Ielles peuvent partir

Ielles peuvent partir

« Les gens me quittent beaucoup. J’apprends à être d’accord avec ça. Ielles peuvent partir s’ielles le souhaitent. Mais je me souviendrai toujours d’elleux. Parce que je me souviens de toustes celleux qui partent. Parce que je me souviens de moi. »

Ielles peuvent partir

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29.7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
3h10
Inspiration(s) musicale(s) : Hildegard von Blingin’ – Jenny of Oldstones (cover of A Game of Thrones)

Détail(s) et inspiration(s) :

Alors, heu, le croquis initial a été réalisé en mai 2020, la peinture a été finie en décembre 2020, j’écris cet article en juillet 2021.
J’ai plus aucune idée de l’idée de base. Si j’en crois mes références et croquis, je pense qu’il s’agit d’une ode aux gens qui partent ou s’éloigne, dans une certaine forme d’acceptance de ce fait. Les gens, même les meilleures, ne sont pas faits pour rester coller à nous toutes notre vie. C’est pas pour ça qu’on les apprécie moins ou qu’on est moins appréciables. Ça fait juste partie des choses de la vie.
J’avais la quote d’introduction de cette peinture dans un coin, donc je suppose que j’ai eu de l’inspiration de Lilo & Stitch, peut-être.

Si je me souviens plus de l’inspiration, je me souviens par contre de comment j’ai peint !

1. Voici donc le croquis final.
Comme vous pouvez le voir, j’en ai deux versions, jusqu’à la fin j’étais pas sûre des couleurs que je voulais. D’un côté le bleu et rose donnait le ton de l’acceptance et j’aime la couleur bleue, mais de l’autre, c’est un brin trop joyeux pour le thème. Le violet/gris lui convient parfaitement au thème et c’est donc pour ça que je l’ai choisi au final.
Même si en plein milieu de la peinture j’ai rajouté des teintes de roses à gogo pour que ça sois moins terne ahah.

Les deux statues sont carrément une référence aux Argonath de LoTR. Et le soleil ? Le portail.
Entre ses deux statues, les esprits passent pour aller ailleurs.

2. La première étape a été de refaire au bon format et assez rapidement le croquis. Le ciel est fait avec l’outil dégradé, puis j’ai peins un horizon et rajouté des traits autour du soleil que j’ai lissé (juste pour renforcer le dégradé que j’avais fait et rajouter un peu d’aléatoire dans le ciel trop lisse).
La mer est faite également avec l’outil dégradé, de façon à se voir refléter le soleil. Pas de reflet des nuages, vu que c’est pas une vraie mer, mais l’idée d’une mer (si c’est clair, ça reflète pas la vraie réalité, il y a donc des différences).

Par facilité, les deux statues sont faites sur un calque en objet dynamique. Cela me permet de peindre d’un coup les deux.

Le personnage central et les îlots sont peints en silhouette, puis j’ai rapidement mis quelques lumières, mais alors vraiment rapidement, juste pour garder une idée de la composition.

3. Des esprits houuuouhouhou (< ceci est un bruit de fantôme, de rien).
Rien de bien compliqué, c’est juste qu’ielles sont nombreux. J’ai fait les croquis des chevaux qui nageaient, puis j’ai peint les silhouettes en blanc, avant de leur appliquer une opacité de 75%, puis j’ai peint leur réflexion dans l’eau et leur œil en blanc.

4. On retourne sur le décor maintenant que j’ai tous mes personnages.
J’ai rajouté des détails sur les nuages, ainsi que plus de nuages en profondeurs.
J’ai également peint avec une texture d’herbe les îlots.

5. Là, on arrive au moment où j’ai rajouté du rose et quelques teintes flash en teinte sur l’ensemble de l’illustration pour rappeler mon idée de base. Cela permet que l’ensemble soit moins terne, sans pour autant que ça sois trop coloré, j’aime l’effet que ça fait.

Niveau peinture, j’ai mis des ombres sur mes statues et commencés à leur peindre quelques détails de texture et de volume, les statues ont des yeux par exemple maintenant !

J’ai aussi peint des vaguelettes dans l’eau, ainsi que les bords où l’eau touche l’herbe.

6. Moment peinture du cheval, déjà en faisant les aplats de sa robe (oui, il n’est pas que noir, il y a du brun dans sa robe), puis en ajoutant des ombres et des lumières.

7. Comme l’étape juste avant, mais sur les statues ce coups-ci !

8. J’ai ensuite corrigé les derniers détails qui me plaisaient pas trop et surtout, j’ai rajouté des plantes sur l’île du premier plan.

Ielles peuvent partir

Et voilà !

Plus d’un an pour poster un article ?

Heu. Oui.
Il y a toujours un délai entre le moment où je finis une illustration et le moment où je la poste, pour diverse raison perso en plus du fait que ça prend un peu de temps à rédiger, mais c’est maximum deux mois d’habitude. Là, heu, pour rien vous cacher j’avais laissé le soin de monter la vidéo à quelqu’un qui ne l’a jamais fait, entre temps OVH a fait flambé mon serveur et mon serveur de secours, j’ai donc dû retourner à une vieille version de mon site et la mettre à jour (en plus de réinstaller tout mon serveur), ensuite j’ai dû organiser et faire mon déménagement, après m’être installé, il y a eu un orage qui a fait flambé mon alimentation et endommagé mon disque dur de travail, j’ai donc dû acheter un nouveau disque et j’en ai profiter pour réinstaller de zéro mon PC. Et je vous parle pas des soucis de santé de mes chatons.
Bref, la vie m’a fait me concentrer sur d’autres trucs que mes articles et j’ai monté la vidéo un an après.
Voilà, voilà.

Je crois que c’est le plus gros laps de temps que j’ai jamais eut entre la finition d’une œuvre et son poste ahah.


Parcours de Scotis en illustration

Vers 2021 et au delà !

Je suis tombée sur ce meme de Kamaniki (retrouvable ici) en novembre dernier et je me suis dit, pourquoi pas poster ça en janvier ? C’est intéressant de voir comment j’ai évolué depuis mes débuts « sérieux » dans le dessin, malgrès de nombreuses longues pauses.

J’ai passé de nombreuses heures à farfouiller internet à la recherche de vieux dessins de moi que j’ai pu oublier d’effacer (oui, j’ai très rapidement honte de moi-même). Ce fut l’occasion de pas mal rire. J’aime beaucoup mon moi du passé.

Scotis
Illustration de 2007 à 2021

C’est l’année où j’ai découvert via Equideo que des gens dessinait et pire, coloriait sur leur ordinateur. Genre, c’était possible quoi. Et je m’en doutais même pas. J’ai donc télécharger photofiltre et en avant ! C’était long, j’avais des crampes autour de ma souris, mais ça m’amusait et j’y passais de longues heures. J’étais plus qu’inspirait par mes artistes préférés.

Une amie de ma mère m’avait offert ma première version de Photoshop. J’ai découvert avec joie les calques et brushs.

Je ne me rappelle pas avoir tellement dessinait ces deux années-là. Mais j’ai vers fin 2010 découvert HARPG et découvert que je pouvais sans aucune honte élever des tonnes de chevaux et réaliser du hoarding virtuel. Vous pouvez d’ailleurs remarquer ma yulequine que j’ai toujours six ans plus tard. Je suis fidèle à mes pixels.

Mes années HARPG sur DeviantArt, mais aussi mes débuts du « je dessine partout » qui se traduit par  » je dessine sur mon téléphone » très souvent dans le bus. Peu d’observation, mais je m’amusais comme une petite folle.

Pas beaucoup de dessin, pas mal de changement dans ma vie et de baisse de moral. Je remercie mon amoureux d’avoir été là pour moi, parce que c’était pas toujours drôle dans ma tête. mais j’ai commencé à faire du croquis d’après modèle et ça m’a beaucoup aidé..

C’est l’année où j’ai vraiment arrêter de dessiner pour les autres et où j’ai commencé à me faire plaisir. Oui, c’est possiblement débile, mais c’est vraiment là que j’ai compris qu’avant de vouloir montrer des beaux trucs aux autres, il fallait que j’apprenne à dessiner ce que moi j’aimais ou voulais faire. Les dessins étaient pas toujours super technique, ne partait pas toujours d’un sujet alambiquer, mais c’était des sujets qui me tenaient à coeur ou que j’avais envie d’exprimer. Au final, c’est à partir de là, que j’aime mes dessins (même mes moches).

Niveau illustration, encore une bonne année. Plus de feuilles volantes et de WIP ou croquis que je ne pourrais jamais en garder. Beaucoup d’apprentissage et d’essais (souvent loupé), mais là encore, une de mes meilleures années. J’ai appris à dessiner des humains, j’arrive quasi sans soucis à représenter ce que j’ai en tête, je n’ai quasi plus honte de montrer mes dessins (même mes moches). Bref, je suis épanouis et heureuse.

Parcours de Scotis en illustration

C’était l’année où je me souhaitais plus de dessin finis … et je l’ai fait ! Je n’ai pas ralentis mes croquis, j’ai donc beaucoup appris en parralèle, mais j’ai prit le temps de réaliser autrement mes croquis et thumbnails pour finir plur rapidement et sans perdre mon idée de base mes illustrations. J’ai aussi enfin commencé à peindre sérieusement des fonds et … ça m’a fait faire un sacré bond en avant ? Rajoutons à ça ma reprise de l’aquarelle et ça a été une année bien heureuse pour moi, 2017 (au moins côté dessin).

Parcours de Scotis en illustration

L’année où j’me suis donnée à fonds sur mes illustrations persos, que ce soit en aquarelle, en composition, en couleurs, en fonds, en tout. J’ai relevé de sacré défis (comme enfin me mettre à la perspective) et ça a donné ! Encore un bond saut en avant dont je suis fière !

Pas mal de saut en avant niveau décor et composition, un peu de stagnation niveau chevaux, mais beaucoup de fun et toujours plus de défis relevé ! J’me suis encore donnée à fond et je pense que ça se voit. Je tâche aussi de plus réfléchir à mes symboliques quand je peins, ce qui donne des illus qui me plaisent d’autant plus.

L’année 2020 on s’en souviendra toustes je pense … Ma créativité a un peu fui, ainsi que ma motivation, j’ai peu dessiné, mais ! Oui, il y a un mais positif : techniquement parlant je me suis concentré à expérimenté pas mal d’angle, de nouvelles façons de faire mes textures et mieux utilisé mes brush. Techniquement, j’ai donc beaucoup progresser, même si je sais pas si les gens peuvent le voir ? Enfin, moi je le sais, donc je suis contente. J’ai aussi fait pas mal de progrès niveau gestion de ma perspective.

En avant vers 2021+ !

Cette année, je vais pas dire que je suis un peu triste que 2020 soit fini, parce que je pense que collectivement on est fin heureuxse que ça soit fini ahah. Bon, ceci dit, j’ai toujours un brin de nostalgie parce que quand même, une année de fini. Mais ça veut dire que 2021 sera encore mieux ! Remplie de croquis, de couleurs et de nouvelles choses !
En tout cas, c’est tout ce que je nous souhaite pour 2021 : plein de nouvelles choses (positive si possible cette année, les mutations de 2020 ça suffit bien).

Pour 2021 ?

Je me souhaite de retrouver un rythme agréable pour peindre et plus de fun dans mes oeuvres. J’aimerais expérimenté avec plus de thème équin dans des décors urbains, à voir comment je m’en tirerais.

En vous souhaitant une bonne année 2021 pleine de bonheur <3 !


Anarchie

Je vous montre souvent mes chevaux que je peins pour m’échauffer le matin et maintenant que je suis à l’aise dans mon workflow, je me suis dit que ça serait sans doute intéressant pour vous de voir comment je fais !
Au passage ça me permettra d’illustration facilement quand j’explique comment je peins : avec un gros pinceau les grosses zones, je peinturlure jusqu’à ce que ça me plaise avec de plus en plus petit pinceau, je lisse, je repeins certains détails (parce que vous en conviendrait, c’pas tout clair tout ça).


Le demi-sang - Illustration de Scotis

Le demi-sang

Né de notre peur de manquer de nourriture et de notre peur du froid, il naît dans le sang écarlate qui fond la neige, éclairant de rouge le paysage et d’un craquement, déchirant la nuit.

Le demi-sang - Illustration de Scotis

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
2h30
Inspiration(s) musicale(s) : Gossip – Casualties of war

Détail(s) et inspiration(s) :

En plus de mon article, j’ai une vidéo que j’ai fait à vous présenter !

1. J’ai bien fait les choses, j’ai même gardé mes recherches ! Entre ça et la vidéo, vous pouvez pas dire que j’ai pas bien fait les choses ce coup-ci ahah.

À droite on peut voir ma première idée qui ne marchait pas assez bien à mon gout. J’ai refait à part le cheval, parce que c’était selon moi le pire de l’idée. Finalement, j’ai aussi revu l’image à partir du croquis du cheval, avant de changer la composition, puis les couleurs, jusqu’à avoir l’image en bas à droite qui me plaisait.

2. Sur un nouveau document, j’ai repeint le décor et copié le croquis du cheval.
Le but est d’avoir rapidement les éléments principaux pour pouvoir peindre rapidement.

3. Sur le cheval, j’ai commencé à faire les volumes et ombres. Je peins juste rapidement, histoire d’avoir une idée des couleurs et de l’anatomie.

Sur le décor, j’ai peint le sang au sol et rajouté des sapins devant la forêt, pour créer de la perspective et qu’on voit moins que j’ai utilisé un brush. Et … je sais pas où sont passés ses arbres, justement. Ils ont disparu à un moment, je saurais pas dire quand/pour quelle raison, parce qu’ils rendaient bien.
Press f to pay respect.

J’ai aussi repeint un peu le ciel en rajoutant du rouge et refais quelques nuages.

4. Après avoir peint un peu plus de détail sur le cheval, j’ai globalement peint plus de détails sur le sang au sol, ainsi que fait les ombres.

5. La neige ne me plaisait pas, j’ai donc repeint par dessus en rajoutant plus de textures et de teintes pour avoir un rendu plus poudreux.

J’ai aussi peint de la profondeur dans le sillon de sang, ainsi que des éclats sur le cheval.

6. Avec le décor presque fini, j’ai donc peins le cheval en entier.

J’ai en cours de route transformé le masque en juste de la peinture. L’idée du masque était pour renforcer l’idée de cacher sa véritable nature (né du sang), mais je trouvais finalement plus sympa l’idée de toujours présenter sa véritable naissance à toustes.

J’imagine ce cheval comme né du pire de l’hiver, mais portant le rouge qui annonce le retour de la chaleur.
L’été ne masque pas l’hiver.
L’hiver annonce l’été.

Le demi-sang - Illustration de Scotis

Après mon éternel dernier modifiage de colorimétrie, j’ai fini !
Et tadaa !

(ç’aurait encore mieux rendu avec les arbres devant la forêt, zut)

C’est pas morbide

Bon, en fait, si. 

À la base c’était une sculpture de verre représentant une femme sortant d’un miroir qui m’a fait me dire « et si je peignais un cheval qui émerge d’un lac gelé ! », le lac m’a fait pensé à la Dame du Lac, qui m’a fait pensé à Perceval ce qui m’a rappelé un passage de Perceval de Chrétien de Troyes où Perceval compare du sang dans la neige à je-ne-sais-plus-quelle-dame (amour courtois et image qui m’a perturbée gamine), ce qui m’a donné l’image d’une jument naissant dans le sang sur de la neige.

Le fait que c’est de nuit, j’avais juste envie de peindre un ciel nocturne et j’aimais assez l’idée de peindre du rouge sur du bleu plutôt que du blanc.

On va dire que c’est mon dessin gore de 2020 (j’en avais pas fait depuis « Je n’ai plus d’ectoplasme » en 2018 (si on compte pas les squelettes comme du gore).

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


Cheval en fauvisme par Scotis

Mon mouvement artistique favoris

Quand on me demande quelles sont mes inspirations, je réponds du tac-au-tac : Ji-di, Steven Universe et les poneys. Pourtant j’ai grandi en passant pas mal de week-end dans les musées et j’ai même fait trois ans d’histoires de l’art. Les mouvements artistiques, je connais aussi. Et si j’ai des goûts assez classiques, j’me suis dit : pourquoi pas en parler ? On parle jamais assez des classiques.
(Old but gold, comme disent les anglophones)

Qu’est-ce qu’un mouvement artistique

J’vais plus ou moins paraphraser Wikipédia, parce que ce site explique bien mieux que moi.

Un mouvement artistique ou courant artistique est un ensemble d’artistes et/ou de leurs oeuvres qui se ressemblent (que ce soit par l’idée ou visuellement).
Généralement, on associe le mot mouvement artistique lorsqu’on peut clairement le définir théoriquement.
Du côté du courant artistique, c’est plus flou et souvent ça vient après la fin du mouvement artistique pour désigner des tendances (stylistique ou d’idée). Les courants sont définis par les artistes eux-mêmes ou des critiques extérieurs.

En gros, on respecte l’adage : qui se ressemble s’assemble.

Cheval en fauvisme par Scotis

Fauvisme

Ce fut un mouvement très rapide et très régional. En France, de 1903 à 1910 est né ce courant qui s’inspire des peintures post-impressionniste. On a longtemps labélisé ce mouvement comme étant brutale, d’où le surnom  » fauvisme  » (à comprendre dans le sens qu’on compare les artistes à des fauves qui ne respectent rien). On le reconnait par les couleurs chromatiques très marquées, des contours secs et des larges aplats de couleurs vives (certains diront violente), le tout en se basant quasi-exclusivement sur l’instinct en séparant couleur et sujet, afin d’accentuer le ressentit et la réaction du public.
En lire plus sur Wikipedia sur le Fauvisme.

Ce qui me plait par-dessus tout dans ce mouvement ? Les couleurs !

Les couleurs sont toujours très pures et contrastées. L’utilisation des sous-couches d’une couleur différente est très présente et donne une nouvelle profondeur aux sujets. Les palettes sont souvent trop violentes à mon gout, mais ça explose de sensations dans mon œil et c’est toujours un plaisir de sentir les émotions d’un arbre ou d’un ciel.

Je préfère ce mouvement quand il représente des paysages que des humains. Les portraits me mettent toujours un peu mal à l’aise. C’est sans doute le face à face avec les émotions des portraits, plus que leur fidélité qui me fait ça.
Quand on représente quelqu’un en cherchant à être le plus juste, on cherche pas à me présenter une personnalité, des goûts, des émotions et c’est plus solennel et me donne moins envie de détourner le regard de malaise.

Art nouveau

Mouvement artistique principalement de 1890 à 1910 il peut se résumer par son utilisation des courbes coup de fouet. On y retrouve beaucoup représentées les femmes et la nature, tout en courbe et assymétrisme. On y retrouve beaucoup d’influence symbolique, des mythes et folklores. International, tout le monde le connait ce mouvement-là.
C’est ce qu’on appelle un art total dans le sens qu’on le retrouve dans les affiches, peintures, meubles, dans l’architectures, les vitraux … bref, partout.
À part les arabesques, on peut aussi caractériser l’art nouveau par ses couleurs particulières, ses ornementations inspirées de la faune et la flore et le surplus de détails et textures.
En lire plus sur Wikipédia sur l’Art nouveau.

Ce qui m’attire le plus dans l’art nouveau c’est les sujets et les textures.

En même temps un mouvement quasi-exclusivement tourné autour de la représentation de la nature, c’était sûr de me plaire … Mais c’est surtout que c’est une invitation à s’échapper du monde réel pour retourner à une vie sauvage, libre et clairement imaginer. Le tout en projetant une douceur qui apaise.

Il y a aussi la gestion des détails et textures. Les objets ou peintures art nouveau débordent toujours de couleurs et textures, sans jamais perdre en lisibilité. C’est principalement des aplats, dans des palettes très uniforme, mais pas monochrome qui laissent imaginer la texture des choses. C’est le genre d’oeuvre où j’ai envie de coller mon nez dessus pour mieux voir.

Et surtout : c’est jamais figé, toujours en mouvement.

Dans un répertoire un peu différent, mais pas tant que ça, on a le mouvement Arts & Crafts (c’est le concurrent anglo-saxon de l’Art nouveau). Je l’aime aussi beaucoup et c’est un peu réducteur de le mettre comme ça en fin de paragraphe décrivant l’Art Nouveau, mais j’aurais répété ce que j’ai dit pour le décrire, donc je préfère quand même le ranger ici.

 

Cheval art-deco

Autres mouvements que j’aime bien

Si le Fauvisme et l’Art nouveau sont mes deux mouvements artistiques favoris, ce ne sont pas les seuls à me plaire ou m’influencer.

L’impressionnisme est un énorme mouvement que j’adore également. Plus doux que le fauvisme, on y voit beaucoup plus la texture du pinceau et on y voit plus de travail de la lumière, sans perdre de vue le ressenti plus que la fidélité du sujet.
C’est plus pictural, toujours poignant. C’était mon mouvement favori quand j’étais petite, j’ai grandi baigné dedans et j’en avais plein de cartes postales achetées en musée.

Dans une moindre mesure, le Dadaïsme m’influe aussi dans sa remise en question des conventions (que ce soit esthétique, qu’on place sur sois ou convention sociale).
Je déteste autant ce mouvement que je l’apprécie. J’apprécie son principe de base et pas mal des réflexions qui en découlent, mais je déteste le côté condescendant de pas mal des artistes l’ayant cré et qui cherchait à tout prix à ce qu’on rentre dans leur moule/leur façon de pensée (superbe pour un mouvement censé libérer la parole).

Il y aussi plus lointainement le Symbolisme qui me parle, l’Expressionnisme ainsi que les Arts bruts.

Je crois que pas mal de mouvement ont quelque chose qui me parle. C’est ça qui est bien avec les inspirations, on regarde partout et on y trouve ce qui nous plait pour l’inclure dans nos propres créations.


Ring / Anneau (Inktober)

Ah Inktober … Cette année j’étais pas décidé si je le faisais ou non. Il y a deux ans, c’était une évidence que oui pour me forcer à dessiner tous les jours, l’an dernier c’était une excuse pour expérimenter à l’encre et l’aquarelle. Cette année j’étais pas vraiment motivé et je m’étais pas trouvé d’excuse pour le faire.
Donc, j’ai tenté de participer sans me forcer au grès de la motivation.
Bilan ? J’ai réalisé trois illustrations et un brouillon d’un quatrième.

Autant dire que j’ai pas franchement été au top. Mais voilà la première des quatre illustrations qui est à mon sens la meilleure.

Détails techniques

Matériel(s) : papier aquarelle, crayon aquarelle, entre de chine noire.
Taille du document : 10,5 x 14,8 cm
Temps :
1h30

Détail(s) et inspiration(s) :

En plus du prompt officiel, j’ai décidé de suivre un prompt d’aventure. Juste un mot ça m’inspire jamais, c’est pour ça que j’avais jusque là jamais suivi le prompt officiel.

Du coup je suis partie sur la première idée que j’ai eue : aller chercher sur Pinterest une image que j’avais mise de côté il y a quelques mois. Il s’agit d’une photo par PK Photography d’un arbre sur un temple à Angkor, au Cambodge.

1. En m’aidant d’un quadrillage et de la photo, j’ai refait rapidement un croquis de ce que j’avais en tête sur Photoshop. J’avais pas trop envie de passer 15 ans sur le croquis et j’aurais dû : même si sur le lineart j’ai corrigé un brin le positionnement des personnages et la taille de la bague, j’me suis rendu compte après coup que j’avais un rat géant et une bague aussi haute que le trottoir.

2. Toujours sur Photoshop j’ai fait un lineart rapidement, enfin, une version plus propre du croquis.
Avec un crayon aquarelle je l’ai ensuite reporté sur mon papier final.

3. Avant d’attaquer l’encre, j’ai fait rapidement un test sur Photoshop. Comme je débute à l’encre, ça m’a permis de me focaliser sur la dilution des pigments et la pose, sans me soucier de faire des choix sur la teinte que je voulais.

4. J’ai fait une vidéo, donc je me permets de vous dire de la regarder pour comprendre comment j’ai peint, mais globalement, j’ai fait mes mélanges sur une palette et peints endroit par endroit, en repassant sur les zones déjà peintes à certains endroits pour créer des ombres.

L’InkTober c’est fini pour toi ?

J’en sais rien.

Maintenant que je dessine déjà tous les jours et sachant que je suis pas très encre, ni aquarelle (bien que j’adore en faire de temps à autre), me forcer pendant 1h à travailler un médium pendant 31 jours me parait énorme.

J’ai aucun souci à me poser quelques heures ici et là pour peindre à l’encre ou à l’aquarelle, mais un mois entier avec ce médium ? Pas fun.

Peut-être que du coup l’an prochain je ferais ça sur mon ordi ? J’en sais rien, en fait. J’aime l’énergie autour d’InkTober, donc ça m’embêterait de jamais reparticiper franchement, mais j’ai pas non plus envie de me forcer.

Qui vivra verra, donc.

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !