Organiser ses illustrations sur son ordinateur

C’est le bordel sur votre bureau d’ordinateur ? Vous passez 30 ans à retrouver une illustration que vous avez faite dans le passé ? Ou celle en cours de création ? C’est pas pratique de ne pas avoir d’organisation.

Alors qu’avec quelques dossiers bien placés, tout devient beaucoup plus simple (à retrouver) !

L’intérêt d’avoir un système pour organiser ses fichiers

Il y a trois raisons principales au fait de prendre le temps de mettre en place et entretenir une façon d’organiser tous ses fichiers :

  1. Faciliter le rangement. Si c’est simple et rapide à faire, vous le ferez et ne remettrez pas à demain votre rangement.
  2. Facile à trouver. Avec un système de rangement, vous retrouvez très simplement le dessin que vous avez en tête, sans perdre du temps à chercher dans tous vos fichiers.
  3. Réutilisable. Si votre système est simple et efficace, vous pourrez le réutiliser pour tous vos prochains dessins/projets.

Que ce soit par la création de dossiers clairs, vos conventions de nommages de vos fichiers, un mélange des deux ou des raccourcis, quel que soit votre système d’exploitation, vous pouvez en finir avec votre labyrinthe de dessin et vous y retrouver plus facilement !

Quelques règles de bases

Ne mettez pas toutes vos illustrations sur votre bureau d’ordinateur.

Je conseillerais même de ne jamais en mettre, puisque pour moi un bureau c’est fait pour les icônes de jeu/logiciel peut utiliser, la corbeille et un joli fond d’écran. Mais si vous voulez enregistrer des dessins sur votre bureau d’ordinateur, n’y mettez que ceux en cours ou qui y seront de manière temporaire.
Vous voyez suffisamment peu votre bureau d’ordinateur pour y créer sans le vouloir un bordel sans nom. En limitant son utilisation, vous limitez votre bordel.

Limitez votre nombre de dossiers

Il est inutile d’en créer trouze-milles totalement différents. Si vous avez bien pensé à la hiérarchisation de vos dossiers, vous n’en aurez besoin que du nombre suffisant et vous ne vous perdrez plus (ou beaucoup moins) dans vos dossiers.
De manière générale, restez logique et simple, ne créer des sous-dossiers que quand vous en avez le besoin. Vous ne voulez pas passer quinze ans à plonger dans des sous-dossiers infinis ou à scroller frénétiquement pendant trente minutes pour trouver un dossier. 

Nommer vos fichiers et dossiers correctement

Non, dfghd.psd n’est pas simple à trouver.
Par contre, un fichier poneyblanc.psd dans un dossier Dessin en cours … Beaucoup plus !

Votre convention de nommage n’a pas à être compliqué du tout, au contraire, plus c’est simple plus ce sera facile à comprendre et retrouver.
Un bon nom vous permet d’identifier en un clin d’oeil son contenu sans avoir à l’ouvrir. Vous pouvez décrire son contenu, sa date ou le type de document par exemple.
Et si vous utilisez un nom simple, vous pouvez en prime utiliser votre clavier pour retrouver le fichier ou le dossier en un tour de main et naviguer encore plus vite !

Arborescence simple pour s’inspirer

Un modèle simple autant à mettre en place qu’à utiliser, qui peut vous servir de base avant de personnaliser selon vos besoins. C’est plus un exemple d’un système clair et pratique plus qu’autre chose, que vous pouvez adapter à votre guise.

Illustration –  Dossier séparé spécifiquement pour tout vos travaux

Client –  Pour les illustrations qui ne sont pas pour vous

Illustrations –  Pour toutes vos illustrations fini

2018 –  Pour les illustrations de 2018

2019 –  Pour les illustrations de 2019

Nom de l’illustration 01 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 01 –  le fichier original de l’illustration (le format dépendra de votre logiciel)

Nom de l’illustration 01 Croquis –  le(s) croquis et/ou référence (peut être en plusieurs fichiers)

Nom de l’illustration 01 WIP –  si vous voulez garder les étapes intermédiaires, faites-le dans le dossier

Nom de l’illustration 01 Final –  l’illustration dans toute sa gloire, en .png, facilement partageable et visible

Nom de l’illustration 02 –  Un dossier par dessin

Nom de l’illustration 03 –  Un dossier par dessin

OCs –  Toutes les fiches de vos OCs

Template –  Pour regrouper tous les modèles de fichiers que vous utilisez fréquemment

WIPs –  Pour toutes vos illustrations en cours

Ma propre organisation

La mienne diffère un poil de celle que je vous ai présentée en exemple juste au-dessus, mais vous le montrer vous permettra d’avoir deux exemples ! Et un exemple centré sur une illustratrice qui fait autant de projets perso, que de projets clients et qui au passage à un site web et une boutique d’impression à la demande, bref beaucoup de dossiers !
Rajoutons à ça des sous-dossiers et ça a l’air profond, mais en fait c’est très rapide et convénient de naviguer dedans (pour moi en tout cas).

ScotisFr –  Dossier que j’ai épinglé à mon accès rapide, où je cale tout ce qui concerne mon entreprise

Backup site –  Les anciennes versions de mon site (en cas de pépin)

Charte graphique –  Tout ce qui concerne graphiquement ma communication ou ma présence sur internet

Photos –  Les photos relié à mon entreprise qui ne sont pas reliés à une illustration en particulier

Logotype & style graphique –  Tout ce qui concerne le cœur de la charte graphique

Web-design –  Les éléments graphiques de mon site

Réseaux sociaux –  Les avatars, bannières, templates et tout ce qui est utile pour ma gestion des réseaux sociaux

Document légaux –  Tout ce qui concerne ma boite quoi

Illustration – Archive –  Les croquis, études, échauffement et bouts de dessins que je retoucherais jamais

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier

02 février –  Les croquis et autres du mois de février et vous avez saisis l’idée, je fais ça pour tous les mois de l’année

2018 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2018

2019 –  Tout ce que j’ai fait comme croquis en 2019

01 janvier –  Les croquis et autres du mois de janvier 2019 (et tutti fruitti)

Illustration – Couverture nouvelles –  Les couvertures que j’ai fait pour mes propres nouvelles

Nouvelle 01 

Illustration de la couverture

Croquis et recherche de la couverture

Couverture

Illustration – OC –  Les fiches de mes OCs

Cadeaux –  Les dessins de mes OCs qu’on m’a offert

Fiche 01

Illustration – Projet client –  Toutes les illustrations qui ne sont pas pour moi

Client 1

Projet 1

Projet 2

Client 2

Illustration – WIP –  Pour les croquis et dessins en cours

Templates – Les modèles que j’utilise pour certains types d’illustrations

WIP 1 

Produits –  Les formats finaux des illustrations perso et leurs dérivations pour mon RedBubble ou mes impressions de tirages

Produit 1 – Ce qui regroupe tous les fichiers d’un produits (fichier .psd, t-shirt et autres)

Avec tout ça, j’espère que vous arriverez à ranger tous vos dessins et à vous y retrouver plus facilement dans le futur !


De l’idée à l’illustration

À chaque fois que je vous présente une illustration, je vous parle de mon processus créatif, vous partage quelques astuces et vous montre mes références et recherches. Cela vous donne ma façon de faire de A à Z une illustration, mais je me suis dit que ça vous intéresserait peut-être plus d’en savoir plus sur comment partir d’une idée (même vague) et lui donner la vie, jusqu’à une illustration complète, étape par étape.

L’inspiration de base

L’inspiration, des fois c’est une idée dans la douche qui m’apparait soudainement, l’envie de dessiner une scène précise le soir dans le lit, ou un matin devant Tumblr je tombe sur un tableau Aesthetic qui me donne un déclic.
D’autres fois, c’est un mot que je découvre et trouve magique, quelqu’un qui me donne une idée (le plus souvent en cherchant à troller) ou alors c’est un vieux croquis que je retrouve et veux faire.

Il y a mille et une façons de trouver l’inspiration.
En tout cas, que j’ai le temps de réaliser de suite ou non, je me dépêche de faire un premier croquis ou de noter l’idée, c’est souvent horrible à revoir, mais passer 30min à fixer l’idée de base (même moche), me permet de ne pas oublier et pouvoir retourner à mes activités normales.

Quand on veut forcer une idée à venir, une bonne idée reste d’aller ouvrir un livre d’un sujet qui nous intéresse ou d’aller fouiller une collection qu’on a faite au fil du temps d’image qui nous inspire/nous plaisent.

Allez plus loin que la première idée

Bon, on a une idée. Bien.
La première idée est souvent assez basique et rarement celle qui donne l’illustration finale.

J’aime bien prendre 10 à 20 minutes à faire un brainstorm avec moi-même pour jeter ce qu’elle m’inspire, puis aller par association d’idée et/ou de mots renforcer le concept.Mon idée était de dessiner un feu ? Le feu c’est la destruction, donc et si le poney était en fait un squelette ?
Parfois, juste aller dans le dictionnaire chercher des synonymes ou antonymes peut donner une bonne base de travail.

De la même façon, j’essaye d’assimiler des couleurs aux idées. Si je veux une image joyeuse, ma palette sera sûrement dans les tons chaud et pas froid comme j’avais initialement en tête.

Une autre idée est de prendre un ou deux mots clés de son idée et voir comment les autres ont représenté l’idée sur Google Image et voir si je peux pas faire mieux ou autrement.

Comme ça, je fais plusieurs croquis qui déclinent l’idée jusqu’à avoir minimum 3 idées. Je ne garde que celle qui me plait le plus ou je combine mes meilleures versions.

Thumbnail

Quand j’ai mon croquis de mon idée qui me plait, je joue encore un peu avec pour la rendre soit plus plaisante visuellement, soit pour renforcer ce que je veux qu’elle évoque.
Cela passe par d’autres essais de compositions (d’autres cadrages, d’autres angles), des essais de différentes valeurs et palettes de couleurs, des variations de teintes parfois, jusqu’à avoir quelque chose qui visuellement me plait.

Je peux pendant cette étape isoler le sujet du fond pour renforcer la gestuelle ou pour dessiner un détail particulier que je ne veux pas oublier.

C’est l’étape où je vais tester plusieurs choses différentes pour renforcer l’atmosphère du dessin, mais aussi sa lisibilité. Si on ne voit pas que j’ai dessiné un cheval, cela vaut le coup que je continue d’améliorer le thumbnail.

Je m’arrange pour à la fin de cette étape avoir une illustration globale qui me plait en l’état et pourrait se suffire à elle-même.
Même si je vais la peindre pour qu’elle plaise à plus de gens que juste moi, parce que ce genre de croquis est intéressant, mais pas franchement un canon de beauté.

Préparer les références et tutos

Avec le thumbnail sous la main, je réfléchis à comment je vais procéder pour peindre : quelles organisations globales de mes calques va être le plus pratique ? J’ai jamais peint de neige, si je mettais de côté un tuto de neige ça m’aidera. J’ai jamais peint de grenouille, je vais réunir plusieurs photos de références de grenouilles. Ah et dans cet artbook ielles avaient super bien peint cette poignée de porte, j’aimerais m’en inspirer !

Bref, je mets à côté de moi sur un document que je pourrais facilement accéder tout ce qui pourra m’aider sans que j’aie à chercher sur internet en cours de route.
Parce que quand je peins, les interruptions, ça coupe ma concentration et ne m’aide pas à peindre dans de bonnes conditions.

Bien sûr, il arrive que j’étais certaine de savoir peindre une bague et en cours de route, en fait je me rends compte que non et je dois quand même aller naviguer sur Internet, mais j’essaye autant que possible de couper ses interruptions.

Croquis

Je prends souvent mon thumbnail tel quel et vais le mettre sur mon format final. Cela le déforme, mais c’est pas important : ce qui l’est, c’est que je puisse sur un nouveau calque refaire au propre mon croquis.

Une fois mon croquis net et propre, je vais esquisser tous les détails importants que je n’avais pas pu faire sur le thumbnail. Ce sera ma base de travail, je la veux la plus propre possible pour m’y référer en plus du thumbnail qui me guidera dans les couleurs, là où le croquis me guidera dans les formes et contours.

Si ce n’est pas déjà fait, je me crée sur un bout de document ma palette : ce sont des coups de brush de mes couleurs principales, bien opaque que je pourrais pipetter en cours de route.

Aplats & lineart

Cette étape dépend beaucoup du résultat final désiré, mais elle correspond à l’étape où je réalise d’abord le lineart puis fait tous mes aplats ou fait tout propre tous mes aplats.

Je garde toujours mon croquis en opacité réduite lors de cette étape, pose la couleur de base, puis réalise mes aplats et/ou mon lineart. De cette étape un brin longue et pas sincèrement fun dépends le résultat final de l’illustration, je tente donc un maximum à le faire tranquillement et à m’appliquer. Devoir corriger un lineart après coup ou refaire une zone d’aplat qui n’a pas correctement été fait n’est pas le top du fun.
Sans sous-couche propre, pas d’illustration propre !

C’est le moment où on voit vraiment à quoi ressemblera l’illustration finale, c’est donc le moment idéal pour corriger les derniers énormes défauts qu’on aura du mal à recommencer de zéro plus tard.

Peinture

Là on commence le fun !

Couleurs & teintes analogues

Dans la vraie vie, les choses sont très rarement unies. Chaque feuille d’un arbre a sa propre nuance par exemple. Après avoir fait les aplats c’est le moment idéal pour apporter des nuances de partout et de la variété dans mes couleurs !
Du rouge sur mes peaux rose, du bleu dans mes noires … bref, de la couleur partout ! On casse l’effort uniforme de mes aplats.

Texture

On a les couleurs et les teintes, mais juste mettre en brun n’aide pas à définir qu’il s’agit d’un cuir et pas de l’écorce.
Avec des brushs texturés ou juste le brush rond de base, c’est le moment idéal de jouer avec les textures de base. Beaucoup de textures dépendent de la lumière, donc c’est une étape qui se fait globalement en simultané avec l’ombrage, mais parfois certaines textures sont indépendantes de ça. Chaque texture est unique, de même que chaque illustration, donc n’hésitez pas à faire au mieux pour chaque élément.

Ombrages & lumières & couleurs d’ambiance

Étape qui va donner toute sa profondeur à l’illustration, c’est le moment de mettre toutes les ombres et lumières qui vont indiquer les volumes et relations des objets entre eux, de même que les différentes couleurs d’ambiances, réflexion de couleurs dans les autres couleurs.

S’il y a des effets spéciaux à faire, c’est souvent le moment de les faire.

Détails et surcouche de peinture

C’est le moment d’apporter les derniers détails !
Je trouve que le plus simple est de créer un nouveau calque au-dessus de tous les autres et directement peindre mes corrections ou ajout sur ce calque sans me soucier de ceux en dessous.
Cela me permet de corriger rapidement sans avoir à fouiller dans la foultitude de calques que j’ai créée jusque-là.

Dernières retouches

On pourrait dire qu’on a fini … mais il y a souvent des derniers détails qui me rendent chafouine et que sur un dernier calque je vais donc corriger. C’est souvent des détails que seulement moi verra, donc je tâche au maximum de me limiter, sinon je pourrais continuer de retoucher ad vitam æternam.
C’est souvent le moment où je fignole ma colorimétrie, retouche un peu mes valeurs via des effets de calques et déclare finie ma peinture.

Signature

Une peinture n’est pas finie avant que j’aie signé !

C’est totalement psychologique, mais prendre le temps de cacher une signature dans l’illustration me donne le sentiment d’avoir fini (parce que j’ai toujours une signature bien visible dans un angle de l’illustration).

Voilà !

De la première idée à la peinture finale que je présente au monde, voilà toutes les étapes que chacune de mes illustrations a vécues !
J’espère que ça vous donnera des idées pour vous organiser, car au final, j’ai exactement la même technique que la quasi-totalité des artistes, parce que je me suis inspiré des autres artistes qui font la même et que j’ai pas inventé l’eau chaude. Quand une technique marche et qu’elle me convient, je vois mal pourquoi je la changerais.


Comment je titre mes illustrations

Je pense ne pas être la seule à galérer à donner un titre à mes illustrations … La plupart du temps j’y vais au petit bonheur la chance et finalement, j’ai trouvé que j’emploie assez souvent les mêmes méthodes ! Du coup, au cas où ça peut vous aider, voici mes méthodes !

Le titre temporaire qui reste

Lorsque vient le moment d’enregistrer mon brouillon sur mon ordinateur, j’y mets souvent le premier truc qui me vient en tête : le nom du perso, le type d’ambiance, le premier mot qui me vient en tête. C’est toujours assez étrange, parfois même c’est en anglais !
Sauf que des fois j’aime bien la simplicité du titre, donc je le francise et/ou le garde.

Des fois, j’me dis que l’instinctif c’est bien. Même si je doute qu’on capte toujours le lien entre le titre et l’oeuvre, malgré que ce soit super logique la plupart du temps.

"Obstructif"
Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac
"Désolation"
"Temple de la création"

La référence (in)directe au thème

Parfois, j’aime mettre en avant le thème du dessin, histoire de renforcer l’idée qu’ont les gens en la voyant (même si j’aimerais beaucoup que mes oeuvres se suffisent à elle-même). Je veux dire, il y a pas de mal d’aider à la compréhension ? Et parfois, ça permet d’y cacher des petits « easter egg » que je sais qu’à part moi personne ne verra. J’y fais référence aux couleurs, au sujet ou à mes émotions.

Je veux dire, deux chevaux qui s’enlacent c’est mignon. Si le titre c’est Lesbos, on capte de suite qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre deux juments. Ça change pas mal la perception de la peinture.

"Long'ma dans l'eau"
Illustration numérique de Scotis représentant un cheval nageant dans un lac avec des poissons, au centre d'un cercle de pierre taillée
"Émissaire de la quiétude"
"Lesbos"

Le titre d’une chanson

Je travaille toujours en musique. La plupart je les écoute en boucle pendant quelques semaines (heureusement que je bosse toujours avec un casque). 

C’est donc assez courant que je sois influencé par les musiques que j’écoute.
Des fois, j’mets même expressément une musique en boucle pendant toute mon étape de croquis parce que je veux capturer ce que me fait ressentir la musique. Dans ces cas-là, je nomme l’oeuvre comme la musique qui l’a inspiré (même si traduit en français le titre parfois).
C’est ma forme d’hommage à moi.

Peinture de Miraculous Ladybug (Fanart)
"Qu'est-ce qu'il y a de si amusant à propos de la Paix, de l'Amour et de la Compréhension ?"
"Strunk"
"Contrefaçon"

Un synonyme

Des fois, je sèche pas mal. Dans ces moments-là, je prends mon nom temporaire et je vais regarder des synonymes dans un dico.
Rouge y devient écarlate ou je trouve une définition plus sympa et en parcourant un peu la langue française je finis par trouver un nom qui me plait !

Des fois, c’est littéralement un synonyme du titre temporaire, d’autres fois c’est un nouveau mot que je viens de (re)découvrir ! On a une langue merveilleuse, ça fait du bien de l’explorer des fois.

"Pérégrination"
Cheval champagne galopant dans la forêt. Des biches l'observant. Illustration numérique de Scotis.
"Vagary"
Illustration numérique représentant deux chevaux rouges prit dans un tourbillon, le fond est vert
"Carrousel érubescent"

D’autres idées

Je les utilise moins, mais je sais qu’elle existe et des fois, je les utilise.

Une définition du dictionnaire
Bon, celle-là date de l’époque où j’avais un skyblog (rigolez pas). Une artiste que j’admirais beaucoup (encore même si elle est moins active) utilisait cette méthode et j’adorais. L’idée était d’utiliser la définition d’un mot comme titre, parfois relié à l’illustration, parfois random. Je trouvais ça cool.

Le nom d’une oeuvre
Dans la même idée de donner un titre de chanson, parfois donner le titre d’un poème, roman ou film ça peut être bien pour rendre hommage ou indiquer son inspiration.

Mon sentiment sur la question de nommer une oeuvre

Je sais qu’il y a plein de listes sur les conventions de nommage qui liste les « bonnes » et « mauvaise » façon de le faire.

Si je suis généralement d’accord sur le fait que c’est plus sympa que chaque oeuvre ait son propre petit nom, je vois mal l’intérêt de charrier les gens qui en sont à leur « Cheval bai #42 ». Les séries c’est bien aussi et c’est pratique pour les suivre qu’elles aient toutes le même nom.

Il y a aussi le conseil récurant « ne soyez pas prétentieux », que j’ai jamais vraiment saisi … Enfin, je le comprends d’un côté, mais de l’autre : je suis la créatrice de mon oeuvre, j’ai bien le droit de lui donner un titre qui me semble approprié ? L’idée est pas de me la péter quand j’utilise un mot que je connaissais pas 10min auparavant, mais plus de mieux décrire mon oeuvre et si possible, faire découvrir le mot à d’autre ?

Comme pas mal de choses, il y a pas mal de « règles » que je ne respecte pas, parce que je ne vois pas leur intérêt. Si au final, un titre c’est important … Ce n’est qu’un titre. Il accompagne une oeuvre, oui, mais il n’en fait pas partie. S’amuser avec, c’est selon moi une part importante aussi de l’illustration.
Je vois mal le problème de donner un nom à une oeuvre sans trop se poser de questions. Se poser trop de soucis pour un titre et y passer plus de temps que sur l’oeuvre en elle-même me semble un peu contreproductif. Comme dit un célèbre philosophe Shadock « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème » (que dans le cadre de cet article je traduirais par : nommez vos oeuvres comme vous le voulez, ne vous inventez pas des problèmes).

Et vous, c’est quoi vos méthodes pour donner des p’tits noms à vos oeuvres ?


Utiliser Trello pour organiser ses dessins en cours

Toujours sur plusieurs illustrations en même temps ? Vous savez plus où vous en êtes sur tel ou tel illustration ? Votre esprit est en état de création d’idée h24 ?

Pas de panique dans la discothèque !
Enfin, si, vous pouvez paniquez sans doute. Je vais vous montrer comment je m’organisais il y a peu et ma nouvelle méthode. Le but est pas de vous dire « hé, ma méthode est mieux que la tienne », mais plutôt de vous montrer comment je fais pour peut-être vous aider à trouver la méthode qui marchera pour vous. Parce que je maintiens mordicus que les méthodes faut les adapter à sois, il y a autant de méthode que de personnes.
Peut-être que ma méthode vous aidera pas du tout, peut-être que ça vous aidera, qui sait ? Pas moi, mais je serais ravie de voir votre propre méthode actuelle et savoir si je vous ai aidé !

Pourquoi j’utilise Trello et pas autre chose

D’abord, présentation courte de ce qu’est Trello : c’est un outil de gestion en ligne, inspiré de la méthode Kanban. On peut y avoir des tableaux, avec des listes et des cartes. En gros, c’est un gros tableau de liège plein de post-it virtuel.

Pendant un bout de temps, je naviguais entre Habitica et Google Agenda pour mon organisation, mais quand j’ai commencé à utiliser Trello j’ai fini par l’utiliser pour TOUT.
Pour vous dire, j’ai une board agenda/BuJo, une board spécialement pour mes notes relatives aux JVs (ça m’évite de retourner sur Internet toutes les dix minutes pour vérifier où se trouve tel objet de quête), un tableau de recette de cuisine vegan et j’en passe …
Bref, au fur et à mesure, j’ai fini par avoir une board spécialement pour mes illustrations.

Trello, c’est simple d’utilisation, je peux ajouter autant de listes, liens et images que je veux et ça reste joli et organisé.
Le bonus ? C’est accessible de mon téléphone.
Je peux donc dans la rue noter une idée ou voir où j’en suis sur une illustration.

Techniquement, je peux aussi partager mes boards avec d’autres utilisateurises de Trello. Si je bossais pas seule, ça serait pratique.

Trello-lingo

Pour piger ce que je raconte, un peu de vocabulaire :
– un tableau est une page où on réunit des listes de cartes
– les listes sont les colonnes dans un tableau, c’est des genres de catégories quoi
– les cartes sont des tâches ou des informations, en cliquant sur une carte on peut accéder à une description, des images supplémentaires, diverses pièces jointes, des checklists, des étiquettes ou une date limite

Board Kanban Trello pour les illustrations de Scotis

La méthode Kanban

Je saurais pas expliquer ce qu’est la méthode Kanban de façon concise, donc voici un bon article sur le sujet.
Par contre, ce que je saurais faire, c’est vous expliquer comment j’organisais ma board illustration quand j’utilisas cette méthode ! (oui, je l’utilise plus, j’en reparle plus tard)

Le principe est simple, à la base, il s’agit d’avoir :
– une liste [DONE] où se trouve les illustrations que j’ai fini
– une liste [DOING] où je met les illustrations que je suis en train de faire
– une liste [TO-DO] où je met mes idées, que ce soit sous forme de croquis ou non

Par clarité, j’avais séparé ma liste [DONE] en une liste pour les illustrations qui ont besoin que je rédige un article pour mon blog et une liste pour les illustrations qu’il faut que je mette en vente sur ma boutique.

Niveau fonctionnement ?

Dès que j’ai une ombre d’idée, je la met dans [TO-DO]. Des fois j’ai un croquis, des fois une photo, des fois une référence, des fois c’est juste quelques mots. J’essaye d’ajouter une description pour que quand je reverrais l’idée Xmois plus tard je me souvienne de ce que j’avais en tête.

Quand je suis en train de bidouiller sur l’illustration, je déplace la carte dans [DOING], j’y met l’illustration que je met à jour toutes les heures environs, pour toujours avoir un aperçu d’où j’en suis. J’ai aussi des étiquettes d’état, pour savoir où j’en suis. Souvent dans les descriptions on peut trouver des tutos ou références.
L’avantage d’avoir autant d’info, c’est que je peux quitter l’illustration sans rien perdre et y revenir quand je veux.
Je rage sur une image ? Je vais continuer une autre. Et j’oublie jamais où j’en suis.

Quand j’ai fini mon illustration, ça va dans [DONE] et hop !

J’ai toujours une bonne vue sur mes illustrations en cours, je sais ce que je dois faire dessus et je me perds plus dans mes 46 WIPs.
C’pas tellement nécessaire quand j’ai que 4illus persos … mais quand il s’agit de ma board pro, où je dois régulièrement mettre en pause des illustrations le temps d’avoir des retours clients et où je navigue de projet en projet, là ça devient rudement précieux.

(j'ai flouté les photos dans Sketch that parce que c'est des photos dont je n'ai pas les droits, il s'agit de mes échauffements du matin)

La méthode que j’utilise maintenant

Ce premier système était bien quand j’avais peu de projet perso … et j’utilise toujours ce système pour les projets pros, parce que pour jongler entre les projets, c’est beaucoup plus simple !
Par contre, niveau perso, je navigue moi-même entre différents projets et surtout, je navigue non pas selon les ordres de priorités/deadlines, mais selon mes envies et ma motivation. Je travaille jamais de façon très linéaire sur mes propres illustrations.

Mon tableau perso a donc changé de fonctionnement, un peu. 

Je n’ai plus de liste [DONE]. Je m’embrouillais entre mes rédactions d’articles et mes mises en ventes.
Quand j’ai finis une illustration, je la déplace au prochain mardi sur mon tableau qui me sert de Bullet Journal. C’est mon jour de rédaction d’articles et je suis donc sûre que l’article sera fait quand les détails techniques sont encore frais dans mon esprit. Je peux donc lui assigner une date de parution et voir sur mon calendrier où j’en suis plus facilement dans mes rédactions.

Je ne sépare plus non plus en [DOING] et [TO-DO] dans mon tableau. Parce que je choisis et j’avance mes projets à l’envie, j’me retrouve souvent à faire plein de choses en même temps.
Les illustrations que je réalise et qui anciennement était dans DOING se retrouve en haut de liste quand je les avance. Les nouvelles idées sont placés en fin de liste. Ainsi, par strate on retrouve mes illustrations par ordre de réalisation.

Mes cartes illustrations en cours en détail

Bon, maintenant que j’ai passé de longues minutes à vous expliquer mes tableaux et listes … et si je vous montrez mes cartes en elle-même ?

Elles sont assez simples.
Un screen ou une photo assez récente pour l’illustrer et voir d’un coup d’oeil où j’en suis et une checklist.

Avoir une checklist me permet de rien oublier (parce que j’ai une mémoire de poulpe) et toujours savoirs où j’en suis.
Généralement je rajoute plein de commentaires à cette liste quand je réalise une illustration. Les détails à peindre, où j’en suis dans mes aplats, les liens vers un tuto pour tel élément que je sais que j’ai jamais fait ou galère, bref, j’annote pour pouvoir faire des pauses quand je veux sans que ça me pénalise.
C’est ça qui me permet parfois de faire 20h sur une seule illustration.

Quand il s’agit de commande client, j’ai également une checklist spéciale de pré-commande (pour ne pas oublier de demander les informations qu’il me faudra) et une checklist de finalisation de projet (pour ne pas oublier si je fais un envois et si oui, à quel adresse).

Pas mal d’artiste n’utilise pas ce genre de liste, parce que pour elleux leur process est une évidence.
J’ai beau connaitre par coeur le mien aussi, j’ai tendance à ne plus savoir où j’en suis et oublier des étapes très facilement dans le feu de l’action. Tant et si bien que sans ses petites listes, je me stress toutes seules … Alors, j’ai des checklists, nah.

Alors ?

J’ai déjà vu des artistes faire un petit thumbnail en noire et blanc et faire des lignes aux surligneurs au fur et à mesure de leur avancement. Je trouve cette méthode géniale, même si moi elle ne me conviendrait pas.

A une époque je faisais juste une liste et des annotations directements sur mes dessins au fur et à mesure sur un calque à part, pour ne pas me perdre.

Il y a plein de méthode d’organisation, j’trouve ça assez fantastique qu’on arrive à organiser notre bordel intérieur, quel que soit notre façon de faire.

Du coup, vous, c’est quoi votre méthode à vous ?


Faire de belles photos de ses dessins et peintures

Pas de scanner ? Pas de soucis !
Certes le scanner a des avantages certains, mais les photos aussi !

C’est toujours plus agréable de regarder une belle photo d’une illustration où on peut admirer les détails qu’une photo prise rapidement, sans focus, pleine de grains et avec des couleurs tirants sur le jaune où on a perdu les couleurs et la quasi-totalité des détails …

Bien sûr, les photos remplaceront jamais le fait de voir en vrai une oeuvre, on est d’accord, mais ça fait une vraie différence de voir une petite photo toute naze qu’un beau cliché en ligne.

Ce petit article est là pour vous aider, j’suis pas photographe, bien sûr, mais la plupart de mes conseils sont assez connus pour que vous puissiez les relire ailleurs et/ou les vérifier par vous-même.

Petit chien à l'encre par Scotis

Scanner VS Photographie

Je scanne toujours mes illustrations par défauts, parce que j’ai un scanner et j’aime garder une version numérique de tous mes travaux qui est en 300dpi et où tout est parfait. C’est une façon de les préserver dans le temps, même si je vends l’original ou qu’il lui arrive quelque chose (c’est encore jamais arrivé et je croise les doigts pour que rien n’arrive à mes originaux que je compte garder chez moi).

Les scannes bien propre, bien cadré, c’est très bien pour les portfolios. Pour faire des tirages, aussi. Dès que ça a un but un peu pro quoi.

Le souci du scannage c’est qu’on perd un peu du contexte et de la spontanéité de la chose. Si je veux présenter un dessin en cours, un scan va le rendre plus froid et moins attrayant à l’oeil … En prime, pour les WIP (work in progress) ça retire l’atmosphère autour de l’illustration (des fois c’est bien, souvent, pas vraiment).
Même pour un dessin finalisé, c’est bien souvent plus sympathique de le partager avec en fond son bureau, quelques crayons et du contexte qui raconte une histoire. Ça donne envie d’interagir, c’est moins froid.
Enfin, je sais que je préfère regarder les WIPs des autres gens quand c’est une jolie photo (même bien cadré) que juste un scan. C’est mon avis, mais je sais que je suis pas la seule. Pensez-y : vous préférez quoi comme image sur vos réseaux sociaux ? 

Les photos c’est bien quand il s’agit de partager, surtout sur les réseaux sociaux.

Matériel pour photographier

La réponse rapide c’est : ce que vous avez sous la main. Que ce soit un smartphone qui fait photo ou un appareil photo. Le tout est que ça fasse une photo d’une qualité correcte, même si elle ne dépasse pas les 1000px de larges.

Investir dans du matériel pro si vous prenez qu’une photo tous les trois jours de votre carnet, ça vaut pas trop le coup. Surtout qu’il y a de grandes chances que vous avez déjà un smartphone qui prend des photos d’une qualité très correcte.
Bien sûr, votre confort est à prendre à compte, donc peut-être qu’un autre matériel sera plus adapté, plus rapide à sortir, plus facile à installer, et caetera, mais si vous pouvez faire des photos de bonnes qualités à faible coût (de temps et d’argent), préférer cette option.

L’option téléphone est ma préférée.
Je prends mon téléphone qui traîne près de moi, je vais dans un endroit éclairé (souvent je bouge pas de mon bureau, merci les lampes blanches), je prends quelques clichés, je sélectionne celui que je préfère, si besoin est je retouche sur une application ou directement sur la galerie de mon téléphone et TADA. Emballer c’est pesé, j’peux partager.
Et le résultat me convient, alors que j’ai un téléphone pas très cher (<200€). Je l’avais choisi parce qu’il avait une caméra de bonne qualité. Si vous voulez faire des macros, je sais qu’il existe des objectifs à monter sur vos téléphones portables (j’me suis toujours dit qu’un jour j’en aurais, mais comme je peins pas souvent en traditionnel, j’ai pas encore investie).

Je sais que des gens utilisent un trépied, mais c’est souvent des gens avec des grandes oeuvres/peintures qui demandent en effet de ne pas pouvoir stabiliser leur coude sur leur table/bureau.
Donc si vous en avez besoin, vous pouvez investir, il en existe des petits pas trop chers.

L’essentiel de votre matériel et le plus important c’est : une bonne lumière et un beau fond.

Avoir un bon appareil photo c’est cool, mais si vous savez pas vous en servir et qu’il est relou à mettre en place … vous allez pas l’utilisez longtemps.
Lire un manuel d’utilisation c’est pas drôle, mais c’est la base pour maîtriser son appareil (photo ou smartphone) et combiné à la lecture de tutoriels, c’est un investissement (de temps) qui vaut de l’or.

Prendre une bonne photo

La lumière

C’est le plus important, donc j’vais tâcher d’être la plus précise sur le sujet sans être trop rébarbative.

Déjà, le flash : éteint. Toujours.
Le flash ça cause plein de soucis tel que la colorimétrie qui part aux fraises, des réflexions, des zones où l’image est cramée pour pas dire blanche … Plein de soucis dont on peut aisément se passer quoi.
Si vous êtes dans la pénombre, trouvez une source de lumière ou attendez, ça vaudra mieux.

L’éclairage c’est ce qui donne toute la différence entre une bonne et une mauvaise photo.
Si trop peu de lumière entre dans le capteur, vous aurez une photo floue, pleine des grains/bruits et les couleurs se mélangeront entre elles. Pas du plus bel effet quoi.
Si vous avez une lumière suffisante, la photo sera nette et si avez un éclairage naturel, les couleurs seront plus vrais et ressemblante à l’oeuvre originale. Vous avez tout à y gagner puisque vous vous retirez le temps de retouche couleur.

La lumière naturelle (du soleil quoi) est à privilégier aux lumières artificielles (qui viennent d’une lampe).
Les ampoules sont rarement d’une couleur « neutre », généralement elles tirent soient vers le bleu ou le jaune, ce qui fausse la balance des blancs et donc les couleurs de votre photo. Vous pouvez bien sûr retoucher la colorimétrie pour contrebalancer, mais il vaut mieux directement avoir la lumière naturelle et les véritables couleurs.

Avoir une bonne lumière naturelle s’obtient facilement en se plaçant près d’une fenêtre la journée. Même si le ciel est couvert, la lumière vous parviendra diffusée, ce qui adoucira les ombres.
Ou dehors. Dehors c’est bien aussi si vous avez un endroit sympathique où faire vos photos.

Si vraiment vous pouvez pas obtenir un beau soleil, tentez d’avoir une lampe avec une couleur  » neutre  » (comme dit plus haut, pas trop jaune, pas trop bleu quoi).

L’angle de prise de vue

Il y a pas mal d’angles qui sont sympathiques visuellement et permettent de bien voir les détails de son illustration.
Il n’y a pas d’angle magique ceci dit, tout dépend de l’illustration et il faut souvent en tester quelques-uns avant de trouver le bon.

Voilà les plus classiques qui marchent presque toujours :
– une vue du dessus bien perpendiculaire
– un angle assez bas (mais pas trop pour pas déformer l’image) venant de la droite
Le tout avec un peu d’espace vide autour, avec ou sans outils en vue. Le but est de laisser l’illustration respirer un peu et ne pas trop centrer (sauf si vous voulez montrer un détail en particulier, là, allez-y en macro et collez votre détail).

Si vous faites votre photo en intérieur et que votre surface réfléchit (je pense au vernis par exemple, ou au verre du cadre), tentez un angle de 45°, c’est celui qui vous permettra de limiter les réflexions.
Bien sûr, prenez l’angle de 45°, mais n’oubliez pas de garder l’illustration et l’appareil photo parallèle au sol pour éviter les distorsions. C’est là que les tripodes sont utiles.
Si vous n’en avez pas, calez vos coudes contre votre corps, cela limitera vos tremblements.

Le fond et la mise en scène

Idéalement, vous prendrez vos photos sur le vif, sur la table/le bureau sur lequel vous peignez/dessinez et avec vos outils disposez comme vous les avez utilisés. De façon à ce que vos photos reflètent votre méthode de travail dans la vraie vie de la réalité véritable.

Mais comme vous avez besoin d’une bonne lumière sur votre illustration, bah, c’est pas toujours possible de prendre la photo sur place si la luminosité est pas idéale.

Dans ce cas, n’hésitez pas à bouger votre illustration dans votre maison à la recherche d’un coin sympa et bien illuminé (ou même hors de votre maison, vous limitez pas si vous en avez la possibilité).

Rappelez-vous que votre fond (votre bureau à priori) ne doit pas attirer l’attention plus que votre dessin. Votre photo doit mettre en valeur votre illustration, pas votre table (même si elle est très jolie, votre table). N’hésitez pas à cadrer plus proche ou à retirer des outils si besoin est.
Dans la même idée, retirez les objets qui peuvent distraire ou qui n’ont pas de rapport avec votre illustration (emballage de gâteau, sopalin ou autres).

Si vraiment votre table est pas jolie ou prend trop d’attention par rapport à votre illustration, vous pouvez acheter de grandes feuilles de papiers neutres non réfléchissants (quand je dis neutre, je parle de couleurs, privilégiez du blanc, du beige, du noir ou du gris).
Vous pouvez aussi utiliser une couleur vive ou pastel, bref, une couleur qui contraste avec l’illustration, parce que c’est plus fun ou sympa, mais pensez quand même à ce que ça n’accapare pas toute l’attention (c’est toujours le même souci).

Vous pouvez vous amuser pour les objets qui entourent votre illustration : disposez autrement vos outils, rajoutez une carte de visite bien en évidence comme signature temporaire, un objet qui vous est cher … Amusez-vous, mais n’en rajoutez pas trop. Si ça fait fabriqué, ça donne pas envie de regarder de trop près et (vous me sentez venir) ça distraie de l’illustration.

Réglage de colorimétrie

Vous avez pris votre photo, mais vos couleurs sont pas vraiment fidèles à la réalité …
Soit vous avez mal fait votre réglage de balance de blanc, soit il faudra retoucher.

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, il vaut mieux faire votre balance des blancs avant de prendre votre photo (je reparlerais plus tard d’une retouche après avoir pris la photo).

La plupart des appareils ont une correction de balance des blancs automatiques.
Si ce n’est pas le cas (ou que l’appareil fait mal son travail), vous pouvez le faire facilement en prenant un bout de papier blanc et en ajustant le réglage (regardez dans votre manuel, l’option est différente pour chaque appareil) jusqu’à ce que ça ne tire plus vers le bleu ou l’orange, vous chercher à avoir un blanc pur.

Les trombones et pinces

Ce sont deux outils indispensables si vous prenez des photos de votre carnet.
Les pages ne tiennent souvent pas en places et si vous ne les tenez pas, le carnet se referme.

Pour éviter ça, vous pouvez utiliser des pinces (de chaque côté, sur un seul côté ou en haut des pages, selon la position de votre illustration) pour forcer le carnet et les pages à rester en place, ouverte.

Il existe plein de taille différente de pinces à papier, certaines plus grosses que d’autres. Prenez en une qui correspond à l’épaisseur de votre carnet.

Vous pouvez aussi utilisez du washi-tape, mais si votre carnet est épais cela ne maintiendra pas vraiment en place les pages et surtout, cela risque d’arracher le papier (selon la qualité du carnet et du washi-tape).

La photo en premier, l’encadrement après

Pour les peintures, pensez à prendre vos photos avant de vernir.

Le vernis (et le verre si vous comptez encadrer) crée des réflexions pas toujours gracieuses et qui empêchent de voir correctement votre peinture.
Si vous en avez la possibilité, prenez donc une bonne photo avant de passer le vernis.

Mes quatre premier jours de l'Inktober

Quelques spécificités du téléphone Android

(notez que je n’ai pas accès à un autre type de smartphone, mais que le fonctionnement doit être similaire, donc je ne ferais pas de paragraphe pour)

Il existe de nombreuses applications de retouches photo dans le store.
Si les options de bases sont disponibles dans vos options de capture de photos, des fois on a besoin d’un peu plus d’option ou de précisions.
C’est là que les applications sont utiles.

Certaines vont très loin avec la possibilité de rajouter des stickers, effets ou filtres, voir même de l’animation !
Mais il en existe aussi des très basiques qui font très bien l’affaire.
N’hésitez donc pas à en tester plusieurs pour voir celle qui vous convient.
Personnellement quand les options de retouches de mon téléphone ne me conviennent pas, j’utilise PicsArt. C’est simple et rapide, surtout il a plein d’options pour éliminer l’acné (oui, je m’en sers principalement pour mes selfies, du coup).

Si vous n’avez pas de scanner, je sais que le store regorge d’application pour scanner des documents. C’est l’occasion d’en trouver un remplaçant adéquat.

Retouche photo

Vous avez votre cliché. Il est beau. Il est bio. Mais il est vraiment pas très fidèle à la réalité … Ou mal cadré.

En toute logique, à moins que les réglages automatiques de votre appareil soient fantastiques, il ne prendra pas votre illustration telle qu’elle apparaît dans la vraie vie.

Pas de panique, ça arrive.
Il faut juste le retoucher un peu.

Pour cela, on utilise un logiciel (ou application) de retouches photo !
Il en existe plein ! Genre, PLEIN.
Sur votre ordinateur, il existe des logiciels en ligne ou à installer. Dans ce que je connais, il y a Photoshop, Gimp, PicMonkey et Pixlr. En fouillant un peu, vous en trouverez sans aucun doute un qui vous convienne.

Maintenant que vous avez un logiciel (et lu un peu de sa doc, idéalement). Qu’est-ce que vous allez retoucher ?

D’abord, le cadrage s’il était pas idéal de base. Vous voulez retirer les éléments disgracieux qui entrent dans le cadre, ou recentrer sur l’illustration.

Ensuite, sans aucun doute, la balance des blancs pour avoir vos couleurs justes. Peut-être un peu votre contraste pour que vos blancs soient bien blancs et vos noirs bien noirs.

Après vous pouvez entrer dans le détail : retirez un peu de poussière sur le bureau avec un outil de clonage, rajoutez une signature sur l’image, rajoutez un texte … Les possibilités sont pas mal infinies.

Sachez quand vous arrêtez.
Comme on dit « Less is more » (c’est la version anglophone de notre « Le mieux est l’ennemi du bien », mais voulant plutôt dire « en en mettant moins, on en a plus »). Cela veut pas dire que vous devez chercher à avoir une photo très épurée et pleine de vide (sauf si ça vous plait), juste qu’il faut savoir ne pas trop en rajouter ou en modifier.
Il n’y a pas de bons repères pour savoir quand arrêter, sinon notre instinct. Quand une photo vous plait, arrêtez-là. Il vaut mieux retoucher le moins possible vos photos et montrer fièrement ces imperfections.


S’organiser pour dessiner

On aimerait toustes dessiner mieux, plus souvent, dans de bonnes conditions … Ou au moins avoir tout le loisir de s’amuser dans notre pratique artistique.

Je suis pareille que vous : j’suis souvent en galère, mais au fil des années, j’ai pris quelques habitudes pour m’écouter et m’améliorer. Voilà donc quelques conseils qui, je l’espère, vous aideront.

Comprenez votre fonctionnement

D’abord, voyez comment vous êtes organisé et listez votre façon de faire globale (chaque dessin est unique, mais vous avez sans doute vos propres petits rituels).
Est-ce que vous avez besoin d’un espace bien défini ? De musique ? De silence ? D’outils particuliers ?
En connaissant votre manière de faire et de bien fonctionner vous pourrez vous organiser.

Maintenant que vous savez comment vous êtes, il est temps de faire en sorte que ça soit plus simple pour vous d’obtenir vos conditions idéales.
Déclarez cette espace votre espace de dessin et placez-y vos outils (même s’il s’agit concrètement d’un plateau avec vos feutres que vous placez sur votre bureau pour dessiner et ranger dans votre bibliothèque le reste du temps).
Besoin d’une musique ? Faites une playlist d’au moins une heure que vous pouvez écouter sans avoir à lever les yeux de votre dessin toutes les chansons.
Peut-être que vous dessinez mieux le soir, faites en sorte d’avoir une plage horaire de libre à ce moment-là.

Bref, voyez pour obtenir le plus facilement du monde votre situation idéale pour dessiner dans de bonnes conditions.

Un espace de travail

Même si vous devez le ranger tous les jours pour faire place aux autres activités de votre vie, il doit être facilement accessible et surtout, non dangereux (oui, vous voulez pouvoir aérer votre pièce si vous utilisez des peintures toxiques).

Devoir chercher pendant 30min vos outils pour vous installer c’est frustrant. Essayez de pouvoir les avoir à portée de main facilement quand vous voulez dessiner.
À défaut d’un bureau dédié, peut-être qu’une boite que vous pouvez déplacer dans votre maison avec des séparations pour vos différents outils serait simple et sympa à avoir.

Dans tous les cas, essayez d’avoir un espace où vous ne vous sentez pas coincé et surtout, une bonne chaise (sérieusement, vous allez y passer du temps sur votre chaise, faites en sorte qu’elle ne soit pas inconfortable).

Préparez en amont

Si souvent les croquis sont plus expressifs que le dessin final et même si vous avez peut-être déjà une bonne bibliothèque visuelle dans votre tête, pensez que vous ne saurez jamais tout dessiner.

C’est là que les recherches (croquis par exemple) et les références sont utiles.
Pensez donc à avoir vos propres catalogues de références et tutoriels sous la main, que ce soit sous la forme d’une bibliothèque pleine de livres et découpage dans des magazines ou sous la forme d’un dossier sur votre bureau (Pinterest est bien pour faire ce genre de catalogue de référence, d’ailleurs).

Jouons au jeu du "trouvons le chaton"

Un peu de discipline

Si vous voulez dessiner sérieusement ou de façon régulière, il vous faudra vous forcer un peu. C’est-à-dire définir un nombre de croquis ou de minutes que vous voulez passer à dessiner chaque semaine/mois et faire en sorte d’y parvenir.

Si vous dessinez pour votre propre plaisir, ce n’est pas la peine de vous forcer. Il n’y a vraiment rien de mal de ne dessiner qu’une fois l’an. Le dessin si ce n’est pas votre métier doit rester quelque chose de fun (et même si c’est votre métier c’est mieux si c’est fun, hein).

Dans tous les cas, si vous comptez vous forcer, rappelez-vous que même 5% c’est mieux que 0% si votre but est 100%. C’est-à-dire que même si c’est juste faire un rond pendant 5min c’est mieux que de ne pas dessiner du tout ce jour. Cela empêche les jours à 0 et vous force doucement à former une habitude.
J’ai appris avec le temps que la motivation est fluctuante (selon ma santé mentale et physique et pleins de choses que je contrôle pas), mais la discipline est toujours-là. Motivation ou non, je sais que je dessinerais tous les jours de la semaine, parce que j’en ai pris l’habitude, que j’ai ce temps destiné à ma pratique du dessin tous les jours.

Prenez soin de vous

Je pourrais vous donner tous les conseils du monde pour vous forcer à dessiner … mais au final, le conseil le plus important dans tout ça c’est FAITES ATTENTION À VOUS.

Vous êtes votre outil le plus important. Que ce soit votre corps ou votre mentale.

Qu’est-ce que j’entends par prenez soin de vous ?

  • Faites des pauses régulières (et arrêtez dès que vous êtes fatigués)
  • Étirez-vous (particulièrement les mains, poignets, bras, épaules et dos, voir tête)
  • Pensez à boire et manger correctement régulièrement
  • Dormez bien (une bonne nuit de sommeil fait des miracles sur la créativité)
  • N’oubliez pas de faire autre chose (du sport, une autre pratique artistique sans rapport avec l’illustration, lisez, bref aérer votre tête)
  • Soyez gentil avec vous-même (soyez votre meilleur fan)

Dans la même veine, peut-être qu’être entouré d’autres artistes (amateur ou non) pour parler de vos frustrations, partager vos dernières trouvailles et parler illustration vous fera du bien. Hésitez pas à rejoindre un forum, conversation sur les réseaux sociaux ou tout autre forme de groupe où vous sentez à l’aise pour échanger avec d’autres gens.

Eddy, mon collègue qui adore autant que moi mon bureau.

Et vous, c’est quoi vos astuces pour vous organiser ?