Licorne flamboyante

Tel un fruit exotique, elle projette ses couleurs dans le ciel éclipsant le soleil. Si flamboyante qu’elle en embrase les cœurs.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 21 cm (2480 x 2480 px), 300dpi
Temps :
1h30

Détail(s) et inspiration(s) :

Ce dessin a été réalisé pour Manass dans le cadre de l’Ami secret du Pot créatif. Il s’agit d’un événement semi-annuel où l’on tire au sort une personne et on lui réalise alors un cadeau.
Elle disait aimer les univers magiques, mystérieux, les licornes et la nature, ainsi que les poneys. Il y avait aussi la couleur verte, le métal (en genre musical) et les nouvelles technologies, mais je savais pas comment introduire ça. Pis bon, j’aime les poneys, vous me connaissez, donc j’ai sauté dessus.

1. Telle une Bob Ross j’ai commencé par un fond de ciel. L’avantage du numérique c’est que je peux repasser dessus si le résultat ne me convient pas trop.
Comme souvent j’ai d’abord fait divers couches de couleurs avec l’outil dégradé, puis j’ai pris un brush éponge pour rajouter d’autres couleurs, utiliser l’outil doigts pour redégradé des zones et de manière générale, fait ma tambouille pour changer des teintes ici et là jusqu’à avoir un ciel qui me plait.

Non visible sur l’image, il y a l’étape où avec divers brushs nuages (avec des tailles et textures différentes) noirs, j’ai fait la grosse masse des nuages pour avoir une idée de ce que ça donnerait. Et sous ses nuages, j’ai continué à changer les diverses teintes.
Même si on ne voit pas directement le soleil, j’aime bien faire un endroit plus clair que le reste dans l’image comme si le soleil y était caché.

2. Là on voit mes nuages noirs dont je parlais, il s’agit des gros par devant, mais il n’y a pas qu’eux.

En fond avec un brush très peu texturé, j’ai fait les nuages-filaments blancs qui traversent le ciel, ils sont peints en gris et j’ai rajouté le blanc et du jaune qui ne se voit presque pas. Je voulais juste tenter plusieurs textures de nuages et ceux-là servent à donner du mouvement.

Au loin j’ai peint en gris et rouge moins opaque des nuages, ils sont là pour donner du volume au ciel et donner un effet de perspective.

Et devant ? Mes gros nuages lourds noirs, bleus, orange et rouge ! Ils sont très colorés et plein de texture, parce que ce sont les plus proches, donc les plus détaillés.
Comme pour tous mes nuages j’ai d’abord pris un gros brush et fait la masse principale, puis avec un brush plus détaillé crée des échappés de nuages, des tâches et variés le volume du nuage.
Puis en bloquant la forme, j’ai rajouté les teintes et redécoupé les volumes.

Sur le ciel j’ai aussi rajouté du jaune par endroit.
En réalité le ciel et les nuages ont été peints en même temps, j’ai fait pas mal d’allées retour entre les deux pour rajouter des détails ici et là jusqu’à avoir un truc qui me plait, c’est toute une tambouille, mais c’est la méthode qui me plait le plus et crée des résultats que j’aime.

3. Quand le ciel me plaisait, je suis passé à la mer. Je la voulais plate, mais avec des vagues assez visibles. Histoire de tranché et avoir des reflets intéressants par derrière, je l’ai fait grise-foncé et non-plate. Avec un brush noir, j’ai fait des ombres, surtout à l’endroit où les vagues touchent le sable humide.
Avec un brush gris clair avec une texture d’éponge, j’ai peint en opacité réduite les vagues et l’écume, j’ai dégradé de plus en plus vers le blanc plus on allait vers la caméra et détaillé la texture (pour donner de la perspective, un peu).

J’aurais pu texturé le sable, mais je voulais peindre vite et j’ai pas pris ce temps, mais ça aide à savoir que c’est du sable si vous prenez un brush qui fait plein de points et que vous en faites sur le sable, au moins un peu.

4. La partie qui fait briller mon cœur (et l’eau et le sable) : on met dans un dossier tout le ciel (ciel et nuage), on duplique le dossier et on écrase en un seul calque le duplicata, on l’inverse verticalement, on le déforme un peu avec l’outil transformation par torsion et on l’applique en calque d’écrêtage à la mer.
On applique ensuite un masque de fusion à ce calque qu’on met en gris (80% de noir ici), pour ensuite avec divers brush à bord doux et en forme de vagues crée des vagues noires, des zones d’ombres, puis des vagues blanches et des zones de lumières là où le soleil tape le plus.

En gros, le calque final ressemble à ça. Oui, c’est le bordel à décrire, mais en vrai c’est rapide à faire et c’est une de mes façons préférées de faire rapidement de l’eau qui réfléchit le ciel.
Par dessus je rajoute des vagues en jaune en mode incrustation pour relever un peu la luminosité, mais voilà ma méthode.

5. Pour finir ce magnifique paysage, j’ai peint par dessus une licorne. Je l’ai fait crème parce que je voulais une couleur qui reflète les diverses couleurs du paysage et se détache bien.

La RacheTm

J’me maudis à chaque fois que j’me rappelle que personne fait trop attention aux détails et que si je veux, je peux aller vite. Bon, pas toujours aussi vite que cette peinture-là (1h30 au total), mais je veux dire, est-ce que quelqu’un va faire attention si le ciel est pas parfaitement lissé ? Non. Je me permets pas assez de faire rapidement les choses. Pas mal, juste, me laisser la possibilité de ne pas tout fignoler et faire parfaitement parfait. La nature c’est pas parfaite, rien n’est parfait et des fois, la satisfaction d’avoir rapidement un résultat est plus important que la satisfaction d’avoir ragé longuement sur un détail.

Je redécouvre ça tous les trimestres, j’trouve ça magique ce côté « je redécouvre les bases de la peinture tous les quatre matins ».

Globalement, j’adore l’ambiance calme/déchainée de cette peinture et j’espère que ça plaira à Manass !

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


La gravité est juste un état d’esprit

La gravité n’est qu’un état d’esprit. Éloigne-toi : je vais voler. Je vais dépasser le mur de mon propre esprit qui semble infranchissable. Je ne veux plus continuer de tomber à genoux.
Je ne veux plus de la gravité.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
11h
Inspiration(s) musicale(s) : Rabbit Junk – Gravity Hero

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai vu ce dessin de Sugarmints en même temps que la musique Gravity Hero de Rabbit Junk me passait dans les oreilles, et j’ai eu envie. Envie de quoi ? Dessiner pardi ! D’où l’angle qui est exactement le même. En dehors de la composition et du cheval qui saute, le reste est venu un peu au fur et à mesure.

1. Après avoir ouvert un fichier au bon format, j’ai repris uniquement le croquis du cheval et commencé à faire un quadrillage et des carrés (des bases d’immeubles). Je respecte une perspective, même si ça se voit pas trop-trop encore.

2. Après que le gros du quadrillage est fait, je colore rapidement mes cubes et mes lignes, puis je commence à mettre les couleurs principales des fenêtres/vitrines que je voulais absolument pas oublier les couleurs.

3. Et changement de perspective, même si pas de beaucoup (j’pensais que ça ferait plus dramatique, mais au final on voit pas que c’est avec deux perspectives, oh well) pour faire l’autre côté de la rue ! Je ne voulais pas faire la rue principale trop large, mais en même temps si je montais trop l’immeuble juste sous le cheval, heu, on aurait un splash très rapide (oui, je me comprends). Donc, l’immeuble du milieu est très bas. C’était pas prévu du tout, mais c’est pas du tout embêtant. L’avantage des dessins perso, c’est que je peux adapter comme je l’entends pour faire un truc qui me plait (ou reprendre de 0 sans complexe).

4. Je me suis rendu compte à ce stade que je voulais pas d’un cheval noir. J’ai l’impression d’en peindre beaucoup en ce moment. Je suis partie sur du noir dun un peu au hasard, mais j’aime bien ce que ça donne comme robe et je trouve que ça va avec le fond.
J’ai aussi pris le temps de faire un vrai croquis et peindre les crins, ça me permettra plus tard de nettoyer les bords et peindre correctement le cheval.

5. Mes vitres pour le moment sont assez expérimentales. Je fais des carrés, je peins des couleurs dessus, je peins des stickers au besoin, puis sur un nouveau calque en masque d’écrêtage je peins des couleurs en mode incrustation pour finalement mettre un calque sur le tout en mode incrustation encore pour faire dépasser la lumière ?
J’ai pas encore vraiment de méthode, mais de loin ça passe pas trop mal.
Le bâtiment à l’arrière est un immeuble d’habitation tout simple, l’immeuble avec les vitres orange/rouge/jaune et plein de stickers publicitaires est un complexe de bureau et boutique inspiré plus des grandes-villes nippones que de New York, mais tout du long j’ai slalomé entre les deux influences (j’ai fait mon propre San Fransokyo version NY quoi).

6. Toujours la même méthode, mais ce coup-ci sur ce qui est censé être une arcade de jeux (en bleu) et un café (en jaune dans l’angle).

7. Qui dit arcade, dit enseigne ! Grosse enseigne lumineuse même ! Je me suis fait plaisir et aie fait à peu près n’importe quoi au pifomètre, mais je trouve le résultat final convaincant (ou pas, vu que j’m’y connais pas en arcade de jeu si ça se trouve c’est du gros caca).

8. Alors, je sais qu’on voit rien derrière le cheval, mais en fait j’ai peint pas mal de trucs sur la place devant l’arcade !
Dans ce qu’on voit il y a les bancs/pots de fleurs, les pitits poteaux (j’appelle ça des bites, mais je sais pas si ça a un nom) et bien sûr, les marquages de la route. Je m’y connais pas en mobilier urbain, mais j’me suis rendu compte que j’m’y connaissais pas du tout et du coup c’est cette illustration qui m’a fait commencé plusieurs boards Pinterest dédiés aux rues. C’est dingue tout ce qu’il y a dans une rue (et dont on fait pas attention).

9. Entre le café et l’arcade, il y a deux immeubles, dont un qui a à son rez-de-chaussée une boutique (de prêt à portée ? je sais pas). J’ai encore utilisé ma super technique pour les fenêtres.
Le mur sur le côté me semblait vide, mais j’osais pas mettre de fenêtre, du coup j’ai peint dessus une murale.

10. On prend un peu de recul, pour vous montrer où en est ce côté de la rue, mais aussi vous montrer l’immeuble du fond qui a gagné des fenêtres et l’immeuble au milieu. Sur le côté c’est censé être des balcons. Oui, en vrai on dirait juste des fenêtres étranges. Je galère un peu à peindre des paysages urbains ahah, j’assume.

11. Je suis ensuite passé de l’autre côté de la route pour l’immeuble de l’autre côté de la rue. Encore une fois, au rez-de-chaussée j’ai fait une boutique. Sur le toit, j’ai fait un genre de terrasse. J’avais envie d’une terrasse et d’un peu de verdure.

12. Après avoir fini la boutique du rez-de-chaussée, j’ai mis de la lumière dans la boutique de l’autre côté de la rue. Et j’ai ensuite décidé que c’était trop lisse et je voulais introduire plus de couleurs et de trucs étranges pour laisser ressentir l’idée que, non, ça va pas trop-trop. C’est suffisamment coloré pour mettre en avant le cheval noir, mais il y a plein de texture étrange, de couleurs qui tourne, d’explosion de tâches, bref, de quoi laisser penser que c’pas parce que c’est coloré et lumineux que ça va. J’espère que c’est suffisamment subtil pour que ça soit un second message (si on prend en compte que le premier c’est « hey, osef de la gravité, je saute »)

13. J’me suis attaquée au toit du dernier immeuble : la terrasse d’un café !
Du coup on peut admirer ma méthode qui consiste à dessiner à plat le plan avant de monter les meubles. J’aime bien cette méthode qui me permet de bien visualiser l’espace et pas placer trop n’importe où les éléments.
J’ai fait un cube pour ce qui est l’arrivée de la cage d’escalier et ensuite fait la barrière pleine de LED. J’ai mis de la (fausse) herbe pour contenter mon envie de verdure.

14. Il était grand-temps que je passe un peu au cheval. J’ai revu les contours, mis d’autres détails de couleurs, pour finalement peindre les ombres. La lumière qui vient sur le poitrail et le ventre fut un changement sympa de la lumière qui vient du dos d’habitude.

15. J’ai rajouté quelques textures sur les bâtiments en eux-mêmes, mais surtout, j’ai rajouté des silhouettes de n’animaux un peu partout !
Dans l’étape 12 j’avais rajouté, plus pour rire qu’autre chose, un cheval à la fenêtre d’un immeuble. Puis je me suis dit, mais un cheval qui monte sur un immeuble, ça se serait remarqué ? Du coup, si je mets un cheval à une autre fenêtre, j’implique que les chevaux dans les immeubles c’est normal, du coup, je peux mettre plus de poneys partout ! Au final, pas de poney, mais un cerf, une biche, un perroquet et un renard. C’est une ville cosmopolite.

16. J’avance ensuite la terrasse avec les meubles montés et une porte ! Bon, au départ je voulais faire des chaises et autres, mais comme entre-temps je suis partie sur l’idée d’une ville pour les animaux, je me suis dit que c’était pas trop-trop logique. Donc, il n’y a que des tables.

17. J’ai repeint un peu le cheval, pour lisser quelques endroits qui étaient pas super bien peints.
Et on ne le voit pas, mais j’ai repeins ici et là pas mal de détail qui me posait soucis sur le décor.

18. Je savais depuis le début que la rue serait humide pour laisser se réfléchir toutes les lumières, mais je voulais attendre d’avoir un peu avancé avant de le faire, mais enfin, je peux le faire ! Du coup, plein de couleurs et lumières sur la route (éclairé par les boutiques, entre autres), des couleurs projetées sur les animaux dans la rue et sur les divers éléments du décor.

19. Après avoir fini tout le monde dans la rue, j’ai peint les gens sur la terrasse du bar ! Un serveur-ibis (qui a vu le cheval sauter, a lâché son plateau et cours chercher je-ne-sais-pas-qui), un client-ours et deux clients oiseaux. Je m’amuse bien, quoi.
J’ai aussi peint des plantes et un menu.

Et ça conclut mon illustration !

Pour le fun de la chose, voilà à quoi ressemble ma ville sans tous les flous.
Je peins toujours mes décors qui ont de la perspective sur un autre document, ça me permet d’avoir de la distance pour prévoir mon point de fuite et c’est plus simple. On peut du coup voir que pour la barrière tout à gauche de la terrasse du café j’ai eu une belle flemme ahah. L’envers du décor c’est toujours rigolo je trouve.
Et comme ça vous pouvez admirer les noms des boutiques ! Tous les noms sont tirés de la musique qui a inspiré ce dessin.

Et comme je sais qu’on voit pas toujours bien, quelques zooms sur mes endroits/animaux préférés de cette illustration :

20. Et voilà le résultat final !

COULEUR ! SURDOSE !

Est-ce que j’ai un peu craqué au niveau du nombre de couleurs ? Totalement. Au début je me suis dit que les bâtiments bleus compenseraient, mais vu qu’en cours de route j’ai rajouté par-dessus une explosion d’aquarelle multicolorée … Oui, le résultat est très coloré. Je pense que d’avoir une base bleu uni aide pas mal à uniformiser le résultat final. Je trouve que ça va bien ensemble tout ça, je sais pas vous ?


Dear fellow traveler

« Dear fellow traveler under the moon
I saw you standing in the shadows and your eyes were blue
You put your hand out, opened the door
You said, « Come with me, boy, I want to show you something more » »

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
14h30
Inspiration(s) musicale(s) : Sea Wolf – Dear Fellow Traveller

Détail(s) et inspiration(s) :

Dear Fellow Traveler, a Boffin zine est un fanzine qui a été crée pour lever des fonds pour Roundabout Homeless (une oeuvre de charité du sud du Yorkshire qui reloge des jeunes et les aides à trouver un emploi). Il n’y avait pas de thème, sinon que cela devait être sur Bofur x Bilbo (que ce soit en OTP, BROTP ou friendship).

J’ai vu le prompt, j’ai eu une idée, j’me suis renseignée sur l’association et j’ai dit : j’vais participer !

1. La musique m’inspirait nos deux loustics devant un feu, si possible dans le smial de Bilbo. Je voulais quelque chose de nocturne, pour qu’on profite du feu !
J’ai aussi eu envie de faire cracher un dragon de fumée à Bofur (parce que je voulais m’entrainer à peindre des animaux de fumées, oui).

Mon dernier essai d’animal de fumée daté de 2018 et … yep, il laissait à désirer.

2. Voilà le croquis que j’ai choisi de réaliser, sur format A4. On voit donc le smial, enfin, un angle du smial, deux fenêtres, une partie des poutres (parce que je trouve ça classe et que je voulais tenter), des meubles et bien sûr, Bofur et Bilbo.

(de gauche à droite)

3. Première pose des murs, avec l’outil sélection, des dégradés posés rapidement et quelques coups de  pinceau, ça va être recouvert par plein de trucs par dessus, donc j’y vais assez rapidement (j’y repasserais par après de toute façon).
On voit en haut mon début de pose de poutre.

4. Un premier réglage de colorimétrie maintenant que j’ai mes teintes de bruns pour que ça colle à l’ambiance voulut et je détaille un peu plus les poutres en m’aidant de l’outil sélection. Je fais aussi quelques détails dans la boisure là où il y a sur mes refs (oui, je fais pas tout de mémoire, j’veux que ça ressemble au smial de Bilbo).
J’ai aussi peint en fond un ciel étoilé, c’est ce qu’on verra par les fenêtres.

5. Les fenêtres ! Notons que j’ai rien pigé de comment était censé être sur ma ref la fenêtre de droite et que jusqu’au bout j’me suis demandé « comment ».

(de gauche à droite)

6. Une pitite commode au fond et un banc à droite ! Je m’attaque aux meubles. Niveau technique, je m’aide de ma grille de perspective que j’ai faite et avec l’outil lasso polygonal, je fais mes gros carrés, j’arrondis s’il le faut, je pose des dégradés s’il le faut et après je rajoute avec le pinceau des détails s’il le faut. C’est assez artisanal comme méthode, mais ça marche pour moi pas trop mal.
J’ai aussi posé un parquet au sol ! C’est une texture, hein, ça permet de sauver du temps vu qu’on y fera pas très très attention.

7. Même méthode pour créer une table.

8. Puis les chaises (me demandais pas ce que j’ai fait sur celle du fond, même moi je sais pas).

9. Maintenant que j’ai des meubles, je fais le croquis rapide, puis détaillé de Bilbo sur le banc.
Comme souvent je fais un premier squelette, sur lequel je fais un croquis anatomiquement (à peu près) correct (ça reste un humain, je galère avec les humains) et dessus je place un croquis des vêtements.

Au passage, j’ai peint quelques détails sur les vitres et la ferronnerie des fenêtres, quelques textures et quelques détails qu’on voie peu de loin, mais fasse que la fenêtre semble moins plate.

10. Je place sous le croquis les aplats, avec les contours aussi propres que je peux, vu que c’est sur cette couche que je vais peindre. J’ai bien sûr groupé par couleurs les calques comme j’ai pu, de façon à pouvoir peindre sans déborder de partout et/ou devoir trop nettoyer par-derrière.

11. Et je fais pareil avec Bofur ! (qui cache astucieusement ma tentative de chaise).

12. Maintenant que j’ai peint la plupart de mes gros éléments, je vois ce que ça donne niveau teinte et il est temps d’ajouter grossièrement mes sources de lumière !
Le but est de m’assurer que la composition marche et que je puisse peindre un peu plus facilement les détails, sans que ça rende trop étrange.

13. Là, je me fais plaisir : un smial il y a plein de trucs ! Des livres un peu partout (c’est la maison de Bilbo quand même), des bougies, des mugs pour nos deux personnages et quelques vases. J’ai même mis un coussin sur la chaise au premier plan et une nappe !
Uniquement en plats et sans texture pour le moment, mais je rempli juste le décor.

14. Une étape que j’attendais avec impatience, mais j’ai peint un dragon de fumé !
Beaucoup d’aller et retour pour avoir un résultat satisfaisant, mais en un résumé clair et refaisable ça a donné ça comme marche à suivre :
– faire un croquis qui me plait en termes de forme, sans trop de détail
– faire en blanc un lineart
– peindre en blanc sur un nouveau calque l’intérieur du line-art, passer ensuite ce calque en 50% d’opacité
– sur un troisième calque peindre avec un brush à bord doux l’intérieur du dragon le long des lines
– toujours sur ce troisième calque prendre un brush fumé/nuage et partir de la source de la fumée jusqu’à la forme pour faire la trajectoire de la fumée, dépasser aux endroits où la forme est définie de façon à donner des contours moins nets
– prendre le premier et second calque et effacer en dégradé l’arrière du dragon de façon à ce que l’arrière-train soit moins défini que l’avant-main

Et voilà, toutes ces étapes donnent ce résultat ! Je l’aime bien. C’est assez cartoonesque pour qu’on voie ce que c’est, mais assez réaliste pour bien marcher dans mon style habituel.
J’aurais un truc moins cartoonesque, je suppose, mais pas dans cette illustration : je trouve que ça rend bien.
Et c’est bien mieux que ce que j’avais réussi à faire en 2018 !

15. Je peins tranquillement les objets que j’ai dessinés précédemment.
ensuite, j’ai peint les derniers détails qu’il manquait sur mes personnages : les yeux, quelques motifs ici et là et le livre dans les mains de Bilbo.
Cela commence à prendre forme !

16. Petite vue de loin pour voir où j’en suis (parce que ça se voit pas, mais j’ai rajouté des textures un peu partout).

17. Je continue avec les textures. Et je commence à peindre les ombres et surtout lumière, sur Bilbo !

18. Avant de faire de même sur Bofur.

19. Petite étape « je fais une pause, mais pas vraiment » où j’ai commencé à faire les couvertures et pages des livres. Je sais que peu de personnes y prendront attention, mais ça fait partie des trucs qui me font plaisir à faire.

Voilà à quoi ressemblent mes couvertures de prêt. J’ai tenté d’imiter les vieux livres en cuirs du 19ème siècle, un peu adapté à ce que j’imagine faire partie du monde de Tolkien. J’y ai glissé quelques clins d’oeils discrets aux fanfictions que j’ai pu faire dans l’univers.
La page de ce qu’est en train d’écrire Bilbo est littéralement un croquis de ma Fanfiction Par-delà le clavier et un extrait d’un chapitre du POV de Bilbo.

18. Dernière étape : je crée un nouveau calque par-dessus tous les autres et je repeins tout ce qui me dérange (bord pas net, derniers détails et caetera). L’avantage c’est que je peux régler les derniers détails rapidement sans avoir à fouiller dans la foultitude de calques que j’ai à ce moment.

Et voilà ce que ça donne au final !

Alors, tu peints des intérieurs ?

Je crois pas dire de bêtise en disant que c’était effectivement le premier intérieur que j’ai fait ? Avec plein d’objets de décoration ici et là, en tout cas.
C’était aussi rigolo que frustrant, j’ai bien galéré sur les meubles (les chaises) et même si j’ai tenté de mettre de choses sur la table, je trouve que l’équilibre est … étrange. On dirait pas que le smial est vraiment habité.

J’en suis contente, hein ! J’adore cette illustration, mais j’ai bien vu les limites de mes capacités ahah. J’adore comment à chaque illustration je tente de nouvelles choses et me rends compte que j’ai autre chose à apprendre encore !

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


Nappé d’eau

La peau lisse, froide et sans poil, ressemblant étrangement à celle d’un phoque. Les crins semblant produire des cascades. Les yeux semblant percer mon âme et voir mes plus profondes peurs. Je doute que j’aie vu des chevaux. Quoi que j’aie pu voir, je ne suis pas restée longtemps et aie préféré courageusement les fuir.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
3h40
Inspiration(s) musicale(s) : Patty Gurdy – Luring

Détail(s) et inspiration(s) :

Ce dessin a été réalisé pour Ulysses dans le cadre de l’Ami secret du Pot créatif. Il s’agit d’un événement semi-annuel où l’on tire au sort une personne et on lui réalise alors un cadeau.
Ses demandes étaient simples : quelque chose en rapport avec l’eau, si possible l’océan ou la mer. 
Vous voyez Les chevaux de Neptune, la peinture de Walter Crane ? Bon, ça me tentait fortement de faire un effet similaire de chevaux sortant de l’eau et composé partiellement d’eau.

1. Ce coup-ci, le premier croquis a été le bon. J’avais une assez bonne idée en tête de ce que je voulais. Niveau couleur, j’hésitais entre du bleu/vert et du violet. Le résultat final est assez étrange, mais c’est ma faute, j’ai pas testé lors du thumbnail si les couleurs allaient aller entres elles.

2. J’ai tendance à suivre l’instinct plus que le plan initial, c’est ça qui fait que le fond a un peu changé (on passe d’une étendue d’eau qui fait la longueur de l’illustration à un point d’eau à droite) ainsi que la position des deux chevaux qui présentent un front uni dans la même direction.
J’ai zéro justification du pourquoi du comment, ça c’est fait comme ça.

J’ai commencé aussi à peindre en noir et blanc, j’étais vraiment pas sûre de mes couleurs, donc j’ai voulu poser mes valeurs et voir ensuite ce que je pouvais faire.

3.  Après avoir fini de poser en noir et blanc la plupart des éléments, j’ai mis les couleurs (principalement en mode produit). J’aimais l’idée du contraste entre l’herbe bleus/verte et le ciel violet.
Ce genre de ciel est particulièrement plaisant à peindre : un dégradé du foncé au clair en base, ensuite avec une couleur claire, la Voie lactée qui est peinte avec un brush nuage, plus on va au centre, plus l’opacité est forte et pour finir, on coupe la bande avec du foncé. C’est assez rapide à faire et toujours impressionnant.
Niveau chevaux, j’aimais l’idée de chevaux gris pour rappeler l’écume, donc c’est leur robe : gris, et gris pommelés.

4. Là on voit mieux les détails de la robe de base des deux chevaux. J’ai tenté de bien mettre en avant le visage qui est plus blanchi sur le reste, en dehors des extrémités. Toutes les robes sont pleines de nuance, mais c’est surtout vrai pour les chevaux gris qui sont d’une tierce couleur et blanchissent, autant j’aime pas la robe, à peindre elle est super intéressante !
Sur les aplats de la robe, j’ai commencé à peindre les volumes et ombres.

J’ai aussi rajouté diverses plantes dans l’herbe trop propre que j’avais faite en base : j’ai utilisé plusieurs types de brushs. Le but est de varier la végétation au sol, car dans la nature le gazon ça n’existe pas.
Ça donne aussi un peu de texture au fond qui jusque-là est pas mal plat.

5. Une étape un peu longue, mais qui rend tellement bien : peindre l’eau !
Avec du blanc j’ai d’abord fait les contours, en plusieurs couches d’eau en perspective et gerbe, pour définir exactement le volume de l’eau. J’ai peint en violet l’intérieur, avant de reprendre mon blanc pour créer mes carreaux-fenêtres, très arrondis. J’ai repris un violet plus foncé pour foncer le centre de ces carreaux.
J’ai ensuite pris un brush en forme d’écume blanc pour rajouter de l’eau qui sautille d’un peu partout sur les gerbes d’eau, puis faire l’écume des vagues et de l’eau touchant le sol.
Sur le papier résumé comme ça, c’est méga simple. Dans la réalité, ça a demandé pas mal de saut entre plusieurs brushs et couleurs, mais c’est la façon que j’ai faite, en ajustant là où j’en avais besoin jusqu’à avoir un résultat qui me satisfaisait.

6. J’ai peint en détail les silhouettes d’oiseau, avant de peindre plus en détail les ombres et lumières sur les chevaux qui étaient pas très définis jusque-là. J’ai aussi ajouté les ombres des vagues sur les chevaux et revu un peu l’implantation de l’eau pour un effet un peu moins transparent à certains endroits.

7. Après pas mal d’ajouts d’écume sur l’eau, j’ai rajouté des diffractions de lumière sur les robes des chevaux, ainsi que des reflets de l’eau sur leur robe.

J’ai ensuite fini de peindre les chevaux, ainsi qu’un maximum de détail sur eux.

8. Après avoir peint quelques détails supplémentaires et revu sensiblement la colorimétrie globale, voilà ce que ça donne !

L’inspiration des Kelphies

À la toute base, j’étais vraiment partie sur des chevaux de Neptune ou Poséidon, ou des chevaux marins dans ce style, mais au final, je sais pas trop comment, j’ai finis par avoir en tête des kelphies plus que des simples chevaux. Sans doute le fait d’avoir peint une scène nocturne. J’ai pas mal abusé sur les noirs et tons sombres pour faire ressortir le blanc. C’était délibéré, mais ça donne un côté moins léger à l’ensemble.

Quand je m’en suis rendu compte en cours de route, j’ai décidé d’embrasser l’idée des kelphies, parce que ça reste des chevaux avec de l’eau, au final, ça change rien du tout à l’illustration.

J’étais pas convaincue du contraste vert/violet, parce que si ça marche chez le Hulk, j’étais pas sûre de réussir à un résultat convenable sur un paysage, mais contre toutes mes attentes, ça marche ! Je suis contente de moi, j’aurais pas tenté il y a encore quelque temps et aurait fait l’herbe bleu, plus que vert. J’ai osé et ça m’a réussi. Go moi !

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


J’espère avoir le privilège de coudre ton linceul

Vous avez dit insulte passif-agressif avec du poney ? Me voilà !

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 10 x 10 cm (1181 x 1181 px), 300dpi

Détail(s) et inspiration(s) :

Il s’agit d’une continuation de ma série de poneys insultants, que j’ai pas vraiment envie d’arrêter de faire grandir. Créer les insultes et trouver un poney qui va avec me détends et m’amuse beaucoup.

« J’espère avoir le privilège de coudre ton linceul » est une magnifique insulte yiddish qui est juste magique. Du coup, je l’ai ajouté à ma collection !

1. J’ai comme d’habitude commencé par un croquis, que j’ai ensuite réalisé à l’aquarelle avec des contours en acrylique et après l’avoir fait … Je me suis rendu compte que j’aimais pas du tout la position du cheval et la composition. Oops.
Bon, ceci dit je m’étais amusée à l’aquarelle donc je n’ai rien perdu, mais du coup, par postérité, voici le croquis original que je n’ai pas gardé, donc.

2. Et voilà ma seconde idée. Il y a environ 4mois qui la sépare de la première et entre temps, j’ai commencé à lire des livres sur la composition ornementale de ce genre d’illustration. J’ai pas encore toutes les bases, mais je galère un peu moins. Après 8 autres poneys insultants, il était peut-être temps que j’apprenne mes bases.

3. Et voilà le croquis au propre ! 
Pour une fois ce n’est pas un ruban (parce que j’avais trop de texte à placer et que quoi que je tente, j’arrivais pas à placer le cheval) et bonus, ce n’est pas un brush de plante, mais des plantes avec un croquis individuel ! J’aime les brushs, mais quand on veut voir de près les fleurs, bah il me fallait les dessiner. Heureusement, j’apprends doucement à diversifier mes plantes !

4. Après avoir fait le lineart, j’ai mis en couleurs et tada !
Voilà ce que ça donne !

Alors, j’adore les couleurs, mais aussi la composition de celui-là. Bon, en vrai j’aime tous mes poneys insultants, mais j’ai mes chouchous et je pense que celui-ci est dans mon top-cinq.

Les autres poneys insultants :

Vous pouvez cliquez sur les illustrations pour aller lire l’article associé.


Dernière étreinte

Et pourtant, malgré la distance, je sens encore ta présence à mes côtés. Le voile ne nous a pas totalement séparés.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
3h10
Inspiration(s) musicale(s) : Dan Avidan & Super Guitar Bros- Scarborough Fair

Détail(s) et inspiration(s) :

Le clip de la reprise de Scarborough Fair par Dan Avidan et les Super Guitar Bros m’a viscéralement collé à la peau pendant une semaine. J’en étais à la chantonner n’importe où et … j’saurais pas expliquer, elle m’a vraiment collé. Elle dégage tellement d’amour et de tristesse ? Poignant.

J’avais besoin d’expulser un brin tout ce qu’elle me fait ressentir. Niveau sentiment que la musique m’évoque. Le clip et la musique se suffisent, je voulais pas lui faire concurrence.
L’idée était un poulain ayant perdu sa mère et observant dans son reflet le souvenir de sa mère. Un moment qui n’existe plus que dans ses souvenirs.

1. Voilà le croquis initial. Le violet étant les couleurs de l’esprit, le noir celle de la mort et le rose celui de l’amour, je dois dire que la palette de couleurs s’est imposée à moi plus que ça n’a été un choix conscient. J’ai mis quelques touches de bleu, parce que je voulais une surface d’eau, pas juste un miroir.
J’avais jamais vraiment dessiné de chevaux vus d’en dessous, ce fut … intéressant ? Un bon challenge en tout cas, que je referais pas trop souvent. Encore, que dessiner la jument de vue de dessous, ça allait, c’est faire le poulain en double qui fut laborieux (et encore, je l’ai refait par après).

2. J’ai ensuite peint la surface de l’eau correctement en lissant d’abord les couleurs entre elles, puis avec un brush vague en redéfinissant les vaguelettes. L’eau n’est pas tellement agitée, juste un peu de vent.

3. J’ai décidé de faire le croquis plus détaillé du reflet en premier : j’ai moins de difficulté à dessiner des chevaux vu du dessus, donc si je dessinais le reflet, je pouvais plus facilement corriger le poulain. L’inverse aurait été plus galère, je pense. 
Il y a pas mal d’endroits où je suis pas convaincue de l’anatomie de la chose, surtout au niveau des sabots et de l’épaule vue du dessous, mais j’ai fait de mon mieux.

4. Après avoir mis quelques ombres sur le reflet, j’ai refait le croquis du poulain, pour qu’il soit dans la même position que son reflet. C’était assez étrange à faire et même maintenant, je vois déjà des défauts dans la posture, mais honnêtement, je sais qu’un truc me dérange, mais je sais pas comment corriger.

5. Avec les postures et anatomies qui me plaisaient pas trop mal, je me suis donc embarqué dans la peinture : j’ai revu certains volumes, rajouté des détails, remis au propre certains contours et lissé certains traits.
C’était étrange de peindre sous cet angle, mais j’ai bien aimé, contre toute attente. L’entrejambe de la jument aurait p’tet gagner à ce que je peigne les tétines et autres … mais j’étais pas trop d’humeur à observer des entrejambe de juments trop longtemps …
J’ai aussi peint les vagues autour des sabots du poulain (j’avais juste posé un brush avant ça pour pas oublier de le faire).

6. Après avoir peint grossièrement le reflet, c’était au tour du poulain en lui-même !
Comme à l’étape précédente, j’ai redéfini tout ce que j’ai pu, rajouté des détails et peint jusqu’à avoir un résultat qui me conviendrait.

7. J’ai fait une seconde passe sur le reflet pour relisser certains endroits et surtout, peindre plus en détail les visages. Le but était de finir une bonne fois pour toute la peinture des reflets.
J’ai aussi repeint un peu les vagues autour du poulain, pour qu’on voie bien qu’il flotte au-dessus de l’eau (c’est magique).

8. Petit zoom pour vous montrer le visage du poulain après peinture.

Et voilà ce que ça donne !

Changement d’angle

C’était un bon challenge que de peindre à l’envers des chevaux, ça change. Et ça me rassure, je connais suffisamment bien l’anatomie et suis suffisamment à l’aise pour pouvoir dessiner sous à peu près tous les angles les chevaux, pour peu que l’envie me prenne. C’est assez libérateur de pouvoir sortir de sa zone de confort et se dire, que je connais bien les chevaux.
Bon, oui, il y a encore des trucs que je suis pas sûr, des zones où c’est approximatif ou des zones où je savais pas comment peindre concrètement, mais franchement ? Peu de gens y feront attention et l’important de ce dessin c’était le ressentit. J’suis contente de ce que j’ai accompli (en 3h en plus).