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Peindre de l’eau

L’eau ça semble complexe à peindre … Alors qu’en fait, c’est hyper simple une fois qu’on a compris comment ça marche ! En tout cas, pour moi. J’adore peindre de l’eau, ça me détend …

Niveau inspiration, j’ai principalement appris avec Bob Ross en tentant de copier le style graphique de Steven Universe. Je suis en amour avec le style de cette série, je l’adore vraiment.
Pour celleux qui ne voit pas en quoi c’est beau parce qu’ielles ont juste jamais vu la série (que je conseille fortement, au passage), voilà quelques fonds avec de l’eau directement de l’équipe ayant créée la série : dans l’épisode Giant Woman (les crédits sont dans l’article) et dans l’épisode Island Adventure (idem, crédit dans l’article). Vous voyez comment ça brille ? Ça vous donne pas envie de vous baigner ? Ça irradie de fraîcheur, d’été et de paillettes …
Pour les anglophones, voilà deux vidéos de Bob Ross où il peint beaucoup d’eau :  Reflection of calm et River and Forest.

Mon tuto va principalement s’attarder sur Photoshop, vu que c’est le logiciel principal que j’utilise, mais pour peu que votre logiciel vous laisse utiliser les calques, vous devriez facilement réussir à faire comme moi ! Je vais tâcher de donner une technique globale plus que rentrer dans le détail pour que vous pussiez adapter sans trop de soucis.

Peindre de l’eau

Il y a sans doute plus rapide et plus efficace, mais ma méthode consiste à faire en couches comme si je coulais de la résine, en fait.

1. D’abord, je peins le fond avec diverses couches de marrons/beige pour imiter le sable/la boue/la terre. Je barbouille sans trop faire attention, vu que ça va être recouvert d’eau et presque pas visible (sauf si le niveau d’eau est bas, là le fond sera visible, mais généralement c’est pas mon cas).

2. Sur un nouveau calque, je prends alors un bleu foncé, un brush à bord flou et peins ma zone d’eau profonde. C’est-à-dire que je tapisse le fond de ma future zone d’eau sans trop remonter sur les berges, je laisse donc une zone vide près de ma future bordure entre l’eau et la terre.
Ce calque je le mets à environ 50% d’opacité.

3. Sur un troisième calque, avec un pinceau à bord dur et ma teinte finale d’eau (du cyan généralement) je peins la couche supérieure de l’eau qui touche les berges.
Ce sera un calque qui sera mis à 20% d’opacité, environ.

Notes : si l’eau est peu profonde (aka on voit le fond) je ne fais que le troisième calque, si l’eau est profonde au contraire je réalise lors de l’étape 2 plusieurs calques ayant du noir au bleu, j’adapte selon la profondeur quoi.

4. Si je veux un effet moins uni, je barbouille sur un nouveau calque diverses teintes de bleu-cyan (selon d’hypothétiques nuages ou l’envie). Calque que je mets en mode teinte ou couleurs (selon l’effet que ça fait). Le but est juste de faire un effet moins uniforme.

5. Par-dessus tout ça sur un nouveau calque, je prends un brush vague (j’en ai plusieurs selon l’effet que je veux donner à l’eau, mais en soit il s’agit d’un brush formant un trait horizontal plus ou moins déformé, je vous montre plus loin dans l’article) et avec du blanc je fais des inclusions sur la surface de l’eau.
Généralement je baisse l’opacité de ce calque jusqu’à ce que le résultat me plaise. Faut laisser l’instinct faire.

On peut alors rajoutez du blanc sur les bords de l’eau qui touche des objets, des vagues, des reflets, des plantes … bref, de la vie selon l’envie. J’adore rajouter des paillettes pour que ça brille encore plus.

Quelques astuces supplémentaires

Vous pensiez qu’on en avait fini ? Eh bah non ! Ce tutoriel n’est pas encore fini, mais c’est des astuces randoms ou annotations qui rentraient pas dans le tuto en lui-même que voilà.

Pour celleux qui aiment avoir sous la main les couleurs pour directement aller les pipeter (comme moi), voilà les couleurs que j’utilise presque à tous les coups comme base.

Et voilà une image des brushs que j’utilise sur Photoshop. Selon votre logiciel vous devriez avoir au moins une forme allongée comme la première de disponible. Elle fait très bien l’affaire.

Si vous voulez créer votre propre brush, j’avais fait un tutoriel sur le sujet il y a quelque temps déjà.

Pour celleux sur Photoshop, voici une petite sélection de brushs que vous pouvez aller télécharger : Water brush par El-Chupacabrasdes bulles pour sous l’eau par MorganBW et divers brush pour peindre l’eau par Pixelstains.

Au passage, AquaSixio a réalisé un très bon tutoriel abordant l’eau : la neige, les vagues, les bulles, les reflets, les plongées et les dilutions. Il est très clair et c’est un artiste que j’aime beaucoup, donc hésitez pas à le lire.


Réglage de colorimétrie, kézako ?

Souvent, ma dernière étape dans une illustration, c’est de régler la colorimétrie. Du coup, quand je vous fais un pas à pas de mes WIP (work in progress), j’vous indique que j’ai fait un dernier réglage de colorimétrie … Mais en fait, j’veux dire quoi quand je dis ça ?
J’me suis dit que ça serait sympa de vous expliquer !

Bien sûr, ce tuto n’est pas une référence en la matière, c’est juste ma manière de fonctionner.
À noter que j’utilise Photoshop, donc fatalement, j’utilise les termes de ce logiciel … mais globalement, tout est adaptable à votre propre logiciel (et avec un peu de bidouille, à vos illustrations traditionnelles).

C’est quoi la colorimétrie ?

C’est tout ce qui englobe la couleur, ses valeurs, sa saturation. C’est ce qui va donner le ton/l’humeur au dessin et aider à faire passer le message (ou juste être plaisant à l’œil).

En illustration, on utilise la colorimétrie principalement pour harmoniser les couleurs, mettre en avant des éléments de la composition et/ou raconter une histoire.
Chaque illustrateur a sa façon de faire ! C’est aussi ça qui sert à créer un style, en plus du travail des sujets

Comment on la règle ?

Il y a plusieurs point qui sont à vérifier. Généralement, on le fait tous de façon naturelle, mais parfois, c’est utile de les vérifier et/ou rectifier une dernière fois avant de déclarer un dessin fini.

La luminosité et le contraste

Est-ce l’image est visible ? Pas trop noyé dans le noir ou dans le blanc ? Est-ce que le sujet est identifiable ? Voit-on ce qui se passe facilement ?

Pour vérifier le contraste, une bonne méthode est tout simplement de passer le dessin en noir et blanc. Si c’est une mer de gris semblables et qu’on ne discerne rien … C’est qu’il est sans doute bon de revoir les contrastes !
Pour passer rapidement en N/B toute mon image, je garde toujours un calque de réglage de vibrance au-dessus des autres avec la vibrance à -100 et la saturation à -100.
Pourquoi ne pas utiliser un calque de réglages de teintes/saturations ? Tout simplement car ce calque a tendance à changer les couleurs en un équivalent gris plutôt que de chercher à garder la luminosité (valeur) et différencier les tons.

La teinte et saturation

Quelle est la teinte principale du dessin ? Est-ce que les autres couleurs s’harmonisent autour ? Est-ce que les couleurs doivent être vive et si oui, le sont-elles ?

Généralement, j’aime bien travailler mes illustrations autour d’une couleur principale. Du coup, c’est le moment où je vérifie que toutes mes teintes vont avec, sans pour autant dénaturer de trop mes sujets ou paysage.
J’aime bien généralement utiliser un calque de réglage par Courbe de transfert, ça me permet d’appliquer rapidement mes teintes à mes ombres et lumières. Avant, j’utilisais un simple calque de couleur unie en mode couleur. Ça marchait bien, mais ça manquait d’un je ne sais quoi que je peux faire en appliquant des couleurs à mes valeurs au cas par cas.

Quelques conseils et astuces que j’aime bien utiliser

Utiliser un calque de couleur uni pour unifier la teinte.
Il n’y a pas besoin de faire aussi drastique que ce poney, mais si les couleurs qu’on choisit sont trop différentes les unes des autres, ça permet d’unifier l’ensemble des couleurs.
Généralement, un calque en mode Lumière tamisée donne un résultat bien sympa.

Utiliser un calque avec plein de blob de lumière pour un effet rêveur et plein de nuances. Surtout en utilisant un brush qui imite l’aquarelle. Cela permet de rajouter artificiellement toute une gamme de couleurs dans une composition un peu trop unie ! J’adore l’utiliser sous l’eau par exemple, mais je l’utilise parfois aussi dans d’autres situations.

J’aime aussi partir d’une palette de couleur déjà toute faite avec des sites comme kuler ou paletton. Cela donne une base qu’il n’y a plus qu’à adapter à ce que l’on veut peindre !

Et si tout ça donne pas mal d’aides, rien ne vaut la connaissance des bases des couleurs et de leur symbolique. Voilà un tableau rapide qui permet de vous souvenir des symboliques en Europe. Je m’en sers pour choisir ma couleur de base selon l’humeur que je veux donner au dessin. Pour le reste de mes couleurs ? J’y vais à l’instinct. Ces notions sont plus une aide qu’une règle, selon la culture, la symbolique des couleurs change du tout au tout !

Il faut aussi garder en mémoire que désaturer une couleur donne un air triste et au contraire saturer donne un air joyeux.
Bref, connaître et utiliser la théorie des couleurs permet d’influencer l’humeur du dessin !

Orange

Récolte
Chaleur
Abordable

Bleu

Dépression
Confiance
Calme

Marron

Praticabilité
Confort
Stabilité

Violet

Royauté
Spiritualité
Richesse

Jaune

Bonheur
Joie
Précaution

Rouge

Amour
Danger
Action

Vert

Chance
Jalousie
Envie

Noir

Intimidation
Mort
Deuil

Et bien sûr, le conseil de la fin : ne pas hésiter à utiliser plusieurs calques de réglages du moment que ça fait ce que vous voulez ! Techniquement, il n’y a pas de limite.

Quand faire tout ça ?

Alors, généralement, je fais un premier réglage après avoir fait mes premiers croquis couleurs, ça me permet d’identifier quelles teintes je veux utiliser. J’ai souvent une idée globale de ce que je veux, mais j’aime jouer avec les teintes jusqu’à ce que je trouve celle que j’aime le plus et correspond à l’illustration.

Et bien entendu, je refais quelques corrections quand je pense avoir fini mon illustration, je trouve que c’est une bonne étape pour clore un dessin.

Il y en aura toujours pour dire que si tu connais ta théorie des couleurs, tu SAIS choisir les bonnes couleurs et t’as pas besoin de savoir tout ça … Mais je trouve que ça aide pas mal à gagner du temps, revoir en court de route les couleurs globales d’une illustration ou rajouter une ambiance.

J’espère ne pas avoir oublié trop de choses et que cette explication de ma démarche (ou est-ce un tuto ?) vous aidera !


Brushs Photoshop (utilisations, conseils et mes chouchous)

De temps à autre, on me demande quels brushs j’utilise … ou encore qu’est-ce que c’est ! J’me suis dit qu’un petit article sur le sujet vous ferez plaisir ! Tada :p.

Attention, bien que les brushs sont un outil pratique pour obtenir des effets ou textures particuliers, ce ne sera jamais ça qui fera de moi (ou vous) le plus grand illustrateur de tous les temps.
De même, ceci est un article de mon blog et donc, pas une bible, mais clairement un condensé de mes connaissances, de mes préférences et donc de mes besoins. Il se peut que je survole des choses ou que mon ressentis et mon expérience personnelle ne soit pas le vôtre.

Quelques zoom sur des effets obtenus grâce à des brushs
Quelques zoom sur des effets obtenus grâce à des brushs

Un brush kézako ? Qu’est-ce que c’est ?

Alors, déjà, on dit fréquemment brush, mais en fait, Photoshop appelle ça un  » preset brush  » soit un pinceau prédéfinis.
La traduction officielle d’Adobe est Formes prédéfinies, mais la traduction de brush étant pinceau, étant habituée et trouvant ça logique, je continuerais d’appeler ça un pinceau dans cet article (ou brush quand j’oublierais de traduire).

Il s’agit d’un pinceau dont les caractéristiques sont définies. Cela englobe sa taille, sa forme, si ses bords sont dur, si la couleur se diffuse … Bref, plein de choses qui vous évitera de devoir modifier votre pinceau à chaque fois que vous voulez retrouver un pinceau particulier.

Il y a bien entendu ceux contenu dans le logiciel de base, qui sont déjà très bien et variés, par ailleurs. Et il y a tout ceux qui sont disponible sur internet et qui étends considérablement le champ des possibles.

Comme l’aide de Photoshop sera toujours plus complète que moi, voilà directement le lien vers l’aide d’Adobe concernant les brushs.

C’est quoi leur utilité, alors à ces pinceaux ?
Rajouter de la texture, faire rapidement de la végétation ou des éléments, imiter un effet qu’on peut obtenir dans la vraie vie avec un medium donné, faire rapidement des traits de constructions … faire rapidement et sans trop d’effort plein de truc quoi !

Barre d’option de l’outil pinceau

Image de présentation de la barre d'option des pinceaux dans Photoshop

1. Cette icône sert aussi bien à voir d’un clin d’œil quel pinceau on utilise actuellement, mais également si l’on clique dessus à afficher le menu des pinceaux prédéfinis. C’est sans doute le menu que l’on utilise le plus.

2. Ce bouton ouvre la fenêtre des personnalisations du pinceau que l’on utilise. Il y a toute une panoplie d’option que je vous conseille de fouiller à l’occasion, on apprends jamais mieux qu’en mettant la main à la pâte. Et si le brush que vous avez crée est sensationnel et que vous voulez le garder, n’oubliez pas de l’enregistrer en cliquant sur le bouton  » Créer une forme  » tout en bas à droite de la fenêtre (le bouton qui ressemble à  » créer un nouveau calque « ).

3. Le mode qu’utilise votre pinceau. Il possède les mêmes options que celle des calques et est bien pratique à utiliser pour certains effet. Il y en a 25, ici aussi vous avez de quoi jouer.
Couleur/teinte/incrustation peut servir à changer la couleur de façon ponctuelle.
Densité couleur – permet de « brûler » (illuminé) une zone avec une couleur précise (jaune pour éclairer un personnage le matin par exemple, bleue pour les réverbérations de la glace …).
Produit permet de rajouter une couleur sans changer les couleurs sombre.

4. C’est ici qu’on gère l’opacité de notre pinceau. A 100% il est opaque et ne laisse rien entrevoir en dessous. A 0% il ne fait rien. A 50% il laisse entrevoir au travers à moitié. Il est pratique pour fondre les couleurs.

5. Ce petit bouton une fois enfoncé permet à l’opacité précédemment définis de dépendre de votre stylet de votre tablette et plus particulièrement de votre pression dessus : plus vous appuyez, plus c’est opaque. Il n’ira pas au dessus de la valeur que vous avez indiquer, cependant.
Le désactiver vous permettra de faire des linearts et des aplats faciles, puisqu’il ne prendra pas en compte la pression de votre stylet.

6. Là, on gère le flux. Le flux de quoi ? Techniquement, c’est un outil fait pour ressembler à un aérographe, donc je dirais flux d’air à tout hasard (non, vraiment, je sais pas). Il sert à gérer la consistance de votre pinceau. Plus ce pourcentage est bas, plus votre pinceau est inconsistant, laisse des marques ou des trous. Plus le pourcentage est élevé, plus le pinceau est telle que vous l’avez conçu, unifié et sans trou.

7. Ce petit bouton-là sert lui-aussi à faire dépendre votre flux de la pression de votre stylet.

8. Ce dernier bouton sert à ce que la taille de votre pinceau dépende de la pression de votre stylet : plus vous appuyez, plus votre trait est gros.

Ceux que j’utilise le plus

En vert, une création de KyleBrush, le Mr Natural Brush.
J’a-dore sa texture ! Je l’utilise quasi toujours dès que je fais un croquis. J’ai l’impression qu’il rend mon trait plus vivant. À l’occasion je l’utilise également pour réaliser des linearts, tout dépends de mes besoins.
Vous le voyez très régulièrement dans mes Scraps of the month.

En violet, l’indémodable pinceau à bord dur. Indétrônable. Un must-have. Je pense que tout le monde l’a dans ses presets.

En rouge, un pinceau texture craie que j’utilise principalement pour mes recherches de couleurs et pour mes premiers aplats de couleurs. Je l’ai depuis environs 2012 et je le quitte pas. Je m’en sers aussi avec l’outil doigt. Il a un peu de texture, mais douce et permet de bien mixer les couleurs quand utiliser avec une opacité réduite. C’est pratique pour donner un effet bien fini et lisse à de la peau par exemple alors qu’en fait je me contente de mettre des traits partout où j’en veux sans faire attention au lissage.

Où je trouve mes brushs

La plupart du temps, simplement sur DeviantArt. Parfois sur Twitter ou Tumblr.
La plupart du temps c’est du p’tit bonheur la chance, en fait. J’utilise Photoshop depuis longtemps et enregistre régulièrement mon setting de brush sur un coin de disque-dur externe, de ce fait, je les garde très longtemps et à force, j’ai à peu près ce que mon coeur a envie.
Cependant, si j’en manque d’un spécifique, mon premier réflexe est toujours de regarder sur DeviantArt. Il y a 99% de chance que j’y trouve mon bonheur. Et si jamais je ne trouve pas ? Je m’arrange pour en créer un en mélangeant deux presets, j’en crée un nouveau ou je dessine manuellement ce que je cherche (et parfois, le système D marche mieux que ce que j’avais en tête).

En cadeau, voilà certains liens vers des brushs que j’utilise :

Quelques conseils si vous désirez crée vos propre brush

Faites-les gros.
Faites en sortent qu’ils soient suffisamment gros pour l’utilisation que vous en ferez. Quand vous l’utiliserez, vous pourrez réduire la taille de votre pinceau sans soucis et avoir un pinceau propre et net. Si vous devez l’agrandir, photoshop créera virtuellement de la matière et cela vous fera un pinceau plein de pixel disgracieux.

Pensez en noir et blanc.
Votre pinceau définira l’opacité de votre trait via les valeurs de gris. Le blanc n’existera pas pour lui, le noir sera une opacité de 100% et les différentes teintes de gris que vous utiliserez seront donc un large panel d’opacité plus ou moins réduite dépendant de la teinte de gris.

Pensez à les enregistrer.
Surtout si il dérive d’un brush déjà enregistré. Ce serait dommage de perdre du temps régulièrement à le recréer manuellement alors que vous pouvez l’enregistrer et l’avoir facilement à portée de clique.

Dans la fenêtre  » Forme  »  (second bouton de votre barre d’option de l’outil pinceau) il y a pas mal d’option, voici les plus importantes en survol :

  • Forme de la pointe > pas ; permet d’espacer chaque apparition de votre pinceau, pensez à une ligne en pointillé, plus le pas est bas plus la ligne est continu
  • Dynamique de la forme > Variation de la taille ; si cela n’est pas à 0, la taille de votre pinceau ne sera pas fixe et sera légèrement aléatoire
  • Dynamique de la forme > contrôle de la variation de l’angle ; direction définis que la forme de votre pinceau suivra le déplacement de votre souris/stylet, pratique pour faire des chaines
  • Diffusion ; permet d’avoir un trait plus aléatoire (pratique quand on fait des tâches aléatoires ou des feuillages par exemple)
  • Dynamique de la couleur ; permet d’avoir une teinte, saturation ou luminosité plus ou moins aléatoire, mais dépendante de la couleur de base de votre pinceau

Bien régler vos pinceaux mélangeurs
Aussi appelé Smudge ou Blender ou tout simplement Outil Doigt.
Pour un résultat optimal, pensez à rajouter de la diffusion au pinceau et à l’utiliser en intensité réduite (à titre personnel, j’oscille entre 30% et 5% selon le brush en question et l’effet désirez).
Notez que l’outil n’a pas de raccourcis clavier … mais vous pouvez lui en attribuer un en ouvrant le panneau de Raccourcis clavier et menu, en choisissant dans le menu déroulant  » Raccourcis pour Outils « , trouver l’outils et lui attribuer une touche (pour vous faciliter la vie, je vous conseille K et N puisque ces touches sont pas déjà prise).

Comment je les organise

Je suis quasi-toujours in-ca-pable de reconnaître mes pinceaux entre eux. Même si de formes ils ne se ressemblent pas. Au final, à force de les confondre entre eux, j’en utilise qu’un et c’est un peu triste. Pour résoudre ce souci de cervelle de moineau, j’ai pris l’habitude de faire des catégories. Et hop ! Tout le monde dans sa case, bien au chaud et j’arrive enfin à m’y retrouver.

Comment je fais ?

  1. Déjà, j’importe tous mes pinceaux, pour les avoir tous sous la main.
  2. Ensuite, je les teste pour voir à quoi ils correspondent.
  3. Quand je sais, je crée un nouveau preset de brush qui est simplement le nom de la catégorie écrit sur une image de 500px/500px (pour voir comment créer un pinceau, rendez-vous ici)
  4. Grâce au Gestionnaire des paramètres prédéfinis, je déplace mes brushs un à un pour les organiser. En premier le brush avec le nom de la catégorie, ensuite les brushs qui correspondent.
  5. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que chacun soit rangé.

Du coup, j’ai quoi comme catégories de brushs ?

  • En premier j’ai les deux brushs de départ, un à bord dur et un à bord doux. Je m’en sers peu, mais j’aime bien les garder sous la main.
  • Ensuite, mon brush de lineart. Il me sert à tracer mes traits finaux, c’est un simple brush à bord dur, mais à une taille bien définis.
  • Flat. Ici, ce sont mes pinceaux d’aplats, certains ont plus de texture que les autres.
  • Watercolor, mes pinceaux répliquant (comme ils peuvent) un effet aquarelle.
  • Smudge, les pinceaux dont je me sers quand j’utilise l’outil doigt, cela évite un effet trop lisse.
  • Crins et fur, respectivement crins/crinière et fourrure
  • Ecorce, foliage, herbe, nuage, cailloux/sable et eau, respectivement écorce, feuillage, herbe, nuage, caillou/sable et eau
  • Particule, dedans je range tous les p’tits effets que je peux rajouter une fois une illustration finie (pluie, nuage de poussière, paillette par exemple)
  • Autre. Là je range tous les brushs que j’aime, mais dont j’ai pas d’utilisation spécifique ou encore ceux que je suis en train de modifier à ma convenance ou de tester.
  • Le p’tit dernier, c’est ma signature. C’est pratique de l’avoir directement en pinceau plutôt que de devoir accoler une image, modifier la couleur pour faire une watermark.
Toute la végétation et les plumes ont été fait avec des brushs : et hop, 20min de gagnée !

Quelques tutos utiles sur les brushs Photoshop

De manière générale, je conseille l’aide d’Adobe qui est complète sur le sujet et la référence.
Je vous conseille de lire celui qui concerne la création et modification de brush en détail, il est génial. Et pour ajouter de la variété facilement à vos brushs, comprendre les dynamiques c’est cool.

Voilà aussi quelques-uns de mes tutorials favoris car très pratique, mais malheureusement en anglais : comment utiliser les brushs au maximum de leur capacité, comment faire une chaine (genre plusieurs maillons de fer relier entre eux) et un qui ne touche pas directement les brushs, mais qui a quand même un lien pour faire des tatouages facilement.

Dans tous les cas :

prenez le temps de comprendre comment les brush marchent pour ensuite les forcer à faire ce que vous avez en tête.