Parcours de Scotis en illustration

Vers 2020 et au delà !

Je suis tombée sur ce meme de Kamaniki (retrouvable ici) en novembre dernier et je me suis dit, pourquoi pas poster ça en janvier ? C’est intéressant de voir comment j’ai évolué depuis mes débuts « sérieux » dans le dessin, malgrès de nombreuses longues pauses.

J’ai passé de nombreuses heures à farfouiller internet à la recherche de vieux dessins de moi que j’ai pu oublier d’effacer (oui, j’ai très rapidement honte de moi-même). Ce fut l’occasion de pas mal rire. J’aime beaucoup mon moi du passé.

Scotis
2007 - 2018

C’est l’année où j’ai découvert via Equideo que des gens dessinait et pire, coloriait sur leur ordinateur. Genre, c’était possible quoi. Et je m’en doutais même pas. J’ai donc télécharger photofiltre et en avant ! C’était long, j’avais des crampes autour de ma souris, mais ça m’amusait et j’y passais de longues heures. J’étais plus qu’inspirait par mes artistes préférés.

Une amie de ma mère m’avait offert ma première version de Photoshop. J’ai découvert avec joie les calques et brushs.

Je ne me rappelle pas avoir tellement dessinait ces deux années-là. Mais j’ai vers fin 2010 découvert HARPG et découvert que je pouvais sans aucune honte élever des tonnes de chevaux et réaliser du hoarding virtuel. Vous pouvez d’ailleurs remarquer ma yulequine que j’ai toujours six ans plus tard. Je suis fidèle à mes pixels.

Mes années HARPG sur DeviantArt, mais aussi mes débuts du « je dessine partout » qui se traduit par  » je dessine sur mon téléphone » très souvent dans le bus. Peu d’observation, mais je m’amusais comme une petite folle.

Pas beaucoup de dessin, pas mal de changement dans ma vie et de baisse de moral. Je remercie mon amoureux d’avoir été là pour moi, parce que c’était pas toujours drôle dans ma tête. mais j’ai commencé à faire du croquis d’après modèle et ça m’a beaucoup aidé.

C’est l’année où j’ai vraiment arrêter de dessiner pour les autres et où j’ai commencé à me faire plaisir. Oui, c’est possiblement débile, mais c’est vraiment là que j’ai compris qu’avant de vouloir montrer des beaux trucs aux autres, il fallait que j’apprenne à dessiner ce que moi j’aimais ou voulais faire. Les dessins étaient pas toujours super technique, ne partait pas toujours d’un sujet alambiquer, mais c’était des sujets qui me tenaient à coeur ou que j’avais envie d’exprimer. Au final, c’est à partir de là, que j’aime mes dessins (même mes moches).

Niveau illustration, encore une bonne année. Plus de feuilles volantes et de WIP ou croquis que je ne pourrais jamais en garder. Beaucoup d’apprentissage et d’essais (souvent loupé), mais là encore, une de mes meilleures années. J’ai appris à dessiner des humains, j’arrive quasi sans soucis à représenter ce que j’ai en tête, je n’ai quasi plus honte de montrer mes dessins (même mes moches). Bref, je suis épanouis et heureuse.

Parcours de Scotis en illustration

C’était l’année où je me souhaitais plus de dessin finis … et je l’ai fait ! Je n’ai pas ralentis mes croquis, j’ai donc beaucoup appris en parralèle, mais j’ai prit le temps de réaliser autrement mes croquis et thumbnails pour finir plur rapidement et sans perdre mon idée de base mes illustrations. J’ai aussi enfin commencé à peindre sérieusement des fonds et … ça m’a fait faire un sacré bond en avant ? Rajoutons à ça ma reprise de l’aquarelle et ça a été une année bien heureuse pour moi, 2017 (au moins côté dessin).

Parcours de Scotis en illustration

L’année où j’me suis donnée à fonds sur mes illustrations persos, que ce soit en aquarelle, en composition, en couleurs, en fonds, en tout. J’ai relevé de sacré défis (comme enfin me mettre à la perspective) et ça a donné ! Encore un bond saut en avant dont je suis fière !

Pas mal de saut en avant niveau décor et composition, un peu de stagnation niveau chevaux, mais beaucoup de fun et toujours plus de défis relevé ! J’me suis encore donnée à fond et je pense que ça se voit. Je tâche aussi de plus réfléchir à mes symboliques quand je peins, ce qui donne des illus qui me plaisent d’autant plus.

En avant vers 2020+ !

C’est un peu triste que 2019 soit finis. Mais ça permet de préparer une année 2020 encore plus remplie de couleurs, d’essais, sans doute de déception oui, mais aussi pleine de bonheur. C’est tout le mal que je me souhaite en tout cas (et à vous aussi).

Pour 2020 ?

Je me souhaite encore une année pleine de surprises et d’essais, où j’apprendrais à faire des décors et compositions qui me plaisent.

En vous souhaitant une bonne année 2020 pleine de bonheur <3 !


Cheval en fauvisme par Scotis

Mon mouvement artistique favoris

Quand on me demande quelles sont mes inspirations, je réponds du tac-au-tac : Ji-di, Steven Universe et les poneys. Pourtant j’ai grandi en passant pas mal de week-end dans les musées et j’ai même fait trois ans d’histoires de l’art. Les mouvements artistiques, je connais aussi. Et si j’ai des goûts assez classiques, j’me suis dit : pourquoi pas en parler ? On parle jamais assez des classiques.
(Old but gold, comme disent les anglophones)

Qu’est-ce qu’un mouvement artistique

J’vais plus ou moins paraphraser Wikipédia, parce que ce site explique bien mieux que moi.

Un mouvement artistique ou courant artistique est un ensemble d’artistes et/ou de leurs oeuvres qui se ressemblent (que ce soit par l’idée ou visuellement).
Généralement, on associe le mot mouvement artistique lorsqu’on peut clairement le définir théoriquement.
Du côté du courant artistique, c’est plus flou et souvent ça vient après la fin du mouvement artistique pour désigner des tendances (stylistique ou d’idée). Les courants sont définis par les artistes eux-mêmes ou des critiques extérieurs.

En gros, on respecte l’adage : qui se ressemble s’assemble.

Cheval en fauvisme par Scotis

Fauvisme

Ce fut un mouvement très rapide et très régional. En France, de 1903 à 1910 est né ce courant qui s’inspire des peintures post-impressionniste. On a longtemps labélisé ce mouvement comme étant brutale, d’où le surnom  » fauvisme  » (à comprendre dans le sens qu’on compare les artistes à des fauves qui ne respectent rien). On le reconnait par les couleurs chromatiques très marquées, des contours secs et des larges aplats de couleurs vives (certains diront violente), le tout en se basant quasi-exclusivement sur l’instinct en séparant couleur et sujet, afin d’accentuer le ressentit et la réaction du public.
En lire plus sur Wikipedia sur le Fauvisme.

Ce qui me plait par-dessus tout dans ce mouvement ? Les couleurs !

Les couleurs sont toujours très pures et contrastées. L’utilisation des sous-couches d’une couleur différente est très présente et donne une nouvelle profondeur aux sujets. Les palettes sont souvent trop violentes à mon gout, mais ça explose de sensations dans mon œil et c’est toujours un plaisir de sentir les émotions d’un arbre ou d’un ciel.

Je préfère ce mouvement quand il représente des paysages que des humains. Les portraits me mettent toujours un peu mal à l’aise. C’est sans doute le face à face avec les émotions des portraits, plus que leur fidélité qui me fait ça.
Quand on représente quelqu’un en cherchant à être le plus juste, on cherche pas à me présenter une personnalité, des goûts, des émotions et c’est plus solennel et me donne moins envie de détourner le regard de malaise.

Art nouveau

Mouvement artistique principalement de 1890 à 1910 il peut se résumer par son utilisation des courbes coup de fouet. On y retrouve beaucoup représentées les femmes et la nature, tout en courbe et assymétrisme. On y retrouve beaucoup d’influence symbolique, des mythes et folklores. International, tout le monde le connait ce mouvement-là.
C’est ce qu’on appelle un art total dans le sens qu’on le retrouve dans les affiches, peintures, meubles, dans l’architectures, les vitraux … bref, partout.
À part les arabesques, on peut aussi caractériser l’art nouveau par ses couleurs particulières, ses ornementations inspirées de la faune et la flore et le surplus de détails et textures.
En lire plus sur Wikipédia sur l’Art nouveau.

Ce qui m’attire le plus dans l’art nouveau c’est les sujets et les textures.

En même temps un mouvement quasi-exclusivement tourné autour de la représentation de la nature, c’était sûr de me plaire … Mais c’est surtout que c’est une invitation à s’échapper du monde réel pour retourner à une vie sauvage, libre et clairement imaginer. Le tout en projetant une douceur qui apaise.

Il y a aussi la gestion des détails et textures. Les objets ou peintures art nouveau débordent toujours de couleurs et textures, sans jamais perdre en lisibilité. C’est principalement des aplats, dans des palettes très uniforme, mais pas monochrome qui laissent imaginer la texture des choses. C’est le genre d’oeuvre où j’ai envie de coller mon nez dessus pour mieux voir.

Et surtout : c’est jamais figé, toujours en mouvement.

Dans un répertoire un peu différent, mais pas tant que ça, on a le mouvement Arts & Crafts (c’est le concurrent anglo-saxon de l’Art nouveau). Je l’aime aussi beaucoup et c’est un peu réducteur de le mettre comme ça en fin de paragraphe décrivant l’Art Nouveau, mais j’aurais répété ce que j’ai dit pour le décrire, donc je préfère quand même le ranger ici.

 

Cheval art-deco

Autres mouvements que j’aime bien

Si le Fauvisme et l’Art nouveau sont mes deux mouvements artistiques favoris, ce ne sont pas les seuls à me plaire ou m’influencer.

L’impressionnisme est un énorme mouvement que j’adore également. Plus doux que le fauvisme, on y voit beaucoup plus la texture du pinceau et on y voit plus de travail de la lumière, sans perdre de vue le ressenti plus que la fidélité du sujet.
C’est plus pictural, toujours poignant. C’était mon mouvement favori quand j’étais petite, j’ai grandi baigné dedans et j’en avais plein de cartes postales achetées en musée.

Dans une moindre mesure, le Dadaïsme m’influe aussi dans sa remise en question des conventions (que ce soit esthétique, qu’on place sur sois ou convention sociale).
Je déteste autant ce mouvement que je l’apprécie. J’apprécie son principe de base et pas mal des réflexions qui en découlent, mais je déteste le côté condescendant de pas mal des artistes l’ayant cré et qui cherchait à tout prix à ce qu’on rentre dans leur moule/leur façon de pensée (superbe pour un mouvement censé libérer la parole).

Il y aussi plus lointainement le Symbolisme qui me parle, l’Expressionnisme ainsi que les Arts bruts.

Je crois que pas mal de mouvement ont quelque chose qui me parle. C’est ça qui est bien avec les inspirations, on regarde partout et on y trouve ce qui nous plait pour l’inclure dans nos propres créations.


Ring / Anneau (Inktober)

Ah Inktober … Cette année j’étais pas décidé si je le faisais ou non. Il y a deux ans, c’était une évidence que oui pour me forcer à dessiner tous les jours, l’an dernier c’était une excuse pour expérimenter à l’encre et l’aquarelle. Cette année j’étais pas vraiment motivé et je m’étais pas trouvé d’excuse pour le faire.
Donc, j’ai tenté de participer sans me forcer au grès de la motivation.
Bilan ? J’ai réalisé trois illustrations et un brouillon d’un quatrième.

Autant dire que j’ai pas franchement été au top. Mais voilà la première des quatre illustrations qui est à mon sens la meilleure.

Détails techniques

Matériel(s) : papier aquarelle, crayon aquarelle, entre de chine noire.
Taille du document : 10,5 x 14,8 cm
Temps :
1h30

Détail(s) et inspiration(s) :

En plus du prompt officiel, j’ai décidé de suivre un prompt d’aventure. Juste un mot ça m’inspire jamais, c’est pour ça que j’avais jusque là jamais suivi le prompt officiel.

Du coup je suis partie sur la première idée que j’ai eue : aller chercher sur Pinterest une image que j’avais mise de côté il y a quelques mois. Il s’agit d’une photo par PK Photography d’un arbre sur un temple à Angkor, au Cambodge.

1. En m’aidant d’un quadrillage et de la photo, j’ai refait rapidement un croquis de ce que j’avais en tête sur Photoshop. J’avais pas trop envie de passer 15 ans sur le croquis et j’aurais dû : même si sur le lineart j’ai corrigé un brin le positionnement des personnages et la taille de la bague, j’me suis rendu compte après coup que j’avais un rat géant et une bague aussi haute que le trottoir.

2. Toujours sur Photoshop j’ai fait un lineart rapidement, enfin, une version plus propre du croquis.
Avec un crayon aquarelle je l’ai ensuite reporté sur mon papier final.

3. Avant d’attaquer l’encre, j’ai fait rapidement un test sur Photoshop. Comme je débute à l’encre, ça m’a permis de me focaliser sur la dilution des pigments et la pose, sans me soucier de faire des choix sur la teinte que je voulais.

4. J’ai fait une vidéo, donc je me permets de vous dire de la regarder pour comprendre comment j’ai peint, mais globalement, j’ai fait mes mélanges sur une palette et peints endroit par endroit, en repassant sur les zones déjà peintes à certains endroits pour créer des ombres.

L’InkTober c’est fini pour toi ?

J’en sais rien.

Maintenant que je dessine déjà tous les jours et sachant que je suis pas très encre, ni aquarelle (bien que j’adore en faire de temps à autre), me forcer pendant 1h à travailler un médium pendant 31 jours me parait énorme.

J’ai aucun souci à me poser quelques heures ici et là pour peindre à l’encre ou à l’aquarelle, mais un mois entier avec ce médium ? Pas fun.

Peut-être que du coup l’an prochain je ferais ça sur mon ordi ? J’en sais rien, en fait. J’aime l’énergie autour d’InkTober, donc ça m’embêterait de jamais reparticiper franchement, mais j’ai pas non plus envie de me forcer.

Qui vivra verra, donc.

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


Long’ma dans l’eau

Créature ayant l’anatomie d’un cheval avec les écailles d’un dragon est le féroce descendant né de l’eau d’un dragon et d’une jument.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 15,24 x 22,86 cm (1800 x 2700 px), 300dpi
Temps :
3h15
Inspiration(s) musicale(s) : Infected Mushroom – Change the formality

Détail(s) et inspiration(s) :

Cet automne je participe à un fanzine pour l’hôpital pour enfant Shriners (il s’agit d’un réseau de 22 établissements médicaux à but non lucratif d’Amérique du Nord).
Il s’agit donc d’un fanzine pour lever des fonds. Le thème m’a inspiré dès que je l’ai lu, j’avais du temps le week-end, alors j’ai foncé.

Le fanzine est découpé en deux parties, Spooky and Spice, l’un rappelant les histoires effrayantes qu’on se raconte au coin d’un feu et l’autre rappelant l’aesthétic bienveillante de l’automne.

1. Avant même de remplir ma demande de participation, j’avais l’idée en tête, inspiré du spectacle Long Ma Jing Shen de la compagnie La machine. Je connaissais depuis quelque temps, mais en reparler la veille avec des connaissances a réveillé mon amour de cette énorme machine et de son mythe.
Ce croquis le représente, enfin, ma vision de la créature qui diffère un peu.

Pour aller avec le thème d’Halloween j’étais partie sur des teintes d’oranges.

2. En montrant mon croquis, on m’a fait remarqué que les couleurs faisait pas peur, premièrement et surtout, faisait pas clair de lune comme je le voulais secondement.
S’en ait suivis donc un changement de couleur (via réglage de colorimétrie principalement pour le résultat final) et après plusieurs essais et votes, je me suis décidée pour ces couleurs raisins.

3. Dans un premier temps j’ai peins le fond au propre, bien que sans trop de détail en dehors de la lune.
J’ai utilisé des brushs de textures pour mettre en volume les montagnes et leur créer du relief, elles paraissent ainsi moins plates.
Les reflets dans l’eau sont juste les calques des montagnes et de la lune dupliquée et retournée, puis avec l’opacité baissée.

N’ayant même pas commencé à dessiner le Long Ma, je me suis gardée d’ajouter plus de détail que ça sur le fond pour le moment.

4. J’ai ensuite pris le temps de dessiner correctement et en détail la créature mi-dragon, mi-cheval. Je suis partie sur une anatomie quasi intégralement équine avant d’ajouter des écailles, bois, vibrisse et plein de détail qui rendent la bestiole plus « dragon ».
Il y a eu de l’inspiration venant de représentation chinoise du Long’Ma et Kirin, mais surtout de mon propre imaginaire du dragon chinois.

5. Après avoir finalisé le croquis, j’ai réalisé les différents aplats. Il n’y a en réalité que deux teintes de violets, d’ailleurs.
Bien que la partie basse va être coupée par l’eau, j’avais envie de le dessiner et peindre en entier, pour être sûr que tous les éléments soient raccord et proportionné.

6. Les nombreux aplats finis, j’ai relativement rapidement mis en volume la créature avec un calque d’ombre, puis un second calque de contours jaune provenant de la lune.

J’ai fait pas mal d’allées retour entre les deux pour les modifiés jusqu’à ce que le résultat me paraisse sympa et bien balancé.

7. J’ai commencé alors à peindre des détails sur un nouveau calque, tels que la bouche, les yeux, le nez, les écailles et diverses petite-choses qu’on ne voit pas.

J’ai aussi repeint en détail certaines zones du paysage telles que l’ombre, la texture des montagnes.

8. Avec la quasi-totalité de l’illustration finalisée, est venu le temps de prendre le temps de peindre correctement le visage du Long’ma sur un tout nouveau calque où je pouvais m’en donner à coeur joie sans me soucier des autres calques.

9. Après avoir peint des remous dans l’eau, voici le résultat final !

Mon grand retour dans le monde du Timelapse ?

Cela faisait en effet deux ans que je n’en avais pas fait. Et ce coup-ci je n’ai pas fait les choses comme avant, ni à moitié. J’ai désormais mon propre compte YouTube rien qu’à moi, le montage est toujours aussi simple, mais avec quelques effets que vous pouvez voir pour vous-même, bref, c’est propre.

Je sais pas encore si j’en ferais souvent, parce que c’est clair que j’en ferais pas toutes les semaines pour me laisser le temps de bosser sans quelqu’un sur mon dos dans mes projets personnels, mais je sais aussi que j’aimerais en faire plus souvent qu’une fois l’an. L’avenir dira si je vais être plus régulière donc.

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


Dessin d'OC de Scotis.

L’illustration numérique et moi

Je fais aussi de l’illustration traditionnelle, mais quiconque me suit sait que mon médium favori  reste l‘illustration numérique. Aussi appelé digital painting ou illustration digitale.

J’avais envie d’en parler plus en détail, avec mon parcours et mon avis sur plusieurs sujets, donc en voiture Simone, c’est moi qui conduit, c’est toi klaxonne.

Qu’est-ce que c’est l’illustration numérique

Aussi appelé peinture numérique ou digital painting c’est une façon de peindre en utilisant des outils numériques (communément un ordinateur et une tablette graphique, mais de plus en plus on peut aussi utiliser une tablette ou son téléphone).
C’est l’inverse de la peinture traditionnelle où on utilise de la peinture ou des feutres/crayons sur un support telle que du papier ou une toile.
Ça peut aussi être directement une forme d’art généré par un ordinateur, sans trop d’interaction de la part de l’artiste en dehors des commandes de bases.

Le pixel art c’est par exemple une forme d’illustration numérique. Certains disent que le pop-art en est aussi, j’saurais pas me placer sur la question.

L’avantage de l’illustration numérique ?
Numéro un : LES CALQUES.
Ou, le fait de pouvoir peindre en différente couche qu’on peut modifier à tout moment sans que ça altère les autres couches directement.
Numéro deux : le CTRL+Z. Ou le fait de pouvoir annuler une action.

Il y a des limites à l’illustration numérique, mais aussi pas mal d’avantages.
Bref, c’est un médium/outil comme un autre.

Dessin d'OC de Scotis.

Mes débuts

En 2007, j’avais 12/13 ans et je jouais à ZeCheval et Equideo. Et sur ces sites, j’ai découvert que des gens dessinaient sur leur ordinateur. Me demandez pas comment j’ai pu ignorer cette information pendant aussi longtemps, j’étais jeune et naïve, maintenant que je suis grande j’arrive pas à comprendre comment je suis passée à côté de ça et comment je pensais qu’étais fait les différents médias que je consommais (livre, dessin animé ou autre).
Et si des gens dessinaient des chevaux sur leur PC, moi aussi je voulais en être. Armée de Photofiltre et de ma souris, hop, je me jetais dans le grand bain. À moi les crampes aux mains.

Ma mère a vite eu pitié de moi et m’a acheté ma première tablette. Une petite Trust sans pression.
Relativement en même temps une amie de ma mère m’a offert une version CD de Photoshop (vous vous rappelez l’époque où on acheté une licence 2 000 euros et quelques sur CD ? Où on louait pas le logiciel ?)
J’naviguais encore entre dessins dans mon carnet, dessins que je scannais pour colorier ça sur mon ordi et dessins entièrement réalisé sur Photoshop.

Vers 2010, j’ai déboulé sur DeviantArt et commencé vraiment à suivre des communautés d’artiste, lire des tutos et les suivre.

Vers 2012 (mes 17 ans environ), j’ai eu mon premier smartphone et j’ai un peu délaissé mon carnet pour dessiner dessus.
Le fait d’avoir dans ma poche un logiciel de dessin m’a beaucoup plu. Je crois que c’est ça qui m’a définitivement accrochée à l’illustration numérique, le fait d’avoir en un seul endroit une multitude de brush et de couleurs sans avoir à me trimbaler une caisse à outils.
J’ai aussi vers cette époque eu ma première tablette graphique avec sensibilité (une Wacom Intuos).

Jusqu’en 2017 j’avais pratiquement laissé tomber l’illustration traditionnelle. Jusqu’à ce qu’à mes 22ans, je décide de me remettre à l’aquarelle doucement. J’ai aussi changé de tablette pour une Huion et commencé à jouer sur Krita en parallèle de Photoshop.

Si vous voulez voir mon parcours en image (parce que ça parle plus), j’ai retracé mon parcours dans le grand bain de l’illustration dans un article que je mets à jour tous les ans.

Si je devais recommencer

Maintenant que je suis grande, que je sais mieux ce que je fais, qu’est-ce que je conseillerais à mon moi du passé qui veut débuter ?

La petite tablette pas plus grande que du A5 c’est très bien, mais un stylet qui marche sans pile et qui gère la pression c’est mieux.

J’ai jamais vraiment lâché l’illustration classique, mais j’aurais dû me forcer un peu plus à utiliser de la couleur.

En dehors de ça ?
Je pense que partir un peu dans tous les sens et explorer fait partie du processus d’apprentissage et est très bon. Donc je changerais pas ça pour rien au monde.
Peut-être me forcer un peu à être plus régulière aurait pu aider, mais je pense que l’illustration doit être un parcours très personnel et pas régler par les horloges ou un calendrier. Aucun regret d’avoir suivi ma muse et ma motivation, donc.

Je me suis pas mis particulièrement de pression pour progresser.
Mes proches m’ont pas mis de pression, mes profs m’ont pas mis de pression particulière.
Je pense que c’est ça qui m’a permis de conserver ma passion et ma motivation au travers des âges.

Je changerais pas grand-chose à mon parcours quoi, mais pour celleux qui veulent commencer, voici quelques conseils dans le désordre pour débuter :
achète une tablette bas-prix, du moment que le stylet gère la pression, t’as pas besoin d’une tablette à écran forcément et tu veux pas débuter à la souris
tu vas galérer ! C’est normal. Surtout si ta tablette graphique a pas d’écran. Ta coordination œil-main viendra avec le temps, t’en fais pas. En attendant, fais des bulles (ou peint l’espace)
– même si ton but c’est de devenir un artiste connecté à ton ordinateur, continue d’étudier ou d’explorer les techniques traditionnels, c’est les mêmes bases et t’apprends plein de trucs que tu réutiliseras sur ton logiciel, c’est formateur.
lis et suit des tutos sur ton logiciel pour le prendre en main. Il y a souvent plein d’outils cachés qui sont pourtant pratiques


Illustration d'Alekiss la jument plaçant une biche au centre d'un cercle de magie

Hourly comic day 2019

Une journée dans la peau d’Alekiss … Allons soigner du cerf ! Scotis est notre esclave pour la journée.

C’est quoi le Hourly Comic Day ?

Tous les ans, au premier février a lieu un challenge qui s’appelle le Hourly Comic Day (jour de la BD chaque heure, grosso-modo en français).

Le but est de réaliser une mini-bd ou un petit dessin chaque heure du jour où on est réveillé.

Ce que j’ai proposé

Non contente d’y participer, j’avais décidé de faire voter les gens sur Twitter pour qu’ielles décident des suites de l’aventure. C’était l’occasion de m’amuser avec les gens.

Chaque heure je postais un croquis des actions que les gens avaient choisies via un TwitterPoll, ielles avaient 30 minutes pour choisir comment avancer l’histoire … et j’avais donc 30 min pour dessiner.

J’avais bloqué ma journée pour ne faire que ça. Vue comment j’étais morte en fin de journée, j’imagine pas si j’avais tenté de faire autre chose à côté …

Voilà donc un récapitulatif de ce qui s’est passé ce jour-là.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop

Chaque image a été réalisée en 30min, pour ne pas trop m’embêter avec les couleurs, j’ai rajouté par dessus chacune un filtre jaune. Comme ça j’avais pas à trop m’embêter à choisir des couleurs qui allaient ensemble (pas folle la guêpe).

Illustration numérique d'Alekiss au sein de l'arbre refuge de la Bulle

« Alekiss vient de se réveiller … À vous de choisir ce qu’Alekiss va faire ensuite. »

Ce qui a été voté :
100% promenade en forêt.
0% Aller petit-déj’
1 vote

Première illu de la journée à 7h, j’ai eu une heure pour la faire, ce qui explique que c’est une des plus avancés comme image ahah.

Encre (la ratte) alpaguant l'attention d'Alekiss (la jument) illustration

« Sur le chemin de la forêt pour réaliser sa promenade matinale, Alekiss croise Encre.
Encre :  » Hey, un moineau est venu me dire que Alodie est malade. La harde est dans la clairière ouest, est-ce que tu pourrais aller voir ce qu’il en est pour moi s’il te plait ? À vous de choisir ce qu’Alekiss va répondre. »

100% Je vais voir !
0% Après ma promenade.
0% Nope, j’vais me promener.
2 votes

Là, je savais que quel que soit le choix, je voulais qu’Encre interrompe la décision. Donc j’ai eu une heure pour faire l’illustration là aussi. J’adore cette illu, j’la trouve bien chouette.

Illustration d'Alekiss la jument devant choisir un chemin dans la forêt

« Alekiss décide d’aller voir la harde à la demande d’Encre, sans hésitation !
Cependant, elle ne sait pas vraiment si elle doit prendre son temps ou se dépêcher … Après tout, elle ne sait pas s’il s’agit d’un empoisonnement ou juste de quelques poils arrachés. À vous de choisir le chemin qu’Alekiss va choisir. »

50% Le chemin court, au galop
50% Le chemin long, au pas
2 votes

Dans tous les cas, j’avais besoin d’une forêt, donc j’ai eu là encore une heure pour dessiner le fond. Jusque-là c’était tranquille.
Le fait qu’il y ait 50%/50% niveau vote m’a fait rire.

Alekiss la jument saluant la harde de cerf

« Arrivée à la harde après avoir pris le chemin court, au pas (n’aillant pas réussis à se décider), Alekiss est agréablement surprise de constater qu’Alodie n’a qu’un mauvais rhume rien de bien dangereux ! 
Il faut la soigner maintenant !
À vous de choisir ce qu’Alekiss va tenter comme méthode pour soigner le rhume d’Alodie. »

0% Met le membre en plâtre
71% Lui fait du thé
29% Lui fait un câlin
7 votes

Là, par contre j’ai eu que 30min pour réaliser … 8 personnages. Rien que ça. Des cerfs, des animaux que j’dessine quasi jamais en plus de ça. Du coup, pas de fonds, hein, j’ai fait ce que j’ai pu x’).
Personne n’a voulu mettre un antérieur en plâtre pour soigner un rhume, j’ai pas compris !

Illustration d'Alekiss faisant tombé du thé sur une biche

« Oups.
En voulant faire du thé à Alodie, Alekiss a fini par renverser la tasse (encore brûlante) sur elle. Pas de brûlure à déclarer, mais ça a clairement pas aidé la jeune biche. »

80% S’excuser platement
20% Faire mine de rien
5 votes

On note qu’il y a une personne qui a voté pour ne rien faire, hein. J’vous ai vu. Merci de m’avoir fait rire.
Ce dessin tout court me fait rire, en fait. Pauvre Alodie.

Illustration d'une harde de cerf par Scotis

« Les excuses d’Alekiss n’y font rien : Alodie est enrhumée et trempée, les biches se méfient qu’une nouvelle maladresse n’empire les choses et Virgil ne sait pas s’il doit protéger sa harde ou laisser Alekiss continuer de soigner Alodie.
Bref la harde est énervée. »

50% Distraire avec de la magie
50% Aller chercher Encre
2 votes

Dur choix ce coup-ci …
Moi j’ai eu 30 minutes pour dessiner 7 cerfs. Tout allait bien dans ma vie. (non)

J’en profite de les avoir aligné pour les présenter rapidement si jamais ça intéresse quelqu’un : 
– Odette (fille de Luan)
– Luan (qui est enceinte, d’où sa forme chelou)
– Rowena (mère d’Alodie et de Luan et mère adoptive d’Alekiss)
– Alodie
– Virgil (père de personne, il est arrivé en cours de route dans la harde après le départ de Douglas)
– Erin (mère d’Edith, enceinte aussi)
– Edith (TROP MIMI !)
Vous vous sentez perdu ? Dites-vous que j’avais présélectionné les persos, toute la harde n’est pas là et j’ai 62 cerfs dans la harde sur un étalage de 30ans.

Encre la ratte, illustration par Scotis

« Soudainement, alors qu’Alekiss observe ses options, Encre arrive au grand galop, un sac d’herbe en bouche et prête à soigner elle-même Alodie !
Voilà qui va bien dépêtrer Alekiss de cette situation … gênante. »

50% Soigner avec Encre
25% Observer Encre faire
25% Disparaître dans la fumée
4 votes

Je crois que c’est à partir de là que mon énergie a commencé à s’évaporer … Pas de fonds alors qu’il y a qu’un seul perso.

Encre et Alekiss créant un cercle de magie. Dessin par Scotis

« Alekiss après avoir proposé à Encre d’aider à soigner Alodie, a aidée à tracer le cercle de transmutation.
Il ne reste plus qu’à faire se tenir Alodie au centre de celui-ci. »

50% Appeler Alodie
50% Porter Alodie
4 votes

Petit regain d’énergie.

Illustration d'Alekiss la jument plaçant une biche au centre d'un cercle de magie

« Alodie était très lente à venir après qu’Alekiss l’ait appelé. Alors Alekiss est allée la chercher et l’apporter au centre du cercle.
Comme ça c’est fait rapidement, pas de perte de temps.
(Alodie vit sa meilleure journée, Encre est désespérée) »

17% Le rituel fonctionne
83% ?̊̂ͮ?̏̓͝
6 votes

Comme il y avait eu un 50/50, j’ai choisi de dessiner ce qui m’amusait (et bonus pour la re-utilisation de fonds).

Une biche au centre d'un cercle de magie activée

« Alodie est guérie et n’a plus de rhume !
Cependant, le rituel n’a pas marché comme prévu et elle est désormais … indigo ? Mais au moins elle n’est plus malade, enfin quelque chose qui marche (à peu près) ! »

60% Stoppons-là !
40% Un autre rituel ?
5 votes

Encore une utilisation de fonds, mais j’me suis amusée niveau effet spécial ! Pauvre Alodie qui en prend la tronche ahah.

Illustration d'Alekiss se réveillant

« Alors qu’un vortex octarine se forme autour d’Alekiss … sa tête quitte son oreiller.
IT WAS A DREAM ALL ALONG *insérer musique kitsh ici* »

J’étais en fin de vie, fatigue morale et physique et les gens avaient voté qu’ils voulaient arrêter là … Alors, après 11h à dessiner quasi-non-stop par tranche de 30min, j’ai décidé d’aller me coucher.

J’me suis amusée

C’était crevant (je range ça niveau fatigue au niveau des 24h de la BD) … et j’ai eu plein de suggestions fun et des réactions motivantes de la part des gens, c’est ce que je cherchais et ça m’a fait bien d’avoir autant d’interaction avec les gens de manière générale.

Aucun regret à avoir donc.
Je le referai l’an prochain je pense. La formule marche bien et a plu, c’est tout ce que je voulais.

30 minutes pour dessiner une illu relativement complète bien qu’encore au stade de croquis est clairement un bon exercice.