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Où trouver des références

Quand on a une idée en tête, mais que peu importe le nombre de minutes qu’on passe sur le croquis, ça rends pas comme on veut … c’est souvent le moment d’arrêter le carnage et aller trouver une référence. Oui, mais on les trouve où ?

Heureusement pour nous, il existe pas mal de sites pour nous filer des photos, des répertoires sur des sujets précis ou même nous laisser utiliser des modèles 3D qu’on peut manipuler.

Voilà donc un récapitulatif des sites et applications que je connais et/ou utilise. Si vous en connaissez d’autres n’hésitez pas à m’en faire part, que je complète.

Les sites de gesture drawing

Le gesture drawing, c’est le fait de réaliser en très peu de ligne d’action ou de forme al pose générale d’un modèle. Pour cela l’artiste fait prendre à un modèle un certain nombre de pose en un court temps donné, souvent allant de 10 secondes à 5 minutes. Le fait d’enchaîner rapidement les poses force l’artiste à se focaliser sur les formes importantes, sans aller dans le détail.

Humain

Fais le café (c.-à-d. que le site a plein d’options)

  • Line of action (humains, animaux, pieds et mains, visages et expression et environnement et paysage)
  • SketchDaily (Corps, partie du corps, animaux, architecture et végétation)

Les  mannequins 3D

Cheval

Humain

Main

  • Manus (application disponible sur l’App Store et Google Play)

Animaux

  • 3D Mannequins (humains, triceratops, éléphants, crocodile, tortue, allosaure, raptor, masasaurus, orc, requins, t-rex, ankylosaure, dragon, spinosaure, loup, chien, chat, chiot, lion, gecko, main, ours, aigle, gorille, chameau, tigre, hippopotame, giraffe, stégosaure, rhinoceros // disponible sur Google Play)

Divers et variés

Les catalogues de références

Cheval

Pose humaine

Librairie visuelle
Contiens des références d’illustrations, croquis, recherches de productions, fiches de référence et tout ce dont on a besoin pour s’inspirer, le tout bien rangé. Il y a pour des heures pour résumer tout ce qu’il y a sur ce site : le plus simple c’est d’y jeter un coup d’oeil.

Quelques conseils pour trouver une référence précise

Déjà, taper la recherche sur Google (en sachant que toutes les photos ne sont pas libres de droits) aide pas mal. Vous pouvez répéter la recherche sur Pinterest ou des librairies que vous connaissez (par exemple les sites de références que j’ai mises plus haut).

Tenter d’être précis.
Par exemple « femme avec sabre » sera plus précis que juste « sabre ».

Pour aller encore plus loin, vous pouvez utiliser les opérateurs de Google. En voilà quelques-uns utiles dans la recherche de référence :
– mettre des guillemets autour d’une expression (ou suite de mot qui vont ensemble type « fer à cheval »)
– ajouter un tiret devant un mot que vous ne voulez pas (-alezan si vous ne voulez pas de chevaux alezans)
– ajouter un tilde devant un mot dont on veut aussi les synonymes (~cheval pour inclure dans la recherche poney, jument, poulain, étalon et autres)
– sur Google image même vous avez les recherches avancées qui vous permettent de choisir votre couleur dominante et une présélection des droits de l’image (il faut revérifier individuellement pour savoir la licence d’utilisation, mais ça permet de faire un premier tri)

Se créer son propre répertoire de référence

Une pose/paysage/robe vous plait ? Plutôt que de l’oublier et ne pas la retrouver dans le futur, il ne faut pas hésiter à vous faire un catalogue de référence.

Que ce soit un classeur plein d’impressions et de découpage, un dossier sur votre ordinateur ou Pinterest, le but est d’avoir un endroit où ranger ce qui vous inspire et que peut-être vous pourrez re-utiliser dans le futur.

Tenter de trouver un rangement qui vous est simple et pratique. Tentez de regrouper les images par sujets, c’est une bonne base pour bien ranger : les chevaux avec les chevaux, les humains avec les humains et caetera.

Double-avantage, c’est que cela peut vous aider à venir à bout d’un art-block.


La motivation de dessiner, où la trouver

Les muses des artistes c’est capricieux … Et assez volatile. Il y a des jours où on déborde d’énergie et de motivation, le pouvoir de l’artiste tout puissant est avec nous. Et des jours où, non, on l’a pas du tout la motivation.

Avec ma bonne amie la dépression, ça me connait bien ! J’ai un peu appris à mes dépens que la motivation ça se remplace bien par de la discipline et des routines qui me permettent de dessiner tous les jours.

Voilà quelques conseils pour trouver sa motivation et si possible, la garder !

Votre raison de dessiner

C’est pas si aléatoire que ça comme question. J’l’ai pas tiré de mon chapeau magique pour rien et j’l’ai surtout pas placé aussi haut dans ma liste de conseil juste pour mon bon plaisir.

Savoir POURQUOI je dessine, c’est ce qui m’a motivée et me remotive. C’est pas juste parce que ça me fait du bien (même si c’est une raison). Mon but dans la vie c’est de mettre du poney dans la vie des gens. J’suis pas la fille de Crésus, je peux pas acheter des poneys et des pâtures à gogo pour les offrir aux gens. Donc je me suis tournée vers l’illustration pour offrir des dessins de poneys aux gens (c’est mieux que les colliers de nouilles).

Certains dessinent pour informer les gens de sujets tels que la grossophobie ou la vie d’une personne transgenre. Certains dessinent pour communiquer leur amour des chats ou des femmes. Certains dessinent juste pour apprendre à dessiner, pour leur plaisir personnel.

Il y a pas de  » bonne  » raison de dessiner, mais le savoir ça permet de se souvenir des raisons qui nous ont fait commencer et reprendre son crayon/stylet/pinceau.

Alors, quel est votre but dans votre vie créative ?

L’organisation derrière la motivation

Vous voulez dessiner … mais ça implique d’abord de dégager une plage horaire entre votre série télévisée et votre vaisselle, pendant ce créneau chèrement acquis il vous faudra ranger votre table … Déjà d’ici j’ai la flemme pour vous.
Si c’est galère de juste commencer à dessiner, toute l’énergie descend à 0 avant même le premier trait.

Il vaut mieux tenter d’avoir le moins d’étapes possible avant de s’installer devant son plan de travail. Ce qui implique d’avoir un espace dédié (même minuscule) pour dessiner ou facilement dégageable et se réserver du temps.  J’en parle plus longuement dans un article complet parlant de comment s’organiser pour dessiner.

Savoir quoi dessiner

Des fois, c’est pas tant la motivation en soi le souci, mais plutôt l’inspiration. 
C’est là qu’entre en jeux les prompts, les études, les gestures drawings, les challenges ou autres jeux. J’en ai fait un article complet avec plein d’astuces pour trouver le sujet de son prochain dessin, ainsi que des sites pour s’inspirer et apprendre.

Juste 5 minutes

(ou un cercle)

Là. Effort minimal. Résultat garanti.

C’est comme ça que je fais mon premier trait souvent, en me disant  » je gribouille 5 min sur ce dessin sur un calque pour noter mes idées  » et bien souvent (pour pas dire 95% du temps), je finis par passer une heure ou plus sur mon dessin.

Le plus dur c’est le plus souvent de commencer et affronter sa page blanche ou le fait de s’installer. Une fois qu’on a commencé à gribouiller, le cerveau suit tout seul et sait enfin retrouver la motivation qu’il avait perdue on ne sait où. C’est fourbe un cerveau … mais on est capable de l’être encore plus, non mais !

Formuler un plan réaliste

Des fois, la motivation on en a besoin sur le long terme et pas juste sur un seul dessin. C’est souvent là qu’écrire sur papier un plan qui permet de visualiser ce qu’on va devoir accomplir ça aide. Surtout si on laisse des espaces pour cocher ce qui est fait, parce qu’on aura envie de gagner et finir notre plan.

Comment faire un plan alors ?
Déjà, il faut que ça soit réalisable. Quitte à commencer avec un petit but pour se mettre en jambe (si votre but à terme c’est de dessiner 8h/jour, commencez peut-être par 30min/jour et augmentez au fur et à mesure des semaines).
Évitez d’avoir 36 buts en même temps. Un gros et un petit, c’est déjà énorme (toutes catégories confondues, pas qu’en illustration).
Votre but doit être quantifiable et spécifique. Dessiner plus, c’est vague. Si votre but devient  » Dessiner 1h par semaine  » vous pouvez voir où vous en êtes super facilement. Idem si votre but c’est  » apprendre à dessiner des chevaux « , c’est pas quantifiable et pas motivant, par contre  » dessiner 100 chevaux avec modèle  » là, c’faisable !

Et la citation de la fin qui m’aide beaucoup :
Un rêve écrit avec une date devient un but.
Un but découpé en étapes devient un plan.
Un plan mis en action devient une réalité.

Trouver l’énergie (physique)

Avoir la motivation, c’est génial. Si l’énergie suit.

Si vous êtes fatigués, affamés ou juste sans énergie … ça risque pas d’aller loin.
Une grande part de la motivation c’est d’aller bien, autant mentalement que physiquement. C’est important de prendre soin de vous.

Si vous n’avez aucune énergie, motivation ou inspiration, demandez-vous si vous avez mangé correctement, dans de bonnes quantités adaptées à vous, si vous êtes bien reposés ou si vous allez bien moralement. C’est dur de dessiner quand on est en pleine crise d’anxiété.

C’est un paragraphe super vague et n’étant ni médecin ni psychologue je vais pas en parler longtemps, mais si vous n’avez pas d’énergie physique, morale ou souffrez de quoi que ce soit, plutôt que de courir après votre motivation, prenez le temps de vous occupez de vous ou de consulter un professionnel de santé. Ce sera plus efficace sur le court et long terme que de lire je ne sais combien de livre ou blog sur comment trouver votre motivation (même si j’vous conseille d’en lire plusieurs, chaque personne étant différente).

Trouver sa motivation c’est super vague comme sujet … mais j’ai tenté de regrouper tout ce qui a pu m’aider par le passé ou marche sur moi, en espérant que ça vous aide autant que moi ça m’aide !


Laissez-nous chasser le ciel

Je les regarde prendre leur envol tous les soirs et je me demande quand viendra mon tour. Quand pourrais-je les suivre et quitter ce quotidien qui n’a jamais vraiment été mien ? Je n’aspire qu’à aller là où le vent les porte pour qu’enfin les cieux me soient clément.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (2480 x 3508 px), 300dpi
Temps :
7h15
Inspiration(s) musicale(s) : Faun – Federkleid

Détail(s) et inspiration(s) :

L’inspiration vient d’une nouvelle que j’ai commencé à écrire (alors que j’ai pas fini de corriger une autre, oui, j’aime être sur plein de projets en même temps). Forcément, on retrouve les protagonistes sur la couverture.

1. J’avais une idée de ce que je voulais comme position pour mes personnages, j’ai donc rapidement fait un crayonné avant d’attaquer quelques couleurs. J’ai pas mal trainé sur Pinterest avant de m’arrêter sur une tenue pour Sophie. Finalement je suis partie sur des teintes globales de violet et un peu de jaune pour rappeler la spiritualité et le bonheur, ainsi que donner l’impression d’un coucher de soleil. La fin d’une ère. Ce qui colle avec le squelette d’histoire que j’ai pour le moment.

2. J’ai rajouté ici et là d’autres détails, en rajoutant des ombres principalement et en passant pas mal de temps à redessiner correctement les deux corbeaux et faire les contours des plumes relativement individuellement.

3. J’ai commencé à peindre les textures et volumes du personnage masculin. J’ai un peu galéré sur le costume parce que j’ai pas l’habitude d’en peindre. C’est de ma faute, il faudrait que je dessine plus d’habillement de manière générale.

Ceci étant dit, je suis amoureuse de ma veste, surtout de sa texture et de sa coupe. Il doit y avoir des défauts que je ne vois pas, mais je l’adore.

4. J’ai refait avec un peu plus de patience les boutons de la veste et surtout … la cravate. De loin on ne le voit pas et c’est dommage, mais j’ai beaucoup mit d’amour dans mes textures.

5. J’ai repris les corbeaux pour lisser certaines couleurs, en redéplacer et de manière générale, commencé à peindre sérieusement. 
Si on compare avec le corbeau de mon illustration « Le cheval, le poisson et le corbeau« , on constate que j’ai une meilleure compréhension des ailes d’ailleurs. Un jour je saurais peindre correctement les plumes.

6. Après les trois autres personnages, c’était le moment de commencer à peindre Sophie et … son pull et sa veste. J’arrivais pas à donner le volume que je voulais au niveau des seins, ce fut ma bête noire de cette illustration. Je pense que ça venait de la veste qui dès le sketch était assez aux fraises et que j’ai pas réussi à récupérer correctement.

7. Je suis revenue sur les corbeaux pour peindre quelques détails, surtout au niveau du duvet/plumage court autour du corps et du bec.
Je vois pas mal de défaut déjà, mais j’suis assez fière de moi. Ils ressemblent vraiment à des oiseaux.

8. Sur un nouveau calque j’ai repeint en détail le visage de mes protagonistes humains. Surtout j’ai redétaillé les bouches, yeux et nez.

9. J’ai revu une dernière fois les seins de Sophie qui … ne sont toujours pas comme je le voudrais, mais à ce stade, je sais plus quoi en faire.

Malgré ça, je suis heureuse parce que j’ai vraiment donné ce que j’ai pu niveau texture et détails sur les vêtements. Chose que je ne fais pas autant d’habitude.

Je vois plein de défauts, mais je vois aussi plein de progrès et ça me donne envie d’en dessiner encore plus dans le futur.

Réaliser la couverture avant la nouvelle

J’déconseillerais bien de faire dans cet ordre-là. Parce que l’histoire peut changer ou ne jamais être écrite (j’me connais un peu), mais je trouvais l’idée bien sympa et je voulais la faire tant que j’en avais envie.

Au pire si je n’écris pas la nouvelle, je me serais tout de même éclatée sur l’illustration et c’est ce qui compte.
J’aime bien me laisser portée par le courant des fois et cette illustration, c’était tout à fait ça. Juste moi qui m’amuse.

Je peux ainsi vous aider à faire la couverture de votre nouvelle ou roman !


Scraps du mois de juillet 2019

Ah juillet, le beau-temps, les canicules … J’ai été en PLS devant mon ventilo deux semaines sur la totalité du mois. Autant dire que j’ai fait le minimum syndical.

Malgré ça, j’ai quand même réussi à sortir quelques croquis que j’aime particulièrement.
Un mois en demi-teinte quoi.

Surtout quand on considère que c’était le NaNoCamp et que j’ai donc passé une bonne partie du mois à tenter d’écrire. J’ai atteint les 26k, ce qui est la moitié des 50k que je visais, mais j’ai fini ma nouvelle que je voulais finir, donc je considère que ce NaNoCamp fut un succès.

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de juillet

Cela faisait quelques mois que je ne vous avais pas présenté de mandalas (depuis 2016 visiblement, en novembre et octobre). Eh bien en voilà trois ! Cette fois-ci entièrement fait sous Photoshop (avant je les faisais en partie sous Krita), maintenant que j’ai un outil pour. À chaque fois que j’en fais, je me dis qu’il faudrait que j’en fasse plus, comme échauffement le matin je trouve ça top.

Art fight du mois

Première année que j’en entends parler, mais j’y ai participé avec plaisir. Ce fut fun.

Pour celleux qui découvrent comme moi, ArtFight est un jeu qui se déroule tout au long du mois de juillet où le but est d’attaquer les gens de l’équipe adverse par un dessin.
Lorsqu’on se fait sois même attaqué, on se défend en réalisant un dessin pour la personne nous ayant attaqués.

En soi, ce sont des échanges de dessins sous forme de combat. C’est convivial, fun, il y a de tous les niveaux et ça permet de recevoir des dessins de ses personnages. Je regrette de pas avoir eu plus de temps pour y participer, parce que ce fut fun.

Conclusion du mois

Pas beaucoup de temps pour des réalisations personnelles, mais je partageais mon temps libre entre des croquis ou mes participations à ArtFight et le NaNoCamp.
Sachant en plus qu’il y a eu deux semaines de canicules, je trouve que j’ai été super productive !

J’espère qu’aout sera moins lourd, j’aimerais avancer quelques dessins personnels qui m’attendent …


Insulter avec poneys (suite)

Une envie de faire passer une insulte ? Pourquoi pas avec un joli poney coloré tout mignon tout plein ?

Voilà votre réponse bande de petits anges furieux !

Détail(s) et inspiration(s) :

Si vous n’aviez pas vu les quatre premiers, il s’agit d’une continuation de mes premiers poney insultant. J’en avais juste pas assez et … c’est amusant d’imaginer des insultes non-opprimantes. En plus que ça soit rapide à faire, ça me défoule immensément.

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d’aller voir ce premier article, ma manière de faire n’a pas changé depuis.

Les autres poneys insultants :

sticker poney " Brule tout " insultant
sticker poney " Puisses-tu embrasser un mur en crépi " insultant
sticker poney " Va marcher sur des legos " insultant
sticker poney " Que ton wi-fi jamais ne connecte " insultant

Toujours pas calmée la pyromanie ?

Toujours pas. Enfin, si, à chaque fois que je finis un de mes poneys ou son croquis, je me retrouve de nouveau zen. Je les réalise par intermittence.

J’ai plein d’idée pour en faire plein d’autres, donc vous risquez d’en revoir dans le futur. C’est génial à faire.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


Nitescence

Est-ce l’obscurité ou la lumière qui nous guide ? Est-ce un chemin que nous traçons ou un chemin qui nous est tracé par d’autres ? Est-ce que nos errances ont-elles vraiment un but ? Ce n’est pas toujours clair, mais nous allons certainement continuer d’errer entre rêves et réalité, façonnant nos décisions selon un but arbitraire que l’on se fixe.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4134 x 5847 px), 500dpi
Temps :
6h
Inspiration(s) musicale(s) : Kevin MacLeod – Sugar Plum Breakdown

Détail(s) et inspiration(s) :

Je suis tombée sur plusieurs photos du Japon avec des îlots reliés entre eux par des énormes cordes et d’autres photos de pierre taillée traversant des étendues d’eau. Il en a pas fallu beaucoup pour que mon cerveau extrapole quelques croquis.
Je savais que je voulais qu’on voie ses fameuses îles reliées entre elles et aux centres de tout ça, un chemin d’hexagone. J’ai mis un peu de temps pour trouver l’équilibre entre le ciel, l’eau et les rochers, par contre, avant de trouver quelque chose qui me convient.
Je cherchais à avoir quelque chose qui invite à parcourir le chemin, tout en restant un peu inquiétant : on ne sait pas où le chemin mène et marcher sur ses étranges plateformes n’est pas forcément la chose la plus naturelle du monde.
Je parle plus longuement de la technique du thumbnailing dans cet article si le cœur vous en dit.

1. Après avoir choisi un croquis, j’ai commencé à mettre des couleurs : un ciel bleu-violet, des étoiles en multitude, mais peu visibles, une eau sombre inquiétante et les cailloux gris. J’ai placé Sodas et Alekiss, cherchant à le guider. 

J’ai détesté assez brutalement ce croquis. Il ne rendait pas comme je le voulais et j’étais incapable de dire pourquoi. J’ai donc pensé à le supprimer et laisser tomber, histoire de partir sur une autre illustration.
C’était sans compter que je suis un peu trop têtue pour mon propre bien.

2. Après avoir laissé de côté une bonne semaine le dessin, je suis revenue dessus et ai appliqué de façon assez radicale des calques de réglages un peu partout.
On se retrouve avec des roches plus marron, presque noires et une eau dont les reflets étranges ressortent beaucoup plus.
J’ai rajouté quelques vagues très colorées dans l’eau et globalement, le résultat me convient de nouveau. On reste dans quelque d’inquiétant dans ses teintes, mais aussi très doux et invitant. Les couleurs de ce ciel étoilé sont fantastiques je trouve.

3. Le croquis me plaisant, j’introduis un peu plus de détails et surtout, la végétation. De l’herbe et des sapins, que je voulais depuis le début, mais n’avez pas encore peint.

Avec un brush blanc très grunge je suis aussi venu peindre la bordure de l’étendue d’eau et quelques vagues. J’étais pas très sûre de moi, donc j’ai fait ça de façon assez légère, mais ça rends pas trop mal, même si c’est carrément améliorable.

4. Le gros du décor étant peint en aplat, il étant temps de faire de même avec Sodas et Alekiss, les deux chevaux.

5. Et enfin, la touche finale de mes divers aplats : j’ai enfin fait mes cordages qui partent des arbres et pas des rochers comme prévu au début, parce que je trouvais que cela faisait plus de sens.
Plutôt que des gros noeuds, j’ai peint sur les cordages des lampions en papier. Je trouve que ça apporte toujours une certaine ambiance … Je saurais pas trouver les mots.

6. J’ai revu un peu les couleurs atmosphériques pour les îlots lointains qui tourné vers le noir alors qu’ils devaient tourner vers le bleu violet du ciel. Faire ce changement change toute l’atmosphère de l’illustration, c’était donc important de le faire avant de peindre plus.

J’ai aussi pris plusieurs modèles de photos de plages pour repeindre un peu mieux les vagues et l’écume se jetant sur la plage.
C’est pas encore instinctif pour moi d’en peindre, mais avec un peu d’aide visuelle j’suis certaine que j’apprendrais vite.

7. Avec des brushs texturés j’ai peint les divers reliefs et ombres des rochers.

Avec un brush d’herbe, j’ai fait de même pour l’herbe et avec un brush d’épine de pin, fait de même avec les sapins.

8. Après avoir peint sections des lampions, est venu le moment un peu long de créer tous les effets de lumière.
D’abord du orange j’ai peint le reflet des lampions sur la végétation et le décor, puis j’ai utilisé l’outil de dégradé arrondi pour créer un halo de lumière autour de chaque lampion.

9. Afin de créer une fausse flamme à l’intérieur des lampions, avec l’outil dégradé arrondi j’ai mis un point de lumière jaune à l’intérieur de chaque lampion.

10. J’ai enfin peint mes personnages avec ma technique habituelle : sur les aplats je pose un calque en mode produit pour toutes les ombres, puis sur un nouveau calque je peints les détails et revois certaines zones comme je le sens, jusqu’à avoir un résultat qui me convient.

11. J’ai écrasé tous mes calques, avant d’en recréer un nouveau pour peindre les détails que je trouvais qui manquait. J’ai revu certains contours des arbres ou des rochers, peint quelques feuilles, peints d’autres herbes, repeint certaines textures un peu partout et passé un peu de temps pour repeindre certaines zones d’eaux qui me plaisaient pas encore.

12. J’ai passé pas mal de temps à reprendre les zones d’eaux pour avoir plus d’embruns et refaire quelques zones de rapides ou juste de vague s’effondrant.

J’ai continué à revoir des détails jusqu’à avoir un résultat qui me plaisait.

Et voilà le résultat !

Alekiss invitant Sodas à la suivre sur ce chemin étrange que peu de chevaux ont pris avant eux, en direction d’étrange lumière bleue, caché par des rochers, la végétation et des lampions rouges inquiétant.
Alekiss est sûre d’elle et de sa destination.
Sodas hésite : des lampions allumés en l’air, dans une zone désertée de l’homme, est-ce vraiment naturelle ?

Le croquis que je trouve horrible

Cela ne m’arrive pas souvent, mais des fois j’aime une idée, j’aime le croquis sur le papier, mais une fois que je commence à mettre les couleurs, je déteste simplement ce que je fais.
C’est très frustrant, car je sais que ça peut donner un truc qui me plait, mais je sais pas à quelle étape de ma réflexion je me suis plantée et je sais pas comment repartir du bon pied.

Souvent, repartir de zéro est la solution idéale et ça me donne un résultat que j’adore encore plus que l’idée initiale.

Pas là.
Je sais pas pourquoi, mais je trouvais pas d’idée analogue pour obtenir ce que j’avais en tête. Il m’a fallu délaisser cette illustration pendant une semaine avant que je capte ce qui ne me convenait pas : les couleurs.

Je voulais quelque chose d’étrange, mais coloré et je suis partie sur des couleurs sombres et grises. Ce qui était clairement pas une bonne façon de commencer.
Heureusement, les calques de réglages de colorimétrie existent et m’ont permis de repartir dans la bonne direction !