Dessiner les membres d’un cheval

Après avoir appris à dessiner le squelette d’un cheval, après avoir appris à dessiner le corps d’un cheval et après avoir appris à dessiner la tête d’un cheval, nous voilà prêts à … apprendre à dessiner les membres !

Enfin ! Me direz-vous. Oui. Enfin.
Ce sera le dernier article de la série, mais certainement pas la fin de mes articles pour vous apprendre à dessiner des chevaux ! Non, car après, on va apprendre plein d’autres choses utiles à savoir dessiner avec les chevaux, puis à peindre et bref, vous inquiétez pas, je continuerais de vous partager tout ce que je sais.

Un peu de lexiques

Il y a plein de noms un peu différents sur les membres qu’il est possible que vous connaissiez peu, bien que j’en avais déjà parlé lors du premier tuto. Pour vous aider, je vous remets le petit cours d’anatomie que je vous avais fait pour notre tout premier article sur comment dessiner facilement un cheval.
Avec ça, on parlera bien des mêmes parties des membres sans soucis.

Les antérieurs

Est-ce que vous vous souveniez de ce croquis ? Bon, si non, le revoilà, mais je vous avais expliquer que pour trouver l’antérieur, je partais de l’épaule, puis faisait mon fil de fer sur lequel je mettais un rond au milieu de la jambe et un autre rond au-dessus de l’emplacement du sabot ?
Bien, ça n’a pas bougé !

Le plus simple pour dessiner l’avant-bras de l’antérieur, c’est de faire un trait de chaque côté pour relier le genou au corps. L’épaisseur dépend d’une race à l’autre, mais la base est toujours la même.
Il ne faut pas oublier le coude qui se trouve à la jonction du membre avec l’épaule (on ne le voit habituellement presque pas quand le membre est sous le corps).

Sur cette base d’avant-bras, on ajoute un ovale bien écrasé pour l’un des muscles et tada, vous avez votre avant-bras !

Le canon de l’avant-bras part de la même logique : on relie d’un trait le boulet au genou. La seule subtilité vient du fait que sur l’avant du canon on arrondit un peu vers l’intérieur du membre.

Du côté du genou, il n’y a rien à faire, sauf si le membre est replié, dans ce cas, le genou apparaît carré et non plus rond.

Le sabot et le paturon est finalement la zone la plus complexe, donc j’en reparlerais une fois qu’on aura vu les deux membres, mais pour la continuité du membre, voilà comment je le ferais dans ce cas-ci : deux traits pour l’avant du paturon et la paroi la plus en avant du sabot, un autre trait un peu arqué pour la paroi au sol, ensuite on fini le sabot, un arrondis pour le glome sur le sabot et on rejoint le boulet !

Vu de face, le plus important à noter, c’est que l’intérieur du coude est droit, alors que l’extérieur du coude est arrondi. La seconde chose à noter, c’est que le canon est plus fin vu de face que vu de côté.

Sur le croquis ci-contre j’ai caricaturé en vert pour que vous voyiez bien ce dont je parle.

Niveau mouvement possible, j’ai retenu à force d’observation, mais c’est pas toujours clair pour tout le monde, donc j’ai tenté comme j’ai pu de montrer les différents joints de l’antérieur et leur mouvement possible ? Je dis bien tenté, parce que les croquis mécaniques c’est pas mon genre et après avoir passé 30 minutes à chercher sans succès les différents joints possibles pour tenter de faire une représentation j’ai pas trouvé, donc, heu, je vais expliquer hein.

Les joints ronds (coude et boulet) sont les articulations qui globalement peuvent aller dans toutes les directions (avant, arrière, diagonale et caetera) sans trop de restriction. En vrai, les mouvements de ces deux articulations sont limités de façon latérale, mais vous avez saisi l’idée : ça bouge dans tous les sens.

Les joints rectangulaires sont les articulations qui ne peuvent aller que d’avant en arrière. Il s’agit du genou et de l’épaule.

Comme rien ne vaut l’exemple, voici différentes positions que peut prendre l’antérieur. J’ai mis en vert les mouvements de l’épaule, pour qu’on voie bien qu’elle bouge avec l’antérieur, voir fait partie intégrante de l’antérieur en fait.
L’épaule offre une grande amplitude de mouvement !
L’antérieur peut aller pas mal vers l’avant, mais est bloqué vers l’arrière assez rapidement.

Niveau mouvement latéral, le cheval bouge peu l’épaule, mais est capable d’étendre vers la gauche et la droite à partir du coude.

Avec ses deux exemples (et mon essai de schéma d’articulation) j’espère que les mouvements de l’antérieur sont plus simple pour vous à visualiser.

Les postérieurs

Là encore, ma technique de base du fil de fer n’a pas changé depuis le premier article. Donc je vous le remets.

Je dirais que le postérieur est un brin plus complexe à représenter que l’antérieur. Pas de beaucoup, mais je sais que c’est lui qui m’a donné le plus de mal pendant pas mal de temps. C’est surtout au niveau du jarret que j’ai longtemps galéré je crois, jusqu’à avoir compris un peu mieux les volumes.

Le plus simple quand on a le membre en fil de fer, c’est de dessiner la croupe et le grasset.

En premier lieu, on trouve le haut de la croupe et la queue, puis on met un rond là où se trouve le grasset (c’est la pointe de la cuisse qui se trouve près du ventre). On peut relier le grasset à la hanche, histoire de faire un repère.

Ensuite, on trouve la pointe de la fesse, qui est généralement un peu au-dessus du milieu de la croupe et on relie la pointe de la fesse en dessous du grasset.

En créant un rond pour symboliser le jarret, on peut le relier au grasset d’un côté, et au milieu de la fesse de l’autre pour créer la cuisse.

Reste à créer un rond pour le boulet et le relier au jarret.

Bon, on a une jambe, mais le jarret est … pas bon anatomiquement. Déjà, la jonction entre l’avant du canon et l’avant de la cuisse n’est pas un angle droit, créer un genre de triangle au niveau du jarret dont la base relie justement le canon et la cuisse permet de créer facilement les volumes.
Relever l’arrière du jarret un peu permet aussi de régulariser la forme.

Ensuite, on dessine le paturon et le sabot (encore une fois, j’en reparle juste après).

Et hop, on a un postérieur tout à fait correct !

C’est le jarret qui m’a posé le plus de soucis pendant des années, alors je me permets un petit aparté.

Si je prévois sa position avec un rond, c’est une articulation qui n’a rien de rond et retenir que ce n’est qu’un rond risque de vous poser des soucis. Il s’agit plutôt d’un triangle !

Il y a deux écoles pour se souvenir qu’une partie du jarret remonte : faire un petit cercle au-dessus du jarret ou partir d’un triangle.
Je préfère la méthode du triangle, mais faites comme vous vous souviendrez et sera le plus pratique pour vous.

C’est vu de face et de dos que c’est un peu plus chaotique.
Au niveau du canon, c’est exactement comme pour l’antérieur … Et au niveau de la cuisse, vous vous souvenez dans l’article sur le corps que je vous parlais de crochets ?
Bon, bah là on le revoit !

Au niveau de la cuisse, c’est arrondi à l’intérieur de la cuisse, puis ça devient droit jusqu’au jarret, alors que vers l’extérieur, c’est plat, puis au niveau de la jambe ça crée un rebond.

De face, le jarret je le vois et dessine comme un losange. Ça aide de s’en souvenir comme ça.

De dos, là aussi je le vois comme un losange, mais je fais remonter un peu la pointe la plus en haut, cela retranscrit bien le volume de l’arrière du paturon.

C’est dur en 2D de retranscrire un volume, mais la pointe du jarret remonte jusque dans la cuisse, en fait.
C’est bon à garder en mémoire pour l’étape où l’on peint ou juste parfois pour montrer la profondeur du membre dans les dessins.

Niveau mouvement avant-arrière du postérieur … Eh bien, il n’y a pas tellement de limitation.
Le cheval peut se gratter l’oreille avec le postérieur et donner des coups de culs, après tout. Le postérieur peut aller bien sous son ventre tout comme s’étendre loin de lui, selon les besoins.

Le postérieur peut également remonter assez haut ! Cependant, il ne se plie pas en trois entièrement, il y a toujours un petit angle de vide au niveau du pli sous la fesse et celui du jarret. Ces petits triangles peuvent être très légers et peu perceptibles, mais ils existent toujours et il est bon de les garder en mémoire pour ne pas faire remonter le jarret dans la croupe.

Niveau côté … Le cheval peut faire venir le membre bien sous son ventre, bien qu’il dépasse rarement l’autre membre et en remontant bien la hanche, il arrive que le postérieur parte bien vers l’extérieur.

Et parce que ça me semblait une bonne représentation visuelle, je reprends mes schémas de joint pour vous montrer les articulations ! 

Au niveau de la hanche, la souplesse du cheval est sa limite, mais globalement, la hanche permet de bouger en tout sens le membre.

La cuisse de son côté se plie uniquement vers l’arrière.
Le jarret de son côté se plie uniquement vers l’avant.

Et le boulet ? Eh, bien, dans tous les sens, en fait.

Les sabots

À la fois le plus simple élément des membres à dessiner, mais aussi le plus galère dès qu’on change l’angle. Je sais de quoi je parle, je galère toujours à mort !

Le paturon part vers l’avant, le sabot part vers le sol, en continuant un peu le mouvement vers l’avant du paturon.
J’ai mis ça en avant avec les traits verts sur le croquis.
On aurait envie de faire un seul trait partant du boulet pour former l’avant du sabot, mais il y a bien deux directions distinctes.

Pour le talon du sabot, il faut noter qu’il a la même direction que l’avant.
Au-dessus du talon, il y a les glomes, il s’agit d’un petit rebond qui va ensuite dans le creux du paturon qui remonte ensuite sur le boulet.

Vu de l’arrière sur le talon du sabot, on note au passage que le sabot est plus fin à cet endroit-là, on voit bien l’arrondi des glomes et le creux du paturon.

Et le dessous du sabot dans tout ça ?
Il y a plein d’angles, c’est galère. Le plus simple pour s’en sortir, c’est de créer la forme du sabot (c’est un rond avec l’arrière affaissé), créer le contour intérieur qui fait la bordure du sabot, mettre la fourchette (c’est le triangle en plein milieu) et à partir de là, créer la profondeur de la bordure du sabot, le glome et tous les détails quoi !

J’apprends encore à représenter cette zone, donc pour le moment c’est assez dur de vous expliquez ma façon de faire et je préfère ne pas trop dire de bêtise.
Je reviens éditer cet article avec plus de détail quand je saurais mieux dessiner les sabots, promis !

Et avec cet article j’ai fini ma série sur comment savoir dessiner un cheval ! J’ai tenté de les faire aussi complets que je pouvais, j’espère vous avoir appris pas mal de choses !

Si la série est finie, ce n’est pas pour ça qu’on ira pas plus loin dans notre apprentissage des chevaux, je compte déjà revenir (après une pause bien méritée) avec d’autres articles complets sur des détails qu’on a pas vus tels que les coiffures possibles, les expressions, les différences entre les races et ce genre de détails que j’espère que vous adorerait autant que moi !


Dessiner la tête d’un cheval

On a vu comment réaliser facilement un squelette pour dessiner un cheval avec une bonne anatomie, on a apprit à dessiner en détail le corps (avec la croupe, les épaules et le ventre), il est maintenant temps d’apprendre à faire en détail la tête et l’encolure des chevaux !

Encolure, implantation des crins, oreilles … je vais tâcher d’être aussi précise et claire que je le peux pour vous aider à dessiner au mieux vos chevaux !

Dessiner la tête

Comme on a pu le voir dans l’article où j’explique longuement comment obtenir un croquis correcte d’un cheval, la tête c’est deux ronds.

Avec ça, vous avez une bonne base pour représenter votre cheval, quel que soit l’angle. Bon, bien sûr ça ne vous donne pas l’emplacement de tous les éléments que l’on trouve sur la tête d’un cheval tel que les oreilles, les yeux, les naseaux ou le bout du nez, mais c’est une base quoi.

Ce coup-ci, on va pouvoir sauter directement à l’étape « comment que je dessine » sans passer par le cours d’anatomie (ouf) ! Eh oui, tout le monde sait ce qu’est une joue où une oreille et à priori je n’aurais pas grand chose à préciser.

Dessiner la tête

On a deux ronds, super ! Maintenant, on va voir pour quand même aller plus loin que les deux ronds pour dessiner la tête correctement, hein.

Je ne sais plus si je l’ai dit, mais au cas où : le ronds comprenant le bout du nez est environ à moitié moins grand que celui comprenant la joue et le front.

Après avoir placé ses deux ronds, on a normalement de quoi trouver tout le reste ! Les oreilles, les yeux, les naseaux et la bouche auront leur partie d’article dédié, donc je m’attarde pas de suite dessus.

Je vais par contre mettre en avant la joue qui est une part assez importante de la définition de la tête d’un cheval. Un des trucs les plus important, c’est de voir que l’arrière de la joue rejoint globalement l’arrière de l’oreille, cela crée un angle à la joue et mâchoire plus ou moins prononcé selon le cheval.
Vu du dessous, on voit bien les deux joues : entre les deux, le cheval à sa gorge et l’auge, une partie creuse qui fait que la seconde joue ressort bien.

J’ai tendance à partir directement du cercle, mais certain artiste écrase ce premier cercle au niveau des joues pour avoir un ovale et une forme qui ressemble bien plus à la tête d’un cheval. A vous de voir ce qui est le plus simple et/ou pratique pour vous.

Le chanfrein n’est pas juste un rectangle sur le haut de la tête du cheval, comme je l’ai fait pendant un temps et je sais que pas mal de gens pensent.
Le plus simple pour représenter correctement le chanfrein, c’est de garder en mémoire ces trois formes-là (le croquis vert à gauche).
Il permet de localiser le front et donc les yeux plus facilement, mais aussi le bout du nez, donc les naseaux. Quel que soit l’angle, vous savez placer l’arcade sourcilière de votre cheval pour l’œil qui ne vous fait pas face et c’est juste super pratique.

Note : tant qu’on est sur les surfaces de la tête, si le chanfrein est relativement plat, le côté du visage n’est pas une seule surface, il y a en fait le rebond de la joue et une surface incurvé entre le chanfrein et l’hypophyse zygomatique (le haut de la joue).

Hypophyse zygomatique.
Je le met en premier, parce que ce mot j’ai GALERER à le retenir lors du passage de mon galop 2 et que maintenant il est gravé dans mon esprit.
Bref.

Cette partie représenté par un petit angle est super importante quand il s’agit de peindre : elle délimite les bords de la joue et permet de trouver les autres volumes du visage !
Pour la trouver il suffit donc simplement de trouver la joue et paf, l’hypophyse. De rien.

Je trouve toujours ça intéressant à savoir, mais quand le cheval ouvre la bouche, la joue ne bouge pas (ou presque pas), la mâchoire bouge sensiblement (peu au niveau de la joue, beaucoup au niveau du menton) et le menton du coup bouge genre beaucoup.

J’y reviendrais, mais quand le cheval ouvre la bouche, les naseaux sont tirés vers le bas (quand le cheval n’ouvre pas grand les naseaux pour respirer fortement).

Je voulais juste souligner rapidement quelques trucs : de dos ou 3/4 dos, on voit bien l’œil et l’arcade sourcilière ressortir de la ligne du chanfrein.
C’est cette position particulière de l’oeil (ainsi que son inclinaison horizontale et sa pupille horizontale) qui fait que le cheval voit à presque 180°. Il ne faut pas l’oublier.

Et les joues, de face ressortent bien, il ne faut pas non plus les oublier.

J’vous ai mit en avant que le chanfrein droit classique dans cette article jusque-là, mais je voulais parler rapidement du fait qu’il y a d’autres types de chanfrein, en fait ! Cela change selon les races, mais voilà tout ceux que je connais :
1. chanfrein ultra-concave (très concave quoi)
2. chanfrein concave
3. chanfrein rectiligne (le classique quoi)
4. chanfrein trapezoidal
5. chanfrein convexe
6. chanfrein ultra-convexe (très convexe quoi)

Dessinez les yeux

Pitiez pas de sourcil.

Je sais que la plupart d’entre nous ont grandit avec Spirit et la tonnes d’artistes qui ont suivit le mouvement, mais les chevaux n’ont pas de sourcil. Si vous chercher à humaniser vos chevaux, pas de soucis, on lit plus facilement les expressions quand il y a des sourcils, on est humains, on lit plus facilement les expressions humaines. Mais je suis ici pour vous apprendre autant que je peux à dessiner des chevaux anatomiquement correcte et … non, pas de sourcils sur un cheval. Deso pas deso.

Une chose à se rappeler sur les yeux qui est super-méga importante (autant que les sourcils), c’est que les yeux sont sur les côtés. Pas devant comme les chats, chiens, humains ou autre prédateur, mais les côtés. Ceci, plus la pupille horizontale font que les chevaux vois à 360° ! Pratique pour un herbivore !

L’œil est une balle de ping-pong. Un bon gros rond sur le côté du visage. J’ai tendance à les dessiner en forme d’amande, mais c’est pas bon du tout et un bon gros défauts de moi. C’est un rond qu’il faut dessiner !
Le plus simple c’est de littéralement faire un cercle et placer sur les contours de votre cercle le canal lacrymal et les paupières.

L’iris prends tout l’œil. En théorie, vous ne voyez le blanc de l’œil que quand le cheval panique.

La pupille de son côté est un rectangle horizontale qui prends la quasi totalité de l’œil.

Niveau placement, l’œil est au 3/4 de la tête, environ.

Petite note que je savais pas où la placer, mais entre la tempe et l’arcade sourcilière, on trouve un petit creux que l’on appelle la salière : c’est ce que j’ai tenté de mettre en avant dans le croquis ci-contre en mettant les volumes en vert et la salière en marron clair.

N’hésitez pas à prendre des photos comme modèle pour apprendre, mais voilà comment on peux représenter l’oeil d’un cheval assez simplement.
Il est à noter que les cils sont sur la paupière supérieur, vers les oreilles et assez long : souvent en se plaçant d’un côté du cheval on aperçoit les cils de l’autre côté. Le canal lacrymal est assez visible également.

Autre petite note, un cheval a un léger angle mort devant le bout du nez et un plus important angle mort derrière-lui, de ce fait vous le verrez très souvent tourner la tête pour fixer avec l’un de ses yeux un objet/paysage/autre. Jamais vous ne verrez un cheval fixer de face : c’est un herbivore avec les yeux sur le côté, pas un prédateur (c’est pour ça que les chevaux de skyrim sont flippant : ils vous fixe du chanfrein et pas de l’oeil).

Dessinez les oreilles

Les oreilles sont l’une des parties les plus expressives du cheval, enfin, peut-être pas les plus expressives, mais celle que les humains repèrent et apprennent le plus rapidement pour comprendre le cheval.

De manière globale, les oreilles pointes vers ce que le cheval écoute ou ce sur quoi il est concentré. Sauf quand il les aplatis sur son encolure parce qu’il est colère, mais on reverra ça quand j’écrirais mon article sur les expressions du cheval.

Pas mal d’artiste considère que l’oreille est un cylindre que l’on coupe. Et je vois ce qu’ielle veulent dire et j’approuve l’idée, mais personnellement, cela me déconcentre plus qu’autre chose ? Du coup, voilà un croquis de la méthode au cas où elle vous aiderait, mais que je suis incapable de vous expliquez plus longuement parce que je ne l’utilise juste pas.

Les oreilles, je vais étonner personne, ça se place au sommet du crâne, une de chaque côté. Je les mets habituellement à l’arrière du cercle qui forme le crâne du cheval. C’est un placement qui marche toujours.

Je ne le fais pas toujours, mais c’est toujours bon de le savoir parce que ça aide, mais les oreilles sont légèrement courbés vers l’intérieur et une bonne façon de retrouver facilement cet angle, c’est de dessiner un arc de cercle au-dessus. Généralement je ne le trace pas jusqu’au bout, mais savoir le trouver aide, donc gardez ça en tête.

Quand je dessine une oreille, j’ai tendance à directement partir du contour quasi-finale (le premier croquis vert ci-contre), c’est ce bord qui signifie la direction de l’oreille et son placement, c’est le plus simple à trouver si ça va bien, l’oreille ira bien.

Pour partir de cette forme, on peut partir d’un genre d’œuf bien écrasé sur le sommet, puis on fait une pointe vers la base de l’oreille et on crée un petit débord qui va vers l’intérieur : tadaa une oreille !
On rajoute un contour intérieur pour avoir l’intérieur de l’oreille et (là ça va vous rappelez la méthode que je vous ai présenté) on fait la base qui ressemble à un cône.

Les oreilles d’un cheval sont très mobile, elles peuvent bouger indépendamment l’une de l’autre, pivoter sur elle-même et se baisser et se dresser. Très pratique pour écouter tout autour de sois !

En suivant la direction vers lesquelles sont tournés les oreilles, on peut définir ce qui retient l’attention du cheval.

Dessinez le bout du nez

En résumé : la main du cheval. C’est dans sa zone d’angle mort devant lui, mais entre ses vibrisses très nombreuses et sensible qui lui permettent d’explorer facilement devant lui et son bout du nez qui lui permet de fouiller l’environnement … autant dire que le cheval est bien équipé et que pour un cheval malin, ouvrir un loquet est simple pour peu que la motivation est là. La plupart des débutants sont surpris de la force qu’il a au niveau de sa lèvre supérieur et c’est une partie du corps du cheval que j’admire toujours.
C’est super bien fichu un cheval.

Trève de bavardage, les naseaux au repos, c’est une virgule, en mouvement plutôt un genre de six et en plein effort carrément un rond avec un gonflement de la partie reliant les naseaux au chanfrein. Les naseaux sont une partie qui bouge pas mal.
Notons que le cheval ne respire jamais par la bouche, c’est pour ça que les naseaux semblent extensible pour permettre une bonne respiration.

Un cheval qui bouge, éternue, explore son environnement ou juste se détends, c’est une foultitude de mouvement possible pour les naseaux … Généralement, la lèvre supérieur qui bouge tire les naseaux avec elle. Pensez-y !

Les serpents sortent leur langue pour respirer les particules d’odeurs qui les intéressent et les analyser en profondeurs … les chevaux font ce qu’on appelle le flehmen pour capter les odeurs particulièrement intéressantes avec leur lèvre supérieur.

Il s’agit de presque retrousser la lèvre supérieur, en levant la tête et en écrasant les naseaux.
Sexy.

Pas de mains, mais une lèvre supérieur préhensile !
Bon, on a déjà plus ou moins vu avec les naseaux, mais ce muscle de la lèvre supérieur est un muscle très utile pour le cheval. Niveau dessin comment ça se passe ? Il peut se représenter par un rectangle arrondis sur les angles du dessus. Généralement, on ne fait que le sous-entendre en plaçant un trait au dessus ou alors en plissant la peau au dessus si jamais le cheval relève la lèvres.

Dessinez la bouche

Je sais qu’on a déjà vu la lèvre supérieur avec les naseaux, mais c’était plus simple à regrouper comme ça. Là on va voir tout le reste !

J’vous ferais pas l’affront de vous indiquer où se trouve la bouche sur un cheval hein, j’pense que vous savez.

Niveau taille, la commissure des lèvres se trouve généralement juste à la fin du menton. C’est pas bien compliqué, quoi.

C’est la dentition qui est particulière quand on a pas l’habitude, en effet le cheval a des molaires (classique), des incisives (classique), une absence de dents qu’on appelle la barre (what ?), des dents de loups (what ?) et des crochet (sérieusement ?).

Les dents remontent presque jusqu’à l’œil (j’exagère à peine), mais même quand le cheval ouvre grand la machoire on ne voit que les incisives et les crochets. Les crochets sont comme le nom l’indique ce sont des dents pointus que possède le cheval, enfin, les étalons. Les juments n’ont pas ces fameux crochets !

Il y a ensuite un creux que l’on appelle la barre, il n’y a que de la gencive à cet endroit, c’est là que repose le mors, justement !

Naturellement, le cheval a la commissure des lèvres qui part le bas. C’est léger, mais bien visible de prêt.

On en reparlera sans doute lors d’un futur article sur le harnachement, mais quand on relève ce coin des lèvres, cela crée un petit pli.

La langue du cheval peut mine de rien sortir assez loin. Je saurais pas vous dire comment la dessiner, c’est une langue ? C’est un espèce de rectangle arrondis qui est capable de s’enrouler quelque peu sur lui-même.

Si vous devez faire retenir sa respiration à votre cheval ou faire gonfler ses joues pour une quelconque raison, en fait la joue chez le cheval est une partie osseuse … c’est donc la partie entre la joue et la bouche que vous devez faire gonfler.

Dessiner l’encolure

On sait désormais dessiner la tête, on sait dessiner le corps … il est temps de relier ses deux éléments avec l’encolure !

Je trouve que le plus simple pour l’accroche de l’encolure sur le corps c’est de se rappeler que c’est un espèce de diamant qui englobe le garrot en sommet et va jusqu’au poitrail. C’est la forme qui m’aide le plus à visualiser l’accroche de l’encolure.

Pour l’accroche au niveau de la tête, on ne dirait pas, mais c’est dans la continuation en faite : la ligne du haut continue le front, passe par les oreilles et redescend juste après les oreilles.
Celle du dessous continue le bas de la machoire comme les humains, passent entre les deux joues et continue derrière les joues au niveau de la gorge en faisant un léger arrondis (et ça ne descend pas directement sous les joues comme les humains).

Généralement (c’est à dire dans 80% des cas, mais pas sur tous les chevaux) on aperçoit clairement un creux au niveau de la jugulaire. On appelle ce creux la gouttière jugulaire d’ailleurs !
Surtout de face, je trouve ça important de savoir placer ce trait pour placer l’encolure correctement. Il s’agit simplement d’un trait qui suis la gorge en fait.

Certains chevaux, surtout les étalons (et les chevaux ibériques) ont du gras au dessus de l’encolure, qui arrondit l’encolure encore plus qu’elle ne l’est de base, cela crée un creux. C’est le trait vert au dessus de l’encolure.
Sur la plupart des chevaux ce trait n’existe pas, mais je voulais en parler en passant.

J’en ai déjà parlé dans mon article sur comment dessiner un cheval et sur mon article sur le corps du cheval, mais comme les rappels ça fait jamais de mal, voici un exemple de la flexibilité de l’encolure :

Dessinez les crins

Ah les majestueux crins aux vents des chevaux … Eh bien, on va les dompter et apprendre à les dessiner !
Les crins, quelque soit le poney va du toupet (la partie sur le front entre les oreilles) au garrot.

Classiquement, la crinière tombe d’un seul côté, mais il arrive naturellement que la crinière ne tombe pas que d’un seul côté et qu’une mèche soit de l’autre côté de l’encolure. Gauche ou droite, le côté de la crinière varie d’un cheval à l’autre. Certains chevaux avec une crinière bien fournis ont même de la crinière des deux côtés de l’encolure !

Au niveau de l’implantation, j’ai remarqué que les crins, surtout quand ils ne sont pas trop lourd (trop épais, nombreux ou longs) ont un sens et que ce n’est pas simplement suivre l’encolure. Du toupet jusqu’au milieu de l’encolure, les crins ont tendance à remonter, de la moitié de l’encolure au garrot, les crins ont tendance à descendre.
Ce n’est pas toujours visible, mais j’ai remarqué que c’est relativement le cas pour tous les chevaux. C’est donc bon à garder en mémoire pour les crins courts.

Il y a trois types de  » longueurs  » chez le cheval (en dehors des crins méga extra long de certains chevaux de spectacle). J’appelle ça longueur pour simplifier, mais c’est plus des types de crins.

Le premier est la crinière en brosse : ce sont des crins courts qui se dresse en arc de cercle au-dessus de l’encolure. Les chevaux de types primitifs ont ce type de crins, ainsi que certaines races de poneys (le plus connu étant le fjord).

Les crins courts sont la longueur naturel des chevaux sauvages ou la longueur dans laquelle on garde les crins en les coupants.

Et il y a les crins longs, qui sont plutôt vu chez les chevaux domestiques (on ne sait pas pourquoi les chevaux domestiques ont naturellement les crins plus long, par contre, c’est juste le fun-fact du jour).

Il y a aussi le cas particulier de l’Akhal-Teke (qu’on retrouve chez d’autres chevaux, mais c’est rare) du cheval qui naturellement a l’air rasé tant sa crinière est fine et presque absente, souvent sans toupet en fait.

Dans les particularités de races de ce style, on a tendance à dire que les Appaloosas (la race, pas la robe) ont des crins de rats : fins, cassant et hirsute.

C’était beaucoup plus long que je ne le pensais. Et sur pas mal de sujet j’ai l’impression d’avoir brossé la surface, mais c’est surtout un tuto pour apprendre à dessiner la tête et l’encolure, donc je voulais pas trop m’attarder. Je prends des notes au fur et à mesure que je rédige ses articles de bases, donc soyez sûr qu’on creusera le sujet dans le futur !

Maintenant en tout cas, on sait dessiner un cheval presque entier ! Ne reste que les membres à maîtriser, qui fera l’objet du prochain (et dernier) article de la série !


Dessiner le corps d’un cheval

On a vu comment réaliser le squelette pour dessiner facilement un cheval avec une bonne anatomie … Il est donc temps d’apprendre à dessiner le corps en détail !

Que ce soit la croupe, le poitrail ou le ventre, je vais tenter d’être aussi claire et précise que possible pour que ça soit simple pour vous de dessiner des chevaux dans le futur ! Et ce, quelle que soit la position de votre cheval !

Dessiner le corps

Comme on l’a vu dans l’article où j’explique longuement comment obtenir un croquis correct d’un cheval, le corps d’un cheval est composé de deux cercles.

Quand vous avez votre croquis de réaliser et que vous êtes prêt à mettre un peu en forme pour que votre cheval en fil de fer ressemble à un vrai cheval il est bon de remarquer que la croupe n’est pas tout à fait un rond … et l’épaule non plus, en fait.
Certaines personnes partent directement de ces nouvelles formes dont je vais vous parler dans cet article et n’utilisent pas de ronds. Si c’est plus simple pour vous, changer votre technique habituelle donc ! Les ronds c’est bien, seulement si ça vous aide.

Un peu de lexique

Désolé pour les gens n’aimant pas les cours d’anatomies, mais j’ai besoin de vous montrer quelques termes que j’utilise pour que dans le reste de l’article je puisse en toute clarté vous parler de ce que je dessine, sans passer par des termes alambiqués pour décrire une zone qui a déjà un nom.
Je sais que pour dessiner on a pas besoin de connaitre le nom des parties du corps d’un cheval, mais c’est plus simple pour expliquer.

Dessiner l’épaule

L’épaule peut être simplifiée en un triangle arrondi ou un genre de poire qui comprend le garrot, le poitrail et le coude.
Selon la race, ce triangle va avoir une base (la partie entre le poitrail et le coude) plus ou moins large.

Je pars d’un rond pour ma part, pour trouver l’épaule correctement, j’ai tendance à réaliser le trait de l’antérieur en fil de fer, cela me donne une idée du mouvement. Je remonte ce trait jusqu’au garrot (vaguement en suivant l’omoplate). Cela me donne la direction de l’épaule et son mouvement.
Généralement, l’épaule suit le mouvement de l’antérieur.

Je pars de l’avant du garrot pour arriver à l’implantation de l’encolure. Approximativement vers le milieu de l’épaule (cela dépend de la race) et au-dessus du poitrail.
En dessous de l’encolure et rejoignant le ventre se trouve le poitrail qui forme un autre côté de notre triangle. Ce dernier trait est rond et suit le premier cercle que j’ai placé sous le croquis.

Pour trouver le dernier côté du triangle formant l’épaule, il suffit de trouver le coude et de le faire rejoindre l’arrière du garrot.

Bon, comme vous le voyez, cela ne forme pas tout à fait un triangle … puisqu’il y a une partie du garrot qui forme un quatrième côté. Mais c’est plus simple de retenir qu’il faut former un triangle que retenir qu’il faut dessiner un quadrilatère avec une base plus grosse au niveau du poitrail. Enfin, je trouve. Retenez comme c’est plus facile pour vous !

Vu de l’arrière, le trait de la cage thoracique se superpose à la visualisation de l’épaule.

Vues de face, les épaules d’un cheval ressemblent à une poire presque ronde, la base avec le poitrail étant la partie la plus large.
Ou alors à un genre de losange ? Je trouve l’idée de poire plus facile à retenir visuellement.

Pour dessiner l’épaule de face, cette méthode fonctionne très bien, mais il faut que je vous parle plus longuement du poitrail, alors, on va passer au poitrail !

Note sur le volume :
si vous voulez peindre votre cheval, notez que la jonction entre le sterno maxillaire (le muscle qui traverse l’encolure et fini au niveau du poitrail) et le deltoïde (le muscle de l’avant de l’épaule) en partance du biceps forme un creux (sa profondeur dépend du cheval et de sa musculature).

Comment dessiner le poitrail

Pour dessiner le poitrail, il faut déjà trouver sa position.

Il est entre les antérieurs, jusque-là facile. Le poitrail remonte environ jusqu’au milieu de l’épaule, juste en dessous d’où disparaît l’œsophage.

On a donc un triangle qui forme l’emplacement global des deux muscles pectoraux qui forme le poitrail. En le séparant en deux, vous avez le volume principal du poitrail !

Je reparlerais plus en profondeur de l’encolure lors de mon tuto sur la tête, mais je considère que l’implantation de l’encolure forme un losange.

Notez que le poitrail bouge le mouvement des antérieurs et épaules, c’est que ça bouge un cheval !

De la même façon, parfois les antérieurs obscurcissent la visibilité du poitrail, surtout de face.

Avec ça, vous pouvez trouver et dessiner facilement l’avant-main, quel que soit l’angle de votre cheval !

Comment dessiner la croupe

Si vous aviez retenu que la croupe c’était un cercle, bingo ! Vous savez faire la base d’une belle croupe !

Après les croupes sont rarement rondes, en fait, cela dépend des chevaux, mais vous avez toujours plus ou moins la pointe de la fesse qui est visible.

Mon astuce pour faire une croupe moins ronde et plus correcte, c’est de tracer un trait qui part de la queue et va jusqu’à la pointe de la hanche, cela aplatit un peu le haut de la croupe.
Pour la pointe de la fesse, je considère qu’elle est au 3/4 du haut de la croupe, à partir de là, je fais rejoindre l’arrière de la cuisse au niveau du grasset.

Vu de dos la croupe est toujours assez arrondi, bien qu’on aplatit un brin au niveau des cuisses. On voit surtout les hanches au niveau du dos.
Le seul point compliqué (et encore) vient de la liaison entre l’intérieur de la cuisse avec la jambe, cela fait une accolade.

Alors, je fais un point rapide sur les parties génitales que je ne sais pas dessiner, mais n’oubliez pas que cette zone existe, voici quelques croquis pour vous donner un ordre d’idée de leur position.
Le jour où je saurais les dessiner je rallongerais le tuto.

De face, on ne distingue pas le haut de la croupe: les chevaux font assez tonneaux.

De 3/4 on voit surtout les hanches ressortir.

Comment dessiner le ventre

Le ventre est assez simple : un trait pour la colonne vertébrale qui relie l’épaule à la croupe et un rond pour le bidon en lui-même.
Bon, ça c’est dans la théorie, il y a moyen de faire mieux.

Pour le dos, déjà, il ne faut pas oublier le garrot. C’est la partie la plus haute d’un cheval (qui sert à définir sa taille). Plus ou moins saillante selon la race, c’est toujours bien de faire commencer le dos juste au-dessus de son point le plus haut.

La colonne vertébrale n’est jamais toute droite, entre le garrot et les hanches il est donc bon de créer une légère courbe.
Généralement, la zone la plus creuse est la zone juste derrière l’épaule.

J’en avais déjà parlé rapidement dans le précédant tuto « comment dessiner facilement un cheval », mais la colonne vertébrale bien que très souple ne se plie pas vraiment de haut en bas, que ce soit en extension ou en flexion (contraire à l’encolure qui est très souple)

Pour le ventre une fois que vous avez la colonne, vous pouvez représenter un cercle pour la cage thoracique.

La zone du passage de sangle qui relie le poitrail au ventre est une zone assez plate.

La zone derrière la cage thoracique allant jusqu’à la croupe de son côté est assez arrondie : attention à ne pas la faire remonter plus haut que l’épaule ! On dessine un cheval pas un lévrier ;p. On doit pouvoir tracer sans soucis un trait du bas poitrail au grasset pour tracer le ventre.

Quelques autres détails

On dessine peu souvent des chevaux sous ses angles, mais c’est toujours bien de savoir à quoi les chevaux ressemblent vu du ciel et vu d’en dessous.

Globalement, on voit toujours bien le ventre qui est un cercle écrasé, mais tout de même un cercle. À côté les épaules et la croupe est presque plate !

Vu de dessus …

… et vu de dessous !

Vu de haut, voici un exemple de flexion de l’encolure et du dos, on note sur le corps n’est pas forcément souple bien qu’il s’incurve, mais que l’encolure de son côté à une plus grande capacité de flexion !

Comment dessiner la queue d’un cheval

Je reparlerais en détail de la queue lors d’un autre tutoriel où je vous apprendrais la correspondance avec leur position et les émotions des chevaux, mais on peut quand même voir les bases !

La queue est composée de vertèbres de la colonne vertébrale, quand vous la dessinez, qu’elle soit implantée haute ou basse, elle est donc dans la continuation du dos. Leur mouvement vers le haut est donc relativement limité, bien que quelque race (comme le Pur Sang-arabe par exemple) peuvent la monter assez haut.
Niveau mouvement, bien que bougeant moins, pensez à la queue des chiens.

Il ne s’agit pas non plus d’une « queue de cheval » comme on fait dans nos cheveux, tous les crins ne poussent pas de la base : il y a une partie sans crins au niveau de l’anus (question d’hygiène) et les crins poussent tout du long de la partie où la queue se situe.

Le plus simple c’est de faire le croquis de la partie de la queue de base et de rajouter par dessus les crins selon la position et le mouvement.

Et voilà !

Ce fut un article long (et long à prévoir, écrire et illustrer), mais un article complet ! Enfin, aussi complet que j’ai pu le faire. J’ai tenté d’entrer au maximum dans le détail pour que vous compreniez ma façon de faire et mes raisons de le faire. J’ai beaucoup appris en observant de vrais chevaux et dessinant d’après modèle, donc c’est ce que je vous recommande, mais je sais combien les tutos sont bien utiles donc voilà tout ce que je sais.

Je l’ai déjà dit dans mon article « Comment dessiner facilement un cheval », mais je vais rajouter au fur et à mesure d’autres articles sur chaque partie du corps pour compléter celui-ci, jusqu’à ce que j’ai fait l’entièreté du corps du cheval, donc restez à l’écoute !


Comment dessiner facilement un cheval (avec une anatomie correcte)

Dessiner un cheval ça me parait tellement simple maintenant que ça fait … *compte* minimum 10 ans que j’en dessine. Sauf que j’ai pas débuté directement en sachant les dessiner parfaitement (d’ailleurs je sais toujours pas et j’apprends encore).

Comme tout le monde, j’ai appris au fil du temps à avoir une méthode qui donne des chevaux qui ressemblent pas à des chiens (ou tout autre animal) et surtout, qui s’adapte à la position du cheval quels que soient mes besoins.

Voilà donc une explication claire et aussi précise que j’en suis capable de ma méthode, avec mes annotations et conseils, pour que vous puissiez progresser aussi !

Pourquoi commencer par un croquis en fil de fer comme ça ?

Je pourrais en effet directement passé au croquis final où je définis grossièrement mes muscles et surfaces … mais passer directement à un cheval anatomiquement correct me fait perdre en action et donne parfois des poses très statiques …
C’est pour ça que je préfère faire un croquis très rapide avec 4 cercles et 6 traits qui me prennent moins d’une minute à faire pour avoir une position qui me convient (qu’elle soit dynamique ou statique).

Faire plusieurs petits croquis en fil de fer comme ça rapidement me permet de pivoter mon cheval, bouger une jambe ou autre très rapidement jusqu’à avoir LA position que je voulais dès le départ et que j’avais dans ma tête.
Cela rejoint la version du thumbnailing dont j’ai déjà parlé, mais centré uniquement sur un cheval.

Un autre avantage de ce genre de croquis, c’est de figer la position de mon cheval et d’avoir une idée claire en tête de ce que je veux pour l’illustration finale. C’est très incomplet, mais avec ça je sais où je vais et je me fais une idée de comment je vais arriver au résultat que je veux.
C’est un genre de plan, quoi.

Si on décompose visuellement un cheval, on remarque rapidement des formes. Vous pouvez faire ce travail vous-même et développer vos propres formes, d’ailleurs, vous n’êtes pas obligés de me suivre. Je sais que la technique que j’utilise est très répandue, je sais aussi qu’il y en a des variantes. Chacun a une façon de faire différente car on voit et perçois le monde différemment, ça n’invalide pas la méthode des autres gens, mais peut-être que ma méthode ne fonctionnera pas pour vous et trouver la votre sera sur le long terme plus productif.

Un peu de lexiques

Pour plus de clarté et pour me simplifier la vie, j’utilise les termes corrects (sauf quand je me plante huhu) pour parler des parties du corps du cheval.
Si vous n’êtes pas familier avec l’anatomie d’un cheval, vous risquez d’être perdu quand je vous décris ce que je dessine …

Donc, pour pallier à ce souci, voici un petit croquis vous montrant ce dont on va parler plus loin dans l’article !
J’ai pas noté les choses évidentes comme le dos, le ventre, les oreilles ou l’œil, j’avais pas envie de vous compliquer la visualisation des termes qui sont un peu plus précis ou des zones qui sont différentes de l’homme au niveau du positionnement.

Petit aparté de la méthode « avec des rectangles »

J’ai pas toujours fait avec des cercles, je suis passé par une étape où je partais de rectangle. C’est la méthode que j’avais lue plusieurs fois dans mes magazines et un de mes livres. J’ai donc pendant pas mal de temps utilisé cette méthode qui ne marchait … que de côté et pas de 3/4, ni de face.

Ça, c’est la méthode que j’ai apprise étant petite :
un rectangle pour le corps et la tête et du fil de fer pour le reste (j’ai mis des cercles pour aider à visualiser les articulations des membres).

Elle est peut-être bien pour vite comprendre, mais elle manque de souplesse. Pour les vues de face, les rectangles deviennent des carrés … Et pour les vues de 3/4 ? Où est l’épaule ? Où est la croupe ? On ne distingue pas grand-chose et je l’ai vite abandonné.

Cela ne veut pas dire que je déconseille cette méthode ou que je la trouve fausse. Je la trouve juste moins précise et moins souple.
Ceci dit j’en parle parce qu’elle est bonne à garder en mémoire pour quand on utilise la méthode « avec des ronds » pour se souvenir que les ronds que l’on fait doivent rentrer dans un rectangle.

La méthode « avec des ronds »

Voilà la méthode que j’utilise  : des cercles pour la tête, les épaules et la croupe et des fils de fer pour le reste (là encore j’ai mis des cercles pour visualiser les articulations).

L’avantage de cette méthode, c’est que quel que soit l’angle du cheval, on a toujours les outils pour visualiser ce que l’on désire.

La tête est donc composée de deux cercles et 2 traits. C’est simple, non ?
Bon, vous vous en doutez, c’est un peu plus complexe que ça, mais on va voir ça doucement.

Déjà, il y a le rond du haut de la tête, il contient l’implantation des oreilles, les yeux et les joues.

Et un peu plus petit il y a le rond contenant la mâchoire et les naseaux.

Il suffit de les relier avec un trait représentant le chanfrein et un second pour le reste de la mâchoire (celui-là je le relie en laissant un peu du cercle du bout du nez en dehors pour faire le menton).

Pour faire tourner la tête, il suffit de faire le cercle de la joue, puis celui du bout du nez.
Les deux cercles peuvent se superposer sans soucis et sans perte de formes. La seule chose qui changera sera la longueur des lignes.

Pour une vue où de 3/4 ou de dessus où on voit le chanfrein, je fais deux traits parallèles plutôt qu’un, parce que le chanfrein est une surface et non un trait, en réalité.

Le corps est composé de deux ronds également : un pour les épaules et un autre pour la croupe.

Ces deux-là sont de taille égale et de la même façon que pour la tête, les cercles peuvent se superposer pour faire pivoter le cheval dans diverses positions.

Il suffit de les relier pour faire apparaître le reste du torse et le dos.

Des fois, selon la position j’aime rajouter un troisième cercle qui m’aide à localiser les côtes. Je le place à cheval sur le premier, recouvrant à moitié le cercle, environ.
Cela me permet de mieux dessiner le bas du ventre, surtout dans le cas de jument enceinte (ou cheval ayant un peu trop profité des bienfaits de la nourriture).

Les membres sont … quatre traits. Deux pour chaque antérieurs, deux autres pour chaque postérieur.

Pas mal de gens ne mettent pas d’indications pour les joints (genou, jarret et boulet). J’aime bien les indiquer, ça me donne une idée plus précise de la position du membre. J’utilise un rond, mais certaines personnes utilisent aussi des losanges pour les jarrets.

Les antérieurs sont au repos des traits droits avec le genou et le boulet.
Généralement quand je le dessine, je réalise un trait de plus qui symbolise l’épaule. Cela aide à placer correctement les muscles plus tard et à trouver le coude.

Niveau proportion, le genou est au milieu de la jambe, le boulet est situé près du sol au-dessus de l’emplacement du sabot.
Il faut se souvenir que le canon (zone entre le genou et le boulet) est plus court que l’avant-bras.

Du côté du postérieur, il y a une légère courbe au niveau de la cuisse et de la jambe.
C’est léger, mais quand même bien visible.
Comme pour l’antérieur, j’aime bien marquer d’un trait le sens de la hanche. En plus ça aide à trouver le grasset !

Niveau proportion, le boulet se trouve au même endroit que sur l’antérieur, mais le jarret est un peu plus haut que le genou. Cela fait que sur le postérieur, la jambe et le canon sont de la même longueur.

Quelques notes anatomiques

J’en reparlerais beaucoup plus en détail à chaque article parlant de la partie que je décris, mais je voulais aborder quelques généralités ici avant de parler du reste. Surtout pour des reports de proportions (vu que je parle de l’ensemble du corps là).

Cela varie avec les races, mais c’est bien de connaitre les proportions les plus répandues.

Sur l’arrière-main, l’arrière du canon est aligné avec la pointe de la croupe.

Le creux au niveau de l’arrière de la jambe est généralement au même niveau du coude.

Le chanfrein est sensiblement de la même taille que le dessous de l’encolure.

Lorsque le cheval ouvre la bouche, cela ne bouge que la zone du bout du nez, pas de la joue.

Même très souple, le dos ne se plie pas, il peut se courber de façon peu-intense latéralement et verticalement, mais c’est tout.

Si le cheval pouvait rentrer dans un carré … le corps occuperait la partie haute et les membres la partie basse.
D’ailleurs, le corps est aussi long que la hauteur corps+membres.

Passer du squelette au vrai croquis

On a notre squelette de cheval avec nos traits et nos ronds. Bien, maintenant comment on passe à un cheval qui ressemble à un cheval ?

D’abord, on baisse l’opacité de notre squelette en jouant avec l’opacité du calque. Ou alors on crée ce squelette dans une couleur claire (en appuyant peu si on utilise du crayon de papier).

Sur un nouveau calque ou en appuyant plus fort, on peut maintenant peindre les détails sans soucis !

Et voilà !

C’était un article un peu long pour au final, montrer pas grand-chose, mais je voulais entrer en profondeur dans le sujet pour que tout le monde comprenne ma façon de faire et donner un maximum de conseils.

Bien sûr, cela ne fait pas un dessin de cheval bien réaliste. Manque pas mal de détail et c’est assez simpliste de dire qu’un cheval c’est juste 4 cercles et 6 traits.

Il me faudra un peu de temps, mais dans le futur d’autres articles viendront s’ajouter à celui-ci pour vous permettre de faire des chevaux plus détaillés. Je viendrais les relier ici. En espérant que cette suite d’articles vous plaise et vous aide.

Pour vous faire patienter, voici un pas-à-pas comme j’adorais étant plus jeune !

Pas à pas pour dessiner un cheval