Dessiner la tête d’un cheval

On a vu comment réaliser facilement un squelette pour dessiner un cheval avec une bonne anatomie, on a apprit à dessiner en détail le corps (avec la croupe, les épaules et le ventre), il est maintenant temps d’apprendre à faire en détail la tête et l’encolure des chevaux !

Encolure, implantation des crins, oreilles … je vais tâcher d’être aussi précise et claire que je le peux pour vous aider à dessiner au mieux vos chevaux !

Dessiner la tête

Comme on a pu le voir dans l’article où j’explique longuement comment obtenir un croquis correcte d’un cheval, la tête c’est deux ronds.

Avec ça, vous avez une bonne base pour représenter votre cheval, quel que soit l’angle. Bon, bien sûr ça ne vous donne pas l’emplacement de tous les éléments que l’on trouve sur la tête d’un cheval tel que les oreilles, les yeux, les naseaux ou le bout du nez, mais c’est une base quoi.

Ce coup-ci, on va pouvoir sauter directement à l’étape « comment que je dessine » sans passer par le cours d’anatomie (ouf) ! Eh oui, tout le monde sait ce qu’est une joue où une oreille et à priori je n’aurais pas grand chose à préciser.

Dessiner la tête

On a deux ronds, super ! Maintenant, on va voir pour quand même aller plus loin que les deux ronds pour dessiner la tête correctement, hein.

Je ne sais plus si je l’ai dit, mais au cas où : le ronds comprenant le bout du nez est environ à moitié moins grand que celui comprenant la joue et le front.

Après avoir placé ses deux ronds, on a normalement de quoi trouver tout le reste ! Les oreilles, les yeux, les naseaux et la bouche auront leur partie d’article dédié, donc je m’attarde pas de suite dessus.

Je vais par contre mettre en avant la joue qui est une part assez importante de la définition de la tête d’un cheval. Un des trucs les plus important, c’est de voir que l’arrière de la joue rejoint globalement l’arrière de l’oreille, cela crée un angle à la joue et mâchoire plus ou moins prononcé selon le cheval.
Vu du dessous, on voit bien les deux joues : entre les deux, le cheval à sa gorge et l’auge, une partie creuse qui fait que la seconde joue ressort bien.

J’ai tendance à partir directement du cercle, mais certain artiste écrase ce premier cercle au niveau des joues pour avoir un ovale et une forme qui ressemble bien plus à la tête d’un cheval. A vous de voir ce qui est le plus simple et/ou pratique pour vous.

Le chanfrein n’est pas juste un rectangle sur le haut de la tête du cheval, comme je l’ai fait pendant un temps et je sais que pas mal de gens pensent.
Le plus simple pour représenter correctement le chanfrein, c’est de garder en mémoire ces trois formes-là (le croquis vert à gauche).
Il permet de localiser le front et donc les yeux plus facilement, mais aussi le bout du nez, donc les naseaux. Quel que soit l’angle, vous savez placer l’arcade sourcilière de votre cheval pour l’œil qui ne vous fait pas face et c’est juste super pratique.

Note : tant qu’on est sur les surfaces de la tête, si le chanfrein est relativement plat, le côté du visage n’est pas une seule surface, il y a en fait le rebond de la joue et une surface incurvé entre le chanfrein et l’hypophyse zygomatique (le haut de la joue).

Hypophyse zygomatique.
Je le met en premier, parce que ce mot j’ai GALERER à le retenir lors du passage de mon galop 2 et que maintenant il est gravé dans mon esprit.
Bref.

Cette partie représenté par un petit angle est super importante quand il s’agit de peindre : elle délimite les bords de la joue et permet de trouver les autres volumes du visage !
Pour la trouver il suffit donc simplement de trouver la joue et paf, l’hypophyse. De rien.

Je trouve toujours ça intéressant à savoir, mais quand le cheval ouvre la bouche, la joue ne bouge pas (ou presque pas), la mâchoire bouge sensiblement (peu au niveau de la joue, beaucoup au niveau du menton) et le menton du coup bouge genre beaucoup.

J’y reviendrais, mais quand le cheval ouvre la bouche, les naseaux sont tirés vers le bas (quand le cheval n’ouvre pas grand les naseaux pour respirer fortement).

Je voulais juste souligner rapidement quelques trucs : de dos ou 3/4 dos, on voit bien l’œil et l’arcade sourcilière ressortir de la ligne du chanfrein.
C’est cette position particulière de l’oeil (ainsi que son inclinaison horizontale et sa pupille horizontale) qui fait que le cheval voit à presque 180°. Il ne faut pas l’oublier.

Et les joues, de face ressortent bien, il ne faut pas non plus les oublier.

J’vous ai mit en avant que le chanfrein droit classique dans cette article jusque-là, mais je voulais parler rapidement du fait qu’il y a d’autres types de chanfrein, en fait ! Cela change selon les races, mais voilà tout ceux que je connais :
1. chanfrein ultra-concave (très concave quoi)
2. chanfrein concave
3. chanfrein rectiligne (le classique quoi)
4. chanfrein trapezoidal
5. chanfrein convexe
6. chanfrein ultra-convexe (très convexe quoi)

Dessinez les yeux

Pitiez pas de sourcil.

Je sais que la plupart d’entre nous ont grandit avec Spirit et la tonnes d’artistes qui ont suivit le mouvement, mais les chevaux n’ont pas de sourcil. Si vous chercher à humaniser vos chevaux, pas de soucis, on lit plus facilement les expressions quand il y a des sourcils, on est humains, on lit plus facilement les expressions humaines. Mais je suis ici pour vous apprendre autant que je peux à dessiner des chevaux anatomiquement correcte et … non, pas de sourcils sur un cheval. Deso pas deso.

Une chose à se rappeler sur les yeux qui est super-méga importante (autant que les sourcils), c’est que les yeux sont sur les côtés. Pas devant comme les chats, chiens, humains ou autre prédateur, mais les côtés. Ceci, plus la pupille horizontale font que les chevaux vois à 360° ! Pratique pour un herbivore !

L’œil est une balle de ping-pong. Un bon gros rond sur le côté du visage. J’ai tendance à les dessiner en forme d’amande, mais c’est pas bon du tout et un bon gros défauts de moi. C’est un rond qu’il faut dessiner !
Le plus simple c’est de littéralement faire un cercle et placer sur les contours de votre cercle le canal lacrymal et les paupières.

L’iris prends tout l’œil. En théorie, vous ne voyez le blanc de l’œil que quand le cheval panique.

La pupille de son côté est un rectangle horizontale qui prends la quasi totalité de l’œil.

Niveau placement, l’œil est au 3/4 de la tête, environ.

Petite note que je savais pas où la placer, mais entre la tempe et l’arcade sourcilière, on trouve un petit creux que l’on appelle la salière : c’est ce que j’ai tenté de mettre en avant dans le croquis ci-contre en mettant les volumes en vert et la salière en marron clair.

N’hésitez pas à prendre des photos comme modèle pour apprendre, mais voilà comment on peux représenter l’oeil d’un cheval assez simplement.
Il est à noter que les cils sont sur la paupière supérieur, vers les oreilles et assez long : souvent en se plaçant d’un côté du cheval on aperçoit les cils de l’autre côté. Le canal lacrymal est assez visible également.

Autre petite note, un cheval a un léger angle mort devant le bout du nez et un plus important angle mort derrière-lui, de ce fait vous le verrez très souvent tourner la tête pour fixer avec l’un de ses yeux un objet/paysage/autre. Jamais vous ne verrez un cheval fixer de face : c’est un herbivore avec les yeux sur le côté, pas un prédateur (c’est pour ça que les chevaux de skyrim sont flippant : ils vous fixe du chanfrein et pas de l’oeil).

Dessinez les oreilles

Les oreilles sont l’une des parties les plus expressives du cheval, enfin, peut-être pas les plus expressives, mais celle que les humains repèrent et apprennent le plus rapidement pour comprendre le cheval.

De manière globale, les oreilles pointes vers ce que le cheval écoute ou ce sur quoi il est concentré. Sauf quand il les aplatis sur son encolure parce qu’il est colère, mais on reverra ça quand j’écrirais mon article sur les expressions du cheval.

Pas mal d’artiste considère que l’oreille est un cylindre que l’on coupe. Et je vois ce qu’ielle veulent dire et j’approuve l’idée, mais personnellement, cela me déconcentre plus qu’autre chose ? Du coup, voilà un croquis de la méthode au cas où elle vous aiderait, mais que je suis incapable de vous expliquez plus longuement parce que je ne l’utilise juste pas.

Les oreilles, je vais étonner personne, ça se place au sommet du crâne, une de chaque côté. Je les mets habituellement à l’arrière du cercle qui forme le crâne du cheval. C’est un placement qui marche toujours.

Je ne le fais pas toujours, mais c’est toujours bon de le savoir parce que ça aide, mais les oreilles sont légèrement courbés vers l’intérieur et une bonne façon de retrouver facilement cet angle, c’est de dessiner un arc de cercle au-dessus. Généralement je ne le trace pas jusqu’au bout, mais savoir le trouver aide, donc gardez ça en tête.

Quand je dessine une oreille, j’ai tendance à directement partir du contour quasi-finale (le premier croquis vert ci-contre), c’est ce bord qui signifie la direction de l’oreille et son placement, c’est le plus simple à trouver si ça va bien, l’oreille ira bien.

Pour partir de cette forme, on peut partir d’un genre d’œuf bien écrasé sur le sommet, puis on fait une pointe vers la base de l’oreille et on crée un petit débord qui va vers l’intérieur : tadaa une oreille !
On rajoute un contour intérieur pour avoir l’intérieur de l’oreille et (là ça va vous rappelez la méthode que je vous ai présenté) on fait la base qui ressemble à un cône.

Les oreilles d’un cheval sont très mobile, elles peuvent bouger indépendamment l’une de l’autre, pivoter sur elle-même et se baisser et se dresser. Très pratique pour écouter tout autour de sois !

En suivant la direction vers lesquelles sont tournés les oreilles, on peut définir ce qui retient l’attention du cheval.

Dessinez le bout du nez

En résumé : la main du cheval. C’est dans sa zone d’angle mort devant lui, mais entre ses vibrisses très nombreuses et sensible qui lui permettent d’explorer facilement devant lui et son bout du nez qui lui permet de fouiller l’environnement … autant dire que le cheval est bien équipé et que pour un cheval malin, ouvrir un loquet est simple pour peu que la motivation est là. La plupart des débutants sont surpris de la force qu’il a au niveau de sa lèvre supérieur et c’est une partie du corps du cheval que j’admire toujours.
C’est super bien fichu un cheval.

Trève de bavardage, les naseaux au repos, c’est une virgule, en mouvement plutôt un genre de six et en plein effort carrément un rond avec un gonflement de la partie reliant les naseaux au chanfrein. Les naseaux sont une partie qui bouge pas mal.
Notons que le cheval ne respire jamais par la bouche, c’est pour ça que les naseaux semblent extensible pour permettre une bonne respiration.

Un cheval qui bouge, éternue, explore son environnement ou juste se détends, c’est une foultitude de mouvement possible pour les naseaux … Généralement, la lèvre supérieur qui bouge tire les naseaux avec elle. Pensez-y !

Les serpents sortent leur langue pour respirer les particules d’odeurs qui les intéressent et les analyser en profondeurs … les chevaux font ce qu’on appelle le flehmen pour capter les odeurs particulièrement intéressantes avec leur lèvre supérieur.

Il s’agit de presque retrousser la lèvre supérieur, en levant la tête et en écrasant les naseaux.
Sexy.

Pas de mains, mais une lèvre supérieur préhensile !
Bon, on a déjà plus ou moins vu avec les naseaux, mais ce muscle de la lèvre supérieur est un muscle très utile pour le cheval. Niveau dessin comment ça se passe ? Il peut se représenter par un rectangle arrondis sur les angles du dessus. Généralement, on ne fait que le sous-entendre en plaçant un trait au dessus ou alors en plissant la peau au dessus si jamais le cheval relève la lèvres.

Dessinez la bouche

Je sais qu’on a déjà vu la lèvre supérieur avec les naseaux, mais c’était plus simple à regrouper comme ça. Là on va voir tout le reste !

J’vous ferais pas l’affront de vous indiquer où se trouve la bouche sur un cheval hein, j’pense que vous savez.

Niveau taille, la commissure des lèvres se trouve généralement juste à la fin du menton. C’est pas bien compliqué, quoi.

C’est la dentition qui est particulière quand on a pas l’habitude, en effet le cheval a des molaires (classique), des incisives (classique), une absence de dents qu’on appelle la barre (what ?), des dents de loups (what ?) et des crochet (sérieusement ?).

Les dents remontent presque jusqu’à l’œil (j’exagère à peine), mais même quand le cheval ouvre grand la machoire on ne voit que les incisives et les crochets. Les crochets sont comme le nom l’indique ce sont des dents pointus que possède le cheval, enfin, les étalons. Les juments n’ont pas ces fameux crochets !

Il y a ensuite un creux que l’on appelle la barre, il n’y a que de la gencive à cet endroit, c’est là que repose le mors, justement !

Naturellement, le cheval a la commissure des lèvres qui part le bas. C’est léger, mais bien visible de prêt.

On en reparlera sans doute lors d’un futur article sur le harnachement, mais quand on relève ce coin des lèvres, cela crée un petit pli.

La langue du cheval peut mine de rien sortir assez loin. Je saurais pas vous dire comment la dessiner, c’est une langue ? C’est un espèce de rectangle arrondis qui est capable de s’enrouler quelque peu sur lui-même.

Si vous devez faire retenir sa respiration à votre cheval ou faire gonfler ses joues pour une quelconque raison, en fait la joue chez le cheval est une partie osseuse … c’est donc la partie entre la joue et la bouche que vous devez faire gonfler.

Dessiner l’encolure

On sait désormais dessiner la tête, on sait dessiner le corps … il est temps de relier ses deux éléments avec l’encolure !

Je trouve que le plus simple pour l’accroche de l’encolure sur le corps c’est de se rappeler que c’est un espèce de diamant qui englobe le garrot en sommet et va jusqu’au poitrail. C’est la forme qui m’aide le plus à visualiser l’accroche de l’encolure.

Pour l’accroche au niveau de la tête, on ne dirait pas, mais c’est dans la continuation en faite : la ligne du haut continue le front, passe par les oreilles et redescend juste après les oreilles.
Celle du dessous continue le bas de la machoire comme les humains, passent entre les deux joues et continue derrière les joues au niveau de la gorge en faisant un léger arrondis (et ça ne descend pas directement sous les joues comme les humains).

Généralement (c’est à dire dans 80% des cas, mais pas sur tous les chevaux) on aperçoit clairement un creux au niveau de la jugulaire. On appelle ce creux la gouttière jugulaire d’ailleurs !
Surtout de face, je trouve ça important de savoir placer ce trait pour placer l’encolure correctement. Il s’agit simplement d’un trait qui suis la gorge en fait.

Certains chevaux, surtout les étalons (et les chevaux ibériques) ont du gras au dessus de l’encolure, qui arrondit l’encolure encore plus qu’elle ne l’est de base, cela crée un creux. C’est le trait vert au dessus de l’encolure.
Sur la plupart des chevaux ce trait n’existe pas, mais je voulais en parler en passant.

J’en ai déjà parlé dans mon article sur comment dessiner un cheval et sur mon article sur le corps du cheval, mais comme les rappels ça fait jamais de mal, voici un exemple de la flexibilité de l’encolure :

Dessinez les crins

Ah les majestueux crins aux vents des chevaux … Eh bien, on va les dompter et apprendre à les dessiner !
Les crins, quelque soit le poney va du toupet (la partie sur le front entre les oreilles) au garrot.

Classiquement, la crinière tombe d’un seul côté, mais il arrive naturellement que la crinière ne tombe pas que d’un seul côté et qu’une mèche soit de l’autre côté de l’encolure. Gauche ou droite, le côté de la crinière varie d’un cheval à l’autre. Certains chevaux avec une crinière bien fournis ont même de la crinière des deux côtés de l’encolure !

Au niveau de l’implantation, j’ai remarqué que les crins, surtout quand ils ne sont pas trop lourd (trop épais, nombreux ou longs) ont un sens et que ce n’est pas simplement suivre l’encolure. Du toupet jusqu’au milieu de l’encolure, les crins ont tendance à remonter, de la moitié de l’encolure au garrot, les crins ont tendance à descendre.
Ce n’est pas toujours visible, mais j’ai remarqué que c’est relativement le cas pour tous les chevaux. C’est donc bon à garder en mémoire pour les crins courts.

Il y a trois types de  » longueurs  » chez le cheval (en dehors des crins méga extra long de certains chevaux de spectacle). J’appelle ça longueur pour simplifier, mais c’est plus des types de crins.

Le premier est la crinière en brosse : ce sont des crins courts qui se dresse en arc de cercle au-dessus de l’encolure. Les chevaux de types primitifs ont ce type de crins, ainsi que certaines races de poneys (le plus connu étant le fjord).

Les crins courts sont la longueur naturel des chevaux sauvages ou la longueur dans laquelle on garde les crins en les coupants.

Et il y a les crins longs, qui sont plutôt vu chez les chevaux domestiques (on ne sait pas pourquoi les chevaux domestiques ont naturellement les crins plus long, par contre, c’est juste le fun-fact du jour).

Il y a aussi le cas particulier de l’Akhal-Teke (qu’on retrouve chez d’autres chevaux, mais c’est rare) du cheval qui naturellement a l’air rasé tant sa crinière est fine et presque absente, souvent sans toupet en fait.

Dans les particularités de races de ce style, on a tendance à dire que les Appaloosas (la race, pas la robe) ont des crins de rats : fins, cassant et hirsute.

C’était beaucoup plus long que je ne le pensais. Et sur pas mal de sujet j’ai l’impression d’avoir brossé la surface, mais c’est surtout un tuto pour apprendre à dessiner la tête et l’encolure, donc je voulais pas trop m’attarder. Je prends des notes au fur et à mesure que je rédige ses articles de bases, donc soyez sûr qu’on creusera le sujet dans le futur !

Maintenant en tout cas, on sait dessiner un cheval presque entier ! Ne reste que les membres à maîtriser, qui fera l’objet du prochain (et dernier) article de la série !


Comment je titre mes illustrations

Je pense ne pas être la seule à galérer à donner un titre à mes illustrations … La plupart du temps j’y vais au petit bonheur la chance et finalement, j’ai trouvé que j’emploie assez souvent les mêmes méthodes ! Du coup, au cas où ça peut vous aider, voici mes méthodes !

Le titre temporaire qui reste

Lorsque vient le moment d’enregistrer mon brouillon sur mon ordinateur, j’y mets souvent le premier truc qui me vient en tête : le nom du perso, le type d’ambiance, le premier mot qui me vient en tête. C’est toujours assez étrange, parfois même c’est en anglais !
Sauf que des fois j’aime bien la simplicité du titre, donc je le francise et/ou le garde.

Des fois, j’me dis que l’instinctif c’est bien. Même si je doute qu’on capte toujours le lien entre le titre et l’oeuvre, malgré que ce soit super logique la plupart du temps.

"Obstructif"
Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac
"Désolation"
"Temple de la création"

La référence (in)directe au thème

Parfois, j’aime mettre en avant le thème du dessin, histoire de renforcer l’idée qu’ont les gens en la voyant (même si j’aimerais beaucoup que mes oeuvres se suffisent à elle-même). Je veux dire, il y a pas de mal d’aider à la compréhension ? Et parfois, ça permet d’y cacher des petits « easter egg » que je sais qu’à part moi personne ne verra. J’y fais référence aux couleurs, au sujet ou à mes émotions.

Je veux dire, deux chevaux qui s’enlacent c’est mignon. Si le titre c’est Lesbos, on capte de suite qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre deux juments. Ça change pas mal la perception de la peinture.

"Long'ma dans l'eau"
Illustration numérique de Scotis représentant un cheval nageant dans un lac avec des poissons, au centre d'un cercle de pierre taillée
"Émissaire de la quiétude"
"Lesbos"

Le titre d’une chanson

Je travaille toujours en musique. La plupart je les écoute en boucle pendant quelques semaines (heureusement que je bosse toujours avec un casque). 

C’est donc assez courant que je sois influencé par les musiques que j’écoute.
Des fois, j’mets même expressément une musique en boucle pendant toute mon étape de croquis parce que je veux capturer ce que me fait ressentir la musique. Dans ces cas-là, je nomme l’oeuvre comme la musique qui l’a inspiré (même si traduit en français le titre parfois).
C’est ma forme d’hommage à moi.

Peinture de Miraculous Ladybug (Fanart)
"Qu'est-ce qu'il y a de si amusant à propos de la Paix, de l'Amour et de la Compréhension ?"
"Strunk"
"Contrefaçon"

Un synonyme

Des fois, je sèche pas mal. Dans ces moments-là, je prends mon nom temporaire et je vais regarder des synonymes dans un dico.
Rouge y devient écarlate ou je trouve une définition plus sympa et en parcourant un peu la langue française je finis par trouver un nom qui me plait !

Des fois, c’est littéralement un synonyme du titre temporaire, d’autres fois c’est un nouveau mot que je viens de (re)découvrir ! On a une langue merveilleuse, ça fait du bien de l’explorer des fois.

"Pérégrination"
Cheval champagne galopant dans la forêt. Des biches l'observant. Illustration numérique de Scotis.
"Vagary"
Illustration numérique représentant deux chevaux rouges prit dans un tourbillon, le fond est vert
"Carrousel érubescent"

D’autres idées

Je les utilise moins, mais je sais qu’elle existe et des fois, je les utilise.

Une définition du dictionnaire
Bon, celle-là date de l’époque où j’avais un skyblog (rigolez pas). Une artiste que j’admirais beaucoup (encore même si elle est moins active) utilisait cette méthode et j’adorais. L’idée était d’utiliser la définition d’un mot comme titre, parfois relié à l’illustration, parfois random. Je trouvais ça cool.

Le nom d’une oeuvre
Dans la même idée de donner un titre de chanson, parfois donner le titre d’un poème, roman ou film ça peut être bien pour rendre hommage ou indiquer son inspiration.

Mon sentiment sur la question de nommer une oeuvre

Je sais qu’il y a plein de listes sur les conventions de nommage qui liste les « bonnes » et « mauvaise » façon de le faire.

Si je suis généralement d’accord sur le fait que c’est plus sympa que chaque oeuvre ait son propre petit nom, je vois mal l’intérêt de charrier les gens qui en sont à leur « Cheval bai #42 ». Les séries c’est bien aussi et c’est pratique pour les suivre qu’elles aient toutes le même nom.

Il y a aussi le conseil récurant « ne soyez pas prétentieux », que j’ai jamais vraiment saisi … Enfin, je le comprends d’un côté, mais de l’autre : je suis la créatrice de mon oeuvre, j’ai bien le droit de lui donner un titre qui me semble approprié ? L’idée est pas de me la péter quand j’utilise un mot que je connaissais pas 10min auparavant, mais plus de mieux décrire mon oeuvre et si possible, faire découvrir le mot à d’autre ?

Comme pas mal de choses, il y a pas mal de « règles » que je ne respecte pas, parce que je ne vois pas leur intérêt. Si au final, un titre c’est important … Ce n’est qu’un titre. Il accompagne une oeuvre, oui, mais il n’en fait pas partie. S’amuser avec, c’est selon moi une part importante aussi de l’illustration.
Je vois mal le problème de donner un nom à une oeuvre sans trop se poser de questions. Se poser trop de soucis pour un titre et y passer plus de temps que sur l’oeuvre en elle-même me semble un peu contreproductif. Comme dit un célèbre philosophe Shadock « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème » (que dans le cadre de cet article je traduirais par : nommez vos oeuvres comme vous le voulez, ne vous inventez pas des problèmes).

Et vous, c’est quoi vos méthodes pour donner des p’tits noms à vos oeuvres ?


Dessiner le corps d’un cheval

On a vu comment réaliser le squelette pour dessiner facilement un cheval avec une bonne anatomie … Il est donc temps d’apprendre à dessiner le corps en détail !

Que ce soit la croupe, le poitrail ou le ventre, je vais tenter d’être aussi claire et précise que possible pour que ça soit simple pour vous de dessiner des chevaux dans le futur ! Et ce, quelle que soit la position de votre cheval !

Dessiner le corps

Comme on l’a vu dans l’article où j’explique longuement comment obtenir un croquis correct d’un cheval, le corps d’un cheval est composé de deux cercles.

Quand vous avez votre croquis de réaliser et que vous êtes prêt à mettre un peu en forme pour que votre cheval en fil de fer ressemble à un vrai cheval il est bon de remarquer que la croupe n’est pas tout à fait un rond … et l’épaule non plus, en fait.
Certaines personnes partent directement de ces nouvelles formes dont je vais vous parler dans cet article et n’utilisent pas de ronds. Si c’est plus simple pour vous, changer votre technique habituelle donc ! Les ronds c’est bien, seulement si ça vous aide.

Un peu de lexique

Désolé pour les gens n’aimant pas les cours d’anatomies, mais j’ai besoin de vous montrer quelques termes que j’utilise pour que dans le reste de l’article je puisse en toute clarté vous parler de ce que je dessine, sans passer par des termes alambiqués pour décrire une zone qui a déjà un nom.
Je sais que pour dessiner on a pas besoin de connaitre le nom des parties du corps d’un cheval, mais c’est plus simple pour expliquer.

Dessiner l’épaule

L’épaule peut être simplifiée en un triangle arrondi ou un genre de poire qui comprend le garrot, le poitrail et le coude.
Selon la race, ce triangle va avoir une base (la partie entre le poitrail et le coude) plus ou moins large.

Je pars d’un rond pour ma part, pour trouver l’épaule correctement, j’ai tendance à réaliser le trait de l’antérieur en fil de fer, cela me donne une idée du mouvement. Je remonte ce trait jusqu’au garrot (vaguement en suivant l’omoplate). Cela me donne la direction de l’épaule et son mouvement.
Généralement, l’épaule suit le mouvement de l’antérieur.

Je pars de l’avant du garrot pour arriver à l’implantation de l’encolure. Approximativement vers le milieu de l’épaule (cela dépend de la race) et au-dessus du poitrail.
En dessous de l’encolure et rejoignant le ventre se trouve le poitrail qui forme un autre côté de notre triangle. Ce dernier trait est rond et suit le premier cercle que j’ai placé sous le croquis.

Pour trouver le dernier côté du triangle formant l’épaule, il suffit de trouver le coude et de le faire rejoindre l’arrière du garrot.

Bon, comme vous le voyez, cela ne forme pas tout à fait un triangle … puisqu’il y a une partie du garrot qui forme un quatrième côté. Mais c’est plus simple de retenir qu’il faut former un triangle que retenir qu’il faut dessiner un quadrilatère avec une base plus grosse au niveau du poitrail. Enfin, je trouve. Retenez comme c’est plus facile pour vous !

Vu de l’arrière, le trait de la cage thoracique se superpose à la visualisation de l’épaule.

Vues de face, les épaules d’un cheval ressemblent à une poire presque ronde, la base avec le poitrail étant la partie la plus large.
Ou alors à un genre de losange ? Je trouve l’idée de poire plus facile à retenir visuellement.

Pour dessiner l’épaule de face, cette méthode fonctionne très bien, mais il faut que je vous parle plus longuement du poitrail, alors, on va passer au poitrail !

Note sur le volume :
si vous voulez peindre votre cheval, notez que la jonction entre le sterno maxillaire (le muscle qui traverse l’encolure et fini au niveau du poitrail) et le deltoïde (le muscle de l’avant de l’épaule) en partance du biceps forme un creux (sa profondeur dépend du cheval et de sa musculature).

Comment dessiner le poitrail

Pour dessiner le poitrail, il faut déjà trouver sa position.

Il est entre les antérieurs, jusque-là facile. Le poitrail remonte environ jusqu’au milieu de l’épaule, juste en dessous d’où disparaît l’œsophage.

On a donc un triangle qui forme l’emplacement global des deux muscles pectoraux qui forme le poitrail. En le séparant en deux, vous avez le volume principal du poitrail !

Je reparlerais plus en profondeur de l’encolure lors de mon tuto sur la tête, mais je considère que l’implantation de l’encolure forme un losange.

Notez que le poitrail bouge le mouvement des antérieurs et épaules, c’est que ça bouge un cheval !

De la même façon, parfois les antérieurs obscurcissent la visibilité du poitrail, surtout de face.

Avec ça, vous pouvez trouver et dessiner facilement l’avant-main, quel que soit l’angle de votre cheval !

Comment dessiner la croupe

Si vous aviez retenu que la croupe c’était un cercle, bingo ! Vous savez faire la base d’une belle croupe !

Après les croupes sont rarement rondes, en fait, cela dépend des chevaux, mais vous avez toujours plus ou moins la pointe de la fesse qui est visible.

Mon astuce pour faire une croupe moins ronde et plus correcte, c’est de tracer un trait qui part de la queue et va jusqu’à la pointe de la hanche, cela aplatit un peu le haut de la croupe.
Pour la pointe de la fesse, je considère qu’elle est au 3/4 du haut de la croupe, à partir de là, je fais rejoindre l’arrière de la cuisse au niveau du grasset.

Vu de dos la croupe est toujours assez arrondi, bien qu’on aplatit un brin au niveau des cuisses. On voit surtout les hanches au niveau du dos.
Le seul point compliqué (et encore) vient de la liaison entre l’intérieur de la cuisse avec la jambe, cela fait une accolade.

Alors, je fais un point rapide sur les parties génitales que je ne sais pas dessiner, mais n’oubliez pas que cette zone existe, voici quelques croquis pour vous donner un ordre d’idée de leur position.
Le jour où je saurais les dessiner je rallongerais le tuto.

De face, on ne distingue pas le haut de la croupe: les chevaux font assez tonneaux.

De 3/4 on voit surtout les hanches ressortir.

Comment dessiner le ventre

Le ventre est assez simple : un trait pour la colonne vertébrale qui relie l’épaule à la croupe et un rond pour le bidon en lui-même.
Bon, ça c’est dans la théorie, il y a moyen de faire mieux.

Pour le dos, déjà, il ne faut pas oublier le garrot. C’est la partie la plus haute d’un cheval (qui sert à définir sa taille). Plus ou moins saillante selon la race, c’est toujours bien de faire commencer le dos juste au-dessus de son point le plus haut.

La colonne vertébrale n’est jamais toute droite, entre le garrot et les hanches il est donc bon de créer une légère courbe.
Généralement, la zone la plus creuse est la zone juste derrière l’épaule.

J’en avais déjà parlé rapidement dans le précédant tuto « comment dessiner facilement un cheval », mais la colonne vertébrale bien que très souple ne se plie pas vraiment de haut en bas, que ce soit en extension ou en flexion (contraire à l’encolure qui est très souple)

Pour le ventre une fois que vous avez la colonne, vous pouvez représenter un cercle pour la cage thoracique.

La zone du passage de sangle qui relie le poitrail au ventre est une zone assez plate.

La zone derrière la cage thoracique allant jusqu’à la croupe de son côté est assez arrondie : attention à ne pas la faire remonter plus haut que l’épaule ! On dessine un cheval pas un lévrier ;p. On doit pouvoir tracer sans soucis un trait du bas poitrail au grasset pour tracer le ventre.

Quelques autres détails

On dessine peu souvent des chevaux sous ses angles, mais c’est toujours bien de savoir à quoi les chevaux ressemblent vu du ciel et vu d’en dessous.

Globalement, on voit toujours bien le ventre qui est un cercle écrasé, mais tout de même un cercle. À côté les épaules et la croupe est presque plate !

Vu de dessus …

… et vu de dessous !

Vu de haut, voici un exemple de flexion de l’encolure et du dos, on note sur le corps n’est pas forcément souple bien qu’il s’incurve, mais que l’encolure de son côté à une plus grande capacité de flexion !

Comment dessiner la queue d’un cheval

Je reparlerais en détail de la queue lors d’un autre tutoriel où je vous apprendrais la correspondance avec leur position et les émotions des chevaux, mais on peut quand même voir les bases !

La queue est composée de vertèbres de la colonne vertébrale, quand vous la dessinez, qu’elle soit implantée haute ou basse, elle est donc dans la continuation du dos. Leur mouvement vers le haut est donc relativement limité, bien que quelque race (comme le Pur Sang-arabe par exemple) peuvent la monter assez haut.
Niveau mouvement, bien que bougeant moins, pensez à la queue des chiens.

Il ne s’agit pas non plus d’une « queue de cheval » comme on fait dans nos cheveux, tous les crins ne poussent pas de la base : il y a une partie sans crins au niveau de l’anus (question d’hygiène) et les crins poussent tout du long de la partie où la queue se situe.

Le plus simple c’est de faire le croquis de la partie de la queue de base et de rajouter par dessus les crins selon la position et le mouvement.

Et voilà !

Ce fut un article long (et long à prévoir, écrire et illustrer), mais un article complet ! Enfin, aussi complet que j’ai pu le faire. J’ai tenté d’entrer au maximum dans le détail pour que vous compreniez ma façon de faire et mes raisons de le faire. J’ai beaucoup appris en observant de vrais chevaux et dessinant d’après modèle, donc c’est ce que je vous recommande, mais je sais combien les tutos sont bien utiles donc voilà tout ce que je sais.

Je l’ai déjà dit dans mon article « Comment dessiner facilement un cheval », mais je vais rajouter au fur et à mesure d’autres articles sur chaque partie du corps pour compléter celui-ci, jusqu’à ce que j’ai fait l’entièreté du corps du cheval, donc restez à l’écoute !


Scraps du mois d’Avril 2020

Ah avril … Ce long mois de confinement où j’aurais pu dessiner tout mon saoul. Oui, j’aurais pu. C’était aussi le mois du NaNoCamp et j’avais pas mal de retard niveau article, donc j’ai décidé que ce NaNoCamp serait dédié à rattraper mon retard, publié tout ce que j’avais à publier et prévoir un an de tuto !
Comme ça, j’pourrais passer 11 mois à dessiner à fond les ballons !

Challenge accepted !

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois d'avril

C’est pas parce que j’ai fait que des articles tout le mois que j’en ai oublié de faire d’autres trucs. Bon, en soi, j’ai aussi fait mille et une (exagération) illustrations pour mes articles, donc j’ai pas grand chose à montrer.
Sur le Pot Créatif (le serveur Discord que je gère) on a fait une soirée Bob Ross et une autre de gesture drawing spécial poney, donc c’est ça que je vous montre.

Autres trucs du mois d'avril

Quand j’en ai eu marre de faire que des tutos un soir, j’ai demandé si quelqu’un accepté que je massacre une de leurs oeuvres en leur faisant une couverture. Anjolras m’a proposé de faire une couverture d’un album et Areus m’a proposé sa nouvelle. Voilà donc le résultat d’une soirée où je me suis détendue (j’avais prévenu que je ferais une couverture qui me plait à moi).

Conclusion du mois

42 k !
Bon, j’aurais aimé atteindre les 50k, je m’en cache pas, mais 42k de tutoriels c’est énorme, surtout que ce sont des articles qui ont été illustrés, relus, corrigés et planifier. Autant dire que ça représente une charge de travail assez importante. J’suis méga excitée de vous montrer tout ça ! En espérant que tous mes tutos vous aideront ? Faudra me dire surtout ce que vous en pensez !


Paysages de la Terre du milieu

LotRO (ou Lord of the Ring Online de son nom complet) est un MMO que je joue par fluctuation depuis bientôt 7 ans. Je l’ai découvert par une amie sans avoir jamais vu les films ou lu les livres, j’ai adoré le jeu, regardé les films, puis des années plus tard suis revenu sur le jeu, ait découvert qu’il y avait des films du Hobbit que j’ai encore plus apprécié, puis j’ai écrit une fanfiction, commencé à lire les livres (il était temps) et maintenant, je passe pas mal de mon temps libre à lire les lettres de Tolkien, des théories sur Internet ou juste discuter littérature de Tolkien avec des amis.

Si j’adore l’univers de Tolkien, c’est entièrement grâce à LotRO.
Et LotRo est un jeu magnifique. Je passe pas mal de mon temps à demander « Attendez ! J’ai un screen à faire ! » à ma compagnie d’ami et … à force, j’ai une bonne petite collection que je voulais partager, juste pour le plaisir de pouvoir facilement envoyer tous les screens que j’aime sans avoir à flooder.

Notons qu’il s’agit d’un bon vieux MMORPG de 2007, qui a eu une refonte vers 2013 si mes souvenirs sont bons ? Donc ça fleure bon les vieux jeu et j’adore.

Les trucs rigolos

Juste, l’humour que je peux capturer en un screen du jeu. Il faut y jouer pour pouvoir vraiment capturer tout le fun de ce jeu, chaque quête est unique et il y a pas mal d’humour caché un peu partout, ce qui garantit des heures de funs.
Parce qu’aucun jeu n’a pas ses bugs et ceux-là me font particulièrement rire, j’ai rajouté des images de bugs.


Vers la catharsis

Avant que le soleil ne renaisse, avant que nos houleux sentiments ne s’estompent, laissons les dragons renaître et une nouvelle ère naître. Il n’y a plus d’endroit à explorer, il ne reste qu’une dernière confrontation, une mise à nue pour se prouver que ne sommes pas seul-e-s.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
8h50
Inspiration(s) musicale(s) : Van canto – To catharsis

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais envie de peindre la mer, avec des roches, de l’écume et dans des tons rappelant un matin d’hiver.
Je voulais une mer déchaînée ou au moins agitée, mais une impression de calme, donc j’ai placé une confrontation silencieuse et immobile au milieu de tout ça.
C’était « trop » calme une fois les chevaux placés et les tons choisis, on avait juste l’impression de deux chevaux se faisant face et plus celle d’avoir une bataille de regard, et je voulais tenter un truc en peignant de la magie, d’où l’apparition d’oiseaux qui vont pour s’entrechoquer.

1. Première étape classique, j’ai refait le croquis sur son format final.

Le fond était volontairement simple, je l’ai peint en 20min histoire de dire qu’il existe. C’est ni complexe, ni le point d’intérêt focal, il est présent, mais on y fait pas vraiment attention.

2.  Pour continuer un peu le fond, j’ai commencé à mettre en place grossièrement les rochers. Les cailloux, roches, montagnes c’est clairement mon point le plus faible maintenant que j’ai de l’eau à peu près potable, il faudra que j’apprenne plus sérieusement à en peindre.

J’ai fait au propre les croquis de mes deux chevaux de trait et fait des contours corrects pour travailler plus tranquillement dans le futur.

3. J’ai fait le croquis des bijoux sur mon cheval blanc.
Je voulais que chacun représente (assez vaguement pour laisser le choix de l’interprétation) une idée dans son armure/sa tenu de bijoux.
Le cheval blanc représente la vie (oui, j’ai pas cherché des thèmes très compliqués, les clichés c’est bien), du coup j’ai voulu utiliser principalement des formes rondes que j’associe au soleil, des fleurs, avec des détails de partout qui fourmillent un peu.

4. Là on peut voir mes débuts du coup sur les bijoux. Le doré est pour continuer avec l’idée du soleil.
J’avais besoin d’une seconde couleur pour des inclusions de pierres et les bandes de tissus, j’ai hésité sur la couleur, avant de me dire que ça serait rigolo de faire que les deux idées se soient pas diamétralement opposé, donc de donner un peu de violet (couleurs de l’esprit et donc de la mort) au cheval blanc et du bleu (couleurs de l’eau et de la vie) au cheval noir.

5. Avant de continuer sur les bijoux, j’ai pris un peu de temps pour poser les formes principales de mes chevaux, ainsi que quelques ombres, bref, du volume.
Ce qui m’a fait me rendre compte que j’avais oublié de ne pas faire plat mes bijoux. OOPS.
Des fois je suis trop à fond dans ce que je fais que j’en oublie mes bases …

6.  J’ai ensuite peint les crins du cheval blanc, pour voir exactement où je devais mettre des détails sur les bijoux et pas passer quinze ans à peindre un détail qui sera finalement caché par les crins.

J’ai donc peint les détails qui me manquaient sur les bijoux dorés, avant de me dire que je détestais l’effet brumeux des deux oiseaux magiques et de tenter autre chose. C’est pas vraiment mieux, juste différent, mais j’avais pas d’idée à ce stade sur comment améliorer le schmiliblik.

7. Après avoir lissé les cailloux rapidement et ajouté un peu de texture, j’ai peint l’eau sur les roches. Il s’agit de vagues qui se sont échouées et retombent dans la mer entre deux vagues.

8. Rapidement, j’ai peint les crins du cheval noir, histoire de pouvoir directement voir où étaient les bijoux sur ellui.

9. Après avoir passé un peu de temps à peindre plus en détail l’eau sur les roches et l’écume, j’ai passé un peu de temps à faire le croquis des bijoux du cheval noir.

Iel représente l’idée de la mort, d’où l’armure et les larmes. Les chaines sont aussi principalement en maillon, plus qu’en entrelacement, je trouve que ça fait plus passer l’idée de l’enchaînement.

10. Première couche de peinture des bijoux du cheval noir. Que j’aime beaucoup plus que les bijoux dorés, qui étaient mes premiers, donc c’est normal que c’était moins bon, mais j’aurais aimé que les deux soient d’un niveau similaire.

Il y a aussi le fait que j’ai pensé directement à faire suivre les formes les bijoux, ça aide beaucoup le fait qu’ils soient mieux. C’est tout bête, j’aurais dû y penser plus tôt …

11. Je détestais très fort mes cailloux, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains, des références et j’ai repeint entièrement mes cailloux.
EH BAH ÇA REND BEAUCOUP MIEUX.
Oui, les majuscules c’est parce que je suis heureuse.

12. Après ça, j’ai peint tranquillement plusieurs détails ici et là des bijoux de chaque cheval (je vous ai inclus un zoom, parce que j’aime ce que j’ai fait et que sur internet en 72 DPI vous les verriez pas sinon).

J’ai aussi  flouté les effets de magies des oiseaux, repeints quelques détails sur eux en eux-mêmes, rajoutez quelques textures de buées qui font que j’aime beaucoup, beaucoup mieux l’effet magique.
On perd le côté intangible que j’avais en tête, mais de les faire opaques donne plus une idée de collision à venir qui va faire BOOM (je me comprends).

13. J’ai continué de peindre des détails ici et là, un peu sur le décor, principalement sur les chevaux qui ont désormais des yeux et des fanons ! Enfin !

14. Et après des finitions ici et là, tadaaa ! J’ai fini de peindre et j’adore cette illustration !

Confrontation silencieuse

Cela faisait quelque temps j’ai l’impression que j’avais pas autant donnée dans le symbolique. J’ai eu une période où je tentais de faire une narration avec l’image (avec plus ou moins de succès) et ça me faisait oublier un peu de faire de la symbolique dans mes choix. Ce que j’ai fait plus consciemment ici et ça a donné une histoire.

Après, c’est une illustration, le but est de laisser les gens interpréter ce qui se passe réellement. J’ai pas du tout dans l’idée d’arrêter les gens s’ielles se font une idée différente de celle que j’ai, mais j’apprécie juste l’exercice de muettement raconter quelque chose et de pouvoir faire des détails que peu de gens verront/comprendrons.