Dessiner la tête d’un cheval

On a vu comment réaliser facilement un squelette pour dessiner un cheval avec une bonne anatomie, on a apprit à dessiner en détail le corps (avec la croupe, les épaules et le ventre), il est maintenant temps d’apprendre à faire en détail la tête et l’encolure des chevaux !

Encolure, implantation des crins, oreilles … je vais tâcher d’être aussi précise et claire que je le peux pour vous aider à dessiner au mieux vos chevaux !

Dessiner la tête

Comme on a pu le voir dans l’article où j’explique longuement comment obtenir un croquis correcte d’un cheval, la tête c’est deux ronds.

Avec ça, vous avez une bonne base pour représenter votre cheval, quel que soit l’angle. Bon, bien sûr ça ne vous donne pas l’emplacement de tous les éléments que l’on trouve sur la tête d’un cheval tel que les oreilles, les yeux, les naseaux ou le bout du nez, mais c’est une base quoi.

Ce coup-ci, on va pouvoir sauter directement à l’étape « comment que je dessine » sans passer par le cours d’anatomie (ouf) ! Eh oui, tout le monde sait ce qu’est une joue où une oreille et à priori je n’aurais pas grand chose à préciser.

Dessiner la tête

On a deux ronds, super ! Maintenant, on va voir pour quand même aller plus loin que les deux ronds pour dessiner la tête correctement, hein.

Je ne sais plus si je l’ai dit, mais au cas où : le ronds comprenant le bout du nez est environ à moitié moins grand que celui comprenant la joue et le front.

Après avoir placé ses deux ronds, on a normalement de quoi trouver tout le reste ! Les oreilles, les yeux, les naseaux et la bouche auront leur partie d’article dédié, donc je m’attarde pas de suite dessus.

Je vais par contre mettre en avant la joue qui est une part assez importante de la définition de la tête d’un cheval. Un des trucs les plus important, c’est de voir que l’arrière de la joue rejoint globalement l’arrière de l’oreille, cela crée un angle à la joue et mâchoire plus ou moins prononcé selon le cheval.
Vu du dessous, on voit bien les deux joues : entre les deux, le cheval à sa gorge et l’auge, une partie creuse qui fait que la seconde joue ressort bien.

J’ai tendance à partir directement du cercle, mais certain artiste écrase ce premier cercle au niveau des joues pour avoir un ovale et une forme qui ressemble bien plus à la tête d’un cheval. A vous de voir ce qui est le plus simple et/ou pratique pour vous.

Le chanfrein n’est pas juste un rectangle sur le haut de la tête du cheval, comme je l’ai fait pendant un temps et je sais que pas mal de gens pensent.
Le plus simple pour représenter correctement le chanfrein, c’est de garder en mémoire ces trois formes-là (le croquis vert à gauche).
Il permet de localiser le front et donc les yeux plus facilement, mais aussi le bout du nez, donc les naseaux. Quel que soit l’angle, vous savez placer l’arcade sourcilière de votre cheval pour l’œil qui ne vous fait pas face et c’est juste super pratique.

Note : tant qu’on est sur les surfaces de la tête, si le chanfrein est relativement plat, le côté du visage n’est pas une seule surface, il y a en fait le rebond de la joue et une surface incurvé entre le chanfrein et l’hypophyse zygomatique (le haut de la joue).

Hypophyse zygomatique.
Je le met en premier, parce que ce mot j’ai GALERER à le retenir lors du passage de mon galop 2 et que maintenant il est gravé dans mon esprit.
Bref.

Cette partie représenté par un petit angle est super importante quand il s’agit de peindre : elle délimite les bords de la joue et permet de trouver les autres volumes du visage !
Pour la trouver il suffit donc simplement de trouver la joue et paf, l’hypophyse. De rien.

Je trouve toujours ça intéressant à savoir, mais quand le cheval ouvre la bouche, la joue ne bouge pas (ou presque pas), la mâchoire bouge sensiblement (peu au niveau de la joue, beaucoup au niveau du menton) et le menton du coup bouge genre beaucoup.

J’y reviendrais, mais quand le cheval ouvre la bouche, les naseaux sont tirés vers le bas (quand le cheval n’ouvre pas grand les naseaux pour respirer fortement).

Je voulais juste souligner rapidement quelques trucs : de dos ou 3/4 dos, on voit bien l’œil et l’arcade sourcilière ressortir de la ligne du chanfrein.
C’est cette position particulière de l’oeil (ainsi que son inclinaison horizontale et sa pupille horizontale) qui fait que le cheval voit à presque 180°. Il ne faut pas l’oublier.

Et les joues, de face ressortent bien, il ne faut pas non plus les oublier.

J’vous ai mit en avant que le chanfrein droit classique dans cette article jusque-là, mais je voulais parler rapidement du fait qu’il y a d’autres types de chanfrein, en fait ! Cela change selon les races, mais voilà tout ceux que je connais :
1. chanfrein ultra-concave (très concave quoi)
2. chanfrein concave
3. chanfrein rectiligne (le classique quoi)
4. chanfrein trapezoidal
5. chanfrein convexe
6. chanfrein ultra-convexe (très convexe quoi)

Dessinez les yeux

Pitiez pas de sourcil.

Je sais que la plupart d’entre nous ont grandit avec Spirit et la tonnes d’artistes qui ont suivit le mouvement, mais les chevaux n’ont pas de sourcil. Si vous chercher à humaniser vos chevaux, pas de soucis, on lit plus facilement les expressions quand il y a des sourcils, on est humains, on lit plus facilement les expressions humaines. Mais je suis ici pour vous apprendre autant que je peux à dessiner des chevaux anatomiquement correcte et … non, pas de sourcils sur un cheval. Deso pas deso.

Une chose à se rappeler sur les yeux qui est super-méga importante (autant que les sourcils), c’est que les yeux sont sur les côtés. Pas devant comme les chats, chiens, humains ou autre prédateur, mais les côtés. Ceci, plus la pupille horizontale font que les chevaux vois à 360° ! Pratique pour un herbivore !

L’œil est une balle de ping-pong. Un bon gros rond sur le côté du visage. J’ai tendance à les dessiner en forme d’amande, mais c’est pas bon du tout et un bon gros défauts de moi. C’est un rond qu’il faut dessiner !
Le plus simple c’est de littéralement faire un cercle et placer sur les contours de votre cercle le canal lacrymal et les paupières.

L’iris prends tout l’œil. En théorie, vous ne voyez le blanc de l’œil que quand le cheval panique.

La pupille de son côté est un rectangle horizontale qui prends la quasi totalité de l’œil.

Niveau placement, l’œil est au 3/4 de la tête, environ.

Petite note que je savais pas où la placer, mais entre la tempe et l’arcade sourcilière, on trouve un petit creux que l’on appelle la salière : c’est ce que j’ai tenté de mettre en avant dans le croquis ci-contre en mettant les volumes en vert et la salière en marron clair.

N’hésitez pas à prendre des photos comme modèle pour apprendre, mais voilà comment on peux représenter l’oeil d’un cheval assez simplement.
Il est à noter que les cils sont sur la paupière supérieur, vers les oreilles et assez long : souvent en se plaçant d’un côté du cheval on aperçoit les cils de l’autre côté. Le canal lacrymal est assez visible également.

Autre petite note, un cheval a un léger angle mort devant le bout du nez et un plus important angle mort derrière-lui, de ce fait vous le verrez très souvent tourner la tête pour fixer avec l’un de ses yeux un objet/paysage/autre. Jamais vous ne verrez un cheval fixer de face : c’est un herbivore avec les yeux sur le côté, pas un prédateur (c’est pour ça que les chevaux de skyrim sont flippant : ils vous fixe du chanfrein et pas de l’oeil).

Dessinez les oreilles

Les oreilles sont l’une des parties les plus expressives du cheval, enfin, peut-être pas les plus expressives, mais celle que les humains repèrent et apprennent le plus rapidement pour comprendre le cheval.

De manière globale, les oreilles pointes vers ce que le cheval écoute ou ce sur quoi il est concentré. Sauf quand il les aplatis sur son encolure parce qu’il est colère, mais on reverra ça quand j’écrirais mon article sur les expressions du cheval.

Pas mal d’artiste considère que l’oreille est un cylindre que l’on coupe. Et je vois ce qu’ielle veulent dire et j’approuve l’idée, mais personnellement, cela me déconcentre plus qu’autre chose ? Du coup, voilà un croquis de la méthode au cas où elle vous aiderait, mais que je suis incapable de vous expliquez plus longuement parce que je ne l’utilise juste pas.

Les oreilles, je vais étonner personne, ça se place au sommet du crâne, une de chaque côté. Je les mets habituellement à l’arrière du cercle qui forme le crâne du cheval. C’est un placement qui marche toujours.

Je ne le fais pas toujours, mais c’est toujours bon de le savoir parce que ça aide, mais les oreilles sont légèrement courbés vers l’intérieur et une bonne façon de retrouver facilement cet angle, c’est de dessiner un arc de cercle au-dessus. Généralement je ne le trace pas jusqu’au bout, mais savoir le trouver aide, donc gardez ça en tête.

Quand je dessine une oreille, j’ai tendance à directement partir du contour quasi-finale (le premier croquis vert ci-contre), c’est ce bord qui signifie la direction de l’oreille et son placement, c’est le plus simple à trouver si ça va bien, l’oreille ira bien.

Pour partir de cette forme, on peut partir d’un genre d’œuf bien écrasé sur le sommet, puis on fait une pointe vers la base de l’oreille et on crée un petit débord qui va vers l’intérieur : tadaa une oreille !
On rajoute un contour intérieur pour avoir l’intérieur de l’oreille et (là ça va vous rappelez la méthode que je vous ai présenté) on fait la base qui ressemble à un cône.

Les oreilles d’un cheval sont très mobile, elles peuvent bouger indépendamment l’une de l’autre, pivoter sur elle-même et se baisser et se dresser. Très pratique pour écouter tout autour de sois !

En suivant la direction vers lesquelles sont tournés les oreilles, on peut définir ce qui retient l’attention du cheval.

Dessinez le bout du nez

En résumé : la main du cheval. C’est dans sa zone d’angle mort devant lui, mais entre ses vibrisses très nombreuses et sensible qui lui permettent d’explorer facilement devant lui et son bout du nez qui lui permet de fouiller l’environnement … autant dire que le cheval est bien équipé et que pour un cheval malin, ouvrir un loquet est simple pour peu que la motivation est là. La plupart des débutants sont surpris de la force qu’il a au niveau de sa lèvre supérieur et c’est une partie du corps du cheval que j’admire toujours.
C’est super bien fichu un cheval.

Trève de bavardage, les naseaux au repos, c’est une virgule, en mouvement plutôt un genre de six et en plein effort carrément un rond avec un gonflement de la partie reliant les naseaux au chanfrein. Les naseaux sont une partie qui bouge pas mal.
Notons que le cheval ne respire jamais par la bouche, c’est pour ça que les naseaux semblent extensible pour permettre une bonne respiration.

Un cheval qui bouge, éternue, explore son environnement ou juste se détends, c’est une foultitude de mouvement possible pour les naseaux … Généralement, la lèvre supérieur qui bouge tire les naseaux avec elle. Pensez-y !

Les serpents sortent leur langue pour respirer les particules d’odeurs qui les intéressent et les analyser en profondeurs … les chevaux font ce qu’on appelle le flehmen pour capter les odeurs particulièrement intéressantes avec leur lèvre supérieur.

Il s’agit de presque retrousser la lèvre supérieur, en levant la tête et en écrasant les naseaux.
Sexy.

Pas de mains, mais une lèvre supérieur préhensile !
Bon, on a déjà plus ou moins vu avec les naseaux, mais ce muscle de la lèvre supérieur est un muscle très utile pour le cheval. Niveau dessin comment ça se passe ? Il peut se représenter par un rectangle arrondis sur les angles du dessus. Généralement, on ne fait que le sous-entendre en plaçant un trait au dessus ou alors en plissant la peau au dessus si jamais le cheval relève la lèvres.

Dessinez la bouche

Je sais qu’on a déjà vu la lèvre supérieur avec les naseaux, mais c’était plus simple à regrouper comme ça. Là on va voir tout le reste !

J’vous ferais pas l’affront de vous indiquer où se trouve la bouche sur un cheval hein, j’pense que vous savez.

Niveau taille, la commissure des lèvres se trouve généralement juste à la fin du menton. C’est pas bien compliqué, quoi.

C’est la dentition qui est particulière quand on a pas l’habitude, en effet le cheval a des molaires (classique), des incisives (classique), une absence de dents qu’on appelle la barre (what ?), des dents de loups (what ?) et des crochet (sérieusement ?).

Les dents remontent presque jusqu’à l’œil (j’exagère à peine), mais même quand le cheval ouvre grand la machoire on ne voit que les incisives et les crochets. Les crochets sont comme le nom l’indique ce sont des dents pointus que possède le cheval, enfin, les étalons. Les juments n’ont pas ces fameux crochets !

Il y a ensuite un creux que l’on appelle la barre, il n’y a que de la gencive à cet endroit, c’est là que repose le mors, justement !

Naturellement, le cheval a la commissure des lèvres qui part le bas. C’est léger, mais bien visible de prêt.

On en reparlera sans doute lors d’un futur article sur le harnachement, mais quand on relève ce coin des lèvres, cela crée un petit pli.

La langue du cheval peut mine de rien sortir assez loin. Je saurais pas vous dire comment la dessiner, c’est une langue ? C’est un espèce de rectangle arrondis qui est capable de s’enrouler quelque peu sur lui-même.

Si vous devez faire retenir sa respiration à votre cheval ou faire gonfler ses joues pour une quelconque raison, en fait la joue chez le cheval est une partie osseuse … c’est donc la partie entre la joue et la bouche que vous devez faire gonfler.

Dessiner l’encolure

On sait désormais dessiner la tête, on sait dessiner le corps … il est temps de relier ses deux éléments avec l’encolure !

Je trouve que le plus simple pour l’accroche de l’encolure sur le corps c’est de se rappeler que c’est un espèce de diamant qui englobe le garrot en sommet et va jusqu’au poitrail. C’est la forme qui m’aide le plus à visualiser l’accroche de l’encolure.

Pour l’accroche au niveau de la tête, on ne dirait pas, mais c’est dans la continuation en faite : la ligne du haut continue le front, passe par les oreilles et redescend juste après les oreilles.
Celle du dessous continue le bas de la machoire comme les humains, passent entre les deux joues et continue derrière les joues au niveau de la gorge en faisant un léger arrondis (et ça ne descend pas directement sous les joues comme les humains).

Généralement (c’est à dire dans 80% des cas, mais pas sur tous les chevaux) on aperçoit clairement un creux au niveau de la jugulaire. On appelle ce creux la gouttière jugulaire d’ailleurs !
Surtout de face, je trouve ça important de savoir placer ce trait pour placer l’encolure correctement. Il s’agit simplement d’un trait qui suis la gorge en fait.

Certains chevaux, surtout les étalons (et les chevaux ibériques) ont du gras au dessus de l’encolure, qui arrondit l’encolure encore plus qu’elle ne l’est de base, cela crée un creux. C’est le trait vert au dessus de l’encolure.
Sur la plupart des chevaux ce trait n’existe pas, mais je voulais en parler en passant.

J’en ai déjà parlé dans mon article sur comment dessiner un cheval et sur mon article sur le corps du cheval, mais comme les rappels ça fait jamais de mal, voici un exemple de la flexibilité de l’encolure :

Dessinez les crins

Ah les majestueux crins aux vents des chevaux … Eh bien, on va les dompter et apprendre à les dessiner !
Les crins, quelque soit le poney va du toupet (la partie sur le front entre les oreilles) au garrot.

Classiquement, la crinière tombe d’un seul côté, mais il arrive naturellement que la crinière ne tombe pas que d’un seul côté et qu’une mèche soit de l’autre côté de l’encolure. Gauche ou droite, le côté de la crinière varie d’un cheval à l’autre. Certains chevaux avec une crinière bien fournis ont même de la crinière des deux côtés de l’encolure !

Au niveau de l’implantation, j’ai remarqué que les crins, surtout quand ils ne sont pas trop lourd (trop épais, nombreux ou longs) ont un sens et que ce n’est pas simplement suivre l’encolure. Du toupet jusqu’au milieu de l’encolure, les crins ont tendance à remonter, de la moitié de l’encolure au garrot, les crins ont tendance à descendre.
Ce n’est pas toujours visible, mais j’ai remarqué que c’est relativement le cas pour tous les chevaux. C’est donc bon à garder en mémoire pour les crins courts.

Il y a trois types de  » longueurs  » chez le cheval (en dehors des crins méga extra long de certains chevaux de spectacle). J’appelle ça longueur pour simplifier, mais c’est plus des types de crins.

Le premier est la crinière en brosse : ce sont des crins courts qui se dresse en arc de cercle au-dessus de l’encolure. Les chevaux de types primitifs ont ce type de crins, ainsi que certaines races de poneys (le plus connu étant le fjord).

Les crins courts sont la longueur naturel des chevaux sauvages ou la longueur dans laquelle on garde les crins en les coupants.

Et il y a les crins longs, qui sont plutôt vu chez les chevaux domestiques (on ne sait pas pourquoi les chevaux domestiques ont naturellement les crins plus long, par contre, c’est juste le fun-fact du jour).

Il y a aussi le cas particulier de l’Akhal-Teke (qu’on retrouve chez d’autres chevaux, mais c’est rare) du cheval qui naturellement a l’air rasé tant sa crinière est fine et presque absente, souvent sans toupet en fait.

Dans les particularités de races de ce style, on a tendance à dire que les Appaloosas (la race, pas la robe) ont des crins de rats : fins, cassant et hirsute.

C’était beaucoup plus long que je ne le pensais. Et sur pas mal de sujet j’ai l’impression d’avoir brossé la surface, mais c’est surtout un tuto pour apprendre à dessiner la tête et l’encolure, donc je voulais pas trop m’attarder. Je prends des notes au fur et à mesure que je rédige ses articles de bases, donc soyez sûr qu’on creusera le sujet dans le futur !

Maintenant en tout cas, on sait dessiner un cheval presque entier ! Ne reste que les membres à maîtriser, qui fera l’objet du prochain (et dernier) article de la série !


Comment je titre mes illustrations

Je pense ne pas être la seule à galérer à donner un titre à mes illustrations … La plupart du temps j’y vais au petit bonheur la chance et finalement, j’ai trouvé que j’emploie assez souvent les mêmes méthodes ! Du coup, au cas où ça peut vous aider, voici mes méthodes !

Le titre temporaire qui reste

Lorsque vient le moment d’enregistrer mon brouillon sur mon ordinateur, j’y mets souvent le premier truc qui me vient en tête : le nom du perso, le type d’ambiance, le premier mot qui me vient en tête. C’est toujours assez étrange, parfois même c’est en anglais !
Sauf que des fois j’aime bien la simplicité du titre, donc je le francise et/ou le garde.

Des fois, j’me dis que l’instinctif c’est bien. Même si je doute qu’on capte toujours le lien entre le titre et l’oeuvre, malgré que ce soit super logique la plupart du temps.

"Obstructif"
Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac
"Désolation"
"Temple de la création"

La référence (in)directe au thème

Parfois, j’aime mettre en avant le thème du dessin, histoire de renforcer l’idée qu’ont les gens en la voyant (même si j’aimerais beaucoup que mes oeuvres se suffisent à elle-même). Je veux dire, il y a pas de mal d’aider à la compréhension ? Et parfois, ça permet d’y cacher des petits « easter egg » que je sais qu’à part moi personne ne verra. J’y fais référence aux couleurs, au sujet ou à mes émotions.

Je veux dire, deux chevaux qui s’enlacent c’est mignon. Si le titre c’est Lesbos, on capte de suite qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre deux juments. Ça change pas mal la perception de la peinture.

"Long'ma dans l'eau"
Illustration numérique de Scotis représentant un cheval nageant dans un lac avec des poissons, au centre d'un cercle de pierre taillée
"Émissaire de la quiétude"
"Lesbos"

Le titre d’une chanson

Je travaille toujours en musique. La plupart je les écoute en boucle pendant quelques semaines (heureusement que je bosse toujours avec un casque). 

C’est donc assez courant que je sois influencé par les musiques que j’écoute.
Des fois, j’mets même expressément une musique en boucle pendant toute mon étape de croquis parce que je veux capturer ce que me fait ressentir la musique. Dans ces cas-là, je nomme l’oeuvre comme la musique qui l’a inspiré (même si traduit en français le titre parfois).
C’est ma forme d’hommage à moi.

Peinture de Miraculous Ladybug (Fanart)
"Qu'est-ce qu'il y a de si amusant à propos de la Paix, de l'Amour et de la Compréhension ?"
"Strunk"
"Contrefaçon"

Un synonyme

Des fois, je sèche pas mal. Dans ces moments-là, je prends mon nom temporaire et je vais regarder des synonymes dans un dico.
Rouge y devient écarlate ou je trouve une définition plus sympa et en parcourant un peu la langue française je finis par trouver un nom qui me plait !

Des fois, c’est littéralement un synonyme du titre temporaire, d’autres fois c’est un nouveau mot que je viens de (re)découvrir ! On a une langue merveilleuse, ça fait du bien de l’explorer des fois.

"Pérégrination"
Cheval champagne galopant dans la forêt. Des biches l'observant. Illustration numérique de Scotis.
"Vagary"
Illustration numérique représentant deux chevaux rouges prit dans un tourbillon, le fond est vert
"Carrousel érubescent"

D’autres idées

Je les utilise moins, mais je sais qu’elle existe et des fois, je les utilise.

Une définition du dictionnaire
Bon, celle-là date de l’époque où j’avais un skyblog (rigolez pas). Une artiste que j’admirais beaucoup (encore même si elle est moins active) utilisait cette méthode et j’adorais. L’idée était d’utiliser la définition d’un mot comme titre, parfois relié à l’illustration, parfois random. Je trouvais ça cool.

Le nom d’une oeuvre
Dans la même idée de donner un titre de chanson, parfois donner le titre d’un poème, roman ou film ça peut être bien pour rendre hommage ou indiquer son inspiration.

Mon sentiment sur la question de nommer une oeuvre

Je sais qu’il y a plein de listes sur les conventions de nommage qui liste les « bonnes » et « mauvaise » façon de le faire.

Si je suis généralement d’accord sur le fait que c’est plus sympa que chaque oeuvre ait son propre petit nom, je vois mal l’intérêt de charrier les gens qui en sont à leur « Cheval bai #42 ». Les séries c’est bien aussi et c’est pratique pour les suivre qu’elles aient toutes le même nom.

Il y a aussi le conseil récurant « ne soyez pas prétentieux », que j’ai jamais vraiment saisi … Enfin, je le comprends d’un côté, mais de l’autre : je suis la créatrice de mon oeuvre, j’ai bien le droit de lui donner un titre qui me semble approprié ? L’idée est pas de me la péter quand j’utilise un mot que je connaissais pas 10min auparavant, mais plus de mieux décrire mon oeuvre et si possible, faire découvrir le mot à d’autre ?

Comme pas mal de choses, il y a pas mal de « règles » que je ne respecte pas, parce que je ne vois pas leur intérêt. Si au final, un titre c’est important … Ce n’est qu’un titre. Il accompagne une oeuvre, oui, mais il n’en fait pas partie. S’amuser avec, c’est selon moi une part importante aussi de l’illustration.
Je vois mal le problème de donner un nom à une oeuvre sans trop se poser de questions. Se poser trop de soucis pour un titre et y passer plus de temps que sur l’oeuvre en elle-même me semble un peu contreproductif. Comme dit un célèbre philosophe Shadock « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème » (que dans le cadre de cet article je traduirais par : nommez vos oeuvres comme vous le voulez, ne vous inventez pas des problèmes).

Et vous, c’est quoi vos méthodes pour donner des p’tits noms à vos oeuvres ?


Dessiner le corps d’un cheval

On a vu comment réaliser le squelette pour dessiner facilement un cheval avec une bonne anatomie … Il est donc temps d’apprendre à dessiner le corps en détail !

Que ce soit la croupe, le poitrail ou le ventre, je vais tenter d’être aussi claire et précise que possible pour que ça soit simple pour vous de dessiner des chevaux dans le futur ! Et ce, quelle que soit la position de votre cheval !

Dessiner le corps

Comme on l’a vu dans l’article où j’explique longuement comment obtenir un croquis correct d’un cheval, le corps d’un cheval est composé de deux cercles.

Quand vous avez votre croquis de réaliser et que vous êtes prêt à mettre un peu en forme pour que votre cheval en fil de fer ressemble à un vrai cheval il est bon de remarquer que la croupe n’est pas tout à fait un rond … et l’épaule non plus, en fait.
Certaines personnes partent directement de ces nouvelles formes dont je vais vous parler dans cet article et n’utilisent pas de ronds. Si c’est plus simple pour vous, changer votre technique habituelle donc ! Les ronds c’est bien, seulement si ça vous aide.

Un peu de lexique

Désolé pour les gens n’aimant pas les cours d’anatomies, mais j’ai besoin de vous montrer quelques termes que j’utilise pour que dans le reste de l’article je puisse en toute clarté vous parler de ce que je dessine, sans passer par des termes alambiqués pour décrire une zone qui a déjà un nom.
Je sais que pour dessiner on a pas besoin de connaitre le nom des parties du corps d’un cheval, mais c’est plus simple pour expliquer.

Dessiner l’épaule

L’épaule peut être simplifiée en un triangle arrondi ou un genre de poire qui comprend le garrot, le poitrail et le coude.
Selon la race, ce triangle va avoir une base (la partie entre le poitrail et le coude) plus ou moins large.

Je pars d’un rond pour ma part, pour trouver l’épaule correctement, j’ai tendance à réaliser le trait de l’antérieur en fil de fer, cela me donne une idée du mouvement. Je remonte ce trait jusqu’au garrot (vaguement en suivant l’omoplate). Cela me donne la direction de l’épaule et son mouvement.
Généralement, l’épaule suit le mouvement de l’antérieur.

Je pars de l’avant du garrot pour arriver à l’implantation de l’encolure. Approximativement vers le milieu de l’épaule (cela dépend de la race) et au-dessus du poitrail.
En dessous de l’encolure et rejoignant le ventre se trouve le poitrail qui forme un autre côté de notre triangle. Ce dernier trait est rond et suit le premier cercle que j’ai placé sous le croquis.

Pour trouver le dernier côté du triangle formant l’épaule, il suffit de trouver le coude et de le faire rejoindre l’arrière du garrot.

Bon, comme vous le voyez, cela ne forme pas tout à fait un triangle … puisqu’il y a une partie du garrot qui forme un quatrième côté. Mais c’est plus simple de retenir qu’il faut former un triangle que retenir qu’il faut dessiner un quadrilatère avec une base plus grosse au niveau du poitrail. Enfin, je trouve. Retenez comme c’est plus facile pour vous !

Vu de l’arrière, le trait de la cage thoracique se superpose à la visualisation de l’épaule.

Vues de face, les épaules d’un cheval ressemblent à une poire presque ronde, la base avec le poitrail étant la partie la plus large.
Ou alors à un genre de losange ? Je trouve l’idée de poire plus facile à retenir visuellement.

Pour dessiner l’épaule de face, cette méthode fonctionne très bien, mais il faut que je vous parle plus longuement du poitrail, alors, on va passer au poitrail !

Note sur le volume :
si vous voulez peindre votre cheval, notez que la jonction entre le sterno maxillaire (le muscle qui traverse l’encolure et fini au niveau du poitrail) et le deltoïde (le muscle de l’avant de l’épaule) en partance du biceps forme un creux (sa profondeur dépend du cheval et de sa musculature).

Comment dessiner le poitrail

Pour dessiner le poitrail, il faut déjà trouver sa position.

Il est entre les antérieurs, jusque-là facile. Le poitrail remonte environ jusqu’au milieu de l’épaule, juste en dessous d’où disparaît l’œsophage.

On a donc un triangle qui forme l’emplacement global des deux muscles pectoraux qui forme le poitrail. En le séparant en deux, vous avez le volume principal du poitrail !

Je reparlerais plus en profondeur de l’encolure lors de mon tuto sur la tête, mais je considère que l’implantation de l’encolure forme un losange.

Notez que le poitrail bouge le mouvement des antérieurs et épaules, c’est que ça bouge un cheval !

De la même façon, parfois les antérieurs obscurcissent la visibilité du poitrail, surtout de face.

Avec ça, vous pouvez trouver et dessiner facilement l’avant-main, quel que soit l’angle de votre cheval !

Comment dessiner la croupe

Si vous aviez retenu que la croupe c’était un cercle, bingo ! Vous savez faire la base d’une belle croupe !

Après les croupes sont rarement rondes, en fait, cela dépend des chevaux, mais vous avez toujours plus ou moins la pointe de la fesse qui est visible.

Mon astuce pour faire une croupe moins ronde et plus correcte, c’est de tracer un trait qui part de la queue et va jusqu’à la pointe de la hanche, cela aplatit un peu le haut de la croupe.
Pour la pointe de la fesse, je considère qu’elle est au 3/4 du haut de la croupe, à partir de là, je fais rejoindre l’arrière de la cuisse au niveau du grasset.

Vu de dos la croupe est toujours assez arrondi, bien qu’on aplatit un brin au niveau des cuisses. On voit surtout les hanches au niveau du dos.
Le seul point compliqué (et encore) vient de la liaison entre l’intérieur de la cuisse avec la jambe, cela fait une accolade.

Alors, je fais un point rapide sur les parties génitales que je ne sais pas dessiner, mais n’oubliez pas que cette zone existe, voici quelques croquis pour vous donner un ordre d’idée de leur position.
Le jour où je saurais les dessiner je rallongerais le tuto.

De face, on ne distingue pas le haut de la croupe: les chevaux font assez tonneaux.

De 3/4 on voit surtout les hanches ressortir.

Comment dessiner le ventre

Le ventre est assez simple : un trait pour la colonne vertébrale qui relie l’épaule à la croupe et un rond pour le bidon en lui-même.
Bon, ça c’est dans la théorie, il y a moyen de faire mieux.

Pour le dos, déjà, il ne faut pas oublier le garrot. C’est la partie la plus haute d’un cheval (qui sert à définir sa taille). Plus ou moins saillante selon la race, c’est toujours bien de faire commencer le dos juste au-dessus de son point le plus haut.

La colonne vertébrale n’est jamais toute droite, entre le garrot et les hanches il est donc bon de créer une légère courbe.
Généralement, la zone la plus creuse est la zone juste derrière l’épaule.

J’en avais déjà parlé rapidement dans le précédant tuto « comment dessiner facilement un cheval », mais la colonne vertébrale bien que très souple ne se plie pas vraiment de haut en bas, que ce soit en extension ou en flexion (contraire à l’encolure qui est très souple)

Pour le ventre une fois que vous avez la colonne, vous pouvez représenter un cercle pour la cage thoracique.

La zone du passage de sangle qui relie le poitrail au ventre est une zone assez plate.

La zone derrière la cage thoracique allant jusqu’à la croupe de son côté est assez arrondie : attention à ne pas la faire remonter plus haut que l’épaule ! On dessine un cheval pas un lévrier ;p. On doit pouvoir tracer sans soucis un trait du bas poitrail au grasset pour tracer le ventre.

Quelques autres détails

On dessine peu souvent des chevaux sous ses angles, mais c’est toujours bien de savoir à quoi les chevaux ressemblent vu du ciel et vu d’en dessous.

Globalement, on voit toujours bien le ventre qui est un cercle écrasé, mais tout de même un cercle. À côté les épaules et la croupe est presque plate !

Vu de dessus …

… et vu de dessous !

Vu de haut, voici un exemple de flexion de l’encolure et du dos, on note sur le corps n’est pas forcément souple bien qu’il s’incurve, mais que l’encolure de son côté à une plus grande capacité de flexion !

Comment dessiner la queue d’un cheval

Je reparlerais en détail de la queue lors d’un autre tutoriel où je vous apprendrais la correspondance avec leur position et les émotions des chevaux, mais on peut quand même voir les bases !

La queue est composée de vertèbres de la colonne vertébrale, quand vous la dessinez, qu’elle soit implantée haute ou basse, elle est donc dans la continuation du dos. Leur mouvement vers le haut est donc relativement limité, bien que quelque race (comme le Pur Sang-arabe par exemple) peuvent la monter assez haut.
Niveau mouvement, bien que bougeant moins, pensez à la queue des chiens.

Il ne s’agit pas non plus d’une « queue de cheval » comme on fait dans nos cheveux, tous les crins ne poussent pas de la base : il y a une partie sans crins au niveau de l’anus (question d’hygiène) et les crins poussent tout du long de la partie où la queue se situe.

Le plus simple c’est de faire le croquis de la partie de la queue de base et de rajouter par dessus les crins selon la position et le mouvement.

Et voilà !

Ce fut un article long (et long à prévoir, écrire et illustrer), mais un article complet ! Enfin, aussi complet que j’ai pu le faire. J’ai tenté d’entrer au maximum dans le détail pour que vous compreniez ma façon de faire et mes raisons de le faire. J’ai beaucoup appris en observant de vrais chevaux et dessinant d’après modèle, donc c’est ce que je vous recommande, mais je sais combien les tutos sont bien utiles donc voilà tout ce que je sais.

Je l’ai déjà dit dans mon article « Comment dessiner facilement un cheval », mais je vais rajouter au fur et à mesure d’autres articles sur chaque partie du corps pour compléter celui-ci, jusqu’à ce que j’ai fait l’entièreté du corps du cheval, donc restez à l’écoute !


Décalquer et copier … C’est mal ?

Au détour d’internet vous êtes sûrement déjà tombés sur des avis telles que « décalquer c’est mal », « copier c’est mal », « c’est vraiment ne pas avoir d’inspiration que de copier d’autres artistes » … Et c’est aussi vrai que faux. C’est une vaste question que je vais tâcher de répondre, parce que j’ai moi-même appris dans les livres que copier et décalquer pouvait m’aider à progresser et sur Internet tout le monde hurle que c’est être le malin incarné que le faire.

La vérité c’est que les deux points de vue sont corrects. 
Décalquer peut autant vous apprendre qu’être une pratique à ne pas faire.

Comment décalquer

Déjà, la définition du décalquage c’est de prendre un dessin (ou une peinture ou une photo et caetera) et la reporter sur un autre support.

Pour donner un exemple, c’est prendre une photo et retracer tous les contours sur une feuille à l’identique pour obtenir un nouveau lineart.

Il y a pas mal de façon de le faire, les plus simples et connus sont d’utiliser du papier calque (vous savez, le papier cuisson chelou qu’on nous faisait acheté à l’école et dont on se servait 1 fois dans l’année), utilisez une surface lumineuse ou un logiciel.

Pour décalquer avec du papier calque, il suffit de prendre son modèle, placer par-dessus son papier calque et comme on voit relativement bien par transparence, avec un stylo/crayon recopier.

L’utilisation d’une table lumineuse est aussi très répandue, on l’a toustes fait étant enfants. La façon la plus simple est de faire comme pour le papier-calque, mais avec une feuille de papier, en se collant à une fenêtre ensoleillée. La version moins verticale c’est de prendre une surface transparente (boite en plastique, vitre ou autre) et mettre une lumière derrière. Hop, ça fait une table lumineuse low-cost ! Parce que finalement, une table lumineuse c’est une lampe avec une vitre dessus (bon, incliné et avec des trucs utiles, mais la fonction première, voilà quoi).

Il y a aussi la version numérique réalisable avec tout logiciel pourvu de calque : on baisse l’opacité du calque contenant le modèle et sur un autre calque, on trace comme avec un papier calque en sommes.

Il y a sans doute d’autres méthodes, mais c’est les principales et les plus utilisés.

Est-ce que décalquer c’est tricher ?

C’est un peu la question du « c’est quoi un mauvais chasseur et c’est quoi un bon chasseur ».
Dans l’absolue, oui, décalquer c’est « tricher ». En réalité, ça fait partie quasi intégrante de l’apprentissage du dessin. On l’a touste fait à un moment donner et on a appris en le faisant plusieurs fois sur un sujet qui nous intéresser.

Décalquer permet de retenir visuellement des proportions, des formes et d’inscrire dans notre mémoire un sujet. Surtout si on prend le temps de découper ce que l’on recopie en forme facilement identifiable (je parle de rond, carré et triangle).

Quand les bases sont intégrées, le décalquage ralentit l’apprentissage et surtout, la créativité. Si on prend l’habitude de toujours décalquer, même ne serait-ce que les formes principales d’un sujet, on ne travaille pas son oeil à repérer les soucis de proportions dans ce que l’on dessine. Rajoutons à ça que le temps que vous passez à chercher une référence à décalquer peut prendre pratiquement plus de temps que l’illustration en elle-même …

Si c’est une envie de perfection qui vous fait décalquer à tout va et faire de vos dessins des photomontages … il faut que vous arrêtiez de vous mettre la pression. Rien ne sera jamais parfait, surtout si vous débutez. Les erreurs sont normales et font partie du processus. Il ne faut pas en avoir peur et encore moins les éviter.

Décalquer peut vous aider à apprendre à dessiner

Pour s’entrainer décalquer ça peut être pas mal du tout, mais il ne faut pas « juste » refaire les contours. Le mieux est de se servir du décalquage pour comprendre comment les formes s’agencent entre elles.

Décomposer une image peut-être une excellente méthode d’apprendre en décalquant.
1. Pour cela, commencez par choisir une photo (autant apprendre directement les bonnes proportions avec une vraie référence).
2. Repérez les différentes formes principales qui composent la photo sans rentrer dans les détails. S’il s’agit d’un humain, repérer la tête, le torse et les membres. S’il s’agit d’un animal, le crâne, le torse et les membres. Pour un paysage, le premier plan, le plan médian et le fond.
3. Quand vous avez vos repères, essayez de repérer plus de formes : un sapin, c’est un triangle, une main un carré avec cinq saucisses … bref, découper en forme moins complexe ce que vous voyez.
4. Maintenant qu’on voit à plat les formes, il est temps de tenter de les voir en volume. La meilleure façon de faire est d’imaginer un quadrillage sur votre forme.
Toutes ses étapes aideront votre mémoire musculaire et visuelle à repérer les éléments importants de votre sujet pour le refaire plus tard.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi tenter de refaire les contours des zones d’ombres.

Ou tenter de redessiner sur une nouvelle feuille en partant de 0 la même photo, en vous aidant de la figure décalquée que vous avez faite.

Dans tous les cas, le décalquage ne doit pas être votre seule méthode d’apprentissage. Faites des études sans décalqué avec le même procédé, faites du gesture drawing, faites des copies d’artistes que vous appréciez, lisez des livres ou tutos … Bref, diversifiez vos sources.

En quoi c’est mal

Premièrement, parce que ce n’est pas votre illustration.
Ce sont des études que vous avez faites à partir du contenu de quelqu’un, qui en possède les droits exclusifs et que vous n’avez pas le droit de toucher en dehors de votre usage privé.
Même si vous précisez que vous avez eu un modèle, cela ne retire pas le fait que vous avez utilisé le contenu de quelqu’un sans en avoir l’autorisations. Vous n’avez pas plus d’autorisation de le publier où que ce soit.

Et quand on apprend, on est fier de notre progression et on a envie de partager nos croquis et études … donc autant garder pour nous nos décalques et faire d’autres croquis qu’on pourra partager.

Secondement, si on ne fait que décalquer, on ne pourra pas recevoir de critique qui sera utile à notre progression.
Quand on critique un décalque à part : tu as oublié l’oreille gauche, on peut pas dire grand-chose.
Lorsque l’on critique une oeuvre originale, on peut indiquer de véritables défauts et donc aider à mieux les repérer les fois suivantes, donc progresser.
Même si vous ne voulez pas que quelqu’un vous dise vos défauts, avec une oeuvre originale, vous les verrez de vous-même et cela vous aidera à y faire attention dans vos prochains dessins.

Et du coup, copier, c’est mal ?

C’est relativement le même souci.

C’est intéressant de recopier une photo ou un artiste que l’on apprécie, de chercher pourquoi ça marche, quel technique a été employé et apprendre par la copie, mais encore une fois on ne peut pas partager ce que l’on a fait vu qu’on en possède pas les droits et si on ne fait que ça, ça n’aide pas à progresser.

Cependant, copier un artiste que l’on admire et tenter de trouver sa façon d’arriver à un résultat donné est une excellente façon de progresser et là encore, c’est une méthode d’entrainement que je recommande.

Quand vous copiez, pensez à varier les artistes. Parce que chaque artistes à ses propres défauts, mais aussi pour le plaisir de crée au fur et à mesure un style qui vous plait.
Untel fait de superbe paysage, tenter de copier sa manière de faire.
Unetelle gère très bien les couleurs, vous pouvez aussi apprendre d’elle.
Et au fur et à mesure du temps, vous mélangerez ce que vous adorer chez ses deux artistes pour vous faire un style bien à vous.)

Voilà, j’espère avoir été clair … C’était pas facile, parce qu’il y a pas mal de choses à prendre en compte et autant de réponses négatives que positives.


Utiliser Trello pour organiser ses dessins en cours

Toujours sur plusieurs illustrations en même temps ? Vous savez plus où vous en êtes sur tel ou tel illustration ? Votre esprit est en état de création d’idée h24 ?

Pas de panique dans la discothèque !
Enfin, si, vous pouvez paniquez sans doute. Je vais vous montrer comment je m’organisais il y a peu et ma nouvelle méthode. Le but est pas de vous dire « hé, ma méthode est mieux que la tienne », mais plutôt de vous montrer comment je fais pour peut-être vous aider à trouver la méthode qui marchera pour vous. Parce que je maintiens mordicus que les méthodes faut les adapter à sois, il y a autant de méthode que de personnes.
Peut-être que ma méthode vous aidera pas du tout, peut-être que ça vous aidera, qui sait ? Pas moi, mais je serais ravie de voir votre propre méthode actuelle et savoir si je vous ai aidé !

Pourquoi j’utilise Trello et pas autre chose

D’abord, présentation courte de ce qu’est Trello : c’est un outil de gestion en ligne, inspiré de la méthode Kanban. On peut y avoir des tableaux, avec des listes et des cartes. En gros, c’est un gros tableau de liège plein de post-it virtuel.

Pendant un bout de temps, je naviguais entre Habitica et Google Agenda pour mon organisation, mais quand j’ai commencé à utiliser Trello j’ai fini par l’utiliser pour TOUT.
Pour vous dire, j’ai une board agenda/BuJo, une board spécialement pour mes notes relatives aux JVs (ça m’évite de retourner sur Internet toutes les dix minutes pour vérifier où se trouve tel objet de quête), un tableau de recette de cuisine vegan et j’en passe …
Bref, au fur et à mesure, j’ai fini par avoir une board spécialement pour mes illustrations.

Trello, c’est simple d’utilisation, je peux ajouter autant de listes, liens et images que je veux et ça reste joli et organisé.
Le bonus ? C’est accessible de mon téléphone.
Je peux donc dans la rue noter une idée ou voir où j’en suis sur une illustration.

Techniquement, je peux aussi partager mes boards avec d’autres utilisateurises de Trello. Si je bossais pas seule, ça serait pratique.

Trello-lingo

Pour piger ce que je raconte, un peu de vocabulaire :
– un tableau est une page où on réunit des listes de cartes
– les listes sont les colonnes dans un tableau, c’est des genres de catégories quoi
– les cartes sont des tâches ou des informations, en cliquant sur une carte on peut accéder à une description, des images supplémentaires, diverses pièces jointes, des checklists, des étiquettes ou une date limite

Board Kanban Trello pour les illustrations de Scotis

La méthode Kanban

Je saurais pas expliquer ce qu’est la méthode Kanban de façon concise, donc voici un bon article sur le sujet.
Par contre, ce que je saurais faire, c’est vous expliquer comment j’organisais ma board illustration quand j’utilisas cette méthode ! (oui, je l’utilise plus, j’en reparle plus tard)

Le principe est simple, à la base, il s’agit d’avoir :
– une liste [DONE] où se trouve les illustrations que j’ai fini
– une liste [DOING] où je met les illustrations que je suis en train de faire
– une liste [TO-DO] où je met mes idées, que ce soit sous forme de croquis ou non

Par clarité, j’avais séparé ma liste [DONE] en une liste pour les illustrations qui ont besoin que je rédige un article pour mon blog et une liste pour les illustrations qu’il faut que je mette en vente sur ma boutique.

Niveau fonctionnement ?

Dès que j’ai une ombre d’idée, je la met dans [TO-DO]. Des fois j’ai un croquis, des fois une photo, des fois une référence, des fois c’est juste quelques mots. J’essaye d’ajouter une description pour que quand je reverrais l’idée Xmois plus tard je me souvienne de ce que j’avais en tête.

Quand je suis en train de bidouiller sur l’illustration, je déplace la carte dans [DOING], j’y met l’illustration que je met à jour toutes les heures environs, pour toujours avoir un aperçu d’où j’en suis. J’ai aussi des étiquettes d’état, pour savoir où j’en suis. Souvent dans les descriptions on peut trouver des tutos ou références.
L’avantage d’avoir autant d’info, c’est que je peux quitter l’illustration sans rien perdre et y revenir quand je veux.
Je rage sur une image ? Je vais continuer une autre. Et j’oublie jamais où j’en suis.

Quand j’ai fini mon illustration, ça va dans [DONE] et hop !

J’ai toujours une bonne vue sur mes illustrations en cours, je sais ce que je dois faire dessus et je me perds plus dans mes 46 WIPs.
C’pas tellement nécessaire quand j’ai que 4illus persos … mais quand il s’agit de ma board pro, où je dois régulièrement mettre en pause des illustrations le temps d’avoir des retours clients et où je navigue de projet en projet, là ça devient rudement précieux.

(j'ai flouté les photos dans Sketch that parce que c'est des photos dont je n'ai pas les droits, il s'agit de mes échauffements du matin)

La méthode que j’utilise maintenant

Ce premier système était bien quand j’avais peu de projet perso … et j’utilise toujours ce système pour les projets pros, parce que pour jongler entre les projets, c’est beaucoup plus simple !
Par contre, niveau perso, je navigue moi-même entre différents projets et surtout, je navigue non pas selon les ordres de priorités/deadlines, mais selon mes envies et ma motivation. Je travaille jamais de façon très linéaire sur mes propres illustrations.

Mon tableau perso a donc changé de fonctionnement, un peu. 

Je n’ai plus de liste [DONE]. Je m’embrouillais entre mes rédactions d’articles et mes mises en ventes.
Quand j’ai finis une illustration, je la déplace au prochain mardi sur mon tableau qui me sert de Bullet Journal. C’est mon jour de rédaction d’articles et je suis donc sûre que l’article sera fait quand les détails techniques sont encore frais dans mon esprit. Je peux donc lui assigner une date de parution et voir sur mon calendrier où j’en suis plus facilement dans mes rédactions.

Je ne sépare plus non plus en [DOING] et [TO-DO] dans mon tableau. Parce que je choisis et j’avance mes projets à l’envie, j’me retrouve souvent à faire plein de choses en même temps.
Les illustrations que je réalise et qui anciennement était dans DOING se retrouve en haut de liste quand je les avance. Les nouvelles idées sont placés en fin de liste. Ainsi, par strate on retrouve mes illustrations par ordre de réalisation.

Mes cartes illustrations en cours en détail

Bon, maintenant que j’ai passé de longues minutes à vous expliquer mes tableaux et listes … et si je vous montrez mes cartes en elle-même ?

Elles sont assez simples.
Un screen ou une photo assez récente pour l’illustrer et voir d’un coup d’oeil où j’en suis et une checklist.

Avoir une checklist me permet de rien oublier (parce que j’ai une mémoire de poulpe) et toujours savoirs où j’en suis.
Généralement je rajoute plein de commentaires à cette liste quand je réalise une illustration. Les détails à peindre, où j’en suis dans mes aplats, les liens vers un tuto pour tel élément que je sais que j’ai jamais fait ou galère, bref, j’annote pour pouvoir faire des pauses quand je veux sans que ça me pénalise.
C’est ça qui me permet parfois de faire 20h sur une seule illustration.

Quand il s’agit de commande client, j’ai également une checklist spéciale de pré-commande (pour ne pas oublier de demander les informations qu’il me faudra) et une checklist de finalisation de projet (pour ne pas oublier si je fais un envois et si oui, à quel adresse).

Pas mal d’artiste n’utilise pas ce genre de liste, parce que pour elleux leur process est une évidence.
J’ai beau connaitre par coeur le mien aussi, j’ai tendance à ne plus savoir où j’en suis et oublier des étapes très facilement dans le feu de l’action. Tant et si bien que sans ses petites listes, je me stress toutes seules … Alors, j’ai des checklists, nah.

Alors ?

J’ai déjà vu des artistes faire un petit thumbnail en noire et blanc et faire des lignes aux surligneurs au fur et à mesure de leur avancement. Je trouve cette méthode géniale, même si moi elle ne me conviendrait pas.

A une époque je faisais juste une liste et des annotations directements sur mes dessins au fur et à mesure sur un calque à part, pour ne pas me perdre.

Il y a plein de méthode d’organisation, j’trouve ça assez fantastique qu’on arrive à organiser notre bordel intérieur, quel que soit notre façon de faire.

Du coup, vous, c’est quoi votre méthode à vous ?


Quelques rappels pour les créatifs anxieux et/ou dépressif

Les problèmes de confiances en soi, la peur de ne pas être parfait, la peur de ne pas être à la hauteur d’un objectif qu’on s’est placé ou juste, la dépression … C’est parfois dur d’être un artiste et au-delà de la vision glorifiés (et fausse) de ce qu’est la vie d’artiste, peu de gens comprennent les doutes qui nous envahissent. 
La bonne nouvelle, c’est qu’on est pas seul. Chaque artiste connait ou a connu l’anxiété due à sa pratique. On a développé pas mal d’idée pour s’entre-aider et se rassurer.

C’est à ça que va servir cet article, nous rappeler combien on est top cool et que, ça va aller !

Vous êtes bien plus que ce que vous créez

Vous trouvez que ce que vous faites est nul ou moyen ? Eh bien vous, vous n’êtes pas moyen ou nul ! Vous êtes en plein apprentissage.
Même si cela fait 50 ans que vous dessinez, vous avez encore beaucoup à apprendre !

Même si vous ne vous en rendez pas compte, vous avez plus de valeurs que le niveau que vous jugez avoir.

Vous voyez surtout tout le chemin qu’il vous reste à parcourir et pas le chemin parcouru, parce que vous êtes sur votre voie d’artiste. Comme on dit : l’herbe est plus verte ailleurs parce qu’on ne voit par la terre sous l’herbe avec la perspective.

Votre productivité ne détermine pas votre valeur

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas capable de produire 50 oeuvres/minutes que vous êtes nul.

Le but n’est pas de peindre à toute allure et rivalisez les photocopieuses, le but est de peindre ce qui vous intéresse et vous faire plaisir, tout en ravissant les yeux des gens ! Vous pouvez produire un tableau par an et être heureux de le faire. C’est ça le plus important.

Travailler lentement et éviter de vouloir finir le plus vite possible une peinture peu même être bénéfique à votre productivité ! Vous prendrez le temps de véritablement vous concentrer sur ce que vous faites, réfléchir à ce que vous faites et pourquoi vous le faites (voir réfléchir à comment améliorer votre façon de le faire), vous prendrez le temps d’être délibéré (et libéré) et cela pourra donner vos meilleures chances de faire une oeuvre qui vous plaisent !

C’est autorisé de ne rien faire parfois et de vous reposer

Parfois, pour être un meilleur artiste, il faut savoir se mettre en hibernation créative, voir se faire une véritable pause pour repartir du bon pied après. Cela fait partie intégrante du processus créatif : le burn-out ça a jamais fait du bien à qui que ce soit.

Quand je dis pause, je parle d’une véritable pause pour se relaxer et juste, lâchez loin derrière nous tous nos petits soucis. Non, une pause où on scroll en boucle sur les réseaux sociaux n’est pas une pause. Une vraie pause, c’est une pause où on ne stimule pas (ou presque pas) son cerveau : aller marcher/courir, faire de la méditation, lire un livre, écouter un audiobook en buvant du thé en regardant par votre fenêtre …
Pas besoin que ses pauses durent 1h, juste 10min dans votre journée peut faire du bien.

Tout ce que vous entreprenez n’a pas à devenir un produit fini

Ce n’est pas parce que vous commencez une peinture ou un projet que vous devez le finir. Cela peut rester un WIP ou juste, vous pouvez l’abandonner et le reprendre à 0 sur un support tout neuf.

Ce n’est pas parce que ce n’est pas fini que vous n’avez pas appris en le faisant ou que vous ne pouvez pas juste l’aimer en l’état. Les croquis ont aussi leur propre beauté.

Tout ce que vous faites n’a pas à être important, d’une valeur significative ou même bien

Parce que vous avez fini quelque chose ne veut pas dire que vous devez le présenter à la terre entière comment vous avez trop progressé !
Vous pouvez aussi en être fier-e et ne pas le montrer, le garder rien que pour vous. Ou ne pas en être fier et ne le montrer qu’aux gens de confiance pour avoir des retours intéressants. Ou peut-être juste l’oublier dans un coin.

Vous pouvez faire des choses justes pour vous

Envie de peindre à l’identique un screenshot de votre film préféré ? Ou faire une copie d’unae artiste que vous appréciez ? Certes, ce ne sera pas montrable (question droit d’auteur), mais vous apprendrez beaucoup en copiant ! Surtout, vous vous serez fait plaisir en recopiant quelque chose qui vous fait plaisir.

Et le fanart honteux que vous voulez faire depuis des jours ? Faites-le. Rien que pour vous. Vous n’êtes pas obligé de le montrer à quiconque.

Faites-vous plaisir dans votre coin !

Vous pouvez garder vos secrets (que ce soit gardé des projets ou des techniques)

Ce n’est pas parce que des gens vous réclament un tuto ou que vous partagiez vos astuces que vous devez le faire.
Si vous aimez le faire, vous pouvez bien sûr, mais rien ne doit vous empêcher de répondre « non, désolé, je n’ai pas envie de partager mon savoir ».

Toustes les artistes ne partagent pas tout leur savoir.

Vous avez le droit de dire non

Un projet ne vous enchante pas ? Vous aviez dit que vous feriez un fanart à quelqu’un, mais finalement vous avez d’autres projets plus passionnants/payés/des imprévus et vous allez donc retirer votre proposition ?

Quelle que soit la chose à laquelle vous voulez dire non, vous en avez le droit. Rien ne doit vous forcer la main. 

Personne n’est parfaitement efficace

On glorifie la productivité et la perfection, on recherche un équilibre innatégnable pour devenir une meilleure version de nous-même et d’un côté, vouloir s’améliorer c’est génial ! Sauf quand on tombe dans le piège d’oublier qu’il n’y à pas de point d’arrivée dans le voyage vers la perfection.
On reste humain, avec nos travers et nous sommes unique. Il ne faut donc pas chercher à atteindre une destination qui n’existe pas. Prendre le temps, jour après jour d’être plus heureuxse et de s’améliorer dans des domaines où c’est possible, au final, c’est bien mieux.

Les systèmes pour être plus productif, c’est utile et appréciable, mais cela ne doit pas nous éloigner de notre joie de peindre/dessiner (et de vivre).

Eww feelings tips

J’savais pas comment nommer cette liste, je sais le nom est nul, mais c’est une liste que j’ai toujours sur mon Bullet-Journal de truc à faire quand j’vais pas super bien, mais que tout de suite, je suis incapable de deviner/savoir d’où ça vient. Je fais généralement les choses dans cet ordre jusqu’à ce que ça aille mieux et après, je vais mieux ou au moins, je suis suffisamment calme pour prendre du recul sur la situation et corriger ce qui m’embête.

  1. Exercice de respiration antipanique (Inspirer deux fois calmement, bloquer la respiration 5 missisipis, expirer deux fois calmement, reprendre jusqu’au calme complet de chez complet)
  2. Respire un grand coup et fixe un mur vide pendant quelques minutes
  3. Enfile un kigu/un pull/enroule-toi dans ton doudou et allume ta lampe à lave/une bougie
  4. Qu’est-ce qui serait la chose unique qui une fois faite fera de cette journée une bonne journée ? Casse cette chose en petit morceau réalisable que tu ne peux pas louper quoiqu’il arrive et mets-toi au boulot. Respire, tout ira bien.
  5. Va marcher (ou tourner en rond dans mon salon), bois de l’eau, fait une sieste de 20min, mange quelque chose d’healthy SOUVIENS-TOI QUE TU ES GENIALLISSIME !
  6. Passes min 10min sur un de ses sites : http://stars.chromeexperiments.com/ ou http://weavesilk.com/ ou https://thisissand.com/
  7. Ne tentes pas de tout faire à la fois, un projet à la fois et si possible, pas plus d’un par heure.

Et vous, c’est quoi vos astuces que vous donneriez aux gens angoissés dans leur pratique artistique ?