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Articles

Scraps du mois de Septembre 2019

Hey tout le monde !

J’ai pas mal de trucs intéressants visuellement à vous montrer ce mois-ci !

Je continue de me forcer à m’échauffer tous les jours et pas directement foncer sur une commande ou un gros projet perso. Du coup, je me force à peindre des paysages et des chevaux (pour changer) et j’apprends.
J’ai continué sur ma lancée du mois dernier de peindre en noir et blanc des chevaux pour me familiariser avec les muscles des chevaux. Et ça marche ? Je pense que c’est le fait de me forcer à être en noir et blanc qui fait que je me focalise sur les valeurs et au final me force à apprendre. C’est super intéressant comme exercice !

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de septembre

Conclusion du mois

Je m’amuse et j’apprends à mieux peindre des chevaux. Je suis assez monofocus sur les chevaux et de l’extérieur je dois avoir l’air de toujours dessiner les mêmes sujets, mais en fait j’ai encore plein de choses à apprendre et explorer. Quand je pense maîtriser à peu près quelque chose, je me rends compte qu’en fait non. Est-ce qu’un jour je saurais vraiment dessiner un cheval ? Non, mais ça m’empêche pas de vouloir m’améliorer. J’aime le trajet vers une maîtrise que j’aurais jamais.


Un cheval alezan et un rat allongé dans des coussins sous un rayon de soleil, dans leur maison-arbre. Peinture par Scotis (Charlotte Leclère)

L’heure de la sieste

Quel bonheur de se poser, en profitant des bruits distants de la nature imperturbable. Le vent dans les feuilles, les animaux se répondant, l’eau ruisselant au loin … Et ta presence à mes côtés me rappelle que je suis chez moi.

Un cheval alezan et un rat allongé dans des coussins sous un rayon de soleil, dans leur maison-arbre. Peinture par Scotis (Charlotte Leclère)

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
4h45

Détail(s) et inspiration(s) :

En juin 2018 j’avais eut l’envie de dessiner Encre et Alekiss se détendant, tranquillement dans leur maison. Cela venait aussi d’une envie d’expérimenté avec mes paysages et la perspective, vu que je venais de découvrir une méthode pour porter un plan en 3D (que j’avais déjà expérimenté dans mon illustration Jeux indulgents)

1. Voici donc le croquis initiale de juin 2018.
C’était pas horrible, mais c’est pas du tout ce que j’avais en tête et j’ai rage-quit.

Enfin, plus précisément, j’ai laissé le croquis de côté pour continuer d’apprendre sur d’autres dessins.

2. En juillet 2019, un an plus tard, j’ai enfin reprit ce croquis avec en tête l’idée d’en faire quelque chose enfin.
Entre temps j’ai apprit à manier un peu mieux les décors complexe et LazyNezumi. Et déjà ce décor me plait beaucoup plus !
On y avoit qu’un mur, le début d’une porte ronde et un autre pan de mur, mais déjà le croquis est mieux.

3. J’ai galéré sur les pots. Au final, la méthode qui a marché c’est de faire un cercle sur le quadrillage du sol, avec des points à intervalle régulier, le dupliquer, monter le dupliquat à la hauteur finale du pot, redupliquer pour faire les bords extérieurs et dupliquer une dernière fois pour faire les bords du haut. Mes points m’aidant à créer des lignes de couleurs (parce que juste faire un dégradé donné des pots plats).
Bref, ce fut galère comme pas possible. J’suis contente du résultat finale au vu de ma galère ceci dit.

J’ai aussi appliqué quelques effets de lumière rapidement pour me rappeler de l’emplacement de la fenêtre.

4. J’ai appliqué sur les sols et murs quelques dégradés pour les ombres, histoire qu’on voit un peu mieux la profondeur.
J’ai appliqué des lignes sur la porte pour créer des planches, dessiner rapidement une poignée de porte et mit une texture de bois sur le sol avec un brush.

J’ai aussi reprit le croquis, parce qu’en un an, j’avais une toute autre compréhension de l’anatomie des rats et des chevaux, donc bon tant qu’à faire autant reprendre de 0.

5. J’ai ensuite peint en blanc les divers coussins et peint les aplats de mes personnages.

Avec des brush de textures, j’ai fait des ombres au sol, ainsi que sur les murs et la porte.
J’en ai profité pour passer un calque de réglage parce que ça me semblait trop jaune globalement.

6. J’ai enfin lisser les couleurs des pots pour faire disparaître mes stries de couleurs. J’ai aussi utilisé plusieurs brushs de végétation pour les remplir. Ce sont des genres de pot-pourri, en fait.

J’ai refait mes lumières provenant de la fenêtre (non visible). Il est censé y avoir un arbre devant la fenêtre donc j’en profite pour créer des raies éparses et pas juste un gros puits de lumière.

7. La prochaine étape ça a été de faire les aplats des motifs des coussins, en noir et blanc parce que c’était mes plans initiales pour la maison, mais dans le futur ça ne sera pas le cas parce que si j’aime les motifs, j’aime pas les couleurs.

J’ai aussi mit les ombres et volumes sur les coussins et les personnages.

8. J’ai aussi revu quelques détails ici et là, ainsi que modifier une nouvelle fois la colorimétrie globale de l’illustration.

Comme j’ai rien à montrer, voici plutôt un zoom sur Encre (et Alekiss) !

Un cheval alezan et un rat allongé dans des coussins sous un rayon de soleil, dans leur maison-arbre. Peinture par Scotis (Charlotte Leclère)

Et tada !

Les décors en 3D

J’expérimente encore masse, mais entre ce que je lis comme livre sur le sujet, vidéo sur youtube ou ce que j’expérimente, je commence à avoir un arsenal d’outil pour arriver globalement à ce que je veux. Tant que c’est des formes simples, ça va, mais dès que je cherche à faire des choses complexes, ou détaillés, je suis encore en galère.

Pour le moment, ma méthode globale est de faire un croquis de ce que j’ai en tête sans trop me soucier de la perspective.
Sur ce croquis, je créais un quadrillage de perspective à l’aide de LazyNezumi.
A l’aide de ce quadrillage, je refais un maximum de forme. Je n’hésite pas de partir de forme au sol pour monter ce que je peux ou dessiner à part les objets pour utiliser les outils de distorsion de Photoshop pour les placer.

C’est totalement brouillon comme méthode, pas mal d’essais peu concluant avant d’arriver à ce que je veux, mais c’est l’apprentissage qui veut ça.


InkTober – Le challenge à l’encre du mois d’octobre

Tous les ans en octobre c’est le même refrain : les illustrateurices aiguisent leur pinceau, plume et armés d’encre se mettent frénétiquement à dessiner tous les jours, suivant une liste de mot sans queue ni tête.

Il y a un ordre à tout ça, même si quand on connait pas, c’est un bien étrange ballet qui s’étale sur les réseaux sociaux. Et il y a toujours plein de questions et c’est parfois un peu galère de rester motivé tout du long … Alors voilà de quoi vous aidez, j’espère !

Qu’est-ce qu’Inktober

InkTober c’est la contraction du mot Ink (encre) et du mot October (octobre), c’est donc le mois de l’encre !
Il s’agit d’un challenge durant un mois entier (celui d’octobre), créé par Jake Parker en 2009. Le but est de poster chaque jour durant un dessin réalisé à l’encre noire.

Cela force à être régulier et à progresser, puisque 31 dessins dans le même médium, ça force forcément à apprendre des trucs en passant, que ce soit sur l’encre elle-même, mais aussi la composition et bien d’autres choses.
Ces dessins sont souvent postés en ligne (souvent avec les hashtags #inktober et #inktober2019), que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram ou dans diverses communautés en ligne. 

Le challenge rassemble des illustrateurs, pro ou débutant, de multiples pays. C’est un grand rassemblement que beaucoup prépare en amont.
Il n’y a pas de lieu spécifique où s’organise l’événement. Tout le monde est invité à participer, c’est convivial (si on évite l’aspect compétition) !

Est-ce que je peux faire ça numériquement ?

Quoi qu’en disent certains puristes. Oui, on peut faire InkTober sur son PC ou sa tablette (ou ailleurs).

Certes, le challenge se focalise en priorité sur le travail de l’encre traditionnel, mais on peut apprendre beaucoup de faire un travail d’encrage numérique ! Il ne faut donc pas hésiter.

Preuve en est, en 2018, Jake Parker (le créateur même d’InkTober) et Adobe ont collaboré pour offrir une série de brushes pour Photoshop.

C’est obligé d’être une illustration ?

Non.
Cela peut être n’importe quel type d’oeuvre qui requière de l’encre (c’pas moi qui le dit, mais la FAQ officielle).

Si vous voulez réaliser de la calligraphie pour l’occasion, du lettrage, crée une typographie, rédiger un poème ou une histoire courte … vous pouvez !

Le matériel

Est-ce que je peux faire un croquis avant d’encrer ?
Bien sûr (perso, je le conseille même, mais partir directement à l’encre peut être intéressant pour apprendre à être sûr de son trait).

Encre
Que ce soit au stylo bic, à la plume, au pinceau ou au bambou, toutes les méthodes pour appliquer de l’encre sont autorisés.
De même que toutes les couleurs d’encre que vous pouvez imaginer. Vous n’êtes pas coincé en noir et blanc donc.

Marqueurs et aquarelle
Sont autorisés !
Que ce soient en valeur de gris ou en couleurs. De même, si vous voulez utilisez du gelpen blanc par-dessus votre encre, vous pouvez.

Couleurs
Le but premier d’InkTober est de limiter les options pour forcer les artistes à créer sur du papier blanc, seul face à l’encre noire. Donc tentez de limiter vos options à une seule couleur, mais faites selon vos propres conforts aussi.

Prompt

Tous les ans vous pouvez trouver la liste officielle sur le site officiel sur cette page.
Cependant, vous trouverez au détour des internets plein d’autres variations !
WitchTober, The journey home Inktober prompt list, Pony’nktober, Dinotober, Elite Dangerous Prompt list … Les choix sont infinis et vous pouvez mélanger les listes qui vous plaisent, créez la votre, bref, vous n’êtes absolument pas obligé de suivre la liste officielle.

Vous n’êtes pas obligé de suivre la liste dans l’ordre !

L’intérêt de suivre l’ordre et la liste officiel, c’est de voir la multiplicité d’idée à partir d’un même thème. C’est ça qui est magique !

Quelques conseils pour que ça se passe bien

1/ Faites un dessin par jour
Mais ne vous surmenez pas. Si pour vous, tous les jours c’est pas possible, tentez un dessin par semaine ou un tous les jours impaire. Faites selon ce que vous pouvez. Tentez juste d’être régulier avec votre propre but. Même avec un seul dessin pendant le mois, vous aurez validé votre participation, ne vous inquiétez pas.

2/ Ce n’est pas une compétition
Le risque de voir tous ces artistes en ligne, c’est de vous comparez ou vouloir faire mieux que les autres. Stop ! Le but c’est de s’amuser. Ne vous mettez aucune pression.

3/ Continuez
Vous avez loupé un jour ? Vous pouvez reprendre en cours de route. Les pauses c’est important aussi, mais remonter sur le cheval ça aide à ne plus avoir peur. Les échecs font partie du processus vers le succès. Gardez le cap !

4/ Prenez soin de vous
Une douleur ? Arrêtez, étirez-vous ou faites une pause (de quelques jours s’il le faut). Pensez à boire, manger et dormir. Participer à un challenge c’est toujours dur, mais le but c’est de progresser et s’amuser, certainement pas de se retrouver dans une mauvaise place personnelle (mentale ou physique).
Si ça ne va pas, changez de médium ou de façon de faire, écoutez-vous et trouvez votre rythme qui vous convient. Chaque artiste est différent et chaque artiste doit adapter le challenge à elleux.

Surtout, InkTober ne doit pas devenir un faux tremplin vers la reconnaissance, la gloire ou que sais-je. Les commentaires et mentions j’aime font toujours plaisir, mais dessinez en priorité pour vous, retirez l’épée de Damoclès au-dessus de votre tête qu’est l’attente de l’approbation des autres. 
Cela vous aidera à être plus zen et à l’aise dans ce challenge.
Faites-le pour vous.

Notez que certains artistes prennent InkTober pour leur mois de marketing et prépares des mois à l’avance leur oeuvre pour chaque jour postez quelque chose de magnifique. Si vous vous y prenez le jour J en plus d’un emploi du temps chargé, cela ne vous sera pas possible et vous comparez à elleux ne servira à rien.

Si cela ne vous suffit pas, j’ai également à vous proposer la lecture d’un de mes articles pour vous donner des idées pour vous organiser à dessiner dans de meilleure condition et plus souvent.


Trouver son style artistique (ou art style)

Vaste débat s’il en est …
Je suis pas sûre qu’une seule réponse existe. Il y a plutôt une foultitude de réponses possibles, toute plus bonnes les unes que les autres.

Pourquoi j’ajoute mon eau à ce moulin ?
Parce que j’aurais aimé avoir cette réponse en français quand j’étais plus jeune. Oui, le sujet pullule en anglais, mais en français il est plus rare de trouver une réponse qui soit pas condescendante en mode  » avoir un style artistique c’est n’importe quoi, soit tu apprends à vraiment dessiner, soit tu continues à dessiner manga  » (alors qu’il y a tellement de style autre que le manga … et même, le manga en lui-même se compose de plein de style bien différent les uns des autres).

Donc, j’ai tenté de rester assez clair dans ma réponse à cette question vague et de m’inspirer de diverses réponses aux sujets que j’ai pu voir, mais n’oubliez pas que chaque parcours est unique et mon avis sur la question l’est aussi.

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de développer ou trouver son style artistique !

Un « art style » c’est quoi ?

La définition est assez flou, mais en résumé, c’est ce qui fait qu’on est capable de reconnaitre l’artiste à travers son oeuvre. C’est une manière distinctive de faire ou représenter.
Par exemple qu’est-ce qui fait qu’on est capable de différencier Picasso de Magritte, Maliki de Boulet et caetera.

C’est quelque chose de personnel et on aura beau suivre les tutos des autres, on aura jamais à 100% leur résultat.

Et même si deux artistes avaient exactement le même style artistique, on pourrait les différencier avec leur sujet de prédilection.

Bref, un art style, c’est l’identité visuelle d’une personne.

La recette magique pour avoir un « art style »

1. Attraper tous les trucs qu’on aime, en essayant d’avoir autant de variété que possible
2. Assaissoner avec un peu de notre propre marque de fabrique en matière de flemmardise
3. Mettre tout ça dans un mixeur
4. Ajouter un calque par dessus à 10% d’opacité

Simple, non ?

La véritable recette

Il y en a pas.
Merci d’être passé à mon Ted-talk.

NON PARTEZ PAS DE SUITE !

J’ai une vraie réponse.
… C’est bon vous êtes de retour ?

Donc, plus sérieusement. La recette pour avoir un style artistique ? Dessiner/peindre/sculpter …
Vous devez pas vous en rendre compte, mais vous devez déjà en avoir sans vous rendre compte. Et ce style évoluera avec vous, selon ce que vous apprendrez, ce que vous aimerez, de votre parcours.

Art style VS Connaître ses bases

Les bases du dessin, c’est les formes géométriques, la perspective, les couleurs, les volumes, l’anatomie, les mouvements, les expressions … Bref, toute la palette de choses qui font qu’on sait différencier une maison d’un soleil.

Avoir un style artistique, c’est cool, mais ça ne doit pas venir avant que vous connaissiez vos bases.
Beaucoup de débutants font l’erreur de vouloir à tout prix avoir un style, tant et si bien qu’on ne reconnait même pas ce qu’ielles cherchent à représenter. C’est dommage.

Si vous voulez dessiner des chevaux par exemple, il vaut mieux par commencer à regarder des vrais chevaux, leur anatomie, décomposer en forme simple et apprendre de photos plutôt que d’apprendre direction avec MyLittlePony, même si à terme vous ne dessinerez que des petits poneys.
Si vos bases sont fortes et que vous les maitrisez, vous saurez d’autant plus faire des dessins plus facilement et avec du caractère !

Il faut connaitre les règles pour pouvoir les enfreindre !

En apprenant les règles, vous saurez comment les détourner pour arriver à exprimer plus facilement ce que vous avez en tête, c’est magique. Et vous développerez naturellement en copiant la réalité votre propre raccourci, vos propres chemins et donc … votre propre style artistique.

N’oubliez pas que vous avez toujours vu vos propres dessins, vos propres défauts au point qu’il est fort probable que vous ne voyez pas vos points forts ni votre style. Si vous avez sous les coudes des ami-e-s pour leur demander leur avis, faites-le, vous serez sans doute surpris de savoir qu’ielles sont capables de différencier vos dessins de ceux d’autres artistes, parce qu’ielles reconnaissent votre style artistique.

Collecter l’inspiration et les brainstorms visuelles

Copier la réalité pour apprendre c’est très bien pour débuter, mais au bout d’un moment, vous aurez sans doute envie de plus ou d’autre chose.
C’est d’autant plus vrai si vous voulez aller vers un style manga/cartoon ou quelque chose qui n’est pas de l’ultra-réalisme.

C’est là que vient le moment d’aller chercher chez vos artistes favoris ce que vous aimez.
La géométrie du studio d’animation Cartoon Saloon. Les couleurs de la série Steven Universe. Les textures de Ji Di.
Qu’est-ce qui fait que ça vous attire ? Comment arrive-t-il à un tel résultat ? 

D’abord en les copiant pour disséquer en détail leur façon de faire, en les étudiants consciencieusement vous saurez comment ielles font. Puis sans chercher à les copier, chercher à les incorporer dans votre propre méthode et votre propre style artistique vous fera progresser et vous fera créer un style qui vous plait et vous ressemble.

C’est dur d’inventer l’eau tiède sans apporter de l’eau chaude à votre eau froide.
Il y a pas de mal de s’inspirer. Tant que ce n’est pas de la copie qu’on s’approprie.

Ne pas avoir qu’un seul style

C’est CORRECT.

Vous avez un style à l’aquarelle ? Un autre aux feutres ? Un autre en peinture numérique ? Trois styles différents avec le même médium ?

C’est normal d’osciller entre les styles selon le sujet, le temps que vous voulez dédier à ce dessin … Vous mettez pas la pression d’avoir un style artistique cohérent d’un dessin à un autre. L’illustration c’est de l’exploration aussi. Vous avez le droit de tenter autre chose le temps d’un dessin ou d’avoir un style par méthode.
Vous forcez pas à rester dans un style unique.

En résumé, la recette du style artistique :
1. Connaitre ses bases
2. Y intégrer tout ce qu’on aime
3. Assaisonner avec un peu de notre marque de fabrique en matière de flemmardise
Servir chaud.


Motif de licorne

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 35,28 x 35,25 cm (1 000 x 1 000 px), 72dpi
Temps :
≈ 1 chaque

Détail(s) et inspiration(s) :

Je sais pas trop comment, m’est venu en tête le fait que ça devait faire quelques années que je m’étais pas tenté dans la création de motifs seamless, alors que j’avais appris pas mal de trucs depuis mes derniers essais (que j’avais même pas publié sur mon blog, donc j’pourrais même pas vous donner de fourchette de temps).

1. J’comptais pas faire ça super sérieusement, juste quelque chose pour m’entraîner, donc sur une feuille de brouillon que j’ai pas gardé, j’ai gribouillé plusieurs palettes et motifs qui me plaisait. J’en ai fait 5 en une petite heure de croquis, en cherchant sur le côté des idées sur les internets.
Finalement, j’en ai deux qui ont piqué mon intérêt et j’ai décidé de les réaliser.

2. Sur un nouveau document j’ai donc remis mon brouillon.

Chaque licorne est un objet dynamique, ce qui me permet de le dessiner à part, sans me soucis des coupes. C’qui est rudement pratique ! J’ai appris ça genre il y a deux ans, j’avais jamais utilisé ça dans la création de motifs.

3. J’ai mis au propre chaque licorne/gemme jusqu’à avoir le résultat final.
C’est assez simple et rapide, au final.

Que vas-tu en faire ?

Les mettre sur ma boutique RedBubble.

Je les ai fait pour m’amuser au final, mais j’les trouve sympas, peut-être que d’autres seront de mon avis ?
Peut-être que j’en ferais d’autres dans le futur, je sais vraiment pas.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


La couleur des ombres

Mettre de la couleur dans un dessin c’est une étape qui fait peur. Faites pas semblant, on est toustes passé par une étape où on préférait garder nos dessins en noirs et blanc de peur d’y mettre de la couleur. Pourtant une fois qu’on met le nez dedans, ça devient une étape intéressante et ça crée de la vie dans nos dessins (et nos cœurs).

Le noir et le blanc, c’est l’ombre et la lumière, non ? Mais si vous avez déjà tenté l’expérience, vous savez que ça donne des résultats peu convaincants et assez ternes. Les couleurs sont pas bonne Kévin, on veut des paillettes dans notre vie !

Voilà donc un tutoriel qui je l’espère vous aidera à moins avoir peur de vos couleurs. Il est basé sur mes connaissances et comme j’apprends encore, il est possible que ça soit pas la méthode qui conviendra à toustes, mais j’espère qu’il sera utile au moins à certain-e-s.

Je vais surnommer ce tutoriel, le tuto des balles, parce que rien de mieux que des balles pour vous montrer rapidement les couleurs et leurs ombres !

Les ombres ne sont pas noires (ou presque jamais)

Vous l’avez sans doute lu à pas mal d’endroits ou au moins dans cet article, mais on ne devrait jamais utiliser de noires pour peindre des ombres. C’est ça qui donne un côté terne à une couleur pourtant pétante.

Bon, c’est bien joli de vous annoncer la couleur comme ça (AH, j’ai fait de l’humour, vous avez vu), mais pourquoi exactement est-ce qu’on ne devrait pas utiliser de noires dans nos ombres ?

Le noir mis à côté d’autres couleurs absorbe leur énergie vitale. Ou plus exactement, l’œil va être attiré et aspiré dans le trou noir qu’est cette couleur et ne plus vraiment se soucier des autres couleurs, ce qui va déséquilibrer les autres couleurs. Il faut dire que naturellement, on ne trouve pas de noir pur. Même les objets noirs qu’on rencontre dans notre quotidien (téléphone, câble, votre petite robe noire) fait rebondir la lumière ou avec le temps perds en noirceur. On se retrouve avec des noirs gris, noirs vert, noirs violet et j’en passe. Au mieux, vous avez un gris très foncé qui fait noir (sauf si vous avez utilisez du noir Vantablack, mais vous serez d’accord que ça a pas un aspect très naturel tout ça).

Avec tout ça, normalement vous vous dites que donc il ne faudrait jamais utiliser de noire dans des ombres ? C’est une bonne règle à respecter.

Mais comme toutes les règles, une fois qu’on les connait, on les brise et on utilise du noir quand même dans les ombres (parce qu’on est trop rebelle).

Peindre ses ombres en noires peut parfois être utile pour un effet dramatique avec des ombres bien tranchées. 
Expérimentez et vous verrez quand utiliser du noir devient sympa.

Quelles couleurs d’ombres pour quelles couleurs ?

Donc si on utilises pas de noires … Peut-on utiliser la couleur avec moins de lumière que celle qu’on veut ? Par exemple du marron pour ombrer du rouge ? Ou un rouge plus sombre pour du rouge ?

Oui, on peut, sans soucis.
Le résultat sera sans doute un peu fade par contre. Si c’est le résultat qu’on cherche, tant mieux. 

Si on cherche plutôt une explosion de couleurs, on va plutôt comprendre comment on choisir ses couleurs.

Dans la nature, les ombres sont plutôt des teintes froides. Généralement bleu outremer ou un violet froid. Donc il vaut mieux partir sur l’une de ses teintes pour créer nos ombres.

Quand vous avez choisi une couleur pour vos ombres, pensez à l’utiliser sur toute votre illustration. Les ombres sont consistantes : une source de lumière, une teinte d’ombre. En plus cela donnera un aspect plus unifié à votre palette de couleurs, vous permettant d’avoir plus de cohésions entre toutes vos couleurs.
Si après avoir peint votre illustration vous la trouvez un peu plate et que vous êtes sur un logiciel, vous pouvez toujours revoir la saturation de votre dessin avec un calque de réglage.

Ce sont les bases, maintenant pour les maîtriser, il faut expérimenter et tenter de nouvelles choses. C’est comme ça qu’on apprend.

Voici quelques généralités si vous voulez voir plus en détail quelles couleurs d’ombres utiliser selon la couleur globale de votre illustration :

Blanc

Choix de couleurs d’ombres :
un violet très clair ou un bleu ciel ou n’importe quelle couleur pourvu qu’elle soit claire, en fait.

Explication du pourquoi du comment : 
Le blanc réfléchit très facilement son environnement. Si votre blanc est à côté de rose, ses ombres seront plutôt roses par exemple.

Gris

Choix de couleurs d’ombres :
une teinte foncée de bleu tirant plus ou moins vers le noir (plus l’écart entre la luminosité des deux teintes est grande, plus votre gris paraîtra métallique)

Explication du pourquoi du comment :
normalement votre gris est déjà teinté en lui-même (qu’il tire vers le bleu ou le vert ou une autre couleur), sauf si c’est ce que vous voulez, il vaut mieux utiliser un gris terne tirant vers le noir pour garder une teinte globale terne (le gris c’est pas connu pour être une couleur très colorée)

Bleu

Choix de couleurs d’ombres :
plutôt du violet

Explication du pourquoi du comment :
utiliser un bleu plus foncé donne souvent un aspect un peu trop monochrome, le violet étant une couleur chaude, cela rajoute de la vie au bleu

Jaune

Choix de couleurs d’ombres :
une couleur orange tirant vers le pêche

Explication du pourquoi du comment :
l’orange est une couleur plus chaude que le jaune, cela le ravive. Si l’écart de luminosité entre la couleur de base et son ombre est grand, vous tirerez vers la couleur or plus facilement, surtout si vous utilisez du blanc en lumière

Marron

Choix de couleurs d’ombres :
une teinte dés-saturé et plus sombre tirant vers le rouge ou le violet

Explication du pourquoi du comment :
utiliser une couleur chaude en ombre permet d’avoir un marron moins terne.

Orange

Choix de couleurs d’ombres :
une teinte rouge plus sombre et plus saturée

Explication du pourquoi du comment :
le rouge est une des deux couleurs primaires composant le orange et est généralement plus foncé, cela permet de complimenté facilement le orange.

Rose

Choix de couleurs d’ombres :
une teinte de rouge

Explication du pourquoi du comment :
si on utilisait du bleu on donnerait un aspect violet au rose initial, du rouge permet de rehausser le ton rose puisqu’on part généralement de rouge pour former un rose

Rouge

Choix de couleurs d’ombres :
une teinte sombre de violet

Explication du pourquoi du comment :
le rouge est LA couleur chaude par excellence, si on utilisait du bleu qui en plus d’être LA couleur froide de référence est son opposé sur la roue chromatique on arriverait à un résultat assez déséquilibré et qui attire un peu trop l’attention sur le contraste entre les deux formes (souhaitable des fois, mais pas les 3/4 du temps).

Vert

Choix de couleurs d’ombres :
une teinte moins saturée de bleu ou bleu canard

Explication du pourquoi du comment :
le bleu marche partout, mais dans le cas du vert, c’est l’une des couleurs primaires le composant et est une couleur froide idéale pour une ombre

Violet

Choix de couleurs d’ombres :
une teinte plus sombre que celui que vous utilisez, tirant vers le rose (ou peut-être le bleu)

Explication du pourquoi du comment :
le bleu donnerait un aspect plus terne au violet initial, du coup, le violet c’est bien

Pas d’ombre sans lumière

Rien de mieux qu’un bon éclat de lumière pour faire paraître les ombres encore plus sombres !

Si le bleu outremer (ou du violet) est la couleur des ombres, c’est le jaune (ou l’orange) qui est la couleur naturelle de la lumière (parce que le soleil, pardi).
Une raison de préférer le jaune quand on utilise le bleu en ombre ? C’est son opposé sur la roue chromatique ! Et ce contraste vous créera de magnifiques lumières sur vos déjà magnifiques ombres.

Bon, mais si vous avez choisi une autre couleur que bleu outremer pour vos ombres, comment choisir une couleur pour vos lumières si vous ne voulez pas utilisez de blanc pur (pour les mêmes raisons que vous ne voulez pas utiliser de noire purs dans vos ombres) ?
La plupart du temps, il vous faudra prendre la couleur opposée à la couleur que vous avez choisie pour vos ombres (prenez votre roue chromatique, et tracez une ligne qui séparera en deux parts égales votre roue en partant de votre couleur et arrivant à votre future couleur de lumière).
Donc si votre ombre est rouge, vous utiliserais un cyan, si votre ombre est rose, un vert et si votre ombre est bleu … un jaune.
Généralement, là où les ombres vont être une couleur froide, votre lumière va être une couleur chaude.

Comme pour les ombres, expérimentez ! Vous apprendrez plus rapidement la théorie et vous saurez plus instinctivement ce qui vous plait visuellement, vous avez tout à y gagner !

Utiliser les effets de calques

On utilise pas toujours un logiciel … mais parfois pour avoir des ombres et lumières bien sympas, un petit effet de calque peut faire toute la différence !
Voilà quelques-uns de mes chouchous (j’utilise Photoshop, les noms varieront sûrement sur votre propre logiciel) :

violet + « produit » = ombre superbe (c’est ce que j’utilise 99% du temps)

n’importe quel couleur clair + « produit » = paf, ça fait des ombres atmosphériques

Expérimenter !

Je l’ai dit plusieurs fois dans l’article, mais je le redis : il faut expérimenter.

Les ombres et lumières ne se limitent certainement pas au bleu et au jaune.

Faites des essais, voyez comment les autres artistes font, même celleux des siècles passés, étudiez les couleurs des photos que vous aimez … Bref, explorer la couleur !
À force vous trouverez plus facilement et rapidement les couleurs qui vous plaisent et donne le rendu que vous voulez.

Et rien ne vous empêche de vous aider d’outils pour régler la colorimétrie de vos illustrations si vous êtes sur un logiciel.