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Faire de belles photos de ses dessins et peintures

Pas de scanner ? Pas de soucis !
Certes le scanner a des avantages certains, mais les photos aussi !

C’est toujours plus agréable de regarder une belle photo d’une illustration où on peut admirer les détails qu’une photo prise rapidement, sans focus, pleine de grains et avec des couleurs tirants sur le jaune où on a perdu les couleurs et la quasi-totalité des détails …

Bien sûr, les photos remplaceront jamais le fait de voir en vrai une oeuvre, on est d’accord, mais ça fait une vraie différence de voir une petite photo toute naze qu’un beau cliché en ligne.

Ce petit article est là pour vous aider, j’suis pas photographe, bien sûr, mais la plupart de mes conseils sont assez connus pour que vous puissiez les relire ailleurs et/ou les vérifier par vous-même.

Petit chien à l'encre par Scotis

Scanner VS Photographie

Je scanne toujours mes illustrations par défauts, parce que j’ai un scanner et j’aime garder une version numérique de tous mes travaux qui est en 300dpi et où tout est parfait. C’est une façon de les préserver dans le temps, même si je vends l’original ou qu’il lui arrive quelque chose (c’est encore jamais arrivé et je croise les doigts pour que rien n’arrive à mes originaux que je compte garder chez moi).

Les scannes bien propre, bien cadré, c’est très bien pour les portfolios. Pour faire des tirages, aussi. Dès que ça a un but un peu pro quoi.

Le souci du scannage c’est qu’on perd un peu du contexte et de la spontanéité de la chose. Si je veux présenter un dessin en cours, un scan va le rendre plus froid et moins attrayant à l’oeil … En prime, pour les WIP (work in progress) ça retire l’atmosphère autour de l’illustration (des fois c’est bien, souvent, pas vraiment).
Même pour un dessin finalisé, c’est bien souvent plus sympathique de le partager avec en fond son bureau, quelques crayons et du contexte qui raconte une histoire. Ça donne envie d’interagir, c’est moins froid.
Enfin, je sais que je préfère regarder les WIPs des autres gens quand c’est une jolie photo (même bien cadré) que juste un scan. C’est mon avis, mais je sais que je suis pas la seule. Pensez-y : vous préférez quoi comme image sur vos réseaux sociaux ? 

Les photos c’est bien quand il s’agit de partager, surtout sur les réseaux sociaux.

Matériel pour photographier

La réponse rapide c’est : ce que vous avez sous la main. Que ce soit un smartphone qui fait photo ou un appareil photo. Le tout est que ça fasse une photo d’une qualité correcte, même si elle ne dépasse pas les 1000px de larges.

Investir dans du matériel pro si vous prenez qu’une photo tous les trois jours de votre carnet, ça vaut pas trop le coup. Surtout qu’il y a de grandes chances que vous avez déjà un smartphone qui prend des photos d’une qualité très correcte.
Bien sûr, votre confort est à prendre à compte, donc peut-être qu’un autre matériel sera plus adapté, plus rapide à sortir, plus facile à installer, et caetera, mais si vous pouvez faire des photos de bonnes qualités à faible coût (de temps et d’argent), préférer cette option.

L’option téléphone est ma préférée.
Je prends mon téléphone qui traîne près de moi, je vais dans un endroit éclairé (souvent je bouge pas de mon bureau, merci les lampes blanches), je prends quelques clichés, je sélectionne celui que je préfère, si besoin est je retouche sur une application ou directement sur la galerie de mon téléphone et TADA. Emballer c’est pesé, j’peux partager.
Et le résultat me convient, alors que j’ai un téléphone pas très cher (<200€). Je l’avais choisi parce qu’il avait une caméra de bonne qualité. Si vous voulez faire des macros, je sais qu’il existe des objectifs à monter sur vos téléphones portables (j’me suis toujours dit qu’un jour j’en aurais, mais comme je peins pas souvent en traditionnel, j’ai pas encore investie).

Je sais que des gens utilisent un trépied, mais c’est souvent des gens avec des grandes oeuvres/peintures qui demandent en effet de ne pas pouvoir stabiliser leur coude sur leur table/bureau.
Donc si vous en avez besoin, vous pouvez investir, il en existe des petits pas trop chers.

L’essentiel de votre matériel et le plus important c’est : une bonne lumière et un beau fond.

Avoir un bon appareil photo c’est cool, mais si vous savez pas vous en servir et qu’il est relou à mettre en place … vous allez pas l’utilisez longtemps.
Lire un manuel d’utilisation c’est pas drôle, mais c’est la base pour maîtriser son appareil (photo ou smartphone) et combiné à la lecture de tutoriels, c’est un investissement (de temps) qui vaut de l’or.

Prendre une bonne photo

La lumière

C’est le plus important, donc j’vais tâcher d’être la plus précise sur le sujet sans être trop rébarbative.

Déjà, le flash : éteint. Toujours.
Le flash ça cause plein de soucis tel que la colorimétrie qui part aux fraises, des réflexions, des zones où l’image est cramée pour pas dire blanche … Plein de soucis dont on peut aisément se passer quoi.
Si vous êtes dans la pénombre, trouvez une source de lumière ou attendez, ça vaudra mieux.

L’éclairage c’est ce qui donne toute la différence entre une bonne et une mauvaise photo.
Si trop peu de lumière entre dans le capteur, vous aurez une photo floue, pleine des grains/bruits et les couleurs se mélangeront entre elles. Pas du plus bel effet quoi.
Si vous avez une lumière suffisante, la photo sera nette et si avez un éclairage naturel, les couleurs seront plus vrais et ressemblante à l’oeuvre originale. Vous avez tout à y gagner puisque vous vous retirez le temps de retouche couleur.

La lumière naturelle (du soleil quoi) est à privilégier aux lumières artificielles (qui viennent d’une lampe).
Les ampoules sont rarement d’une couleur « neutre », généralement elles tirent soient vers le bleu ou le jaune, ce qui fausse la balance des blancs et donc les couleurs de votre photo. Vous pouvez bien sûr retoucher la colorimétrie pour contrebalancer, mais il vaut mieux directement avoir la lumière naturelle et les véritables couleurs.

Avoir une bonne lumière naturelle s’obtient facilement en se plaçant près d’une fenêtre la journée. Même si le ciel est couvert, la lumière vous parviendra diffusée, ce qui adoucira les ombres.
Ou dehors. Dehors c’est bien aussi si vous avez un endroit sympathique où faire vos photos.

Si vraiment vous pouvez pas obtenir un beau soleil, tentez d’avoir une lampe avec une couleur  » neutre  » (comme dit plus haut, pas trop jaune, pas trop bleu quoi).

L’angle de prise de vue

Il y a pas mal d’angles qui sont sympathiques visuellement et permettent de bien voir les détails de son illustration.
Il n’y a pas d’angle magique ceci dit, tout dépend de l’illustration et il faut souvent en tester quelques-uns avant de trouver le bon.

Voilà les plus classiques qui marchent presque toujours :
– une vue du dessus bien perpendiculaire
– un angle assez bas (mais pas trop pour pas déformer l’image) venant de la droite
Le tout avec un peu d’espace vide autour, avec ou sans outils en vue. Le but est de laisser l’illustration respirer un peu et ne pas trop centrer (sauf si vous voulez montrer un détail en particulier, là, allez-y en macro et collez votre détail).

Si vous faites votre photo en intérieur et que votre surface réfléchit (je pense au vernis par exemple, ou au verre du cadre), tentez un angle de 45°, c’est celui qui vous permettra de limiter les réflexions.
Bien sûr, prenez l’angle de 45°, mais n’oubliez pas de garder l’illustration et l’appareil photo parallèle au sol pour éviter les distorsions. C’est là que les tripodes sont utiles.
Si vous n’en avez pas, calez vos coudes contre votre corps, cela limitera vos tremblements.

Le fond et la mise en scène

Idéalement, vous prendrez vos photos sur le vif, sur la table/le bureau sur lequel vous peignez/dessinez et avec vos outils disposez comme vous les avez utilisés. De façon à ce que vos photos reflètent votre méthode de travail dans la vraie vie de la réalité véritable.

Mais comme vous avez besoin d’une bonne lumière sur votre illustration, bah, c’est pas toujours possible de prendre la photo sur place si la luminosité est pas idéale.

Dans ce cas, n’hésitez pas à bouger votre illustration dans votre maison à la recherche d’un coin sympa et bien illuminé (ou même hors de votre maison, vous limitez pas si vous en avez la possibilité).

Rappelez-vous que votre fond (votre bureau à priori) ne doit pas attirer l’attention plus que votre dessin. Votre photo doit mettre en valeur votre illustration, pas votre table (même si elle est très jolie, votre table). N’hésitez pas à cadrer plus proche ou à retirer des outils si besoin est.
Dans la même idée, retirez les objets qui peuvent distraire ou qui n’ont pas de rapport avec votre illustration (emballage de gâteau, sopalin ou autres).

Si vraiment votre table est pas jolie ou prend trop d’attention par rapport à votre illustration, vous pouvez acheter de grandes feuilles de papiers neutres non réfléchissants (quand je dis neutre, je parle de couleurs, privilégiez du blanc, du beige, du noir ou du gris).
Vous pouvez aussi utiliser une couleur vive ou pastel, bref, une couleur qui contraste avec l’illustration, parce que c’est plus fun ou sympa, mais pensez quand même à ce que ça n’accapare pas toute l’attention (c’est toujours le même souci).

Vous pouvez vous amuser pour les objets qui entourent votre illustration : disposez autrement vos outils, rajoutez une carte de visite bien en évidence comme signature temporaire, un objet qui vous est cher … Amusez-vous, mais n’en rajoutez pas trop. Si ça fait fabriqué, ça donne pas envie de regarder de trop près et (vous me sentez venir) ça distraie de l’illustration.

Réglage de colorimétrie

Vous avez pris votre photo, mais vos couleurs sont pas vraiment fidèles à la réalité …
Soit vous avez mal fait votre réglage de balance de blanc, soit il faudra retoucher.

Comme il vaut mieux prévenir que guérir, il vaut mieux faire votre balance des blancs avant de prendre votre photo (je reparlerais plus tard d’une retouche après avoir pris la photo).

La plupart des appareils ont une correction de balance des blancs automatiques.
Si ce n’est pas le cas (ou que l’appareil fait mal son travail), vous pouvez le faire facilement en prenant un bout de papier blanc et en ajustant le réglage (regardez dans votre manuel, l’option est différente pour chaque appareil) jusqu’à ce que ça ne tire plus vers le bleu ou l’orange, vous chercher à avoir un blanc pur.

Les trombones et pinces

Ce sont deux outils indispensables si vous prenez des photos de votre carnet.
Les pages ne tiennent souvent pas en places et si vous ne les tenez pas, le carnet se referme.

Pour éviter ça, vous pouvez utiliser des pinces (de chaque côté, sur un seul côté ou en haut des pages, selon la position de votre illustration) pour forcer le carnet et les pages à rester en place, ouverte.

Il existe plein de taille différente de pinces à papier, certaines plus grosses que d’autres. Prenez en une qui correspond à l’épaisseur de votre carnet.

Vous pouvez aussi utilisez du washi-tape, mais si votre carnet est épais cela ne maintiendra pas vraiment en place les pages et surtout, cela risque d’arracher le papier (selon la qualité du carnet et du washi-tape).

La photo en premier, l’encadrement après

Pour les peintures, pensez à prendre vos photos avant de vernir.

Le vernis (et le verre si vous comptez encadrer) crée des réflexions pas toujours gracieuses et qui empêchent de voir correctement votre peinture.
Si vous en avez la possibilité, prenez donc une bonne photo avant de passer le vernis.

Mes quatre premier jours de l'Inktober

Quelques spécificités du téléphone Android

(notez que je n’ai pas accès à un autre type de smartphone, mais que le fonctionnement doit être similaire, donc je ne ferais pas de paragraphe pour)

Il existe de nombreuses applications de retouches photo dans le store.
Si les options de bases sont disponibles dans vos options de capture de photos, des fois on a besoin d’un peu plus d’option ou de précisions.
C’est là que les applications sont utiles.

Certaines vont très loin avec la possibilité de rajouter des stickers, effets ou filtres, voir même de l’animation !
Mais il en existe aussi des très basiques qui font très bien l’affaire.
N’hésitez donc pas à en tester plusieurs pour voir celle qui vous convient.
Personnellement quand les options de retouches de mon téléphone ne me conviennent pas, j’utilise PicsArt. C’est simple et rapide, surtout il a plein d’options pour éliminer l’acné (oui, je m’en sers principalement pour mes selfies, du coup).

Si vous n’avez pas de scanner, je sais que le store regorge d’application pour scanner des documents. C’est l’occasion d’en trouver un remplaçant adéquat.

Retouche photo

Vous avez votre cliché. Il est beau. Il est bio. Mais il est vraiment pas très fidèle à la réalité … Ou mal cadré.

En toute logique, à moins que les réglages automatiques de votre appareil soient fantastiques, il ne prendra pas votre illustration telle qu’elle apparaît dans la vraie vie.

Pas de panique, ça arrive.
Il faut juste le retoucher un peu.

Pour cela, on utilise un logiciel (ou application) de retouches photo !
Il en existe plein ! Genre, PLEIN.
Sur votre ordinateur, il existe des logiciels en ligne ou à installer. Dans ce que je connais, il y a Photoshop, Gimp, PicMonkey et Pixlr. En fouillant un peu, vous en trouverez sans aucun doute un qui vous convienne.

Maintenant que vous avez un logiciel (et lu un peu de sa doc, idéalement). Qu’est-ce que vous allez retoucher ?

D’abord, le cadrage s’il était pas idéal de base. Vous voulez retirer les éléments disgracieux qui entrent dans le cadre, ou recentrer sur l’illustration.

Ensuite, sans aucun doute, la balance des blancs pour avoir vos couleurs justes. Peut-être un peu votre contraste pour que vos blancs soient bien blancs et vos noirs bien noirs.

Après vous pouvez entrer dans le détail : retirez un peu de poussière sur le bureau avec un outil de clonage, rajoutez une signature sur l’image, rajoutez un texte … Les possibilités sont pas mal infinies.

Sachez quand vous arrêtez.
Comme on dit « Less is more » (c’est la version anglophone de notre « Le mieux est l’ennemi du bien », mais voulant plutôt dire « en en mettant moins, on en a plus »). Cela veut pas dire que vous devez chercher à avoir une photo très épurée et pleine de vide (sauf si ça vous plait), juste qu’il faut savoir ne pas trop en rajouter ou en modifier.
Il n’y a pas de bons repères pour savoir quand arrêter, sinon notre instinct. Quand une photo vous plait, arrêtez-là. Il vaut mieux retoucher le moins possible vos photos et montrer fièrement ces imperfections.


Scraps du mois de Septembre 2019

Hey tout le monde !

J’ai pas mal de trucs intéressants visuellement à vous montrer ce mois-ci !

Je continue de me forcer à m’échauffer tous les jours et pas directement foncer sur une commande ou un gros projet perso. Du coup, je me force à peindre des paysages et des chevaux (pour changer) et j’apprends.
J’ai continué sur ma lancée du mois dernier de peindre en noir et blanc des chevaux pour me familiariser avec les muscles des chevaux. Et ça marche ? Je pense que c’est le fait de me forcer à être en noir et blanc qui fait que je me focalise sur les valeurs et au final me force à apprendre. C’est super intéressant comme exercice !

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de septembre

Conclusion du mois

Je m’amuse et j’apprends à mieux peindre des chevaux. Je suis assez monofocus sur les chevaux et de l’extérieur je dois avoir l’air de toujours dessiner les mêmes sujets, mais en fait j’ai encore plein de choses à apprendre et explorer. Quand je pense maîtriser à peu près quelque chose, je me rends compte qu’en fait non. Est-ce qu’un jour je saurais vraiment dessiner un cheval ? Non, mais ça m’empêche pas de vouloir m’améliorer. J’aime le trajet vers une maîtrise que j’aurais jamais.


L’heure de la sieste

Quel bonheur de se poser, en profitant des bruits distants de la nature imperturbable. Le vent dans les feuilles, les animaux se répondant, l’eau ruisselant au loin … Et ta présence à mes côtés me rappelle que je suis chez moi.

Un cheval alezan et un rat allongé dans des coussins sous un rayon de soleil, dans leur maison-arbre. Peinture par Scotis (Charlotte Leclère)

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29,7 x 21 cm (3508 x 2480 px), 300dpi
Temps :
4h45

Détail(s) et inspiration(s) :

En juin 2018 j’avais eu l’envie de dessiner Encre et Alekiss se détendant, tranquillement dans leur maison. Cela venait aussi d’une envie d’expérimenter avec mes paysages et la perspective, vu que je venais de découvrir une méthode pour porter un plan en 3D (que j’avais déjà expérimenté dans mon illustration Jeux indulgents).

1. Voici donc le croquis initial de juin 2018.
C’était pas horrible, mais c’est pas du tout ce que j’avais en tête et j’ai rage-quit.

Enfin, plus précisément, j’ai laissé le croquis de côté pour continuer d’apprendre sur d’autres dessins.

2. En juillet 2019, un an plus tard, j’ai enfin repris ce croquis avec en tête l’idée d’en faire quelque chose enfin.
Entre temps j’ai appris à manier un peu mieux les décors complexes et LazyNezumi. Et déjà ce décor me plait beaucoup plus !
On y voit qu’un mur, le début d’une porte ronde et un autre pan de mur, mais déjà le croquis est mieux.

3. J’ai galéré sur les pots. Au final, la méthode qui a marché c’est de faire un cercle sur le quadrillage du sol, avec des points à intervalle régulier, le dupliquer, monter le dupliquat à la hauteur finale du pot, redupliquer pour faire les bords extérieurs et dupliquer une dernière fois pour faire les bords du haut. Mes points m’aidant à créer des lignes de couleurs (parce que juste faire un dégradé donné des pots plats).
Bref, ce fut galère comme pas possible. J’suis contente du résultat final au vu de ma galère ceci dit.

J’ai aussi appliqué quelques effets de lumière rapidement pour me rappeler de l’emplacement de la fenêtre.

4. J’ai appliqué sur les sols et murs quelques dégradés pour les ombres, histoire qu’on voit un peu mieux la profondeur.
J’ai appliqué des lignes sur la porte pour créer des planches, dessiner rapidement une poignée de porte et mis une texture de bois sur le sol avec un brush.

J’ai aussi repris le croquis, parce qu’en un an, j’avais une tout autre compréhension de l’anatomie des rats et des chevaux, donc bon tant qu’à faire autant reprendre de 0.

5. J’ai ensuite peint en blanc les divers coussins et peint les aplats de mes personnages.

Avec des brush de textures, j’ai fait des ombres au sol, ainsi que sur les murs et la porte.
J’en ai profité pour passer un calque de réglage parce que ça me semblait trop jaune globalement.

6. J’ai enfin lissé les couleurs des pots pour faire disparaître mes stries de couleurs. J’ai aussi utilisé plusieurs brushs de végétation pour les remplir. Ce sont des genres de pot-pourri, en fait.

J’ai refait mes lumières provenant de la fenêtre (non visible). Il est censé y avoir un arbre devant la fenêtre donc j’en profite pour créer des raies éparses et pas juste un gros puits de lumière.

7. La prochaine étape ça a été de faire les aplats des motifs des coussins, en noir et blanc parce que c’était mes plans initiales pour la maison, mais dans le futur ça ne sera pas le cas parce que si j’aime les motifs, j’aime pas les couleurs.

J’ai aussi mis les ombres et volumes sur les coussins et les personnages.

8. J’ai aussi revu quelques détails ici et là, ainsi que modifié une nouvelle fois la colorimétrie globale de l’illustration.

Comme j’ai rien à montrer, voici plutôt un zoom sur Encre (et Alekiss) !

Un cheval alezan et un rat allongé dans des coussins sous un rayon de soleil, dans leur maison-arbre. Peinture par Scotis (Charlotte Leclère)

Et tada !

Les décors en 3D

J’expérimente encore masse, mais entre ce que je lis comme livre sur le sujet, vidéo sur youtube ou ce que j’expérimente, je commence à avoir un arsenal d’outil pour arriver globalement à ce que je veux. Tant que c’est des formes simples, ça va, mais dès que je cherche à faire des choses complexes, ou détaillées, je suis encore en galère.

Pour le moment, ma méthode globale est de faire un croquis de ce que j’ai en tête sans trop me soucier de la perspective.
Sur ce croquis, j’ai crééé un quadrillage de perspective à l’aide de LazyNezumi.
À l’aide de ce quadrillage, je refais un maximum de forme. Je n’hésite pas de partir de forme au sol pour monter ce que je peux ou dessiner à part les objets pour utiliser les outils de distorsion de Photoshop pour les placer.

C’est totalement brouillon comme méthode, pas mal d’essais peu concluants avant d’arriver à ce que je veux, mais c’est l’apprentissage qui veut ça.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


InkTober – Le challenge à l’encre du mois d’octobre

Tous les ans en octobre c’est le même refrain : les illustrateurices aiguisent leur pinceau, plume et armés d’encre se mettent frénétiquement à dessiner tous les jours, suivant une liste de mot sans queue ni tête.

Il y a un ordre à tout ça, même si quand on connait pas, c’est un bien étrange ballet qui s’étale sur les réseaux sociaux. Et il y a toujours plein de questions et c’est parfois un peu galère de rester motivé tout du long … Alors voilà de quoi vous aidez, j’espère !

Qu’est-ce qu’Inktober

InkTober c’est la contraction du mot Ink (encre) et du mot October (octobre), c’est donc le mois de l’encre !
Il s’agit d’un challenge durant un mois entier (celui d’octobre), créé par Jake Parker en 2009. Le but est de poster chaque jour durant un dessin réalisé à l’encre noire.

Cela force à être régulier et à progresser, puisque 31 dessins dans le même médium, ça force forcément à apprendre des trucs en passant, que ce soit sur l’encre elle-même, mais aussi la composition et bien d’autres choses.
Ces dessins sont souvent postés en ligne (souvent avec les hashtags #inktober et #inktober2019), que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram ou dans diverses communautés en ligne. 

Le challenge rassemble des illustrateurs, pro ou débutant, de multiples pays. C’est un grand rassemblement que beaucoup prépare en amont.
Il n’y a pas de lieu spécifique où s’organise l’événement. Tout le monde est invité à participer, c’est convivial (si on évite l’aspect compétition) !

Est-ce que je peux faire ça numériquement ?

Quoi qu’en disent certains puristes. Oui, on peut faire InkTober sur son PC ou sa tablette (ou ailleurs).

Certes, le challenge se focalise en priorité sur le travail de l’encre traditionnel, mais on peut apprendre beaucoup de faire un travail d’encrage numérique ! Il ne faut donc pas hésiter.

Preuve en est, en 2018, Jake Parker (le créateur même d’InkTober) et Adobe ont collaboré pour offrir une série de brushes pour Photoshop.

C’est obligé d’être une illustration ?

Non.
Cela peut être n’importe quel type d’oeuvre qui requière de l’encre (c’pas moi qui le dit, mais la FAQ officielle).

Si vous voulez réaliser de la calligraphie pour l’occasion, du lettrage, crée une typographie, rédiger un poème ou une histoire courte … vous pouvez !

Le matériel

Est-ce que je peux faire un croquis avant d’encrer ?
Bien sûr (perso, je le conseille même, mais partir directement à l’encre peut être intéressant pour apprendre à être sûr de son trait).

Encre
Que ce soit au stylo bic, à la plume, au pinceau ou au bambou, toutes les méthodes pour appliquer de l’encre sont autorisés.
De même que toutes les couleurs d’encre que vous pouvez imaginer. Vous n’êtes pas coincé en noir et blanc donc.

Marqueurs et aquarelle
Sont autorisés !
Que ce soient en valeur de gris ou en couleurs. De même, si vous voulez utilisez du gelpen blanc par-dessus votre encre, vous pouvez.

Couleurs
Le but premier d’InkTober est de limiter les options pour forcer les artistes à créer sur du papier blanc, seul face à l’encre noire. Donc tentez de limiter vos options à une seule couleur, mais faites selon vos propres conforts aussi.

Prompt

Tous les ans vous pouvez trouver la liste officielle sur le site officiel sur cette page.
Cependant, vous trouverez au détour des internets plein d’autres variations !
WitchTober, The journey home Inktober prompt list, Pony’nktober, Dinotober, Elite Dangerous Prompt list … Les choix sont infinis et vous pouvez mélanger les listes qui vous plaisent, créez la votre, bref, vous n’êtes absolument pas obligé de suivre la liste officielle.

Vous n’êtes pas obligé de suivre la liste dans l’ordre !

L’intérêt de suivre l’ordre et la liste officiel, c’est de voir la multiplicité d’idée à partir d’un même thème. C’est ça qui est magique !

Quelques conseils pour que ça se passe bien

1/ Faites un dessin par jour
Mais ne vous surmenez pas. Si pour vous, tous les jours c’est pas possible, tentez un dessin par semaine ou un tous les jours impaire. Faites selon ce que vous pouvez. Tentez juste d’être régulier avec votre propre but. Même avec un seul dessin pendant le mois, vous aurez validé votre participation, ne vous inquiétez pas.

2/ Ce n’est pas une compétition
Le risque de voir tous ces artistes en ligne, c’est de vous comparez ou vouloir faire mieux que les autres. Stop ! Le but c’est de s’amuser. Ne vous mettez aucune pression.

3/ Continuez
Vous avez loupé un jour ? Vous pouvez reprendre en cours de route. Les pauses c’est important aussi, mais remonter sur le cheval ça aide à ne plus avoir peur. Les échecs font partie du processus vers le succès. Gardez le cap !

4/ Prenez soin de vous
Une douleur ? Arrêtez, étirez-vous ou faites une pause (de quelques jours s’il le faut). Pensez à boire, manger et dormir. Participer à un challenge c’est toujours dur, mais le but c’est de progresser et s’amuser, certainement pas de se retrouver dans une mauvaise place personnelle (mentale ou physique).
Si ça ne va pas, changez de médium ou de façon de faire, écoutez-vous et trouvez votre rythme qui vous convient. Chaque artiste est différent et chaque artiste doit adapter le challenge à elleux.

Surtout, InkTober ne doit pas devenir un faux tremplin vers la reconnaissance, la gloire ou que sais-je. Les commentaires et mentions j’aime font toujours plaisir, mais dessinez en priorité pour vous, retirez l’épée de Damoclès au-dessus de votre tête qu’est l’attente de l’approbation des autres. 
Cela vous aidera à être plus zen et à l’aise dans ce challenge.
Faites-le pour vous.

Notez que certains artistes prennent InkTober pour leur mois de marketing et prépares des mois à l’avance leur oeuvre pour chaque jour postez quelque chose de magnifique. Si vous vous y prenez le jour J en plus d’un emploi du temps chargé, cela ne vous sera pas possible et vous comparez à elleux ne servira à rien.

Si cela ne vous suffit pas, j’ai également à vous proposer la lecture d’un de mes articles pour vous donner des idées pour vous organiser à dessiner dans de meilleure condition et plus souvent.


Trouver son style artistique (ou art style)

Vaste débat s’il en est …
Je suis pas sûre qu’une seule réponse existe. Il y a plutôt une foultitude de réponses possibles, toute plus bonnes les unes que les autres.

Pourquoi j’ajoute mon eau à ce moulin ?
Parce que j’aurais aimé avoir cette réponse en français quand j’étais plus jeune. Oui, le sujet pullule en anglais, mais en français il est plus rare de trouver une réponse qui soit pas condescendante en mode  » avoir un style artistique c’est n’importe quoi, soit tu apprends à vraiment dessiner, soit tu continues à dessiner manga  » (alors qu’il y a tellement de style autre que le manga … et même, le manga en lui-même se compose de plein de style bien différent les uns des autres).

Donc, j’ai tenté de rester assez clair dans ma réponse à cette question vague et de m’inspirer de diverses réponses aux sujets que j’ai pu voir, mais n’oubliez pas que chaque parcours est unique et mon avis sur la question l’est aussi.

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de développer ou trouver son style artistique !

Un « art style » c’est quoi ?

La définition est assez flou, mais en résumé, c’est ce qui fait qu’on est capable de reconnaitre l’artiste à travers son oeuvre. C’est une manière distinctive de faire ou représenter.
Par exemple qu’est-ce qui fait qu’on est capable de différencier Picasso de Magritte, Maliki de Boulet et caetera.

C’est quelque chose de personnel et on aura beau suivre les tutos des autres, on aura jamais à 100% leur résultat.

Et même si deux artistes avaient exactement le même style artistique, on pourrait les différencier avec leur sujet de prédilection.

Bref, un art style, c’est l’identité visuelle d’une personne.

La recette magique pour avoir un « art style »

1. Attraper tous les trucs qu’on aime, en essayant d’avoir autant de variété que possible
2. Assaissoner avec un peu de notre propre marque de fabrique en matière de flemmardise
3. Mettre tout ça dans un mixeur
4. Ajouter un calque par dessus à 10% d’opacité

Simple, non ?

La véritable recette

Il y en a pas.
Merci d’être passé à mon Ted-talk.

NON PARTEZ PAS DE SUITE !

J’ai une vraie réponse.
… C’est bon vous êtes de retour ?

Donc, plus sérieusement. La recette pour avoir un style artistique ? Dessiner/peindre/sculpter …
Vous devez pas vous en rendre compte, mais vous devez déjà en avoir sans vous rendre compte. Et ce style évoluera avec vous, selon ce que vous apprendrez, ce que vous aimerez, de votre parcours.

Art style VS Connaître ses bases

Les bases du dessin, c’est les formes géométriques, la perspective, les couleurs, les volumes, l’anatomie, les mouvements, les expressions … Bref, toute la palette de choses qui font qu’on sait différencier une maison d’un soleil.

Avoir un style artistique, c’est cool, mais ça ne doit pas venir avant que vous connaissiez vos bases.
Beaucoup de débutants font l’erreur de vouloir à tout prix avoir un style, tant et si bien qu’on ne reconnait même pas ce qu’ielles cherchent à représenter. C’est dommage.

Si vous voulez dessiner des chevaux par exemple, il vaut mieux par commencer à regarder des vrais chevaux, leur anatomie, décomposer en forme simple et apprendre de photos plutôt que d’apprendre direction avec MyLittlePony, même si à terme vous ne dessinerez que des petits poneys.
Si vos bases sont fortes et que vous les maitrisez, vous saurez d’autant plus faire des dessins plus facilement et avec du caractère !

Il faut connaitre les règles pour pouvoir les enfreindre !

En apprenant les règles, vous saurez comment les détourner pour arriver à exprimer plus facilement ce que vous avez en tête, c’est magique. Et vous développerez naturellement en copiant la réalité votre propre raccourci, vos propres chemins et donc … votre propre style artistique.

N’oubliez pas que vous avez toujours vu vos propres dessins, vos propres défauts au point qu’il est fort probable que vous ne voyez pas vos points forts ni votre style. Si vous avez sous les coudes des ami-e-s pour leur demander leur avis, faites-le, vous serez sans doute surpris de savoir qu’ielles sont capables de différencier vos dessins de ceux d’autres artistes, parce qu’ielles reconnaissent votre style artistique.

Collecter l’inspiration et les brainstorms visuelles

Copier la réalité pour apprendre c’est très bien pour débuter, mais au bout d’un moment, vous aurez sans doute envie de plus ou d’autre chose.
C’est d’autant plus vrai si vous voulez aller vers un style manga/cartoon ou quelque chose qui n’est pas de l’ultra-réalisme.

C’est là que vient le moment d’aller chercher chez vos artistes favoris ce que vous aimez.
La géométrie du studio d’animation Cartoon Saloon. Les couleurs de la série Steven Universe. Les textures de Ji Di.
Qu’est-ce qui fait que ça vous attire ? Comment arrive-t-il à un tel résultat ? 

D’abord en les copiant pour disséquer en détail leur façon de faire, en les étudiants consciencieusement vous saurez comment ielles font. Puis sans chercher à les copier, chercher à les incorporer dans votre propre méthode et votre propre style artistique vous fera progresser et vous fera créer un style qui vous plait et vous ressemble.

C’est dur d’inventer l’eau tiède sans apporter de l’eau chaude à votre eau froide.
Il y a pas de mal de s’inspirer. Tant que ce n’est pas de la copie qu’on s’approprie.

Ne pas avoir qu’un seul style

C’est CORRECT.

Vous avez un style à l’aquarelle ? Un autre aux feutres ? Un autre en peinture numérique ? Trois styles différents avec le même médium ?

C’est normal d’osciller entre les styles selon le sujet, le temps que vous voulez dédier à ce dessin … Vous mettez pas la pression d’avoir un style artistique cohérent d’un dessin à un autre. L’illustration c’est de l’exploration aussi. Vous avez le droit de tenter autre chose le temps d’un dessin ou d’avoir un style par méthode.
Vous forcez pas à rester dans un style unique.

En résumé, la recette du style artistique :
1. Connaitre ses bases
2. Y intégrer tout ce qu’on aime
3. Assaisonner avec un peu de notre marque de fabrique en matière de flemmardise
Servir chaud.


Motif de licorne

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 35,28 x 35,25 cm (1 000 x 1 000 px), 72dpi
Temps :
≈ 1 chaque

Détail(s) et inspiration(s) :

Je sais pas trop comment, m’est venu en tête le fait que ça devait faire quelques années que je m’étais pas tenté dans la création de motifs seamless, alors que j’avais appris pas mal de trucs depuis mes derniers essais (que j’avais même pas publié sur mon blog, donc j’pourrais même pas vous donner de fourchette de temps).

1. J’comptais pas faire ça super sérieusement, juste quelque chose pour m’entraîner, donc sur une feuille de brouillon que j’ai pas gardé, j’ai gribouillé plusieurs palettes et motifs qui me plaisait. J’en ai fait 5 en une petite heure de croquis, en cherchant sur le côté des idées sur les internets.
Finalement, j’en ai deux qui ont piqué mon intérêt et j’ai décidé de les réaliser.

2. Sur un nouveau document j’ai donc remis mon brouillon.

Chaque licorne est un objet dynamique, ce qui me permet de le dessiner à part, sans me soucis des coupes. C’qui est rudement pratique ! J’ai appris ça genre il y a deux ans, j’avais jamais utilisé ça dans la création de motifs.

3. J’ai mis au propre chaque licorne/gemme jusqu’à avoir le résultat final.
C’est assez simple et rapide, au final.

Que vas-tu en faire ?

Les mettre sur ma boutique RedBubble.

Je les ai fait pour m’amuser au final, mais j’les trouve sympas, peut-être que d’autres seront de mon avis ?
Peut-être que j’en ferais d’autres dans le futur, je sais vraiment pas.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !