Skip to main content

Articles

11 conseils à garder en mémoire quand on dessine

L’illustration, c’est une suite de conseil qu’on lit, qu’on apprend, qu’on relit, qu’on réapprend parce qu’on a appris tellement de trucs entre temps qu’on avait un peu oubliés, on apprend d’autres trucs et on revient aux bases parce qu’on a encore oublié des conseils pourtant basiques.
Bref, dessiner c’est passer son temps à revenir aux bases et les reapprendre, à chaque fois en les voyant sous un nouveau jour.

J’étais en train de me faire ma liste dans mon coin pour l’insérer dans mon Bullet Journal … Quand j’me suis dit que j’dois pas être la seule à en avoir besoin.
Donc voilà une liste, avec une description rapide de ce que j’ai voulu dire. J’ai sans doute oublié des trucs, parce que eh, j’oublie régulièrement mes bases. Donc hésitez pas à me dire ce que j’ai oublié !

Faites un croquis dès que vous avez une idée

Déjà, comme ça vous n’oublieras pas votre idée géniale.
Ensuite, si vous faites ça dès que vous en avait une (d’idée), vous aurais toujours un puits d’inspiration pour quand vous ne saurez pas quoi dessiner.
N’oubliez pas de faire plusieurs thumbnails, recherche de couleurs et de valeurs dans le même temps, pour vraiment fixer votre idée.

Apprécier le processus

L’illustration (et l’art de manière générale) doit être quelque chose d’agréable à créer.
Oui, il y aura plein de moments de frustrations, mais globalement, vous devez pouvoir vous poser et vous dire  » j’adore ce que je fais « . Et après avoir galéré sur une illustration, le sentiment de se dire  » je l’ai fait  » doit être quelque chose de motivant. Vous l’avez fait. VOUS. Pas quelqu’un d’autre. C’est pas génial ?

Utilisez des références

Non, ne décalquer pas et ne copier pas, mais quand vous dessinez ou peignez, n’ayez pas peur de tutoriels ou d’aller chercher dans vos livres ou sur internets des photos qui vous serviront à mieux réaliser ce que vous avez dans votre esprit.
Avec le temps vous vous créerez un catalogue mental de vos sujets préférés, mais c’est toujours sympa de retourner de temps à autre à l’observation.

Sauvegarder

Ce conseil s’applique surtout aux artistes utilisant des outils numériques, mais pensez à sauvegarder vos illustrations régulièrement pour ne pas perdre votre avancé.

Retourner votre dessin

Notre œil s’habitue à ce qu’il voit et au bout d’un moment, on ne voit plus les défauts.
C’est à ce moment là que basculé horizontalement ou verticalement notre dessin permet de voir votre dessin sous un autre angle et voir tous les défauts qui avait échappé. 
Pour les artistes traditionnels, vous pouvez regarder votre dessin dans un miroir … ou utilisez votre téléphone : prenez une photo aussi droit que vous pouvez, utilisez votre retoucheur de photos (je crois pas dire de bêtise en disant que par défaut tous les smartphones en ont un) et trouvez l’outil qui permettra de retourner votre photo. Tada !

Faites des pauses

Pour vous étirer bien entendu pour éviter toutes douleurs inconfortables, mais aussi pour boire, manger, dormir et vous occuper de vous.
Faire des pauses permet aussi de revenir avec un œil neuf sur son illustration et voir des défauts qu’on ne voyait pas. C’est donc une étape importante du processus, même si ça en a clairement pas l’air.

Dansez la macarena

Ajustez votre calque d’opacité 22% à 25%, puis retournez à 22%, pour finalement décider de choisir l’opacité 23%.

Réchauffer votre boisson (thé, café, chocolat chaud) que vous avez (encore) laissez refroidir.

Manger la pomme que vous avez posé à côté de vous il y a une demi-heure.

Lancer un concours d’insulte envers votre illustration pour décompresser avec un autre ami créateur.

Amusez-vous.
C’est surtout ça l’essentiel à retenir.
Se mettre des objectifs et un peu de pression, c’est bien si ça vous intéresse, mais même si c’est votre métier, l’illustration doit rester quelque chose de fun.

Dessinez vite

Peut-être que ça ressemblera pas à grand-chose pendant un long moment, mais dessiner vite veut dire progresser vite.
On apprend plus en faisant quatre dessins en une heure, car on fait quatre fois plus d’erreur et de corrections qu’en en faisant qu’un par heure.

Ça veut pas dire de jamais vous poser sur une illustration pendant plusieurs heures. Juste que si vous voulez apprendre quelque chose ou vous améliorer sur un point, faire rapidement plein d’illustration vous apprendra plus vite à maitriser le sujet que vous voulez.

Essayez

Que ce soit un nouveau médium ou une nouvelle technique ou juste suivre un tutoriel, expérimenter sans chercher à maitriser quelque chose, pour le fun de le faire.
Vous apprendrez sans aucun doute plein de choses au passage et ça vous aidera sans aucun doute sur votre technique habituel, avec vos outils habituels.

Il n’y a pas de BONNE manière de faire

Oui, il y a bien peut-être des méthodes plus adaptées pour ce que vous voulez faire … mais clairement, il y a pas qu’une seule et unique façon de faire les choses.

Le conseil de la fin

Il y a plein d’autres conseils qui traînent sur les internets … Pensez aussi à trier ce qui marche pour vous.
Si 90% des artistes disent quelque chose, l’intelligence de la foule doit vous faire douter qu’il y ait une raison derrière ça, mais ça veut pas dire que c’est une règle immuable que vous devez obéir aveuglément.


Dernière récolte - Illustration par Scotis (Charlotte Leclère)

Dernière récolte

Alors que l’air se rafraîchit et que le vent hurle en arrachant les feuilles mortes des arbres, la frontière entre les mondes s’efface. C’est le temps de la dernière récolte, pleine d’épices réconfortantes et de messages pour les esprits. C’est le temps de voir le cycle de la mort pour ce qu’il est : le cycle de toute transformation.

Dernière récolte - Illustration par Scotis (Charlotte Leclère)

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4677 x 3307 px), 400dpi
Temps :
5h45
Inspiration(s) musicale(s) : Lacuna Coil – Trip the darkness

Détail(s) et inspiration(s) :

Avec le dessin de la semaine dernière, on peut se dire que je suis en plein dans Samhain en plein printemps … Est-ce que je me prépare pour Summerween ? Nope, même pas.

Je suis tombée sur cette magnifique photo qui ne semble pas exister avec source (merci les gens qui reposent en masse sur Pinterest ou Tumblr sans l’auteur original ‘><) donc que je peux pas vous partager de lien, mais en la voyant mon esprit à hurler « LA MORT QUI POURSUIT UNE BICHE ! »
J’fais facilement des associations d’idée comme ça et j’me suis relevé de mon lit pour faire ce croquis.

1. J’ai donc fait mon croquis rapide : un squelette de cheval (oui, je sais, mes croquis sont débordants de réalisme), entouré de feu qui poursuit une biche. La photo qui m’a inspiré ne représentait qu’une plaine, mais je voulais des montagnes pour représenter l’élévation non-graduelle. Pour le ciel, je reste dans mon thème de Renouveau avec la nuit qui tombe sur le jour. Les nuages, c’est juste pour cacher les n’étoiles.

2. Je mets un peu au propre le fond en commençant par refaire les nuages pour qu’ils aillent bien au-dessus de la biche, en s’étendant plus. Pour les montagnes, j’ai revu leur forme et … fais une symétrie horizontale. L’ouverture où on voyait le soleil se coucher était du côté du squelette et ça me plaisait pas, vu que je voulais le soleil du côté biche/vivant (oui, j’suis partie loin dans ma symbolique). J’ai aussi fait la première couche d’herbe.
J’ai aussi commencé un joli petit feu en m’aidant de ce tuto.

3. Après avoir peint l’herbe sèche de la plaine un peu plus en détail, j’ai enfin dessiné au propre ma biche, avec un premier aplat monochrome pour faciliter les couches de peinture dans le futur (parce que je peux utiliser les masques d’écrêtages dessus).
Pour l’herbe, en dehors des teintes marron-beige j’ai utilisé des modes couleur vives et du orange pour l’herbe près du feu. Pour ce dernier, j’ai aussi un peu repeint dessus et ajouté des halos de couleurs jaune-orange.

4. On retourne sur la biche pour faire tous mes aplats … Et lui donner des couleurs de biches. C’est principalement du barbouillage avec un gros brush que je réduis au fur et à mesure pour lisser et ajouter des détails en opacité réduite.

5. Longue étape où j’ai utilisé plein de références différentes … et surtout celle de mon livre de galop (chose que j’aurais pas dû parce que j’me suis rendu compte vers la fin en regardant des photos de véritables ossements que c’était pas DU TOUT ressemblant, mais sur le coup, ça me semblaient bon et plus lisible, donc ça a été ma majeure référence).
J’ai jamais autant regardé à des ossements de chevaux que lors de ce dessin.

6. Le feu me faisait mal à la rétine, j’ai donc fait une correction sélective sur le rouge de l’image pour retirer du jaune et du magenta et rajouter cyan (oui, je tente d’autres méthodes pour régler ma colorimétrie, j’en reparlerais si j’arrive à des trucs intéressants).
J’ai aussi peint en volume ma biche et lui ai rajouté un joli glow-up dû au feu.

7. En me basant beaucoup trop sur mes livres de galop (incorrect, je rappelle, mais j’m’étais pas encore rendu compte de ma boulette à ce moment-là), j’ai fait toutes mes ombres sur mon cheval. C’est quand j’ai vu le résultat étrange sur la tête que j’me suis dit « atta, il y a un hic là », que je suis allé retourner voir des photos perso et que j’me suis dit « oh, okay, la FFE a encore tord » (pour changer). Après quelques recherches, j’ai finalement trouvé une référence correcte chez … un modeleur 3D amateur.

8. Maintenant que j’ai une VRAIE référence, j’aurais dû tout refaire à divers endroits, mais j’me suis rappelé que personne regarderait d’aussi près. Donc je me suis contenté de refaire grossièrement mes ombres, revoir la tête et redessiner un peu certaines zones. Franchement, personne captera que les genoux/coudes ressemblent à rien, que ma cage thoracique et l’encolure volent.
J’ai aussi ajouté les reflets rouges du feu.

Dernière récolte - Illustration par Scotis (Charlotte Leclère)

Et voilà ! Un beau squelette de cheval pourchassant une biche (bien vivante) !

Le choix du thème du Renouveau

Lorsque j’ai présenté un WIP à un copain sur Discord, j’en suis venu à tenter d’expliquer le concept du Renouveau avec plein de parallèles.
La nuit qui poursuit le jour. Les esprits qui suivent les vivants. 
Des opposés qui se suivent quoi. En voulant expliqué mieux, j’me suis retrouvé à sortir la magnifique phrase « des opposés qui n’en sont pas, comme la lune et le soleil » et au vu de son incompréhension, j’ai pigé que je faisais pas sens …

Parce que pour moi, le renouveau c’est des évènements qui peuvent être opposés, mais se suivent l’un après l’autre. Comme la nuit qui suit le jour qui suit la nuit et caetera. C’pas deux états opposés, mais bien un cycle.

Mon idée de renouveau n’est donc pas tant que ça une opposition de la vie contre la mort, mais bien quelque chose à rapporté au voyage dans une même direction.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker, en poster ou en coussin !


Peindre de l’eau

L’eau ça semble complexe à peindre … Alors qu’en fait, c’est hyper simple une fois qu’on a compris comment ça marche ! En tout cas, pour moi. J’adore peindre de l’eau, ça me détend …

Niveau inspiration, j’ai principalement appris avec Bob Ross en tentant de copier le style graphique de Steven Universe. Je suis en amour avec le style de cette série, je l’adore vraiment.
Pour celleux qui ne voit pas en quoi c’est beau parce qu’ielles ont juste jamais vu la série (que je conseille fortement, au passage), voilà quelques fonds avec de l’eau directement de l’équipe ayant créée la série : dans l’épisode Giant Woman (les crédits sont dans l’article) et dans l’épisode Island Adventure (idem, crédit dans l’article). Vous voyez comment ça brille ? Ça vous donne pas envie de vous baigner ? Ça irradie de fraîcheur, d’été et de paillettes …
Pour les anglophones, voilà deux vidéos de Bob Ross où il peint beaucoup d’eau :  Reflection of calm et River and Forest.

Mon tuto va principalement s’attarder sur Photoshop, vu que c’est le logiciel principal que j’utilise, mais pour peu que votre logiciel vous laisse utiliser les calques, vous devriez facilement réussir à faire comme moi ! Je vais tâcher de donner une technique globale plus que rentrer dans le détail pour que vous pussiez adapter sans trop de soucis.

Peindre de l’eau

Il y a sans doute plus rapide et plus efficace, mais ma méthode consiste à faire en couches comme si je coulais de la résine, en fait.

1. D’abord, je peins le fond avec diverses couches de marrons/beige pour imiter le sable/la boue/la terre. Je barbouille sans trop faire attention, vu que ça va être recouvert d’eau et presque pas visible (sauf si le niveau d’eau est bas, là le fond sera visible, mais généralement c’est pas mon cas).

2. Sur un nouveau calque, je prends alors un bleu foncé, un brush à bord flou et peins ma zone d’eau profonde. C’est-à-dire que je tapisse le fond de ma future zone d’eau sans trop remonter sur les berges, je laisse donc une zone vide près de ma future bordure entre l’eau et la terre.
Ce calque je le mets à environ 50% d’opacité.

3. Sur un troisième calque, avec un pinceau à bord dur et ma teinte finale d’eau (du cyan généralement) je peins la couche supérieure de l’eau qui touche les berges.
Ce sera un calque qui sera mis à 20% d’opacité, environ.

Notes : si l’eau est peu profonde (aka on voit le fond) je ne fais que le troisième calque, si l’eau est profonde au contraire je réalise lors de l’étape 2 plusieurs calques ayant du noir au bleu, j’adapte selon la profondeur quoi.

4. Si je veux un effet moins uni, je barbouille sur un nouveau calque diverses teintes de bleu-cyan (selon d’hypothétiques nuages ou l’envie). Calque que je mets en mode teinte ou couleurs (selon l’effet que ça fait). Le but est juste de faire un effet moins uniforme.

5. Par-dessus tout ça sur un nouveau calque, je prends un brush vague (j’en ai plusieurs selon l’effet que je veux donner à l’eau, mais en soit il s’agit d’un brush formant un trait horizontal plus ou moins déformé, je vous montre plus loin dans l’article) et avec du blanc je fais des inclusions sur la surface de l’eau.
Généralement je baisse l’opacité de ce calque jusqu’à ce que le résultat me plaise. Faut laisser l’instinct faire.

On peut alors rajoutez du blanc sur les bords de l’eau qui touche des objets, des vagues, des reflets, des plantes … bref, de la vie selon l’envie. J’adore rajouter des paillettes pour que ça brille encore plus.

Quelques astuces supplémentaires

Vous pensiez qu’on en avait fini ? Eh bah non ! Ce tutoriel n’est pas encore fini, mais c’est des astuces randoms ou annotations qui rentraient pas dans le tuto en lui-même que voilà.

Pour celleux qui aiment avoir sous la main les couleurs pour directement aller les pipeter (comme moi), voilà les couleurs que j’utilise presque à tous les coups comme base.

Et voilà une image des brushs que j’utilise sur Photoshop. Selon votre logiciel vous devriez avoir au moins une forme allongée comme la première de disponible. Elle fait très bien l’affaire.

Si vous voulez créer votre propre brush, j’avais fait un tutoriel sur le sujet il y a quelque temps déjà.

Pour celleux sur Photoshop, voici une petite sélection de brushs que vous pouvez aller télécharger : Water brush par El-Chupacabrasdes bulles pour sous l’eau par MorganBW et divers brush pour peindre l’eau par Pixelstains.

Au passage, AquaSixio a réalisé un très bon tutoriel abordant l’eau : la neige, les vagues, les bulles, les reflets, les plongées et les dilutions. Il est très clair et c’est un artiste que j’aime beaucoup, donc hésitez pas à le lire.


Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Désolation

Vous n’avez aucune idée de ce que ça me demande de faire comme si rien ne m’atteignez, d’agir comme si ça ne m’ennuyez pas quand mon esprit se meurt et que je veux juste oublier. Des fois, les décisions les plus difficiles sont réalisées sous la lune.

Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
4h35
Inspiration(s) musicale(s) : Shaka Ponk – How we kill the stars

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais ce morceau de croquis avec deux formes d’île dans de l’eau. J’savais pas trop quoi en faire, alors j’ai rassemblé quelques photos sur Pinterest d’une forêt morte pleine de feuilles mortes au sol, un portail de Steven Universe de nuit et un screencap de la Planète au trésor. Les trois idées se mélangeaient pas trop dans ma tête, mais j’voulais le faire quand même. 
Au fur et à mesure, j’ai rajouté des détails, j’ai revu les couleurs qui collaient pas entre elles à la base et … le résultat me plait. J’ai laissé l’instinct faire, il m’a pas déçue.
L’illustration finale me laisse une impression étrange, entre la rage et l’illusion du désespoir, alors qu’en fait, ça m’évoque plus profondément la peur de l’inconnu. Ça faisait quelque temps que j’avais pas eu un dessin aussi personnel et représentatif de mon esprit. Vive la dépression, ma muse depuis bien trop longtemps.

1. Partant des deux formes que j’ai coloriées d’un vert terreux,  j’me suis éclatée sur le ciel avec un dégradé du bleu nuit presque noire vers un cyan bien pétant. Par-dessus j’ai collé des étoiles et une lune.
Pour le dégradé, j’ai tenté de le faire directement au pinceau plutôt qu’à l’outil dégradé, je voulais tester, mais au final pour un ciel je trouve que ça colle pas (mais j’aimais le résultat assez irréel, donc je l’ai gardé, ça collait avec l’ambiance que je voulais).
Les feuilles et les arbres morts sont divers brushs. J’arrive pas à dessiner des troncs et comme c’était un des sujets principales de la compo, je trouvais que ça rendait mieux de partir de brush après 30min de désastre où j’arrivais pas à dessiner un arbre.

2. J’ai lissé un peu le dégradé du ciel avant de modifier la couleur de l’eau. J’ai ensuite mis en volume l’île des feuilles mortes avec des ombres, avant de peindre correctement les arbres. Ils ont gagné des teintes de rouges et des taches blanches, ainsi qu’une couleur atmosphérique pour ceux plus éloignés.
J’ai ensuite fait une première version des réflexions des arbres et du ciel dans l’eau.

3. Ça manquait de poney. J’ai donc enfin rajouté un cercle de magique, que je voulais depuis le début, mais fallait que j’le fasse. Il s’agit d’un cercle que j’ai fait à plat, aplati avec un outil de transformation et adapté au terrain avec l’outil liquéfaction.

4. La composition globale de l’illustration ne me plaisait pas. J’ai donc rajouté une île en arrière-plan avec sa propre forêt-morte, ainsi qu’une troisième île en premier plan pour encadrer la scène. Tout ça pour forcer encore plus le regard vers le centre et rajouter de la profondeur. 
J’en ai profité pour refaire correctement les reflets dans l’eau.

5. Maintenant que j’avais globalement tous mes éléments, j’ai revu la colorimétrie de la scène, pour forcer plus sur le bleu et mettre en valeur le vert sans pour autant qu’il arrache la rétine.
J’ai aussi rajouté quelques ombres et reliefs sur les arbres, qu’ils soient moins plats.

6. Le reste de la scène me plaisant, je suis passée au sujet principal : le cheval et le cercle magique.
La scène est pleine de points blancs, je voulais des points noirs pour jouer avec les yeux. Cela fait un Yin et Yang intéressant je trouve.
J’ai mis des projections de vert un peu partout dans le décor afin de créer des reliefs intéressants et inclure mieux dans le décor les sujets.

7. J’ai joué avec les textures sur les arbres, pour garder leur aspect arrondi, mais j’ai aussi adouci le vert dans le décor un brin.
J’ai aussi peint un peu plus en détail le cheval afin qu’on voie mieux les détails de son visage, de ses crins et mieux l’intégrer dans l’illustration.

Illustration par Scotis (Charlotte Leclère) nommé Désolation, représentant un cheval appaloosa réalisant un cercle de transmutation au coeur d'une forêt et d'un lac

Et voilà !

Pas trop dur de mélanger du vert et du bleu ?

Si, j’ai galéré à trouver l’effet exact que je voulais. Je voulais un ciel étoilé pas trop noir et un vert rappelant un danger biologique.
Avoir les deux dans la même scène me semblait simple sur le papier, mais en vrai, j’me suis explosé les rétines plus d’une fois … En fin de compte, ça marche bien, mais j’crois que c’est plus du hasard que mes connaissances des couleurs.

C’était intéressant à travailler en tout cas !

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker, en poster ou en coussin !


Cœur de cheval

Je suis composée de 35% de thé, 25% de poils de poneys, 10% de poils de rats, 10% d’arc-en-ciel, 10% de rêves, 5% de poils de chats et 5% de pets de licornes.

Chevaux formant un coeur, en rose et vert, illustration par Scotis

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 21 x 29,7 cm (4961 x 7016 px), 600dpi
Temps :
 2h45

Détail(s) et inspiration(s) :

J’ai vu une illustration similaire avec des dinosaures et j’me suis dit : pourquoi pas le refaire avec des poneys ? On a jamais assez de poneys dans la vie.

1. J’ai d’abord dessiné une forme de cœur et ensuite … ce fut un bordel monstre pour caser autant de poneys que possible dedans, en respectant la forme et en tentant d’avoir des positions un peu différentes pour chacun.
Sept chevaux. Yep.

2. Quand j’avais un croquis à peu près viable, j’ai fait un croquis presque finalisé pour chaque cheval, avec une bonne anatomie et les détails que je voulais.

3. Vient ensuite l’étape simple de la réalisation du lineart, avec un seul brush d’une taille prédéfinie.

4. Et enfin, l’étape finale : chaque cheval obtient sa robe en teinte de rose.
J’voulais caser du pies et de l’appaloosa, mais ça détournée l’attention de l’ensemble, donc je me suis rapatriée sur des robes plus simples.

Un amour de poney

Vu de loin, ça a l’air d’un dessin super simple et au fond, c’est vrai. C’est juste que dessiner en une seule illustration sept poneys ce fut un bon challenge. D’un côté, heureusement que j’ai pas eu de perspective à respecter ni de tailles, ça m’a facilité la vie.

C’était un peu barbant de bosser dessus, mais le résultat final me donne envie d’en faire plein d’autres variantes : en étoiles, en cercle, avec un thème (yule ou ostara) …
Bref, j’ai (encore) envie de poney, moi !

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker, en poster ou en coussin !


Scraps du mois d’avril 2019

Hey bonjour !

Encore un mois ? Eh oui ! Ça défile, ça défile …

En avril, c’était le NaNoWriMo Camp ! Je n’ai pas écrit de nouvelles, ni relu ce que j’ai rédigé en novembre, nope ! J’ai décidé en début de mois avec l’ami avec qui j’ai fait ce camp que c’était le mois de l’exploration.
J’ai donc écrit des drabbles ici et là pour tester des thèmes, des façons de gérer mes persos, j’ai rédigé quelques plots pour m’entrainer et … j’ai fait évoluer l’univers dans lequel évolue Alekiss et Encre. Le world-building c’est méga-intéressant. C’était beaucoup de travail de recherches, mais j’ai kiffé à donf. J’aurais pas eu cette passion du dessin, j’aurais pu être chercheuse (j’sais même pas si un tel job existe, donc on va dire bibliothécaire par défaut).
Bref, vous êtes pas là pour me lire sur ce sujet.

Avril ce fut beaucoup d’exploration de croquis pas montrable du tout que j’ai la flemme de nettoyer parce que ça me servira d’appoint pour mes notes sur l’univers d’Alekiss et que c’est juste pas montrable … J’ai quand même sorti trois croquis qui sont en couleurs et présentable.

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois d'avril

Les croquis représentant des chouettes et des cerfs sont tout droit sorti de mon univers. Pour résumé, il s’agit de notre monde, avec des poches de réalités altérées où vivent les animaux, loin de l’humanité. Parmi ces animaux, certains possèdent des pouvoirs magiques et je voulais une différenciation entre ses animaux magiques et ceux sans pouvoir. Voici donc le fruit de quelques recherches : des vêtements et bijoux !

Glitter Freeze pour sa part était censé être un perso d’une partie de RPG qui a finalement été annulée à mon grand regret, parce que j’adore le design de cette création …

Et les licornes ? Tout le monde a besoin de licorne dans sa vie.

Autres projets du mois d'avril

Certains auront reconnu du premier coup, d’autres pas, mais voilà mon dernier projet perso qui va mettre plusieurs mois à se faire parce que je vais y consacrer 1 à 5h par semaine, sans doute pas plus.

Il s’agit d’une carte format A2 de la Terre du Milieu !

Elle s’étant d’Ered Luin jusqu’au Mordor, autant dire que j’ai de la distance à faire pour tout croquer et encrer. Pour le moment, je me consacre sur l’encrage à l’encre noire, mais dans le futur, elle recevra de bonnes couches d’aquarelles, ainsi que des dorures et de l’encre rouge. Bref, ça va être un sacré bordel.

Dans les formes, je retranscris aussi fidèlement que je peux les cartes de Tolkien, même si je marque ici et là des lieux d’intérêts relatifs à ma fanfiction Par-delà le clavier. Dans la même veine, les enluminures relatives à la rose des vents ou les contours seront personnels et pleins de poneys. J’vais y passer du temps sur cette carte et elle vivra longtemps dans ma maison, j’ai donc envie qu’elle me ressemble.

Pour les traits jaunes et bleus que vous voyez, ce sont du crayon aquarelles. De cette façon, même si j’arrive pas à bien gommer parce que j’appuie parfois à certains endroits, l’eau soulèvera les pigments et y verra que du feu.

Conclusion du mois

Un mois bien remplie, entre l’écriture, la réalisation de cartes et l’illustration. Un mois bien heureux quoi !

Je sens déjà que cette carte va me faire perdre mes cheveux, mais j’adore travailler dessus péniblement. Je me sens un peu comme une hobbite érudite, c’est le pied (velu, le pied).

Pour voir tout au long du mois ce que je fais :