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Cheval en fauvisme par Scotis

Mon mouvement artistique favoris

Quand on me demande quelles sont mes inspirations, je réponds du tac-au-tac : Ji-di, Steven Universe et les poneys. Pourtant j’ai grandi en passant pas mal de week-end dans les musées et j’ai même fait trois ans d’histoires de l’art. Les mouvements artistiques, je connais aussi. Et si j’ai des goûts assez classiques, j’me suis dit : pourquoi pas en parler ? On parle jamais assez des classiques.
(Old but gold, comme disent les anglophones)

Qu’est-ce qu’un mouvement artistique

J’vais plus ou moins paraphraser Wikipédia, parce que ce site explique bien mieux que moi.

Un mouvement artistique ou courant artistique est un ensemble d’artistes et/ou de leurs oeuvres qui se ressemblent (que ce soit par l’idée ou visuellement).
Généralement, on associe le mot mouvement artistique lorsqu’on peut clairement le définir théoriquement.
Du côté du courant artistique, c’est plus flou et souvent ça vient après la fin du mouvement artistique pour désigner des tendances (stylistique ou d’idée). Les courants sont définis par les artistes eux-mêmes ou des critiques extérieurs.

En gros, on respecte l’adage : qui se ressemble s’assemble.

Cheval en fauvisme par Scotis

Fauvisme

Ce fut un mouvement très rapide et très régional. En France, de 1903 à 1910 est né ce courant qui s’inspire des peintures post-impressionniste. On a longtemps labélisé ce mouvement comme étant brutale, d’où le surnom  » fauvisme  » (à comprendre dans le sens qu’on compare les artistes à des fauves qui ne respectent rien). On le reconnait par les couleurs chromatiques très marquées, des contours secs et des larges aplats de couleurs vives (certains diront violente), le tout en se basant quasi-exclusivement sur l’instinct en séparant couleur et sujet, afin d’accentuer le ressentit et la réaction du public.
En lire plus sur Wikipedia sur le Fauvisme.

Ce qui me plait par-dessus tout dans ce mouvement ? Les couleurs !

Les couleurs sont toujours très pures et contrastées. L’utilisation des sous-couches d’une couleur différente est très présente et donne une nouvelle profondeur aux sujets. Les palettes sont souvent trop violentes à mon gout, mais ça explose de sensations dans mon œil et c’est toujours un plaisir de sentir les émotions d’un arbre ou d’un ciel.

Je préfère ce mouvement quand il représente des paysages que des humains. Les portraits me mettent toujours un peu mal à l’aise. C’est sans doute le face à face avec les émotions des portraits, plus que leur fidélité qui me fait ça.
Quand on représente quelqu’un en cherchant à être le plus juste, on cherche pas à me présenter une personnalité, des goûts, des émotions et c’est plus solennel et me donne moins envie de détourner le regard de malaise.

Art nouveau

Mouvement artistique principalement de 1890 à 1910 il peut se résumer par son utilisation des courbes coup de fouet. On y retrouve beaucoup représentées les femmes et la nature, tout en courbe et assymétrisme. On y retrouve beaucoup d’influence symbolique, des mythes et folklores. International, tout le monde le connait ce mouvement-là.
C’est ce qu’on appelle un art total dans le sens qu’on le retrouve dans les affiches, peintures, meubles, dans l’architectures, les vitraux … bref, partout.
À part les arabesques, on peut aussi caractériser l’art nouveau par ses couleurs particulières, ses ornementations inspirées de la faune et la flore et le surplus de détails et textures.
En lire plus sur Wikipédia sur l’Art nouveau.

Ce qui m’attire le plus dans l’art nouveau c’est les sujets et les textures.

En même temps un mouvement quasi-exclusivement tourné autour de la représentation de la nature, c’était sûr de me plaire … Mais c’est surtout que c’est une invitation à s’échapper du monde réel pour retourner à une vie sauvage, libre et clairement imaginer. Le tout en projetant une douceur qui apaise.

Il y a aussi la gestion des détails et textures. Les objets ou peintures art nouveau débordent toujours de couleurs et textures, sans jamais perdre en lisibilité. C’est principalement des aplats, dans des palettes très uniforme, mais pas monochrome qui laissent imaginer la texture des choses. C’est le genre d’oeuvre où j’ai envie de coller mon nez dessus pour mieux voir.

Et surtout : c’est jamais figé, toujours en mouvement.

Dans un répertoire un peu différent, mais pas tant que ça, on a le mouvement Arts & Crafts (c’est le concurrent anglo-saxon de l’Art nouveau). Je l’aime aussi beaucoup et c’est un peu réducteur de le mettre comme ça en fin de paragraphe décrivant l’Art Nouveau, mais j’aurais répété ce que j’ai dit pour le décrire, donc je préfère quand même le ranger ici.

 

Cheval art-deco

Autres mouvements que j’aime bien

Si le Fauvisme et l’Art nouveau sont mes deux mouvements artistiques favoris, ce ne sont pas les seuls à me plaire ou m’influencer.

L’impressionnisme est un énorme mouvement que j’adore également. Plus doux que le fauvisme, on y voit beaucoup plus la texture du pinceau et on y voit plus de travail de la lumière, sans perdre de vue le ressenti plus que la fidélité du sujet.
C’est plus pictural, toujours poignant. C’était mon mouvement favori quand j’étais petite, j’ai grandi baigné dedans et j’en avais plein de cartes postales achetées en musée.

Dans une moindre mesure, le Dadaïsme m’influe aussi dans sa remise en question des conventions (que ce soit esthétique, qu’on place sur sois ou convention sociale).
Je déteste autant ce mouvement que je l’apprécie. J’apprécie son principe de base et pas mal des réflexions qui en découlent, mais je déteste le côté condescendant de pas mal des artistes l’ayant cré et qui cherchait à tout prix à ce qu’on rentre dans leur moule/leur façon de pensée (superbe pour un mouvement censé libérer la parole).

Il y aussi plus lointainement le Symbolisme qui me parle, l’Expressionnisme ainsi que les Arts bruts.

Je crois que pas mal de mouvement ont quelque chose qui me parle. C’est ça qui est bien avec les inspirations, on regarde partout et on y trouve ce qui nous plait pour l’inclure dans nos propres créations.


Obstructif

Et si tu es heureux, saute en l’air ! Quel que soit le rythme, personne ne le saura. Profite de ta vie et de ta santé !

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 24×33 cm (2875-3900 px), 300dpi
Temps :
1h30

Détail(s) et inspiration(s) :

J’avais fait l’an passé une série de sketches en m’inspirant d’Irish Cob. Je m’étais dit  » un jour je les ferais au propre « . Comme toujours sur mes projets perso, j’ai pris du temps avant d’arriver au jour dit, mais voilà, on y est. Enfin, au moins pour le premier !

1. Le sketch a été fait en décembre 2018, donc. Il s’agit d’un cheval de trait sautant. J’aime beaucoup son expression ! Et je trouve que le côté irish cob ressort bien, niveau formes. Peut-être les membres encore un poil long, mais bon, c’est pour chipoter.

2. Le sketch me semblait bon, même un an après, du coup je l’ai pas retouché et suis passé directement à la mise au propre avec un lineart.

3. Niveau robe, j’ai voulu me faire plaisir et suis partie sur de l’appaloosa (je crois pas qu’il y en ait dans la race Irish Cob).
J’ai utilisé plusieurs types brushs, mais seulement 3 couleurs en diverses opacités. L’appaloosa est toujours une robe sympa à faire, pleine de nuance et de couches.

Vu que je ne comptais pas faire de fond, pour mettre en valeur le cheval, j’ai refait un contour plus épais autour de la silhouette.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


Tu passes pas le test de Turing

Une envie de faire passer une insulte ? Pourquoi pas avec un joli poney coloré tout mignon tout plein ?

Voilà votre réponse bande de petits anges furieux !

Détail(s) et inspiration(s) :

Il s’agit d’une continuation de ma série de poneys insultants, que j’ai pas vraiment envie d’arrêter de faire grandir. Créer les insultes et trouver un poney qui va avec me détends et m’amuse beaucoup.

Pour celui-ci, il s’agit d’une référence à un test qui est censé déterminer si une intelligence artificielle est capable de dialoguer et duper un  humain en lui faisant croire que l’IA en est un.

Les autres poneys insultants

Vous pouvez cliquez sur les illustrations pour aller lire l’article associé.

Emportez votre poney en t-shirt, en mug, en sticker ou en coussin !


Scraps du mois de novembre 2019

Novembre, mois du NaNoWriMo où j’ai réussi à écrire une nouvelle ET à dessiner. Est-ce que je deviendrais bonne pour connaître mes limites et me planifier en conséquence ? Presque. J’ai quand même eu des périodes où j’ai pas écrit, mais globalement, oui, je m’améliore. Je me connais mieux et j’ai de moins en moins de mois où j’ai rien à vous présenter niveau croquis !

Alors, je vous montre ?

Rappel : Scrap signifie bout, morceau, mais aussi reste. Scrap paper est un papier de brouillon. J’utilise ce terme pour englober tous mes essais et trucs pas finis. Les scraps du mois ont pour vocation de montrer les morceaux de réalisations pas finis. Parce qu’on ne progresse pas en ne faisant que des choses super léchées.

Pensez à survoler les images avec votre souris pour voir la description de l’image ou à cliquer dessus pour voir en grand.

Dessin, croquis et gribouillage du mois de novembre

Conclusion du mois

Un bon mois, avec des croquis. Peu d’observation, mais pas mal de croquis fini et très présentable. J’adore particulièrement celui avec la forêt et les météores. J’ai tout fait à la Rache et j’en suis amoureuse.

J’ai aussi commencé à refaire quelques illustrations pour le design de mon site, parce que les anciennes étaient soit des zoom d’autres illustrations ou datés de 2016. Autant dire que la plupart avaient besoin d’un bon coup de neuf.


Pérégrination d’Alekiss, Sodas et Marstab

Explorer le monde. Quelle bonne idée.
Peut-être que je m’éloigne de ma mère et de l’endroit qui m’a vu grandir, mais je me fais de nouveaux amis, je découvre de nouveaux endroits que j’aime appeler chez-moi (même si c’est temporaire) et je me crée une nouvelle famille, rien qu’à moi, fait de gens que j’apprécie et qui m’aime pour qui je suis. J’ai hâte de raconter ce que j’ai vu à celleux qui ne sont pas venu avec moi.

Pérégrination d'Alekiss, Sodas et Marstab - Peinture numérique par Scotis

Détails techniques

Logiciel(s) : Photoshop
Taille du document : 29.7 x 21 cm (5847 x 4134 px), 500dpi
Temps :
15h50

Détail(s) et inspiration(s) :

Pendant que j’écris sur le côté le squelette d’un futur probable roman illustré, j’me suis dit que ça serait sympa d’illustrer un peu Alekiss et Sodas voyageant avec le groupe de marchand Marstab (composé de trois chevaux, un poney, un couple de loups et leur trois louveteaux de l’année). J’me suis dit que ça serait également un bon challenge de faire autant de personnages et des loups, vu que j’ai pas dessiné de loups depuis mes années de collège.
Que voulez-vous, j’aime les challenges il faut croire.

1. Je voulais (à la base) un ciel tirant sur le jaune pour contraster avec la roche que je voulais rose (j’ai changé mes plans en cours de route).
J’ai donc fait le dégradé du ciel et par-dessus, fait un quadrillage avec LazyNezumi (qu’on ne voit pas), ainsi qu’un croquis de l’édifice et rapidement de tout le groupe.

2. Avec un gros brush, j’ai commencé à poser l’édifice sur le quadrillage, ainsi que peindre les grosses forme des montagnes, arbres et arbustes.
J’ai tenté de faire aussi propre que possible (parce que le nettoyage c’est jamais fun).

3. J’ai commencé à poser quelques détails sur l’édifice qui est censé être une sortie de ville. Ainsi que commencé les croquis plus définitifs des chevaux.
J’ai également peint en aplat Sodas (le cheval alezan).

5. Grosses étapes de peinture de texture un peu partout.
Chaque élément a été peint sur un calque à part avec un brush texturé en tentant de respecter l’éclairage global.

J’ai aussi continué de rajouter les ombres et détails de la structure.

6. Les éléments les plus importants étant en place, je me suis motivé à nettoyer mes angles. J’ai détesté cette étape, pourtant nécessaire. Si pour les chevaux et humains j’ai bien compris l’intérêt d’avoir un bon croquis et directement peindre les bords, je passais encore directement du croquis à la peinture globale pour les bâtiments. Bah je le referais plus jamais. J’ai retenu ma leçon.

7. Pendant que je corrige mes angles et bords, je rajoute des détails sur mes colonnes : comme des sculptures en bas-relief.

8. Je continue mes croquis et aplats de mes chevaux.

J’ai tendance à sauter du décor au sujet, histoire de pas me lasser et me fatiguer sur un endroit du dessin en particulier. Cela me permet de repérer plus vite mes erreurs et de pas avoir d’éléments plus finis ou détail que d’autres.

9. Les aplats des chevaux sont enfin finis !

J’ai passé pas mal de temps sur le premier loup. Autant ce n’est pas mon coup d’essai pour faire des robes complexes avec pas mal de fourrure, autant c’était mon premier loup depuis presque 10ans. J’ai utilisé un modèle bien sûr et, oui, il est pas parfait, mais je trouve que je me suis pas trop mal débrouillé !

10. Petite vue globale pour voir où j’en suis.

J’ai refait le ciel, rajouté des nuages, repeint pas mal de texture pour lisser quelques endroits ou nuancer d’autres. J’ai aussi revu un peu la colorimétrie en abandonnant l’idée de faire quelque chose vert et rose.

11. Changement de symétrie, parce que je trouve que ça rendait mieux. Bon, ça a un peu modifié les marquages des chevaux, mais je doute que quiconque fasse attention à ce genre de chose.
J’ai aussi continué de faire des détails sur le mur dans la montagne.

12. J’ai rajouté les deux sculptures de chouette, ainsi que des bas reliefs à divers endroits et de manière globale, je continue de rajouter des détails et revoir mes bordures sur le bâtiment.

13. Un second loup a fait son apparition ! En aplat uniquement, mais tout de même, la louve est là !

14. Et en suivant, j’ai fini les aplats des trois bébés loups ! Ce qui veut dire que j’ai fini tous les aplats de l’illustration !

15. Grosses étapes de peinturlurage puisque j’ai fait les ombres au sol de tout le monde, puis les ombres et enfin des éclats de lumières.
Étape un peu longue, mais nécessaire et plaisante une fois faite.

Pérégrination d'Alekiss, Sodas et Marstab - Peinture numérique par Scotis

16. Quelques derniers réglages de couleurs et de détails et TADA !

11 personnages en un seul dessin

Ce fut un sacré challenge ! Juste parce que ça prend du temps et que j’ai pas l’habitude. Déjà quand je dessine deux personnages ensemble c’est top (et rare).
Rajoutons à ça le fait que cinq sont des loups, que j’ai pas l’habitude de dessiner ou encore peindre et yep, j’me suis éclatée.

Je préfère les dessins où je suis à l’aise, mais relever le challenge de temps en temps m’aide à progresser et je suis fière de moi après coup.
Oui, c’est moi qui l’ai fait !

Je suis heureuse de voir que j’arrive de plus en plus facilement à faire des décors. Quand j’ai commencé il y a maintenant 3 ans à peindre des décors, principalement motivé par Bob Ross, je pensais pas qu’un jour j’apprendrais la perspective et ferais des décors aussi complexes. Je sais que j’ai encore masse de chemin à faire, mais déjà voir les progrès me fait le plus grand bien.


Comment je peints mes personnages

À chaque article où je vous présente mes illustrations, il arrive un moment où je dis en peu de mots  » je peins mon personnage « . C’est bien beau, mais à chaque fois je ne vous en dis pas plus.
Parce que je le dis à chaque fois et que j’ai pas trop envie de me répéter, mais aussi parce que ça prendrait pas mal de place que de lister tout ce que je fais lors de cette étape.

Il était cependant temps que je vous en parle en long, en large et en travers !

Ma technique est sensiblement la même depuis quelques années, ce qui change ce sont seulement mes connaissances pour le faire de façon plus efficace. Je vais tout vous expliquer ! Vous verrez, en fait, c’est méga simple.

Comment peindre des chevaux, étape par étape

1/ Le croquis

Sans trop de surprise, en premier lieu, il faut faire le croquis. Il sert à définir toutes les formes et volumes du cheval, cela me servira de repère plus tard.
Généralement, je le réalise sur mon fil de fer, directement et aussi proprement que je le peux. Ce n’est pas parfait (c’est pas un lineart), mais je repère immédiatement tous les détails de mon cheval.

De manière générale, j’utilise plusieurs couleurs pour différencier les éléments. Par exemple une couleur pour le corps, une seconde pour les crins et une troisième pour les accessoires (il n’y en a pas dans mon exemple).

Si vous voulez savoir dessiner un cheval comme moi, ça tombe bien, j’ai réalisé un article sur comment dessiner facilement un cheval.
J’y explique aussi ce qu’est un croquis en fil de fer.

2/ Les aplats

Je prends ensuite un brush à bord dur, généralement le brush rond de base de Photoshop et je prends mon temps pour poser les aplats. Il s’agit d’une couleur uniforme qui définit les bords de chaque objet, avec sa couleur globale de fonds.
Par exemple Alekiss est alezan, donc mes aplats sont en deux teintes de bruns. Mon cheval aurait été tout noir, mes aplats auraient été de cette couleur.
Ce sont les véritables couleurs qui se trouvent sur la feuille de référence (aussi appelée couleurs locale), puisque j’applique plus tard les teintes d’ambiances.

Le but est d’avoir ma forme finale et mes contours propres.

3/ Les teintes analogues

Sur chaque élément réalisé lors de l’étape des aplats, je vais appliquer les différentes teintes du personnage. Les personnages sont rarement aussi uniformes qu’on cherche à nous faire croire et un peu de variation ne fait jamais de tort.

Chaque nouvelle couleur introduite est sur un calque d’écrêtage à part, cela me permet de ne pas dépasser des aplats réalisés précédemment, mais aussi de pouvoir modifier à tout moment tant que je n’aime pas le résultat.

Dans le cas d’Alekiss, lors de l’étape de teintes, je lui peints bien entendu ses diverses taches blanches qui la rendent unique. J’introduis des teintes de roux dans ses crins, des teintes de bruns dans sa robe (on ne le voit pas souvent, mais elle a la robe pommelée, surtout au niveau du ventre) et du rose au niveau du visage.
Toutes ses différentes teintes aident à la rendre plus réaliste, puisque rien n’est jamais uniforme à 100%, surtout chez les animaux.

Si on réalisais un humain, j’ajouterais des teintes de rouges/bronze sur la peau, par exemple. On peut rajouter du bleu dans les verts, du violet dans les rouges, du bleu dans les gris et caetera et autant qu’on veut, juste pour avoir des dégradés et de la variation dans les teintes.

Après avoir fini mes différentes teintes, je peins les détails que j’ai omis jusque-là.

Généralement, il s’agit de la bouche, du nez et des yeux. Parfois il y a des cicatrices à rajouter ou d’autres détails, c’est là que je les peints.

Pour l’oeil, je le réalise sur un calque à part et mets directement les ombres et lumières. Je pourrais faire ça plus tard, mais en règle générale, je le fais à ce moment de ma coloration.

Voici un exemple de ce à quoi ressemblent mes calques à cette étape de la peinture sur mon personnage.

Chaque élément est dans son calque et possède plusieurs calques d’écrêtage.

Tant que je n’ai pas jugé les couleurs correctes je peux donc les modifiers sans influencer les autres.
Je ne les nomme pas habituellement, en dehors des calques principaux, mais pour que ça soit lisible pour vous je l’ai fait exceptionnellement.

Quand le résultat me va, je fusionne les masques d’écrêtages avec leur calque.

4/ Les ombres et lumières

Après avoir tout bien écrasé mes différents calques pour qu’il m’en reste un minimum, je prends la teinte de mes ombres (qui dépends de ma peinture, mais généralement il s’agit d’un bleu ou d’un violet), crée un nouveau calque d’écrêtage que je mets en mode produits et avec un brush à bord doux, généralement à texture craie, je place toutes mes ombres en faisant attention aux volumes des muscles et à la direction du soleil.
Le but est de donner du volume au cheval.

Sur un autre calque en écrêtage, je prends un jaune (ou la couleur de ma source lumineuse) et avec le même brush je crée des rehauts de lumière.

À chaque couleur, j’ai tendance à partir d’un gros brush en opacité réduite pour créer les grosses zones d’ombres et au fur et à mesure, réduire la taille du brush et appuyer plus sur mon stylet pour créer des ombres plus franches et créer du détail.
Je pars de la globalité de la forme pour aller vers les détails, quoi, cela permet d’avoir rapidement une vision d’ensemble de la direction de la lumière et garder une certaine cohérence dans l’ensemble.

Comme on peut le voir ici, on voit que pour mes ombres (le calque Mode produit), j’ai rempli au pot de peinture de ma couleur d’ombre et j’ai retiré la couleur avec un brush de l’outil gomme pour faire apparaître la lumière.

J’alterne la méthode par ajout ou retrait d’ombre sans vraiment de logique, je fais juste généralement à ce qui me semble le plus rapide sur le moment.

J’en ai parlé plus haut, mais je ne l’ai pas utilisé dans cet exemple, mais entre le calque des couleurs locales et les calques d’ombres et de lumière, il est de bon ton de rajouter un calque de couleurs d’ambiances.
Ce que c’est ? Il s’agit des couleurs de la scène, mais aussi des couleurs pouvant être réfléchies. Par exemple, de nuit il va s’agir d’un calque bleu pour bleuter le sujet et l’intégrer à la scène, devant de l’eau, ce sera des zones de reflets de l’eau … Bref, c’est un calque pour adapter les couleurs du cheval à son environnement. Il s’agit de reflection de la lumière. Un calque de couleur en mode teinte fait très bien l’affaire la plupart du temps. Je vous montre ça avec des balles :

Les couleurs autour du sujet influent toujours au moins un peu les couleurs  » réelles  » de celui-ci. C’est donc toujours bon après avoir fait les aplats d’ajouter un calque pour régler tout ça par réglage de colorimétrie.

5/ Dernier détail

Quand tout me semble bon, j’ai tendance à rajouter un calque au-dessus de tout mon perso pour y peindre quelques derniers détails ou rajoutez de la texture.
Le faire sur un calque tout neuf me permet de peindre en voyant tous mes calques d’un coup et sans passer mon temps à farfouiller dans les calques en dessous : le résultat est immédiat et je peux corriger les derniers trucs qui me chipotent.

Rajoutez une ride, un pli, un crin, peindre plus en détail la narine … bref, tout ce que je trouvais disgracieux jusque-là.

Et pour peindre des humains ou tout autre animal ?

On passe par exactement les mêmes étapes !

C’est parfois un peu plus long avec les humains parce qu’il faut peindre chaque élément de son habillement avec les mêmes étapes, mais en dehors de ça, la technique est exactement la même. Je ne change pas ma méthode.

Voilà, avec ça, vous savez tout de ma technique, classique, mais efficace.