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Décalquer et copier … C’est mal ?

Au détour d’internet vous êtes sûrement déjà tombés sur des avis telles que « décalquer c’est mal », « copier c’est mal », « c’est vraiment ne pas avoir d’inspiration que de copier d’autres artistes » … Et c’est aussi vrai que faux. C’est une vaste question que je vais tâcher de répondre, parce que j’ai moi-même appris dans les livres que copier et décalquer pouvait m’aider à progresser et sur Internet tout le monde hurle que c’est être le malin incarné que le faire.

La vérité c’est que les deux points de vue sont corrects. 
Décalquer peut autant vous apprendre qu’être une pratique à ne pas faire.

Comment décalquer

Déjà, la définition du décalquage c’est de prendre un dessin (ou une peinture ou une photo et caetera) et la reporter sur un autre support.

Pour donner un exemple, c’est prendre une photo et retracer tous les contours sur une feuille à l’identique pour obtenir un nouveau lineart.

Il y a pas mal de façon de le faire, les plus simples et connus sont d’utiliser du papier calque (vous savez, le papier cuisson chelou qu’on nous faisait acheté à l’école et dont on se servait 1 fois dans l’année), utilisez une surface lumineuse ou un logiciel.

Pour décalquer avec du papier calque, il suffit de prendre son modèle, placer par-dessus son papier calque et comme on voit relativement bien par transparence, avec un stylo/crayon recopier.

L’utilisation d’une table lumineuse est aussi très répandue, on l’a toustes fait étant enfants. La façon la plus simple est de faire comme pour le papier-calque, mais avec une feuille de papier, en se collant à une fenêtre ensoleillée. La version moins verticale c’est de prendre une surface transparente (boite en plastique, vitre ou autre) et mettre une lumière derrière. Hop, ça fait une table lumineuse low-cost ! Parce que finalement, une table lumineuse c’est une lampe avec une vitre dessus (bon, incliné et avec des trucs utiles, mais la fonction première, voilà quoi).

Il y a aussi la version numérique réalisable avec tout logiciel pourvu de calque : on baisse l’opacité du calque contenant le modèle et sur un autre calque, on trace comme avec un papier calque en sommes.

Il y a sans doute d’autres méthodes, mais c’est les principales et les plus utilisés.

Est-ce que décalquer c’est tricher ?

C’est un peu la question du « c’est quoi un mauvais chasseur et c’est quoi un bon chasseur ».
Dans l’absolue, oui, décalquer c’est « tricher ». En réalité, ça fait partie quasi intégrante de l’apprentissage du dessin. On l’a touste fait à un moment donner et on a appris en le faisant plusieurs fois sur un sujet qui nous intéresser.

Décalquer permet de retenir visuellement des proportions, des formes et d’inscrire dans notre mémoire un sujet. Surtout si on prend le temps de découper ce que l’on recopie en forme facilement identifiable (je parle de rond, carré et triangle).

Quand les bases sont intégrées, le décalquage ralentit l’apprentissage et surtout, la créativité. Si on prend l’habitude de toujours décalquer, même ne serait-ce que les formes principales d’un sujet, on ne travaille pas son oeil à repérer les soucis de proportions dans ce que l’on dessine. Rajoutons à ça que le temps que vous passez à chercher une référence à décalquer peut prendre pratiquement plus de temps que l’illustration en elle-même …

Si c’est une envie de perfection qui vous fait décalquer à tout va et faire de vos dessins des photomontages … il faut que vous arrêtiez de vous mettre la pression. Rien ne sera jamais parfait, surtout si vous débutez. Les erreurs sont normales et font partie du processus. Il ne faut pas en avoir peur et encore moins les éviter.

Décalquer peut vous aider à apprendre à dessiner

Pour s’entrainer décalquer ça peut être pas mal du tout, mais il ne faut pas « juste » refaire les contours. Le mieux est de se servir du décalquage pour comprendre comment les formes s’agencent entre elles.

Décomposer une image peut-être une excellente méthode d’apprendre en décalquant.
1. Pour cela, commencez par choisir une photo (autant apprendre directement les bonnes proportions avec une vraie référence).
2. Repérez les différentes formes principales qui composent la photo sans rentrer dans les détails. S’il s’agit d’un humain, repérer la tête, le torse et les membres. S’il s’agit d’un animal, le crâne, le torse et les membres. Pour un paysage, le premier plan, le plan médian et le fond.
3. Quand vous avez vos repères, essayez de repérer plus de formes : un sapin, c’est un triangle, une main un carré avec cinq saucisses … bref, découper en forme moins complexe ce que vous voyez.
4. Maintenant qu’on voit à plat les formes, il est temps de tenter de les voir en volume. La meilleure façon de faire est d’imaginer un quadrillage sur votre forme.
Toutes ses étapes aideront votre mémoire musculaire et visuelle à repérer les éléments importants de votre sujet pour le refaire plus tard.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi tenter de refaire les contours des zones d’ombres.

Ou tenter de redessiner sur une nouvelle feuille en partant de 0 la même photo, en vous aidant de la figure décalquée que vous avez faite.

Dans tous les cas, le décalquage ne doit pas être votre seule méthode d’apprentissage. Faites des études sans décalqué avec le même procédé, faites du gesture drawing, faites des copies d’artistes que vous appréciez, lisez des livres ou tutos … Bref, diversifiez vos sources.

En quoi c’est mal

Premièrement, parce que ce n’est pas votre illustration.
Ce sont des études que vous avez faites à partir du contenu de quelqu’un, qui en possède les droits exclusifs et que vous n’avez pas le droit de toucher en dehors de votre usage privé.
Même si vous précisez que vous avez eu un modèle, cela ne retire pas le fait que vous avez utilisé le contenu de quelqu’un sans en avoir l’autorisations. Vous n’avez pas plus d’autorisation de le publier où que ce soit.

Et quand on apprend, on est fier de notre progression et on a envie de partager nos croquis et études … donc autant garder pour nous nos décalques et faire d’autres croquis qu’on pourra partager.

Secondement, si on ne fait que décalquer, on ne pourra pas recevoir de critique qui sera utile à notre progression.
Quand on critique un décalque à part : tu as oublié l’oreille gauche, on peut pas dire grand-chose.
Lorsque l’on critique une oeuvre originale, on peut indiquer de véritables défauts et donc aider à mieux les repérer les fois suivantes, donc progresser.
Même si vous ne voulez pas que quelqu’un vous dise vos défauts, avec une oeuvre originale, vous les verrez de vous-même et cela vous aidera à y faire attention dans vos prochains dessins.

Et du coup, copier, c’est mal ?

C’est relativement le même souci.

C’est intéressant de recopier une photo ou un artiste que l’on apprécie, de chercher pourquoi ça marche, quel technique a été employé et apprendre par la copie, mais encore une fois on ne peut pas partager ce que l’on a fait vu qu’on en possède pas les droits et si on ne fait que ça, ça n’aide pas à progresser.

Cependant, copier un artiste que l’on admire et tenter de trouver sa façon d’arriver à un résultat donné est une excellente façon de progresser et là encore, c’est une méthode d’entrainement que je recommande.

Quand vous copiez, pensez à varier les artistes. Parce que chaque artistes à ses propres défauts, mais aussi pour le plaisir de crée au fur et à mesure un style qui vous plait.
Untel fait de superbe paysage, tenter de copier sa manière de faire.
Unetelle gère très bien les couleurs, vous pouvez aussi apprendre d’elle.
Et au fur et à mesure du temps, vous mélangerez ce que vous adorer chez ses deux artistes pour vous faire un style bien à vous.)

Voilà, j’espère avoir été clair … C’était pas facile, parce qu’il y a pas mal de choses à prendre en compte et autant de réponses négatives que positives.


Scraps du mois de février 2020

Février, ça passe toujours trop vite.
Bon, alors, okay, on a eu un jour de plus ce février … mais ça reste toujours aussi cours bon sang de bois ! Je sais pas si vous aussi ça vous fait ça ?

Ce mois-ci, j’ai fait pas mal d’avatars divers et variés, un peu d’étude et aussi pas mal de croquis pour mon univers (celui d’Alekiss) !
J’avais pas mal de personnages qui n’était qu’une photo, voir une ligne de description rapide et je voulais avoir enfin visuellement une explication d’à quoi iel ressemblait. Ce qui explique le nombre de croquis que j’ai ce mois-ci de personnage.

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de février

Challenge du mois de février

Sur le Pot Créatif (le Discord que je gère) on se fait régulièrement des soirées challenges. Ce mois-ci entre challenges d’autre style (on a eut un challenge de traduction et un challenge de création d’affiches par exemple), on a eu une soirée color palette et une autre soirée gesture drawing. Toujours intéressant, je trouve.


Top 10 des films d’animation à avoir dans sa collection (selon Scotis)

Vous savez pas quoi regarder ce week-end ? Bon, bah j’suis pas cinéphile et j’regarde peu de films, mais quand même j’vous ai fait une petite sélection made in Scotis et parce qu’il parait que ça fait des vues, j’en ai fait un top !

Bon, ce top est très approximatif parce que déjà ça prend en compte que mon avis à moi, mais aussi parce que je mélange sans faire de distinction film d’animation 3D et film d’animation 2D. 
Bon, ceci dit, je me suis limité à faire un classement qui dépend uniquement du côté graphique et visuelle de l’animation, sans me soucier de l’histoire (même si elle est importante, j’me suis clairement pas focalisé dessus).
Donc, c’est un classement très personnel et qui dépend uniquement de mes goûts, c’est clairement pas universel et j’serais ravie de voir quel est votre propre classement ou si vous auriez placé ailleurs un des films que j’ai cités !

Notez que j’ai pas exclus les films que tout le monde semble connaitre, parce que doit bien y avoir des gens qui l’ont pas vu dans mes lecteurices. Sait-on jamais.

Les images que j’ai incluses dans cet article ne m’appartiennent pas !
Elles sont là pour vous montrer à quoi ressemblent les films dont je parle, histoire de vous donner envie.

Kiki la petite sorcière, de Hayao Miyazaki, des Studios Ghibli

10. Ghibli

Bon, j’commence BIEN mon classement avec non pas un film, mais un studio. J’savais vraiment pas comment classer tout ça …

Le style est globalement similaire dans leurs films, mais ils sont tous beaux. J’adore leur façon de représenter les choses telles qu’on les ressent, plus que telles qu’on les voit vraiment (les cheveux qui se dressent quand on a peur, les larmes qui coulent en grosses gouttes, la nourriture qui donnent vraiment envie …)

Mes préférés sont Le château dans le ciel, Nausicaä de la vallée du vent et Kiki la petite sorcière, avec des gros coups de cœur pour Mon voisin Totoro, Princesse Mononoké, Le royaume des chats, Arriety, le petit monde des chapardeurs, Ponyo sur la falaise et Souvenir de Marnie.

Là, vous voyez pourquoi j’pouvais pas tous les classer individuellement ?

Colorful de Keiichi Hara

09. Colorful

J’saurais pas le décrire graphiquement ? Il mélange assez subtilement des fonds qui me rappellent des peintures à l’huile à de l’animation japonaise, sans tirer vers le Ghibli super coloré.
Les textures sont un peu plus rêches et coupantes, tout en ayant un côté moins  » filtre printemps qui fait popper toutes les couleurs sur ta rétine « .

TW sur ce film : le pitch de base c’est la réincarnation, donc ça tourne pas mal autour de la mort.

Du même réalisateur, j’ai bien aimé Miss Hokusai, si jamais ça vous a plu.

Mune, le gardien de la lune par Onyx-Films

08. Mune, le gardien de la lune

C’est un quasi constant contraste de Chaud et de Froid, niveau couleur. En même temps, on parle de la Lune et du Soleil, de la Nuit et du Jour. Il y a plein de textures partout, de couleurs partout et ça change de ce qu’on voit habituellement en 3D.

Il y a pas mal de plan mega classe dans leur composition. Ce film est un enchaînement de belles séquences en plus d’avoir des charadesigns et des paysages magnifiques.

Je l’ai vue il y a quatre ans je crois et si j’ai pas de souvenirs de l’ambiance sonores, j’ai une excellente mémoire de pas mal de plans qui se sont imprimés dans mon cerveau.

Le royaume de ga'hoole par Zack Snyder

07. Le royaume de Ga’hoole – La légende des gardiens

Ce film il est chouette (j’étais obligée, désolée) !

Ce que j’adore c’est sans aucun doute les charadesigns, de la personnalité donnée au design des chouettes, à leurs accessoires et leur façon d’occuper les paysages. Il est plein de design adapté aux chouettes. C’est pas juste des chouettes qui parlent et sont vaguement humanisées au niveau de leur comportement, sans vous spoiler, ce sont des chouettes qui savent bricoler, mais de façon logique et adaptée à l’animal.

J’trouve ça génial, tout simplement et les charadesigns (oui, je radote dessus, toutes les chouettes sont superbes et pleines de caractères).

La mouette et le chat par Enzo D'Alò

06. La mouette et le chat (qui lui apprit à voler)

Ce qui me marque c’est les scènes de rêves, mais il y a plein d’ambiances tout au long du film qui m’ont marqué. Les décors s’adaptent selon qui les voit (et voir un musée du point de vue d’une mouette terrorisée c’est flippant).

Jack et la mécanique du coeur par EuropaCorp

05. Jack et la mécanique du coeur

J’avais lu le livre et j’avais écouté je sais pas combien de fois l’album, donc j’ai découvert ce film que du point visuel (même si ça diverge, hein) et j’étais pas déçue du voyage !

C’est plein de surréalisme et plein de passage préfère mettre en avant le ressenti et les émotions esthétiquement parlant plutôt que de juste laisser les personnages s’exprimer, ça donne un film plein d’émotions et de moments d’animations qui s’envole lyriquement (est-ce possible pour des images ? J’sais pas).

04. Moana

Les cheveux <3. L’eau <3. Ce film est superbe (comme pas mal de Disney, j’ai envie de dire).

Mais ce que j’ai surtout adoré dans ce film et je l’ai revu plusieurs fois juste pour ça, c’est Lolotaï. J’ai dévoré les concepts art par la suite tellement j’en avais pas eu assez.
Et la séquence de chant de Maui et les tatouages de Maui. Il y a plein de pépites qui m’ont fait du bien les mirettes.

Dans la même veine, j’avais bien aimé les passages d’animation qui se passait dans le château d’Elsa dans La reine des neiges ou les animations du Docteur Facillier dans La princesse et la grenouille.
Disney j’les préfère pour les histoires plus que pour le côté visuel, mais il y a tellement de petites pépites dans leurs films que j’peux pas m’empêcher de voir leurs films d’animation.

Tout en haut du monde par Rémi Chayé

03. Tout en haut du monde

À la base, l’affiche en aplat sans contours m’avait fait me dire « j’vais le voir, m’a l’air pas mal graphiquement ».

Alors, non seulement il l’est, mais il regorge de plan large mag-ni-fi-que !

Spiderman, Into the spiderverse par Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman

02. Spider-man Into the spiderverse

EXPLOSIONS DE COULEURS !

La découverte de l’année 2019 et j’leur donnerais bien tout mon argent pour que le studio fasse d’autres films.

Il a inclus sans trop de mal plein d’effet qui sortent tout droit des comics (et je parle pas que d’onomatopées), il y a plein d’utilisation d’halftones les color-key sont super osé, l’animation est faite d’une manière dont j’ai pas retenu le nom, mais permet qu’il n’y ai ja-mais de flou. On peut arrêter l’image quand on veut et en faire un screenshot clair digne d’une illustration individuelle.

On en prend plein les mirettes à chaque seconde. M’ont fait aimer Spiderman très fort.

Mentions honorables

Ce sont des films qui m’ont marqué visuellement, mais que j’ai pas su classer ou que j’ai pas réussi à faire monter dans le Top10, alors qu’ils sont très bons.
J’les conseille autant que ceux qui sont dans le top10 cependant, donc : regardez-les, ils sont bons.

Paprika
(TW je pense, l’est vraiment chelou, mais j’ai pu le voir, donc méfiez-vous, mais à prioris pas besoin de TW)

Les enfants loups, Ame et Yuki

Le roi lion

Le Roi et l’Oiseau

Anastasia

Coco

Summer Wars

Les Croods

La traversée du temps

Avril et le monde truqué

Prince et princesse

Brisby et le secret de Nimh

La route d’Eldorado

La planète au trésor, un nouvel univers

Tokyo Godfathers
(TW sur l’abandon, le suicide, la mort, mise à tabac, quelques insultes transphobes)

Brendan et le secret de Kells par Tomm Moore et Nora Twomey

01. Brendan et le secret de Kells

(Presque) Tout droit sortie d’un livre enluminé.

C’est inspiré d’un livre ancien et tout du long, ça le rappelle avec succès. Que ce soit niveau composition des plans, géométrie des paysages ou personnages, texture. C’est unique et très bien maîtrisé.

Du même studio et dans le même style visuel, il y a Le chant de la mer qui est tout aussi beau et maîtrisé.

Maintenant que j’ai cité les miens : c’est quoi vos films d’animation que vous me conseillez ?


Scraps du mois de janvier 2020

Janvier, la nouvelle année civile où t’as toujours 36milles trucs à préparer, quand bien même tu prends pas tes bonnes résolutions à ce moment-là. On sent que c’pas mon mois préféré ahah ? On est en 2020 cependant et cela veut dire le début de 12 nouveaux articles de crayonnés, test et autres dessins pas finis ! Principalement des études ce mois-ci, d’ailleurs.

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de janvier

Dessins à plusieurs mains du mois de janvier

Conclusion du mois

Beaucoup de poneys.
Quoi, c’est le cas tous les mois ?
Oui.

Bon, il y a eu des humains aussi, vu qu’on a fait une soirée gesture drawing sur le Pot créatif (mon Discord), mais je m’amuse beaucoup plus sur les chevaux, surtout en étudiant en noir et blanc les volumes. Cela me force à réapprendre correctement à peindre les muscles et c’est génial comme exercice.


Silence dans la forêt - Illustration par Scotis

Silence dans la forêt

Quand soudainement le vent tombe, les oiseaux s’envolent, fuyant la rampante brume qui annonce une fin prochaine.
Fuis.

Silence dans la forêt - Illustration par Scotis

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
4h00
Inspiration(s) musicale(s) : Faun – Wind & Geige XV

Détail(s) et inspiration(s) :

Pendant que j’écris tranquillement dans mon coin certains épisodes de la vie d’Alekiss, j’ai des envies d’illustrer certains moments. Cette illustration par exemple représente le premier matin d’Alekiss et son frère Gauvain (oui, un cerf et une jument sont frère et sœur). La brume se lève, sortant du lit de la rivière et les bruits étrange de la nature les inquiète. Pour deux jeunes habitués à vivre dans leur harde dans leur bulle … la nature se révèle aussi mystérieuse que dangereuse. Et ce, malgré les explications d’un corbeau curieux venu répondre à leur question et les guider.

1. Croquis rapide de la scène que j’avais en tête avec les couleurs rapides, histoire que je vois si tout va bien ensemble. C’est jeté entre le fromage et le dessert, mais j’aime la composition. Le dégradé au sol c’est pour m’aider à différencier les différents plans et les couleurs atmosphériques.

2. Commençage de peinture sur le décor, avec divers brushs texturés je viens faire les feuilles mortes au sol, mais aussi l’écorce des arbres. Je peins les feuillages en fond et sur les arbres, ainsi que les oiseaux en fonds.

Avec un brush à bord doux, j’apporte des ombres sous l’écorce et je lisse les couleurs du dégradé au sol.

J’ai tendance à sauter d’un élément à l’autre jusqu’à avoir un résultat qui me plait.

3. Maintenant que j’ai un décor qui me plait relativement (j’continuerais d’en modifier quelques détails ici et là), j’ai refait un croquis anatomiquement correct pour les trois personnages, avant de faire les aplats de leur robe. J’en profite pour apporter des modifications à leurs couleurs locales pour les intégrer correctement à la scène, même s’ielles restent plat.

Si jamais, j’explique plus en détail ma méthode pour peindre des personnages dans mon article « Comment je peints mes personnages ».

4. Pendant que je repeins ici et là des détails sur le décor afin qu’il me convienne plus, j’ai rajouté de la brume au sol. Je trouvais que ça rendait bien avec l’ambiance Halloween de l’illustration. Cela donne aussi une excuse d’avoir les persos tournés vers la même direction.

5. Après avoir lissé les couleurs là où il y en avait besoin, j’ai commencé en mode produit à peindre les ombres, assez grossièrement, histoire qu’on commence à voir les volumes principaux.

6. J’ai ensuite plus détaillé les muscles et ombres, ainsi qu’apporté des zones de lumières.

7. Sur un calque par-dessus tous les autres, je peins ce que j’appelle la surcouche : tous les détails et corrections que je peux faire sans que ça impacte les calques en dessous et sans que j’aie à chercher 36 ans mes calques où apporter les détails.

Silence dans la forêt - Illustration par Scotis

Et tada !

Quand est-ce qu’on pourra la lire, la vie d’Alekiss ?

Bonne question. Cela fait trois ans que j’écris dessus de temps à autre, j’ai des cases de dessinées du temps où ça devait être une BD, mais en soi, j’suis toujours pas sûre de ce que je veux écrire exactement.

Depuis l’an dernier j’étoffe l’univers et du coup, j’ai envie de faire une bible graphique avant d’écrire l’histoire d’Alekiss. Donc, heu, je sais pas. Mystère et boule de gomme.


Utiliser Trello pour organiser ses dessins en cours

Toujours sur plusieurs illustrations en même temps ? Vous savez plus où vous en êtes sur tel ou tel illustration ? Votre esprit est en état de création d’idée h24 ?

Pas de panique dans la discothèque !
Enfin, si, vous pouvez paniquez sans doute. Je vais vous montrer comment je m’organisais il y a peu et ma nouvelle méthode. Le but est pas de vous dire « hé, ma méthode est mieux que la tienne », mais plutôt de vous montrer comment je fais pour peut-être vous aider à trouver la méthode qui marchera pour vous. Parce que je maintiens mordicus que les méthodes faut les adapter à sois, il y a autant de méthode que de personnes.
Peut-être que ma méthode vous aidera pas du tout, peut-être que ça vous aidera, qui sait ? Pas moi, mais je serais ravie de voir votre propre méthode actuelle et savoir si je vous ai aidé !

Pourquoi j’utilise Trello et pas autre chose

D’abord, présentation courte de ce qu’est Trello : c’est un outil de gestion en ligne, inspiré de la méthode Kanban. On peut y avoir des tableaux, avec des listes et des cartes. En gros, c’est un gros tableau de liège plein de post-it virtuel.

Pendant un bout de temps, je naviguais entre Habitica et Google Agenda pour mon organisation, mais quand j’ai commencé à utiliser Trello j’ai fini par l’utiliser pour TOUT.
Pour vous dire, j’ai une board agenda/BuJo, une board spécialement pour mes notes relatives aux JVs (ça m’évite de retourner sur Internet toutes les dix minutes pour vérifier où se trouve tel objet de quête), un tableau de recette de cuisine vegan et j’en passe …
Bref, au fur et à mesure, j’ai fini par avoir une board spécialement pour mes illustrations.

Trello, c’est simple d’utilisation, je peux ajouter autant de listes, liens et images que je veux et ça reste joli et organisé.
Le bonus ? C’est accessible de mon téléphone.
Je peux donc dans la rue noter une idée ou voir où j’en suis sur une illustration.

Techniquement, je peux aussi partager mes boards avec d’autres utilisateurises de Trello. Si je bossais pas seule, ça serait pratique.

Trello-lingo

Pour piger ce que je raconte, un peu de vocabulaire :
– un tableau est une page où on réunit des listes de cartes
– les listes sont les colonnes dans un tableau, c’est des genres de catégories quoi
– les cartes sont des tâches ou des informations, en cliquant sur une carte on peut accéder à une description, des images supplémentaires, diverses pièces jointes, des checklists, des étiquettes ou une date limite

Board Kanban Trello pour les illustrations de Scotis

La méthode Kanban

Je saurais pas expliquer ce qu’est la méthode Kanban de façon concise, donc voici un bon article sur le sujet.
Par contre, ce que je saurais faire, c’est vous expliquer comment j’organisais ma board illustration quand j’utilisas cette méthode ! (oui, je l’utilise plus, j’en reparle plus tard)

Le principe est simple, à la base, il s’agit d’avoir :
– une liste [DONE] où se trouve les illustrations que j’ai fini
– une liste [DOING] où je met les illustrations que je suis en train de faire
– une liste [TO-DO] où je met mes idées, que ce soit sous forme de croquis ou non

Par clarité, j’avais séparé ma liste [DONE] en une liste pour les illustrations qui ont besoin que je rédige un article pour mon blog et une liste pour les illustrations qu’il faut que je mette en vente sur ma boutique.

Niveau fonctionnement ?

Dès que j’ai une ombre d’idée, je la met dans [TO-DO]. Des fois j’ai un croquis, des fois une photo, des fois une référence, des fois c’est juste quelques mots. J’essaye d’ajouter une description pour que quand je reverrais l’idée Xmois plus tard je me souvienne de ce que j’avais en tête.

Quand je suis en train de bidouiller sur l’illustration, je déplace la carte dans [DOING], j’y met l’illustration que je met à jour toutes les heures environs, pour toujours avoir un aperçu d’où j’en suis. J’ai aussi des étiquettes d’état, pour savoir où j’en suis. Souvent dans les descriptions on peut trouver des tutos ou références.
L’avantage d’avoir autant d’info, c’est que je peux quitter l’illustration sans rien perdre et y revenir quand je veux.
Je rage sur une image ? Je vais continuer une autre. Et j’oublie jamais où j’en suis.

Quand j’ai fini mon illustration, ça va dans [DONE] et hop !

J’ai toujours une bonne vue sur mes illustrations en cours, je sais ce que je dois faire dessus et je me perds plus dans mes 46 WIPs.
C’pas tellement nécessaire quand j’ai que 4illus persos … mais quand il s’agit de ma board pro, où je dois régulièrement mettre en pause des illustrations le temps d’avoir des retours clients et où je navigue de projet en projet, là ça devient rudement précieux.

(j'ai flouté les photos dans Sketch that parce que c'est des photos dont je n'ai pas les droits, il s'agit de mes échauffements du matin)

La méthode que j’utilise maintenant

Ce premier système était bien quand j’avais peu de projet perso … et j’utilise toujours ce système pour les projets pros, parce que pour jongler entre les projets, c’est beaucoup plus simple !
Par contre, niveau perso, je navigue moi-même entre différents projets et surtout, je navigue non pas selon les ordres de priorités/deadlines, mais selon mes envies et ma motivation. Je travaille jamais de façon très linéaire sur mes propres illustrations.

Mon tableau perso a donc changé de fonctionnement, un peu. 

Je n’ai plus de liste [DONE]. Je m’embrouillais entre mes rédactions d’articles et mes mises en ventes.
Quand j’ai finis une illustration, je la déplace au prochain mardi sur mon tableau qui me sert de Bullet Journal. C’est mon jour de rédaction d’articles et je suis donc sûre que l’article sera fait quand les détails techniques sont encore frais dans mon esprit. Je peux donc lui assigner une date de parution et voir sur mon calendrier où j’en suis plus facilement dans mes rédactions.

Je ne sépare plus non plus en [DOING] et [TO-DO] dans mon tableau. Parce que je choisis et j’avance mes projets à l’envie, j’me retrouve souvent à faire plein de choses en même temps.
Les illustrations que je réalise et qui anciennement était dans DOING se retrouve en haut de liste quand je les avance. Les nouvelles idées sont placés en fin de liste. Ainsi, par strate on retrouve mes illustrations par ordre de réalisation.

Mes cartes illustrations en cours en détail

Bon, maintenant que j’ai passé de longues minutes à vous expliquer mes tableaux et listes … et si je vous montrez mes cartes en elle-même ?

Elles sont assez simples.
Un screen ou une photo assez récente pour l’illustrer et voir d’un coup d’oeil où j’en suis et une checklist.

Avoir une checklist me permet de rien oublier (parce que j’ai une mémoire de poulpe) et toujours savoirs où j’en suis.
Généralement je rajoute plein de commentaires à cette liste quand je réalise une illustration. Les détails à peindre, où j’en suis dans mes aplats, les liens vers un tuto pour tel élément que je sais que j’ai jamais fait ou galère, bref, j’annote pour pouvoir faire des pauses quand je veux sans que ça me pénalise.
C’est ça qui me permet parfois de faire 20h sur une seule illustration.

Quand il s’agit de commande client, j’ai également une checklist spéciale de pré-commande (pour ne pas oublier de demander les informations qu’il me faudra) et une checklist de finalisation de projet (pour ne pas oublier si je fais un envois et si oui, à quel adresse).

Pas mal d’artiste n’utilise pas ce genre de liste, parce que pour elleux leur process est une évidence.
J’ai beau connaitre par coeur le mien aussi, j’ai tendance à ne plus savoir où j’en suis et oublier des étapes très facilement dans le feu de l’action. Tant et si bien que sans ses petites listes, je me stress toutes seules … Alors, j’ai des checklists, nah.

Alors ?

J’ai déjà vu des artistes faire un petit thumbnail en noire et blanc et faire des lignes aux surligneurs au fur et à mesure de leur avancement. Je trouve cette méthode géniale, même si moi elle ne me conviendrait pas.

A une époque je faisais juste une liste et des annotations directements sur mes dessins au fur et à mesure sur un calque à part, pour ne pas me perdre.

Il y a plein de méthode d’organisation, j’trouve ça assez fantastique qu’on arrive à organiser notre bordel intérieur, quel que soit notre façon de faire.

Du coup, vous, c’est quoi votre méthode à vous ?