celui qu’on voit le moins est censé être un cheval de mémoire ? Celui derrière Balin je sais plus du tout. Ça restera donc un mystère pour toustes.

J’avais commencé cette peinture en octobre 2020. Fin novembre 2020, on en était rendu là et c’est là que je me suis arrêté.

En mars 2021, j’allais mal, mais j’ai tenté de peindre 30min parce que je voulais offrir son cadeau à Kuiske, même si c’était en retard.
J’ai commencé un croquis, puis j’ai laissé tombé.

Ce n’est qu’en mai 2022 que j’ai reprit et « fini » cette peinture.
Je donne ces dates pour contextualisé.
Cette œuvre fut dur pour moi émotionnellement.

9. Vous voyez ce croquis en rouge qui flotte ? C’est le visage de Thorin et tout ce que j’ai réussis à produire en 1an.

En reprenant en 2022 cette illu, je me suis attaqué aux deux bâtiments du fonds. Ça me semblait être l’endroit que j’étais le moins attaché et donc un endroit super pour reprendre sans trop de stress.

J’avais juste envie de finir et d’offrir. Besoin de passer rapidement à autre chose.
Les bâtiments du fond sont donc méga simplistes. Mais après tout, le focus étant sur les personnages et sur l’écurie, c’était peu important si je m’attardais pas trop dessus.

10. Après deux ans, j’ai enfin peint des toits aux batiments ! Cela fini le fond agréablement.

Mes plans de faire une écurie pleine de vie ont été abandonné, je n’avais pas l’énergie de passer plusieurs heures dessus.
C’est dommage, mais c’est la vie.

11. Ayant « fini » le fond, je me suis attaqué à peindre l’équipement du cheval en aplat, puis Thorin.

Je me rends compte avec le recul que j’aurais pu passer plus de temps à faire les broderies des tapis et guêtres, mais honnêtement j’ai pas mal rush pour finir et plein de détails ou d’attention sont passé à la trappe au bénéfice d’une fin rapide.

C’est comme ça qu’on arrive à ne pas faire d’ombre aux sol.
Les chevaux flottent totalement, oui. C’est un de mes plus gros regrets parmi tous les défauts de cette peinture.

12. Il ne restait plus qu’une chose pour finir cette peinture : faire les ombres sur tous les personnages ! Et un peu de lumière !

Et tada, après deux ans, cette peinture était déclaré fini !

Parce que je trouve ça intéressant, voilà un screen d’à quoi ressemble mon fond : des façades peinte à plat déformé, des textures déformés, des couleurs collés rapidement et un ensemble très bordéliques qui ne devient cohérant qu’en zoomant.


Capitaine Rod, étalon peint bai champagne dun

Capitaine Rod

Fut un temps regarder derrière ton épaule n’était qu’une option, pas une obligation. Est-ce que ça sera toujours comme ça maintenant ? Est-ce que tu avances toujours ? Ou est-ce que tu recules là où ton regard se porte ?
Est-ce que tu ne voudrais pas t’arrêter cinq minutes, régler ton manque de confiance et repartir vers la direction qui t’intéresse ?
L’océan est si grand, tu peux changer de port.

Capitaine Rod, étalon peint bai champagne dun

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
1h ?
Inspiration(s) musicale(s) : Air Traffic Controller – People Watching

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais besoin d’un pirate/transporteur de poney sur un lac. Dans ma tête pirate équivaut à un vieux marin avec une barbe donc j’ai prit cette idée à deux mains et ait décidé de faire un cheval avec une énorme barbe.

1. Je voulais un type cob : trapu, bourru et carré, mais pas trop lourd pour avoir un pied marin et flotter relativement facilement.
Les crins qui volent sur un bateau c’est bif-bof, donc j’ai prit grand plaisir à lui faire des tresses.
Et : barbe. Un peu de moustache aussi, mais je me suis éclaté sur la barbe à lui encadrer un maximum de la tête. C’est pas réaliste du tout (même si les chevaux à moustaches existent), mais bon, c’était un cheval destiné à être un PNJ qui naviguerait un bateau, à partir de là j’ai décidé de me faire plaisir sur ce design.

2. Niveau couleurs, je voulais au départ une barbe rousse, mais je voulais quelque chose de plus sombre donc plutôt que de partir sur un alezan, j’ai tenté un dun sur un bai champagne. J’ai tenté de faire la robe assez terne pour que la barbe ressorte bien, mais du coup j’adorais la robe, mais le roux ressortait beaucoup trop à mon gout, donc j’ai rajouté du brun et un peu de noir dans ses crins.
Ça donne un mélange de roux et brun que j’adore, j’adore voir autant de dégradé de couleurs et teintes.

Niveau design, j’ai rajouté du poil au niveau du poitrail parce que j’adore ça et que ça lui va bien.
En cours de route, j’ai été inspiré par Moby Duck de The Longest Johns et j’ai trouvé la justification de pourquoi un terrible pirate se cloitrerait sur un lac plutôt que d’explorer la mer. Capitaine Rod (cet étalon) a donc été attaqué avant de décider que maintenant la plus terrible créature qu’il se risquera à croiser sera des canards.

Fun-fact voilà le bateau de notre Capitaine Rod : le Colvert. D’où les couleurs qui cherche à rappeler la race de canard oui.

Capitaine Rod, étalon peint bai champagne dun

3. Après quelques ombres et un peu de lumière, tada ~ 
Capitaine Rod est né !

Un pirate … ?

En vrai, non.
Je l’appelle un pirate, mais c’est juste un capitaine assez classique. Mais comme c’était l’idée de base et que c’est dans son histoire un ancien pirate qui piratais sur la mer, il reste un pirate dans mon esprit. Et il y a quelque chose de drôle d’imaginer un cheval barbu naviguer sur un bateau (ou ça fait rire que moi et ça me va aussi).


Par la fenêtre, peinture numérique par Scotis (Charlotte Leclère)

Par la fenêtre

Hey ? Est-ce que tu sais ce qui va devenir de moi ? 
Dis-moi, qu’est-ce qu’il y a dans la mer dont j’ignore l’existence ? Est-ce que c’est là que je vais finir ?

Par la fenêtre, peinture numérique par Scotis (Charlotte Leclère)

Détails techniques

Logiciel(s) : Blender et Photoshop
Taille du document : 67 x 38 cm (1920 x 1080 px), 72dpi
Temps :
4h15
Inspiration(s) musicale(s) : And one – Killing the mercy

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais envie d’une maison sous la mer, baignée de teinte de bleu. Peut-être d’y intégrer un personnage, mais surtout d’avoir une excuse de peindre sur un décor d’intérieur fait sur Blender parce que j’ai besoin de m’entrainer un peu à modéliser.
Autant les meubles je compte m’en faire une bibliothèque d’objet gratuit et libre d’utilisation, autant j’ai besoin d’apprendre à faire des murs et pièces qui ne sont pas juste des cubes niveau volume. Donc, voilà l’inspi de base : m’entrainer.

1. Avant de sauter sur Blender, j’aime avoir une idée de ce que je vais faire. Je sais que la perspective sera pas la même, mais ça me donne une idée de ce que je vais devoir modéliser et de ce que je vais avoir dans l’espace. J’en profite pour faire rapidement une recherche de couleurs, le but est de ne pas partir sans idée sur Blender et de visualiser un peu le résultat finale quand je peindrais sur ma scène 3D.
Ici, les murs tentent de faire penser à des cabines de navires en bois que j’ai prit en référence, mélangé à des teintes violettes. Et je voulais des baleines en fonds, par la fenêtre. Je voulais qu’on ai pas de doute quand au fait qu’on est bien profond sous l’eau.

Passage sous Blender

2. J’ai passé 45min à transformer un cube en mur. Un seul cube, oui. Parce que je m’entraine et que je me lance des challenges, j’ai sur cette modélisation que deux cubes : la pièce est un seul cube, le lit un second cube.
C’était … Intéressant.
Alors, je vais de plus en plus vite pour faire des murs, mais je doute d’avoir la méthode la plus effective, parce que ça me crée plein de forme étrange non voulu (que j’ai tenté de rendre peu visible, mais j’ai pas vraiment réussis).

3. Avec quelques lumières on voit mieux les murs pas droit et la pente pas droite du plafond. Je sais pas d’où ça vient exactement. Eh.
Ayant des murs, j’ai mit des couleurs aux poutres pour qu’on les voit mieux, ajouté des formes à la grosse fenêtre, ajouté un draps et des coussins, bref, j’modélise doucement un peu plus de détails à l’image pour que ça corresponde à mon croquis initiales.

4. Sur Photoshop j’ai peint un tapis que j’ai mit dans la scène (plus rapide de le mettre directement sur Blender et pas s’embêter à tenter de retrouver la perspective plus tard sur toshop), j’ai aussi mit des barreaux aux fenêtres (et en voyant mes refs, j’me rends compte maintenant que j’ai zappé de faire les barreaux horizontaux ahah).
La lumière extérieur n’est pas assez visible, du coup je tente des trucs pour que l’eau soit plus … éclairante et se réfléchissent plus vers l’intérieur ? 
La lumière est méga importante pour les rendus Blender, donc je tente d’y apporter du soin, mais j’avoue, je galère. 

5. Une fois satisfait-e de mes lumières, j’ai rajouté des pots de fleurs vides (je préfère peindre les trucs organiques sur photoshop), une table et des photos de baleines. J’aurais aimé plus de baleine, mais techniquement je galérais à les rendre visible et j’me suis berné-e pendant 30min sur la question plutôt que juste les peindre après (non, je sais plus pourquoi).
C’était pas l’idée de base, mais j’aime comment ça rends.

Passage sous Photoshop

6. On quitte donc Blender et sous Photoshop je peins directement sur l’image : j’ai rajouté des textures de bois dans les poutres, lissés les endroits où les polygones étaient trop visible à mon gout, déformé la couette et bref, j’me suis amusé à rajouter tous les détails que je voulais comme base pour peindre le reste de cette image.

7. Une grosse part de cette image c’est la fenêtre, c’est donc dessus que j’ai passé pas mal de temps à y créer l’ambiance que je voulais avec des craquelures, mais surtout de la lumière !
J’adore l’aspect magique que j’ai réussis à mettre.

Par la fenêtre, peinture numérique par Scotis (Charlotte Leclère)

8. J’avais des pots, mais pas de plantes … Donc je les ai peinte !
Avant de faire un dernier réglage de couleurs et peindre les derniers détails qui manquaient à l’image, je trouve.

 

Et voilà !

Blender c’est fun !

J’apprends encore et j’apprends encore surtout à avoir les rendus que je veux après avoir peints sur les renders que je fais sur Blender, mais pouvoir modéliser en 3D directement des objets complexes (ou non) et les déplacer sans devoir tout refaire de 0, c’est méga plaisant.
J’doute d’en faire à chaque composition un peu compliqué même quand je gérerais mieux la 3D, mais je trouve ça passionnant et très amusant, donc je sais que je vais continuer pendant quelques temps à apprendre et m’améliorer !


Anna

« Les gens me quittent beaucoup. J’apprends à être d’accord avec ça. Ielles peuvent partir s’ielles le souhaitent. Mais je me souviendrai toujours d’elleux. Parce que je me souviens de toustes celleux qui partent. Parce que je me souviens de moi. »

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 14,54 cm (3508 x 1717 px), 300dpi
Temps :
1h30 ?
Inspiration(s) musicale(s) : And one – S.T.O.P. the Sun

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai voulu me lancer un challenge d’utiliser une moodboard/aesthetic board pour faire un design. J’ai donc été en trouver quelques-unes qui me plaisaient et m’inspiraient.
Celle-ci était une moodboard fortement inspirée des vieux diners américain, de roses et de feuille d’automne (je vous montre pas, parce que j’ai aucune idée des sources des photos utilisées).

1. J’avais envie d’un cheval couleur caramel (alezan, pour changer), niveau physique, je suis rapidement tombé sur du cheval de trait bien lourd, de celleux qui ont une corpulence bien épaisse et proportionnellement très peu de longueurs au niveau des membres, avec une encolure énorme. La moodboard étant très romantique et comme j’associe les cheveux ondulés à ça, c’est comme ça que j’ai rajouté une crinière ondulée et des fanons ondulés, le tout long pour adoucir le côté très fort du perso.
Au niveau de la robe, je voulais rappeler les feuilles d’automne et leur forme incertaines, ainsi que les diners qui ont souvent deux couleurs, mon cerveau a donc associé les deux en : pie. Et parce que ça me rappelle la texture des feuilles, un peu de white brindle/sabino.
Niveau des yeux, je me suis éclaté : rose et deux teintes de bleus. J’voulais un cheval fantastique, mais qu’on ne le voit pas forcément du premier coup.
(Anathème c’est le nom temporaire que je lui ai donné qui allait visuellement avec le design, donner des noms m’aide à garder en tête de quel dessin/design je parle quand je partage sur Discord)

2. Ce qui au départ devait être juste un p’tit challenge, j’ai eu envie d’en faire un vrai personnage pour un JDR forum, du coup, petite mise au propre s’impose.
Un point du design qui me déplaisait un peu, c’est que les crins et la queue étaient trop roux. J’ai donc rajouté des mèches blanches là où le pie touche les crins.
Après, c’est l’éternelle « je mets des ombres là où il y en a, puis quelques éclats de lumières pour rendre le volume, je retire le lineart, je peins par-dessus le tout jusqu’à avoir un résultat qui me plait ».

3. Avec une jument peinte, j’avais la flemme de faire un vrai décor, mais ne voulais pas juste d’un cheval flottant. J’ai donc pris un rose, fait un dégradé de ce rose pour avoir une petite palette de teinte et j’ai très rapidement peint une prairie et un fond de forêt en 15min. 
C’est pas détaillé du tout, mais ça rend bien, tout en laissant à Anna toute la place dans l’illustration !

Petit zoom parce que je sais qu’on voit mal les yeux (et si vous vouliez voir mes coups de pinceau, je sais que perso j’adore les observer chez d’autres artistes).

Changement de nom ?

Même si j’aime beaucoup la sonorité du nom Anathème, je n’aime pas son rappel à la religion. Du coup, j’ai raccourci ça en Ana, puis Anna, qui est un nom très mignon qui va parfaitement à ce personnage.

En tout cas, faire des charadesigns en s’inspirant de moodboard c’est … intéressant.
Normalement, c’est idéal pour sortir de sa zone de confort, sauf que je sais pas comment mon cerveau interprète ça exactement, mais j’ai l’impression que ça me bloque plus ma créativité qu’autre chose ? Il faudrait que j’en fasse plus pour comprendre. Ou pas. Je sais pas encore.


Maillot de bain

Tout ça m’est venu comme un rêve et m’a laissé me transformer en cauchemar.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
2h15
Inspiration(s) musicale(s) : The Birthday Massacre – Enter

Détail(s) et inspiration(s) :

À la base je voulais juste dessiner un peu Oli’, pour le fun. En cherchant une tenue sur Pinterest, je suis tombé-e sur plusieurs maillots de bain dont le design me plaisait bien et j’ai décidé de peindre Oli’ dans un mélange : le bas vient d’un ensemble deux pièces, le haut d’un autre ensemble.

1. L’idée de base était de peindre Oli sous une douche, dans mon idée juste avant d’aller dans une piscine. En cours de route, iel s’est retrouvé-e à genoux et j’aimais bien la pose, donc c’est resté (et j’ai eu la flemme de peindre de l’eau, donc tant mieux que je ne suis pas resté-e bloqué sur l’idée de la douche).
J’ai eu un peu de mal avec les proportions de la tête, autant de face on ne voit pas la longueur de la mâchoire, mais de face, j’ai l’impression que la tête est trop grosse, mais si je réduis j’ai l’impression que le crâne est trop petit … Je pense que j’ai sur cette illu un équilibre pas trop nul, mais même encore aujourd’hui j’suis pas à 100% convaincu.

2. Ayant un croquis qui me convenait, j’ai fait rapidement les aplats de couleurs et j’ai commencé ) peindre un fond.
Les couleurs sont simples : du gris pour Oli’ dans ses couleurs originales, du noir pour le maillot de bain et histoire de pas avoir quelque chose de trop monochrome, j’ai fait le fond en violet.
C’est très arbitraire, mais j’aime bien peindre Oli’ avec des teintes de rouges et violets, ça lui convient.

Petit aperçu du fond sans le flou.
C’est une pièce vide. Yep. pas blanche, mais pas loin. J’avais pas envie de peindre de meuble, donc j’ai tenté d’apporter des détails avec la texture du sol et les déformations de lumières de fenêtres, ainsi qu’un peu de végétation (enfin, les ombres de végétation).
Ce sont des détails qui sont peu visibles, mais permettent de donner l’illusion que la pièce n’est pas entièrement vide.

3. Ayant une composition simple qui me plait, j’entame mon étape préférée : prendre un pinceau et gribouiller des teintes en tout sens pour apporter des nuances et dégradés là où il y a besoin, mais aussi créer des volumes avec des ombres et des lumières. Je ne me focalise pas sur les textures du tout, je cherche juste à ce que les volumes soient corrects et qu’on puisse voir que oui, c’est un humain-loup, en sous-vêtement (ou maillot de bain).
Là où il y a besoin, je lisse les couleurs entre-elles histoire de pas avoir quelque chose de trop hachuré, mais globalement j’ai tendance à plus jouer sur l’opacité de mes pinceaux que d’utiliser le doigt.

4. Quand la peinture a des allures finies, je n’ai pas fini !
Non, il reste les textures à mettre et à peindre les derniers détails. C’est là que je peins les poils, les coutures du maillot, mais que je me suis aussi amusé-e avec le motif du haut.

Bref, c’est l’étape où je tente de finir tout ce que j’avais en cours jusqu’à avoir visuellement une peinture qui me plait (tout en sachant qu’elle ne sera pas parfaite : c’est pas une photo).

Et voilà !

Scène vide

Pour quelqu’un qui veut s’entrainer sur les décors, avoir un fond aussi vide c’est un peu un non-sens, mais j’avais besoin d’une peinture plus calme sur laquelle je pouvais me concentrer sur le perso. J’aurais pu aussi juste peindre Oli’ et ne pas faire de fond du tout, mais je trouvais l’exercice de faire un fond très minimaliste intéressant ? Je suis pas totalement convaincu-e du résultat final, mais j’arrive pas à m’imaginer un fond plus encombré. Peut-être que ça aurait gagné à avoir un mur qui ne soit pas parallèle au bord horizontaux de l’image, mais au moment où je l’ai pensé, j’avais la flemme de revoir ce détail.

Fait, pas parfait comme je dis souvent.


Olivia Amy Canmore (Oli)

« Trop sceptique pour croire une vérité : ielles vous vendent un vœu, un espoir à naître, une autre vie pour tout rendre neuf et on regarde du mauvais côté du monde brûler l’innocence. »

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (2480 x 3508 px), 300dpi
Temps :
4h30
Inspiration(s) musicale(s) : The Birthday Massacre – Parallel world

Détail(s) et inspiration(s) :

On m’avait invité à rejoindre un forum RP furry avec des loups et malgré mon envie de jouer un cheval ou un rat, j’me suis laissé tenter. C’est bien les loups aussi ! Je ne savais pas combien de temps le forum tiendrait (s’il ouvrirait ses portes un jour), donc je suis partie sur un personnage que je pourrais jouer également dans une campagne de JDR sur table dans l’espace (et j’ai bien fait vu que le forum n’a jamais ouvert et que je joue donc Oli’ dans l’espace).

Oli’ est un personnage très sportif qui est dans le métier d’avocat pour péter métaphoriquement le système et si possible, défendre l’orphelin : iel ne veut pas que les enfants soient laissés sans support et sans défense comme iel l’a pu l’être étant plus jeune.
C’est unae sportifve dans son temps libre : pour son portrait je voulais donc une tenue très décontractée, qui ne bloque pas les mouvements et qui soit un peu futuristique. Chez moi, des vêtements casuals spatiales ça donne donc des trucs à la fois très près du corps, mais aussi qui déforme franchement la silhouette.

1. Voici donc le croquis initial où on peut voir la pose très décontractée d’Oli’ et surtout, les vêtements : des chaussures de combats, un pantalon très prêt du corps, un genre de juste-au-corps pour ne pas montrer de ventre ou de torse, des manches en tulipe qui remonte au-dessus des épaules et un genre de cols méga étrange pour moi. J’adore ce contraste de forme sans queue ni tête, je trouve que ça va bien à Oli’ qui n’est pas un personnage très simple à suivre non plus.

Pour le furry, j’ai pas mal hésité à quelle forme donner parce que juste coller une tête d’animal à un humain me fait toujours étrange : je préfère quand les postérieurs ont des proportions très animales et quand un maximum de trait animal ressort. Sur ce forum ce n’était pas le cas, donc j’ai opté pur un design plus « humain », mais maintenant qu’elle a changé d’univers, je changerais bien ça au niveau de son design.

2. Sur ce croquis, j’ai posé rapidement les couleurs (et des cheveux).

J’ai eu un peu de mal pour les couleurs et motif d’Oli’. Je voulais unae loupve noir-e à la base, puis j’ai changé d’avis juste parce que je voulais avoir plein de motifs et des dégradés de couleurs. Oli’ est donc gris-e au final.

Pour continuer dans mon idée de base d’unae loupve noir-e, c’est donc sa tenue qui est devenue noire. Je voulais des rehauts de couleurs et suis partie sur du rouge à la base, avec un peu de blanc, mais c’était trop … monochrome ? Et j’aime pas trop l’association du noir avec le rouge, ça donne un côté trop vilain de Disney, alors qu’Oli’ est avant tout chaotique neutre. C’est un peu par hasard que le violet est venu et je trouve que ça rajoute un côté plus doux à la tenue, sans que j’aie à retirer le rouge. Ça donne un contraste intéressant supplémentaire, sans être trop tape-à-l’œil.

3. On peut voir que je fais des tests en fond, je savais pas quoi mettre en fond, même si on peut voir un peu que j’ai commencé à faire un tabouret pour poser Oli’ dessus : avec juste deux couleurs pour faire deux faces parce que j’aime pas me prendre la tête quand il s’agit de peindre des chaises.

J’ai à cette étape juste commencé à fondre les couleurs entre elles et prendre un pinceau de détail pour revoir les contours, rajouter de la texture de poils et peindre des détails pour qu’on distingue un peu mieux les plis et formes de la tenue.
Mon but est surtout de faire en sorte qu’on comprennent ce qui se passe sur le dessin sans avoir besoin du lineart, donc je passe plus de temps à définir les contours que les volumes, mais je n’hésite pas à en rajouter si je pense que ça aide mieux à comprendre ce qu’est la chose que je peins.

4. Je continue avec mon petit pinceau à peindre des formes, mais du coup si on compare cette étape à la précédente, on voit ce que je veux dire quand je parle de ne pas hésiter à rajouter du volume en plus de revoir les contours : j’ai revu les bords du col puisqu’on voit maintenant que le rouge fait partie de l’intérieur de la veste, mais d’avoir revu le contour et rajouté des plis, on voit aussi que c’est un genre de capuche et pas juste un tube sur un haut.

Je rajoute également des détails : des bijoux, des lacets aux chaussures, la texture du juste-au-corps, par exemple.

J’ai aussi peint rapidement des voilages avec des brushs de fumée pour le fond, réglant mon souci de « je sais pas quoi faire comme texture ».

5. Petit zoom pour montrer les mains, mais aussi vous permettre de mieux voir les détails du haut parce que je l’aime beaucoup.

6. Je continue toujours de revoir mes contours et formes, mais pour le pantalon et les chaussures !
Notons qu’il s’agit sans doute à ce jour des plus belles chaussures que j’ai pu peindre (pas au niveau du design, juste au niveau de leur construction : ça ressemble à des chaussures, c’pas juste une semelle et une chaussette).

Et voilà le résultat final !

J’aurais pu continuer de peindre, on voit encore pas mal de mes coups de pinceau, mais j’aime bien m’arrêter quand je pense avoir fini, pas quand c’est parfait (sinon j’aurais jamais fini).

Peindre des furrys ?

C’était la première fois que je peignais unae furry et … ça m’a fait un bien fou. Après ça, je suis partie sur toute une série de peinture de portrait de furry ! Principalement des loups, mais aussi un poney (oui, cette peinture d’Oli date de mars/avril, j’ai mis un peu de temps entre sa finition et son postage ici).

Ça me change, ça me permet de mélanger mon amour des animaux à mon amour de la gestuelle humaine et des décors plus humains. C’est un bon mixe que je pense revisiter plus souvent dans le futur. Je conseille aux gens d’en peindre un de temps en temps, c’est cool.