Je manque de concentration quand je dessine et un rien me distrait

On a toustes des moments (plus ou moins long) où un rien nous fait nous éparpiller ou juste un rien retiens notre attention, alors qu’on aurait bien aimé dessiner, hein, juste, pas de suite, visiblement. C’est frustrant quand on veut dessiner, mais qu’un rien nous déconcentre.

Voici donc une liste de conseil qui marche pour moi et marcherons peut-être pour vous (enfin, je l’espère).

Quand votre cerveau cherche à vous embrouiller ...

Annihiler mes raisons de me lever

Avoir à portée de main une boisson chaude, une bouteille de boisson froide (généralement de l’eau) et un truc à grignoter font que j’ai aucune raison de me lever.

Si j’ai soif et que je vais me faire du thé, je sais d’avance que je vais aller pendant que l’eau chauffe vérifier le niveau d’eau de la gamelle de mes chats, voir peut-être ranger un truc qui traîne, voir m’arrêter parler avec mon conjoint et bref, partir faire autre chose et perdre ma concentration. Alors quand je dois être (ou rester) concentré, je ne dois pas me lever : c’est aussi simple que ça.

Ne pas avoir à aller me chercher de l’eau m’aide à ne pas me déconcentrer plus de 10secondes (le temps de prendre la tasse et boire) et m’évite de m’éparpiller inutilement.

Jeter mon cerveau dans un coin

Pas littéralement !
Quand j’ai un truc qui me travaille, une idée qui me vient ou quoi que ce soit qui veut occuper de l’espace dans mon esprit alors que je veux me focaliser sur une illu’, je le note dans un coin.

Que ce soit comme moi sur un braindump dédié sur mon Trello, un bout de papier ou un bloc-notes, le fait de noter l’idée/le truc à faire qu’il ne faut pas que j’oublie ou ce qui me trotte en tête me permet de savoir que je ne l’oublierais pas et je sais que je le réglerais plus tard, ça me libère l’espace dans mon esprit pour me concentrer sur ce que je fais actuellement, sans craindre de l’oublier ou ne pas le faire plus tard.

Les alertes c’est non

Que ce soit mon téléphone ou mon ordinateur, on a plein de notifications partout et les limiter ou les annuler permet de ne pas être tenté d’aller voir ou de ne juste pas être déconcentré.

Partout où je peux, j’ai désactivé les notifications, au moins sonore (vu que ça m’angoisse littéralement). J’éteins ma boite mail quand je travaille, ainsi sur mon ordinateur j’ai littéralement aucune icône qui brille quand je travaille. Éloigner dans une autre pièce le téléphone est aussi une bonne idée (mais je suis incapable de le faire, donc en journée il est en mode Ne pas déranger, ça me suffit perso).

Éloigner les distractions

Vous vous retrouver à faire un truc alors que vous deviez dessiner ? Éloignez-le physiquement de vous.
Cela ne suffit pas ? Rendez-le plus galère à faire. 
Renouvelez l’étape précédente jusqu’à ce que cela ne vous distrait plus.

S’il s’agit de votre téléphone, le mettre dans une autre pièce suffit.
S’il s’agit d’un site ? Il existe pas mal de bloqueurs de site sur tous les navigateurs, j’en utilisais à une époque et ça m’a aidé de force à m’habituer à ne plus regarder les réseaux sociaux en journée.
Idem pour les jeux : j’ai désormais deux partitions de Windows sur mon PC, une pour la journée travailler et une pour le soir pouvoir jouer. Switcher de partition me prend 2min, c’est relou, je ne le fais pas donc en journée.

De la même façon, si quelque chose est tentant, éloignez-le physiquement ou non. J’ai vu sur Twitter quelqu’un qui parlait d’un CD d’un jeu qu’iel avait mis dans une boite sous clé, la boite au-dessus d’un meuble dans sa chambre, la clé dans un tiroir de la cuisine (et du coup, c’était tellement relou d’aller chercher le jeu qu’iel n’y jouait que dans ses temps libres).

Pomodoro

Pour 25min de forte concentration, vous aurez le droit à 5min de distraction totale et toutes les 2h, à 15min de pause bien méritée !

Vous pouvez le régler, par exemple pour ma part un pomodoro dure 50min (avec 10min de pauses) : c’est mon temps de concentration maximum et je peux peindre sans me stresser, puisque 25min me donnait trop de distraction et d’arrêt/reprise pour peindre dans de bonnes conditions.
Mais commencer à 25min et étendre doucement le temps aide à prendre doucement l’habitude et finalement, avoir naturellement ce flow.

Savoir qu’on a un temps alloué de distraction aide à se concentrer quand on a besoin de l’être.

La carotte

On a tendance à toujours vouloir menacer d’un bâton pour se faire avancer … mais on fonctionne mieux à la récompense.

Si vous réussissez à finir X tâches, vous aurez le droit de grignoter votre pomme ou de faire un gros câlin à votre animal domestique.
Si cette semaine vous avez bossé X heures, vous allez commander cette chemise trop mignonne !

Bref, donnez-vous une façon de compter ce que vous accomplissez et donner vous des récompenses à chaque quête finie (en dosant bien, hein, selon le stress induit par la tâche et sa complexité).

Créer un environnement adapté

Là, ça va dépendre de vous, mais si vous devez travailler en silence équipez-vous d’un casque antibruit, si vous devez travailler en musiques faites-vous une playlist assez longue de musique, si vous avez des douleurs au dos voyez pour changez de chaises et cætera …
Si quelque chose vous perturbe de façon régulière et vous empêche de vous concentrer, faites en sorte que ça ne soit plus le cas.

Pas mal de gens n’aiment pas travailler dans le silence en tout cas et pensent que la musique les distraits, si en effet votre playlist de jazz sans paroles vous dérange, tentez peut-être des bruits de natures ou bruits blancs de types bibliothèque ? MyNoise est géniale pour ça.

Je parle un peu plus de créer l’environnement adapté à vous dans mon article sur s’organiser pour dessiner.

Des fois, la solution est juste de pousser son chat.

Si tout ça suffit pas pour se concentrer

Plus compliqué à gérer, des fois même sans aucune distraction … vous êtes distrait et incapable de vous concentrer sur ce que vous devez faire. C’est fréquent chez les gens neuroatypiques, pas de soucis.
Chez moi, éloigner les distractions à outrance a créé de la sous-stimulation et m’a vite rendue pas bien du tout. J’ai donc éloigné les plus grosses distractions de moi, mais j’utilise les pomodoros pour avoir du temps où j’ai le droit de me distraire dans la journée.

On est toustes uniques sur ce sujet, des fois il y a d’autres soucis (interne ou externe) qui font qu’on ne peut pas se concentrer auquel on ne pense pas directement (on a faim, on est fatigué physiquement ou mentalement, on a un handicap quelconque ou un fonctionnement différent de la norme). Essayez peut-être d’en parler à quelqu’un pour ne pas rester seul-e face à votre obstacle (ami-e ou psy), tentez de mettre en place un truc à la fois et surtout, restez compréhensif avec vous-mêmes.
Certaines personnes peuvent rester concentrer 8h d’affilés sans pause, certaines personnes ont besoin de bouger au moins 10min toutes les heures … Le tout est de rester attentif à ses propres besoins et ne pas pousser la corde en tentant d’être toujours plus performant.

Avec tout ça, j’espère que vous pourrez mieux vous concentrer en tout cas !
Trouver son fonctionnement sans distraction prends parfois pas mal d’essais et d’erreurs, mais une fois qu’on y arrive c’est très plaisant, alors ne baissait pas les bras !


Réaliser des dessins impressionnant : la technique du thumbnailing

On a tous eu ce moment où on a eu l’idée trop géniale du siècle qui va être l’œuvre où on connaitra la gloire et le succès. On se jette à corps perdu dans a réalisation de notre chef-d’œuvre et … une fois finie, ça ne ressemble pas du tout à ce qu’on avait en tête. C’est pas moche, mais c’est passable. Rien à voir avec notre grandiose idée.
Heureusement, le thumbnail résout ce souci assez facilement !

Comment éviter qu'une bonne idée finisse dans une réalisation bof

En très bref : la technique du thumbnailing.

Un thumbnail c’est un croquis qui est petit (de la taille d’un pouce environ, d’où le nom) et fait très rapidement.

En quoi consiste cette technique ?
Quand on a une idée, plutôt que de plonger directement dans le format final, il faut passer par une étape de croquis pour savoir exactement ce que vous voulez et comment vous allez parvenir au résultat que vous voulez (et du coup, virer les thumbnails que vous n’aimez pas).

La technique du thumbnailing permet d’explorer rapidement toutes les opportunités de votre idée pour choisir celle qui sera la plus impressionnante. Savoir à l’avance exactement ce que vous ferez vous permettra de rechercher des tutos si vous savez que vous ne savez pas faire tel ou tel élément, vous pourrez repérer rapidement les erreurs et les corriger avant même d’avoir commencé à dessiner ou peindre. Cette technique vous aidera à garder votre objectif en tête et de continuer a avancé, même si vous faites de nombreuses pauses, ce qui vous permettra de faire attention à vous et gagner du temps.

Au final, cette technique ne sera peut-être pas aussi magique qu’on le désire touste, parce qu’on est touste limités par notre propre créativité et notre savoir-faire, mais elle permet d’avoir plus souvent des illustrations dont on est fière. Et rien que pour ça, ça vaut le coup de prendre quelques minutes à faire des thumbnails, croquis et étude avant de commencer à dessiner.

Que faire avec les Thumbnails

Tester la composition de son dessin

Le personnage serait peut-être mieux dans une pose dynamique. Ou alors dans un tout autre angle. Oh, ça rend mieux comme ça !

Avec des croquis rapides et des traits jetés vous verrez vite si la pose, l’anatomie de votre personnage convient. C’est le moment de rendre l’illustration plus dynamique ou de travailler l’expression.
C’est aussi le moment de voir si le personnage n’est pas trop perdu dans son environnement ou si en bougeant un élément, on aurait pas moyen de faire focaliser l’oeil vers le cœur de la scène que vous chercher à représenter.

Autant que possible, même si vous pensez avoir trouvé LA composition qui vous plait, tenter un autre angle, une autre façon d’exprimer le sentiment que vous voulez faire parvenir … Bref, essayez d’aller plus loin et de faire d’autres essais !

Tester la couleur

Vous vouliez une scène dans des tons froids, mais est-ce qu’en plaçant le personnage dans la lumière jaune que vous avez prévu ça ne le mettrait pas plus en valeur ? Ou peut-être que finalement, une palette de couleur pastel vous plait plus ? Peut-être que finalement un éclairage venant de l’arrière serait plus à-propos.

Soyez créatif, en trois coups de pinceau l’ambiance entière du croquis change et c’est le moment de prévoir les lumières, la saturation, les valeurs et donner du caractère, de l’émotion à votre illustration.

Le mieux reste encore de tester les contrastes et sources de lumière avant de choisir vos couleurs, mais personnellement ce sont des choses que j’ai tendance à prévoir en même temps.

Le secret du Thumbnail ?

Ne pas avoir peur d’explorer.

Ces petits croquis doivent être rapides et peu détaillés, le but est d’aller vite à l’essentiel pour voir rapidement ce qui marche ou non et trouver une meilleure idée sans y passer des heures.

Il faut aussi se rappeler qu’il n’y a pas de mauvaise façon de faire.
Quel que soit le sujet de votre illustration, vous n’arriverez sans doute pas du premier coup à l’idée du siècle, mais en faisant plusieurs croquis sur le même sujet à la suite, vous trouverez celui qui fait BOOM dans votre cœur et sera agréable à travailler et à admirer une fois fini.

Et après qu’on a LE thumbnail ?

Créez un document (ou choisissez un support) de la bonne taille, reportez votre thumbnail dessus et commencez à faire le croquis final !
Quand vous aurez le croquis ou la sous-couche de faites, il ne restera plus qu’à peindre tranquillement et faire l’illustration !


Organiser ses illustrations sur son ordinateur

C’est le bordel sur votre bureau d’ordinateur ? Vous passez 30 ans à retrouver une illustration que vous avez faite dans le passé ? Ou celle en cours de création ? C’est pas pratique de ne pas avoir d’organisation.

Alors qu’avec quelques dossiers bien placés, tout devient beaucoup plus simple (à retrouver) !

L’intérêt d’avoir un système pour organiser ses fichiers

Il y a trois raisons principales au fait de prendre le temps de mettre en place et entretenir une façon d’organiser tous ses fichiers :

  1. Faciliter le rangement. Si c’est simple et rapide à faire, vous le ferez et ne remettrez pas à demain votre rangement.
  2. Facile à trouver. Avec un système de rangement, vous retrouvez très simplement le dessin que vous avez en tête, sans perdre du temps à chercher dans tous vos fichiers.
  3. Réutilisable. Si votre système est simple et efficace, vous pourrez le réutiliser pour tous vos prochains dessins/projets.

Que ce soit par la création de dossiers clairs, vos conventions de nommages de vos fichiers, un mélange des deux ou des raccourcis, quel que soit votre système d’exploitation, vous pouvez en finir avec votre labyrinthe de dessin et vous y retrouver plus facilement !

Quelques règles de bases

Ne mettez pas toutes vos illustrations sur votre bureau d’ordinateur.

Je conseillerais même de ne jamais en mettre, puisque pour moi un bureau c’est fait pour les icônes de jeu/logiciel peut utiliser, la corbeille et un joli fond d’écran. Mais si vous voulez enregistrer des dessins sur votre bureau d’ordinateur, n’y mettez que ceux en cours ou qui y seront de manière temporaire.
Vous voyez suffisamment peu votre bureau d’ordinateur pour y créer sans le vouloir un bordel sans nom. En limitant son utilisation, vous limitez votre bordel.

Limitez votre nombre de dossiers

Il est inutile d’en créer trouze-milles totalement différents. Si vous avez bien pensé à la hiérarchisation de vos dossiers, vous n’en aurez besoin que du nombre suffisant et vous ne vous perdrez plus (ou beaucoup moins) dans vos dossiers.
De manière générale, restez logique et simple, ne créer des sous-dossiers que quand vous en avez le besoin. Vous ne voulez pas passer quinze ans à plonger dans des sous-dossiers infinis ou à scroller frénétiquement pendant trente minutes pour trouver un dossier. 

Nommer vos fichiers et dossiers correctement

Non, dfghd.psd n’est pas simple à trouver.
Par contre, un fichier poneyblanc.psd dans un dossier Dessin en cours … Beaucoup plus !

Votre convention de nommage n’a pas à être compliqué du tout, au contraire, plus c’est simple plus ce sera facile à comprendre et retrouver.
Un bon nom vous permet d’identifier en un clin d’oeil son contenu sans avoir à l’ouvrir. Vous pouvez décrire son contenu, sa date ou le type de document par exemple.
Et si vous utilisez un nom simple, vous pouvez en prime utiliser votre clavier pour retrouver le fichier ou le dossier en un tour de main et naviguer encore plus vite !

Arborescence simple pour s’inspirer

Un modèle simple autant à mettre en place qu’à utiliser, qui peut vous servir de base avant de personnaliser selon vos besoins. C’est plus un exemple d’un système clair et pratique plus qu’autre chose, que vous pouvez adapter à votre guise.

Illustration –  Dossier séparé spécifiquement pour tout vos travaux

Client –  Pour les illustrations qui ne sont pas pour vous

Illustrations –  Pour toutes vos illustrations fini

2018 –  Pour les illustrations de 2018

2019 –  Pour les illustrations de 2019

Nom de l’illustration 01 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 01 –  le fichier original de l’illustration (le format dépendra de votre logiciel)

Nom de l’illustration 01 Croquis –  le(s) croquis et/ou référence (peut être en plusieurs fichiers)

Nom de l’illustration 01 WIP –  si vous voulez garder les étapes intermédiaires, faites-le dans le dossier

Nom de l’illustration 01 Final –  l’illustration dans toute sa gloire, en .png, facilement partageable et visible

Nom de l’illustration 02 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 03 –  Un dossier par dessin

OCs –  Toutes les fiches de vos OCs

Template –  Pour regrouper tous les modèles de fichiers que vous utilisez fréquemment

WIPs –  Pour toutes vos illustrations en cours

Ma propre organisation

La mienne diffère un poil de celle que je vous ai présentée en exemple juste au-dessus, mais vous le montrer vous permettra d’avoir deux exemples ! Et un exemple centré sur une illustratrice qui fait autant de projets perso, que de projets clients et qui au passage à un site web et une boutique d’impression à la demande, bref beaucoup de dossiers !
Rajoutons à ça des sous-dossiers et ça a l’air profond, mais en fait c’est très rapide et convénient de naviguer dedans (pour moi en tout cas).

ScotisFr –  Dossier que j’ai épinglé à mon accès rapide, où je cale tout ce qui concerne mon entreprise

Backup site –  Les anciennes versions de mon site (en cas de pépin)

Charte graphique –  Tout ce qui concerne graphiquement ma communication ou ma présence sur internet

Photos –  Les photos relié à mon entreprise qui ne sont pas reliés à une illustration en particulier

Logotype & style graphique –  Tout ce qui concerne le cœur de la charte graphique

Web-design –  Les éléments graphiques de mon site

Réseaux sociaux –  Les avatars, bannières, templates et tout ce qui est utile pour ma gestion des réseaux sociaux

Document légaux –  Tout ce qui concerne ma boite quoi

Illustration – Archive –  Les croquis, études, échauffement et bouts de dessins que je retoucherais jamais

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier

02 février –  Les croquis et autres du mois de février et vous avez saisis l’idée, je fais ça pour tous les mois de l’année

2018 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2018

2019 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2019

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier 2019 (et tutti fruitti)

Illustration – Couverture nouvelles –  Les couvertures que j’ai fait pour mes propres nouvelles

Nouvelle 01 

Illustration de la couverture

Croquis et recherche de la couverture

Couverture

Illustration – OC –  Les fiches de mes OCs

Cadeaux –  Les dessins de mes OCs qu’on m’a offert

Fiche 01

Illustration – Projet client –  Toutes les illustrations qui ne sont pas pour moi

Client 1

Projet 1

Projet 2

Client 2

Illustration – WIP –  Pour les croquis et dessins en cours

Templates – Les modèles que j’utilise pour certains types d’illustrations

WIP 1 

Produits –  Les formats finaux des illustrations perso et leurs dérivations pour mon RedBubble ou mes impressions de tirages

Produit 1 – Ce qui regroupe tous les fichiers d’un produits (fichier .psd, t-shirt et autres)

Avec tout ça, j’espère que vous arriverez à ranger tous vos dessins et à vous y retrouver plus facilement dans le futur !


De l’idée à l’illustration

À chaque fois que je vous présente une illustration, je vous parle de mon processus créatif, vous partage quelques astuces et vous montre mes références et recherches. Cela vous donne ma façon de faire de A à Z une illustration, mais je me suis dit que ça vous intéresserait peut-être plus d’en savoir plus sur comment partir d’une idée (même vague) et lui donner la vie, jusqu’à une illustration complète, étape par étape.

L’inspiration de base

L’inspiration, des fois c’est une idée dans la douche qui m’apparait soudainement, l’envie de dessiner une scène précise le soir dans le lit, ou un matin devant Tumblr je tombe sur un tableau Aesthetic qui me donne un déclic.
D’autres fois, c’est un mot que je découvre et trouve magique, quelqu’un qui me donne une idée (le plus souvent en cherchant à troller) ou alors c’est un vieux croquis que je retrouve et veux faire.

Il y a mille et une façons de trouver l’inspiration.
En tout cas, que j’ai le temps de réaliser de suite ou non, je me dépêche de faire un premier croquis ou de noter l’idée, c’est souvent horrible à revoir, mais passer 30min à fixer l’idée de base (même moche), me permet de ne pas oublier et pouvoir retourner à mes activités normales.

Quand on veut forcer une idée à venir, une bonne idée reste d’aller ouvrir un livre d’un sujet qui nous intéresse ou d’aller fouiller une collection qu’on a faite au fil du temps d’image qui nous inspire/nous plaisent.

Allez plus loin que la première idée

Bon, on a une idée. Bien.
La première idée est souvent assez basique et rarement celle qui donne l’illustration finale.

J’aime bien prendre 10 à 20 minutes à faire un brainstorm avec moi-même pour jeter ce qu’elle m’inspire, puis aller par association d’idée et/ou de mots renforcer le concept.Mon idée était de dessiner un feu ? Le feu c’est la destruction, donc et si le poney était en fait un squelette ?
Parfois, juste aller dans le dictionnaire chercher des synonymes ou antonymes peut donner une bonne base de travail.

De la même façon, j’essaye d’assimiler des couleurs aux idées. Si je veux une image joyeuse, ma palette sera sûrement dans les tons chaud et pas froid comme j’avais initialement en tête.

Une autre idée est de prendre un ou deux mots clés de son idée et voir comment les autres ont représenté l’idée sur Google Image et voir si je peux pas faire mieux ou autrement.

Comme ça, je fais plusieurs croquis qui déclinent l’idée jusqu’à avoir minimum 3 idées. Je ne garde que celle qui me plait le plus ou je combine mes meilleures versions.

Thumbnail

Quand j’ai mon croquis de mon idée qui me plait, je joue encore un peu avec pour la rendre soit plus plaisante visuellement, soit pour renforcer ce que je veux qu’elle évoque.
Cela passe par d’autres essais de compositions (d’autres cadrages, d’autres angles), des essais de différentes valeurs et palettes de couleurs, des variations de teintes parfois, jusqu’à avoir quelque chose qui visuellement me plait.

Je peux pendant cette étape isoler le sujet du fond pour renforcer la gestuelle ou pour dessiner un détail particulier que je ne veux pas oublier.

C’est l’étape où je vais tester plusieurs choses différentes pour renforcer l’atmosphère du dessin, mais aussi sa lisibilité. Si on ne voit pas que j’ai dessiné un cheval, cela vaut le coup que je continue d’améliorer le thumbnail.

Je m’arrange pour à la fin de cette étape avoir une illustration globale qui me plait en l’état et pourrait se suffire à elle-même.
Même si je vais la peindre pour qu’elle plaise à plus de gens que juste moi, parce que ce genre de croquis est intéressant, mais pas franchement un canon de beauté.

Préparer les références et tutos

Avec le thumbnail sous la main, je réfléchis à comment je vais procéder pour peindre : quelles organisations globales de mes calques va être le plus pratique ? J’ai jamais peint de neige, si je mettais de côté un tuto de neige ça m’aidera. J’ai jamais peint de grenouille, je vais réunir plusieurs photos de références de grenouilles. Ah et dans cet artbook ielles avaient super bien peint cette poignée de porte, j’aimerais m’en inspirer !

Bref, je mets à côté de moi sur un document que je pourrais facilement accéder tout ce qui pourra m’aider sans que j’aie à chercher sur internet en cours de route.
Parce que quand je peins, les interruptions, ça coupe ma concentration et ne m’aide pas à peindre dans de bonnes conditions.

Bien sûr, il arrive que j’étais certaine de savoir peindre une bague et en cours de route, en fait je me rends compte que non et je dois quand même aller naviguer sur Internet, mais j’essaye autant que possible de couper ses interruptions.

Croquis

Je prends souvent mon thumbnail tel quel et vais le mettre sur mon format final. Cela le déforme, mais c’est pas important : ce qui l’est, c’est que je puisse sur un nouveau calque refaire au propre mon croquis.

Une fois mon croquis net et propre, je vais esquisser tous les détails importants que je n’avais pas pu faire sur le thumbnail. Ce sera ma base de travail, je la veux la plus propre possible pour m’y référer en plus du thumbnail qui me guidera dans les couleurs, là où le croquis me guidera dans les formes et contours.

Si ce n’est pas déjà fait, je me crée sur un bout de document ma palette : ce sont des coups de brush de mes couleurs principales, bien opaque que je pourrais pipetter en cours de route.

Aplats & lineart

Cette étape dépend beaucoup du résultat final désiré, mais elle correspond à l’étape où je réalise d’abord le lineart puis fait tous mes aplats ou fait tout propre tous mes aplats.

Je garde toujours mon croquis en opacité réduite lors de cette étape, pose la couleur de base, puis réalise mes aplats et/ou mon lineart. De cette étape un brin longue et pas sincèrement fun dépends le résultat final de l’illustration, je tente donc un maximum à le faire tranquillement et à m’appliquer. Devoir corriger un lineart après coup ou refaire une zone d’aplat qui n’a pas correctement été fait n’est pas le top du fun.
Sans sous-couche propre, pas d’illustration propre !

C’est le moment où on voit vraiment à quoi ressemblera l’illustration finale, c’est donc le moment idéal pour corriger les derniers énormes défauts qu’on aura du mal à recommencer de zéro plus tard.

Peinture

Là on commence le fun !

Couleurs & teintes analogues

Dans la vraie vie, les choses sont très rarement unies. Chaque feuille d’un arbre a sa propre nuance par exemple. Après avoir fait les aplats c’est le moment idéal pour apporter des nuances de partout et de la variété dans mes couleurs !
Du rouge sur mes peaux rose, du bleu dans mes noires … bref, de la couleur partout ! On casse l’effort uniforme de mes aplats.

Texture

On a les couleurs et les teintes, mais juste mettre en brun n’aide pas à définir qu’il s’agit d’un cuir et pas de l’écorce.
Avec des brushs texturés ou juste le brush rond de base, c’est le moment idéal de jouer avec les textures de base. Beaucoup de textures dépendent de la lumière, donc c’est une étape qui se fait globalement en simultané avec l’ombrage, mais parfois certaines textures sont indépendantes de ça. Chaque texture est unique, de même que chaque illustration, donc n’hésitez pas à faire au mieux pour chaque élément.

Ombrages & lumières & couleurs d’ambiance

Étape qui va donner toute sa profondeur à l’illustration, c’est le moment de mettre toutes les ombres et lumières qui vont indiquer les volumes et relations des objets entre eux, de même que les différentes couleurs d’ambiances, réflexion de couleurs dans les autres couleurs.

S’il y a des effets spéciaux à faire, c’est souvent le moment de les faire.

Détails et surcouche de peinture

C’est le moment d’apporter les derniers détails !
Je trouve que le plus simple est de créer un nouveau calque au-dessus de tous les autres et directement peindre mes corrections ou ajout sur ce calque sans me soucier de ceux en dessous.
Cela me permet de corriger rapidement sans avoir à fouiller dans la foultitude de calques que j’ai créée jusque-là.

Dernières retouches

On pourrait dire qu’on a fini … mais il y a souvent des derniers détails qui me rendent chafouine et que sur un dernier calque je vais donc corriger. C’est souvent des détails que seulement moi verra, donc je tâche au maximum de me limiter, sinon je pourrais continuer de retoucher ad vitam æternam.
C’est souvent le moment où je fignole ma colorimétrie, retouche un peu mes valeurs via des effets de calques et déclare finie ma peinture.

Signature

Une peinture n’est pas finie avant que j’aie signé !

C’est totalement psychologique, mais prendre le temps de cacher une signature dans l’illustration me donne le sentiment d’avoir fini (parce que j’ai toujours une signature bien visible dans un angle de l’illustration).

Voilà !

De la première idée à la peinture finale que je présente au monde, voilà toutes les étapes que chacune de mes illustrations a vécues !
J’espère que ça vous donnera des idées pour vous organiser, car au final, j’ai exactement la même technique que la quasi-totalité des artistes, parce que je me suis inspiré des autres artistes qui font la même et que j’ai pas inventé l’eau chaude. Quand une technique marche et qu’elle me convient, je vois mal pourquoi je la changerais.


Comment je titre mes illustrations

Je pense ne pas être la seule à galérer à donner un titre à mes illustrations … La plupart du temps j’y vais au petit bonheur la chance et finalement, j’ai trouvé que j’emploie assez souvent les mêmes méthodes ! Du coup, au cas où ça peut vous aider, voici mes méthodes !

Le titre temporaire qui reste

Lorsque vient le moment d’enregistrer mon brouillon sur mon ordinateur, j’y mets souvent le premier truc qui me vient en tête : le nom du perso, le type d’ambiance, le premier mot qui me vient en tête. C’est toujours assez étrange, parfois même c’est en anglais !
Sauf que des fois j’aime bien la simplicité du titre, donc je le francise et/ou le garde.

Des fois, j’me dis que l’instinctif c’est bien. Même si je doute qu’on capte toujours le lien entre le titre et l’oeuvre, malgré que ce soit super logique la plupart du temps.

"Obstructif"
Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac
"Désolation"
"Temple de la création"

La référence (in)directe au thème

Parfois, j’aime mettre en avant le thème du dessin, histoire de renforcer l’idée qu’ont les gens en la voyant (même si j’aimerais beaucoup que mes oeuvres se suffisent à elle-même). Je veux dire, il y a pas de mal d’aider à la compréhension ? Et parfois, ça permet d’y cacher des petits « easter egg » que je sais qu’à part moi personne ne verra. J’y fais référence aux couleurs, au sujet ou à mes émotions.

Je veux dire, deux chevaux qui s’enlacent c’est mignon. Si le titre c’est Lesbos, on capte de suite qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre deux juments. Ça change pas mal la perception de la peinture.

"Long'ma dans l'eau"
Illustration numérique de Scotis représentant un cheval nageant dans un lac avec des poissons, au centre d'un cercle de pierre taillée
"Émissaire de la quiétude"
"Lesbos"

Le titre d’une chanson

Je travaille toujours en musique. La plupart je les écoute en boucle pendant quelques semaines (heureusement que je bosse toujours avec un casque). 

C’est donc assez courant que je sois influencé par les musiques que j’écoute.
Des fois, j’mets même expressément une musique en boucle pendant toute mon étape de croquis parce que je veux capturer ce que me fait ressentir la musique. Dans ces cas-là, je nomme l’oeuvre comme la musique qui l’a inspiré (même si traduit en français le titre parfois).
C’est ma forme d’hommage à moi.

Peinture de Miraculous Ladybug (Fanart)
"Qu'est-ce qu'il y a de si amusant à propos de la Paix, de l'Amour et de la Compréhension ?"
"Strunk"
"Contrefaçon"

Un synonyme

Des fois, je sèche pas mal. Dans ces moments-là, je prends mon nom temporaire et je vais regarder des synonymes dans un dico.
Rouge y devient écarlate ou je trouve une définition plus sympa et en parcourant un peu la langue française je finis par trouver un nom qui me plait !

Des fois, c’est littéralement un synonyme du titre temporaire, d’autres fois c’est un nouveau mot que je viens de (re)découvrir ! On a une langue merveilleuse, ça fait du bien de l’explorer des fois.

"Pérégrination"
Cheval champagne galopant dans la forêt. Des biches l'observant. Illustration numérique de Scotis.
"Vagary"
Illustration numérique représentant deux chevaux rouges prit dans un tourbillon, le fond est vert
"Carrousel érubescent"

D’autres idées

Je les utilise moins, mais je sais qu’elle existe et des fois, je les utilise.

Une définition du dictionnaire
Bon, celle-là date de l’époque où j’avais un skyblog (rigolez pas). Une artiste que j’admirais beaucoup (encore même si elle est moins active) utilisait cette méthode et j’adorais. L’idée était d’utiliser la définition d’un mot comme titre, parfois relié à l’illustration, parfois random. Je trouvais ça cool.

Le nom d’une oeuvre
Dans la même idée de donner un titre de chanson, parfois donner le titre d’un poème, roman ou film ça peut être bien pour rendre hommage ou indiquer son inspiration.

Mon sentiment sur la question de nommer une oeuvre

Je sais qu’il y a plein de listes sur les conventions de nommage qui liste les « bonnes » et « mauvaise » façon de le faire.

Si je suis généralement d’accord sur le fait que c’est plus sympa que chaque oeuvre ait son propre petit nom, je vois mal l’intérêt de charrier les gens qui en sont à leur « Cheval bai #42 ». Les séries c’est bien aussi et c’est pratique pour les suivre qu’elles aient toutes le même nom.

Il y a aussi le conseil récurant « ne soyez pas prétentieux », que j’ai jamais vraiment saisi … Enfin, je le comprends d’un côté, mais de l’autre : je suis la créatrice de mon oeuvre, j’ai bien le droit de lui donner un titre qui me semble approprié ? L’idée est pas de me la péter quand j’utilise un mot que je connaissais pas 10min auparavant, mais plus de mieux décrire mon oeuvre et si possible, faire découvrir le mot à d’autre ?

Comme pas mal de choses, il y a pas mal de « règles » que je ne respecte pas, parce que je ne vois pas leur intérêt. Si au final, un titre c’est important … Ce n’est qu’un titre. Il accompagne une oeuvre, oui, mais il n’en fait pas partie. S’amuser avec, c’est selon moi une part importante aussi de l’illustration.
Je vois mal le problème de donner un nom à une oeuvre sans trop se poser de questions. Se poser trop de soucis pour un titre et y passer plus de temps que sur l’oeuvre en elle-même me semble un peu contreproductif. Comme dit un célèbre philosophe Shadock « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème » (que dans le cadre de cet article je traduirais par : nommez vos oeuvres comme vous le voulez, ne vous inventez pas des problèmes).

Et vous, c’est quoi vos méthodes pour donner des p’tits noms à vos oeuvres ?


Utiliser Trello pour organiser ses dessins en cours

Toujours sur plusieurs illustrations en même temps ? Vous savez plus où vous en êtes sur tel ou tel illustration ? Votre esprit est en état de création d’idée h24 ?

Pas de panique dans la discothèque !
Enfin, si, vous pouvez paniquez sans doute. Je vais vous montrer comment je m’organisais il y a peu et ma nouvelle méthode. Le but est pas de vous dire « hé, ma méthode est mieux que la tienne », mais plutôt de vous montrer comment je fais pour peut-être vous aider à trouver la méthode qui marchera pour vous. Parce que je maintiens mordicus que les méthodes faut les adapter à sois, il y a autant de méthode que de personnes.
Peut-être que ma méthode vous aidera pas du tout, peut-être que ça vous aidera, qui sait ? Pas moi, mais je serais ravie de voir votre propre méthode actuelle et savoir si je vous ai aidé !

Pourquoi j’utilise Trello et pas autre chose

D’abord, présentation courte de ce qu’est Trello : c’est un outil de gestion en ligne, inspiré de la méthode Kanban. On peut y avoir des tableaux, avec des listes et des cartes. En gros, c’est un gros tableau de liège plein de post-it virtuel.

Pendant un bout de temps, je naviguais entre Habitica et Google Agenda pour mon organisation, mais quand j’ai commencé à utiliser Trello j’ai fini par l’utiliser pour TOUT.
Pour vous dire, j’ai une board agenda/BuJo, une board spécialement pour mes notes relatives aux JVs (ça m’évite de retourner sur Internet toutes les dix minutes pour vérifier où se trouve tel objet de quête), un tableau de recette de cuisine vegan et j’en passe …
Bref, au fur et à mesure, j’ai fini par avoir une board spécialement pour mes illustrations.

Trello, c’est simple d’utilisation, je peux ajouter autant de listes, liens et images que je veux et ça reste joli et organisé.
Le bonus ? C’est accessible de mon téléphone.
Je peux donc dans la rue noter une idée ou voir où j’en suis sur une illustration.

Techniquement, je peux aussi partager mes boards avec d’autres utilisateurises de Trello. Si je bossais pas seule, ça serait pratique.

Trello-lingo

Pour piger ce que je raconte, un peu de vocabulaire :
– un tableau est une page où on réunit des listes de cartes
– les listes sont les colonnes dans un tableau, c’est des genres de catégories quoi
– les cartes sont des tâches ou des informations, en cliquant sur une carte on peut accéder à une description, des images supplémentaires, diverses pièces jointes, des checklists, des étiquettes ou une date limite

Board Kanban Trello pour les illustrations de Scotis

La méthode Kanban

Je saurais pas expliquer ce qu’est la méthode Kanban de façon concise, donc voici un bon article sur le sujet.
Par contre, ce que je saurais faire, c’est vous expliquer comment j’organisais ma board illustration quand j’utilisas cette méthode ! (oui, je l’utilise plus, j’en reparle plus tard)

Le principe est simple, à la base, il s’agit d’avoir :
– une liste [DONE] où se trouve les illustrations que j’ai fini
– une liste [DOING] où je met les illustrations que je suis en train de faire
– une liste [TO-DO] où je met mes idées, que ce soit sous forme de croquis ou non

Par clarité, j’avais séparé ma liste [DONE] en une liste pour les illustrations qui ont besoin que je rédige un article pour mon blog et une liste pour les illustrations qu’il faut que je mette en vente sur ma boutique.

Niveau fonctionnement ?

Dès que j’ai une ombre d’idée, je la met dans [TO-DO]. Des fois j’ai un croquis, des fois une photo, des fois une référence, des fois c’est juste quelques mots. J’essaye d’ajouter une description pour que quand je reverrais l’idée Xmois plus tard je me souvienne de ce que j’avais en tête.

Quand je suis en train de bidouiller sur l’illustration, je déplace la carte dans [DOING], j’y met l’illustration que je met à jour toutes les heures environs, pour toujours avoir un aperçu d’où j’en suis. J’ai aussi des étiquettes d’état, pour savoir où j’en suis. Souvent dans les descriptions on peut trouver des tutos ou références.
L’avantage d’avoir autant d’info, c’est que je peux quitter l’illustration sans rien perdre et y revenir quand je veux.
Je rage sur une image ? Je vais continuer une autre. Et j’oublie jamais où j’en suis.

Quand j’ai fini mon illustration, ça va dans [DONE] et hop !

J’ai toujours une bonne vue sur mes illustrations en cours, je sais ce que je dois faire dessus et je me perds plus dans mes 46 WIPs.
C’pas tellement nécessaire quand j’ai que 4illus persos … mais quand il s’agit de ma board pro, où je dois régulièrement mettre en pause des illustrations le temps d’avoir des retours clients et où je navigue de projet en projet, là ça devient rudement précieux.

(j'ai flouté les photos dans Sketch that parce que c'est des photos dont je n'ai pas les droits, il s'agit de mes échauffements du matin)

La méthode que j’utilise maintenant

Ce premier système était bien quand j’avais peu de projet perso … et j’utilise toujours ce système pour les projets pros, parce que pour jongler entre les projets, c’est beaucoup plus simple !
Par contre, niveau perso, je navigue moi-même entre différents projets et surtout, je navigue non pas selon les ordres de priorités/deadlines, mais selon mes envies et ma motivation. Je travaille jamais de façon très linéaire sur mes propres illustrations.

Mon tableau perso a donc changé de fonctionnement, un peu. 

Je n’ai plus de liste [DONE]. Je m’embrouillais entre mes rédactions d’articles et mes mises en ventes.
Quand j’ai finis une illustration, je la déplace au prochain mardi sur mon tableau qui me sert de Bullet Journal. C’est mon jour de rédaction d’articles et je suis donc sûre que l’article sera fait quand les détails techniques sont encore frais dans mon esprit. Je peux donc lui assigner une date de parution et voir sur mon calendrier où j’en suis plus facilement dans mes rédactions.

Je ne sépare plus non plus en [DOING] et [TO-DO] dans mon tableau. Parce que je choisis et j’avance mes projets à l’envie, j’me retrouve souvent à faire plein de choses en même temps.
Les illustrations que je réalise et qui anciennement était dans DOING se retrouve en haut de liste quand je les avance. Les nouvelles idées sont placés en fin de liste. Ainsi, par strate on retrouve mes illustrations par ordre de réalisation.

Mes cartes illustrations en cours en détail

Bon, maintenant que j’ai passé de longues minutes à vous expliquer mes tableaux et listes … et si je vous montrez mes cartes en elle-même ?

Elles sont assez simples.
Un screen ou une photo assez récente pour l’illustrer et voir d’un coup d’oeil où j’en suis et une checklist.

Avoir une checklist me permet de rien oublier (parce que j’ai une mémoire de poulpe) et toujours savoirs où j’en suis.
Généralement je rajoute plein de commentaires à cette liste quand je réalise une illustration. Les détails à peindre, où j’en suis dans mes aplats, les liens vers un tuto pour tel élément que je sais que j’ai jamais fait ou galère, bref, j’annote pour pouvoir faire des pauses quand je veux sans que ça me pénalise.
C’est ça qui me permet parfois de faire 20h sur une seule illustration.

Quand il s’agit de commande client, j’ai également une checklist spéciale de pré-commande (pour ne pas oublier de demander les informations qu’il me faudra) et une checklist de finalisation de projet (pour ne pas oublier si je fais un envois et si oui, à quel adresse).

Pas mal d’artiste n’utilise pas ce genre de liste, parce que pour elleux leur process est une évidence.
J’ai beau connaitre par coeur le mien aussi, j’ai tendance à ne plus savoir où j’en suis et oublier des étapes très facilement dans le feu de l’action. Tant et si bien que sans ses petites listes, je me stress toutes seules … Alors, j’ai des checklists, nah.

Alors ?

J’ai déjà vu des artistes faire un petit thumbnail en noire et blanc et faire des lignes aux surligneurs au fur et à mesure de leur avancement. Je trouve cette méthode géniale, même si moi elle ne me conviendrait pas.

A une époque je faisais juste une liste et des annotations directements sur mes dessins au fur et à mesure sur un calque à part, pour ne pas me perdre.

Il y a plein de méthode d’organisation, j’trouve ça assez fantastique qu’on arrive à organiser notre bordel intérieur, quel que soit notre façon de faire.

Du coup, vous, c’est quoi votre méthode à vous ?