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Peindre de l’eau

L’eau ça semble complexe à peindre … Alors qu’en fait, c’est hyper simple une fois qu’on a compris comment ça marche ! En tout cas, pour moi. J’adore peindre de l’eau, ça me détend …

Niveau inspiration, j’ai principalement appris avec Bob Ross en tentant de copier le style graphique de Steven Universe. Je suis en amour avec le style de cette série, je l’adore vraiment.
Pour celleux qui ne voit pas en quoi c’est beau parce qu’ielles ont juste jamais vu la série (que je conseille fortement, au passage), voilà quelques fonds avec de l’eau directement de l’équipe ayant créée la série : dans l’épisode Giant Woman (les crédits sont dans l’article) et dans l’épisode Island Adventure (idem, crédit dans l’article). Vous voyez comment ça brille ? Ça vous donne pas envie de vous baigner ? Ça irradie de fraîcheur, d’été et de paillettes …
Pour les anglophones, voilà deux vidéos de Bob Ross où il peint beaucoup d’eau :  Reflection of calm et River and Forest.

Mon tuto va principalement s’attarder sur Photoshop, vu que c’est le logiciel principal que j’utilise, mais pour peu que votre logiciel vous laisse utiliser les calques, vous devriez facilement réussir à faire comme moi ! Je vais tâcher de donner une technique globale plus que rentrer dans le détail pour que vous pussiez adapter sans trop de soucis.

Peindre de l’eau

Il y a sans doute plus rapide et plus efficace, mais ma méthode consiste à faire en couches comme si je coulais de la résine, en fait.

1. D’abord, je peins le fond avec diverses couches de marrons/beige pour imiter le sable/la boue/la terre. Je barbouille sans trop faire attention, vu que ça va être recouvert d’eau et presque pas visible (sauf si le niveau d’eau est bas, là le fond sera visible, mais généralement c’est pas mon cas).

2. Sur un nouveau calque, je prends alors un bleu foncé, un brush à bord flou et peins ma zone d’eau profonde. C’est-à-dire que je tapisse le fond de ma future zone d’eau sans trop remonter sur les berges, je laisse donc une zone vide près de ma future bordure entre l’eau et la terre.
Ce calque je le mets à environ 50% d’opacité.

3. Sur un troisième calque, avec un pinceau à bord dur et ma teinte finale d’eau (du cyan généralement) je peins la couche supérieure de l’eau qui touche les berges.
Ce sera un calque qui sera mis à 20% d’opacité, environ.

Notes : si l’eau est peu profonde (aka on voit le fond) je ne fais que le troisième calque, si l’eau est profonde au contraire je réalise lors de l’étape 2 plusieurs calques ayant du noir au bleu, j’adapte selon la profondeur quoi.

4. Si je veux un effet moins uni, je barbouille sur un nouveau calque diverses teintes de bleu-cyan (selon d’hypothétiques nuages ou l’envie). Calque que je mets en mode teinte ou couleurs (selon l’effet que ça fait). Le but est juste de faire un effet moins uniforme.

5. Par-dessus tout ça sur un nouveau calque, je prends un brush vague (j’en ai plusieurs selon l’effet que je veux donner à l’eau, mais en soit il s’agit d’un brush formant un trait horizontal plus ou moins déformé, je vous montre plus loin dans l’article) et avec du blanc je fais des inclusions sur la surface de l’eau.
Généralement je baisse l’opacité de ce calque jusqu’à ce que le résultat me plaise. Faut laisser l’instinct faire.

On peut alors rajoutez du blanc sur les bords de l’eau qui touche des objets, des vagues, des reflets, des plantes … bref, de la vie selon l’envie. J’adore rajouter des paillettes pour que ça brille encore plus.

Quelques astuces supplémentaires

Vous pensiez qu’on en avait fini ? Eh bah non ! Ce tutoriel n’est pas encore fini, mais c’est des astuces randoms ou annotations qui rentraient pas dans le tuto en lui-même que voilà.

Pour celleux qui aiment avoir sous la main les couleurs pour directement aller les pipeter (comme moi), voilà les couleurs que j’utilise presque à tous les coups comme base.

Et voilà une image des brushs que j’utilise sur Photoshop. Selon votre logiciel vous devriez avoir au moins une forme allongée comme la première de disponible. Elle fait très bien l’affaire.

Si vous voulez créer votre propre brush, j’avais fait un tutoriel sur le sujet il y a quelque temps déjà.

Pour celleux sur Photoshop, voici une petite sélection de brushs que vous pouvez aller télécharger : Water brush par El-Chupacabrasdes bulles pour sous l’eau par MorganBW et divers brush pour peindre l’eau par Pixelstains.

Au passage, AquaSixio a réalisé un très bon tutoriel abordant l’eau : la neige, les vagues, les bulles, les reflets, les plongées et les dilutions. Il est très clair et c’est un artiste que j’aime beaucoup, donc hésitez pas à le lire.


Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Désolation

Vous n’avez aucune idée de faire comme si rien ne m’atteignez, d’agir comme si ça ne m’ennuyez pas quand mon esprit se meurt et que je veux juste oublier. Des fois, les décisions les plus difficiles sont réalisés sous la lune.

Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
4h35
Inspiration(s) musicale(s) : Shaka Ponk – How we kill the stars

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais ce morceau de croquis avec deux formes d’île dans de l’eau. J’savais pas trop quoi en faire, alors j’ai rassemblé quelques photos sur Pinterest d’une forêt morte pleine de feuilles mortes au sol, un portail de Steven Universe de nuit et un screencap de la Planète au trésor. Les trois idées se mélangeaient pas trop dans ma tête, mais j’voulais le faire quand même. 
Au fur et à mesure, j’ai rajouté des détails, j’ai revu les couleurs qui collaient pas entre elles à la base et … le résultat me plait. J’ai laissé l’instinct faire, il m’a pas déçu.
L’illustration finale me laisse une impression étrange, entre la rage et l’illusion du désespoir, alors qu’en fait, ça m’évoque plus profondément la peur de l’inconnu. ça faisait quelques temps que j’avais pas eut un dessin aussi personnelle et représentatif de mon esprit. Vive la dépression, ma muse depuis bien trop longtemps.

1. Partant des deux formes que j’ai colorié d’un vert-terreux,  j’me suis éclatée sur le ciel avec un dégradé du bleu nuit presque noire vers un cyan bien pétant. Par-dessus j’ai collé des étoiles et une lune.
Pour le dégradé, j’ai tenté de le faire directement au pinceau plutôt qu’à l’outil dégradé, je voulais testé, mais au final pour un ciel je trouve que ça colle pas (mais j’aimais le résultat assez irréel, donc je l’ai gardé, ça collait avec l’ambiance que je voulais).
Les feuilles et les arbres mort sont divers brushs. J’arrive pas à dessiner des troncs et comme c’était un des sujets principales de la compo, je trouvais que ça rendait mieux de partir de brush après 30min de désastre où j’arrivais pas à dessiner un arbre.

2. J’ai lissé un peu le dégradé du ciel avant de modifier la couleur de l’eau. J’ai ensuite mit en volume l’île des feuilles mortes avec des ombres, avant de peindre correctement les arbres. Ils ont gagnés des teintes de rouges et des tâches blanches, ainsi qu’une couleur atmosphérique pour ceux plus éloigné.
J’ai ensuite fait une première version des réflexions des arbres et du ciel dans l’eau.

3. ça manquait de poney. J’ai donc enfin rajouté un cercle de magique, que je voulais depuis le début, mais fallait que j’le fasse. Il s’agit d’un cercle que j’ai fait à plat, aplatit avec un outil de transformation et adapté au terrain avec l’outil liquéfaction.

4. La composition globale de l’illustration ne me plaisait pas. J’ai donc rajouté une île en arrière-plan avec sa propre forêt-morte, ainsi qu’une troisième île en premier plan pour encadrer la scène. Tout ça pour forcer encore plus le regard vers le centre et rajoutez de la profondeur. 
J’en ai profité pour refaire correctement les reflets dans l’eau.

5. Maintenant que j’avais globalement tous mes éléments, j’ai revu la colorimétrie de la scène, pour forcer plus sur le bleu et mettre en valeur le vert sans pour autant qu’il arrache la rétine.
J’ai aussi rajoutez quelques ombres et relief sur les arbres, qu’ils soient moins plat.

6. Le reste de la scène me plaisant, je suis passé au sujet principal : le cheval et le cercle magique.
La scène est pleine de point blanc, je voulais des points noires pour jouer avec les yeux. Cela fait un Yin et Yang intéressant je trouve.
J’ai mit des projections de vert un peu partout dans le décor afin de créer des reliefs intéressant et inclure mieux dans le décor les sujets.

7. J’ai joué avec les textures sur les arbres, pour garder leur aspect arrondis, mais j’ai aussi adoucis le vert dans le décor un brin.
J’ai aussi peint un peu plus en détail le cheval afin qu’on voit mieux les détails de son visage, de ses crins et mieux l’intégrer dans l’illustration.

Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Et voilà !

Pas trop dur de mélanger du vert et du bleu ?

Si, j’ai galéré à trouver l’effet exact que je voulais. Je voulais un ciel étoilé pas trop noir et un vert rappelant un danger biologique.
Avoir les deux dans la même scène me semblait simple sur le papier, mais en vrai, j’me suis explosé les rétines plus d’une fois … En fin de compte, ça marche bien, mais j’crois que c’est plus du hasard que mes connaissances des couleurs.

C’était intéressant à travailler en tout cas !


Cœur de cheval

Je suis composée de 35% de thé, 25% de poils de poneys, 10% de poils de rats, 10% d’arc-en-ciel, 10% de rêves, 5% de poils de chats et 5% de pets de licornes.

Chevaux formant un coeur, en rose et vert, illustration par Scotis

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4961 x 7016 px), 600dpi
Temps :
 2h45

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai vu une illustration similaire avec des dinosaures et j’me suis dit : pourquoi pas le refaire avec des poneys ? On a jamais assez de poneys dans la vie.

1. J’ai d’abord dessiné une forme de cœur et ensuite … ce fut un bordel monstre pour caser autant de poneys que possible dedans, en respectant la forme et en tentant d’avoir des positions un peu différentes pour chacun.
Sept chevaux. Yep.

2. Quand j’avais un croquis à peu près viable, j’ai fait un croquis presque finalisé pour chaque cheval, avec une bonne anatomie et les détails que je voulais.

3. Vient ensuite l’étape simple de la réalisation du lineart, avec un seul brush d’une taille prédéfinie.

4. Et enfin, l’étape finale : chaque cheval obtient sa robe en teinte de rose.
J’voulais caser du pies et de l’appaloosa, mais ça détournée l’attention de l’ensemble, donc je me suis rapatriée sur des robes plus simples.

Un amour de poney

Vu de loin, ça a l’air d’un dessin super simple et au fond, c’est vrai. C’est juste que dessiner en une seule illustration sept poneys ce fut un bon challenge. D’un côté, heureusement que j’ai pas eu de perspective à respecter ni de tailles, ça m’a facilité la vie.

C’était un peu barbant de bosser dessus, mais le résultat final me donne envie d’en faire plein d’autres variantes : en étoiles, en cercle, avec un thème (yule ou ostara) …
Bref, j’ai (encore) envie de poney, moi !


Scraps du mois d’avril 2019

Hey bonjour !

Encore un mois ? Eh oui ! Ça défile, ça défile …

En avril, c’était le NaNoWriMo Camp ! Je n’ai pas écrit de nouvelles, ni relu ce que j’ai rédigé en novembre, nope ! J’ai décidé en début de mois avec l’ami avec qui j’ai fait ce camp que c’était le mois de l’exploration.
J’ai donc écrit des drabbles ici et là pour tester des thèmes, des façons de gérer mes persos, j’ai rédigé quelques plots pour m’entrainer et … j’ai fait évoluer l’univers dans lequel évolue Alekiss et Encre. Le world-building c’est méga-intéressant. C’était beaucoup de travail de recherches, mais j’ai kiffé à donf. J’aurais pas eu cette passion du dessin, j’aurais pu être chercheuse (j’sais même pas si un tel job existe, donc on va dire bibliothécaire par défaut).
Bref, vous êtes pas là pour me lire sur ce sujet.

Avril ce fut beaucoup d’exploration de croquis pas montrable du tout que j’ai la flemme de nettoyer parce que ça me servira d’appoint pour mes notes sur l’univers d’Alekiss et que c’est juste pas montrable … J’ai quand même sorti trois croquis qui sont en couleurs et présentable.

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois d'avril

Les croquis représentant des chouettes et des cerfs sont tout droit sorti de mon univers. Pour résumé, il s’agit de notre monde, avec des poches de réalités altérées où vivent les animaux, loin de l’humanité. Parmi ces animaux, certains possèdent des pouvoirs magiques et je voulais une différenciation entre ses animaux magiques et ceux sans pouvoir. Voici donc le fruit de quelques recherches : des vêtements et bijoux !

Glitter Freeze pour sa part était censé être un perso d’une partie de RPG qui a finalement été annulée à mon grand regret, parce que j’adore le design de cette création …

Et les licornes ? Tout le monde a besoin de licorne dans sa vie.

Autres projets du mois d'avril

Certains auront reconnu du premier coup, d’autres pas, mais voilà mon dernier projet perso qui va mettre plusieurs mois à se faire parce que je vais y consacrer 1 à 5h par semaine, sans doute pas plus.

Il s’agit d’une carte format A2 de la Terre du Milieu !

Elle s’étant d’Ered Luin jusqu’au Mordor, autant dire que j’ai de la distance à faire pour tout croquer et encrer. Pour le moment, je me consacre sur l’encrage à l’encre noire, mais dans le futur, elle recevra de bonnes couches d’aquarelles, ainsi que des dorures et de l’encre rouge. Bref, ça va être un sacré bordel.

Dans les formes, je retranscris aussi fidèlement que je peux les cartes de Tolkien, même si je marque ici et là des lieux d’intérêts relatifs à ma fanfiction Par-delà le clavier. Dans la même veine, les enluminures relatives à la rose des vents ou les contours seront personnels et pleins de poneys. J’vais y passer du temps sur cette carte et elle vivra longtemps dans ma maison, j’ai donc envie qu’elle me ressemble.

Pour les traits jaunes et bleus que vous voyez, ce sont du crayon aquarelles. De cette façon, même si j’arrive pas à bien gommer parce que j’appuie parfois à certains endroits, l’eau soulèvera les pigments et y verra que du feu.

Conclusion du mois

Un mois bien remplie, entre l’écriture, la réalisation de cartes et l’illustration. Un mois bien heureux quoi !

Je sens déjà que cette carte va me faire perdre mes cheveux, mais j’adore travailler dessus péniblement. Je me sens un peu comme une hobbite érudite, c’est le pied (velu, le pied).

Pour voir tout au long du mois ce que je fais :


Dessin d'OC de Scotis.

L’illustration numérique et moi

Je fais aussi de l’illustration traditionnelle, mais quiconque me suit sait que mon médium favori  reste l‘illustration numérique. Aussi appelé digital painting ou illustration digitale.

J’avais envie d’en parler plus en détail, avec mon parcours et mon avis sur plusieurs sujets, donc en voiture Simone, c’est moi qui conduit, c’est toi klaxonne.

Qu’est-ce que c’est l’illustration numérique

Aussi appelé peinture numérique ou digital painting c’est une façon de peindre en utilisant des outils numériques (communément un ordinateur et une tablette graphique, mais de plus en plus on peut aussi utiliser une tablette ou son téléphone).
C’est l’inverse de la peinture traditionnelle où on utilise de la peinture ou des feutres/crayons sur un support telle que du papier ou une toile.
Ça peut aussi être directement une forme d’art généré par un ordinateur, sans trop d’interaction de la part de l’artiste en dehors des commandes de bases.

Le pixel art c’est par exemple une forme d’illustration numérique. Certains disent que le pop-art en est aussi, j’saurais pas me placer sur la question.

L’avantage de l’illustration numérique ?
Numéro un : LES CALQUES.
Ou, le fait de pouvoir peindre en différente couche qu’on peut modifier à tout moment sans que ça altère les autres couches directement.
Numéro deux : le CTRL+Z. Ou le fait de pouvoir annuler une action.

Il y a des limites à l’illustration numérique, mais aussi pas mal d’avantages.
Bref, c’est un médium/outil comme un autre.

Dessin d'OC de Scotis.

Mes débuts

En 2007, j’avais 12/13 ans et je jouais à ZeCheval et Equideo. Et sur ces sites, j’ai découvert que des gens dessinaient sur leur ordinateur. Me demandez pas comment j’ai pu ignorer cette information pendant aussi longtemps, j’étais jeune et naïve, maintenant que je suis grande j’arrive pas à comprendre comment je suis passée à côté de ça et comment je pensais qu’étais fait les différents médias que je consommais (livre, dessin animé ou autre).
Et si des gens dessinaient des chevaux sur leur PC, moi aussi je voulais en être. Armée de Photofiltre et de ma souris, hop, je me jetais dans le grand bain. À moi les crampes aux mains.

Ma mère a vite eu pitié de moi et m’a acheté ma première tablette. Une petite Trust sans pression.
Relativement en même temps une amie de ma mère m’a offert une version CD de Photoshop (vous vous rappelez l’époque où on acheté une licence 2 000 euros et quelques sur CD ? Où on louait pas le logiciel ?)
J’naviguais encore entre dessins dans mon carnet, dessins que je scannais pour colorier ça sur mon ordi et dessins entièrement réalisé sur Photoshop.

Vers 2010, j’ai déboulé sur DeviantArt et commencé vraiment à suivre des communautés d’artiste, lire des tutos et les suivre.

Vers 2012 (mes 17 ans environ), j’ai eu mon premier smartphone et j’ai un peu délaissé mon carnet pour dessiner dessus.
Le fait d’avoir dans ma poche un logiciel de dessin m’a beaucoup plu. Je crois que c’est ça qui m’a définitivement accrochée à l’illustration numérique, le fait d’avoir en un seul endroit une multitude de brush et de couleurs sans avoir à me trimbaler une caisse à outils.
J’ai aussi vers cette époque eu ma première tablette graphique avec sensibilité (une Wacom Intuos).

Jusqu’en 2017 j’avais pratiquement laissé tomber l’illustration traditionnelle. Jusqu’à ce qu’à mes 22ans, je décide de me remettre à l’aquarelle doucement. J’ai aussi changé de tablette pour une Huion et commencé à jouer sur Krita en parallèle de Photoshop.

Si vous voulez voir mon parcours en image (parce que ça parle plus), j’ai retracé mon parcours dans le grand bain de l’illustration dans un article que je mets à jour tous les ans.

Si je devais recommencer

Maintenant que je suis grande, que je sais mieux ce que je fais, qu’est-ce que je conseillerais à mon moi du passé qui veut débuter ?

La petite tablette pas plus grande que du A5 c’est très bien, mais un stylet qui marche sans pile et qui gère la pression c’est mieux.

J’ai jamais vraiment lâché l’illustration classique, mais j’aurais dû me forcer un peu plus à utiliser de la couleur.

En dehors de ça ?
Je pense que partir un peu dans tous les sens et explorer fait partie du processus d’apprentissage et est très bon. Donc je changerais pas ça pour rien au monde.
Peut-être me forcer un peu à être plus régulière aurait pu aider, mais je pense que l’illustration doit être un parcours très personnel et pas régler par les horloges ou un calendrier. Aucun regret d’avoir suivi ma muse et ma motivation, donc.

Je me suis pas mis particulièrement de pression pour progresser.
Mes proches m’ont pas mis de pression, mes profs m’ont pas mis de pression particulière.
Je pense que c’est ça qui m’a permis de conserver ma passion et ma motivation au travers des âges.

Je changerais pas grand-chose à mon parcours quoi, mais pour celleux qui veulent commencer, voici quelques conseils dans le désordre pour débuter :
achète une tablette bas-prix, du moment que le stylet gère la pression, t’as pas besoin d’une tablette à écran forcément et tu veux pas débuter à la souris
tu vas galérer ! C’est normal. Surtout si ta tablette graphique a pas d’écran. Ta coordination œil-main viendra avec le temps, t’en fais pas. En attendant, fais des bulles (ou peint l’espace)
– même si ton but c’est de devenir un artiste connecté à ton ordinateur, continue d’étudier ou d’explorer les techniques traditionnels, c’est les mêmes bases et t’apprends plein de trucs que tu réutiliseras sur ton logiciel, c’est formateur.
lis et suit des tutos sur ton logiciel pour le prendre en main. Il y a souvent plein d’outils cachés qui sont pourtant pratiques

Est-ce que la peinture numérique c’est plus simple que celle traditionnelle ?

La question à deux mille francs.

Certains disent que peindre sur ton ordinateur c’est de la triche car « le PC fait tout, c’pas de l’art ».

La véritable question c’est : est-ce que la peinture à l’huile c’est plus simple que l’aquarelle ?
Non, parce que la question est pareille.

Déjà « illustration traditionnelle » c’est vaste. Ensuite, c’est … vague comme question.

Est-ce que les calques et le CTRL+Z fait que c’est plus simple de recommencer ou éditer une zone de l’image ? Oui.
Est-ce que les logiciels permettent d’émuler des effets de peintures et brouiller les limites entre réel/imaginaire ? Oui, mais ça reste plus galère à émuler comme effet.
Est-ce que passer sur un ordinateur fera de toi un meilleur dessinateur ? Non. Tu devras bosser autant tes bases sur ordi que sur papier.
Est-ce que tu pourras faire trouze-mille couche de peinture sans que ton écran gondole ? … Oui. (si tu te posais vraiment la question : sérieusement ?)

En vrai, c’est pas plus simple ou plus dur. C’est différent.
C’est un médium différent, avec des courants artistiques différents, des techniques différentes.

Quel logiciel pour l’illustration numérique

Je sais pas.
Non, vraiment, c’est ma réponse.

Déjà, parce qu’il y a pas de bon ou mauvais logiciel, je pense. Du moment que le logiciel possède une zone de dessin et un pinceau (et une gomme, peut-être) … MS Paint et Oekaki sont des bons logiciels de dessin, en soi.

J’ai vraiment utilisé quatre logiciels, donc je vais en parler si jamais ça vous intéresse.

Photofiltre
C’est sur lui que j’ai fait mes premiers pas. La version gratuite, sans calque. C’était pas phénoménal et j’en ai pas de super souvenir, mais pour un débutant ça suffisait. Je le conseillerais pas, par contre. Il y a d’autres logiciels gratuits bien mieux fichus pour dessiner. (pour la retouche photo, par contre, là j’le conseillerais)

Photoshop
C’est lui que j’utilise depuis que je suis ado, quasiment tous les jours. Je suis à l’aise dessus, je le maîtrise et il répond à mes besoins. Donc, d’une certaine façon, je le conseille, forcément.
Il est payant et Adobe est pas connu pour son côté morale, par contre …

TheGimp
Je l’appelle l’équivalent gratuit de Photoshop, parce que globalement, en dehors de sa prise en main un peu bancale quand on est habitué à l’environnement Adobe, il a les mêmes outils ou presque. J’aurais tendance à le conseiller sans l’ombre d’un doute, même s’il est plus adapté à la retouche photo que l’illustration.

Krita
C’est gratuit, c’est beau, c’est simple. Que demande le peuple ? Il est même dit qu’il imite bien pas mal de techniques traditionnels. Perso, je l’utilise pas mal pour créer des motifs et mandalas, donc je saurais pas dire pour le côté tradi’, mais l’interface est simple et les outils sont bien cool.
Plus que TheGimp, si je dois conseiller un logiciel gratuit, j’vous dirai bien de foncer sur Krita.

Et bien sûr, il y a plein de logiciels que j’ai jamais testé, mais que les Internets en disent pleins de bien, donc hésitez pas à les explorer.
Dans ceux gratuits on a : Inkscape et Sketchbook Pro.
Dans ceux payants on a : Procreate et Corel Paint Shop.
Je sais que j’en oublie. Déjà parce que j’ai une mémoire de poulpe et aussi parce qu’il en existe trois tonnes.
Hésitez pas à regarder des vidéos/articles de critiques de différents logiciels pour trouver celui qui a l’air de mieux vous correspondre.

Tablette graphique ou souris

La souris te promet de belles crampes, surtout si tu comptes faire plus que des aplats.

La tablette graphique, il t’en faut une, fonce. Hésites pas.
Surtout qu’il en existe des petiotes à une trentaine d’euros avec un stylet sensible.

Après, si les petites à 30€ sont peut-être très bien pour débuter, si tu peux te le permettre, met un peu plus. Pour avoir une tablette un peu plus grande (entre le A5 et le A4 comme surface active par exemple), avec un stylet confortable, un touché confortable et bref, avoir quelque chose qui sera sympa à utiliser et durera.

Niveau marque, j’en ai eut que trois dans ma vie des tablettes, donc je doute d’être bien placé pour en parler, mais que tu sois team Wacom ou team Huion, les deux sont bien (même si je suis plus du genre à conseiller Huion, parce que moins de soucis de driver).
Avant d’acheter, lis les critiques, ça aide pas mal.

Niveau budget … Tu peux rester en dessous des 100euros si tu veux pas un écran dans ta tablette.

Où donner de la tête

Tu t’es armé d’un logiciel et d’une tablette, prêt à sauter dans la bataille ?

Avant que tu t’en ailles, quelques liens que j’aie utilisés par le passé :
La section tutoriel de Deviantart
La section ressource pour logiciel de DeviantArt
Les tutoriels de Jazza sur les logiciels de dessins


Réverbération d’arc-en-ciel

Il est temps que j’arrête d’être responsable.
Sauter en l’air, aller chercher quelque chose à manger, écrire un livre et détruire quelques règles que je me suis imposées sans raison. Cette créativité a besoin de s’exprimer. Je suis mon propre naufrage, mais un désastre épanoui.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : Format 21 x 29,7 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
7h
Inspiration(s) musicale(s) : Van Canto – Infinity

Détail(s) et inspiration(s) :

À force de me balader dans Hyrule dans BOTW à la recherche de Korogu j’me suis dit qu’un jour je ferais un temple. Ce jour est finalement arrivé. Donc l’inspiration première, c’est le Temple du temps du Plateau, même si après, j’ai fortement dérivé parce que je voulais plein de couleurs et de l’eau.

1. Première longue étape où j’ai tracé tous mes volumes, mes ouvertures, mes arrondis, mes profondeurs. Bref, l’étape où j’ai eu l’impression de mourir. Et encore, j’ai tenté de garder ça assez simple.
Merci les règles de perspective.

2. Ensuite est venu le temps de mettre les bonnes teintes, parce que je fais mes croquis en gris pour avoir les valeurs en tête, mais je voulais des murs beiges. J’ai aussi rapidement peint l’extérieur qu’on voit au travers des fenêtres et mis rapidement les reflets sur le sol, pour tester plus qu’autre chose. J’voulais voir ce que ça donnerait.

3. Petit croquis rapide sur les marches du temple pour inclure Alekiss dans la composition. J’ai pas vraiment attention à l’anatomie, comme souvent, c’est juste pour avoir l’emplacement en tête et gérer le reste de la composition autour de ça sans mauvaise surprise.

4. Avancement du bâtiment avec la création d’un plafond voûté, finalement, ça faisait trop carré pour moi. J’ai aussi créé les fenêtres, ce fut drôle (ou pas).
Pour les aplats j’utilise l’outil lasso polygonal, mais pour les traits ? L’outil pinceau classique parce que je pige rien à l’utilisation de l’outil plume qu’il faudra sérieusement que j’apprenne à maîtriser.

5. C’est là que je me suis éclatée, avec la création des couleurs sur les vitres que je voulais absolument et par conséquence toutes les réflexions de couleurs, rais de lumières. Bref, ça brille de partout ! J’ai utilisé divers brushs aquarelle et des filtres de flous sur cinq couleurs (jaune, orange, violet, bleu et vert).
J’ai aussi passé les fenêtres en blanc.
J’ai tenté de garder le tout dans des tons gris et violet, pour ne pas exploser mes rétines.

6. J’ai mis des ombres aux bords des fenêtres pour leur donner du volume, avant de passer à la porte avec ses moulures de poissons et d’algue qui sont pas visibles derrière le cheval.

7. Après avoir fait les lumières, il était temps de passer aux ombres … Cela fait ressortir la lumière et adoucit les couleurs un peu trop vives, doubles avantages donc !

8. Après quelques rajouts de détail autour de la porte et correction minime à divers endroit, j’ai enfin mis une texture de pierre sur les murs et divers éléments architecturaux en dehors du sol.

9. Maintenant que le décor est relativement fini, j’ai refait correctement les reflets sur le sol, avec une bonne perspective ce coup-ci. Ça change tout et si je trouvais déjà les réflexions classes, là ça l’est encore plus !

10. Je savais dès le début que je voulais de la végétation sauvage au sol … Et bah je les ai enfin peint avec divers brushs de feuillages et d’herbes que j’ai alterné avec les teintes de verts. J’ai reporté sur le groupe de calques les effets de lumières et d’ombre du sol.

11. Après avoir passé cinq heures sous l’état de croquis, Alekiss gagne enfin des vraies formes, des couleurs et même des volumes et des crins !
Je suis trop gentille, je sais.

12. Après quelques retouches sur la végétation et les sabots d’Alekiss, j’ai peint l’eau, d’abord en posant une teinte bleue sur le sol, puis en créant des vaguelettes, les bords et enfin, le reflet du personnage et les ondes de propagations.
J’ai hésité à mettre des paillettes, mais ça rendait pas bien. Trop de réflexion et d’effet de lumière de partout je pense.

13. Et voilà le résultat !

ARLEQUIN

Oui, on est plusieurs à trouver que les couleurs font penser aux bonbons acidulés colorés. J’aime beaucoup l’idée que j’y fais penser sans en faire trop, vu que j’avais ça systématiquement en tête dès que je voyais l’illustration.

Autrement, c’était l’occasion de me tester entre la perspective (que j’aime), le fait que ce soit un bâtiment plein de gros détails et l’occasion de tester mes brushs de végétations.
Globalement, je suis contente de mes progrès.

Genre, j’aime beaucoup ma végétation et la composition de l’image.
Après, j’suis en amour avec mon sol.

J’ai juste du mal à peindre pas mal de truc en volume, comme les colonnes que j’ai pas osé faire ronde (et je regrette maintenant) et la porte. J’ai encore tellement à apprendre et si j’ai l’impression d’avancer à grands pas dans mon apprentissage, j’ai aussi l’impression d’avoir trouze mille choses à apprendre.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !