Organiser ses illustrations sur son ordinateur

C’est le bordel sur votre bureau d’ordinateur ? Vous passez 30 ans à retrouver une illustration que vous avez faite dans le passé ? Ou celle en cours de création ? C’est pas pratique de ne pas avoir d’organisation.

Alors qu’avec quelques dossiers bien placés, tout devient beaucoup plus simple (à retrouver) !

L’intérêt d’avoir un système pour organiser ses fichiers

Il y a trois raisons principales au fait de prendre le temps de mettre en place et entretenir une façon d’organiser tous ses fichiers :

  1. Faciliter le rangement. Si c’est simple et rapide à faire, vous le ferez et ne remettrez pas à demain votre rangement.
  2. Facile à trouver. Avec un système de rangement, vous retrouvez très simplement le dessin que vous avez en tête, sans perdre du temps à chercher dans tous vos fichiers.
  3. Réutilisable. Si votre système est simple et efficace, vous pourrez le réutiliser pour tous vos prochains dessins/projets.

Que ce soit par la création de dossiers clairs, vos conventions de nommages de vos fichiers, un mélange des deux ou des raccourcis, quel que soit votre système d’exploitation, vous pouvez en finir avec votre labyrinthe de dessin et vous y retrouver plus facilement !

Quelques règles de bases

Ne mettez pas toutes vos illustrations sur votre bureau d’ordinateur.

Je conseillerais même de ne jamais en mettre, puisque pour moi un bureau c’est fait pour les icônes de jeu/logiciel peut utiliser, la corbeille et un joli fond d’écran. Mais si vous voulez enregistrer des dessins sur votre bureau d’ordinateur, n’y mettez que ceux en cours ou qui y seront de manière temporaire.
Vous voyez suffisamment peu votre bureau d’ordinateur pour y créer sans le vouloir un bordel sans nom. En limitant son utilisation, vous limitez votre bordel.

Limitez votre nombre de dossiers

Il est inutile d’en créer trouze-milles totalement différents. Si vous avez bien pensé à la hiérarchisation de vos dossiers, vous n’en aurez besoin que du nombre suffisant et vous ne vous perdrez plus (ou beaucoup moins) dans vos dossiers.
De manière générale, restez logique et simple, ne créer des sous-dossiers que quand vous en avez le besoin. Vous ne voulez pas passer quinze ans à plonger dans des sous-dossiers infinis ou à scroller frénétiquement pendant trente minutes pour trouver un dossier. 

Nommer vos fichiers et dossiers correctement

Non, dfghd.psd n’est pas simple à trouver.
Par contre, un fichier poneyblanc.psd dans un dossier Dessin en cours … Beaucoup plus !

Votre convention de nommage n’a pas à être compliqué du tout, au contraire, plus c’est simple plus ce sera facile à comprendre et retrouver.
Un bon nom vous permet d’identifier en un clin d’oeil son contenu sans avoir à l’ouvrir. Vous pouvez décrire son contenu, sa date ou le type de document par exemple.
Et si vous utilisez un nom simple, vous pouvez en prime utiliser votre clavier pour retrouver le fichier ou le dossier en un tour de main et naviguer encore plus vite !

Arborescence simple pour s’inspirer

Un modèle simple autant à mettre en place qu’à utiliser, qui peut vous servir de base avant de personnaliser selon vos besoins. C’est plus un exemple d’un système clair et pratique plus qu’autre chose, que vous pouvez adapter à votre guise.

Illustration –  Dossier séparé spécifiquement pour tout vos travaux

Client –  Pour les illustrations qui ne sont pas pour vous

Illustrations –  Pour toutes vos illustrations fini

2018 –  Pour les illustrations de 2018

2019 –  Pour les illustrations de 2019

Nom de l’illustration 01 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 01 –  le fichier original de l’illustration (le format dépendra de votre logiciel)

Nom de l’illustration 01 Croquis –  le(s) croquis et/ou référence (peut être en plusieurs fichiers)

Nom de l’illustration 01 WIP –  si vous voulez garder les étapes intermédiaires, faites-le dans le dossier

Nom de l’illustration 01 Final –  l’illustration dans toute sa gloire, en .png, facilement partageable et visible

Nom de l’illustration 02 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 03 –  Un dossier par dessin

OCs –  Toutes les fiches de vos OCs

Template –  Pour regrouper tous les modèles de fichiers que vous utilisez fréquemment

WIPs –  Pour toutes vos illustrations en cours

Ma propre organisation

La mienne diffère un poil de celle que je vous ai présentée en exemple juste au-dessus, mais vous le montrer vous permettra d’avoir deux exemples ! Et un exemple centré sur une illustratrice qui fait autant de projets perso, que de projets clients et qui au passage à un site web et une boutique d’impression à la demande, bref beaucoup de dossiers !
Rajoutons à ça des sous-dossiers et ça a l’air profond, mais en fait c’est très rapide et convénient de naviguer dedans (pour moi en tout cas).

ScotisFr –  Dossier que j’ai épinglé à mon accès rapide, où je cale tout ce qui concerne mon entreprise

Backup site –  Les anciennes versions de mon site (en cas de pépin)

Charte graphique –  Tout ce qui concerne graphiquement ma communication ou ma présence sur internet

Photos –  Les photos relié à mon entreprise qui ne sont pas reliés à une illustration en particulier

Logotype & style graphique –  Tout ce qui concerne le cœur de la charte graphique

Web-design –  Les éléments graphiques de mon site

Réseaux sociaux –  Les avatars, bannières, templates et tout ce qui est utile pour ma gestion des réseaux sociaux

Document légaux –  Tout ce qui concerne ma boite quoi

Illustration – Archive –  Les croquis, études, échauffement et bouts de dessins que je retoucherais jamais

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier

02 février –  Les croquis et autres du mois de février et vous avez saisis l’idée, je fais ça pour tous les mois de l’année

2018 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2018

2019 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2019

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier 2019 (et tutti fruitti)

Illustration – Couverture nouvelles –  Les couvertures que j’ai fait pour mes propres nouvelles

Nouvelle 01 

Illustration de la couverture

Croquis et recherche de la couverture

Couverture

Illustration – OC –  Les fiches de mes OCs

Cadeaux –  Les dessins de mes OCs qu’on m’a offert

Fiche 01

Illustration – Projet client –  Toutes les illustrations qui ne sont pas pour moi

Client 1

Projet 1

Projet 2

Client 2

Illustration – WIP –  Pour les croquis et dessins en cours

Templates – Les modèles que j’utilise pour certains types d’illustrations

WIP 1 

Produits –  Les formats finaux des illustrations perso et leurs dérivations pour mon RedBubble ou mes impressions de tirages

Produit 1 – Ce qui regroupe tous les fichiers d’un produits (fichier .psd, t-shirt et autres)

Avec tout ça, j’espère que vous arriverez à ranger tous vos dessins et à vous y retrouver plus facilement dans le futur !


Licorne flamboyante

Tel un fruit exotique, elle projette ses couleurs dans le ciel éclipsant le soleil. Si flamboyante qu’elle en embrase les cœurs.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 21 cm (2480 x 2480 px), 300dpi
Temps :
 1h30

Détail(s) et inspiration(s) :

Ce dessin a été réalisé pour Manass dans le cadre de l’Ami secret du Pot créatif. Il s’agit d’un événement semi-annuel où l’on tire au sort une personne et on lui réalise alors un cadeau.
Elle disait aimer les univers magiques, mystérieux, les licornes et la nature, ainsi que les poneys. Il y avait aussi la couleur verte, le métal (en genre musical) et les nouvelles technologies, mais je savais pas comment introduire ça. Pis bon, j’aime les poneys, vous me connaissez, donc j’ai sauté dessus.

1. Tel une Bob Ross j’ai commencé par un fond de ciel. L’avantage du numérique c’est que je peux repasser dessus si le résultat ne me convient pas trop.
Comme souvent j’ai d’abord fait divers couches de couleurs avec l’outil dégradé, puis j’ai prit un brush éponge pour rajouter d’autres couleurs, utiliser l’outils doigts pour redégradé des zones et de manière générale, fait ma tambouille pour changer des teintes ici et là jusqu’à avoir un ciel qui me plait.

Non-visible sur l’image, il y a l’étape où avec divers brush nuages (avec des tailles et textures différentes) noir, j’ai fait la grosse masse des nuages pour avoir une idée de ce que ça donnerait. Et sous ses nuages, j’ai continué à changer les diverses teintes.
Même si on ne voit pas directement le soleil, j’aime bien faire un endroit plus clair que le reste dans l’image comme si le soleil y était caché.

2. Là on voit mes nuages noirs dont je parlais, il s’agit des gros par devant, mais il n’y a pas qu’eux.

En fond avec un brush très peu texturé, j’ai fait les nuages-filaments blancs qui traverse le ciel, ils sont peint en gris et j’ai rajouté le blanc et du jaune qui ne se voit presque pas. Je voulais juste tenté plusieurs textures de nuages et ceux-là servent à donner du mouvement.

Au-loin j’ai peint en gris et rouge moins opaque des nuages, ils sont là pour donner du volume au ciel et donner un effet de perspective.

Et devant ? Mes gros nuages lourds noirs, bleus, orange et rouge ! Ils sont très colorés et plein de texture, parce que ce sont les plus proches, donc les plus détaillés.
Comme pour tous mes nuages j’ai d’abord prit un gros brush et fait la masse principale, puis avec un brush plus détaillée crée des échappés de nuages, des tâches et variés le volume du nuage.
Puis en bloquant la forme, j’ai rajouté les teintes et redécoupée les volumes.

Sur le ciel j’ai aussi rajouté du jaune par endroit.
En réalité le ciel et les nuages ont été peint en même temps, j’ai fait pas mal d’allée-retour entre les deux pour rajouter des détails ici et là jusqu’à avoir un truc qui me plait, c’est toute une tambouille, mais c’est la méthode qui me plait le plus et crée des résultats que j’aime.

3. Quand le ciel me plaisait, je suis passé à la mer. Je la voulais plate, mais avec des vagues assez visible. Histoire de tranché et avoir des reflets intéressants par derrière, je l’ai fait grise-foncé et non-plate. Avec un brush noir, j’ai fait des ombres, surtout à l’endroit où les vagues touches le sable humide.
Avec un brush gris clair avec une texture d’éponge, j’ai peint en opacité réduite les vagues et l’écumes, j’ai dégradé de plus en plus vers le blanc plus on allait vers la caméra et détaillé la texture (pour donner de la perspective, un peu).

J’aurais pu texturé le sable, mais je voulais peindre vite et j’ai pas prit ce temps, mais ça aide à savoir que c’est du sable si vous prenez un brush qui fait plein de points et que vous en faites sur le sable, au moins un peu.

4. La partie qui fait briller mon coeur (et l’eau et le sable) : on mets dans un dossier tout le ciel (ciel et nuage), on duplique le dossier et on écrase en un seul calque le duplicatat, on l’inverse verticalement, on le déforme un peu avec l’outil transformation par torsion et on l’applique en calque d’écrêtage à la mer.
On applique ensuite un masque de fusion à ce calque qu’on mets en gris (80% de noir ici), pour ensuite avec divers brush à bord doux et en forme de vagues crée des vagues noires, des zones d’ombres, puis des vagues blanches et des zones de lumières là où le soleil tape le plus.

En gros, le calque final ressemble à ça. Oui, c’est le bordel à décrire, mais en vrai c’est rapide à faire et c’est une de mes façons préférés de faire rapidement de l’eau qui réfléchis le ciel.
Par dessus je rajoute des vagues en jaune en mode incrustation pour relever un peu la luminosité, mais voilà ma méthode.

5. Pour finir ce magnifique paysage j’ai peint par dessus une licorne. Je l’ai fait crème parce que je voulais une couleur qui reflète les diverses couleurs du paysage et se détache bien.

La RacheTm

J’me maudis à chaque fois que j’me rappelle que personne fait trop attention aux détails et que si je veux, je peux aller vite. Bon, pas toujours aussi vite que cette peinture-là (1h30 au total), mais je veux dire, est-ce que quelqu’un va faire attention si le ciel est pas parfaitement lissé ? Non. Je me permets pas assez de faire rapidement les choses. Pas mal, juste, me laisser la possibilité de ne pas tout fignoler et faire parfaitement parfait. La nature c’est pas parfait, rien n’est parfait et des fois, la satisfaction d’avoir rapidement un résultat est plus important que la satisfaction d’avoir rager longuement sur un détail.

Je redécouvre ça tous les trimestres, j’trouve ça magique ce côté  » je redécouvre les bases de la peinture tous les quatre matins « .

Globalement, j’adore l’ambiance calme/déchainé de cette peinture et j’espère que ça plaira à Manass !

Je peux ainsi vous aider à mettre en image vos différents besoins !


La gravité est juste un état d’esprit

La gravité n’est qu’un état d’esprit. Éloignes-toi : je vais voler. Je vais dépasser le mur de mon propre esprit qui semble infranchissable. Je ne veux plus continuer de tomber à genoux.
Je ne veux plus de la gravité.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
 11h
Inspiration(s) musicale(s) : Rabbit Junk – Gravity Hero

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai vu ce dessin de Sugarmints en même temps que la musique Gravity Hero de Rabbit Junk me passait dans les oreilles, et j’ai eut envie. Envie de quoi ? Dessiner pardi ! D’où l’angle qui est exactement le même. En dehors de la composition et du cheval qui saute, le reste est venu un peu au fur et à mesure.

1. Après avoir ouvert un fichier au bon format, j’ai repris uniquement le croquis du cheval et commencer à faire un quadrillage et des carrés (des bases d’immeubles). Je respecte une perspective, même si ça se voit pas trop-trop encore.

2. Après que le gros du quadrillage est fait, je colore rapidement mes cubes et mes lignes, puis je commence à mettre les couleurs principales des fenêtres/vitrines que je voulais absolument pas oublier les couleurs.

3. Et changement de perspective, même si pas de beaucoup (j’pensais que ça ferais plus dramatique, mais au final on voit pas que c’est avec deux perspectives, oh well) pour faire l’autre côtés de la rue ! Je ne voulais pas faire la rue principale trop large, mais en même temps si je montais trop l’immeuble juste sous le cheval, heu, on aurait un splash très rapide (oui, je me comprends). Donc, l’immeuble du milieu est très bas. C’était pas prévu du tout, mais c’est pas du tout embêtant. L’avantage des dessins persos, c’est que je peux adapter comme je l’entends pour faire un truc qui me plait (ou reprendre de 0 sans complexe).

4. Je me suis rendue compte à ce stade que je voulais pas d’un cheval noir. J’ai l’impression d’en peindre beaucoup en ce moment. Je suis partie sur du noir dun un peu au hasard, mais j’aime bien ce que ça donne comme robe et je trouve que ça va avec le fond.
J’ai aussi prit le temps de faire un vrai croquis et peindre les crins, ça me permettra plus tard de nettoyer les bords et peindre correctement le cheval.

5. Mes vitres pour le moment sont assez expérimentale. Je fais des carrés, je peins des couleurs dessus, je peins des stikers au besoin, puis sur un nouveau calque en masque d’écrêtage je peins des couleurs en mode incrustation pour finalement mettre un calque sur le tout en mode incrustation encore pour faire dépasser la lumière ?
J’ai pas encore vraiment de méthode, mais de loin ça passe pas trop mal.
Le bâtiment à l’arrière est un immeuble d’habitation tout simple, l’immeuble avec les vitre orange/rouge/jaune et plein de stickers publicitaires est un complexe de bureau et boutique inspiré plus des grandes-villes nippones que de New-York, mais tout du long j’ai slalomé entre les deux influences (j’ai fait mon propre San Fransokyo version NY quoi).

6. Toujours la même méthode, mais ce coup-ci sur ce qui est censé être une arcade de jeux (en bleu) et un café (en jaune dans l’angle).

7. Qui dit arcade, dit enseigne ! Grosse enseigne lumineuse même ! Je me suis faites plaisir et ait fait à peu près n’importe quoi au pifomètre, mais je trouve le résultat final convaincant (ou pas, vu que j’m’y connais pas en arcade de jeu si ça se trouve c’est du gros caca).

8. Alors, je sais qu’on voit rien derrière le cheval, mais en fait j’ai peint pas mal de trucs sur la place devant l’arcade !
Dans ce qu’on voit il y a les bancs/pots de fleurs, les pitits poteaux (j’appelle ça des bites, mais je sais pas si ça a un nom) et bien sûr, les marquages de la route. Je m’y connais pas en mobilier urbain, mais j’me suis rendu compte que j’m’y connaissais pas du tout et du coup c’est cet illustration qui m’a fait commencé plusieurs boards Pinterest dédié aux rues. C’est dingue tout ce qu’il y a dans une rue (et dont on fait pas attention).

9. Entre le café et l’arcade, il y a deux immeubles, dont un qui a à son rez-de-chaussé une boutique (de prêt à portée ? je sais pas). J’ai encore utilisé ma super technique pour les fenêtres.
Le mur sur le côté me semblait vide, mais j’osais pas mettre de fenêtre, du coup j’ai peints dessus une murale.

10. On prends un peu de recul, pour vous montrer où en est ce côté de la rue, mais aussi vous montrer l’immeuble du fond qui a gagné des fenêtres et l’immeubles au milieu. Sur le côté c’est censé être des balcons. Oui, en vrai on dirait juste des fenêtres étranges. Je galère un peu à peindre des paysages urbains ahah, j’assume.

11. Je suis ensuite passé de l’autre côté de la route pour l’immeuble de l’autre côté de la rue. Encore une fois, au rez-de-chaussée j’ai fait une boutique. Sur le toit, j’ai fait un genre de terrasse. J’avais envie d’une terrasse et d’un peu de verdure.

12. Après avoir fini la boutique du rez-de-chaussé, j’ai mit de la lumière dans la boutique de l’autre côté de la rue. Et j’ai ensuite décidé que c’était trop lisse et je voulais introduire plus de couleurs et de trucs étranges pour laisser ressentir l’idée que, non, ça va pas trop-trop. C’est suffisamment coloré pour mettre en avant le cheval noir, mais il y a plein de texture étranges, de couleurs qui tourne, d’explosion de tâches, bref, de quoi laisser penser que c’pas parce que c’est coloré et lumineux que ça va. J’espère que c’est suffisamment subtil pour que ça soit un second message (si on prends en compte que le premier c’est  » hey, osef de la gravité, je saute « )

13. J’me suis attaquée au toit du dernier immeuble : la terrasse d’un café !
Du coup on peut admirer ma méthode qui consiste à dessiner à plat le plan avant de monter les meubles. J’aime bien cette méthode qui me permet de bien visualiser l’espace et pas placer trop n’importe où les éléments.
J’ai fait un cube pour ce qui est l’arrivé de la cage d’escalier et ensuite fait la barrière pleine de led. J’ai mit de la (fausse) herbe pour contenter mon envie de verdure.

14. Il était grand-temps que je passe un peu au cheval. J’ai revu les contours, mit d’autres détails de couleurs, pour finalement peindre les ombres. La lumière qui vient sur le poitrail et le ventre fut un changement sympa de la lumière qui vient du dos d’habitude.

15. J’ai rajouté quelques textures sur les bâtiments en eux-même, mais surtout, j’ai rajouté des silhouettes de n’animaux un peu partout !
Dans l’étape 12 j’avais rajouté, plus pour rire qu’autre chose, un cheval à la fenêtre d’un immeuble. Puis je me suis dit, mais un cheval qui monte sur un immeuble, ça se serait remarqué ? Du coup, si je mets un cheval à une autre fenêtre, j’implique que les chevaux dans les immeubles c’est normal, du coup, je peux mettre plus de poney partout ! Au final, pas de poney, mais un cerf, une biche, un perroquet et un renard. C’est une ville cosmopolite.

16. J’avance ensuite la terrasse avec les meubles montés et une porte ! Bon, au départ je voulais faire des chaises et autres, mais comme entre-temps je suis partie sur l’idée d’une ville pour les animaux, je me suis dit que c’était pas trop-trop logique. Donc, il n’y a que des tables.

17. J’ai repeint un peu le cheval, pour lisser quelques endroits qui étaient pas super bien peint.
Et on ne le voit pas, mais j’ai repeins ici et là pas mal de détail qui me posait soucis.

18. Je savais depuis le début que la rue seraient humide pour laisser se réfléchir toutes les lumières, mais je voulais attendre d’avoir un peu avancé avant de le faire, mais enfin, je peux le faire ! Du coup, plein de couleurs et lumières sur la route (éclairé par les boutiques, entre-autres), des couleurs projetés sur les animaux dans la rue et sur les divers éléments du décors.

19. Après avoir fini tout le monde dans la rue, j’ai peint les gens sur la terrasse du bar ! Un serveur-ibis (qui a vu le cheval sauter, a lâché son plateau et cours chercher je ne sais pas qui), un client-ours et deux clients oiseaux. Je m’amuse bien, quoi.
J’ai aussi peint des plantes et un menu.

Et ça conclu mon illustration !

Pour le fun de la chose, voilà à quoi ressemble ma ville sans tous les flous.
Je peins toujours mes décors qui ont de la perspective sur un autre document, ça me permet d’avoir de la distance pour prévoir mon point de fuite et c’est plus simple. On peut du coup voir que pour la barrière tout à gauche de la terrasse du café j’ai eut une belle flemme ahah. L’envers du décor c’est toujours rigolo je trouve.
Et comme ça vous pouvez admirer les noms des boutiques ! Tous les noms sont tirés de la musique qui a inspiré ce dessin.

Et comme je sais qu’on voit pas toujours bien, quelques zooms sur mes endroits/animaux préférés de cette illustration :

20. Et voilà le résultat final !

COULEUR ! SURDOSE !

Est-ce que j’ai un peu craqué au niveau du nombre de couleurs ? Totalement. Au début je me suis dit que les bâtiments bleus compenseraient, mais vu qu’en cours de route j’ai rajouté par-dessus une explosion d’aquarelle multi-coloré … Oui, le résultat est très colorés. Je pense que d’avoir une base bleu uni aide pas mal à uniformisé le résultat final. Je trouve que ça va bien ensemble tout ça, je sais pas vous ?