Je manque de concentration quand je dessine et un rien me distrait

On a toustes des moments (plus ou moins long) où un rien nous fait nous éparpiller ou juste un rien retiens notre attention, alors qu’on aurait bien aimé dessiner, hein, juste, pas de suite, visiblement. C’est frustrant quand on veut dessiner, mais qu’un rien nous déconcentre.

Voici donc une liste de conseil qui marche pour moi et marcherons peut-être pour vous (enfin, je l’espère).

Quand votre cerveau cherche à vous embrouiller ...

Annihiler mes raisons de me lever

Avoir à portée de main une boisson chaude, une bouteille de boisson froide (généralement de l’eau) et un truc à grignoter font que j’ai aucune raison de me lever.

Si j’ai soif et que je vais me faire du thé, je sais d’avance que je vais aller pendant que l’eau chauffe vérifier le niveau d’eau de la gamelle de mes chats, voir peut-être ranger un truc qui traîne, voir m’arrêter parler avec mon conjoint et bref, partir faire autre chose et perdre ma concentration. Alors quand je dois être (ou rester) concentré, je ne dois pas me lever : c’est aussi simple que ça.

Ne pas avoir à aller me chercher de l’eau m’aide à ne pas me déconcentrer plus de 10secondes (le temps de prendre la tasse et boire) et m’évite de m’éparpiller inutilement.

Jeter mon cerveau dans un coin

Pas littéralement !
Quand j’ai un truc qui me travaille, une idée qui me vient ou quoi que ce soit qui veut occuper de l’espace dans mon esprit alors que je veux me focaliser sur une illu’, je le note dans un coin.

Que ce soit comme moi sur un braindump dédié sur mon Trello, un bout de papier ou un bloc-notes, le fait de noter l’idée/le truc à faire qu’il ne faut pas que j’oublie ou ce qui me trotte en tête me permet de savoir que je ne l’oublierais pas et je sais que je le réglerais plus tard, ça me libère l’espace dans mon esprit pour me concentrer sur ce que je fais actuellement, sans craindre de l’oublier ou ne pas le faire plus tard.

Les alertes c’est non

Que ce soit mon téléphone ou mon ordinateur, on a plein de notifications partout et les limiter ou les annuler permet de ne pas être tenté d’aller voir ou de ne juste pas être déconcentré.

Partout où je peux, j’ai désactivé les notifications, au moins sonore (vu que ça m’angoisse littéralement). J’éteins ma boite mail quand je travaille, ainsi sur mon ordinateur j’ai littéralement aucune icône qui brille quand je travaille. Éloigner dans une autre pièce le téléphone est aussi une bonne idée (mais je suis incapable de le faire, donc en journée il est en mode Ne pas déranger, ça me suffit perso).

Éloigner les distractions

Vous vous retrouver à faire un truc alors que vous deviez dessiner ? Éloignez-le physiquement de vous.
Cela ne suffit pas ? Rendez-le plus galère à faire. 
Renouvelez l’étape précédente jusqu’à ce que cela ne vous distrait plus.

S’il s’agit de votre téléphone, le mettre dans une autre pièce suffit.
S’il s’agit d’un site ? Il existe pas mal de bloqueurs de site sur tous les navigateurs, j’en utilisais à une époque et ça m’a aidé de force à m’habituer à ne plus regarder les réseaux sociaux en journée.
Idem pour les jeux : j’ai désormais deux partitions de Windows sur mon PC, une pour la journée travailler et une pour le soir pouvoir jouer. Switcher de partition me prend 2min, c’est relou, je ne le fais pas donc en journée.

De la même façon, si quelque chose est tentant, éloignez-le physiquement ou non. J’ai vu sur Twitter quelqu’un qui parlait d’un CD d’un jeu qu’iel avait mis dans une boite sous clé, la boite au-dessus d’un meuble dans sa chambre, la clé dans un tiroir de la cuisine (et du coup, c’était tellement relou d’aller chercher le jeu qu’iel n’y jouait que dans ses temps libres).

Pomodoro

Pour 25min de forte concentration, vous aurez le droit à 5min de distraction totale et toutes les 2h, à 15min de pause bien méritée !

Vous pouvez le régler, par exemple pour ma part un pomodoro dure 50min (avec 10min de pauses) : c’est mon temps de concentration maximum et je peux peindre sans me stresser, puisque 25min me donnait trop de distraction et d’arrêt/reprise pour peindre dans de bonnes conditions.
Mais commencer à 25min et étendre doucement le temps aide à prendre doucement l’habitude et finalement, avoir naturellement ce flow.

Savoir qu’on a un temps alloué de distraction aide à se concentrer quand on a besoin de l’être.

La carotte

On a tendance à toujours vouloir menacer d’un bâton pour se faire avancer … mais on fonctionne mieux à la récompense.

Si vous réussissez à finir X tâches, vous aurez le droit de grignoter votre pomme ou de faire un gros câlin à votre animal domestique.
Si cette semaine vous avez bossé X heures, vous allez commander cette chemise trop mignonne !

Bref, donnez-vous une façon de compter ce que vous accomplissez et donner vous des récompenses à chaque quête finie (en dosant bien, hein, selon le stress induit par la tâche et sa complexité).

Créer un environnement adapté

Là, ça va dépendre de vous, mais si vous devez travailler en silence équipez-vous d’un casque antibruit, si vous devez travailler en musiques faites-vous une playlist assez longue de musique, si vous avez des douleurs au dos voyez pour changez de chaises et cætera …
Si quelque chose vous perturbe de façon régulière et vous empêche de vous concentrer, faites en sorte que ça ne soit plus le cas.

Pas mal de gens n’aiment pas travailler dans le silence en tout cas et pensent que la musique les distraits, si en effet votre playlist de jazz sans paroles vous dérange, tentez peut-être des bruits de natures ou bruits blancs de types bibliothèque ? MyNoise est géniale pour ça.

Je parle un peu plus de créer l’environnement adapté à vous dans mon article sur s’organiser pour dessiner.

Des fois, la solution est juste de pousser son chat.

Si tout ça suffit pas pour se concentrer

Plus compliqué à gérer, des fois même sans aucune distraction … vous êtes distrait et incapable de vous concentrer sur ce que vous devez faire. C’est fréquent chez les gens neuroatypiques, pas de soucis.
Chez moi, éloigner les distractions à outrance a créé de la sous-stimulation et m’a vite rendue pas bien du tout. J’ai donc éloigné les plus grosses distractions de moi, mais j’utilise les pomodoros pour avoir du temps où j’ai le droit de me distraire dans la journée.

On est toustes uniques sur ce sujet, des fois il y a d’autres soucis (interne ou externe) qui font qu’on ne peut pas se concentrer auquel on ne pense pas directement (on a faim, on est fatigué physiquement ou mentalement, on a un handicap quelconque ou un fonctionnement différent de la norme). Essayez peut-être d’en parler à quelqu’un pour ne pas rester seul-e face à votre obstacle (ami-e ou psy), tentez de mettre en place un truc à la fois et surtout, restez compréhensif avec vous-mêmes.
Certaines personnes peuvent rester concentrer 8h d’affilés sans pause, certaines personnes ont besoin de bouger au moins 10min toutes les heures … Le tout est de rester attentif à ses propres besoins et ne pas pousser la corde en tentant d’être toujours plus performant.

Avec tout ça, j’espère que vous pourrez mieux vous concentrer en tout cas !
Trouver son fonctionnement sans distraction prends parfois pas mal d’essais et d’erreurs, mais une fois qu’on y arrive c’est très plaisant, alors ne baissait pas les bras !


La motivation de dessiner, où la trouver

Les muses des artistes c’est capricieux … Et assez volatile. Il y a des jours où on déborde d’énergie et de motivation, le pouvoir de l’artiste tout puissant est avec nous. Et des jours où, non, on l’a pas du tout la motivation.

Le manque de motivation, ça me connait bien ! J’ai un peu appris à mes dépens que la motivation ça se remplace bien par de la discipline et des routines qui me permettent de dessiner tous les jours.

Voilà quelques conseils pour trouver sa motivation et si possible, la garder !

Trouver votre motivation

Votre raison de dessiner

C’est pas si aléatoire que ça comme question. J’l’ai pas tiré de mon chapeau magique pour rien et j’l’ai surtout pas placé aussi haut dans ma liste de conseil juste pour mon bon plaisir.

Savoir POURQUOI je dessine, c’est ce qui m’a motivée et me remotive. C’est pas juste parce que ça me fait du bien (même si c’est une raison). Mon but dans la vie c’est de mettre du poney dans la vie des gens. J’suis pas la fille de Crésus, je peux pas acheter des poneys et des pâtures à gogo pour les offrir aux gens. Donc je me suis tournée vers l’illustration pour offrir des dessins de poneys aux gens (c’est mieux que les colliers de nouilles).

Certains dessinent pour informer les gens de sujets tels que la grossophobie ou la vie d’une personne transgenre. Certains dessinent pour communiquer leur amour des chats ou des femmes. Certains dessinent juste pour apprendre à dessiner, pour leur plaisir personnel.

Il y a pas de « bonne » raison de dessiner, mais le savoir ça permet de se souvenir des raisons qui nous ont fait commencer et reprendre son crayon/stylet/pinceau.

Alors, quel est votre but dans votre vie créative ?

Savoir quoi dessiner

Des fois, c’est pas tant la motivation en soi le souci, mais plutôt l’inspiration. 
C’est là qu’entrent en jeu les prompts, les études, les gestures drawings, les challenges ou autres jeux. J’en ai fait un article complet avec plein d’astuces pour trouver le sujet de son prochain dessin, ainsi que des sites pour s’inspirer et apprendre.

Visualiser votre motivation

Pourquoi est-ce que vous ne vous feriez pas un endroit devant lequel vous passez souvent avec vos illustrations en cours ou un collage d’image qui vous donne envie de dessiner ?
Si vous passez devant, il y a de fortes chances que votre cerveau en le voyant se dise « tient, j’irais bien dessiner ! ». Cela peu être vos propres illustrations, mais aussi simplement des choses que vous aimerez bien dessiner dans le futur, des croquis d’idées, des illustrations de gens qui vous inspire … L’idée, c’est que ça soit visuellement quelque chose qui vous donne envie et que vous n’allez pas oublier dans un coin sans jamais le revisiter.

Garder votre motivation

Rendez les choses plus accessibles

Vous voulez dessiner … mais ça implique d’abord de dégager une plage horaire entre votre série télévisée et votre vaisselle, pendant ce créneau chèrement acquis il vous faudra ranger votre table … Déjà d’ici j’ai la flemme pour vous.
Si c’est galère de juste commencer à dessiner, toute l’énergie descend à 0 avant même le premier trait.
Plus c’est simple, plus souvent vous ferez !

Il vaut mieux tenter d’avoir le moins d’étapes possible avant de s’installer devant son plan de travail. Ce qui implique d’avoir un espace dédié (même minuscule) pour dessiner ou facilement dégageable et se réserver du temps.  J’en parle plus longuement dans un article complet parlant de comment s’organiser pour dessiner.

Autant que possible, si vous voyez que vous n’arrivez pas à mettre en place une habitude ou à faire quelque chose, demandez-vous pourquoi il y a de la résistance. Une fois que vous l’avez trouvé, chercher ce qui cause cette résistance et ensuite, travailler à plusieurs solutions pour l’accommoder (des fois, la première solution marche, mais réalistiquement, il faut souvent plusieurs itérations d’une idée ou mettre plusieurs choses en place pour faire disparaitre une résistance).
Faites tout changement étape par étape pour déjà vous y habiter, mais aussi pour pouvoir voir si ça vous convient vraiment et vous adapter (ou adapter le changement à vous).

Et à l’inverse, si vous voyez que quelque chose vous empêche trop de faire ce que vous aimeriez faire, rendez ça moins accessible.
Par exemple, si vous pouvez vous isoler dans une pièce avec un casque réducteur de bruit extérieur en prévenant qu’il ne faut pas vous déranger, vous serez moins distrait par les bruits dans le reste de votre foyer et personne ne viendra frapper à votre porte. Cela peut aussi être le fait de couper internet pour n’avoir accès qu’à votre logiciel de dessin ou carnet. À vous de voir quelles sont vos distractions les plus fréquentes et les retirer de vos moments autant que faire se peut.

Juste 5 minutes

(ou un cercle)

Là. Effort minimal. Résultat garanti.

C’est comme ça que je fais mon premier trait souvent, en me disant  » je gribouille 5 min sur ce dessin sur un calque pour noter mes idées  » et bien souvent (pour pas dire 95% du temps), je finis par passer une heure ou plus sur mon dessin.

Le plus dur c’est le plus souvent de commencer et affronter sa page blanche ou le fait de s’installer. Une fois qu’on a commencé à gribouiller, le cerveau suit tout seul et sait enfin retrouver la motivation qu’il avait perdue on ne sait où. C’est fourbe un cerveau … mais on est capable de l’être encore plus, non mais !

Formuler un plan réaliste

Des fois, la motivation on en a besoin sur le long terme et pas juste sur un seul dessin. C’est souvent là qu’écrire sur papier un plan qui permet de visualiser ce qu’on va devoir accomplir ça aide. Surtout si on laisse des espaces pour cocher ce qui est fait, parce qu’on aura envie de gagner et finir notre plan.

Comment faire un plan alors ?
Déjà, il faut que ça soit réalisable. Quitte à commencer avec un petit but pour se mettre en jambe (si votre but à terme c’est de dessiner 8h/jour, commencez peut-être par 30min/jour et augmentez au fur et à mesure des semaines).
Évitez d’avoir 36 buts en même temps. Un gros et un petit, c’est déjà énorme (toutes catégories confondues, pas qu’en illustration).
Votre but doit être quantifiable et spécifique. Dessiner plus, c’est vague. Si votre but devient  » Dessiner 1h par semaine  » vous pouvez voir où vous en êtes super facilement. Idem si votre but c’est  » apprendre à dessiner des chevaux « , c’est pas quantifiable et pas motivant, par contre  » dessiner 100 chevaux avec modèle  » là, c’faisable !

Et la citation de la fin qui m’aide beaucoup :
Un rêve écrit avec une date devient un but.
Un but découpé en étapes devient un plan.
Un plan mis en action devient une réalité.

Trouver l’énergie (physique)

Avoir la motivation, c’est génial. Si l’énergie suit.

Si vous êtes fatigués, affamés ou justes sans énergie … ça risque pas d’aller loin.
Une grande part de la motivation c’est d’aller bien, autant mentalement que physiquement. C’est important de prendre soin de vous.

Si vous n’avez aucune énergie, motivation ou inspiration, demandez-vous si vous avez mangé correctement, dans de bonnes quantités adaptées à vous, si vous êtes bien reposés ou si vous allez bien moralement. C’est dur de dessiner quand on est en pleine crise d’anxiété.

C’est un paragraphe super vague et n’étant ni médecin ni psychologue je vais pas en parler longtemps, mais si vous n’avez pas d’énergie physique, morale ou souffrez de quoi que ce soit, plutôt que de courir après votre motivation, prenez le temps de vous occupez de vous ou de consulter un professionnel de santé. Ce sera plus efficace sur le court et long terme que de lire je ne sais combien de livre ou blog sur comment trouver votre motivation (même si j’vous conseille d’en lire plusieurs, chaque personne étant différente).

Trouver sa motivation c’est super vague comme sujet … mais j’ai tenté de regrouper tout ce qui a pu m’aider par le passé ou marche sur moi, en espérant que ça vous aide autant que moi ça m’aide !


Levelling up to lvl10 – Le challenge pour gagner du niveau en illustration

Est-ce que ça vous dit un petit challenge ?
Oui ?
Farpait, moi aussi !

C’est le challenge que je me suis concocté et fait pendant le mois de février et celui de mars. Son but est de me faire m’améliorer en illustration, sans devoir faire 100 chevaux ou juste des décors pendant 30 jours. Le but est de varier un peu les saveurs et m’améliorer globalement dans mes peintures. Ce fut intéressant, donc je l’ai un peu mis au propre pour le partager !

Je l’avais également fait en février 2019, avec son concept de base qui était de reprendre la carrière créative des Sims3 et de l’adapter à l’illustration, ce qui faisait bosser pas mal de choses, mais surtout me forcer à réaliser X peintures à chaque level et … c’était bien pour me forcer à peindre, mais pas vraiment adapté pour apprendre. Cette version 2020 est, je pense, plus adaptée et plus fun, globalement.
Du coup, ce cet héritage Sims en reste que chaque semaine correspond à un LVL (level – niveau). Je trouve ça fun comme ça.

Dessin d'Anoukiss dans sa maison

Préparation du challenge

De mon côté, je l’ai fait en numérique, donc je n’ai pas prévu de matérielle, mais si vous voulez le suivre en traditionnel, je vous conseille de rassembler votre matériel.

Question planification, je m’arrangeais pour le faire pendant 1h chaque matin au lieu de mon échauffement habituel et j’ai globalement trouvé qu’une heure par jour me suffisait.
Après, c’est un challenge à faire dans son coin avant tout, rien ne vous empêche de le faire à plusieurs, mais l’intérêt de le faire seul c’est de se permettre de repousser au lendemain une journée si jamais vous ne pouvez pas la réaliser.

J’ai prévu chaque level pour se faire en une semaine : cinq jours de la semaine pour apprendre et étudier, deux jours du week-end pour se faire plaisir et réaliser une peinture pendant ses deux jours.
Chaque semaine augmente normalement graduellement en difficulté.

Histoire de ne pas bloquer (parce que perso, suivre un plan dépends grandement de ma motivation du jour), j’ai mis pour chaque tâche plusieurs options. Le but est d’en faire une, pas toutes, histoire de ne pas se surcharger inutilement.

Artiste 0%

LVL 1 – Collecteurice de livre d’art

C’est la première semaine et le premier level, on démarre tout doux en préparant le reste du challenge principalement, histoire de pouvoir augmenter doucement la difficulté. On va s’entourer d’inspiration, de modèles et de cours qui vont vous aider (autant des livres techniques, que des sites de gesture drawing que de référence).
Je vous conseille en amont de lire mon article sur S’organiser pour dessiner, afin de préparer un espace de travail (physique et mentale) qui vous conviendra.

Dessin d’imagination. Notez tout ce que vous souhaiterez améliorer dans le futur
Avec vos notes prises hier, définissez 3 points précis sur lesquels vous allez vous focaliser pendant le challenge
Rassemblez plusieurs sources d’inspiration photo de paysages et d’humains (ou d’un animal en particulier)
Rassemblez des tableaux de maître et capture d’écran de vos films favoris
Rassemblez des cours sur le sujet qui vous intéresse (livres, tutoriel, vidéo YouTube)
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Histoire de pas vous lâcher dans le vaste internet, voilà une petite liste d’endroit où trouver vos références, capture d’écran et divers cours :
Récapitulatif de tous les liens de références (humains et chevaux) que je connais
– Sites de références photo : Pixabay et Stockvault
– votre bibliothèque locale
Gallica
Des tableaux Pinterest avec une bonne curation destinée à l’apprentissage
– Côté YouTube : Bob Ross, Proko et Sycra

Artiste 10%

LVL 2 – Éclabousseureuse de peinture

On est prêt-e à partir pour de bon, dans de bonne condition ! On se concentre autant que possible pour prendre de bonnes bases !
C’est la semaine où on fait pas mal d’exercice et d’étude.

Étude anatomique / Gesture drawing
Copie d’une photo ou d’un objet visible sur votre bureau
Copie d’un tableau de maitre ou d’une capture d’écran
Etude rapide de photos avec un minimum de trait (faites-en un maximum en 1h)
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 20%

LVL 3 – Curateurice de palettes

Un peu moins de copie à partir de là, même si on en fera au moins une par semaine, mais maintenant qu’on a relativement les bases de posées (ou qu’on sait quoi travailler lors de nos sessions), on va varier les plaisirs et les études.
Quand je parle d’étude, je parle de mettre à côté plusieurs références différentes et pendant qu’on peint, y faire référence pour noter tous les détails qu’on avait oubliés/jamais remarqué, ce n’est donc pas de la copie pure et dure, mais le but est de bien analyser les différentes photos de l’objet/décor qu’on aimerait peindre de manière plus réaliste, voir une fois qu’on sait relativement la peindre de façon réaliste, après à la peindre de façon stylisée.

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Peinture d’élément de décor naturel (caillou – eau – arbre – fleurs) avec référence
Étude de lumière à partir de photos (de divers paysage et/ou objet)
Création de pose dynamique (ne pas hésiter à regarder des vidéos et à exagérer les mouvements)
Peinture avec 1 couleur principale dominante
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 30%

LVL 4 – Critique de couleurs

Cette semaine, autant que possible, on se concentre sur les couleurs, la façon qu’à la lumière de rebondir d’objets en objets, sur les ombres et sur la façon qu’ont les couleurs de crée une ambiance.
On passe donc un peu moins de temps sur les détails, mais plus de temps à comprendre comment utiliser la couleur.

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Étude de capture d’écran
Étude de lumière (plusieurs peintures minimalistes d’objets ou décors avec une ombre projetée visible)
Étude de lumière (plusieurs peintures minimalistes d’objets ou décors en plein soleil)
Copie d’unae artiste dont vous appréciez les couleurs
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 40%

LVL 5 – Mélangeureuse de couleur

Mélanger couleur ET texture ? Pas simple, mais on relève le défi !

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Copie d’un tableau de maitre
Étude de texture (d’un métal / d’une pierre précieuse / du cuir)
Peinture d’objet (selon photo ou selon ce que vous avez sous la main)
Peinture de décor (avec référence si possible)
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 50%

LVL 6 – Créateurice de toile

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Étude de perspective et/ou de bâtiment
Étude de paysage/sujet dans un éclairage chaud
Étude anatomique en couleurs
Copie d’un tableau de maitre ou d’une capture d’écran
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 60%

LVL 7 – Créateurice de composition

Autant que possible, tenter de créer des compositions qui vous plaisent visuellement et/ou qui aident à mettre en avant le thème de votre sujet cette semaine, voir, regarder comment les autres artistes font pour créer des compositions attrayantes.

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Étude en un minimum de trait de la composition de capture d’écran et/ou peinture (en faire un maximum en 1h)
Étude de photo (pourquoi est-ce que la composition vous plait ? Tentez de la reproduire)
Étude de décor/objets avec un éclairage froid
Copie d’unae artiste qui fait des compositions qui vous plaisent
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 70%

LVL 8 – Peintre perfectible

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Étude avec photos de texture de nourriture (fruit – gâteau – plats – sauce et cætera)
Essaie de peinture de son sujet de prédilection sans modèle (faites des notes pour savoir où sont vos points faibles)
Étude anatomique et gesture drawing, en se concentrant sur les problèmes rencontrés la veille
Étude d’une capture d’écran
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 80%

LVL 9 – Artiste imaginatif-ve

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Étude de photos de votre sujet de prédilection
Copie de textures (céramique, verre, herbe, peinture qui s’écaille par exemple …)
Étude de paysage en perspective (nature ou ville)
Étude d’objet de la vie de tous les jours (votre tasse préférée, votre bouteille de shampoing, votre plat préféré, ce que vous voulez)
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 90%

LVL 10 – Maître-sse du pinceau

Inclure dans chaque étape de LVL up de la pratique, de la pratique avec modèle, de la lecture de livre/tuto et caetera. Faire choisir un modèle au départ.

Si lors d’un exercice vous rencontrez des difficultés, prenez des notes : ce sera l’occasion de rechercher sur le sujet le vendredi.

Étude anatomique et gesture drawing
Étude de paysage/objets peu éclairé (levé de soleil, pénombre et/ou jour nuageux)
Copie de votre artiste préféré et/ou d’une capture d’écran
Peinture d’imagination pendant 20min et finition de l’illustration en s’aidant de référence pour chaque élément
Trouvez une vidéo/un livre sur ce qui vous a posé le plus de soucis cette semaine et suivez-le
Commencer une peinture personnelle
Finir la peinture personnelle

Artiste 100%

Vous avez remarqué que les exercices se répètent ? Oui, je ne voulais pas être trop précise pour laisser de la liberté à chacun-e d’adapter à sa convenance et aussi, le fait de répéter les exercices au fil des semaines aides à mieux les comprendre et à revoir ce qu’on pensait peut-être acquis pour continuer de s’améliorer. C’est pour ça que travailler en série ou faire en boucle certains exercices sont bénéfique : on retient mieux.

Si vous ne voulez pas suivre le challenge, voilà mes quatre catégories que j’ai mises en place avec quelques idées dedans.

Anatomie et formes

– Dessin imaginatif (qu’est-ce que je pourrais améliorer et apprendre ? prendre des notes)
– Étude anatomique
– Étude de pose dynamique
– Étude de perspective : objet de tous les jours
– Étude de perspective : bâtiment

Textures et rendus

– Pierre
– Objet naturel (feuille, eau)
– Métal et bijoux
– Cuir
– Aliment
– Tissus

Couleurs et lumières

– Étude d’une image avec des couleurs froides
– Étude d’une image avec des couleurs chaudes
– Étude d’une image avec une ombre portée
– Étude d’une image avec un ciel couvert
– Étude d’une image avec un plein soleil
– Étude d’une image en intérieur

Copie

– Tableau de maitre
– Image avec une palette monochrome
– Capture d’écran

Il ne faut pas hésitez à remixer selon vos envies, mais vous avez là un bon challenge ! Hésitez pas à me montrer vos progrès !


Je ne sais pas quoi dessiner : je fais quoi ?

Table des matières

Peut-être que vous aussi vous essayez de vous installer une routine pour dessiner chaque jour un peu. Ou peut-être que vous voulez juste dessiner un peu plus que d’habitude. Ou encore vous vous demandez souvent quoi dessiner. On sait tous qu’on galère tous, entre manque d’inspiration, de motivations ou art-block.

Alors, où trouver cette inspiration tant recherché pour enfin savoir quoi dessiner ?

Le syndrome de la page blanche

Vous êtes installés. Devant vous, votre feuille blanche (ou votre écran vide, c’est selon).
Et BLAM, c’est la leucosélophobie !

On a tellement envie de bien faire, de faire un dessin bien sympa, que toute idée qui nous vient en tête est MAUVAISE. Du coup, impossible de commencer ou finir ce qu’on a sous les yeux.
C’est ce qui déclenche pas mal de soucis chez les artistes. On connait tous ce genre de blocage … qui sont pas agréable à avoir.

Pas de panique dans la boutique !

On va tenter de se dépatouiller et de remplir notre feuille. Voilà donc un plein d’idée qui j’espère vous aidera.

Faites comme Calypso : dites ouste à l’art-block (et au stress) !

L’hibernation créative (le copain positive-attitude de l’art block)

Parce que parfois, on a le syndrome de la page blanche juste parce qu’on a besoin d’une hibernation créative et que notre cerveau nous y a plongés sans qu’on s’en rende compte.
Lire l’article

Art block : en venir à bout

L’ennemi juré des artistes, pire que la leucosélophobie ou l’hibernation créative, qui n’est pas une fatalité !
Lire l’article

La motivation de dessiner, où la trouver

Les muses des artistes c’est capricieux … Et assez volatile. Il y a des jours où on déborde d’énergie et de motivation, le pouvoir de l’artiste tout puissant est avec nous. Et des jours où, non, on l’a pas du tout la motivation.
Lire l’article

Les idées simples à dessiner

Ces idées sont simplement là pour avoir quelques choses de vraiment facile et rapide à faire pour remplir sa feuille et/ou faire le minimum syndicale quand on veut absolument dessiner, mais en a pas la force mentale ou physique de le faire.

Le but est de ne pas (trop) angoisser et ne pas se rendre malade si jamais vous n’êtes pas capable de ne rien faire. L’illustration ne devrait pas vous rendre malade, cependant, si c’est le cas, demandez-vous pourquoi ou parlez-en, c’est pas normal (prenez soin de vous, vous êtes une personne géniale et le mêritez <3).

Fais un rond

Quand je ne suis pas chez moi, loin de mon PC ou juste que je n’ai pas envie de choisir, je fais un rond.

Oui, c’est peu, mais c’est un début.

Sois je m’arrête là et j’ai fait mon dessin de la journée. Même si c’est peu, ça m’aidera à avoir le cerveau en paix.
Sois je le met en volume. Au feutre, au crayon, au bic, en hachures, toutes les techniques sont bonnes.
Sois je pars sur une tête d’animal.

Le tout est de pouvoir me dire « oui, j’ai dessiné aujourd’hui. C’était pas une œuvre d’art, mais je l’ai fait. »
Je dessine pour mon propre plaisir. Mon but est de me faire plaisir et même si j’aimerais produire une œuvre finie chaque jour, je sais que je n’en suis pas capable alors je ne veux pas me dégoûter.

Zentangle

Fun à faire, on l’a toustes plus ou moins fait (ou au moins une variante en cours) : il s’agit de remplir une zone (souvent carré) de motif, que ce soit des lignes, des bulles ou quelques choses d’un peu plus complexe. Si vous tapez zentangle sur Pinterest ou Google vous verrez plein d’exemple plus sympa les uns que les autres.

En plus de vous détendre et de vous faire remplir votre carnet, cela vous apprendra à dessiner des nouveaux motifs pour vos futures illustrations ! Fini les habits unies pour vos personnages !

Les idées funs à dessiner

Ces idées sont là pour s’amuser, purement et simplement, histoire de relâcher la tension et faire s’agiter le crayon/stylet/pinceau.

Trouver un ami

À quatre mains, c’est plus rigolo !

C’est le moment d’échanger vos linearts avec un ami pour que chacun colorie l’œuvre de l’autre. Ou alors de dessiner son personnage favori pour lui faire un cadeau.

Pas d’ami dessinant dans votre entourage ? Il existe plein de coloriages sur internet que vous pourrez coloriez afin de vous amuser.

Poulain noir dun, dessin

Randoms Generators

En français, générateur d’aléatoire. Le but de ses sites est de prendre deux éléments et les mélanger. Cela fait toujours la surprise et c’est souvent farfelu.

Il en existe plein sur les internets, mais en voici quelques uns que j’aime bien :

Les études

Pour s’améliorer, rien de telles que s’inspirer de la vie réelle. Mais parce que dessiner 100 fois le même taille crayon c’est rapidement gonflant, quelques idées pour varier un peu les plaisirs et apprendre d’avantage.

Les références

D’autres fois, j’ai pas envie d’imaginer ou de me servir concrètement de mon cerveau.

Alors j’ai un dossier sur mon bureau plein de photos ou dessins qui m’ont inspiré à un moment X ou Y et que je recopie donc méthodiquement. Dans ce dossier, j’ai des chevaux, des rats, mes animaux préférés, des humains parce que je sais que je galère à en dessiner, mais aussi des voitures, des motifs, des animaux moins communs et plein de choses diverses et variés. Un vrai bric à brac ! Mais dans ce dossier, il y a bien un truc qui va m’accrocher l’œil.

Parfois, je recopie une image et je la détourne.
Le panda que j’ai dessiné était de dos ? Et si je l’imaginais dans la même position, mais vue de face ? Je n’ai pas toujours envie de partir comme ça, mais c’est un bon exercice qu’il est bon de faire quelques fois.

Gesture drawing

Lancer un timer (idéalement entre 30 sec et 10min) et tenter de capturer l’essence du modèle !
Faites ça en série et vous apprendrez très vite !

Malheureusement, il n’existe pas encore de site de ce genre spécialiser dans les animaux … Mais en vous créant vous-même un dossier de photo et en vous armant d’un chronomètre, il y a moyen de vous recréer un système similaire.

Utilisez un pantin

Jouer avec un pantin (de bois ou en 3D) vous permettra de vous amuser à lui donner des positions rigolotes et si vous prenez des screenshots/photos à chaque fois qu’une pose vous intéresse, vous pourrez l’explorer sous plusieurs angles. Cela vous aidera à appréhender les formes en 3D.

Si vous n’avez pas de pantin ou figurine posable à portée de main, voici Design Doll (ou votre nouveau mannequin 3D facile d’utilisation, genre vraiment, que pour les humains malheureusement).

Où trouver des références

Tous les sites de gestures drawing, mannequins 3D et catalogues de références que je connais et apprécie sont répertorié dans cette article et régulièrement mit à jour.

Copitons gaiement

Mais comment qu’ielle a fait … ?
La question vous taraude et la personne n’a pas fait de tutoriel ? Vous voulez vraiment comprendre la technique d’un artiste ?
Pour apprendre d’une personne, rien ne vaux s’inspirer d’elleux directement !

Prenez une oeuvre avec un élément qui vous intéresse (texture, couleurs, composition … ce que vous voulez) et tenter de le refaire. Faites plusieurs essais et tenter d’analyser pour vraiment avoir une idée de la meilleure façon de procéder pour arriver à un résultat similaire. Vous apprendrez beaucoup, même si vous n’arrivez pas au même résultat.

Bien sûr, si copier ou décalquer pour apprendre c’est totalement okay, pensez que très peu de personne apprécie qu’on poste sur les réseaux sociaux ce genre de copie. Donc pensez à garder précieusement pour vous votre travail et ne le diffusez pas. Et si vraiment vous souhaitez montrer ce que vous avez réalisé, pensez à taguer l’artiste originale, donnez les liens de son site et ses réseaux sociaux et bien sûr si la personne vous le demande, soyez prêt à supprimer votre oeuvre des internets.

Les tutoriels

Vous avez toujours voulu savoir peindre une bulle de savon ?
Vous ne savez pas quoi dessiner, alors c’est le bon moment pour trouver un tutos qui vous plaît sur le sujet et pas à pas, le refaire. Vous rajouterez un outil à votre arsenal de compétence et peut-être que cela vous donnera envie de faire une illustration complète sur le sujet !

Profitez-en pour revoir vos fondamentaux (ce sont des savoirs généraux qui s’appliquent à tous les médiums) : la composition et la structure d’une image,  les formes de bases et comment les reconnaitre, la lumière, les couleurs et leur théorie, la perspective et l’anatomie.

Les défis

Là, le but est clairement que ça soit compliqué et sortir de sa zone de confort ! Mais de temps en temps, ça fait du bien.

Dessin d'Anoukiss dans sa maison

Redessiner une vieille oeuvre

Draw this again est un des challenges les plus connus et populaire, pourquoi ne pas le faire ? Prendre un vieu dessin que l’on aimait bien et le refaire, pour voir comment on a progressé.

On peu même le faire en changeant de médium. Vous l’aviez fait à l’aquarelle ? Pourquoi ne pas tenter de le refaire sur votre ordinateur ? Ou en pâte à modeler !

Explorons l’espace

Trouvez chez vous un objet avec une forme intéressante (à vous de voir ce que vous trouver intéressant, ça peut autant être un dé qu’une bouteille avec une jolie forme).
Prenez une photo d’un angle qui vous intéresse.
Dessinez par dessus votre forme pour en faire un vaisseau spatiale. Pensez à l’habitacle, à un moyen de propulsion, peut-être un moyen de défense ? Ou de minage ?

Donnez libre court à votre imagination ! Quel que soit le résultat, c’est un exercice intéressant.

Pour avoir un peu d’inspiration, je vous conseille d’aller regarder ce que fait Erix Geusz, il maîtrise l’exercice.

Forme étrange

Vous avez sans doute déjà croisé cette exercice, certains l’adore, certains le déteste. À vous de voir.

Le but est de dessiner une forme quelconque (si possible pas trop complexe), soit au crayon de papier, soit au feutre.
Dans cette forme, calez-y ce que vous voyez. Que ce soit un visage, un animal roulé en boule ou un véhicule. Le but est de donner des contours et des traits à cette forme, sans en sortir pour créer un nouvel élément.
C’est tout aussi fun que c’est frustrant.

Limitation de couleurs

Petit défis que vous avez sans doute déjà croiser. Que ce soit sous le nom de « 3 marqueurs challenges » ou un nom similaire.

L’idée est de choisir une ou X couleurs de façon aléatoire et réaliser une illustration en se limitant exclusivement à ses teintes-là.

Vous pouvez trouver des palettes sur DeviantArt, en générer une sur le site Paletton ou aller sur Design Seeds (chacune des palettes que ce site propose comporte une petite photo, ça donne une idée de thème).

Dessin d'OC de Scotis.

Les prompts

Parfois, il me manque juste l’étincelle pour embraser l’idée. Alors j’ai toujours dans un coin de mon PC des listes de prompts (aussi appelé liste d’inspiration) de truc à dessiner.

  • Draw the squad
  • Inktober prompt
  • Prompt
  • OC prompt

Ce sont milles idées de choses que je pourrais probablement dessiner, mais il y en a bien une qui va m’inspirer. Il me suffit de taper ça sur google, pinterest ou tumblr et je trouverais un truc.

Pleins d’autres challenges

Je ne vais pas pouvoir consacrer un paragraphe pour chaque challenges que je trouve intéressant … alors, voilà une petite liste.

  • Dessiner 100 fois le même sujet (100 rats, 100 chevaux, 100 paysages, et caetera)
  • Le même personnage, 4 éclairages différents (du dessous, du dessus, du côté droit, du côté gauche)
  • Gender bender (changement de genre d’un personnage)
  • Un dessin inspiré d’une chanson
  • A l’envers (à retourner à la fin pour voir le résultat)
  • De la main non-dominante
  • Un personnage dans un autre style (cartoon, réaliste, dans le style d’un ou plusieurs artistes)

Recharger les batteries

Il n’y a pas que l’illustrations dans la vie … et si plutôt qu’une liste de dessins à faire, j’vous montrer quelques endroits où vous pouvez trouver votre propre idée de dessins à faire ?

Youtube

Oui, Youtube n’est pas qu’un site de procrastination.

Quand je manque de motivation, je vais y découvrir de la musique (étrangement, Soundcloud me propose moins ce que j’aime). Généralement avoir de la musique nouvelle ça me motive. Parfois, je mets des musiques que je connais déjà et pareillement, ça me donne envie de gribouiller.

Parfois, je regarde des timelapses, speed-painting ou des tutos (même de techniques que je ne compte pas tester, tel que les craies à huile).
Voir des gens dessiner ou réaliser des illustrations ça me donne envie.
Inutile de me comparer à eux, j’ai clairement pas le même niveau. L’idée est juste de me lancer à faire quelque chose.

Je regarde parfois des artistes que je connais déjà, parfois ceux que me suggère Youtube, sinon, je tape un mot-clé « Timelapse » pour voir comment font les autres, « Aquarelle » si je veux apprendre à faire de l’aquarelle.

Au passage, sur Youtube, n’hésitez pas à regarder peindre Bob Ross (notre dieu à tous quand il s’agit de décor) ou mieux, à prendre vos pinceaux ou stylets et tenter de reproduire ce qu’il fait en suivant une vidéo.

Pinterest

Pour quand on coince sur un sujet (ou qu’on l’aime juste esthétiquement), on peut créer des tableaux sur un sujet !
Comme ça, quand on a un petit creux dans son inspiration, on peut aller regarder ce qui nous motive (que ce soit une photo, un dessin ou autre chose) et peut-être retrouver l’envie.
On peut le faire dans des dossiers sur son PC ou alors, utiliser Pinterest qui est un site fait pour cela.
Quelques idées de tableaux toujours utiles : paysage, charadesign et motifs.

Changer totalement de médium

Pourquoi ne pas aller faire un tour ailleurs ?
Certes, votre médium de prédilection restera le même, mais si l’espace d’une heure ou d’une après-midi, vous alliez tester autre chose ?
Si vous êtes plutôt numériques, tentez un médium tel que l’aquarelle, l’encre ou le crayon ou inversement. Ou alors, pourquoi ne pas tenter de faire un peu de sculpture (sur un logiciel 3D, avec de la pâte à sel ou encore faire de la poterie) ?

Ce que vous apprendrez sur l’un des médiums se transférera sur votre médium de prédilection, ce qui vous permet de vous amuser en découvrant autre chose, mais aussi de progresser !

Dans le même ordre d’idée, pourquoi ne pas tenter avec votre téléphone de faire de la photo, ou lire un livre sur les techniques narratives. Explorez, vous apprendrez et pourrez re-utiliser vos nouvelles connaissances dans vos illustrations !

Le mot de la fin

Les muses c’est galère à canaliser. J’espère vous avoir donner quelques idées pour les relancer. Il ne faut pas hésitez à prendre les idées qui vous intéresse, les mélanger ou les disséquer, bref, en faire ce que vous voulez pour que ça vous amuse !

Qu’est-ce que je dessine … ?

Toujours pas réussis à vous décider ?

Faites une liste de TOUT ce qui vous tente, oui, tout, même si ça donne une liste de 400 éléments.
Numérotez ses éléments.
Grâce à Random.org, lancer True Random Number Generator.
Réalisez l’éléments que vous venez de tirer.

Vous pouvez recommencer autant de fois que vous voulez quand vous savez pas par quoi commencer, ça vous retire votre pouvoir de décisions et parfois, ça fait du bien de laissez l’aléatoire faire.

Et vous ?

Une super botte secrète ? Une astuce pour battre la peur de la page blanche ou vous aider ? 


Les calques Photoshop

Les calques permettent des combinaisons et une organisation importante à connaitre pour les utiliser au mieux. Ils permettent de gérer différents groupes de formes/coups de pinceaux, mais aussi de gérer les plans et superpositions.

On dit toujours d’utiliser des calques quand on peint numériquement ou que ça aide, mais quand on débute, il y a TROP d’options de calques sur Photoshop tant et si bien qu’on les utilise peu ou pas de façon optimale. Cela prend du temps de prendre tous ses outils en mains, mais en prenant un peu de temps, ça se maîtrise facilement et ça finit par être naturel.

Les bases à connaitre

Rappel toujours utile, mais si vous ne savez pas ce que fait un effet/outils/une icône, vous pouvez survoler avec votre curseur l’icone et une bulle vous expliquant son utilité fera son apparition ! 

Voilà à quoi ressemble l’onglet calque, normalement il est toujours ouvert, mais si vous l’avez perdu vous pouvez le rouvrir avec F7 ou en allant dans Fenêtre > Calques.
J’ai pris un document un peu au pif pour vous présenter plus en détail les options de bases utiles à connaitre :

Position du calque
Plus un calque est vers le bas, plus il sera derrière, à l’inverse plus un calque est vers le haut, plus il sera devant. Leur ordre d’apparition sur l’image dépend donc de leur placement dans la hiérarchie des calques.

Nom du calque
En double-cliquant sur un nom de calque, vous pouvez le renommer.

Créer un nouveau calque
Il faut utiliser le petit bouton avec un + dans un carré et hop !

Supprimer un calque
Faites attention de bien sélectionner le bon calque et utilisez le bouton corbeille (la petite poubelle à côté de l’icône pour créer un nouveau calque)

Masquer ou visualiser un calque
Le petit oeil à côté de votre calque vous permet de voir si un calque est visible ou non et de masquer ou faire apparaître votre calque tout en le conservant.

Verrouiller un calque
Vous avez cinq formes de verrous disponibles (j’y reviendrais), mais en cliquant sur l’un des verrous, vous bloquerais la modification de votre calque et ferez apparaître une icone de verrou à droite de votre calque. En double cliquant sur l’icone sur le calque, vous débloquerez votre calque.

Vous pouvez sélectionner plusieurs calques en même temps en utilisant votre touche MAJ+clique (pour une sélection de calque se suivant) ou avec votre touche CTRL+clique (pour une sélection de plusieurs calques éparpillés).
Si vous avez des calques à rapidement supprimer, déplacer ou fusionner c’est utile à savoir.

L’intérêt de les nommer

Créer des calques c’est super simple, mais s’y retrouver quand on atteints le calque 140 … Un peu moins. Si on ne veut pas se perdre et passer 30min à retrouver un calque en particulier, il vaut mieux prendre l’habitude dès le début de nommer ses différents calques (ou au moins les groupes de calques).

Les groupes de calques

Placer juste à côté de l’icône pour créer un nouveau calque, cliquer dessus vous permet de créer un nouveau groupe. Vous pouvez placer dans ce groupe tout un tas de calques ou de sous-groupe, facilitant votre navigation puisque vous pouvez faire en sorte de ne plus voir le contenu du groupe en cliquant sur l’icone flèche à côté de l’icone et du nom du groupe.

Vous pouvez sélectionner avec votre souris et faire un glissé-déposé pour déplacer vos calques … Ou alors retenir ces deux raccourcis clavier :

Ctrl + cliquez sur tous les calques que vous voulez regrouper
puis
Ctrol + G pour les mettre dans un groupe

Calques de remplissages ou de réglages

Qu’est-ce que cette petite icône représentant un cercle à moitié-plein ? C’est un de vos nouveaux meilleurs amis !
Bon, peut-être pas, ça dépend en fait, mais le connaitre vous aidera beaucoup dans votre vie de peintre numérique. Cette option va vous permettre en quelques cliques de créer un nouveau calque d’ajustement (de luminosité, de contraste ou autre).

En théorie, les noms des calques de réglages sont assez clairs, mais au cas où, voilà quelques explications :

Les calques de remplissages :

  • Couleur unie
    Ajoute un calque d’une seule couleur
  • Dégradé
    Ajoute un calque avec un dégradé (il y a pas mal d’options, ce n’est pas qu’un dégradé linéaire)
  • Motif
    Ajoute un calque avec un motif (ou pattern, généralement une texture seamless)

Les calques de réglages de valeurs :

  • Luminosité/Contraste
    Permets de régler la luminosité et/ou le contraste
  • Niveaux
    Vous pouvez indiquer ce qui sera votre nouveau noir, votre nouveau blanc et différentes valeurs. Cela permet de régler l’intensité des noires et blanc, principalement.
  • Courbes
    Réglage de la courbe des niveaux et donc de régler les différentes profondeurs de vos valeurs.
  • Exposition
    Rajoute de la luminosité à votre image

Les calques de réglages de teintes et couleurs :

  • Vibrance
    Règle la vibrance de vos couleurs (et un peu de vos teintes)
  • Teinte/Saturation
    Règle les teintes de votre image et les saturations de vos couleurs
  • Balance des couleurs
    Permets de rajouter du bleu dans vos tons sombres par ex et de rajouter des teintes dans vos tons foncés et/ou moyens et/ou clairs
  • Noir et blanc
    Passe votre image en Noir et blanc
  • Filtre photo
    Ajoute un calque qui fera office de gélatine photo, pour rajouter un filtre coloré sur vos photos qui modifiera l’ambiance de vos images
  • Mélangeur de couches
    Vous permettra d’ajuster les couleurs de vos couches R, G et B (de façon individuelle)
  • Correspondance de couleur
    Change la teinte d’une couleur dans votre image

Les calques « j’ai pas trouvé de nom pour résumer » :

  • Inverser
    Inverse les couleurs (les blancs deviennent noirs, les rouges deviennent verts et caetera)
  • Isohélie
    Permets de revoir les valeurs/la profondeur des couleurs de façon individuelle
  • Seuil
    Passe votre image en noir et blanc (sans aucun gris) et vous permet de choisir à quelles teintes de gris le noir devient noir
  • Courbe de transfert de dégradé
    Un dégradé de couleur sera appliqué aux valeurs de votre illustration
  • Correction sélective
    Pour chaque couleur, vous pourrez définir une nouvelle nuance

Le mieux pour les maîtriser c’est de les tester individuellement, voir les possibilités qu’elles offrent et les re-explorer quand vous en maîtrisez quelques-unes jusqu’à savoir ce que font tous ces calques de réglages.

Masque vectoriel

C’est la petite icône représentant un cercle dans un rectangle gris clair.

Le principe de ce calque est qu’il vient se positionner sur le calque auquel il se lie et permet d’ajuster la visibilité des éléments. Vous n’êtes pas obligé de définir vos éléments avec l’outil plume, le nom porte à confusion, mais vous pouvez tout à faire utiliser vos brushs classiques dessus.
Le principe est que tout ce que vous peindrez en blanc sur ce calque laissera visible votre calque, ce que vous peindrez en noir fera devenir invisible la zone du calque et tout ce qui est en teinte de gris sera en opacité dépendant de la nuance de gris utilisé.

Il est donc utile pour supprimer des éléments d’un calque sans les perdre en cas de retouche future.

Style de calque

C’est la petite icône avec un Fx.
Sous cette icone magique se trouve pleiiiin d’options qui viendront se superposer à votre calque et lui apporter plein d’effet : biseautage & estampage, contour, lueur interne, satin, incrustation couleur, incrustation en dégradé, incrustation de motif et ombre portée.

Vous pouvez combiner ces options à l’infini pour obtenir une infinité de résultat différent, le mieux est d’en télécharger quelques-uns et mettre les mains dedans pour voir comment ça marche exactement.

Options de fusions du calque et opacité

Ces deux options-là sont celles que vous allez utiliser très régulièrement et qu’il faut connaitre.
La première est l’option de fusion, elle change la façon dont va apparaître le calque et permet de faire rapidement des effets particulier et/ou pratique.
La seconde est assez claire : il s’agit de l’opacité de votre calque : plus ce chiffre approche 100% plus votre image est visible, plus elle approche 0% moins votre calque est visible.

Il y a plein d’options de fusion pour un calque et à dire vrai, je suis pas sûre de comprendre toutes les subtilités de certaines … mais ça ne veut pas dire que je vais survoler le sujet ! Je vais juste vous parler de celle que j’utilise le plus et que vous pourrez utiliser dans vos propres oeuvres.

Mode produit :
Tout ce qui n’est pas blanc se superposera sur votre image en l’assombrissant.
Je l’utilise partout, surtout pour les croquis pour voir mes aplats en dessous.

Mode superposition :
Tout ce qui n’est pas noir se superposera à votre image en l’éclaircissant.

Mode incrustation :
Ajoute les couleurs du calque en les éclaircissant, un peu à la manière d’une lampe.

Mode lumière tamisée :
Comme le mode incrustation, mais avec des lumières … tamisées. Nickel pour des lumières d’ambiance.

Mode lumière vive :
Pareille que le mode incrustation, mais en cramant bien les couleurs, idéales pour les sources lumineuses.

Mode teinte : 
Ajoute uniquement la teinte aux calques inférieurs.

Mode couleur :
Change les couleurs des calques inférieurs.

Comme à chaque fois, il faut tester pour voir lesquelles vous conviennent et même quand vous saurez lequel vous voulez, ne pas hésiter à en tester 2/3 autres voir si ça ne correspondrait pas encore mieux.

Verouillage de calques

Il y a cinq types de verrous différents et c’est toujours pratique de les connaitre !

La première icône sert à verrouiller les pixels transparents : on ne peut peindre que sur les pixels colorés.

La seconde icône sert à verrouiller le calque de façon à ce qu’on ne puisse plus peindre dessus.

La troisième icône sert à verrouiller la position de l’image.

La quatrième à verrouiller la position de l’image par rapport à l’espace de travail.

Et la cinquième et dernière sert à tout verrouiller : impossible de peindre ou déplacer !

Calque d’écrétage

Un type de calques qui n’est pas assez connu alors qu’il est super utile !

Il s’agit du calque d’écrêtage, il se met sur un autre calque et est lié, on peut peindre ce que l’on veut dessus, rien ne débordera de la forme ou des coups de pinceau qu’on a mis sur le calque de base.

Pour créer un calque d’écrétage, créez un calque classique, placez-le sur votre calque qui servira de modèle et faites Clic-droit > Créer un calque d’écrêtage.

Objet dynamique

Un autre type de calque bien utile en de multiples occasions (peindre de multiples objets en même temps, créer un pattern … par exemple). L’objet dynamique permet d’avoir en un calque un fichier qui peut être aussi simple ou complexe que besoin, mais ne s’affichera sur le document que sous un seul calque.

En double-cliquant sur l’objet dynamique vous ouvrez un nouveau document Photoshop que vous pouvez modifier comme vous le voulez : créer d’autres calques, des groupes, bref, faites à votre guise.

En l’enregistrant et revenant sur votre document original, toutes les copies de cet objet dynamique auront changé !

Pour transformer un calque en objet dynamique, c’est simple : Clic-droit > Convertir en objet dynamique

Raccourcis clavier

Pour travailler plus vite, voilà quelques astuces bien senties !

Sélectionner un calque en un clic 
Pour retrouver un calque dans votre image, sélectionnez l’outil déplacement, puis cliquez sur l’endroit de votre image que vous voulez retrouver en calque en appuyant sur la touche CTRL. Tadaa ! Votre calque est retrouvé !

Ne voir qu’un seul calque
Sélectionner le calque en question, en maintenant la touche Alt cliquez sur l’icône de visibilité (le p’tit oeil là) : tous les autres calques tourneront invisible.
(recliquez avec alt pour les faire réapparaître)

Libérer le calque d’arrière-plan
À la création du document, votre arrière-plan est verouiller. Double-cliquer dessus pour le transformer en calque modifiable.

Organiser ses calques en couleurs
En faisant un clic-droit sur l’icône de visibilité (le p’tit n’oeil) de votre calque, vous pourrez choisir d’attribuer une couleur à votre calque : pratique pour le repérer plus facilement dans le futur ou pour vous organiser !

Et voilà ! Vous en connaissez autant que moi sur les calques de Photoshop ! J’espère que je vous aurais appris des choses au passage !


Réaliser des dessins impressionnant : la technique du thumbnailing

On a tous eu ce moment où on a eu l’idée trop géniale du siècle qui va être l’œuvre où on connaitra la gloire et le succès. On se jette à corps perdu dans a réalisation de notre chef-d’œuvre et … une fois finie, ça ne ressemble pas du tout à ce qu’on avait en tête. C’est pas moche, mais c’est passable. Rien à voir avec notre grandiose idée.
Heureusement, le thumbnail résout ce souci assez facilement !

Comment éviter qu'une bonne idée finisse dans une réalisation bof

En très bref : la technique du thumbnailing.

Un thumbnail c’est un croquis qui est petit (de la taille d’un pouce environ, d’où le nom) et fait très rapidement.

En quoi consiste cette technique ?
Quand on a une idée, plutôt que de plonger directement dans le format final, il faut passer par une étape de croquis pour savoir exactement ce que vous voulez et comment vous allez parvenir au résultat que vous voulez (et du coup, virer les thumbnails que vous n’aimez pas).

La technique du thumbnailing permet d’explorer rapidement toutes les opportunités de votre idée pour choisir celle qui sera la plus impressionnante. Savoir à l’avance exactement ce que vous ferez vous permettra de rechercher des tutos si vous savez que vous ne savez pas faire tel ou tel élément, vous pourrez repérer rapidement les erreurs et les corriger avant même d’avoir commencé à dessiner ou peindre. Cette technique vous aidera à garder votre objectif en tête et de continuer a avancé, même si vous faites de nombreuses pauses, ce qui vous permettra de faire attention à vous et gagner du temps.

Au final, cette technique ne sera peut-être pas aussi magique qu’on le désire touste, parce qu’on est touste limités par notre propre créativité et notre savoir-faire, mais elle permet d’avoir plus souvent des illustrations dont on est fière. Et rien que pour ça, ça vaut le coup de prendre quelques minutes à faire des thumbnails, croquis et étude avant de commencer à dessiner.

Que faire avec les Thumbnails

Tester la composition de son dessin

Le personnage serait peut-être mieux dans une pose dynamique. Ou alors dans un tout autre angle. Oh, ça rend mieux comme ça !

Avec des croquis rapides et des traits jetés vous verrez vite si la pose, l’anatomie de votre personnage convient. C’est le moment de rendre l’illustration plus dynamique ou de travailler l’expression.
C’est aussi le moment de voir si le personnage n’est pas trop perdu dans son environnement ou si en bougeant un élément, on aurait pas moyen de faire focaliser l’oeil vers le cœur de la scène que vous chercher à représenter.

Autant que possible, même si vous pensez avoir trouvé LA composition qui vous plait, tenter un autre angle, une autre façon d’exprimer le sentiment que vous voulez faire parvenir … Bref, essayez d’aller plus loin et de faire d’autres essais !

Tester la couleur

Vous vouliez une scène dans des tons froids, mais est-ce qu’en plaçant le personnage dans la lumière jaune que vous avez prévu ça ne le mettrait pas plus en valeur ? Ou peut-être que finalement, une palette de couleur pastel vous plait plus ? Peut-être que finalement un éclairage venant de l’arrière serait plus à-propos.

Soyez créatif, en trois coups de pinceau l’ambiance entière du croquis change et c’est le moment de prévoir les lumières, la saturation, les valeurs et donner du caractère, de l’émotion à votre illustration.

Le mieux reste encore de tester les contrastes et sources de lumière avant de choisir vos couleurs, mais personnellement ce sont des choses que j’ai tendance à prévoir en même temps.

Le secret du Thumbnail ?

Ne pas avoir peur d’explorer.

Ces petits croquis doivent être rapides et peu détaillés, le but est d’aller vite à l’essentiel pour voir rapidement ce qui marche ou non et trouver une meilleure idée sans y passer des heures.

Il faut aussi se rappeler qu’il n’y a pas de mauvaise façon de faire.
Quel que soit le sujet de votre illustration, vous n’arriverez sans doute pas du premier coup à l’idée du siècle, mais en faisant plusieurs croquis sur le même sujet à la suite, vous trouverez celui qui fait BOOM dans votre cœur et sera agréable à travailler et à admirer une fois fini.

Et après qu’on a LE thumbnail ?

Créez un document (ou choisissez un support) de la bonne taille, reportez votre thumbnail dessus et commencez à faire le croquis final !
Quand vous aurez le croquis ou la sous-couche de faites, il ne restera plus qu’à peindre tranquillement et faire l’illustration !