Décalquer et copier … C’est mal ?

Au détour d’internet vous êtes sûrement déjà tombés sur des avis telles que « décalquer c’est mal », « copier c’est mal », « c’est vraiment ne pas avoir d’inspiration que de copier d’autres artistes » … Et c’est aussi vrai que faux. C’est une vaste question que je vais tâcher de répondre, parce que j’ai moi-même appris dans les livres que copier et décalquer pouvait m’aider à progresser et sur Internet tout le monde hurle que c’est être le malin incarné que le faire.

La vérité c’est que les deux points de vue sont corrects. 
Décalquer peut autant vous apprendre qu’être une pratique à ne pas faire.

Comment décalquer

Déjà, la définition du décalquage c’est de prendre un dessin (ou une peinture ou une photo et caetera) et la reporter sur un autre support.

Pour donner un exemple, c’est prendre une photo et retracer tous les contours sur une feuille à l’identique pour obtenir un nouveau lineart.

Il y a pas mal de façon de le faire, les plus simples et connus sont d’utiliser du papier calque (vous savez, le papier cuisson chelou qu’on nous faisait acheté à l’école et dont on se servait 1 fois dans l’année), utilisez une surface lumineuse ou un logiciel.

Pour décalquer avec du papier calque, il suffit de prendre son modèle, placer par-dessus son papier calque et comme on voit relativement bien par transparence, avec un stylo/crayon recopier.

L’utilisation d’une table lumineuse est aussi très répandue, on l’a toustes fait étant enfants. La façon la plus simple est de faire comme pour le papier-calque, mais avec une feuille de papier, en se collant à une fenêtre ensoleillée. La version moins verticale c’est de prendre une surface transparente (boite en plastique, vitre ou autre) et mettre une lumière derrière. Hop, ça fait une table lumineuse low-cost ! Parce que finalement, une table lumineuse c’est une lampe avec une vitre dessus (bon, incliné et avec des trucs utiles, mais la fonction première, voilà quoi).

Il y a aussi la version numérique réalisable avec tout logiciel pourvu de calque : on baisse l’opacité du calque contenant le modèle et sur un autre calque, on trace comme avec un papier calque en sommes.

Il y a sans doute d’autres méthodes, mais c’est les principales et les plus utilisés.

Est-ce que décalquer c’est tricher ?

C’est un peu la question du « c’est quoi un mauvais chasseur et c’est quoi un bon chasseur ».
Dans l’absolue, oui, décalquer c’est « tricher ». En réalité, ça fait partie quasi intégrante de l’apprentissage du dessin. On l’a touste fait à un moment donner et on a appris en le faisant plusieurs fois sur un sujet qui nous intéresser.

Décalquer permet de retenir visuellement des proportions, des formes et d’inscrire dans notre mémoire un sujet. Surtout si on prend le temps de découper ce que l’on recopie en forme facilement identifiable (je parle de rond, carré et triangle).

Quand les bases sont intégrées, le décalquage ralentit l’apprentissage et surtout, la créativité. Si on prend l’habitude de toujours décalquer, même ne serait-ce que les formes principales d’un sujet, on ne travaille pas son oeil à repérer les soucis de proportions dans ce que l’on dessine. Rajoutons à ça que le temps que vous passez à chercher une référence à décalquer peut prendre pratiquement plus de temps que l’illustration en elle-même …

Si c’est une envie de perfection qui vous fait décalquer à tout va et faire de vos dessins des photomontages … il faut que vous arrêtiez de vous mettre la pression. Rien ne sera jamais parfait, surtout si vous débutez. Les erreurs sont normales et font partie du processus. Il ne faut pas en avoir peur et encore moins les éviter.

Décalquer peut vous aider à apprendre à dessiner

Pour s’entrainer décalquer ça peut être pas mal du tout, mais il ne faut pas « juste » refaire les contours. Le mieux est de se servir du décalquage pour comprendre comment les formes s’agencent entre elles.

Décomposer une image peut-être une excellente méthode d’apprendre en décalquant.
1. Pour cela, commencez par choisir une photo (autant apprendre directement les bonnes proportions avec une vraie référence).
2. Repérez les différentes formes principales qui composent la photo sans rentrer dans les détails. S’il s’agit d’un humain, repérer la tête, le torse et les membres. S’il s’agit d’un animal, le crâne, le torse et les membres. Pour un paysage, le premier plan, le plan médian et le fond.
3. Quand vous avez vos repères, essayez de repérer plus de formes : un sapin, c’est un triangle, une main un carré avec cinq saucisses … bref, découper en forme moins complexe ce que vous voyez.
4. Maintenant qu’on voit à plat les formes, il est temps de tenter de les voir en volume. La meilleure façon de faire est d’imaginer un quadrillage sur votre forme.
Toutes ses étapes aideront votre mémoire musculaire et visuelle à repérer les éléments importants de votre sujet pour le refaire plus tard.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi tenter de refaire les contours des zones d’ombres.

Ou tenter de redessiner sur une nouvelle feuille en partant de 0 la même photo, en vous aidant de la figure décalquée que vous avez faite.

Dans tous les cas, le décalquage ne doit pas être votre seule méthode d’apprentissage. Faites des études sans décalqué avec le même procédé, faites du gesture drawing, faites des copies d’artistes que vous appréciez, lisez des livres ou tutos … Bref, diversifiez vos sources.

En quoi c’est mal

Premièrement, parce que ce n’est pas votre illustration.
Ce sont des études que vous avez faites à partir du contenu de quelqu’un, qui en possède les droits exclusifs et que vous n’avez pas le droit de toucher en dehors de votre usage privé.
Même si vous précisez que vous avez eu un modèle, cela ne retire pas le fait que vous avez utilisé le contenu de quelqu’un sans en avoir l’autorisations. Vous n’avez pas plus d’autorisation de le publier où que ce soit.

Et quand on apprend, on est fier de notre progression et on a envie de partager nos croquis et études … donc autant garder pour nous nos décalques et faire d’autres croquis qu’on pourra partager.

Secondement, si on ne fait que décalquer, on ne pourra pas recevoir de critique qui sera utile à notre progression.
Quand on critique un décalque à part : tu as oublié l’oreille gauche, on peut pas dire grand-chose.
Lorsque l’on critique une oeuvre originale, on peut indiquer de véritables défauts et donc aider à mieux les repérer les fois suivantes, donc progresser.
Même si vous ne voulez pas que quelqu’un vous dise vos défauts, avec une oeuvre originale, vous les verrez de vous-même et cela vous aidera à y faire attention dans vos prochains dessins.

Et du coup, copier, c’est mal ?

C’est relativement le même souci.

C’est intéressant de recopier une photo ou un artiste que l’on apprécie, de chercher pourquoi ça marche, quel technique a été employé et apprendre par la copie, mais encore une fois on ne peut pas partager ce que l’on a fait vu qu’on en possède pas les droits et si on ne fait que ça, ça n’aide pas à progresser.

Cependant, copier un artiste que l’on admire et tenter de trouver sa façon d’arriver à un résultat donné est une excellente façon de progresser et là encore, c’est une méthode d’entrainement que je recommande.

Quand vous copiez, pensez à varier les artistes. Parce que chaque artistes à ses propres défauts, mais aussi pour le plaisir de crée au fur et à mesure un style qui vous plait.
Untel fait de superbe paysage, tenter de copier sa manière de faire.
Unetelle gère très bien les couleurs, vous pouvez aussi apprendre d’elle.
Et au fur et à mesure du temps, vous mélangerez ce que vous adorer chez ses deux artistes pour vous faire un style bien à vous.)

Voilà, j’espère avoir été clair … C’était pas facile, parce qu’il y a pas mal de choses à prendre en compte et autant de réponses négatives que positives.


L’hibernation créative (le copain positive-attitude de l’art block)

J’ai croisé le mot il y a pas si longtemps que ça sur Tumblr et j’me suis rendue compte que ce fameux « creative hibernation » (hibernation créative pour les anglophobes), je l’effectuée déjà de façon régulière, que ce soit en me bloquant des journées ou une semaine.

Même si ce n’est que mettre un mot sur quelque chose qui existe déjà, j’suis contente de vous le présenter ce fameux mot. P’tet que comme moi ça vous aidera à mieux vous comprendre et mieux gérer votre vie créative.

C’est quoi la différence entre ce « creative hibernation » et un « art block »

Pour celleux qui avaient manqué, j’avais fait il y a quelque temps un article décrivant l’art block, justement, donc je reviendrais pas sur sa définition.

L’hibernation créative n’a pas de définition précise que j’ai pu trouver, mais on semble toustes d’accord pour dire qu’il s’agit de la période où notre énergie créative et notre flux d’idée sont au ralenti.

Pas tout à fait à l’arrêt donc et c’est ce qui le différencie de l’art block.
L’hibernation créative a aussi un côté beaucoup moins négatif et rappelle le roulement des saisons, donnant l’idée que ça fait totalement partie du processus créatif. Ce n’est pas quelque chose d’assez définitif à moins de faire quelque chose contre comme l’art block.

Le terme « block » sonne le stop et donne l’idée qu’on doit se battre contre pour passer de l’autre côté.

Le terme « hibernation » sonne comme quelque chose qui arrive de temps à autre, de façon organique et que ça s’en ira par lui-même naturellement quand le moment sera venu.

C’est une étape du processus créatif où on va rassembler de l’inspiration et de l’énergie pour reprendre tout aussi fort (si ce n’est plus) son parcours créatif.

Tous les créatifs vous parleront d’étape où ielles sont moins éparpillés dans leur multiple projet.
En tout cas, moi je sais que j’ai des périodes où je fourmille moins d’idée, en alternance avec des périodes où j’ai trop d’idée et pas assez de temps.
C’est important de le savoir, pour ne pas se flageller quand notre productivité redescend. Ça remontera.
Certains artistes le forcent même en prenant des jours ou des semaines pour se poser et se focaliser sur autre chose que leur travail créatif, que ce soit prévu ou non. Ces petites retraites font du bien à tout le monde, on peut pas être à 100% tout le temps.

C’est le moment pour se recharger les batteries, lire, se relaxer, se former et tester d’autres choses, bref, s’éloigner de son poste de travail habituel.

La cyclicité de la production créative

S’il y a une hibernation créative, cela signifie qu’il y a aussi un printemps créatif ! Où nos idées fleurissent, nos créations éclosent, bref notre pratique créative fait un bond en avant plein de joie, de couleurs et de sensation renouvelées.

Cela signifie sans doute qu’il y a sans doute des étés et automnes créatifs, mais je saurais mal les définir. L’idée reste sympa à garder en tête.

Un synonyme de cette cyclicité créative se retrouve dans les termes  » Input et output  » (entrée et sortie). C’est plutôt utilisé dans le domaine de la musique, je l’ai déjà croisé et j’ai lu que ça pouvait venir de Sting (bassiste et chanteur du groupe The police), mais j’ai pas retrouvé de source, donc prenez cette info avec des pincettes.
On retrouve l’idée d’avoir des périodes où l’on relâche plein de créations (Output/Sortie) et une autre où on prend le temps d’absorber ce que l’on reçoit des autres et de se recharger (Input/Entrée).

Dans tous les cas, il faut se rappeler que pour des jours créatifs il faut des jours sans.

À quoi ça peut ressembler une hibernation créative ?

On a toustes une façon de faire différentes, mais l’esprit créatif que je connais le mieux c’est le mien. Donc je vais vous parler de comment je vis mes propres hibernations créatives.

Déjà, au quotidien pour la repousser un peu (j’aime être productive, j’ai du mal à me rappeler que j’ai pas à être à 100% tout le temps), j’ai mon vendredi après-midi (parfois le matin) que j’ai bloqué pour me former et expérimenter. C’est mon temps de travail à moi où j’amasse de l’inspiration, apprends de nouvelles techniques, regarde comment font les autres ou tente des trucs que j’ai envie de tester, juste histoire de voir ce que c’est. De manière générale, je me déconnecte des réseaux sociaux, je mets mon casque et je reste dans mon petit monde, seule avec ma muse à faire des trucs rien que pour moi comme une grosse égoïste.
Indirectement, cela me permet de progresser et la semaine de rester motivé sur les projets pour des clients, parce que je sais que j’aurais au moins vendredi pour avancer sur des projets personnels et bidouiller dans mon coin sans pression.
C’est un temps personnel plus relaxé que les soirs de semaines ou les week-ends où je n’ai pas de pression d’être « productive », respecter un planning ou avoir de l’anxiété parce que je suis pas en train d’avancer sur un projet pro.

Tout au long de l’année, ça me suffit et ça me fait du bien, mais ça ne suffit pas en soi. À peu près 1 ou 2 fois par an, j’ai un moment où j’en trop dans la tête et ai besoin de temps rien que pour moi. Je le sens venir quand je commence à ne plus avoir d’idée intéressante ou de motivation de manière générale. C’est difficile à expliquer, mais c’est juste mon envie d’être productive qui ralentit. C’est comme ça que je sais que dans quelques jours, je vais être à plat.

Avant que ça n’arrive, je m’arrange pour déplacer autant de projets client que je le peux pour après et avoir une semaine sans rendez-vous où je pourrais faire mes journées à mon propre rythme.
Cela ne m’empêche pas le matin de répondre aux mais, mais la journée je suis injoignable et je fais mes choses dans mon coin.
Je ne me donne pas de projets ou de planing et j’explore mes journées comme elles viennent, à mon rythme tant qu’à 21h je suis au lit comme d’habitude (histoire de ne pas me fatiguer et garder un rythme normal).

Ce que je fais pendant ses jours ? Je lis (enfin) tous les livres et ebooks que j’ai achetés et mit de côté jusque-là, je rattrape mon retard sur les chaines créatives de Youtube, je regarde enfin les vidéos tutoriels que j’avais mise de côté, je réalise sans pression et sans les montrer des projets perso secrets, bref, je bidouille et je dessine très peu.
C’est aussi les moments où je fais des marathons le soir de film ou série avec mon chéri.
Et même si je tente de rester dans de la création, je ne me mets pas de pression si je fais juste lire des trucs sans aucun rapport (je lis beaucoup de fanfiction pendant ses périodes). C’est des genres de mini-vacances, mais sans masse-gratinée et en restant au bureau toute la journée.

En sortant de ces périodes d’hibernations, je fourmille de nouveau d’idées, mon Trello déborde de liens, images, croquis et idées que j’ai mis de côté et ça repart !

Fearless Self-expression with Rebecca Sugar

Alors j’ai l’air de sortir ça de mon chapeau magique sans raison, mais en fait non.

 » Expression de sois sans peur avec Rebecca Sugar  » en français, est un programme de cinq semaines mis au point par Rebecca Sugar (la créatrice de Steven Universe) en partenariat avec Cartoon Network pour arrêter le harcèlement.
Vous pouvez voir les différentes vidéos sur Youtube : Fearless self-expression with Rebecca Sugar | Stop bullying : Speak up.

Pourquoi j’en parle dans un article sur l’hibernation créative ?
Parce que je trouve ce programme idéal pour justement une hibernation créative !

Semaine 1 : Imaginez que vous êtes une éponge qui absorbe tout ce que vous voyiez/ressentez. C’est une semaine où on va tout donner et tout faire ce qu’on veut faire, sans montrer à qui que ce soit, on doit se presser pour évacuer tout ce qu’on a à donner (que ce soit par la dance, l’écriture, le dessin, tout).
Semaine 2 : On est désormais une éponge vide. C’est le temps d’étudier, sans émotion. Juste absorber de nouvelles informations. Regardez ce que font les autres, suivez ce qui vous plait. Juste, apprendre, toujours sans rien partager.
Semaine 3 : On va maintenant faire des bouteilles de ce qu’on aime. Collectez ce qui vous plait, vous procurent de bonnes émotions, que ce soit des dessins, photos, musique, ce que vous voulez et rassemblez ça à un endroit. Il faut absorber tout ce qu’on aime dans notre éponge.
Semaine 4 : Maintenant que notre éponge est pleine d’amour, il est temps de s’exprimer de nouveau. Dessinez votre chose favorite. Faites votre chose favorite. La seule condition est que cela doit vous faire vous sentir bien.
Semaine 5 : Vous l’avez fait ! Regardez tout ce que vous avez fait ! Que ce soit en études ou projet personnel. Montrez au monde ce qu’est votre collection d’amour !
Souvenez-vous que votre expression est vraie. Vous êtes une personne et vous pouvez vous exprimer comme vous le voulez.

Bon, c’est un gros résumé rapide, je vous conseille de regarder les vidéos originales, mais c’est tellement un bon programme pour retrouver sa propre voie et prendre le temps d’absorber au lieu de produire comme en temps normal.
Pas besoin de faire ça en 5 semaines, on peut aussi faire tout ça en 5 jours.


InkTober – Le challenge à l’encre du mois d’octobre

Tous les ans en octobre c’est le même refrain : les illustrateurices aiguisent leur pinceau, plume et armés d’encre se mettent frénétiquement à dessiner tous les jours, suivant une liste de mot sans queue ni tête.

Il y a un ordre à tout ça, même si quand on connait pas, c’est un bien étrange ballet qui s’étale sur les réseaux sociaux. Et il y a toujours plein de questions et c’est parfois un peu galère de rester motivé tout du long … Alors voilà de quoi vous aidez, j’espère !

Qu’est-ce qu’Inktober

InkTober c’est la contraction du mot Ink (encre) et du mot October (octobre), c’est donc le mois de l’encre !
Il s’agit d’un challenge durant un mois entier (celui d’octobre), créé par Jake Parker en 2009. Le but est de poster chaque jour durant un dessin réalisé à l’encre noire.

Cela force à être régulier et à progresser, puisque 31 dessins dans le même médium, ça force forcément à apprendre des trucs en passant, que ce soit sur l’encre elle-même, mais aussi la composition et bien d’autres choses.
Ces dessins sont souvent postés en ligne (souvent avec les hashtags #inktober et #inktober2019), que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram ou dans diverses communautés en ligne. 

Le challenge rassemble des illustrateurs, pro ou débutant, de multiples pays. C’est un grand rassemblement que beaucoup prépare en amont.
Il n’y a pas de lieu spécifique où s’organise l’événement. Tout le monde est invité à participer, c’est convivial (si on évite l’aspect compétition) !

Est-ce que je peux faire ça numériquement ?

Quoi qu’en disent certains puristes. Oui, on peut faire InkTober sur son PC ou sa tablette (ou ailleurs).

Certes, le challenge se focalise en priorité sur le travail de l’encre traditionnel, mais on peut apprendre beaucoup de faire un travail d’encrage numérique ! Il ne faut donc pas hésiter.

Preuve en est, en 2018, Jake Parker (le créateur même d’InkTober) et Adobe ont collaboré pour offrir une série de brushes pour Photoshop.

C’est obligé d’être une illustration ?

Non.
Cela peut être n’importe quel type d’oeuvre qui requière de l’encre (c’pas moi qui le dit, mais la FAQ officielle).

Si vous voulez réaliser de la calligraphie pour l’occasion, du lettrage, crée une typographie, rédiger un poème ou une histoire courte … vous pouvez !

Le matériel

Est-ce que je peux faire un croquis avant d’encrer ?
Bien sûr (perso, je le conseille même, mais partir directement à l’encre peut être intéressant pour apprendre à être sûr de son trait).

Encre
Que ce soit au stylo bic, à la plume, au pinceau ou au bambou, toutes les méthodes pour appliquer de l’encre sont autorisés.
De même que toutes les couleurs d’encre que vous pouvez imaginer. Vous n’êtes pas coincé en noir et blanc donc.

Marqueurs et aquarelle
Sont autorisés !
Que ce soient en valeur de gris ou en couleurs. De même, si vous voulez utilisez du gelpen blanc par-dessus votre encre, vous pouvez.

Couleurs
Le but premier d’InkTober est de limiter les options pour forcer les artistes à créer sur du papier blanc, seul face à l’encre noire. Donc tentez de limiter vos options à une seule couleur, mais faites selon vos propres conforts aussi.

Prompt

Tous les ans vous pouvez trouver la liste officielle sur le site officiel sur cette page.
Cependant, vous trouverez au détour des internets plein d’autres variations !
WitchTober, The journey home Inktober prompt list, Pony’nktober, Dinotober, Elite Dangerous Prompt list … Les choix sont infinis et vous pouvez mélanger les listes qui vous plaisent, créez la votre, bref, vous n’êtes absolument pas obligé de suivre la liste officielle.

Vous n’êtes pas obligé de suivre la liste dans l’ordre !

L’intérêt de suivre l’ordre et la liste officiel, c’est de voir la multiplicité d’idée à partir d’un même thème. C’est ça qui est magique !

Quelques conseils pour que ça se passe bien

Un dessin par jour. C’est simple, non ? Pas tant que ça, en fait …

1/ Choisissez un thème qui vous inspire
Que ce soit celui officiel ou un autre, il y en a plein et une liste vous motivera bien plus qu’une autre : ce sera la votre ! Vous pouvez aussi échanger les jours selon les envies. Votre thème doit vous inspirer, surtout pas vous bloquer.
Vous pouvez même changer de liste chaque jour si vous le souhaitez !

2/ Faites un dessin par jour
Mais ne vous surmenez pas. Si pour vous, tous les jours c’est pas possible, tentez un dessin par semaine ou un tous les jours impaire. Faites selon ce que vous pouvez. Tentez juste d’être régulier avec votre propre but. Même avec un seul dessin pendant le mois, vous aurez validé votre participation, ne vous inquiétez pas.

3/ Ce n’est pas une compétition
Le risque de voir tous ces artistes en ligne, c’est de vous comparez ou vouloir faire mieux que les autres. Stop ! Le but c’est de s’amuser. Ne vous mettez aucune pression.
Vous n’avez pas à faire un immense dessin super détaillé tous les jours, qu’importe si votre dessin est simple ou petit, cela n’enlève rien à sa valeur et au fait que vous avez validé votre journée.

4/ Utilisez votre propre hashtag
En plus d’utiliser celui du challenge (#Inktober) et celui de l’année (#Inktober2020), vous pouvez créer votre propre hashtag à la suite (généralement, en rajoutant votre pseudo avant ou après, par exemple #ScotisFrInktober2020 ou #InktoberScotis).
Cela permettra de regrouper vos participations au même endroit facilement !

5/ Continuez
Vous avez loupé un jour ? Vous pouvez reprendre en cours de route. Les pauses c’est important aussi, mais remonter sur le cheval ça aide à ne plus avoir peur. Les échecs font partie du processus vers le succès. Gardez le cap !

6/ Prenez soin de vous
Une douleur ? Arrêtez, étirez-vous ou faites une pause (de quelques jours s’il le faut). Pensez à boire, manger et dormir. Participer à un challenge c’est toujours dur, mais le but c’est de progresser et s’amuser, certainement pas de se retrouver dans une mauvaise place personnelle (mentale ou physique).
Si ça ne va pas, changez de médium ou de façon de faire, écoutez-vous et trouvez votre rythme qui vous convient. Chaque artiste est différent et chaque artiste doit adapter le challenge à elleux.

Surtout, InkTober ne doit pas devenir un faux tremplin vers la reconnaissance, la gloire ou que sais-je. Les commentaires et mentions j’aime font toujours plaisir, mais dessinez en priorité pour vous, retirez l’épée de Damoclès au-dessus de votre tête qu’est l’attente de l’approbation des autres. 
Cela vous aidera à être plus zen et à l’aise dans ce challenge.
Faites-le pour vous.

Notez que certains artistes prennent InkTober pour leur mois de marketing et prépares des mois à l’avance leur oeuvre pour chaque jour postez quelque chose de magnifique. Si vous vous y prenez le jour J en plus d’un emploi du temps chargé, cela ne vous sera pas possible et vous comparez à elleux ne servira à rien.

Si cela ne vous suffit pas, j’ai également à vous proposer la lecture d’un de mes articles pour vous donner des idées pour vous organiser à dessiner dans de meilleure condition et plus souvent.


Trouver son style artistique (ou art style)

Vaste débat s’il en est …
Je suis pas sûre qu’une seule réponse existe. Il y a plutôt une foultitude de réponses possibles, toute plus bonnes les unes que les autres.

Pourquoi j’ajoute mon eau à ce moulin ?
Parce que j’aurais aimé avoir cette réponse en français quand j’étais plus jeune. Oui, le sujet pullule en anglais, mais en français il est plus rare de trouver une réponse qui soit pas condescendante en mode  » avoir un style artistique c’est n’importe quoi, soit tu apprends à vraiment dessiner, soit tu continues à dessiner manga  » (alors qu’il y a tellement de style autre que le manga … et même, le manga en lui-même se compose de plein de style bien différent les uns des autres).

Donc, j’ai tenté de rester assez clair dans ma réponse à cette question vague et de m’inspirer de diverses réponses aux sujets que j’ai pu voir, mais n’oubliez pas que chaque parcours est unique et mon avis sur la question l’est aussi.

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de développer ou trouver son style artistique !

Un « art style » c’est quoi ?

La définition est assez flou, mais en résumé, c’est ce qui fait qu’on est capable de reconnaitre l’artiste à travers son oeuvre. C’est une manière distinctive de faire ou représenter.
Par exemple qu’est-ce qui fait qu’on est capable de différencier Picasso de Magritte, Maliki de Boulet et caetera.

C’est quelque chose de personnel et on aura beau suivre les tutos des autres, on aura jamais à 100% leur résultat.

Et même si deux artistes avaient exactement le même style artistique, on pourrait les différencier avec leur sujet de prédilection.

Bref, un art style, c’est l’identité visuelle d’une personne.

La recette magique pour avoir un « art style »

1. Attraper tous les trucs qu’on aime, en essayant d’avoir autant de variété que possible
2. Assaissoner avec un peu de notre propre marque de fabrique en matière de flemmardise
3. Mettre tout ça dans un mixeur
4. Ajouter un calque par dessus à 10% d’opacité

Simple, non ?

La véritable recette

Il y en a pas.
Merci d’être passé à mon Ted-talk.

NON PARTEZ PAS DE SUITE !

J’ai une vraie réponse.
… C’est bon vous êtes de retour ?

Donc, plus sérieusement. La recette pour avoir un style artistique ? Dessiner/peindre/sculpter …
Vous devez pas vous en rendre compte, mais vous devez déjà en avoir sans vous rendre compte. Et ce style évoluera avec vous, selon ce que vous apprendrez, ce que vous aimerez, de votre parcours.

Art style VS Connaître ses bases

Les bases du dessin, c’est les formes géométriques, la perspective, les couleurs, les volumes, l’anatomie, les mouvements, les expressions … Bref, toute la palette de choses qui font qu’on sait différencier une maison d’un soleil.

Avoir un style artistique, c’est cool, mais ça ne doit pas venir avant que vous connaissiez vos bases.
Beaucoup de débutants font l’erreur de vouloir à tout prix avoir un style, tant et si bien qu’on ne reconnait même pas ce qu’ielles cherchent à représenter. C’est dommage.

Si vous voulez dessiner des chevaux par exemple, il vaut mieux par commencer à regarder des vrais chevaux, leur anatomie, décomposer en forme simple et apprendre de photos plutôt que d’apprendre direction avec MyLittlePony, même si à terme vous ne dessinerez que des petits poneys.
Si vos bases sont fortes et que vous les maitrisez, vous saurez d’autant plus faire des dessins plus facilement et avec du caractère !

Il faut connaitre les règles pour pouvoir les enfreindre !

En apprenant les règles, vous saurez comment les détourner pour arriver à exprimer plus facilement ce que vous avez en tête, c’est magique. Et vous développerez naturellement en copiant la réalité votre propre raccourci, vos propres chemins et donc … votre propre style artistique.

N’oubliez pas que vous avez toujours vu vos propres dessins, vos propres défauts au point qu’il est fort probable que vous ne voyez pas vos points forts ni votre style. Si vous avez sous les coudes des ami-e-s pour leur demander leur avis, faites-le, vous serez sans doute surpris de savoir qu’ielles sont capables de différencier vos dessins de ceux d’autres artistes, parce qu’ielles reconnaissent votre style artistique.

Collecter l’inspiration et les brainstorms visuelles

Copier la réalité pour apprendre c’est très bien pour débuter, mais au bout d’un moment, vous aurez sans doute envie de plus ou d’autre chose.
C’est d’autant plus vrai si vous voulez aller vers un style manga/cartoon ou quelque chose qui n’est pas de l’ultra-réalisme.

C’est là que vient le moment d’aller chercher chez vos artistes favoris ce que vous aimez.
La géométrie du studio d’animation Cartoon Saloon. Les couleurs de la série Steven Universe. Les textures de Ji Di.
Qu’est-ce qui fait que ça vous attire ? Comment arrive-t-il à un tel résultat ? 

D’abord en les copiant pour disséquer en détail leur façon de faire, en les étudiants consciencieusement vous saurez comment ielles font. Puis sans chercher à les copier, chercher à les incorporer dans votre propre méthode et votre propre style artistique vous fera progresser et vous fera créer un style qui vous plait et vous ressemble.

C’est dur d’inventer l’eau tiède sans apporter de l’eau chaude à votre eau froide.
Il y a pas de mal de s’inspirer. Tant que ce n’est pas de la copie qu’on s’approprie.

Ne pas avoir qu’un seul style

C’est CORRECT.

Vous avez un style à l’aquarelle ? Un autre aux feutres ? Un autre en peinture numérique ? Trois styles différents avec le même médium ?

C’est normal d’osciller entre les styles selon le sujet, le temps que vous voulez dédier à ce dessin … Vous mettez pas la pression d’avoir un style artistique cohérent d’un dessin à un autre. L’illustration c’est de l’exploration aussi. Vous avez le droit de tenter autre chose le temps d’un dessin ou d’avoir un style par méthode.
Vous forcez pas à rester dans un style unique.

En résumé, la recette du style artistique :
1. Connaitre ses bases
2. Y intégrer tout ce qu’on aime
3. Assaisonner avec un peu de notre marque de fabrique en matière de flemmardise
Servir chaud.


Où trouver des références

Quand on a une idée en tête, mais que peu importe le nombre de minutes qu’on passe sur le croquis, ça rends pas comme on veut … c’est souvent le moment d’arrêter le carnage et aller trouver une référence. Oui, mais on les trouve où ?

Heureusement pour nous, il existe pas mal de sites pour nous filer des photos, des répertoires sur des sujets précis ou même nous laisser utiliser des modèles 3D qu’on peut manipuler.

Voilà donc un récapitulatif des sites et applications que je connais et/ou utilise. Si vous en connaissez d’autres n’hésitez pas à m’en faire part, que je complète.

Les sites de gesture drawing

Le gesture drawing, c’est le fait de réaliser en très peu de ligne d’action ou de forme al pose générale d’un modèle. Pour cela l’artiste fait prendre à un modèle un certain nombre de pose en un court temps donné, souvent allant de 10 secondes à 5 minutes. Le fait d’enchaîner rapidement les poses force l’artiste à se focaliser sur les formes importantes, sans aller dans le détail.

Humain

Fais le café (c.-à-d. que le site a plein d’options)

  • Line of action (humains, animaux, pieds et mains, visages et expression et environnement et paysage)
  • SketchDaily (Corps, partie du corps, animaux, architecture et végétation)

Les  mannequins 3D

Cheval

Humain

Main

  • Manus (application disponible sur l’App Store et Google Play)

Animaux

  • 3D Mannequins (humains, triceratops, éléphants, crocodile, tortue, allosaure, raptor, masasaurus, orc, requins, t-rex, ankylosaure, dragon, spinosaure, loup, chien, chat, chiot, lion, gecko, main, ours, aigle, gorille, chameau, tigre, hippopotame, giraffe, stégosaure, rhinoceros // disponible sur Google Play)

Divers et variés

Les catalogues de références

Cheval

Pose humaine

Librairie visuelle
Contiens des références d’illustrations, croquis, recherches de productions, fiches de référence et tout ce dont on a besoin pour s’inspirer, le tout bien rangé. Il y a pour des heures pour résumer tout ce qu’il y a sur ce site : le plus simple c’est d’y jeter un coup d’oeil.

Quelques conseils pour trouver une référence précise

Déjà, taper la recherche sur Google (en sachant que toutes les photos ne sont pas libres de droits) aide pas mal. Vous pouvez répéter la recherche sur Pinterest ou des librairies que vous connaissez (par exemple les sites de références que j’ai mises plus haut).

Tenter d’être précis.
Par exemple « femme avec sabre » sera plus précis que juste « sabre ».

Pour aller encore plus loin, vous pouvez utiliser les opérateurs de Google. En voilà quelques-uns utiles dans la recherche de référence :
– mettre des guillemets autour d’une expression (ou suite de mot qui vont ensemble type « fer à cheval »)
– ajouter un tiret devant un mot que vous ne voulez pas (-alezan si vous ne voulez pas de chevaux alezans)
– ajouter un tilde devant un mot dont on veut aussi les synonymes (~cheval pour inclure dans la recherche poney, jument, poulain, étalon et autres)
– sur Google image même vous avez les recherches avancées qui vous permettent de choisir votre couleur dominante et une présélection des droits de l’image (il faut revérifier individuellement pour savoir la licence d’utilisation, mais ça permet de faire un premier tri)

Se créer son propre répertoire de référence

Une pose/paysage/robe vous plait ? Plutôt que de l’oublier et ne pas la retrouver dans le futur, il ne faut pas hésiter à vous faire un catalogue de référence.

Que ce soit un classeur plein d’impressions et de découpage, un dossier sur votre ordinateur ou Pinterest, le but est d’avoir un endroit où ranger ce qui vous inspire et que peut-être vous pourrez re-utiliser dans le futur.

Tenter de trouver un rangement qui vous est simple et pratique. Tentez de regrouper les images par sujets, c’est une bonne base pour bien ranger : les chevaux avec les chevaux, les humains avec les humains et caetera.

Double-avantage, c’est que cela peut vous aider à venir à bout d’un art-block.


La motivation de dessiner, où la trouver

Les muses des artistes c’est capricieux … Et assez volatile. Il y a des jours où on déborde d’énergie et de motivation, le pouvoir de l’artiste tout puissant est avec nous. Et des jours où, non, on l’a pas du tout la motivation.

Avec ma bonne amie la dépression, ça me connait bien ! J’ai un peu appris à mes dépens que la motivation ça se remplace bien par de la discipline et des routines qui me permettent de dessiner tous les jours.

Voilà quelques conseils pour trouver sa motivation et si possible, la garder !

Votre raison de dessiner

C’est pas si aléatoire que ça comme question. J’l’ai pas tiré de mon chapeau magique pour rien et j’l’ai surtout pas placé aussi haut dans ma liste de conseil juste pour mon bon plaisir.

Savoir POURQUOI je dessine, c’est ce qui m’a motivée et me remotive. C’est pas juste parce que ça me fait du bien (même si c’est une raison). Mon but dans la vie c’est de mettre du poney dans la vie des gens. J’suis pas la fille de Crésus, je peux pas acheter des poneys et des pâtures à gogo pour les offrir aux gens. Donc je me suis tournée vers l’illustration pour offrir des dessins de poneys aux gens (c’est mieux que les colliers de nouilles).

Certains dessinent pour informer les gens de sujets tels que la grossophobie ou la vie d’une personne transgenre. Certains dessinent pour communiquer leur amour des chats ou des femmes. Certains dessinent juste pour apprendre à dessiner, pour leur plaisir personnel.

Il y a pas de  » bonne  » raison de dessiner, mais le savoir ça permet de se souvenir des raisons qui nous ont fait commencer et reprendre son crayon/stylet/pinceau.

Alors, quel est votre but dans votre vie créative ?

L’organisation derrière la motivation

Vous voulez dessiner … mais ça implique d’abord de dégager une plage horaire entre votre série télévisée et votre vaisselle, pendant ce créneau chèrement acquis il vous faudra ranger votre table … Déjà d’ici j’ai la flemme pour vous.
Si c’est galère de juste commencer à dessiner, toute l’énergie descend à 0 avant même le premier trait.

Il vaut mieux tenter d’avoir le moins d’étapes possible avant de s’installer devant son plan de travail. Ce qui implique d’avoir un espace dédié (même minuscule) pour dessiner ou facilement dégageable et se réserver du temps.  J’en parle plus longuement dans un article complet parlant de comment s’organiser pour dessiner.

Savoir quoi dessiner

Des fois, c’est pas tant la motivation en soi le souci, mais plutôt l’inspiration. 
C’est là qu’entre en jeux les prompts, les études, les gestures drawings, les challenges ou autres jeux. J’en ai fait un article complet avec plein d’astuces pour trouver le sujet de son prochain dessin, ainsi que des sites pour s’inspirer et apprendre.

Juste 5 minutes

(ou un cercle)

Là. Effort minimal. Résultat garanti.

C’est comme ça que je fais mon premier trait souvent, en me disant  » je gribouille 5 min sur ce dessin sur un calque pour noter mes idées  » et bien souvent (pour pas dire 95% du temps), je finis par passer une heure ou plus sur mon dessin.

Le plus dur c’est le plus souvent de commencer et affronter sa page blanche ou le fait de s’installer. Une fois qu’on a commencé à gribouiller, le cerveau suit tout seul et sait enfin retrouver la motivation qu’il avait perdue on ne sait où. C’est fourbe un cerveau … mais on est capable de l’être encore plus, non mais !

Formuler un plan réaliste

Des fois, la motivation on en a besoin sur le long terme et pas juste sur un seul dessin. C’est souvent là qu’écrire sur papier un plan qui permet de visualiser ce qu’on va devoir accomplir ça aide. Surtout si on laisse des espaces pour cocher ce qui est fait, parce qu’on aura envie de gagner et finir notre plan.

Comment faire un plan alors ?
Déjà, il faut que ça soit réalisable. Quitte à commencer avec un petit but pour se mettre en jambe (si votre but à terme c’est de dessiner 8h/jour, commencez peut-être par 30min/jour et augmentez au fur et à mesure des semaines).
Évitez d’avoir 36 buts en même temps. Un gros et un petit, c’est déjà énorme (toutes catégories confondues, pas qu’en illustration).
Votre but doit être quantifiable et spécifique. Dessiner plus, c’est vague. Si votre but devient  » Dessiner 1h par semaine  » vous pouvez voir où vous en êtes super facilement. Idem si votre but c’est  » apprendre à dessiner des chevaux « , c’est pas quantifiable et pas motivant, par contre  » dessiner 100 chevaux avec modèle  » là, c’faisable !

Et la citation de la fin qui m’aide beaucoup :
Un rêve écrit avec une date devient un but.
Un but découpé en étapes devient un plan.
Un plan mis en action devient une réalité.

Trouver l’énergie (physique)

Avoir la motivation, c’est génial. Si l’énergie suit.

Si vous êtes fatigués, affamés ou juste sans énergie … ça risque pas d’aller loin.
Une grande part de la motivation c’est d’aller bien, autant mentalement que physiquement. C’est important de prendre soin de vous.

Si vous n’avez aucune énergie, motivation ou inspiration, demandez-vous si vous avez mangé correctement, dans de bonnes quantités adaptées à vous, si vous êtes bien reposés ou si vous allez bien moralement. C’est dur de dessiner quand on est en pleine crise d’anxiété.

C’est un paragraphe super vague et n’étant ni médecin ni psychologue je vais pas en parler longtemps, mais si vous n’avez pas d’énergie physique, morale ou souffrez de quoi que ce soit, plutôt que de courir après votre motivation, prenez le temps de vous occupez de vous ou de consulter un professionnel de santé. Ce sera plus efficace sur le court et long terme que de lire je ne sais combien de livre ou blog sur comment trouver votre motivation (même si j’vous conseille d’en lire plusieurs, chaque personne étant différente).

Trouver sa motivation c’est super vague comme sujet … mais j’ai tenté de regrouper tout ce qui a pu m’aider par le passé ou marche sur moi, en espérant que ça vous aide autant que moi ça m’aide !