Dernière étreinte

Et pourtant, malgré la distance, je sens encore ta présence à mes côtés. Le voile ne nous a pas totalement séparés.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
3h10
Inspiration(s) musicale(s) : Dan Avidan & Super Guitar Bros- Scarborough Fair

Détail(s) et inspiration(s) :

Le clip de la reprise de Scarborough Fair par Dan Avidan et les Super Guitar Bros m’a viscéralement collé à la peau pendant une semaine. J’en étais à la chantonner n’importe où et … j’saurais pas expliquer, elle m’a vraiment collé. Elle dégage tellement d’amour et de tristesse ? Poignant.

J’avais besoin d’expulser un brin tout ce qu’elle me fait ressentir. Niveau sentiment que la musique m’évoque. Le clip et la musique se suffisent, je voulais pas lui faire concurrence.
L’idée était un poulain ayant perdu sa mère et observant dans son reflet le souvenir de sa mère. Un moment qui n’existe plus que dans ses souvenirs.

1. Voilà le croquis initial. Le violet étant les couleurs de l’esprit, le noir celle de la mort et le rose celui de l’amour, je dois dire que la palette de couleurs s’est imposée à moi plus que ça n’a été un choix conscient. J’ai mis quelques touches de bleu, parce que je voulais une surface d’eau, pas juste un miroir.
J’avais jamais vraiment dessiné de chevaux vus d’en dessous, ce fut … intéressant ? Un bon challenge en tout cas, que je referais pas trop souvent. Encore, que dessiner la jument de vue de dessous, ça allait, c’est faire le poulain en double qui fut laborieux (et encore, je l’ai refait par après).

2. J’ai ensuite peint la surface de l’eau correctement en lissant d’abord les couleurs entre elles, puis avec un brush vague en redéfinissant les vaguelettes. L’eau n’est pas tellement agitée, juste un peu de vent.

3. J’ai décidé de faire le croquis plus détaillé du reflet en premier : j’ai moins de difficulté à dessiner des chevaux vu du dessus, donc si je dessinais le reflet, je pouvais plus facilement corriger le poulain. L’inverse aurait été plus galère, je pense. 
Il y a pas mal d’endroits où je suis pas convaincue de l’anatomie de la chose, surtout au niveau des sabots et de l’épaule vue du dessous, mais j’ai fait de mon mieux.

4. Après avoir mis quelques ombres sur le reflet, j’ai refait le croquis du poulain, pour qu’il soit dans la même position que son reflet. C’était assez étrange à faire et même maintenant, je vois déjà des défauts dans la posture, mais honnêtement, je sais qu’un truc me dérange, mais je sais pas comment corriger.

5. Avec les postures et anatomies qui me plaisaient pas trop mal, je me suis donc embarqué dans la peinture : j’ai revu certains volumes, rajouté des détails, remis au propre certains contours et lissé certains traits.
C’était étrange de peindre sous cet angle, mais j’ai bien aimé, contre toute attente. L’entrejambe de la jument aurait p’tet gagner à ce que je peigne les tétines et autres … mais j’étais pas trop d’humeur à observer des entrejambe de juments trop longtemps …
J’ai aussi peint les vagues autour des sabots du poulain (j’avais juste posé un brush avant ça pour pas oublier de le faire).

6. Après avoir peint grossièrement le reflet, c’était au tour du poulain en lui-même !
Comme à l’étape précédente, j’ai redéfini tout ce que j’ai pu, rajouté des détails et peint jusqu’à avoir un résultat qui me conviendrait.

7. J’ai fait une seconde passe sur le reflet pour relisser certains endroits et surtout, peindre plus en détail les visages. Le but était de finir une bonne fois pour toute la peinture des reflets.
J’ai aussi repeint un peu les vagues autour du poulain, pour qu’on voie bien qu’il flotte au-dessus de l’eau (c’est magique).

8. Petit zoom pour vous montrer le visage du poulain après peinture.

Et voilà ce que ça donne !

Changement d’angle

C’était un bon challenge que de peindre à l’envers des chevaux, ça change. Et ça me rassure, je connais suffisamment bien l’anatomie et suis suffisamment à l’aise pour pouvoir dessiner sous à peu près tous les angles les chevaux, pour peu que l’envie me prenne. C’est assez libérateur de pouvoir sortir de sa zone de confort et se dire, que je connais bien les chevaux.
Bon, oui, il y a encore des trucs que je suis pas sûr, des zones où c’est approximatif ou des zones où je savais pas comment peindre concrètement, mais franchement ? Peu de gens y feront attention et l’important de ce dessin c’était le ressentit. J’suis contente de ce que j’ai accompli (en 3h en plus).


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