La motivation de dessiner, où la trouver

Les muses des artistes c’est capricieux … Et assez volatile. Il y a des jours où on déborde d’énergie et de motivation, le pouvoir de l’artiste tout puissant est avec nous. Et des jours où, non, on l’a pas du tout la motivation.

Le manque de motivation, ça me connait bien ! J’ai un peu appris à mes dépens que la motivation ça se remplace bien par de la discipline et des routines qui me permettent de dessiner tous les jours.

Voilà quelques conseils pour trouver sa motivation et si possible, la garder !

Trouver votre motivation

Votre raison de dessiner

C’est pas si aléatoire que ça comme question. J’l’ai pas tiré de mon chapeau magique pour rien et j’l’ai surtout pas placé aussi haut dans ma liste de conseil juste pour mon bon plaisir.

Savoir POURQUOI je dessine, c’est ce qui m’a motivée et me remotive. C’est pas juste parce que ça me fait du bien (même si c’est une raison). Mon but dans la vie c’est de mettre du poney dans la vie des gens. J’suis pas la fille de Crésus, je peux pas acheter des poneys et des pâtures à gogo pour les offrir aux gens. Donc je me suis tournée vers l’illustration pour offrir des dessins de poneys aux gens (c’est mieux que les colliers de nouilles).

Certains dessinent pour informer les gens de sujets tels que la grossophobie ou la vie d’une personne transgenre. Certains dessinent pour communiquer leur amour des chats ou des femmes. Certains dessinent juste pour apprendre à dessiner, pour leur plaisir personnel.

Il y a pas de « bonne » raison de dessiner, mais le savoir ça permet de se souvenir des raisons qui nous ont fait commencer et reprendre son crayon/stylet/pinceau.

Alors, quel est votre but dans votre vie créative ?

Savoir quoi dessiner

Des fois, c’est pas tant la motivation en soi le souci, mais plutôt l’inspiration. 
C’est là qu’entre en jeux les prompts, les études, les gestures drawings, les challenges ou autres jeux. J’en ai fait un article complet avec plein d’astuces pour trouver le sujet de son prochain dessin, ainsi que des sites pour s’inspirer et apprendre.

Visualiser votre motivation

Pourquoi est-ce que vous ne vous feriez pas un endroit devant lequel vous passez souvent avec vos illustrations en cours ou un collage d’image qui vous donne envie de dessiner ?
Si vous passer devant, il y a de forte chance que votre cerveau en le voyant se dise « tient, j’irais bien dessiner ! ». Cela peu être vos propres illustrations, mais aussi simplement des choses que vous aimerez bien dessiner dans le futur, des croquis d’idées, des illustrations de gens qui vous inspire … L’idée, c’est que ça soit visuellement quelque chose qui vous donne envie et que vous n’allez pas oublier dans un coin sans jamais le revisiter.

Garder votre motivation

Rendez les choses plus accessibles

Vous voulez dessiner … mais ça implique d’abord de dégager une plage horaire entre votre série télévisée et votre vaisselle, pendant ce créneau chèrement acquis il vous faudra ranger votre table … Déjà d’ici j’ai la flemme pour vous.
Si c’est galère de juste commencer à dessiner, toute l’énergie descend à 0 avant même le premier trait.
Plus c’est simple, plus souvent vous ferez !

Il vaut mieux tenter d’avoir le moins d’étapes possible avant de s’installer devant son plan de travail. Ce qui implique d’avoir un espace dédié (même minuscule) pour dessiner ou facilement dégageable et se réserver du temps.  J’en parle plus longuement dans un article complet parlant de comment s’organiser pour dessiner.

Autant que possible, si vous voyez que vous n’arrivez pas à mettre en place une habitude ou à faire quelque chose, demandez-vous pourquoi est-ce qu’il y a de la résistance. Une fois que vous l’avez trouver, chercher ce qui cause cette résistance et ensuite, travailler à plusieurs solutions pour l’accommoder (des fois, la première solution marche, mais réalistiquement, il faut souvent plusieurs itérations d’une idée ou mettre plusieurs choses en place pour faire disparaitre une résistance).
Faites tout changement étape par étape pour déjà vous y habiter, mais aussi pour pouvoir voir si ça vous convient vraiment et vous adapter (ou adapter le changement à vous).

Et à l’inverse, si vous voyez que quelque chose vous empêche trop de faire ce que vous aimeriez faire, rendez ça moins accessible.
Par exemple, si vous pouvez vous isoler dans une pièce avec un casque réducteur de bruit extérieur en prévenant qu’il ne faut pas vous déranger, vous serez moins distrait par les bruits dans le reste de votre foyer et personne ne viendra frapper à votre porte. Cela peut aussi être le fait de couper internet pour n’avoir accès qu’à votre logiciel de dessin ou carnet. À vous de voir quelles sont vos distractions les plus fréquentes et les retirer de vos moments autant que faire se peut.

Juste 5 minutes

(ou un cercle)

Là. Effort minimal. Résultat garanti.

C’est comme ça que je fais mon premier trait souvent, en me disant  » je gribouille 5 min sur ce dessin sur un calque pour noter mes idées  » et bien souvent (pour pas dire 95% du temps), je finis par passer une heure ou plus sur mon dessin.

Le plus dur c’est le plus souvent de commencer et affronter sa page blanche ou le fait de s’installer. Une fois qu’on a commencé à gribouiller, le cerveau suit tout seul et sait enfin retrouver la motivation qu’il avait perdue on ne sait où. C’est fourbe un cerveau … mais on est capable de l’être encore plus, non mais !

Formuler un plan réaliste

Des fois, la motivation on en a besoin sur le long terme et pas juste sur un seul dessin. C’est souvent là qu’écrire sur papier un plan qui permet de visualiser ce qu’on va devoir accomplir ça aide. Surtout si on laisse des espaces pour cocher ce qui est fait, parce qu’on aura envie de gagner et finir notre plan.

Comment faire un plan alors ?
Déjà, il faut que ça soit réalisable. Quitte à commencer avec un petit but pour se mettre en jambe (si votre but à terme c’est de dessiner 8h/jour, commencez peut-être par 30min/jour et augmentez au fur et à mesure des semaines).
Évitez d’avoir 36 buts en même temps. Un gros et un petit, c’est déjà énorme (toutes catégories confondues, pas qu’en illustration).
Votre but doit être quantifiable et spécifique. Dessiner plus, c’est vague. Si votre but devient  » Dessiner 1h par semaine  » vous pouvez voir où vous en êtes super facilement. Idem si votre but c’est  » apprendre à dessiner des chevaux « , c’est pas quantifiable et pas motivant, par contre  » dessiner 100 chevaux avec modèle  » là, c’faisable !

Et la citation de la fin qui m’aide beaucoup :
Un rêve écrit avec une date devient un but.
Un but découpé en étapes devient un plan.
Un plan mis en action devient une réalité.

Trouver l’énergie (physique)

Avoir la motivation, c’est génial. Si l’énergie suit.

Si vous êtes fatigués, affamés ou juste sans énergie … ça risque pas d’aller loin.
Une grande part de la motivation c’est d’aller bien, autant mentalement que physiquement. C’est important de prendre soin de vous.

Si vous n’avez aucune énergie, motivation ou inspiration, demandez-vous si vous avez mangé correctement, dans de bonnes quantités adaptées à vous, si vous êtes bien reposés ou si vous allez bien moralement. C’est dur de dessiner quand on est en pleine crise d’anxiété.

C’est un paragraphe super vague et n’étant ni médecin ni psychologue je vais pas en parler longtemps, mais si vous n’avez pas d’énergie physique, morale ou souffrez de quoi que ce soit, plutôt que de courir après votre motivation, prenez le temps de vous occupez de vous ou de consulter un professionnel de santé. Ce sera plus efficace sur le court et long terme que de lire je ne sais combien de livre ou blog sur comment trouver votre motivation (même si j’vous conseille d’en lire plusieurs, chaque personne étant différente).

Trouver sa motivation c’est super vague comme sujet … mais j’ai tenté de regrouper tout ce qui a pu m’aider par le passé ou marche sur moi, en espérant que ça vous aide autant que moi ça m’aide !


Je ne sais pas quoi dessiner : je fais quoi ?

Peut-être que vous aussi vous essayez de vous installer une routine pour dessiner chaque jour un peu. Ou peut-être que vous voulez juste dessiner un peu plus que d’habitude. Ou encore vous vous demandez souvent quoi dessiner. On sait tous qu’on galère tous, entre manque d’inspiration, de motivations ou art-block.

Alors, où trouver cette inspiration tant recherché pour enfin savoir quoi dessiner ?

Le syndrome de la page blanche

Vous êtes installés. Devant vous, votre feuille blanche (ou votre écran vide, c’est selon).
Et BLAM, c’est la leucosélophobie !

On a tellement envie de bien faire, de faire un dessin bien sympa, que toute idée qui nous vient en tête est MAUVAISE. Du coup, impossible de commencer ou finir ce qu’on a sous les yeux.
C’est ce qui déclenche pas mal de soucis chez les artistes. On connait tous ce genre de blocage … qui sont pas agréable à avoir.

Pas de panique dans la boutique !

On va tenter de se dépatouiller et de remplir notre feuille. Voilà donc un plein d’idée qui j’espère vous aidera.

Faites comme Calypso : dites ouste à l’art-block (et au stress) !

L’hibernation créative (le copain positive-attitude de l’art block)

Parce que parfois, on a le syndrome de la page blanche juste parce qu’on a besoin d’une hibernation créative et que notre cerveau nous y a plongés sans qu’on s’en rende compte.
Lire l’article

Art block : en venir à bout

L’ennemi juré des artistes, pire que la leucosélophobie ou l’hibernation créative, qui n’est pas une fatalité !
Lire l’article

La motivation de dessiner, où la trouver

Les muses des artistes c’est capricieux … Et assez volatile. Il y a des jours où on déborde d’énergie et de motivation, le pouvoir de l’artiste tout puissant est avec nous. Et des jours où, non, on l’a pas du tout la motivation.
Lire l’article

Les idées simples à dessiner

Ces idées sont simplement là pour avoir quelques choses de vraiment facile et rapide à faire pour remplir sa feuille et/ou faire le minimum syndicale quand on veut absolument dessiner, mais en a pas la force mentale ou physique de le faire.

Le but est de ne pas (trop) angoisser et ne pas se rendre malade si jamais vous n’êtes pas capable de ne rien faire. L’illustration ne devrait pas vous rendre malade, cependant, si c’est le cas, demandez-vous pourquoi ou parlez-en, c’est pas normal (prenez soin de vous, vous êtes une personne géniale et le mêritez <3).

Fais un rond

Quand je ne suis pas chez moi, loin de mon PC ou juste que je n’ai pas envie de choisir, je fais un rond.

Oui, c’est peu, mais c’est un début.

Sois je m’arrête là et j’ai fait mon dessin de la journée. Même si c’est peu, ça m’aidera à avoir le cerveau en paix.
Sois je le met en volume. Au feutre, au crayon, au bic, en hachures, toutes les techniques sont bonnes.
Sois je pars sur une tête d’animal.

Le tout est de pouvoir me dire « oui, j’ai dessiné aujourd’hui. C’était pas une œuvre d’art, mais je l’ai fait. »
Je dessine pour mon propre plaisir. Mon but est de me faire plaisir et même si j’aimerais produire une œuvre finie chaque jour, je sais que je n’en suis pas capable alors je ne veux pas me dégoûter.

Zentangle

Fun à faire, on l’a toustes plus ou moins fait (ou au moins une variante en cours) : il s’agit de remplir une zone (souvent carré) de motif, que ce soit des lignes, des bulles ou quelques choses d’un peu plus complexe. Si vous tapez zentangle sur Pinterest ou Google vous verrez plein d’exemple plus sympa les uns que les autres.

En plus de vous détendre et de vous faire remplir votre carnet, cela vous apprendra à dessiner des nouveaux motifs pour vos futures illustrations ! Fini les habits unies pour vos personnages !

Les idées funs à dessiner

Ces idées sont là pour s’amuser, purement et simplement, histoire de relâcher la tension et faire s’agiter le crayon/stylet/pinceau.

Trouver un ami

À quatre mains, c’est plus rigolo !

C’est le moment d’échanger vos linearts avec un ami pour que chacun colorie l’œuvre de l’autre. Ou alors de dessiner son personnage favori pour lui faire un cadeau.

Pas d’ami dessinant dans votre entourage ? Il existe plein de coloriages sur internet que vous pourrez coloriez afin de vous amuser.

Poulain noir dun, dessin

Randoms Generators

En français, générateur d’aléatoire. Le but de ses sites est de prendre deux éléments et les mélanger. Cela fait toujours la surprise et c’est souvent farfelu.

Il en existe plein sur les internets, mais en voici quelques uns que j’aime bien :

Les études

Pour s’améliorer, rien de telles que s’inspirer de la vie réelle. Mais parce que dessiner 100 fois le même taille crayon c’est rapidement gonflant, quelques idées pour varier un peu les plaisirs et apprendre d’avantage.

Les références

D’autres fois, j’ai pas envie d’imaginer ou de me servir concrètement de mon cerveau.

Alors j’ai un dossier sur mon bureau plein de photos ou dessins qui m’ont inspiré à un moment X ou Y et que je recopie donc méthodiquement. Dans ce dossier, j’ai des chevaux, des rats, mes animaux préférés, des humains parce que je sais que je galère à en dessiner, mais aussi des voitures, des motifs, des animaux moins communs et plein de choses diverses et variés. Un vrai bric à brac ! Mais dans ce dossier, il y a bien un truc qui va m’accrocher l’œil.

Parfois, je recopie une image et je la détourne.
Le panda que j’ai dessiné était de dos ? Et si je l’imaginais dans la même position, mais vue de face ? Je n’ai pas toujours envie de partir comme ça, mais c’est un bon exercice qu’il est bon de faire quelques fois.

Gesture drawing

Lancer un timer (idéalement entre 30 sec et 10min) et tenter de capturer l’essence du modèle !
Faites ça en série et vous apprendrez très vite !

Malheureusement, il n’existe pas encore de site de ce genre spécialiser dans les animaux … Mais en vous créant vous-même un dossier de photo et en vous armant d’un chronomètre, il y a moyen de vous recréer un système similaire.

Utilisez un pantin

Jouer avec un pantin (de bois ou en 3D) vous permettra de vous amuser à lui donner des positions rigolotes et si vous prenez des screenshots/photos à chaque fois qu’une pose vous intéresse, vous pourrez l’explorer sous plusieurs angles. Cela vous aidera à appréhender les formes en 3D.

Si vous n’avez pas de pantin ou figurine posable à portée de main, voici Design Doll (ou votre nouveau mannequin 3D facile d’utilisation, genre vraiment, que pour les humains malheureusement).

Où trouver des références

Tous les sites de gestures drawing, mannequins 3D et catalogues de références que je connais et apprécie sont répertorié dans cette article et régulièrement mit à jour.

Copitons gaiement

Mais comment qu’ielle a fait … ?
La question vous taraude et la personne n’a pas fait de tutoriel ? Vous voulez vraiment comprendre la technique d’un artiste ?
Pour apprendre d’une personne, rien ne vaux s’inspirer d’elleux directement !

Prenez une oeuvre avec un élément qui vous intéresse (texture, couleurs, composition … ce que vous voulez) et tenter de le refaire. Faites plusieurs essais et tenter d’analyser pour vraiment avoir une idée de la meilleure façon de procéder pour arriver à un résultat similaire. Vous apprendrez beaucoup, même si vous n’arrivez pas au même résultat.

Bien sûr, si copier ou décalquer pour apprendre c’est totalement okay, pensez que très peu de personne apprécie qu’on poste sur les réseaux sociaux ce genre de copie. Donc pensez à garder précieusement pour vous votre travail et ne le diffusez pas. Et si vraiment vous souhaitez montrer ce que vous avez réalisé, pensez à taguer l’artiste originale, donnez les liens de son site et ses réseaux sociaux et bien sûr si la personne vous le demande, soyez prêt à supprimer votre oeuvre des internets.

Les tutoriels

Vous avez toujours voulu savoir peindre une bulle de savon ?
Vous ne savez pas quoi dessiner, alors c’est le bon moment pour trouver un tutos qui vous plaît sur le sujet et pas à pas, le refaire. Vous rajouterez un outil à votre arsenal de compétence et peut-être que cela vous donnera envie de faire une illustration complète sur le sujet !

Les défis

Là, le but est clairement que ça soit compliqué et sortir de sa zone de confort ! Mais de temps en temps, ça fait du bien.

Dessin d'Anoukiss dans sa maison

Redessiner une vieille oeuvre

Draw this again est un des challenges les plus connus et populaire, pourquoi ne pas le faire ? Prendre un vieu dessin que l’on aimait bien et le refaire, pour voir comment on a progressé.

On peu même le faire en changeant de médium. Vous l’aviez fait à l’aquarelle ? Pourquoi ne pas tenter de le refaire sur votre ordinateur ? Ou en pâte à modeler !

Explorons l’espace

Trouvez chez vous un objet avec une forme intéressante (à vous de voir ce que vous trouver intéressant, ça peut autant être un dé qu’une bouteille avec une jolie forme).
Prenez une photo d’un angle qui vous intéresse.
Dessinez par dessus votre forme pour en faire un vaisseau spatiale. Pensez à l’habitacle, à un moyen de propulsion, peut-être un moyen de défense ? Ou de minage ?

Donnez libre court à votre imagination ! Quel que soit le résultat, c’est un exercice intéressant.

Pour avoir un peu d’inspiration, je vous conseille d’aller regarder ce que fait Erix Geusz, il maîtrise l’exercice.

Forme étrange

Vous avez sans doute déjà croisé cette exercice, certains l’adore, certains le déteste. À vous de voir.

Le but est de dessiner une forme quelconque (si possible pas trop complexe), soit au crayon de papier, soit au feutre.
Dans cette forme, calez-y ce que vous voyez. Que ce soit un visage, un animal roulé en boule ou un véhicule. Le but est de donner des contours et des traits à cette forme, sans en sortir pour créer un nouvel élément.
C’est tout aussi fun que c’est frustrant.

Limitation de couleurs

Petit défis que vous avez sans doute déjà croiser. Que ce soit sous le nom de « 3 marqueurs challenges » ou un nom similaire.

L’idée est de choisir une ou X couleurs de façon aléatoire et réaliser une illustration en se limitant exclusivement à ses teintes-là.

Vous pouvez trouver des palettes sur DeviantArt, en générer une sur le site Paletton ou aller sur Design Seeds (chacune des palettes que ce site propose comporte une petite photo, ça donne une idée de thème).

Dessin d'OC de Scotis.

Les prompts

Parfois, il me manque juste l’étincelle pour embraser l’idée. Alors j’ai toujours dans un coin de mon PC des listes de prompts (aussi appelé liste d’inspiration) de truc à dessiner.

  • Draw the squad
  • Inktober prompt
  • Prompt
  • OC prompt

Ce sont milles idées de choses que je pourrais probablement dessiner, mais il y en a bien une qui va m’inspirer. Il me suffit de taper ça sur google, pinterest ou tumblr et je trouverais un truc.

Pleins d’autres challenges

Je ne vais pas pouvoir consacrer un paragraphe pour chaque challenges que je trouve intéressant … alors, voilà une petite liste.

  • Dessiner 100 fois le même sujet (100 rats, 100 chevaux, 100 paysages, et caetera)
  • Le même personnage, 4 éclairages différents (du dessous, du dessus, du côté droit, du côté gauche)
  • Gender bender (changement de genre d’un personnage)
  • Un dessin inspiré d’une chanson
  • A l’envers (à retourner à la fin pour voir le résultat)
  • De la main non-dominante
  • Un personnage dans un autre style (cartoon, réaliste, dans le style d’un ou plusieurs artistes)

Recharger les batteries

Il n’y a pas que l’illustrations dans la vie … et si plutôt qu’une liste de dessins à faire, j’vous montrer quelques endroits où vous pouvez trouver votre propre idée de dessins à faire ?

Youtube

Oui, Youtube n’est pas qu’un site de procrastination.

Quand je manque de motivation, je vais y découvrir de la musique (étrangement, Soundcloud me propose moins ce que j’aime). Généralement avoir de la musique nouvelle ça me motive. Parfois, je mets des musiques que je connais déjà et pareillement, ça me donne envie de gribouiller.

Parfois, je regarde des timelapses, speed-painting ou des tutos (même de techniques que je ne compte pas tester, tel que les craies à huile).
Voir des gens dessiner ou réaliser des illustrations ça me donne envie.
Inutile de me comparer à eux, j’ai clairement pas le même niveau. L’idée est juste de me lancer à faire quelque chose.

Je regarde parfois des artistes que je connais déjà, parfois ceux que me suggère Youtube, sinon, je tape un mot-clé « Timelapse » pour voir comment font les autres, « Aquarelle » si je veux apprendre à faire de l’aquarelle.

Au passage, sur Youtube, n’hésitez pas à regarder peindre Bob Ross (notre dieu à tous quand il s’agit de décor) ou mieux, à prendre vos pinceaux ou stylets et tenter de reproduire ce qu’il fait en suivant une vidéo.

Pinterest

Pour quand on coince sur un sujet (ou qu’on l’aime juste esthétiquement), on peut créer des tableaux sur un sujet !
Comme ça, quand on a un petit creux dans son inspiration, on peut aller regarder ce qui nous motive (que ce soit une photo, un dessin ou autre chose) et peut-être retrouver l’envie.
On peut le faire dans des dossiers sur son PC ou alors, utiliser Pinterest qui est un site fait pour cela.
Quelques idées de tableaux toujours utiles : paysage, charadesign et motifs.

Le mot de la fin

Les muses c’est galère à canaliser. J’espère vous avoir donner quelques idées pour les relancer. Il ne faut pas hésitez à prendre les idées qui vous intéresse, les mélanger ou les disséquer, bref, en faire ce que vous voulez pour que ça vous amuse !

Qu’est-ce que je dessine … ?

Toujours pas réussis à vous décider ?

Faites une liste de TOUT ce qui vous tente, oui, tout, même si ça donne une liste de 400 éléments.
Numérotez ses éléments.
Grâce à Random.org, lancer True Random Number Generator.
Réalisez l’éléments que vous venez de tirer.

Vous pouvez recommencer autant de fois que vous voulez quand vous savez pas par quoi commencer, ça vous retire votre pouvoir de décisions et parfois, ça fait du bien de laissez l’aléatoire faire.

Et vous ?

Une super botte secrète ? Une astuce pour battre la peur de la page blanche ou vous aider ? 


Gesture drawing, kézako ?

Le Gesture Drawing (ou dessin gestuel) vous allez en entendre parler, on va vous conseiller d’en faire, vous allez forcément en faire un jour ou l’autre (ne serait-ce que pour tenter), bref, ce mot, vous allez l’entendre (ou le pratiquer) au moins une fois dans votre vie d’artiste. Sauf que le définir prends un peu de temps, temps que je vais prendre ici pour expliquer autant que je le peux ce que c’est, comment en faire et pourquoi je conseille d’en faire.

C’est quoi ?

Il s’agit d’un dessin rapide, fait d’après modèle et qui se concentre principalement sur les lignes d’actions, la forme et la pose du modèle plus que sur l’anatomie ou la justesse. Cela aide bien sûr à apprendre l’anatomie, mais le but premier du Gesture Drawing est de s’entraîner à la gestuelle d’un sujet.
Une session de gesture drawing dure entre 1 à 3 heures, généralement.

Si c’est un exercice intéressant à faire pour s’échauffer, il est bon d’en faire régulièrement pour le fun de faire rapidement plein de sujets différents sur un thème et ainsi, inscrire dans sa mémoire visuelle des formes pour apprendre à dessiner plus justement (et plus rapidement, par extension).

En se focalisant sur la gestuelle, on apprend les mouvements possibles d’un corps, la façon dont les muscles forment un ensemble et bougent, la rotation possible des membres et les rapports de proportions, dans une foultitude de position, aidant à la compréhension anatomique du sujet que vous voulez étudiez.

En privilégiant la vitesse dans l’exercice (souvent en commençant en 10min, puis raccourcissant le temps au fur et à mesure), l’artiste peut s’échauffer les muscles, mais aussi l’esprit et doucement, arrêter d’être crispé sur son crayon et avoir un trait plus fluide et plus expressif.

Le modèle peut aussi bien être une photo qu’un sujet devant nous et par extension, c’est un exercice qui se prête très bien au dessin de rues ou d’animaux dans les parcs.
L’avantage de la photo, c’est qu’on est sûr que le sujet ne bouge pas … mais la photo crée aussi des distorsions et il est impossible de tourner autour du sujet pour mieux comprendre.

J’ai déjà vu des artistes considérés que si un gesture drawing dure plus de 5min, il ne s’agit plus de gesture drawing car on a le temps de planifier et on perd toute la gestuelle d’exécution rapide. Ce qui est pas faux, mais démarrer la journée par directement du gesture drawing de 2min c’est pas un truc que je recommande …
Par contre, se faire une session où on commence avec un long laps de temps et qu’on réduit au fur et à mesure, là je suis amplement d’accord que c’est bénéfique.

Il ne faut pas le confondre avec un sketch qui est un dessin rapide d’après mémoire.

Est-ce que c’est important de faire du gesture drawing ?

Oui.

Je n’en ai pas fait en apprenant à dessiner des chevaux, utilisant juste des modèles de temps à autre, et j’ai du coup des chevaux moins expressifs et avec une variation d’angle et de mouvements moins importants que le peu d’humains que je dessine. Je tente de réparer mon erreur, mais je fais toujours plus de gesture drawing d’humain que de chevaux et ça se vois.
Ne faites pas comme moi et faites-en régulièrement sur le sujet qui vous intéresse.

Le gesture drawing vous permet d’apprendre à dessiner rapidement une pose, une expression et une idée et donc de faire des dessins expressifs, de pouvoir moins galérer une fois sur un vrai dessin à faire une pose que vous avez en tête et à voir les soucis anatomiques de vos propres futurs dessins. 
Cela vous permet d’arrêtez de vous focaliser sur des détails que vous pensez importants, mais qui sont inutiles sur en dessous votre sujet n’est pas bon et que vous devez refaire vos poils trouze-mille fois parce que vous déplacez sans cesse le bras.

Après plusieurs sessions de gesture drawing, vous aurez votre sujet dans le sang et n’aurez plus de mal à le dessiner dans toutes les positions et vous verrez, cela fait super plaisir et permet de faire plus rapidement le dessin qu’on a en tête. 

Je veux dire, si vous faites une session de 3h de gesture drawing, vous allez dessiner environ 50/90 dessins d’un même sujet. Vous allez être forcé de retenir des formes et de vous améliorer plus rapidement qu’en faisant un dessin par semaine.

Bonus ? Vos sujets auront l’air d’être en mouvement et d’être plus vivant, quel que soit votre style, c’est toujours intéressant à avoir !

Comment faire du gesture drawing ?

Comment s’améliorer en gesture drawing
En se souvenant que ce que vous faites n’a aucune prétention à être parfait et que vous pouvez capturer un mouvement avec un minimum de trait : le bonhomme baton n’est jamais loin du gesture drawing de base (mais le monsieur bâton n’est composé que de ligne droite et en gesture drawing, vous voulez évitez tout ce qui est statique, rappelez-vous, on cherche le mouvement).
Bien sûr, c’est toujours mieux d’aller plus loin que la line d’action, un rond pour la tête et les autres membres qui ne font pas partie de la ligne d’action, mais si vous n’avez que 30secondes, ça peut suffire.

Toutes les poses racontent quelque chose, l’expressivité de l’humain n’est pas uniquement sur son visage, n’hésitez pas lors de vos sessions de gesture drawing à amplifier le mouvement et exagérer : pensez caricature !
Vous cherchez à retranscrire comment vous ressentez la pose, vous pourrez toujours rajouter du muscle autour après pour donner une véritable forme à votre sujet.

Gesture drawing pour les débutant-e-s

Prenez un peu de temps pour comprendre votre sujet, ne foncer pas directement dans des poses de 2mins, mais plutôt des poses de 10min et tenter dans un premier temps de faire vos dessins en un minimum de trait sans utilisez la gomme (que des traits et courbes, pas de formes).
Vous pourrez complexifier au fur et à mesure que vous vous sentez à l’aise et accélérer le mouvement.

Un bon exercice peut être de faire votre pose, puis plus rapidement de la refaire de tête ou de la simplifier pour mieux la comprendre.
Par exemple si avec le modèle vous avez pris 5min, en 2min tenter de refaire de tête la pose en un minimum de trait et en exagérant la pose pour la rendre plus claire et expressive.

Matériel

Vous devez pouvoir changer rapidement votre papier si vous en utilisez, ou crée rapidement un nouveau calque. Il n’y a pas de matériel pour en faire, du moment que vous avez un support et de quoi faire des marques, vous êtes bons : que ce soit au crayon dans votre carnet ou sur votre logiciel.

Des sites pour faire du gesture drawing de chez-sois

En site connu, il y a QuickPoses et SketchDaily, mais si vous voulez plus de sites, j’ai répertorié tous les sites que je connais dans mon article « Où trouver des références »


Décalquer et copier … C’est mal ?

Au détour d’internet vous êtes sûrement déjà tombés sur des avis telles que « décalquer c’est mal », « copier c’est mal », « c’est vraiment ne pas avoir d’inspiration que de copier d’autres artistes » … Et c’est aussi vrai que faux. C’est une vaste question que je vais tâcher de répondre, parce que j’ai moi-même appris dans les livres que copier et décalquer pouvait m’aider à progresser et sur Internet tout le monde hurle que c’est être le malin incarné que le faire.

La vérité c’est que les deux points de vue sont corrects. 
Décalquer peut autant vous apprendre qu’être une pratique à ne pas faire.

Comment décalquer

Déjà, la définition du décalquage c’est de prendre un dessin (ou une peinture ou une photo et caetera) et la reporter sur un autre support.

Pour donner un exemple, c’est prendre une photo et retracer tous les contours sur une feuille à l’identique pour obtenir un nouveau lineart.

Il y a pas mal de façon de le faire, les plus simples et connus sont d’utiliser du papier calque (vous savez, le papier cuisson chelou qu’on nous faisait acheté à l’école et dont on se servait 1 fois dans l’année), utilisez une surface lumineuse ou un logiciel.

Pour décalquer avec du papier calque, il suffit de prendre son modèle, placer par-dessus son papier calque et comme on voit relativement bien par transparence, avec un stylo/crayon recopier.

L’utilisation d’une table lumineuse est aussi très répandue, on l’a toustes fait étant enfants. La façon la plus simple est de faire comme pour le papier-calque, mais avec une feuille de papier, en se collant à une fenêtre ensoleillée. La version moins verticale c’est de prendre une surface transparente (boite en plastique, vitre ou autre) et mettre une lumière derrière. Hop, ça fait une table lumineuse low-cost ! Parce que finalement, une table lumineuse c’est une lampe avec une vitre dessus (bon, incliné et avec des trucs utiles, mais la fonction première, voilà quoi).

Il y a aussi la version numérique réalisable avec tout logiciel pourvu de calque : on baisse l’opacité du calque contenant le modèle et sur un autre calque, on trace comme avec un papier calque en sommes.

Il y a sans doute d’autres méthodes, mais c’est les principales et les plus utilisés.

Est-ce que décalquer c’est tricher ?

C’est un peu la question du « c’est quoi un mauvais chasseur et c’est quoi un bon chasseur ».
Dans l’absolue, oui, décalquer c’est « tricher ». En réalité, ça fait partie quasi intégrante de l’apprentissage du dessin. On l’a touste fait à un moment donner et on a appris en le faisant plusieurs fois sur un sujet qui nous intéresser.

Décalquer permet de retenir visuellement des proportions, des formes et d’inscrire dans notre mémoire un sujet. Surtout si on prend le temps de découper ce que l’on recopie en forme facilement identifiable (je parle de rond, carré et triangle).

Quand les bases sont intégrées, le décalquage ralentit l’apprentissage et surtout, la créativité. Si on prend l’habitude de toujours décalquer, même ne serait-ce que les formes principales d’un sujet, on ne travaille pas son oeil à repérer les soucis de proportions dans ce que l’on dessine. Rajoutons à ça que le temps que vous passez à chercher une référence à décalquer peut prendre pratiquement plus de temps que l’illustration en elle-même …

Si c’est une envie de perfection qui vous fait décalquer à tout va et faire de vos dessins des photomontages … il faut que vous arrêtiez de vous mettre la pression. Rien ne sera jamais parfait, surtout si vous débutez. Les erreurs sont normales et font partie du processus. Il ne faut pas en avoir peur et encore moins les éviter.

Décalquer peut vous aider à apprendre à dessiner

Pour s’entrainer décalquer ça peut être pas mal du tout, mais il ne faut pas « juste » refaire les contours. Le mieux est de se servir du décalquage pour comprendre comment les formes s’agencent entre elles.

Décomposer une image peut-être une excellente méthode d’apprendre en décalquant.
1. Pour cela, commencez par choisir une photo (autant apprendre directement les bonnes proportions avec une vraie référence).
2. Repérez les différentes formes principales qui composent la photo sans rentrer dans les détails. S’il s’agit d’un humain, repérer la tête, le torse et les membres. S’il s’agit d’un animal, le crâne, le torse et les membres. Pour un paysage, le premier plan, le plan médian et le fond.
3. Quand vous avez vos repères, essayez de repérer plus de formes : un sapin, c’est un triangle, une main un carré avec cinq saucisses … bref, découper en forme moins complexe ce que vous voyez.
4. Maintenant qu’on voit à plat les formes, il est temps de tenter de les voir en volume. La meilleure façon de faire est d’imaginer un quadrillage sur votre forme.
Toutes ses étapes aideront votre mémoire musculaire et visuelle à repérer les éléments importants de votre sujet pour le refaire plus tard.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi tenter de refaire les contours des zones d’ombres.

Ou tenter de redessiner sur une nouvelle feuille en partant de 0 la même photo, en vous aidant de la figure décalquée que vous avez faite.

Dans tous les cas, le décalquage ne doit pas être votre seule méthode d’apprentissage. Faites des études sans décalqué avec le même procédé, faites du gesture drawing, faites des copies d’artistes que vous appréciez, lisez des livres ou tutos … Bref, diversifiez vos sources.

En quoi c’est mal

Premièrement, parce que ce n’est pas votre illustration.
Ce sont des études que vous avez faites à partir du contenu de quelqu’un, qui en possède les droits exclusifs et que vous n’avez pas le droit de toucher en dehors de votre usage privé.
Même si vous précisez que vous avez eu un modèle, cela ne retire pas le fait que vous avez utilisé le contenu de quelqu’un sans en avoir l’autorisations. Vous n’avez pas plus d’autorisation de le publier où que ce soit.

Et quand on apprend, on est fier de notre progression et on a envie de partager nos croquis et études … donc autant garder pour nous nos décalques et faire d’autres croquis qu’on pourra partager.

Secondement, si on ne fait que décalquer, on ne pourra pas recevoir de critique qui sera utile à notre progression.
Quand on critique un décalque à part : tu as oublié l’oreille gauche, on peut pas dire grand-chose.
Lorsque l’on critique une oeuvre originale, on peut indiquer de véritables défauts et donc aider à mieux les repérer les fois suivantes, donc progresser.
Même si vous ne voulez pas que quelqu’un vous dise vos défauts, avec une oeuvre originale, vous les verrez de vous-même et cela vous aidera à y faire attention dans vos prochains dessins.

Et du coup, copier, c’est mal ?

C’est relativement le même souci.

C’est intéressant de recopier une photo ou un artiste que l’on apprécie, de chercher pourquoi ça marche, quel technique a été employé et apprendre par la copie, mais encore une fois on ne peut pas partager ce que l’on a fait vu qu’on en possède pas les droits et si on ne fait que ça, ça n’aide pas à progresser.

Cependant, copier un artiste que l’on admire et tenter de trouver sa façon d’arriver à un résultat donné est une excellente façon de progresser et là encore, c’est une méthode d’entrainement que je recommande.

Quand vous copiez, pensez à varier les artistes. Parce que chaque artistes à ses propres défauts, mais aussi pour le plaisir de crée au fur et à mesure un style qui vous plait.
Untel fait de superbe paysage, tenter de copier sa manière de faire.
Unetelle gère très bien les couleurs, vous pouvez aussi apprendre d’elle.
Et au fur et à mesure du temps, vous mélangerez ce que vous adorer chez ses deux artistes pour vous faire un style bien à vous.)

Voilà, j’espère avoir été clair … C’était pas facile, parce qu’il y a pas mal de choses à prendre en compte et autant de réponses négatives que positives.


Quelques rappels pour les créatifs anxieux et/ou dépressif

Les problèmes de confiances en soi, la peur de ne pas être parfait, la peur de ne pas être à la hauteur d’un objectif qu’on s’est placé ou juste, la dépression … C’est parfois dur d’être un artiste et au-delà de la vision glorifiés (et fausse) de ce qu’est la vie d’artiste, peu de gens comprennent les doutes qui nous envahissent. 
La bonne nouvelle, c’est qu’on est pas seul. Chaque artiste connait ou a connu l’anxiété due à sa pratique. On a développé pas mal d’idée pour s’entre-aider et se rassurer.

C’est à ça que va servir cet article, nous rappeler combien on est top cool et que, ça va aller !

Vous êtes bien plus que ce que vous créez

Vous trouvez que ce que vous faites est nul ou moyen ? Eh bien vous, vous n’êtes pas moyen ou nul ! Vous êtes en plein apprentissage.
Même si cela fait 50 ans que vous dessinez, vous avez encore beaucoup à apprendre !

Même si vous ne vous en rendez pas compte, vous avez plus de valeurs que le niveau que vous jugez avoir.

Vous voyez surtout tout le chemin qu’il vous reste à parcourir et pas le chemin parcouru, parce que vous êtes sur votre voie d’artiste. Comme on dit : l’herbe est plus verte ailleurs parce qu’on ne voit par la terre sous l’herbe avec la perspective.

Votre productivité ne détermine pas votre valeur

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas capable de produire 50 oeuvres/minutes que vous êtes nul.

Le but n’est pas de peindre à toute allure et rivalisez les photocopieuses, le but est de peindre ce qui vous intéresse et vous faire plaisir, tout en ravissant les yeux des gens ! Vous pouvez produire un tableau par an et être heureux de le faire. C’est ça le plus important.

Travailler lentement et éviter de vouloir finir le plus vite possible une peinture peu même être bénéfique à votre productivité ! Vous prendrez le temps de véritablement vous concentrer sur ce que vous faites, réfléchir à ce que vous faites et pourquoi vous le faites (voir réfléchir à comment améliorer votre façon de le faire), vous prendrez le temps d’être délibéré (et libéré) et cela pourra donner vos meilleures chances de faire une oeuvre qui vous plaisent !

C’est autorisé de ne rien faire parfois et de vous reposer

Parfois, pour être un meilleur artiste, il faut savoir se mettre en hibernation créative, voir se faire une véritable pause pour repartir du bon pied après. Cela fait partie intégrante du processus créatif : le burn-out ça a jamais fait du bien à qui que ce soit.

Quand je dis pause, je parle d’une véritable pause pour se relaxer et juste, lâchez loin derrière nous tous nos petits soucis. Non, une pause où on scroll en boucle sur les réseaux sociaux n’est pas une pause. Une vraie pause, c’est une pause où on ne stimule pas (ou presque pas) son cerveau : aller marcher/courir, faire de la méditation, lire un livre, écouter un audiobook en buvant du thé en regardant par votre fenêtre …
Pas besoin que ses pauses durent 1h, juste 10min dans votre journée peut faire du bien.

Tout ce que vous entreprenez n’a pas à devenir un produit fini

Ce n’est pas parce que vous commencez une peinture ou un projet que vous devez le finir. Cela peut rester un WIP ou juste, vous pouvez l’abandonner et le reprendre à 0 sur un support tout neuf.

Ce n’est pas parce que ce n’est pas fini que vous n’avez pas appris en le faisant ou que vous ne pouvez pas juste l’aimer en l’état. Les croquis ont aussi leur propre beauté.

Tout ce que vous faites n’a pas à être important, d’une valeur significative ou même bien

Parce que vous avez fini quelque chose ne veut pas dire que vous devez le présenter à la terre entière comment vous avez trop progressé !
Vous pouvez aussi en être fier-e et ne pas le montrer, le garder rien que pour vous. Ou ne pas en être fier et ne le montrer qu’aux gens de confiance pour avoir des retours intéressants. Ou peut-être juste l’oublier dans un coin.

Vous pouvez faire des choses justes pour vous

Envie de peindre à l’identique un screenshot de votre film préféré ? Ou faire une copie d’unae artiste que vous appréciez ? Certes, ce ne sera pas montrable (question droit d’auteur), mais vous apprendrez beaucoup en copiant ! Surtout, vous vous serez fait plaisir en recopiant quelque chose qui vous fait plaisir.

Et le fanart honteux que vous voulez faire depuis des jours ? Faites-le. Rien que pour vous. Vous n’êtes pas obligé de le montrer à quiconque.

Faites-vous plaisir dans votre coin !

Vous pouvez garder vos secrets (que ce soit gardé des projets ou des techniques)

Ce n’est pas parce que des gens vous réclament un tuto ou que vous partagiez vos astuces que vous devez le faire.
Si vous aimez le faire, vous pouvez bien sûr, mais rien ne doit vous empêcher de répondre « non, désolé, je n’ai pas envie de partager mon savoir ».

Toustes les artistes ne partagent pas tout leur savoir.

Vous avez le droit de dire non

Un projet ne vous enchante pas ? Vous aviez dit que vous feriez un fanart à quelqu’un, mais finalement vous avez d’autres projets plus passionnants/payés/des imprévus et vous allez donc retirer votre proposition ?

Quelle que soit la chose à laquelle vous voulez dire non, vous en avez le droit. Rien ne doit vous forcer la main. 

Personne n’est parfaitement efficace

On glorifie la productivité et la perfection, on recherche un équilibre innatégnable pour devenir une meilleure version de nous-même et d’un côté, vouloir s’améliorer c’est génial ! Sauf quand on tombe dans le piège d’oublier qu’il n’y à pas de point d’arrivée dans le voyage vers la perfection.
On reste humain, avec nos travers et nous sommes unique. Il ne faut donc pas chercher à atteindre une destination qui n’existe pas. Prendre le temps, jour après jour d’être plus heureuxse et de s’améliorer dans des domaines où c’est possible, au final, c’est bien mieux.

Les systèmes pour être plus productif, c’est utile et appréciable, mais cela ne doit pas nous éloigner de notre joie de peindre/dessiner (et de vivre).

Eww feelings tips

J’savais pas comment nommer cette liste, je sais le nom est nul, mais c’est une liste que j’ai toujours sur mon Bullet-Journal de truc à faire quand j’vais pas super bien, mais que tout de suite, je suis incapable de deviner/savoir d’où ça vient. Je fais généralement les choses dans cet ordre jusqu’à ce que ça aille mieux et après, je vais mieux ou au moins, je suis suffisamment calme pour prendre du recul sur la situation et corriger ce qui m’embête.

  1. Exercice de respiration antipanique (Inspirer deux fois calmement, bloquer la respiration 5 missisipis, expirer deux fois calmement, reprendre jusqu’au calme complet de chez complet)
  2. Respire un grand coup et fixe un mur vide pendant quelques minutes
  3. Enfile un kigu/un pull/enroule-toi dans ton doudou et allume ta lampe à lave/une bougie
  4. Qu’est-ce qui serait la chose unique qui une fois faite fera de cette journée une bonne journée ? Casse cette chose en petit morceau réalisable que tu ne peux pas louper quoiqu’il arrive et mets-toi au boulot. Respire, tout ira bien.
  5. Va marcher (ou tourner en rond dans mon salon), bois de l’eau, fait une sieste de 20min, mange quelque chose d’healthy SOUVIENS-TOI QUE TU ES GENIALLISSIME !
  6. Passes min 10min sur un de ses sites : http://stars.chromeexperiments.com/ ou http://weavesilk.com/ ou https://thisissand.com/
  7. Ne tentes pas de tout faire à la fois, un projet à la fois et si possible, pas plus d’un par heure.

Et vous, c’est quoi vos astuces que vous donneriez aux gens angoissés dans leur pratique artistique ?


L’hibernation créative (le copain positive-attitude de l’art block)

J’ai croisé le mot il y a pas si longtemps que ça sur Tumblr et j’me suis rendue compte que ce fameux « creative hibernation » (hibernation créative pour les anglophobes), je l’effectuée déjà de façon régulière, que ce soit en me bloquant des journées ou une semaine.

Même si ce n’est que mettre un mot sur quelque chose qui existe déjà, j’suis contente de vous le présenter ce fameux mot. P’tet que comme moi ça vous aidera à mieux vous comprendre et mieux gérer votre vie créative.

C’est quoi la différence entre ce « creative hibernation » et un « art block »

Pour celleux qui avaient manqué, j’avais fait il y a quelque temps un article décrivant l’art block, justement, donc je reviendrais pas sur sa définition.

L’hibernation créative n’a pas de définition précise que j’ai pu trouver, mais on semble toustes d’accord pour dire qu’il s’agit de la période où notre énergie créative et notre flux d’idée sont au ralenti.

Pas tout à fait à l’arrêt donc et c’est ce qui le différencie de l’art block.
L’hibernation créative a aussi un côté beaucoup moins négatif et rappelle le roulement des saisons, donnant l’idée que ça fait totalement partie du processus créatif. Ce n’est pas quelque chose d’assez définitif à moins de faire quelque chose contre comme l’art block.

Le terme « block » sonne le stop et donne l’idée qu’on doit se battre contre pour passer de l’autre côté.

Le terme « hibernation » sonne comme quelque chose qui arrive de temps à autre, de façon organique et que ça s’en ira par lui-même naturellement quand le moment sera venu.

C’est une étape du processus créatif où on va rassembler de l’inspiration et de l’énergie pour reprendre tout aussi fort (si ce n’est plus) son parcours créatif.

Tous les créatifs vous parleront d’étape où ielles sont moins éparpillés dans leur multiple projet.
En tout cas, moi je sais que j’ai des périodes où je fourmille moins d’idée, en alternance avec des périodes où j’ai trop d’idée et pas assez de temps.
C’est important de le savoir, pour ne pas se flageller quand notre productivité redescend. Ça remontera.
Certains artistes le forcent même en prenant des jours ou des semaines pour se poser et se focaliser sur autre chose que leur travail créatif, que ce soit prévu ou non. Ces petites retraites font du bien à tout le monde, on peut pas être à 100% tout le temps.

C’est le moment pour se recharger les batteries, lire, se relaxer, se former et tester d’autres choses, bref, s’éloigner de son poste de travail habituel.

La cyclicité de la production créative

S’il y a une hibernation créative, cela signifie qu’il y a aussi un printemps créatif ! Où nos idées fleurissent, nos créations éclosent, bref notre pratique créative fait un bond en avant plein de joie, de couleurs et de sensation renouvelées.

Cela signifie sans doute qu’il y a sans doute des étés et automnes créatifs, mais je saurais mal les définir. L’idée reste sympa à garder en tête.

Un synonyme de cette cyclicité créative se retrouve dans les termes  » Input et output  » (entrée et sortie). C’est plutôt utilisé dans le domaine de la musique, je l’ai déjà croisé et j’ai lu que ça pouvait venir de Sting (bassiste et chanteur du groupe The police), mais j’ai pas retrouvé de source, donc prenez cette info avec des pincettes.
On retrouve l’idée d’avoir des périodes où l’on relâche plein de créations (Output/Sortie) et une autre où on prend le temps d’absorber ce que l’on reçoit des autres et de se recharger (Input/Entrée).

Dans tous les cas, il faut se rappeler que pour des jours créatifs il faut des jours sans.

À quoi ça peut ressembler une hibernation créative ?

On a toustes une façon de faire différentes, mais l’esprit créatif que je connais le mieux c’est le mien. Donc je vais vous parler de comment je vis mes propres hibernations créatives.

Déjà, au quotidien pour la repousser un peu (j’aime être productive, j’ai du mal à me rappeler que j’ai pas à être à 100% tout le temps), j’ai mon vendredi après-midi (parfois le matin) que j’ai bloqué pour me former et expérimenter. C’est mon temps de travail à moi où j’amasse de l’inspiration, apprends de nouvelles techniques, regarde comment font les autres ou tente des trucs que j’ai envie de tester, juste histoire de voir ce que c’est. De manière générale, je me déconnecte des réseaux sociaux, je mets mon casque et je reste dans mon petit monde, seule avec ma muse à faire des trucs rien que pour moi comme une grosse égoïste.
Indirectement, cela me permet de progresser et la semaine de rester motivé sur les projets pour des clients, parce que je sais que j’aurais au moins vendredi pour avancer sur des projets personnels et bidouiller dans mon coin sans pression.
C’est un temps personnel plus relaxé que les soirs de semaines ou les week-ends où je n’ai pas de pression d’être « productive », respecter un planning ou avoir de l’anxiété parce que je suis pas en train d’avancer sur un projet pro.

Tout au long de l’année, ça me suffit et ça me fait du bien, mais ça ne suffit pas en soi. À peu près 1 ou 2 fois par an, j’ai un moment où j’en trop dans la tête et ai besoin de temps rien que pour moi. Je le sens venir quand je commence à ne plus avoir d’idée intéressante ou de motivation de manière générale. C’est difficile à expliquer, mais c’est juste mon envie d’être productive qui ralentit. C’est comme ça que je sais que dans quelques jours, je vais être à plat.

Avant que ça n’arrive, je m’arrange pour déplacer autant de projets client que je le peux pour après et avoir une semaine sans rendez-vous où je pourrais faire mes journées à mon propre rythme.
Cela ne m’empêche pas le matin de répondre aux mais, mais la journée je suis injoignable et je fais mes choses dans mon coin.
Je ne me donne pas de projets ou de planing et j’explore mes journées comme elles viennent, à mon rythme tant qu’à 21h je suis au lit comme d’habitude (histoire de ne pas me fatiguer et garder un rythme normal).

Ce que je fais pendant ses jours ? Je lis (enfin) tous les livres et ebooks que j’ai achetés et mit de côté jusque-là, je rattrape mon retard sur les chaines créatives de Youtube, je regarde enfin les vidéos tutoriels que j’avais mise de côté, je réalise sans pression et sans les montrer des projets perso secrets, bref, je bidouille et je dessine très peu.
C’est aussi les moments où je fais des marathons le soir de film ou série avec mon chéri.
Et même si je tente de rester dans de la création, je ne me mets pas de pression si je fais juste lire des trucs sans aucun rapport (je lis beaucoup de fanfiction pendant ses périodes). C’est des genres de mini-vacances, mais sans masse-gratinée et en restant au bureau toute la journée.

En sortant de ces périodes d’hibernations, je fourmille de nouveau d’idées, mon Trello déborde de liens, images, croquis et idées que j’ai mis de côté et ça repart !

Fearless Self-expression with Rebecca Sugar

Alors j’ai l’air de sortir ça de mon chapeau magique sans raison, mais en fait non.

 » Expression de sois sans peur avec Rebecca Sugar  » en français, est un programme de cinq semaines mis au point par Rebecca Sugar (la créatrice de Steven Universe) en partenariat avec Cartoon Network pour arrêter le harcèlement.
Vous pouvez voir les différentes vidéos sur Youtube : Fearless self-expression with Rebecca Sugar | Stop bullying : Speak up.

Pourquoi j’en parle dans un article sur l’hibernation créative ?
Parce que je trouve ce programme idéal pour justement une hibernation créative !

Semaine 1 : Imaginez que vous êtes une éponge qui absorbe tout ce que vous voyiez/ressentez. C’est une semaine où on va tout donner et tout faire ce qu’on veut faire, sans montrer à qui que ce soit, on doit se presser pour évacuer tout ce qu’on a à donner (que ce soit par la dance, l’écriture, le dessin, tout).
Semaine 2 : On est désormais une éponge vide. C’est le temps d’étudier, sans émotion. Juste absorber de nouvelles informations. Regardez ce que font les autres, suivez ce qui vous plait. Juste, apprendre, toujours sans rien partager.
Semaine 3 : On va maintenant faire des bouteilles de ce qu’on aime. Collectez ce qui vous plait, vous procurent de bonnes émotions, que ce soit des dessins, photos, musique, ce que vous voulez et rassemblez ça à un endroit. Il faut absorber tout ce qu’on aime dans notre éponge.
Semaine 4 : Maintenant que notre éponge est pleine d’amour, il est temps de s’exprimer de nouveau. Dessinez votre chose favorite. Faites votre chose favorite. La seule condition est que cela doit vous faire vous sentir bien.
Semaine 5 : Vous l’avez fait ! Regardez tout ce que vous avez fait ! Que ce soit en études ou projet personnel. Montrez au monde ce qu’est votre collection d’amour !
Souvenez-vous que votre expression est vraie. Vous êtes une personne et vous pouvez vous exprimer comme vous le voulez.

Bon, c’est un gros résumé rapide, je vous conseille de regarder les vidéos originales, mais c’est tellement un bon programme pour retrouver sa propre voie et prendre le temps d’absorber au lieu de produire comme en temps normal.
Pas besoin de faire ça en 5 semaines, on peut aussi faire tout ça en 5 jours.