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Grotte éclairé par le soleil, pleine d'herbe où se balade un cheval sous les yeux d'esprits lumineux.

Scrap du mois de mars 2019

Coucou tout le monde !

Ce mois-ci, j’ai enfin pris ma tablette en main pour faire autre chose que des illustrations complètes, totalement léchées. J’ai l’impression que ça fait une éternité que j’ai pas gribouillé juste pour le plaisir de gribouiller. Pas pour apprendre ou pour produire dans le futur une illustration, non. Juste un p’tit croquis rapide pour mon propre plaisir.

Ce qui a donné trois croquis que j’aime beaucoup, en plus de me faire du bien. 
Résultat ? J’me rappelle qu’il faut que j’arrête de me mettre la pression. J’ai pas à vous fournir 40 croquis d’observations chaque mois dans cet article mensuel, faut que j’me fasse plaisir avant tout. C’est une leçon que je passe mon temps à oublier et re-apprendre je crois.

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de mars

Ce mois-ci, j’me suis amusée sur des décors, principalement. Surtout sur les couleurs.
Pendant mon apprentissage des décors j’me suis tellement focalisée sur la vraisemblablité (est-ce que c’est un mot ?) des paysages que j’en ai oublié de me faire plaisir sur les couleurs. C’est à force de faire des illustrations en palette réduite que j’me suis rendu compte de ça. Du coup, j’essaye de trouver une technique qui me plait visuellement pour pas utiliser trouze-mille couleurs, mais avoir un ressenti pas trop irréel.
J’suis plutôt contente du résultat.

Autres trucs du mois de mars

Brush de gentiane - fleurs digitale

Des fois, j’crée mes propres brushs.
J’étais sur le live d’une amie qui voulait un brush d’une gentiane (moi j’appelle ça des digitales). Enfin, elle voulait en dessiner un par-terre complet et était déjà en train de se maudire de toutes les clochettes qu’elle allait devoir faire. Ayant du temps, j’me suis tenté de faire un brush et … voilà.
On est désormais toutes les deux heureuses d’avoir un brush de gentiane.

J’fais pas souvent mes propres brushs, mais ça a un côté très plaisant de réfléchir aux formes qu’on va utiliser et aux options appliqués au brush pour avoir le rendu qu’on veut.
Je parle de créations de brush, d’options et j’ai lié plusieurs brushs dans un article complet ici.

Conclusion du mois

Ce fut … coloré.
Yep, ça résume bien ce mois de mars.

Peu de chevaux, rétrospectivement, mais pas mal d’illustrations finalisées et de paysages. Dire que j’en avais peur avant … fallait juste que j’m’auto-pousse dans le grand bain. J’adore peindre des fonds maintenant.

Pour voir tout au long du mois ce que je fais :


Illustration numérique de Scotis représentant un cheval nageant dans un lac avec des poissons, au centre d'un cercle de pierre taillée

Émissaire de la quiétude

Tout va bien. Je ne veux plus me débattre inutilement contre moi-même maintenant, je finis toujours par gagner. Ce n’est plus amusant. Je n’ai plus qu’à profiter de ce chemin que je me suis préparé et nager dans ma propre plénitude.
Personne ne peut m’entendre hurler intérieurement. Je suis sourde au silence.

Illustration numérique de Scotis représentant un cheval nageant dans un lac avec des poissons, au centre d'un cercle de pierre taillée

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : Format 29,7 x 21 cm (5846 x 4134 px), 500dpi
Temps :
4h45
Inspiration(s) musicale(s) : Van Canto – Spelled in waters

Détail(s) et inspiration(s) :

Je me baladais dans Zelda BOTW quand j’ai voulu capturer un peu ce que ce jeu m’inspirait : la solitude bienveillante de se balader au petit matin près d’un, nageant au milieu des ruines avec un banc de poissons nous frôlant.

1. De cette idée, j’ai posé mon morceau de lac, avec ses rives douces et pleines d’herbe. Pour ruine, j’ai choisi un cercle de pierre, parce que c’est ça qui me parle le plus. Et au milieu de ce cercle, Alekiss (la jument alezane, qui est mon OCs), pour changer.

2. Je me suis un peu cherchée sur ce croquis niveau couleur. Je ne voulais pas tirer sur le jaune du matin, mais je ne voulais pas non plus de quelque choses de chaud.
Je me suis donc posée quelques temps sur ce mélange de teintes bleu et violet.

3. Est venue ma phase préférée : peindre l’eau. J’adore pouvoir jouer avec différents layers d’opacité et de teintes de bleus, créent des nuances et des vaguelettes.
C’est toujours un truc qui me détend.

4. J’ai rajouté un motif de spirale sur mes piliers, symbolisant le renouveau, pour aller de concert avec le cercle et l’eau. Le tout cherche à symboliser le cercle de la vie (CE CYCLE ETERNEEEEEL ~  *chante en swahili*).

5. J’ai pas pu m’en empêcher.
En cours de route j’me suis décidée à peindre des poissons. Ça me traînait dans la tête.

6. Après avoir passé plus de deux heures rien que sur l’eau, je suis passée aux rivages en créant de l’herbe à l’aide de plusieurs brushs et teintes de vert.
J’ai aussi créé de la texture sur les bords en terre à l’aide d’un brush qui est censé être texturé comme du sable.

7. J’ai ensuite peint Alekiss et je lui ai fait des crins.
Je profite de ce zoom pour montrer que j’ai baissé l’opacité des calques sur toutes les zones d’élément (cheval ou roche) dans l’eau pour laisser reparaître l’eau que j’ai peinte, ça aide à immerger les sujets dans le décor.

Illustration numérique de Scotis représentant un cheval nageant dans un lac avec des poissons, au centre d'un cercle de pierre taillée

8. Après avoir fini de peindre, j’ai passé quelques longues minutes à régler la colorimétrie. Les teintes bleu-violet étaient bien sympas, mais je voulais quelque chose de plus frais.
Ce que j’ai obtenu en utilisant une courbe de colorimétrie allant du bleu fer à un jaune froid en passant par du rose-violet.
J’ai fait un tutoriel qui explique comment je règle la colorimétrie de mes dessins, si jamais.

Alekiss se balade

Ce n’est pas à proprement parlé une série d’illustration, mais ces derniers temps comme j’apprends à faire différent décor et surtout, je me force à faire de la perspective, ma jument Alekiss se retrouve au milieu de plein de décors divers et variés, se baladant autant dans ma tête que dans des paysages.

J’aime beaucoup l’architecture et les paysages, j’aime aussi beaucoup les chevaux. Avant je dessinais des poneys et construisais sur Minecraft et Sims. J’ai désormais enfin passé ma peur des décors pour enfin pouvoir dessiner les décors qui me traine dans la tête. C’est pas parfait, mais je suis en paix d’avoir enfin l’opportunité de mélanger mes passions. C’était logique en fait, j’aurais dû faire ça depuis longtemps, j’y avais juste pas pensé. Maintenant que j’le fais, j’me sens étrangement bien, à l’aise dans ce que je fais.

Vous pouvez vous attendre à plein d’autres types de décors, parce si Alekiss se balade, moi j’explore mes goûts et capacités.


Illustration numérique d'un cheval crème plein d'herbe folle, dans un tourbillon de fleurs rouge sur un fond orange.

Éclat crème

L’heure tourne et tourne et tourne nos vies, les souvenirs demeures et nous suivent quelque soit le moment de notre vie, éternel compagnon.

Illustration numérique d'un cheval crème plein d'herbe folle, dans un tourbillon de fleurs rouge sur un fond orange.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : Format 24,9 x 24,9 cm (format 2940 x 2940  px), 300dpi
Temps :
1h45

Détail(s) et inspiration(s) :

Après mon Tourbillon d’affection, j’ai décidé de faire une autre horloge, dans d’autres teintes. Je travaille pas souvent les formats carrés et j’aime la palette relativement réduite que j’me force à utiliser. En plus que c’est rapide à faire et donc ça me fait plaisir de finir rapidement une illustration ahah.

1. Pour cette illustration aussi ma vision était d’en faire une horloge une fois finie. Le croquis a été réalisé rapidement pour fixer l’idée, mais l’anatomie est pas trop bancale pour une fois.

Les couleurs ont un côté provençal (non, pas le Gallois), ça me change complètement de mes palettes habituelles.

2. J’ai pas revu le fond. J’adorais la texture en l’état. Je l’avais réalisé en alternant les teintes d’oranges avec un brush éponges.

Le croquis a été remis au propre, j’ai réglé quand même quelques soucis anatomiques.

3. J’ai ensuite fait l’aplat de la robe du cheval. Autrefois j’aurais juste fait une ou deux teintes de crèmes, mais depuis que j’ai commencé mon challenge de faire 100 chevaux, j’me rends compte que j’utilise plus de nuances dans mes robes même unies et ça rends franchement mieux.

Les ombres sont faites rapidement avec un brush, puis lissées à certains endroits pour moins définir certaines zones.

Illustration numérique d'un cheval crème plein d'herbe folle, dans un tourbillon de fleurs rouge sur un fond orange.

4. Après avoir fini la robe du cheval, j’ai avec des brushs peint diverses plantes dans les crins et cette … traînée de fleurs. J’expérimente divers techniques pour faire rapidement plein de fleurs, là ça rend bien de loin. Faut pas regarder de près. Clairement, vu le nombre de fleurs, j’avais pas envie de les peindre individuellement.

PLEINS DE FLEURS !

PARTOUT DES FLEUFLEURS !

J’adore les parterres de fleurs ! Mon souci c’est que je suis une flemmarde et quand il y en a plus d’une dizaine, j’ai pas envie de les peindre individuellement … et ça rends moche après du coup. Du coup j’tente d’alterner les teintes comme ici pour que ça allège le fait qu’on capte directement que c’est un brush. 

Je crois avoir vu un tuto une fois qui appliquer à chaque coup de pinceau individuellement une seconde couleur à des détails du brush ? Ou j’en ai rêvé.
Dans tous les cas, faudrait que je trouve une action ou effet spécial adapté pour réaliser plein de fleurs comme ça dans le futur.


Temple de la création

Des fois les nouvelles du monde me donnent le blues, mais je me rappelle de tous les mythes, de toutes les découvertes, tous les mystères qu’ils nous restent encore à dévoiler.
Des fois je me sens faible, effrayée de faire une oeuvre d’art, mais je suis destiné à de grandes choses, je dois être brave pour me dévoiler.
Beaucoup de gens ont peur pour moi, comme si j’étais une cause perdue. Mais je suis régulière avec mes pinceaux, comme si je tenais de Bob Ross. Avancez, prenez ma main, soyez patient et nous vivrons pour des générations dans un monde coloré.

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : Format 21 x 29,7 cm (format 4961 x 7016 px), 600dpi
Temps :
11h
Inspiration(s) musicale(s) : Children of bodom – Silent night, bodom night

Détail(s) et inspiration(s) :

Je voulais tester mes capacités à créer des fresques après la petite que j’ai pu réaliser pour le Hall de Thorïn. Je voulais surtout réaliser ladite frise à plat et la mettre ensuite en volume, d’une façon simple. Bref, l’image d’Alekiss et Encre (deux de mes OCs) parcourant un temple et contemplant deux frises s’est imposée à moi. 

1. Après quelques recherches rapides, j’ai réalisé ce croquis au propre.

J’ai puisé mon inspiration architecturale dans un mélange d’église abandonnée et de temple maya. Je voulais quelque chose de très simple et monochrome. C’est à la fois un choix esthétique parce que c’est ce qui me plait, mais aussi un choix pour mettre l’accent sur les fresques.

2. Avant de réaliser les fresques, je voulais y voir un peu clair dans le croquis. J’ai posé mes textures de roches sur tous les côtés et fait des jolis aplats sur Encre (la ratte) et Alekiss (la jument) pour avoir une vision d’ensemble.
Pour ce faire, j’ai utilisé un brush texture roche (si jamais, je rappelle que j’ai fait un tutoriel sur les brush photoshops).

3. Après avoir fini les aplats corrects des personnages, j’ai rendu toutes les valeurs au croquis. 

Le seul éclairage de la scène est la magie d’Encre, j’ai hésité sur la teinte de bleu, mais je suis partie sur un genre de cyan. L’accent est mis sur la fresque la plus proche de notre œil de spectateurs : celui qu’admirent les deux personnages.
J’ai principalement utilisé des dégradés de noirs pour réaliser cette étape, même si avec un brush grunge j’ai fait la bulle de magie autour d’Encre.

4. On peut admirer ici le croquis en cours de réalisation. Il s’agit de la première fresque. Graphiquement il s’agit d’un mélange timide de fresques maya et nordique. Je sais ce que je veux pour cet univers, mais j’ai encore un peu de mal à le traduire, ça viendra quand je construirai l’univers un peu mieux.

En tout cas, il s’agit d’un croquis réalisé en trois couleurs parce que je veux trois épaisseurs pour donner une idée de bas-relief.

5. Une fois le croquis fini, j’ai décalé les différentes couches à leur emplacement final, avant de créer le relief.

Cette fresque représente le monde tel qu’il existe : dans les racines de l’arbre les Bulles des Dieux se trouvent, au centre de l’arbre, les cerfs parcourent la Terre (qui est notre monde normal) entre les Bulles de l’Animalité et enfin, en haut de l’arbre, l’Humanité est parcourue par les chouettes.

Il s’agit d’une représentation inexacte de la mythologie de mon monde (il manque les chevaux qui ont un rôle important) puisqu’il s’agit de la raison de la présence des deux personnages dans ce temple : découvrir le rôle des rats et des chevaux dans tout ça. 
Bon, faut p’tet pas regarder de trop près, parce que je crée encore le folklore du monde de mes personnages. J’aime beaucoup cette fresque cependant.

6. Passer du temps sur la fresque c’était bien rigolo, mais il est temps d’avancer un peu le reste de l’illustration, et notamment : faire les ombres et mises en relief des deux personnages.

7. Après ce détour, je suis retournée à mes fresques en réalisant le croquis de la seconde !
Ici, il s’agit de Shaikmushz (nom potentiellement temporaire, j’suis pas encore décidée), la Déesse créatrice des Bulles de l’Animalité (et potentiellement du monde, là aussi c’est encore en cours de réflexion).

Le drôle de symbole derrière elle est simplement une représentation de la magie. Elle est au fond de l’eau car c’est la source de vie. Et les poissons ? Les premiers organismes complexes (enfin, leur idée, plus que leur représentation précise).

8. J’avais un petit souci de perspective au niveau du bas du mur, donc je l’ai retouché. Le sol remonte donc un peu et ça rend moins étrange visuellement.

9. J’ai passé plus de temps sur cette fresque que je l’aurais voulu à cause de tous les reliefs causés par les algues … J’aimerais que cette étape de mise en volume aille plus vite, mais j’ai pas encore trouvé une technique qui soit rapide et produise un résultat qui visuellement me convient. (il y avait bien une option chemin sur Illustrator qui m’intéresserait pour ça, mais j’ai plus ce logiciel, hé)

En tout cas, c’est fait et ça rend bien, donc je suis heureuse.
J’aime mes volumes.

10. Pour faire une pause dans les fresques, j’ai peint le sol (et le plafond, qu’on ne voit presque pas).

Il s’agit de dalle, donc ça a été relativement rapide à peindre : un brush à bord doux, du blanc, du noir, on passe sur chaque côté, emballé c’est pesé.
J’ai mis quelques craquelures sur certaines dalles. Parce que c’est un vieux temple, quand même, faudrait pas que ça fasse trop neuf.

11. Enfin, j’ai appliqué les couleurs à mes petites fresques. J’avais super hâte de passer à cette étape, j’avais déjà ma palette de prête.
Les peintures sur les fresques permettent d’améliorer leur lecture et … de les rendre plus jolis. 

Je sais que concrètement, ces fresques ont plein de défauts divers et variés qu’il me heurte la rétine, mais je les adore.
J’aimerais en faire plus dans le futur, donc j’espère pouvoir me créer plus de possibilités d’en faire.

12. La bulle de magie d’Encre me plaisait pas du tout, je suis donc revenue dessus en revoyant l’éclairage autour et donnant une véritable consistance de bulle à la bulle (répétition bonjour).
C’est pas encore ça, mais c’est déjà amplement mieux.

13. L’éclairage du temple était fait uniquement d’ombre noire … La lumière était donc par défaut de la couleur que j’ai utilisée pour peindre. Sauf que le lieu est concrètement éclairé par la bulle et la magie bleue d’Encre.
J’ai donc rajouté de la lumière bleue aux fresques, ça rend encore plus pétantes les couleurs au passage et uniforme les différentes teintes des fresques.

14. Le décor étant globalement fini, j’ai donc enfin commencé à peindre Alekiss. Enfin, faire sa seconde couche pour lisser les ombres déjà faites et rajouter les détails tels que les crins, yeux et autres.

15. Après quelques retouches de détails, voilà le résultat final !

Temple de la création ?

C’est censé être le temple de Shaikmushz. Déesse rat qui est pour le moment de la création de l’univers de mes OCs la Déesse ayant créée le monde, la vie et tout ce qui entoures tout ça.

Depuis janvier j’essaye de créer un peu plus concrètement le monde dans lequel vivent mes OCs. J’avais que des idées jetés ici et là, des croquis sans queue ni tête et des notes illogiques jusque-là. Comme j’espère un jour écrire et illustrer l’histoire d’Alekiss, j’ai décidé qu’en 2019 je créerais doucement leur univers, folklore, croyance, mythe.

J’ai donc désormais un Trello où je rassemble mes idées et tente de concrétiser et d’organiser tout ce schmiliblik. Faire ça me donne un catalogue d’idée, mais aussi me rend heureuse parce que ça m’amuse. À terme je pense que ça donnera une série d’illustration intéressante (ou même plusieurs, en fait, j’ai déjà quelques idées).

Je sais pas si j’en parlerais plus dans le futur, sans doute en passant. On verra comment ça se goupille, comme toujours (oui, ma tendance à vivre de semaines en semaines se voit beaucoup sur ce genre de projets perso).


Illustration numérique représentant deux chevaux rouges prit dans un tourbillon, le fond est vert

Carrousel érubescent

Ielles ne m’ont jamais dit que si tu n’es pas attentive, ce qui ne peut pas te tuer peut te contrôler. Maintenant cela définit qui je suis et cela me rappelle que ça ne me laissera jamais partir.

Illustration numérique représentant deux chevaux rouges prit dans un tourbillon, le fond est vert

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : Format A4 21 x 29,7 cm (format 2480 x 3508 px), 300dpi
Temps :
 3h30
Inspiration(s) musicale(s) : Bad Apple (Touhou Project song) – Cristina Vee (English version)

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai découvert la version anglaise de Bad Apple, chanson et jeux que j’adorais étant gamine. Et en écoutant les paroles, j’ai fait « Damn, ça cause tellement de dépression ». La chanson en a pas perdu de sa beauté, mais à gagné une nouvelle facette, maintenant que je la comprends (oui, je parle pas japonais, j’pouvais pas comprendre la version originale).

1. En écoutant la chanson, j’me suis laissé faire ce croquis. L’anatomie est caca, mais eh, c’est un croquis. J’voulais juste pas laisser passer l’idée et ce que je ressentais pour le jour où j’aurais le temps de faire l’illustration.
Ça c’était en octobre 2018.

2. En janvier 2019, j’ai donc ouvert Photoshop avec pour projet de reprendre et finir ce croquis.
J’ai d’abord corrigé l’anatomie horrible et commencé à gribouiller ici et là pour rajouter des détails, principalement au niveau du fonds. J’ai jamais peint de tornade et ça se voit cruellement.

J’ai fini de remettre une anatomie potable au cheval du fond qui apparaît maintenant bien potable, même si j’ai pas encore lissé sa peinture.

3. J’ai fini de remettre au propre les deux chevaux, ce qui m’a pris pas mal de temps, au final. 
Mais maintenant, les deux chevaux sont regardables !

J’ai opéré quelques changements de teintes en jouant avec les calques d’effets. J’ai aussi tenté un autre placement des deux chevaux.

4. L’étape la plus longue est venue : peindre proprement mes chevaux. C’est l’étape tartinage : j’applique les couleurs avec un pinceau, je lisse la couleur appliquée. Et je refais ces deux étapes jusqu’à ce que le résultat me plaise. Mon brush est généralement un à bord doux et avec une opacité réduite, ce qui me permet de lisser même lors je dépose ma couleurs, mais ça m’empêche pas de repasser aux mêmes endroits plusieurs fois.

5. J’ai rebouger mes chevaux, pour finalement retrouver leur position initiale à un cheveu près. La composition me plaisait plus comme ça, au final.

J’ai aussi continué de peindre des détails (surtout au niveau du visage du cheval du premier plan, qui a changé d’expression).

Couleurs et couleurs

Je suis dans une période où j’me vois hésiter sur mes choix de couleurs. J’aime mes couleurs, dans cette illustration aussi, mais j’suis le popotin entre deux sièges. 

Le premier siège est celui du : couleurs de chevaux réalistes où je m’arrange pour changer la teinte via les ombres et l’éclairage de la scène.

Le second siège est celui : couleurs qui m’intéresse et tant pis pour la robe, le but est de faire ressentir une émotion aux autres.

Et … j’oscille entre les deux sièges et jusque-là c’est pas vraiment une décision consciente, mais les deux méthodes me plaisent fortement ? Chacunes ont leurs avantages et inconvénients. Surtout, chacune me plaise, tant dans leur réalisation que le résultat final. Je sais pas si j’me force à décider où si je continue de bidouiller dans mon coin chaque illustration comme si c’était la première. On verra bien …


S’organiser pour dessiner

On aimerait toustes dessiner mieux, plus souvent, dans de bonnes conditions … Ou au moins avoir tout le loisir de s’amuser dans notre pratique artistique.

Je suis pareille que vous : j’suis souvent en galère, mais au fil des années, j’ai pris quelques habitudes pour m’écouter et m’améliorer. Voilà donc quelques conseils qui, je l’espère, vous aideront.

Comprenez votre fonctionnement

D’abord, voyez comment vous êtes organisé et listez votre façon de faire globale (chaque dessin est unique, mais vous avez sans doute vos propres petits rituels).
Est-ce que vous avez besoin d’un espace bien défini ? De musique ? De silence ? D’outils particuliers ?
En connaissant votre manière de faire et de bien fonctionner vous pourrez vous organiser.

Maintenant que vous savez comment vous êtes, il est temps de faire en sorte que ça soit plus simple pour vous d’obtenir vos conditions idéales.
Déclarez cette espace votre espace de dessin et placez-y vos outils (même s’il s’agit concrètement d’un plateau avec vos feutres que vous placez sur votre bureau pour dessiner et ranger dans votre bibliothèque le reste du temps).
Besoin d’une musique ? Faites une playlist d’au moins une heure que vous pouvez écouter sans avoir à lever les yeux de votre dessin toutes les chansons.
Peut-être que vous dessinez mieux le soir, faites en sorte d’avoir une plage horaire de libre à ce moment-là.

Bref, voyez pour obtenir le plus facilement du monde votre situation idéale pour dessiner dans de bonnes conditions.

Un espace de travail

Même si vous devez le ranger tous les jours pour faire place aux autres activités de votre vie, il doit être facilement accessible et surtout, non dangereux (oui, vous voulez pouvoir aérer votre pièce si vous utilisez des peintures toxiques).

Devoir chercher pendant 30min vos outils pour vous installer c’est frustrant. Essayez de pouvoir les avoir à portée de main facilement quand vous voulez dessiner.
À défaut d’un bureau dédié, peut-être qu’une boite que vous pouvez déplacer dans votre maison avec des séparations pour vos différents outils serait simple et sympa à avoir.

Dans tous les cas, essayez d’avoir un espace où vous ne vous sentez pas coincé et surtout, une bonne chaise (sérieusement, vous allez y passer du temps sur votre chaise, faites en sorte qu’elle ne soit pas inconfortable).

Préparez en amont

Si souvent les croquis sont plus expressifs que le dessin final et même si vous avez peut-être déjà une bonne bibliothèque visuelle dans votre tête, pensez que vous ne saurez jamais tout dessiner.

C’est là que les recherches (croquis par exemple) et les références sont utiles.
Pensez donc à avoir vos propres catalogues de références et tutoriels sous la main, que ce soit sous la forme d’une bibliothèque pleine de livres et découpage dans des magazines ou sous la forme d’un dossier sur votre bureau (Pinterest est bien pour faire ce genre de catalogue de référence, d’ailleurs).

Jouons au jeu du "trouvons le chaton"

Un peu de discipline

Si vous voulez dessiner sérieusement ou de façon régulière, il vous faudra vous forcer un peu. C’est-à-dire définir un nombre de croquis ou de minutes que vous voulez passer à dessiner chaque semaine/mois et faire en sorte d’y parvenir.

Si vous dessinez pour votre propre plaisir, ce n’est pas la peine de vous forcer. Il n’y a vraiment rien de mal de ne dessiner qu’une fois l’an. Le dessin si ce n’est pas votre métier doit rester quelque chose de fun (et même si c’est votre métier c’est mieux si c’est fun, hein).

Dans tous les cas, si vous comptez vous forcer, rappelez-vous que même 5% c’est mieux que 0% si votre but est 100%. C’est-à-dire que même si c’est juste faire un rond pendant 5min c’est mieux que de ne pas dessiner du tout ce jour. Cela empêche les jours à 0 et vous force doucement à former une habitude.
J’ai appris avec le temps que la motivation est fluctuante (selon ma santé mentale et physique et pleins de choses que je contrôle pas), mais la discipline est toujours-là. Motivation ou non, je sais que je dessinerais tous les jours de la semaine, parce que j’en ai pris l’habitude, que j’ai ce temps destiné à ma pratique du dessin tous les jours.

Prenez soin de vous

Je pourrais vous donner tous les conseils du monde pour vous forcer à dessiner … mais au final, le conseil le plus important dans tout ça c’est FAITES ATTENTION À VOUS.

Vous êtes votre outil le plus important. Que ce soit votre corps ou votre mentale.

Qu’est-ce que j’entends par prenez soin de vous ?

  • Faites des pauses régulières (et arrêtez dès que vous êtes fatigués)
  • Étirez-vous (particulièrement les mains, poignets, bras, épaules et dos, voir tête)
  • Pensez à boire et manger correctement régulièrement
  • Dormez bien (une bonne nuit de sommeil fait des miracles sur la créativité)
  • N’oubliez pas de faire autre chose (du sport, une autre pratique artistique sans rapport avec l’illustration, lisez, bref aérer votre tête)
  • Soyez gentil avec vous-même (soyez votre meilleur fan)

Dans la même veine, peut-être qu’être entouré d’autres artistes (amateur ou non) pour parler de vos frustrations, partager vos dernières trouvailles et parler illustration vous fera du bien. Hésitez pas à rejoindre un forum, conversation sur les réseaux sociaux ou tout autre forme de groupe où vous sentez à l’aise pour échanger avec d’autres gens.

Eddy, mon collègue qui adore autant que moi mon bureau.

Et vous, c’est quoi vos astuces pour vous organiser ?