L’hybride

Ielles m’entourent et me suffoque. J’ai peur. Peur de ne pas appartenir à cette réalité. Ces étranges et fausses idées dans ma tête.
Emmène-moi là où je pourrais galoper jusqu’à ne plus penser.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 14,7 x 28,8 cm (3406 x 1737 px), 300dpi
Temps :
1h ou 1h30 ?

Détail(s) et inspiration(s) :

Sur un forum RPG où j’étais, on parlait de faire des chevaux hybrides et une personne aurait adoré avoir un cheval loup, mais ne savais pas où trouver une illustration à son gout et qu’iel pourrait utilisés sur les internets. N’ayant jamais tenté de faire des hybrides impossibles, j’me suis dit « hey, tu veux que je tente le coup ? »

C’est comme ça qu’en suivant ce que la personne désirait pour son perso, on a obtenu ce résultat-là !

1. Première étape, avoir un physique qui nous plaisait ! On voulait que ça soit avant tout un cheval avec une tête de loup, un peu poilu si possible. Ce fut un peu délicat de mélanger les membres d’un cheval avec ceux d’un loup et c’est la partie qui m’a demandé le plus de temps, mais je pense m’en être sortie pas trop mal.
C’était très étrange à dessiner, mais j’aime bien le résultat ? Peut-être l’implantation de la queue qui me plait moins six mois plus tard, mais c’est un brin trop tard pour changer.

2. Mon étape préférée : faire un cheval alezan rouan, avec un pelage de loup.
J’ai passé un peu de temps à regarder des photos de loups rouges avant de commencer à peindre le pattern sur la fourrure, mais c’était une étape très plaisante de définir du ticklings et de mélanger un pelage rouan très classique avec des marquages de loups plus classiques.
On a tenté d’en faire sur une base baie, pour tester, mais on préféré-e la base alezane, donc c’est ce qu’on a gardé au final.

3. Un peu de mise au propre, puis vient l’étape de mettre le tout en couleur pour de vrai et surtout, de mettre les ombres et lumières pour crée le volume.

4. Parce que ça devait être une signature sur un forum, j’ai peint très rapidement un fond pour mettre en valeur le personnage.

Pourquoi pas un cheval écureuil ?

C’était juste l’idée qui nous intéresser à explorer, moi en termes de design et la personne pour qui je l’ai fait en termes d’histoire (comment s’intègre dans un troupeau de chevaux un hybride cheval/loup ? qu’est-ce qu’iel mange ? quel est son comportement). C’était rigolo et ça me sort un peu de ma bulle de confort (toujours une bonne idée).

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


Jument alezan (Alekiss) dans un temple sous l'eau, regardant par la fenêtre les poissons des fonds marins

Temple sous-marin

Plus silencieux que d’habitude, mais plus étourdissant que la dernière fois. Si délicats, les tons se touchent et là où il y avait du silence il y a désormais de l’amour.

Jument alezan (Alekiss) dans un temple sous l'eau, regardant par la fenêtre les poissons des fonds marins

Détails techniques

Logiciel(s) : Blender et Photoshop
Taille du document : 67,73 x 38,1 cm (1920 x 38,1 px), 300dpi
Temps :
2h30
Inspiration(s) musicale(s) : The birthday massacre – Fascination

Détail(s) et inspiration(s) :

Mon but de 2022 c’est d’apprendre les bases de Blender pour des fois un peu moins galérais quand il y a des décors un brin complexes (j’ai rien contre faire des cubes et quadrillage sur Photoshop pour avoir ma perspective, mais j’aimerai pouvoir poser mes cubes de bases en 5min si je peux au lieu de galérer pendant 1h).
Je suis méga lent-e, mais je risque pas d’arriver à faire rapidement quoi que ce soit si je m’entraine pas, donc j’ai décidé de suivre une formation sur Youtube et de me forcer un peu plus souvent à faire des trucs dessus.
La bonne nouvelle c’est que je sais maintenant faire des cubes, les déplacer et déplacer des lumières et ma caméra !

À la base de cette illu, je voulais tenter de faire quelque chose pour me détendre et apprendre, quelque chose de moins cubique.
J’ai donc décidé de faire une verrière simple sous l’eau.

1. Sur Blender, j’ai donc décidé de faire un bout de la verrière. Je voulais tester de comprendre les modificateurs de symétries et déploiement, en plus de tester un peu de modélisation (les cubes ça va bien 5min).
Voilà donc toute la modélisation que j’ai faite pour ma verrière !

2. J’ai donc bien galéré avec le modificateur de déploiement après avoir mis un modificateur de symétrie.
Après 1h de regardage de tuto youtube et de galérage, voilà ce que ça donne : j’ai rajouté un sol, une couleur d’ambiance/de background, deux lumières bleues et placées ma caméra.
Il y a des bugs de lumières, doit y avoir plein d’autres soucis dont je me rends pas compte parce que je débute, mais je suis très fier-e de moi ! C’est le principal (et que je continue d’apprendre, bien sûr).

C’est d’ailleurs la première illu depuis longtemps où j’avais aucun croquis préparatoire parce que je sais pas encore correctement me servir de Blender, ça fait bizarre.

3. On quitte Blender, directement Photoshop où j’ai peint un fond marin.
Du sable, des algues, quelques variations dans la teinte de l’eau, des poissons et c’est partie mon kiki !

4. J’importe mon render Blender, je découpe les fenêtres pour qu’on voit mon magnifique fond (ou pas).
À partir de là, j’ai passé un peu de temps à peindre des textures au mur et peindre un vrai sol.
C’est vraiment là qu’on voie tout le potentiel que peux avoir la 3D : à cette étape j’en suis à 1h30 pour faire un fond, dont 1h sur Blender que j’aurais pu faire plus rapidement si j’en avais l’expérience. Le résultat en jette, donc j’ai hâte de maitriser un peu plus Blender.

5. On rajoute des coups de couleurs qui brillent un peu partout (j’aime les paillettes, j’en mets partout), on fait un croquis pour placer Alekiss dans l’image et surtout, je corrige quelques soucis de lumière du render.
C’est l’étape où je tente de rendre tout cohésif et surtout d’avoir un résultat qui me plait visuellement.

6. Comme on avait fait le croquis, vous vous en doutez, j’ai peint un cheval ! Mon OC Alekiss que je mets un brin partout.
Elle a l’avantage de ressortir vachement sur le fond bleu vu qu’elle est alezane.

Jument alezan (Alekiss) dans un temple sous l'eau, regardant par la fenêtre les poissons des fonds marins

Et voilà le résultat final 😀 !

La 3D sous Blender

C’est pas mon coup d’essai, j’avais déjà tenté de piger Blender vers les années 2016 je crois ? Mais je pigeais rien de l’interface, même en suivant une formation un mois plus tard j’avais déjà tout perdu.
J’avais tenté de m’y remettre à la sortie de la 2.8, mais si je voyais l’intérêt, j’ai pas prit le temps de vraiment me former et du coup c’était trop lent (surtout : j’apprenais encore la perspective et je voulais avoir ses bases avant de passer à de la modélisation 3D).

Ce coup-ci j’ai trouvé une formation super cool (Blender Guru, le fameux tuto des donuts) où je comprends tout, je me suis armé d’un carnet virtuel pour pouvoir prendre des notes au fur et à mesure et bien apprendre et surtout, je maitrise assez correctement la perspective sur Photoshop pour voir plus clairement en faisant un croquis là où j’irais plus vite à modéliser en 3D et là où j’en aurais pas besoin.
Donc, armé de motivation, je vais apprendre tranquillement jusqu’à devenir adéquat avec Blender et pouvoir donner vie à toutes les images que j’ai dans ma tête mais que je galérais à faire jusqu’ici ! Parce que c’est dommage, j’aime l’architecture mais le fait que ça soit long à peindre pour moi me rend réticente à en peindre. Dans un futur proche ça devrait être moins le cas.


Licorne dans le noir, illuminé par des fleurs jaunes lumineuses

Dans le bois sacré

Il existe différents types d’obscurité.
Il y a l’obscurité qui fait peur. L’obscurité qui apaise. L’obscurité qui repose.
Il y a l’obscurité des amants et l’obscurité des assassins.

L’obscurité n’est ni tout à fait bonne, ni tout à fait mauvaise : elle est la porteuse de ce qu’on souhaite.

– Libre adaptation de Sarah J. Maas, A Court of Mist and Fury

Licorne dans le noir, illuminé par des fleurs jaunes lumineuses

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (2480 x 3508 px), 300dpi
Temps :
(2h)
Inspiration(s) musicale(s) : The birthday massacre – Like fear, like love

Détail(s) et inspiration(s) :

À la toute base, ce devait être juste une illu en noir et blanc pour m’entrainer et m’échauffer un peu. Ça m’a glissé des mains chef-fe.

1. J’ai plus le croquis/sous-peinture initiale, j’ai que cette version presque finie quand j’ai décidé de la transformer en couleur et que j’ai donc un peu lisser certains endroits.
Dans l’idée cependant, j’ai fait un fond rapidement avec du noir et un gris, j’ai fait un croquis et j’ai peint en valeur de gris ma licorne.

2. J’étais tellement content-e du résultat que j’ai mis des calques de réglages par-dessus pour mettre de la couleur, puis j’ai rajouté un peu d’herbe au sol, puis j’ai décidé de rajouter des plantes au premier plan, puis au milieu des fleurs.
Je voulais que les fleurs soient un des focus de l’image, donc j’ai décidé que quitte à faire une licorne, je voulais des fleurs magiques qui font de la lumière. J’ai donc rajouté plus de jaune sur les fleurs, une lueur autour d’elles et des ch’tiotes paillettes dans l’air.

C’est dommage que j’ai pas de screen pour vous montrer, mais globalement, j’ai pas arrêter de jouer avec des calques d’effets pour transformer la licorne en couleurs, puis rajouter des effets de soleil perçant au travers des feuilles pour montrer qu’on est dans une forêt.
Vu que j’ai pas peint grand-chose en dehors de ma licorne, c’était une peinture très reposante à faire.

Licorne dans le noir, illuminé par des fleurs jaunes lumineuses

3. Après un peu de lissage et la peinture de quelques détails, j’ai décidé que vu que c’était censé être qu’un croquis à la base que je garderais les coups de pinceau qui trainent et que j’irais pas vraiment chercher à tout finir de peindre.
La corne est suggérée plus que peinte, il y a plein de traits qui trainent un peu partout, mais c’est comme ça que j’aime cette peinture.

Changement de plan intempestif

Ce que j’aime quand je fais des illus persos, c’est que j’ai la liberté de faire des changements totals de plan en cours de route.
Ce qui devait n’être qu’un croquis devient une peinture complète (ou presque), ce qui devait être une peinture complète se voit abandonner au profit d’une autre oeuvre qui m’intéresse plus.
C’est plaisant cette liberté, même si je me force à finir la plupart des peintures que je commence pour apprendre.

Ça vous arrive à vous de faire des changements complets sur vos dessins et/ou peinture en suivant votre muse ? Quel est le résultat (satisfaisant pour vous ou juste surprenant) ?


Cheval de trait appaloosa galopant dans une plaine sous un ciel rouge

Au pays des ténèbres

We come, we come with roll of drum: ta-runda runda runda rom!
We come, we come with horn and drum: ta-runa runa runa rom!

Cheval de trait appaloosa galopant dans une plaine sous un ciel rouge

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Inspiration(s) musicale(s) : Clamavi de profundis – The Ent’s marching song

Détail(s) et inspiration(s) :

1. À la base, je voulais juste peindre un ciel avec un paysage super basique, pour m’entrainer à peindre des nuages.
En cours de route, j’ai décidé d’y coller un croquis de cheval de trait que j’avais sous la main et de le faire appaloosa.

J’avais pas vraiment envie d’en faire une peinture vraiment, mais j’ai laissé la muse faire et ça donne une peinture sympa (selon moi).

2. Vu que j’avais vraiment peint que le ciel dans l’étape précédente, j’ai décidé de peindre un peu plus de détail : de l’herbe, des ombres sur le cheval, des crins et des fanons, bref, j’ai peint un peu sur le croquis initial.
J’ai pas cherché du tout à avoir un rendu fini, je voulais pas vraiment en faire une peinture finalisé, juste quelque chose d’agréable à l’œil.

Cheval de trait appaloosa galopant dans une plaine sous un ciel rouge

3. Au final, les couleurs me plaisaient pas : trop violet.
J’ai tenté pas mal de trucs, avant de me résigner : c’est violet ou orange/rouge agressif.
Je sais toujours pas si je préfère la version violette ou la version rouge, mais j’ai décidé que rouge ça me changerait visuellement.

Comme c’était un truc rapide, j’ai rien lissé, mais pour une fois j’ai peint directement avec un brush très texturé. Ça renforce le côté peint à la va-vite et j’adore le résultat que ça donne : va falloir que je peigne plus souvent avec des brushs texturés !


Âme numérique

Querencia (n., espagnol) : un endroit où quelqu’un puise sa force ; où l’on se sent chez soi, l’endroit où l’on est le plus authentique

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
1h30
Inspiration(s) musicale(s) : Billie Eilish – Therefore I am

Détail(s) et inspiration(s) :

J’étais tombé il y a quelques mois sur un maquillage/costume supra classe (que je retrouve pas bien sûr, donc ne peux pas linké …) en bleu et violet qui était super stylée, je l’avais gardé quelque part dans ma mémoire et j’ai vu il y a quelques jours un collage aesthetic sur tumblr orienté digital punk/wave et j’ai eu un coup de « il faut que je peigne ça ! »

1. Du coup voilà le croquis que ça a produit, je me suis éclaté sur la position du cheval et comme j’adore le bleu et aie une passion depuis deux ans pour le violet, j’adore ces couleurs. L’idée est que le bleu est un écran et le cheval s’étend pour l’atteindre, tout en cherchant à s’élever.

Dans mon cerveau, c’est un autoportrait (enfin, métaphoriquement c’est un autoportrait) de ma vie sur Internet : j’adore y être, apprendre dessus, m’améliorer en tant qu’être humain et artiste dessus, mais je sais aussi que c’est dur de communiquer qui je suis réellement (l’écran retire pas mal vu que vous pouvez pas lire mes intonations ou mes expressions faciales, malgré les émotes et la ponctuation).

2. J’ai directement commencé à peindre sur le croquis après avoir écrasé le cheval pour qu’il soit plus que sur un seul calque, comme il est globalement monocolore, c’est plus simple du coup à peindre qu’avec un calque d’aplat et un d’ombre/lumière.
Je rajoute un peu plus de détails avec un brush plus petit, je revois des dégradés à la va-vite, j’ai tendance à peindre grossièrement en opacité réduite et lisser plus tard ce qui a besoin d’être lissé.

3. En cours de route, j’ai peint des lignes noires sur le bleu, pour qu’on voie mieux qu’il s’agit de la lumière d’un écran et pas juste de la lumière bleue. J’ai aucune idée de si cet effet est réaliste, je sais que je le vois régulièrement dans la synthwave, mais ça s’arrête là.
Enfin, je l’aime esthétiquement.

4. J’ai commencé un peu à lisser là où il y en avait besoin, repeint des détails ici et là, rajouté du flou et peint de la brillance sur le blanc pour renforcer le fait que la lumière est diffuse et forte. J’aime bien cet effet de lumière, c’est dommage que j’ai pas moyen d’en peindre plus souvent.

J’ai aussi peint des nuances un peu partout.

Là, petit calque sans le violet du cheval pour qu’on voie mieux mes nuances : il y a du bleu de l’écran, bien sûr, majoritairement, mais aussi on voit qu’il y a du rouge, du jaune et du vert un peu planqué. On ne voit pas l’écran, donc je me suis fait plaisir sur ce qui peut être un reflet de l’écran (ou juste moi qui voulais plein de couleur partout, comme souvent).

5. Et après avoir fini de peindre, ça donne ceci !

Autoportrait avec un cheval et pas Alekiss ?

Normalement, Alekiss c’est moi, ma version poney : on a les cheveux chocolats (même si Alekiss est plus rousse, j’ai foncé avec l’âge, comme sa robe maintenant, même si j’ai pas bougé sa crinière), on est de taille moyenne et arrondis, avec du pwals aux patounes, ainsi que la crinière jamais coiffée (même si je les ai aux genoux et qu’Alekiss a la crinière courte). Mais avec les années, Alekiss est devenue son propre personnage, une facette de moi figé dans l’adolescence qui a désormais son propre univers, ses propres relations et une vie à part entière. Du coup, c’est de plus en plus compliqué pour moi de continuer de penser qu’Alekiss soit mon autoportrait, du coup, un cheval un peu random fait très bien l’affaire vu que c’est un autoportrait d’un sentiment, pas de moi directement.


Sous la cruelle mer

 » On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d’accord. Les blessures demeures intacts. Avec le temps notre esprit afin de mieux se protéger, recouvre ses blessures de bandages, et la douleur diminue … mais elle ne disparaît jamais. « 
– Rose Kennedy

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21×21 cm (4134×4134 px), 500dpi
Temps :
3h45
Inspiration(s) musicale(s) : Tyr – Lady of the Slain

Détail(s) et inspiration(s) :

Le croquis initial datant de septembre 2020, il est dur de retrouver l’inspiration exacte, mais il doit y avoir du Subnautica dans le tas (j’en serais pas étonnée), en tout cas, j’ai beaucoup de photo de fond marin dans ma planche de recherche ! Et quelques bettas splendens pour l’hyppocampe.

1. Le croquis dans toute sa gloire ! J’adore revoir mes croquis, c’est toujours très fun de voir comment mon idée de base a évolué dans le temps. Ici on a donc toutes les bases : ça se passe sous l’eau, on a des requins qui tournent autour d’une carcasse et en premier plan on a un hyppocampe qui nous fait face.  Le tout, fait très rapidement : j’voulais juste pas zapper mes choix de couleurs et la composition globale que j’aimais bien.

2. En juillet 2021, j’ai repris le croquis pour en changer un peu les teintes et commencer à poser des ombres sur l’hyppocampe, tout en commençant à peindre un peu le fond.

J’ai surtout peint l’eau que l’on voit en fond, avec pas mal de pinceaux à bord doux et des bords durs que j’estompe vers le bas pour faire mes rayons de lumières. Il y a aussi des paillettes, parce que j’aime les paillettes.

3. Ce n’est qu’en mars 2022 que je reprends sérieusement ce dessin qui aura pris son temps à venir au monde donc.

Les requins avaient vocation de rester des silhouettes (ils ne sont pas le point central de l’image, du moment qu’on reconnait que ce sont des requins, tout va bien), donc j’ai pris grande attention à prendre des références pour qu’on capte que ce sont des requins et pas juste des poissons.
J’ai repris mon croquis d’hyppocampes pour lui donner une anatomie un peu plus correcte au niveau de la tête et commencé à le peindre : c’est très sombre et très grossier à ce stade, mais je voulais une idée globale de sa teinte et des ombres avant de commencer à mettre de la lumière et des détails.

4. Il y avait un léger problème de perspective : ça manquait de flou. J’aime mon flou dans mes perspectives et sous l’eau ça me semblait important pour qu’on distingue quoi est devant quoi. J’ai donc, selon les plans où sont les personnages, mis du flou. J’ai aussi mis en noir le requin qui passe devant l’hyppocampe, ça aide un peu à voir qu’il n’est pas derrière (avec le recul, on ne voit pas qu’il est devant, en fait, j’aurais dû le peindre lui).

Le sable a également été peint, avec les reflets des vagues et les ombres portées des requins. Par facilité j’ai peint les vagues à plat sur un calque que j’ai déformé ensuite pour avoir une déformation de perspective, ça m’évite d’avoir à réfléchir à faire mes cercles de plus en plus petits et ça prend pas plus de temps.

5. J’ai bougé un peu la silhouette de l’un des requins (j’avais oublié de la faire tourner comme le requin, je sais pas pk).

Et j’ai surtout commencé à peindre les reflets de mon hyppocampe ! Ça le fait enfin ressortir du fond, on le voit enfin ! J’adore beaucoup très fort les voiles que j’ai faits, c’est une technique que j’expérimente encore, mais le résultat commence à me satisfaire (spoiler : j’utilise des brushs normalement utilisés pour peindre de la fumée).

6. On ne le voit pas parce que c’est flou, mais j’ai enfin commencé à peindre la carcasse en fond, qui sera principalement des ossements parce que j’ai pas envie de m’infliger de voir des photos de corps de chevaux en décomposition (les os ne me dérangent pas).

J’ai aussi peint sur les requins les vagues de l’eau, ainsi que des ombres et, bref, c’est pas de la peinture en détail, mais ça aide à les intégrer à leur univers aquatique tout en gardant leur silhouette lisible.

7. Et voilà de plus près mon cadavre.
L’anatomie équine est déformée pour renforcer le côté inquiétant (et la tête est immense juste parce que je voulais qu’on voie bien que la bestiole avait d’immenses crocs).
L’avantage du flou c’est que j’ai pu peindre très grossièrement, sans le flou il y a plein de soucis qu’on voit moins comme ça ahah.

8. Je trouvais l’illustration un peu vide, j’ai donc peint quelques algues et plantes marines dont j’ignore le nom et des bancs de poissons en fond.

J’ai fait quelques derniers réglages colorimétriques et on a cette œuvre qui, bien que vieille et que j’ai eu du mal à finir, me plait bien !

Deux ans, hein ?

Yep, deux ans. C’est pas rare que mes croquis soient plus anciens que la peinture, parce que j’ai toujours tendance à faire plein de croquis de peinture que je veux faire un jour, mais que j’attends d’avoir finit ma peinture du moment pour les attaquer, mais c’est rare que je dépasse l’année avant de passer du croquis à la peinture.

Cette peinture, je l’aurais reprise deux fois. Il y avait quelque chose qui ne me parlait pas et encore aujourd’hui j’ai du mal à mettre le doigt sur ce qui me gêne. Peut-être le thème ? Ou peut-être juste le fait d’avoir géré l’hyppocampe totalement différemment du reste de la peinture, ce qui donne un effet de l’avoir collé là par après sans réfléchir. Ce dernier effet était le but recherché, donc je sais pas.
Enfin, donc, deux ans pour ça quoi.