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Réglage de colorimétrie, kézako ?

Souvent, ma dernière étape dans une illustration, c’est de régler la colorimétrie. Du coup, quand je vous fais un pas à pas de mes WIP (work in progress), j’vous indique que j’ai fait un dernier réglage de colorimétrie … Mais en fait, j’veux dire quoi quand je dis ça ?
J’me suis dit que ça serait sympa de vous expliquer !

Bien sûr, ce tuto n’est pas une référence en la matière, c’est juste ma manière de fonctionner.
À noter que j’utilise Photoshop, donc fatalement, j’utilise les termes de ce logiciel … mais globalement, tout est adaptable à votre propre logiciel (et avec un peu de bidouille, à vos illustrations traditionnelles).

C’est quoi la colorimétrie ?

C’est tout ce qui englobe la couleur, ses valeurs, sa saturation. C’est ce qui va donner le ton/l’humeur au dessin et aider à faire passer le message (ou juste être plaisant à l’œil).

En illustration, on utilise la colorimétrie principalement pour harmoniser les couleurs, mettre en avant des éléments de la composition et/ou raconter une histoire.
Chaque illustrateur a sa façon de faire ! C’est aussi ça qui sert à créer un style, en plus du travail des sujets

Comment on la règle ?

Il y a plusieurs point qui sont à vérifier. Généralement, on le fait tous de façon naturelle, mais parfois, c’est utile de les vérifier et/ou rectifier une dernière fois avant de déclarer un dessin fini.

La luminosité et le contraste

Est-ce l’image est visible ? Pas trop noyé dans le noir ou dans le blanc ? Est-ce que le sujet est identifiable ? Voit-on ce qui se passe facilement ?

Pour vérifier le contraste, une bonne méthode est tout simplement de passer le dessin en noir et blanc. Si c’est une mer de gris semblables et qu’on ne discerne rien … C’est qu’il est sans doute bon de revoir les contrastes !
Pour passer rapidement en N/B toute mon image, je garde toujours un calque de réglage de vibrance au-dessus des autres avec la vibrance à -100 et la saturation à -100.
Pourquoi ne pas utiliser un calque de réglages de teintes/saturations ? Tout simplement car ce calque a tendance à changer les couleurs en un équivalent gris plutôt que de chercher à garder la luminosité (valeur) et différencier les tons.

La teinte et saturation

Quelle est la teinte principale du dessin ? Est-ce que les autres couleurs s’harmonisent autour ? Est-ce que les couleurs doivent être vive et si oui, le sont-elles ?

Généralement, j’aime bien travailler mes illustrations autour d’une couleur principale. Du coup, c’est le moment où je vérifie que toutes mes teintes vont avec, sans pour autant dénaturer de trop mes sujets ou paysage.
J’aime bien généralement utiliser un calque de réglage par Courbe de transfert, ça me permet d’appliquer rapidement mes teintes à mes ombres et lumières. Avant, j’utilisais un simple calque de couleur unie en mode couleur. Ça marchait bien, mais ça manquait d’un je ne sais quoi que je peux faire en appliquant des couleurs à mes valeurs au cas par cas.

Quelques conseils et astuces que j’aime bien utiliser

Utiliser un calque de couleur uni pour unifier la teinte.
Il n’y a pas besoin de faire aussi drastique que ce poney, mais si les couleurs qu’on choisit sont trop différentes les unes des autres, ça permet d’unifier l’ensemble des couleurs.
Généralement, un calque en mode Lumière tamisée donne un résultat bien sympa.

Utiliser un calque avec plein de blob de lumière pour un effet rêveur et plein de nuances. Surtout en utilisant un brush qui imite l’aquarelle. Cela permet de rajouter artificiellement toute une gamme de couleurs dans une composition un peu trop unie ! J’adore l’utiliser sous l’eau par exemple, mais je l’utilise parfois aussi dans d’autres situations.

J’aime aussi partir d’une palette de couleur déjà toute faite avec des sites comme kuler ou paletton. Cela donne une base qu’il n’y a plus qu’à adapter à ce que l’on veut peindre !

Et si tout ça donne pas mal d’aides, rien ne vaut la connaissance des bases des couleurs et de leur symbolique. Voilà un tableau rapide qui permet de vous souvenir des symboliques en Europe. Je m’en sers pour choisir ma couleur de base selon l’humeur que je veux donner au dessin. Pour le reste de mes couleurs ? J’y vais à l’instinct. Ces notions sont plus une aide qu’une règle, selon la culture, la symbolique des couleurs change du tout au tout !

Il faut aussi garder en mémoire que désaturer une couleur donne un air triste et au contraire saturer donne un air joyeux.
Bref, connaître et utiliser la théorie des couleurs permet d’influencer l’humeur du dessin !

Orange

Récolte
Chaleur
Abordable

Bleu

Dépression
Confiance
Calme

Marron

Praticabilité
Confort
Stabilité

Violet

Royauté
Spiritualité
Richesse

Jaune

Bonheur
Joie
Précaution

Rouge

Amour
Danger
Action

Vert

Chance
Jalousie
Envie

Noir

Intimidation
Mort
Deuil

Et bien sûr, le conseil de la fin : ne pas hésiter à utiliser plusieurs calques de réglages du moment que ça fait ce que vous voulez ! Techniquement, il n’y a pas de limite.

Quand faire tout ça ?

Alors, généralement, je fais un premier réglage après avoir fait mes premiers croquis couleurs, ça me permet d’identifier quelles teintes je veux utiliser. J’ai souvent une idée globale de ce que je veux, mais j’aime jouer avec les teintes jusqu’à ce que je trouve celle que j’aime le plus et correspond à l’illustration.

Et bien entendu, je refais quelques corrections quand je pense avoir fini mon illustration, je trouve que c’est une bonne étape pour clore un dessin.

Il y en aura toujours pour dire que si tu connais ta théorie des couleurs, tu SAIS choisir les bonnes couleurs et t’as pas besoin de savoir tout ça … Mais je trouve que ça aide pas mal à gagner du temps, revoir en court de route les couleurs globales d’une illustration ou rajouter une ambiance.

J’espère ne pas avoir oublié trop de choses et que cette explication de ma démarche (ou est-ce un tuto ?) vous aidera !


Poulain noir dun, dessin

Custom pack (jazza’s arty games app)

Jazza’s arty games est une petite (ou grosse en fait, vu le contenu) application disponible sur PC, Android et iOS permettant d’accompagner les sessions de dessins avec divers challenges tels que le Challenge couleur, le Challenge gribouillis, le Challenge personnage ou d’autres choses aussi fun.
Son but est de générer des idées ou mélanges d’idées pour vous aider (ou vous défiez) à dessiner ou peindre, en s’amusant.

Elle a été créee par Jazza de Draw with Jazza.
Au passage, si vous êtes anglophone, foncez sur sa chaîne, elle vaut le coup entre la personnalité super positive de Jazza et sa créativité, c’est un bon bol de motivation et de bonheur à chaque vidéo.

Il permet entre autres de choisir un temps (ou une infinité) et de personnaliser son profil pour indiquer quelles couleurs on possède ou non. Bref, un outil pratique en plus d’être didactique.

Je l’ai depuis plus d’un an maintenant et je m’en sers régulièrement.
Et il y a quelque temps il y a une option  » Liste personnalisable  » (Custom Lists) qui a fait son apparition. À votre avis, qui est votre dessinatrice de poneys qui a décidé de faire des listes dédiés aux chevaux ? C’est Scotis !

 » Choisis ton pack personnalisé « 

Comment utiliser les Custom Lists

Créer une liste personnalisée :

  1. Cliquez sur l’engrenage à côté de  » Custom generator « 
  2. Cliquez sur  » Pick a Custom Pack « 
  3. Cliquez sur  » Add new custom pack « 
  4. Dans  » Enter List Name  » mettez le nom de la liste
  5. Et dans le reste ? Les choix de la liste ^^

Utiliser mes listes 

L’ordre idéal qui facilite la lecture et que j’ai prévu est Genre et âge, Type de corps, Robe, Pie et pour finir Particularités OU Particularités + irréelle.

De manière générale, n’hésitez pas à personnaliser les listes en retirant ou rajoutant des choix. Si vous voulez me dire les changements que vous avez fait, n’hésitez pas par ailleurs, je suis curieuse de voir ce que vous utilisez.
Petite astuce, si jamais vous voulez qu’un choix en particulier apparaisse plus souvent, mettez-le plusieurs fois dans votre liste. Cela augmentera ses chances d’apparaître.

Poulain noir dun, dessin

Pouliche noir dun crée grâce à l’application

Les listes que j’ai crée

Genre et âge

  1. Un poulain
  2. Une pouliche
  3. Une jument
  4. Un étalon
  5. Une veille jument
  6. Un vieux cheval
  7. Une jeune jument
  8. Un jeune étalon
  9. Un yearling
  10. Une yearling

Type de corps

  1. de type trait
  2. de type selle
  3. de type poney
  4. de type ibérique
  5. de type pur sang arabe
  6. de type pur sang
  7. de type destrier
  8. de type poney shetland
  9. de type quarter horse

Robe

  1. Bai
  2. Bai cerise
  3. Seal bay
  4. Bai silver
  5. Alezan
  6. Alezan crins lavés
  7. Gris sur base noire
  8. Gris sur base baie
  9. Gris sur base alezan
  10. Gris fleabitten
  11. Noir
  12. Fading black
  13. Bai dun
  14. Noir dun
  15. Alezan dun
  16. Palomino dun
  17. Cremello dun
  18. Champagne Or dun
  19. Isabelle dun
  20. Perlino dun
  21. Champagne ambre dun
  22. Bai dun silver
  23. Cremello
  24. Alezan rouan
  25. Champagne or
  26. Smoky black
  27. Smoky crème
  28. Smoky black dun
  29. Smoky crème dun
  30. Classique champagne dun
  31. Noir silver dun
  32. Isabelle silver
  33. Noir silver
  34. Noir rouan
  35. Classique champagne
  36. Isabelle
  37. Perlino
  38. Bai rouan
  39. Champagne ambre
  40. Bai pangaré
  41. Wild bai
  42. Champagne sable

Pie

  1. Rabicano
  2. Appaloosa few spots
  3. Appaloosa léopard
  4. Appaloosa capé
  5. Appaloosa capé taché
  6. Appaloosa varnish roan
  7. Tobiano
  8. Sabino
  9. Dominant white
  10. Overo frame minimal
  11. Overo frame
  12. Splash
  13. avec une liste
  14. avec une liste et balzane haute
  15. avec une liste et balzane
  16. avec une liste et petite balzane
  17. avec une pelotte
  18. Avec une pelotte et balzane haute
  19. avec une pelote et balzane
  20. avec une pelote et petite balzane
  21. avec une liste dévié
  22. avec  liste dévié et balzane haute
  23. avec  liste dévié et petite balzane
  24. avec  liste dévié et balzane
  25. avec une belle-face
  26. avec une belle face et balzane haute
  27. avec une belle face et balzane
  28. avec une liste herminé
  29. avec une liste et balzane herminé
  30. zain

Particularités

  1. aux crins lisses
  2. aux crins ondulés
  3. à la crinière folle
  4. avec des dreads-lock
  5. aux crins en brosse
  6. aux crins particulièrement long
  7. aux crins long lisse
  8. aux crins long ondulés
  9. sans crins / chauve
  10. aux crins particulièrement court
  11. sooty
  12. bringé
  13. avec des reflets métallique
  14. avec des bend’or spots
  15. avec des birdcatcher spots
  16. avec une queue gulastra plume
  17. chimère baie ou noire
  18. couvert de cicatrices
  19. recouvert d’herbe et de fleurs
  20. recouvert de boue et poussière

Particularités + irréelle

  1. aux crins lisses
  2. aux crins ondulés
  3. à la crinière folle
  4. avec des dreads-lock
  5. aux crins en brosse
  6. aux crins particulièrement long
  7. sans crins
  8. aux crins particulièrement court
  9. sooty
  10. bringé
  11. avec du vitiligo
  12. avec des reflets métallique
  13. avec des bend’or spots
  14. avec des birdcatcher spots
  15. avec une queue gulastra plume
  16. chimère baie ou noire
  17. couvert de cicatrices
  18. recouvert d’herbe et de fleurs
  19. recouvert de boue et poussière
  20. Licorne
  21. Pégase (ailes à plumes)
  22. Pégase (aile papillon/libellule)
  23. Pégacorne
  24. Avec des bijoux

Cheval gris truité, dessin par Scotis

Un étalon gris crée grâce à l’application


Brushs Photoshop (utilisations, conseils et mes chouchous)

De temps à autre, on me demande quels brushs j’utilise … ou encore qu’est-ce que c’est ! J’me suis dit qu’un petit article sur le sujet vous ferez plaisir ! Tada :p.

Attention, bien que les brushs sont un outil pratique pour obtenir des effets ou textures particuliers, ce ne sera jamais ça qui fera de moi (ou vous) le plus grand illustrateur de tous les temps.
De même, ceci est un article de mon blog et donc, pas une bible, mais clairement un condensé de mes connaissances, de mes préférences et donc de mes besoins. Il se peut que je survole des choses ou que mon ressentis et mon expérience personnelle ne soit pas le vôtre.

Quelques zoom sur des effets obtenus grâce à des brushs
Quelques zoom sur des effets obtenus grâce à des brushs

Un brush kézako ? Qu’est-ce que c’est ?

Alors, déjà, on dit fréquemment brush, mais en fait, Photoshop appelle ça un  » preset brush  » soit un pinceau prédéfinis.
La traduction officielle d’Adobe est Formes prédéfinies, mais la traduction de brush étant pinceau, étant habituée et trouvant ça logique, je continuerais d’appeler ça un pinceau dans cet article (ou brush quand j’oublierais de traduire).

Il s’agit d’un pinceau dont les caractéristiques sont définies. Cela englobe sa taille, sa forme, si ses bords sont dur, si la couleur se diffuse … Bref, plein de choses qui vous évitera de devoir modifier votre pinceau à chaque fois que vous voulez retrouver un pinceau particulier.

Il y a bien entendu ceux contenu dans le logiciel de base, qui sont déjà très bien et variés, par ailleurs. Et il y a tout ceux qui sont disponible sur internet et qui étends considérablement le champ des possibles.

Comme l’aide de Photoshop sera toujours plus complète que moi, voilà directement le lien vers l’aide d’Adobe concernant les brushs.

C’est quoi leur utilité, alors à ces pinceaux ?
Rajouter de la texture, faire rapidement de la végétation ou des éléments, imiter un effet qu’on peut obtenir dans la vraie vie avec un medium donné, faire rapidement des traits de constructions … faire rapidement et sans trop d’effort plein de truc quoi !

Barre d’option de l’outil pinceau

Image de présentation de la barre d'option des pinceaux dans Photoshop

1. Cette icône sert aussi bien à voir d’un clin d’œil quel pinceau on utilise actuellement, mais également si l’on clique dessus à afficher le menu des pinceaux prédéfinis. C’est sans doute le menu que l’on utilise le plus.

2. Ce bouton ouvre la fenêtre des personnalisations du pinceau que l’on utilise. Il y a toute une panoplie d’option que je vous conseille de fouiller à l’occasion, on apprends jamais mieux qu’en mettant la main à la pâte. Et si le brush que vous avez crée est sensationnel et que vous voulez le garder, n’oubliez pas de l’enregistrer en cliquant sur le bouton  » Créer une forme  » tout en bas à droite de la fenêtre (le bouton qui ressemble à  » créer un nouveau calque « ).

3. Le mode qu’utilise votre pinceau. Il possède les mêmes options que celle des calques et est bien pratique à utiliser pour certains effet. Il y en a 25, ici aussi vous avez de quoi jouer.
Couleur/teinte/incrustation peut servir à changer la couleur de façon ponctuelle.
Densité couleur – permet de « brûler » (illuminé) une zone avec une couleur précise (jaune pour éclairer un personnage le matin par exemple, bleue pour les réverbérations de la glace …).
Produit permet de rajouter une couleur sans changer les couleurs sombre.

4. C’est ici qu’on gère l’opacité de notre pinceau. A 100% il est opaque et ne laisse rien entrevoir en dessous. A 0% il ne fait rien. A 50% il laisse entrevoir au travers à moitié. Il est pratique pour fondre les couleurs.

5. Ce petit bouton une fois enfoncé permet à l’opacité précédemment définis de dépendre de votre stylet de votre tablette et plus particulièrement de votre pression dessus : plus vous appuyez, plus c’est opaque. Il n’ira pas au dessus de la valeur que vous avez indiquer, cependant.
Le désactiver vous permettra de faire des linearts et des aplats faciles, puisqu’il ne prendra pas en compte la pression de votre stylet.

6. Là, on gère le flux. Le flux de quoi ? Techniquement, c’est un outil fait pour ressembler à un aérographe, donc je dirais flux d’air à tout hasard (non, vraiment, je sais pas). Il sert à gérer la consistance de votre pinceau. Plus ce pourcentage est bas, plus votre pinceau est inconsistant, laisse des marques ou des trous. Plus le pourcentage est élevé, plus le pinceau est telle que vous l’avez conçu, unifié et sans trou.

7. Ce petit bouton-là sert lui-aussi à faire dépendre votre flux de la pression de votre stylet.

8. Ce dernier bouton sert à ce que la taille de votre pinceau dépende de la pression de votre stylet : plus vous appuyez, plus votre trait est gros.

Ceux que j’utilise le plus

En vert, une création de KyleBrush, le Mr Natural Brush.
J’a-dore sa texture ! Je l’utilise quasi toujours dès que je fais un croquis. J’ai l’impression qu’il rend mon trait plus vivant. À l’occasion je l’utilise également pour réaliser des linearts, tout dépends de mes besoins.
Vous le voyez très régulièrement dans mes Scraps of the month.

En violet, l’indémodable pinceau à bord dur. Indétrônable. Un must-have. Je pense que tout le monde l’a dans ses presets.

En rouge, un pinceau texture craie que j’utilise principalement pour mes recherches de couleurs et pour mes premiers aplats de couleurs. Je l’ai depuis environs 2012 et je le quitte pas. Je m’en sers aussi avec l’outil doigt. Il a un peu de texture, mais douce et permet de bien mixer les couleurs quand utiliser avec une opacité réduite. C’est pratique pour donner un effet bien fini et lisse à de la peau par exemple alors qu’en fait je me contente de mettre des traits partout où j’en veux sans faire attention au lissage.

Où je trouve mes brushs

La plupart du temps, simplement sur DeviantArt. Parfois sur Twitter ou Tumblr.
La plupart du temps c’est du p’tit bonheur la chance, en fait. J’utilise Photoshop depuis longtemps et enregistre régulièrement mon setting de brush sur un coin de disque-dur externe, de ce fait, je les garde très longtemps et à force, j’ai à peu près ce que mon coeur a envie.
Cependant, si j’en manque d’un spécifique, mon premier réflexe est toujours de regarder sur DeviantArt. Il y a 99% de chance que j’y trouve mon bonheur. Et si jamais je ne trouve pas ? Je m’arrange pour en créer un en mélangeant deux presets, j’en crée un nouveau ou je dessine manuellement ce que je cherche (et parfois, le système D marche mieux que ce que j’avais en tête).

En cadeau, voilà certains liens vers des brushs que j’utilise :

Quelques conseils si vous désirez crée vos propre brush

Faites-les gros.
Faites en sortent qu’ils soient suffisamment gros pour l’utilisation que vous en ferez. Quand vous l’utiliserez, vous pourrez réduire la taille de votre pinceau sans soucis et avoir un pinceau propre et net. Si vous devez l’agrandir, photoshop créera virtuellement de la matière et cela vous fera un pinceau plein de pixel disgracieux.

Pensez en noir et blanc.
Votre pinceau définira l’opacité de votre trait via les valeurs de gris. Le blanc n’existera pas pour lui, le noir sera une opacité de 100% et les différentes teintes de gris que vous utiliserez seront donc un large panel d’opacité plus ou moins réduite dépendant de la teinte de gris.

Pensez à les enregistrer.
Surtout si il dérive d’un brush déjà enregistré. Ce serait dommage de perdre du temps régulièrement à le recréer manuellement alors que vous pouvez l’enregistrer et l’avoir facilement à portée de clique.

Dans la fenêtre  » Forme  »  (second bouton de votre barre d’option de l’outil pinceau) il y a pas mal d’option, voici les plus importantes en survol :

  • Forme de la pointe > pas ; permet d’espacer chaque apparition de votre pinceau, pensez à une ligne en pointillé, plus le pas est bas plus la ligne est continu
  • Dynamique de la forme > Variation de la taille ; si cela n’est pas à 0, la taille de votre pinceau ne sera pas fixe et sera légèrement aléatoire
  • Dynamique de la forme > contrôle de la variation de l’angle ; direction définis que la forme de votre pinceau suivra le déplacement de votre souris/stylet, pratique pour faire des chaines
  • Diffusion ; permet d’avoir un trait plus aléatoire (pratique quand on fait des tâches aléatoires ou des feuillages par exemple)
  • Dynamique de la couleur ; permet d’avoir une teinte, saturation ou luminosité plus ou moins aléatoire, mais dépendante de la couleur de base de votre pinceau

Bien régler vos pinceaux mélangeurs
Aussi appelé Smudge ou Blender.
Pour un résultat optimal, pensez à rajouter de la diffusion au pinceau et à l’utiliser en intensité réduite (à titre personnel, j’oscille entre 30% et 5% selon le brush en question et l’effet désirez).

Comment je les organise

Je suis quasi-toujours in-ca-pable de reconnaître mes pinceaux entre eux. Même si de formes ils ne se ressemblent pas. Au final, à force de les confondre entre eux, j’en utilise qu’un et c’est un peu triste. Pour résoudre ce souci de cervelle de moineau, j’ai pris l’habitude de faire des catégories. Et hop ! Tout le monde dans sa case, bien au chaud et j’arrive enfin à m’y retrouver.

Comment je fais ?

  1. Déjà, j’importe tous mes pinceaux, pour les avoir tous sous la main.
  2. Ensuite, je les teste pour voir à quoi ils correspondent.
  3. Quand je sais, je crée un nouveau preset de brush qui est simplement le nom de la catégorie écrit sur une image de 500px/500px (pour voir comment créer un pinceau, rendez-vous ici)
  4. Grâce au Gestionnaire des paramètres prédéfinis, je déplace mes brushs un à un pour les organiser. En premier le brush avec le nom de la catégorie, ensuite les brushs qui correspondent.
  5. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que chacun soit rangé.

Du coup, j’ai quoi comme catégories de brushs ?

  • En premier j’ai les deux brushs de départ, un à bord dur et un à bord doux. Je m’en sers peu, mais j’aime bien les garder sous la main.
  • Ensuite, mon brush de lineart. Il me sert à tracer mes traits finaux, c’est un simple brush à bord dur, mais à une taille bien définis.
  • Flat. Ici, ce sont mes pinceaux d’aplats, certains ont plus de texture que les autres.
  • Watercolor, mes pinceaux répliquant (comme ils peuvent) un effet aquarelle.
  • Smudge, les pinceaux dont je me sers quand j’utilise l’outil doigt, cela évite un effet trop lisse.
  • Crins et fur, respectivement crins/crinière et fourrure
  • Ecorce, foliage, herbe, nuage, cailloux/sable et eau, respectivement écorce, feuillage, herbe, nuage, caillou/sable et eau
  • Particule, dedans je range tous les p’tits effets que je peux rajouter une fois une illustration finie (pluie, nuage de poussière, paillette par exemple)
  • Autre. Là je range tous les brushs que j’aime, mais dont j’ai pas d’utilisation spécifique ou encore ceux que je suis en train de modifier à ma convenance ou de tester.
  • Le p’tit dernier, c’est ma signature. C’est pratique de l’avoir directement en pinceau plutôt que de devoir accoler une image, modifier la couleur pour faire une watermark.
Toute la végétation et les plumes ont été fait avec des brushs : et hop, 20min de gagnée !

Quelques tutos utiles sur les brushs Photoshop

De manière générale, je conseille l’aide d’Adobe qui est complète sur le sujet et la référence.
Je vous conseille de lire celui qui concerne la création et modification de brush en détail, il est génial. Et pour ajouter de la variété facilement à vos brushs, comprendre les dynamiques c’est cool.

Voilà aussi quelques-uns de mes tutorials favoris car très pratique, mais malheureusement en anglais : comment utiliser les brushs au maximum de leur capacité, comment faire une chaine (genre plusieurs maillons de fer relier entre eux) et un qui ne touche pas directement les brushs, mais qui a quand même un lien pour faire des tatouages facilement.

Dessin de Scotis et Kainou

Je ne sais pas quoi dessiner : je fais quoi ?

Peut-être que vous aussi vous essayez de vous installer une routine pour dessiner chaque jour un peu. Ou peut-être que vous voulez juste dessiner un peu plus que d’habitude. Ou encore vous vous demandez souvent quoi dessiner. On sait tous qu’on galère tous, entre manque d’inspiration, de motivations ou art-block.

Dessin de Scotis et Kainou
Un dessin en commun entre mon conjoint et moi, un jour où je savais pas quoi dessiner et que j’ai donc décidé d’encrer et colorer un de ses dessins à lui

Pourquoi ?

Parce qu’on va pas super bien. On a pas le moral. On manque d’inspiration. On a peur de mal faire. On se sent nul.

On a tous une raison.
Et quoi que vous vous disiez, votre raison est bonne. Elle n’est pas futile, vous ne devez pas vous sentir fautif ou laisser votre anxiété vous gagner. Demandez-vous pourquoi vous voulez dessiner. Est-ce que cette raison vaux le coup de s’en rendre malade ? Sans doute pas.

Comment alors ?

On a tous nos petites habitudes secrètes, nos motivations. Le tout est de rester ouvert, tester de nouvelles choses et s’écouter.

Vous avez mal au poignet ? Il existe des gants spécialisés (appelé gant artiste, gant à deux doigts, gant à tablette ou juste orthèse ou attelle) pour le dessin qui peut-être peuvent vous aider. Pensez à bien vous étirer les poignets, doigts, mains et bras (voir le dos) et à ne pas forcer.

Même si ce n’est pas à proprement parlé un problème de motivations, notre santé c’est ce qui nous donne la pêche, il est donc important d’en prendre soin.

Doodle thingy

Quand je ne suis pas chez moi, loin de mon PC ou juste que je n’ai pas envie de choisir, je fais un rond.

Oui, c’est peu, mais c’est un début.

Sois je m’arrête là et j’ai fait mon dessin de la journée. Même si c’est peu, ça m’aidera à avoir le cerveau en paix.
Sois je le met en volume. Au feutre, au crayon, au bic, en hachures, toutes les techniques sont bonnes.
Sois je pars sur une tête d’animal.

Le tout est de pouvoir me dire  » oui, j’ai dessiné aujourd’hui. C’était pas une œuvre d’art, mais je l’ai fait. « 
Je dessine pour mon propre plaisir. Mon but est de me faire plaisir et même si j’aimerais produire une œuvre finie chaque jour, je sais que je n’en suis pas capable alors je ne veux pas me dégoûter.

Changer de médium

Peut-être que c’est juste votre technique habituel qui vous ennuie. C’est l’occasion de tenter autre chose !
Vous êtes plutôt papier et crayon ? C’est peut-être le moment de tenter de dessiner sur votre PC avec une tablette. Plutôt peinture numérique ? C’est peut-être le moment de tenter de dessiner sur une feuille.

Ou alors tenter la peinture, que ça soit de l’aquarelle ou de la gouache, cela promet de vous changer et de vous apporter de nouvelles connaissances. En plus d’élargir vos compétences, vous apprendrez sur votre médium habituelle sans même vous en rendre compte.

Si vous n’arrivez vraiment pas à dessiner ou peindre, peut-être que la photographie vous plaira ? Même si c’est avec vos photos, vous pourrez travailler la composition de votre photo en plus de vous amuser autrement.
Il y a plein d’autres moyens de s’exprimer : la couture, la cuisine, le bricolage, le collage … Bref, c’est le moment de tenter autre chose.

Le sujet

Peut-être que vous vous lassez de dessiner sans cesse des chevaux.

Et si vous tentiez les chats ? Les humains peut-être ? Et les natures mortes, ça vous tente pas ? Les fleurs, tout le monde aime les fleurs.
Ou alors faire un fan-art de votre série ou film préféré.

Youtube

Oui, Youtube n’est pas qu’un site de procrastination.

Quand je manque de motivation, je vais y découvrir de la musique (étrangement, Jamendo me propose moins ce que j’aime). Généralement avoir de la musique nouvelle ça me motive. Parfois, je mets des musiques que je connais déjà et pareillement, ça me donne envie de gribouiller.

Parfois, je regarde des timelapses, speed-painting ou des tutos (même de techniques que je ne compte pas tester, tel que les craies à huile).
Voir des gens dessiner ou réaliser des illustrations ça me donne envie.
Inutile de me comparer à eux, j’ai clairement pas le même niveau. L’idée est juste de me lancer à faire quelque chose.

Je regarde parfois des artistes que je connais déjà, parfois ceux que me suggère Youtube, sinon, je tape un mot-clé  » Timelapse  » pour voir comment font les autres,  » Aquarelle  » si je veux apprendre à faire de l’aquarelle.

Les prompts

Parfois, il me manque juste l’étincelle pour embraser l’idée. Alors j’ai toujours dans un coin de mon PC des listes de prompts (aussi appelé liste d’inspiration) de truc à dessiner.

Draw the squad
Inktober prompt
Prompt
Oc prompt

Draw this again est un des prompts les plus connus et populaire, pourquoi ne pas le faire ? Prendre un vieux dessin que l’on aimait bien et le refaire, pour voir comment on a progressé.
On peu même le faire en changeant de médium. Vous l’aviez fait à l’aquarelle ? Pourquoi ne pas tenter de le refaire sur votre ordinateur ? Ou en pâte à modeler !

Ce sont milles idées de choses que je pourrais probablement dessiner, mais il y en a bien une qui va m’inspirer. Il me suffit de taper ça sur google, pinterest ou tumblr et je trouverais un truc.

Les tutoriels

Vous avez toujours voulu savoir peindre une bulle de savon ?
Vous ne savez pas quoi dessiner, alors c’est le bon moment pour trouver un tutos qui vous plaît sur le sujet et pas à pas, le refaire. Vous rajouterez un outil à votre arsenal de compétence et peut-être que cela vous donnera envie de faire une illustration complète sur le sujet !

Trouver un ami

À quatre mains, c’est plus rigolo !

C’est le moment d’échanger vos linearts avec un ami pour que chacun colorie l’œuvre de l’autre. Ou alors de dessiner son personnage favori pour lui faire un cadeau.

Pas d’ami dessinant dans votre entourage ? Il existe plein de coloriages sur internet que vous pourrez coloriez afin de vous amuser.

Les références

D’autres fois, j’ai pas envie d’imaginer ou de me servir concrètement de mon cerveau.

Alors j’ai un dossier sur mon bureau plein de photos ou dessins qui m’ont inspiré à un moment X ou Y et que je recopie donc méthodiquement. Dans ce dossier, j’ai des chevaux, des rats, mes animaux préférés, des humains parce que je sais que je galère à en dessiner, mais aussi des voitures, des motifs, des animaux moins communs et plein de choses diverses et variés. Un vrai bric à brac ! Mais dans ce dossier, il y a bien un truc qui va m’accrocher l’œil.

Parfois, je recopie une image et je la détourne.
Le panda que j’ai dessiné était de dos ? Et si je l’imaginais dans la même position, mais vue de face ? Je n’ai pas toujours envie de partir comme ça, mais c’est un bon exercice qu’il est bon de faire quelques fois.

Et pour quand on coince sur un sujet (ou qu’on l’aime juste esthétiquement), on peut créer des tableaux sur un sujet !
Comme ça, quand on a un petit creux dans son inspiration, on peut aller regarder ce qui nous motive (que ce soit une photo, un dessin ou autre chose) et peut-être retrouver l’envie.
On peut le faire dans des dossiers sur son PC ou alors, utiliser Pinterest qui est un site fait pour cela.
Quelques idées de tableaux toujours utiles : paysage, charadesign et motifs.

Test de Scotis
Moi qui sait pas quoi dessiné et donc teste des brushs.

Les sites ou applications utiles

Parfois j’ai pas du tout envie de me servir de mon cerveau. Voilà donc quelques liens qui m’aide toujours :

 

Une pause

Parfois, ce qu’il faut c’est s’éloigner de la feuille. Tout simplement. Et aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Faire une randonnée ou découvrir un nouveau lieu, noter sur un papier ce qui nous a inspiré ou mitrailler de photos. Ou au contraire, ne plus penser à dessiner et profiter de faire autre chose, se poser et respirer pleinement.

Ou alors, peut-être jouer à un jeu-vidéo, aller voir un film, lire un livre, bref, consommer un autre média et se faire du bien. Qui sait, cela vous inspirera ? Et au pire, vous aurez passer un agréable moment.

Et vous ?

Une super botte secrète ? Une astuce pour battre la peur de la page blanche ou vous aider ? 

Un cheval alezan dans une robe bleue

Timelapse Poney en robe

Un poney en robe ou un cheval alezan dans une robe bleue

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop

Explication(s) : Comme j’ai retrouvé des dessins de 2007 et qu’on est en 2017, j’ai voulu tester ce que ça donnerais de refaire un vieux dessin. Dix ans sépare ses deux dessins. J’pensais que le résultat serait bof et ne comptais même pas filmer le live. Et finalement, je suis bien contente que l’enregistrement automatique existe. Merci OBS tu m’as permit de sortir un timelapse ce mois-ci.

Le but n’était pas de refaire de A à Z le dessin, mais de me laisser la marge de la créativité. Donc pas de résille noire. Mais on garde la robe bleue et le cheval alezan. Je trouve ça super choupie et cozy. Je veux la même robe. Mais seulement si je deviens une licorne. Je serais une licorne chocolat, voir bai silver. Magnifique donc.

Un poney en robe ? Comment tu lui enfiles ?

Avec des scratchs, boutons ou tout autre système, si possible caché dans les plis du tissus. On a bien inventé les onesies pour les chevaux. Je vois pas pourquoi je pourrais pas enfiler des robes à mes chevaux. Pis pas besoin de le réaliser en vrai, c’est ça la magie de l’illustration ! Un monde où il n’y a jamais assez de paillettes. Ou jamais trop. L’un des deux.

 

Timelapse On the rooftop // Sur les toits (Fan-art Miraculous)

Fan-art de la série Miraculous Ladybug avec Adrien en Chat Noir sur les toits de Paris
Illustration réalisés en live et mise en timelapse

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop (et OBS question enregistrement vidéo)

Détail(s) : Le croquis de base a été réalisé directement sur Photoshop, en dehors de la vidéo.
Je commence par mettre la couleur du ciel et les étoiles.
Je rajoute ensuite des détails à Adrien / ChatNoir et les couleurs qui vont bien (en m’aidant d’une palette que j’ai fait hors vidéo)
Les couleurs et les détails sont ensuite ajouté à la ville de Paris.
Ensuite c’est le bazar. Je passe mon temps entre affiner les détails, rajouter des éléments, corriger mes erreurs et tout ça dans tous les sens.

Sur les toits … ou par terre

Ce dessin aura eut une gestation particulièrement difficile.

Déjà, le fait que j’ai passé deux mois dessus (bien que oui, je n’ai dessiné que pendant 5h au total) n’aide pas.
Ensuite, dès le début je ne l’aimais pas. Je sais bien que je finis toujours par ne plus aimer mes dessins, mais là, dès le croquis je ne l’aimais pas. Du coup, jusqu’au bout je ne l’aurais pas aimer. Du coup, j’ai publié la vidéo, je finis de rédiger l’article et je vais ensuite bien sagement oublier totalement ce dessin.
Il n’est même pas fini d’ailleurs, mais j’en pouvais plus, j’ai donc fignoler deux/trois trucs et basta.

Je remercie beaucoup Tesnul qui m’a remotivé en cours de route (sinon vous auriez jamais vu le bout) et m’a beaucoup aidé avec ses redlines, conseils et support visuels. Sans elle ce dessin n’aurait jamais été fini et je n’aurais pas autant apprit.

Mal grès tout, j’ai beaucoup apprit avec ce dessin. Déjà premier truc : FINALISE TES CROQUIS BORDEL.
Un gros défaut à moi, je fais rapidement un croquis général et du coup j’arrive pas à rattraper le coup en cours de route. Les thumbnails, oui, mais on fait pas un thumbnail sur l’intégralité du dessin, ça sert à rien.

Au passage, Miraculous Ladybug est une super série (même si ça a clairement pas la qualité d’animation d’un Steven Universe). Si vous faites partie du fandom, je serais ravie d’échanger avec vous. Moi j’attends avec les fanfictions la seconde saison, mais j’ai du mal à tenir.

Vous connaissiez cette série ?
Et merci à Miraculous Reference qui m’a beaucoup aidé pour ce fan-art.