Dernière étreinte

Et pourtant, malgré la distance, je sens encore ta présence à mes côtés. Le voile ne nous a pas totalement séparé.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
3h10
Inspiration(s) musicale(s) : Dan Avidan & Super Guitar Bros- Scarborough Fair

Détail(s) et inspiration(s) :

Le clip de la reprise de Scarborough Fair par Dan Avidan et les Super Guitar Bros m’a viscéralement collé à la peau pendant une semaine. J’en était à la chantonner n’importe où et … j’saurais pas expliquer, elle m’a vraiment collé. Elle dégage tellement d’amour et de tristesse ? Poignant.

J’avais besoin d’expulser un brin tout ce qu’elle me fait ressentir. Niveau sentiment que la musique m’évoque. Le clip et la musique se suffise, je voulais pas lui faire concurrence.
L’idée était un poulain ayant perdu sa mère et observant dans son reflet le souvenir de sa mère. Un moment qui n’existe plus que dans ses souvenirs.

1. Voilà le croquis initiale. Le violet étant les couleurs de l’esprit, le noir celle de la mort et le rose celui de l’amour, je dois dire que la palette de couleurs s’est imposée à moi plus que ça n’a été un choix conscient. J’ai mit quelques touches de bleu, parce que je voulais une surface d’eau, pas juste un miroir.
J’avais jamais vraiment dessiné de chevaux vu d’en dessous, ce fut … intéressant ? Un bon challenge en tout cas, que je referais pas trop souvent. Encore, que dessiner la jument de vue de dessous, ça allait, c’est faire le poulain en double qui fut laborieux (et encore, je l’ai refais par après).

2. J’ai ensuite peint la surface de l’eau correctement en lissant d’abord les couleurs entre elles, puis avec un brush vague en redéfinissant les vaguelettes. L’eau n’est pas tellement agité, juste un peu de vent.

3. J’ai décidé de faire le croquis plus détaillé du reflet en premier : j’ai moins de difficulté à dessiner des chevaux vu du dessus, donc si je dessinais le reflet, je pouvais plus facilement corrigé le poulain. L’inverse aurait été plus galère, je pense. 
Il y a pas mal d’endroit où je suis pas convaincue de l’anatomie de la chose, surtout au niveau des sabots et de l’épaule vu du dessous, mais j’ai fait de mon mieux.

4. Après avoir mit quelques ombres sur le reflet, j’ai refait le croquis du poulain, pour qu’il soit dans la même position que son reflet. C’était assez étrange à faire et même maintenant, je vois déjà des défauts dans la posture, mais honnêtement, je sais qu’un truc me dérange, mais je sais pas comment corriger.

5. Avec les postures et anatomies qui me plaisait pas trop mal, je me suis donc embarqué dans la peinture : j’ai revu certaines volumes, rajouté des détails, remit au propre certains contours et lissé certains traits.
C’était étrange de peindre sous cette angle, mais j’ai bien aimé, contre toute attente. L’entre-jambe de la jument aurait p’tet gagner à ce que je peigne les tétines et autres … mais j’étais pas trop d’humeur à observer des entre-jambe de juments trop longtemps …
J’ai aussi peint les vagues autour des sabots du poulain (j’avais juste posé un brush avant ça pour pas oublier de le faire).

6. Après avoir peint grossièrement le reflet, c’était au tour du poulain en lui-même !
Comme à l’étape précédente, j’ai redéfinis tout ce que j’ai pu, rajouté des détails et peint jusqu’à avoir un résultat qui me conviendrait.

7. J’ai fait une seconde passe sur le reflet pour relisser certains endroits et surtout, peindre plus en détail les visages. Le but était de finir une bonne fois pour toute la peinture des reflets.
J’ai aussi repeint un peu les vagues autour du poulain, pour qu’on voit bien qu’il flotte au-dessus de l’eau (c’est magique).

8. Petit zoom pour vous montrer le visage du poulain après peinture.

Et voilà ce que ça donne !

Changement d’angle

C’était un bon challenge que de peindre à l’envers des chevaux, ça change. Et ça me rassure, je connais suffisamment bien l’anatomie et suis suffisamment à l’aise pour pouvoir dessiner sous à peu près tous les angles les chevaux, pour peu que l’envie me prennent. C’est assez libérateur de pouvoir sortir de sa zone de confort et se dire, que je connais bien les chevaux.
Bon, oui, il y a encore des trucs que je suis pas sûr, des zones où c’est approximatif ou des zones où je savais pas comment peindre concrètement, mais franchement ? Peu de gens y feront attention et l’important de ce dessin c’était le ressentit. J’suis contente de ce que j’ai accomplis (en 3h en plus).


La texture de la musique

 » J’entends ton cœur battre au rythme de la batterie. Oublies les gens qui te regardes et danse au rythme de cette musique que personne d’autre que toi ne peut toucher. « 

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 21 cm (2480 x 2480 px), 300dpi
Temps :
1h15
Inspiration(s) musicale(s) : Kesha – Die young

Détail(s) et inspiration(s) :

Je suis retombée sur ma vieille illustration que j’avais fait en fanart à la musique Die young de Kesha et … J’me suis dit « j’ai genre progresser depuis 2017, je gère mieux mes couleurs maintenant, et si je retentais cette illus, mais genre, en mieux ? »

L’original a tellement des couleurs ternes, pas d’énergie et … Bref, j’ai fait ce que je pouvais avec mes connaissances et ma technicité de l’époque, mais déjà à l’époque, j’étais déçue que ça soit pas plus dynamique et donnait pas plus envie de danser.

1. J’avais pas envie de passer 15 ans sur l’illustration non plus, donc j’ai fait un croquis rapide et ai tenté de faire mieux en environ 1h. Challenge accepted.

Niveau position, on a pas encore l’impression qu’Alekiss danse, mais c’est déjà rudement plus dynamique ! Si j’me suis peut-être améliorer niveau couleur et anatomie, je dirais que mes personnages ont autant de personnalité et d’expressivité que mon mug de thé.

Niveau du fond, je suis juste partie en luciole en m’amusant, j’avais pas spécifiquement d’idée en tête juste « quelque chose de coloré » et ça a donné ça.

Rien qu’avec ce croquis fait en 35min on voit que oui, je gère carrément mieux mes couleurs, il y a pas à chipoter. J’en ai utilisé plein de différente qui devrait clasher entres elles, mais à aucun moment je retombe dans le marron terne de ma version de 2017.
Je me suis améliorer.

2. Avec un sketch qui me plait, j’ai revu les contours d’Alekiss et je l’ai peinte (avec ma technique habituelle).
Au niveau du sol, j’ai décidé de garder les couleurs, mais de transformer ma brume sans texture en fumée un peu plus compacte.

En gros c’était l’étape où on perds le côté sketch pour avoir un truc plus propre !

3. Pour finir, j’ai nettoyé quelques contours, rajoutez ici et là quelques détails, mais surtout, j’ai peints l’oeil et le bout du nez correctement.

J’aurais pu nettoyer encore plus, mais je voulais une peinture rapide et passer plus d’une heure dessus ne m’intéressais pas beaucoup.

En tout cas, le résultat finale dépote !

Fière de ta progression ?

Complètement !
C’est facile de se dire qu’on stagne quand on regarde pas en arrière et comme beaucoup d’artiste, j’ai du mal à voir où je progresse. Bon, en regardant mes vieux trucs, bien sûr que je vois où je me suis améliorer, mais c’est encore plus visible quand je fais ce genre de truc.

J’le fais pas souvent, parce que sinon j’passerais mon temps à repeindre des vieux trucs et j’veux avancer, pas stagner, mais ça fait clairement plaisir à mon p’tit coeur de voir aussi clairement que oui, je m’améliore !


Queer horse flag

Des chevaux prêts à vous accompagner où que vous alliez pour afficher fièrement vos identités de genres et sexualités ! 

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 23,34 x 33,02 cm (2875 x 3900 px), 300dpi

Détail(s) et inspiration(s) :

À la base je cherchais des emotes pour mon serveur, mignon si possible et je suis tombée sur une dose énorme d’animaux en tout genre aux couleurs des drapeaux queer ou en portant … mais pas beaucoup de poney et encore moins de chevaux de trait !
Je me devais de proposer plus de choix ! Enfin, non, c’était pas vraiment un devoir, juste je voulais un cheval de trait pour moi pan et j’me suis dit que peut-être ça plairait à d’autres.

1. Comme toujours, avant un dessin, il faut un croquis ! Je voulais un cheval de trait, mais je savais pas si je voulais qu’il soit aux couleurs des drapeaux ou portants un drapeau … Finalement, il porte un drapeau ! C’est une décision totalement arbitraire.

2. J’ai ensuite fait le lineart et fait un cheval noir parce que c’est une couleur qui va avec tout et j’me suis rendue compte en faisant des mock ups que du coup ça se voyait pas sur le t-shirt noir que je voulais. Oops.
C’est comme ça qu’est née la version crème. 

J’aime me rajouter du travail.

Voilà les deux déclinaisons (et maintenant j’hésite à en faire une version avec d’autres robes ahah).

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


Have a Happy Hobbit Holiday 2019

Un aperçu de la vie au sein du café Chez Bilbo.

Kili et Tauriel sont à un rencard, mais Kili est bien plus intéressé pour le moment de constater que son oncle est intéressé par quelqu’un … Est-ce qu’il flirt ? Et est-ce que Bilbo le propriétaire et barista du café flirt avec son oncle ?
Dans le fond, les frères Ris sont engagés dans une vive discussion.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
17h30
Inspiration(s) musicale(s) : Blackmore’s Night – Home again

Détail(s) et inspiration(s) :

Dans le cadre d’un Secret Santa (je sais pas le terme français, mais c’est un échange anonyme de cadeau) dans la communauté du Hobbit (le film de Jackson et avant tout le livre de Tolkien), je suis tombée sur PidgeLettaConChetta.

Pour en savoir plus sur le Have a Happy Hobbit Holiday 2019 regardez en fin d’article, j’en reparle ^^.

1. J’avais pas trop d’idée au début, mais c’était l’AU barista qui m’a le plus donné envie. J’aime l’ambiance des salons de thés, donc j’ai eut envie de reproduire ça, mais version café. Je voulais aussi que le focus soit principalement sur Thorin et Bilbo, mais pouvoir caser en arrière-plan du Kili x Tauriel pour PidgeLettaConChetta et les frères Ris pour moi (j’aime aussi me faire plaisir).

L’an dernier j’avais fait mes débuts en perspective lors de cette échange, je me suis demandée si je ne pouvais pas tester à nouveau une technique qui me fait peur : la 3D.
Je commence à être à l’aise avec la perspective, mais je voulais voir si ça me permettrait de dessiner plus rapidement des fonds plus complexe.
Je vous en parlerais plus longuement en fin d’article, mais la conclusion est non.

2. Après 3 heures à galérer, voici le modèle que j’ai fait sur Blender.
Seul les chaises et les luminaires ont été téléchargé, le reste, c’est Bibi qui a fait mumuse et a modélisé.

J’ai directement été sur la « nouvelle » version de Blender et, il y a pas à dire, c’est beaucoup plus user-friendly qu’en 2016 quand j’avais apprit à déplacer un rigging et que c’était beaucoup trop complexe pour que je retienne ahah.

3. Après passage sous Photoshop et quelques réglages de couleurs, ainsi que de transparence derrière les vitres, ça donne ça.
J’aime les couleurs du matin que ça donne.

Pour les curieux : voilà la courbe de transfert de dégradé que j’ai utilisé : du bleu froid dans les ombres, du saumon froid pour les lumières et du jaune froid pour les blancs/lumière très lumineuse.

4. Je sais pas si ça se voit sur l’image, mais j’ai rajouté de la texture sur les vitres, ce n’est pas qu’une surface en opacité réduite, il y a des ombres et des ondulations dans le verre.

J’ai aussi peint la rue, je me suis éclaté à faire la texture en 2D que j’ai ensuite distordue, avant de repeindre certaines zones (surtout les bords du trottoirs).

5. C’est la foire au texture ! Le fait d’avoir un modèle 3D par-dessus m’a donné l’opportunité de mumuser niveau texture et tester des nouvelles méthodes (que j’ai gardé) : je fais ma texture à plat sur un document à part et je l’applique avec déformation ensuite pour suivre la forme que je veux.
J’ai donc fait le mur comme ça, revue l’angle entre les deux murs, fait les textures du mur et des barreaux de la fenêtre.

Vue de près, les textures du mur et de la fenêtre ressemble à ça. J’adore le rendu du métal, surtout.
J’adore le métal brossé.

6. L’étape où j’ai fait les sketchs de TOUS LES HUMAINS. Ce fut long, mais si je voulais ajouter de la déco dans la pièce vide, plus que nécessaire.
J’ai aussi posé une texture de planches de bois au sol.

7. Après les sketchs de tous les humains, j’étais partie, donc j’ai continué en faisant les sketchs de tous les éléments de décors autres pour habiter un peu ce café qui étaitun brin vide jusque-là.

8. Je me suis amusée à peindre rapidement trois peintures en A5. Cela m’a fait une bonne coupure de peindre non-censément du latte art. Je les ai ensuite inclus dans un cadre sur les murs et j’ai peint grossièrement les luminaires.

Je sais qu’on les vois presque pas, mais je les aime mes cadre.

9. WHO IS THE BRAVEST OF THEM ALL ? 
Bilbo !
Bilbo Baggins !

(si vous avez la ref, bravo, sérieux)

Bon, voilà, j’ai pas grand chose à dire, c’est moi qui peint un perso ? Bon, j’ai rien lissé, mais je voulais peindre grossièrement tout les persos avant d’écraser et lisser.

10. Zoom sur un petit détail que j’adore : un  » We are open  » (nous sommes ouvert) écrit à la craie à vitre près de la porte.

11. Si on a un Bilbo Baggins … On a un Thorin Oakenshield !

12. Encore dans la peinture des personnages, mais ce coup-ci, avec un Kili et une Tauriel.

13. Après avoir peint Nori (mon chouchou tu es là) et commencé vaguement les aplats de Dori, j’ai eut besoin d’une pause.
Quoi de mieux que d’avancer le fond donc !

J’ai peints les divers pots de fleurs au centre des tables, ainsi que des coussins sur le banc et je me suis amusée à mettre  » Morning Drug  » sur les murs (drogue du matin, oui, c’est bien une référence au café, on est dans un salon de café ou non ?).

14. Après avoir peint Dori et fait les premiers aplats d’Ori, je me suis attaquée à mettre des verres, tasses et assiette devant les gens à table.
Oh ce fut une toute nouvelle forme de torture ! Je m’en suis pas trop mal sortie, mais c’est parce que vous pouvez pas zoomer. De près, c’est une horreur. Je le sais, mais vu que c’était ma première tentative de vaisselle, je me considère heureuse de mon résultat.

15. Et avec Ori fini, j’ai fini de peindre les frères Ris ! Tellement de tresse dans leur cheveux, j’adore les peindre ahah.
Les cheveux de Dori de dos ont été particulièrement fun à peindre.

16.  Il fallait que je m’occupe de ce comptoir un jour !
Déjà, la table de marbre avec une texture de marbre et une jolie réflexion sur l’angle, ensuite les tiroirs et deux niches pour la vaisselle. Et toutes la vaisselle bien sûr !

Sur le comptoir, un pot à paille, une boite à serviette en tissus, la caisse enregistreuse (entièrement dessiné par mes soins l’écran, c’était inutile parce qu’on voit rien, mais j’me suis amusée) et un journal !
C’est surtout là qu’on voit que je ne sais juste pas peindre le verre. Eh. J’assume.

17. Avant lissage des personnages, ça donnait ça. Après 17h et avec pas de temps avant d’offrir le cadeau j’ai décidé d’arrêter là, malgré le fait que j’aurais eut mille détail à continuer de peindre ou corriger.
Mais pour un premier essais d’utiliser d’outils 3D, je me suis dit que ça suffisait pour faire un cadeau qui fasse plaisir et pour me faire un avis.

Est-ce que tu vas continuer avec la 3D

Apprendre Blender a été enrichissant et vraiment fun, j’ai prit mon temps, j’ai tâtonné et me suis amusée.

Par contre, peindre par dessus, revoir certains bords, chercher les objets parce que j’ai pas envie de modéliser les trucs compliqués … Cela prends beaucoup trop de temps et surtout, ça me limite complètement dans la composition et mes idées.
C’est pour ça que le résultat final est aussi décevant (à mes yeux), j’ai eut peu de liberté et me suis sentie coincée. Ce qui n’est vraiment pas agréable quand on dessine.

S’aider d’un modèle 3D pour trouver un angle qui pose soucis, comme d’une marionnette je suis plus que pour, mais partir d’une scène entièrement modéliser c’est pas pour moi et même si j’apprenais à modéliser rapidement, je me vois pas re-utiliser cette méthode dans le futur.

Ceci dit, je vais continuer de regarder des tutoriels de modélisations et de rendu 3D, parce que j’ai appris beaucoup et je vois déjà tout ce que j’ai encore à apprendre, ça, mais aussi le matte-painting, ça m’a ouvert les yeux sur plein de possibilités ! En tout cas, j’ai peins en novembre et décembre cette illustration, aujourd’hui en mai, j’ai continué d’utiliser plein de techniques apprise pendant cette illustration et je continue de lire sur le sujet.
C’est passionnant.

Have a Happy Hobbit Holiday 2019

The « Have a Happy Hobbit Holiday 2019 » était un évènement du style échange de cadeaux secrets (Secret Santa) où le but était d’échanger avec les autres membres de la communauté du Hobbit, que ce soit des cadeaux de fictions, de fanarts ou tout autres oeuvres crée pour l’occasion et pour le destinataire. Les cadeaux étaient dévoilé anonymement pour noel, pour laisser tout le monde profiter et les créateurs étaient révélé quelques jours plus tard.

Ce fut mon second Secret Santa dans le fandom et … ce fut intéressant ! Je suis tombée cette année sur quelqu’un qui correspondait un peu moins à mes propres gouts, donc trouver une idée qui me plairait autant à faire dans mon temps libre qu’à son destinaire fut un petit challenge. Eh oui, j’aime me faire plaisir en dehors des projets clients ! C’est mieux, il parait.
Vous pouvez voir ma participation de 2018 : Le hall de Thorin.
J’espère pouvoir continuer de participer en 2020 !

Et si vous voulez voir toutes les belles créations de la communauté, je vous invite sur la collection !

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


Vers la catharsis

Avant que le soleil ne renaisse, avant que nos houleux sentiments ne s’estompent, laissons les dragons renaître et une nouvelle ère naître. Il n’y a plus d’endroit à explorer, il ne reste qu’une dernière confrontation, une mise à nue pour se prouver que ne sommes pas seul-e-s.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
8h50
Inspiration(s) musicale(s) : Van canto – To catharsis

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais envie de peindre la mer, avec des roches, de l’écume et dans des tons rappelant un matin d’hiver.
Je voulais une mer déchaînée ou au moins agitée, mais une impression de calme, donc j’ai placé une confrontation silencieuse et immobile au milieu de tout ça.
C’était « trop » calme une fois les chevaux placés et les tons choisis, on avait juste l’impression de deux chevaux se faisant face et plus celle d’avoir une bataille de regard, et je voulais tenter un truc en peignant de la magie, d’où l’apparition d’oiseaux qui vont pour s’entrechoquer.

1. Première étape classique, j’ai refait le croquis sur son format final.

Le fond était volontairement simple, je l’ai peint en 20min histoire de dire qu’il existe. C’est ni complexe, ni le point d’intérêt focal, il est présent, mais on y fait pas vraiment attention.

2.  Pour continuer un peu le fond, j’ai commencé à mettre en place grossièrement les rochers. Les cailloux, roches, montagnes c’est clairement mon point le plus faible maintenant que j’ai de l’eau à peu près potable, il faudra que j’apprenne plus sérieusement à en peindre.

J’ai fait au propre les croquis de mes deux chevaux de trait et fait des contours corrects pour travailler plus tranquillement dans le futur.

3. J’ai fait le croquis des bijoux sur mon cheval blanc.
Je voulais que chacun représente (assez vaguement pour laisser le choix de l’interprétation) une idée dans son armure/sa tenu de bijoux.
Le cheval blanc représente la vie (oui, j’ai pas cherché des thèmes très compliqués, les clichés c’est bien), du coup j’ai voulu utiliser principalement des formes rondes que j’associe au soleil, des fleurs, avec des détails de partout qui fourmillent un peu.

4. Là on peut voir mes débuts du coup sur les bijoux. Le doré est pour continuer avec l’idée du soleil.
J’avais besoin d’une seconde couleur pour des inclusions de pierres et les bandes de tissus, j’ai hésité sur la couleur, avant de me dire que ça serait rigolo de faire que les deux idées se soient pas diamétralement opposé, donc de donner un peu de violet (couleurs de l’esprit et donc de la mort) au cheval blanc et du bleu (couleurs de l’eau et de la vie) au cheval noir.

5. Avant de continuer sur les bijoux, j’ai pris un peu de temps pour poser les formes principales de mes chevaux, ainsi que quelques ombres, bref, du volume.
Ce qui m’a fait me rendre compte que j’avais oublié de ne pas faire plat mes bijoux. OOPS.
Des fois je suis trop à fond dans ce que je fais que j’en oublie mes bases …

6.  J’ai ensuite peint les crins du cheval blanc, pour voir exactement où je devais mettre des détails sur les bijoux et pas passer quinze ans à peindre un détail qui sera finalement caché par les crins.

J’ai donc peint les détails qui me manquaient sur les bijoux dorés, avant de me dire que je détestais l’effet brumeux des deux oiseaux magiques et de tenter autre chose. C’est pas vraiment mieux, juste différent, mais j’avais pas d’idée à ce stade sur comment améliorer le schmiliblik.

7. Après avoir lissé les cailloux rapidement et ajouté un peu de texture, j’ai peint l’eau sur les roches. Il s’agit de vagues qui se sont échouées et retombent dans la mer entre deux vagues.

8. Rapidement, j’ai peint les crins du cheval noir, histoire de pouvoir directement voir où étaient les bijoux sur ellui.

9. Après avoir passé un peu de temps à peindre plus en détail l’eau sur les roches et l’écume, j’ai passé un peu de temps à faire le croquis des bijoux du cheval noir.

Iel représente l’idée de la mort, d’où l’armure et les larmes. Les chaines sont aussi principalement en maillon, plus qu’en entrelacement, je trouve que ça fait plus passer l’idée de l’enchaînement.

10. Première couche de peinture des bijoux du cheval noir. Que j’aime beaucoup plus que les bijoux dorés, qui étaient mes premiers, donc c’est normal que c’était moins bon, mais j’aurais aimé que les deux soient d’un niveau similaire.

Il y a aussi le fait que j’ai pensé directement à faire suivre les formes les bijoux, ça aide beaucoup le fait qu’ils soient mieux. C’est tout bête, j’aurais dû y penser plus tôt …

11. Je détestais très fort mes cailloux, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains, des références et j’ai repeint entièrement mes cailloux.
EH BAH ÇA REND BEAUCOUP MIEUX.
Oui, les majuscules c’est parce que je suis heureuse.

12. Après ça, j’ai peint tranquillement plusieurs détails ici et là des bijoux de chaque cheval (je vous ai inclus un zoom, parce que j’aime ce que j’ai fait et que sur internet en 72 DPI vous les verriez pas sinon).

J’ai aussi  flouté les effets de magies des oiseaux, repeints quelques détails sur eux en eux-mêmes, rajoutez quelques textures de buées qui font que j’aime beaucoup, beaucoup mieux l’effet magique.
On perd le côté intangible que j’avais en tête, mais de les faire opaques donne plus une idée de collision à venir qui va faire BOOM (je me comprends).

13. J’ai continué de peindre des détails ici et là, un peu sur le décor, principalement sur les chevaux qui ont désormais des yeux et des fanons ! Enfin !

14. Et après des finitions ici et là, tadaaa ! J’ai fini de peindre et j’adore cette illustration !

Confrontation silencieuse

Cela faisait quelque temps j’ai l’impression que j’avais pas autant donnée dans le symbolique. J’ai eu une période où je tentais de faire une narration avec l’image (avec plus ou moins de succès) et ça me faisait oublier un peu de faire de la symbolique dans mes choix. Ce que j’ai fait plus consciemment ici et ça a donné une histoire.

Après, c’est une illustration, le but est de laisser les gens interpréter ce qui se passe réellement. J’ai pas du tout dans l’idée d’arrêter les gens s’ielles se font une idée différente de celle que j’ai, mais j’apprécie juste l’exercice de muettement raconter quelque chose et de pouvoir faire des détails que peu de gens verront/comprendrons.


Le descendant de Sleipnir

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4134 x 5846 px), 500dpi
Temps :
1h45

Détail(s) et inspiration(s) :

J’aime bien les carnets. Mais sur ma boutique Redbubble, j’avais encore jamais fait de design dédié, juste des illustrations que j’ai adapté au format pour les couvertures. Du coup, j’ai fait quelques croquis, j’en ai gardé deux qui me plaisait bien pour en faire des couvertures et voilà la première !

Il s’agit d’un descendant/cousin de Sleipnir, le cheval d’Odin à huit jambes. J’avais juste envie de redessiner Sleipnir, mais en cours de route, j’ai dévié au niveau de la robe parce que je voulais une couverture dans les tons framboise et voilà quoi. 

1. J’ai d’abord fait un fond en dégradé, puis un croquis de Sleipnir par dessus.

Le fond était trop uniforme à mon gout, donc j’ai rajouté des teintes intermédiaires et des décalages de couleurs avec un brush de nuage.

2. Sur le croquis, j’ai posé trèèèès rapidement les couleurs. Il s’agit d’un perlino, donc visuellement, un cheval tout crème. J’aime bien cette teinte, mais j’avoue que je peins rarement des chevaux de cette robe (et puis, ça rend bien avec la couleur du fond, je trouve).

3. Après avoir lissé mes couleurs, j’ai rajouté ici et là des détails. Vu que je voulais garder le fond simple, j’ai voulu garder la peinture simple aussi. 

Je sais pas encore ce que je pense de cette peinture à la RacheTm. D’un côté je la trouve trop brute, mais de l’autre, surtout sur le visage, j’aime bien le résultat ?

Peut-être qu’avant de mettre en vente sur Redbubble je lisserais un peu mieux et reverrais certains détails.

Il vient d’où ce côté brut ?

Tout simplement du fait que j’ai posé mes ombres et lissé directement.

D’habitude, je pose mes ombres et entre les ombres et les couleurs, je place des teintes intermédiaires pour dégrader l’ombre en suivant les volumes du sujet.
Ce que je n’ai pas fait ce coup-ci, j’ai lissé directement.